MACRON... EXPLOSION
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 96 %Défensif 4 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:49Fait
« La 5e République est un régime politique bâti surmesure pour un général devant affronter une population qu'il juge indoccile. »
- 27:11Fait
« On pourrait faire la généalogie de la politique socialement criminelle de Macron comme on fait celle d'un sérial killer. »
- 49:41Chiffre
« La fortune des 0,1 % des Français les plus riches s'accroît de 25 % entre 2017 et 2019. »
- 52:37Fait
« Je traverse la rue, je vous en trouve. »
- 53:22Fait
« Ce peuple luthérien qui a vécu les transformations des dernières décennies n'est pas exactement le gaulois réfractaire au changement. »
- 1:01:54Chiffre
« Les 10 % les plus fortunés émettent quatre fois plus de carbone que les 50 % les plus pauvres. »
- 1:05:40Chiffre
« 280000 manifestants selon le gouvernement. Mais selon le syndicat France police policier en colère, c'est plutôt 1 million de personnes qui ont manifesté ce premier samedi. »
- 1:16:32Fait
« Macron se rend au puit envelé. À la nouvelle de son arrivée, surgissement de gilet jaune. Il est pris à parti par les manifestants. »
- 1:17:17Fait
« Selon le canard enchaîné, Macron passe sa journée dans un bunker et laisse tourner le moteur de son hélicoptère au cas où il devrait être exfiltré. »
- 1:40:15Fait
« Le 21 janvier 2020, le ministre de la santé, une certaine Agnè Busin, se veut rassurante. Le risque d'introduction en France est faible. Notre système de santé est bien préparé. »
- 1:48:53Chiffre
« Pourquoi a-t-on manqué de masque jusqu'en été ? Et bien parce que la quasi-ttalité des masques chirurgicaux préconisés par les organisations de santé avait été détruit entre 2017 et 2019, soit 616 millions de masques frappés de dégradation ou de péremption et seulement 100 millions avaient été commandés et fabriqués en 2019. »
- 2:09:03Chiffre
« Amazon, en particulier aura en 2022 un chiffre d'affaires supérieur de 82 % à celui de 2019. »
- 2:09:46Chiffre
« Elon Musk a aujourd'hui à son crédit 1000 milliards de dollars. »
- 2:10:30Chiffre
« 50 % de la richesse mondiale est détenu par 1 % de la population. »
- 2:14:54Fait
« Toutes les grandes entreprises efficaces fonctionnent comme des dictatures. Or, pour devenir efficace, l'État doit fonctionner comme une grande entreprise. Donc, l'État doit fonctionner comme une dictature. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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OK, ça a recommencé ça bien commencé. Ça m'en touche une sans bouger l'autre parce que c'est quand même un métier de [ __ ] Je vais répondre de la poudre de perlin pimpint mais le coissa quissa pêche peu. Il amène du comoréen. L'argent ne se mange pas. Il ne se mange pas. Je confirme. Il faut penser printemps. Je veux vous dire de penser printemps. Sente pas n'est pas qu'une grosse merde. Qui saute pas n'est pas ? Mesdames, messieurs, un tonneur d'applaudissement dans Emmanuel Macron. Explosion. Et maintenant, une fin. Dans un poème, Louise Michel écrit : "Par cycle éternel et la course des
sphères. Par cycle dans l'histoire ont progressé nos pères. Ainsi reviennent les saisons. Nous sommes à la fin de notre cycle horrible. Et comme au vent, le sable et le blé dans un crible tombe homme et nation. Ce que nous avons vécu ressemble à un compte. Ce n'est pas un compte, c'est un remake. Ce que nous avons vécu est le remake d'un épisode de l'histoire de la Chine. C'est une histoire qui commence en l'an 174 de notre ère. Pendant que le peuple de Chine crève de faim, la dynastie des Hannes, 2e dynastie impériale chinoise, sombre dans la corruption et les
complots de palais. Un guérisseur, Zangiao est en train de chercher des plantes médicinales dans la montagne quand il rencontre un vieil ermite qui lui fait don d'un livre magique. Ce livre, lui dit l'hermite, contient la voix pacifique. Avec ces trois volumes, tu peux sauver l'humanité. Pendant une décennie, Zangiao traverse la Chine. Il guérit toutes les personnes malades qu'il croise sur sa route. Puis horrifié par la misère croissante du peuple, il décide que le temps est venu de mettre fin au règne injuste des Hannes. Inspiré par le livre magique, il lance un cri de guerre, presque un slogan : "Le ciel bleu est mort. Voici
venu le temps du ciel jaune. Zangiao convain une centaine de milliers de paysans qui deviennent ses soldats. Il porte alors en signe de ralliment un foulard de la couleur du nouveau ciel. On les nomme les turban jaunes. Les turb jaunes se lèvent contre l'empire. Oui, tout cela est vrai. Face à la révolte des turbants jaunes, l'empereur Hanlingy, pris de panique, se voit incapable de répondre seul. Il lance un appel à l'aide auquel répondent des généraux et des chefs régionaux qui répriment l'insurrection dans la violence et le sang. Oui, oui, et encore oui. Zangiao meurt.
L'insurrection des turbants jaunes échoue, mais le pouvoir dynastique est branlé. ne pourra jamais retrouver son équilibre. Il prendra officiellement fin 45 ans plus tard en l'an 220. En l'an 220 en Chine, l'empire a pris fin. Les turban jaunes vont réapparaître en France durant le règne d'un certain Emmanuel Macron. Explosion ! César de Wish, le petit robot, l'omoncule de l'Antaoire. Le petit robot va violemment matbellion, mais la 5e République ébranlée ne pourra jamais retrouver son équilibre.
Que c'est beau le jaune. Ainsi parlait Alfred Jarry quand Vincent Van Gog e déluté son creusé et refroidit la masse en bon état de la vraie pierre philosophale et qu'au contact de la merveille fête ce premier jour du monde réel toute chose se transmutèrent au métal rois l'artisan du grand œuvre se contenta de traire de l'utilité de ses doigts la somptuosité pointue de sa barbe lumineuse et dit que c'est beau le jaune. et Louise Michel avec les vagues sous la houle, les temps présents, les temps passés se mêlent et viennent en foule, montant au cœur à flot pressé. Ainsi commence le dernier
épisode de l'empire n'a jamais pris fin. Allez, vous êtes venu pour ça ? Wou ! Il a l'air il a l'air tout bouon. Mon nom est pas comme Tiellement, je ne suis pas historien, je suis exégète. Pour cet épisode, j'ai reçu l'aide de Raphaël Carbone, Marie Méieu, Mouffette, Virginie Verné et Delfille de Alors, si vous n'aimez pas mon histoire de France, écrivez la vôtre. When the stars were strung was the first song that was sungging up a world made for a boy and girl. Bienvenue dans l'empire n'a jamais pris fin. Saison 3, dernier épisode. Macron explosion.
Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron né le 21 décembre 1977 à Amien. Il est le fils de Jean-Michel Macron, médecin et professeur de neurologie au centre hospitalier universitaire Amien Picardi et de Françoise Nogez, médecin conseil à la sécurité sociale. Il aura un frère, Laurent Macron, né en 1979, radiologue et une sœur Estelle née en 1982, néhrologue. Il aura également un demi-frère, Gabriel Macron, né du deuxème mariage de Jean-Michel Macron. avec Hélène Jolie, psychiatre. Durant son enfance, Emmanuel est surtout proche de sa grand-mère maternelle, Germaine
Nog, une directrice d'école. À l'âge de 12 ans, il demande à être baptisé contre la vie de son père. Il fait ses études dans un établissement privé catholique d'Amien, le lycée La Providence. C'est là qu'il rencontre Brigitte Troieux, sa professeure de théâtre en mai 1993 alors qu'il est en classe de 3e. On a des images de lui déguisé en épouvantail pour leur spectacle de fin d'année. Il a 15 ans, elle en a 40. fille de Confiseur, elle a trois enfants de son union précédente. Ils écrivent ensemble une adaptation de l'art de la comédie d'Edouardo de Philippo pour la troupe de
théâtre de l'école qui joue celle-ci à la comédie de Picardi. En 1994, ses parents l'envoient à Henry I à Paris pour l'éloigner de sa professeur. Emmanuel et Brigitte se marieront le 20 octobre 2007 au Touquet. Oui, son écrivain préféré est André Gide. Les nourritures terrestres apparaissent sur son portrait officiel. Il cite souvent Odiard et le film Les tontons flingueurs. Ses chanteurs préférés seraient Léo Ferré, Johnny Alidé et Charles Navour. On se frotte les yeux. À quelle époque
vit-il ? En quelle année sommes-nous ? C'est pas Gérard Majx. Il a des goûts de vieux. Il a pas de goût. On ne comprend rien à son parcours politique non plus. À la fin des années 90, il milite pour chevinement. Il est supposé avoir voté pour chevainement au premier tour de l'élection présidentielle de 2002. Welbec, Zemour, Onf, Polonie, tous ont soutenu chevainement. C'est presque un marqueur et un marqueur pas très rassurant. Mais en 2007, Macron fait partie du groupe les Gracs qui appellent à une alliance entre Segolen Royal et François Beirou. Cherche pas, Macron va se
réclamer à la fois de Rocard et de Mitteran, de De Gaulle et de Pompidou. C'est le fameux en même temps qui sera d'usage dans sa campagne de 2017 et dont on n' jamais vraiment su ce qu'il signifiait. Mais en même temps, Et en même temps, mais en même temps des formidables opportunités, à part qu'il permettait à Macron de dire ce qu'il voulait au moment où il le voulait sans qu'on le critique pour incohérence ou contradiction. Exemple, Macron va écrire un livre appelé Révolution. révolution, un terme conoté en France et faire en même temps une fameuse sortie très confuse sur Louis X dans le journal Leouis X roi dont je pense fondamentalement que le peuple
français n'a pas voulu la mort. La terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif. Le roi n'est plus là. En même temps, selon Jean-Baptiste de Froman, un de ses condisciples du lycée Henri, Macron écrit Babylone Babylone en parallèle de ses études. Babylone Babylone, un roman picaresque inspiré par les explorations de Cortez au Mexique. OK. Le condicyle de Henry I a un souvenir assez marrant concernant les qualités réelles du jeune Macron. Le condisciple dit que normalement en mathématique soit on a la solution à un problème soit on l'a pas. Sauf Macron. Bah lui il trouve la troisième voix. Celui qui a l'air d'avoir compris
quelque chose et qui va vous emmener quelque part en vous en vous embobinant. Alors que bon malgré tout la solution n'est pas là quoi. Macron interrogé en cours de mathématiques réussit à faire croire au professeur qu'il peut trouver la solution sans la donner. Oui, c'est un arnaqueur, un denton. George Denton fait d'ailleurs partie de la playlist des grands hommes de Macron dans son livre Révolution avec Napoléon et Henri I, le petit Nono et le roi Stingfot. Napoléon, Henry I Danton. Macron n'a pas pu s'empêcher de nous ressortir d'Anton comme Raphaël Gluxman récemment. Que je descendais en ligne directe de Danton,
ce bébé Macron de Wish. Et surtout vive Allez tous ensemble vive vive la France et même Polonie et son nouveau journal avec pour titre ce slogan d'Antonien débile l'audace la 5e République n'est pas capable de nous prendre autre chose que des bébés d'enton encore une fois au sein de la démocratie représentative cette figure de l'arnaqueur qui nous arrive notoirement pendant la Révolution française avec George Denton. Nous sommes voués à la retrouver encore et encore. La démocratie représentative est un concours de performance oratoire,
rien d'autre. C'est donc un régime politique où le plus bananeur l'emporte. Donc ce que vous proposez comme d'habitude, c'est de la poudre de Perlin Pimpin. Après quoi, une fois élu, le bananeur fait ce qu'il veut au dépend de ceux qui l'ont écouté. La démocratie représentative est un régime politique qui ne peut dès lorser entre une fausse gauche et une vraie droite. Faut pas raconter non plus des carabistouilles à nos concitoyens hein. La seule possibilité de ne plus se faire arnaquer serait l'instauration d'une démocratie directe. Robespierre ou la commune de Paris n'ont pas dit autre chose. Ou Rimbau. RBA dans son projet de constitution communiste rédigé en 1871
dans un cahier des colliers aujourd'hui perdu et donc parlera dans ses souvenirs son ami d'enfance Erneste de Laer. Une constitution où le peuple s'administre sans intermédiaire en se réunissant par fraction de communes pour voter les décisions utiles au groupe et en élisant des délégués temporaires. Vers 1870, toujours selon de laie, le poète écrivait dans ses devoirs de classe : "Robes-pierre, Saint-Juste, Couton, les jeunes vous attendent." Robespierre, Saint-Juste, Couton, la commune de Paris au Rimbau n'ont demandé qu'une chose, c'est l'instauration d'un mandat impératif révocable. Un mandat dont le pouvoir serait délégué à une organisation ou un individu élu en vue de mener une action définie dans la
durée selon des modalités précises auxquelles il ne pourrait pas déroger. sous peine d'être révoqué. C'est ça la démocratie. Ça pas autre chose. On en trouve des prémisses dans le contrat social de Jean-Jacques Rousseau lorsqu'il dit que les députés du peuple ne peuvent être ses représentants mais seulement ses commissaires. De même en 1793 dans la constitution de Robespèpierre Saint-Juste et Couton et le mandat impératif est appliqué brièvement durant la commune de Paris où les membres de l'Assemblée municipale y sont responsables, comptables et révocables à tout moment. À contrario, dans la Constitution de 1958, la Constitution de la 5e République que Michel Debré a écrite
pour sa vieille asperge, le mandat impératif est considéré comme nul. L'élu fait bien ce qu'il veut une fois élu. Je vous ai compris. Ce qui n'a rien d'étonnant. La 5e République est un régime politique bâti surmesure pour un général devant affronter une population qu'il juge indoccile. Cette 5e République était déjà caduc en mai 68. En mai 68, on s'en moquait déjà. L'auteur de sa constitution, Michel de Bré, n'était pas pour rien l'homme à l'entonoir de Volinski. Et cet anta noir, ce n'était pas seulement celui du monsieur un peu trop agité, c'était aussi celui de loi qu'on
gave, loi de la 5e République dans lequel on fait rentrer toutes les aspérités des individus pour engraisser l'unique vouloir du chef, la 5e République, c'est un éléphant qu'on fait rentrer au chaussepied dans un trou de souris. L'éléphant, c'est nous et ce trou de souris, c'est leur monde, le monde étroit de leur petit pouvoir contraignant. De Pompidou à Hollande, les politiciens seront des souris pas plus grandes que leurs trous. Nous sommes King Kong.
Emmanuel Macron est diplômé de Science Po en 2001. Puis il poursuit ses études à l'École nationale d'administration Lena à Strasbourg. Enfin, en 2004, à sa sortie de LENA, il devient inspecteur des finances. L'inspection des finances fut la découverte d'un nouveau continent, écrit-il dans Révolution. Distex, tu veux faire quoi cette nuit ? La même chose que toutes les nuits, minus, tenter de conquérir le monde. On se calme, Cortèz. En août 2007, sous la présidence de Nicolas Sarkozi, il est nommé rapporteur adjoint de la commission pour la libération de la croissance française, commission plus connue sous le nom de commission Athalie parce qu'elle est présidée par Jacques
Atali. Une commission qui doit proposer 316 réformes pour relancer la croissance. Une commission dont le rapport final rendu le 23 janvier 2008 restera inappliqué. Celle-ci n'ayant pas pris en compte la crise financière des subprimes et sa conséquence principale, la popérisation des classes moyenne. Dommage, ce n'est pas le problème de petit Macron. Petit Macron est très content de la commission Athalie. Emmanuel, il était très habile, il a été extrêmement apprécié de tous les tous les membres de la commission. Cette commission fut pour moi l'occasion à la fois de rencontrer des femmes et des hommes hors du commun, intellectuels, fonctionnaires et entrepreneurs qui font
la France, d'apprendre d'eux, mais aussi de m'ouvrir à des sujets multiples que je n'ai jamais quitté. Il va faire des rencontres et s'ouvrir à des sujets multiples qu'il n'a jamais quitté. Traduction, il va faire son marché et remplir son petit calpin. Exemple : Macron rencontre Peter Brabec, le PDG de Nesley. Il garde le contact. Ça va lui servir pour la suite. Vous allez voir, Atalie sera selon ses propres dir, le premier à repérer Macron. Ce sera également le premier à être déçu et à le critiquer violemment. Ça n'a aucune importance et même c'est mieux pour lui. C'est comme pour Marc
Zuckerberg auquel Macron ressemble pas mal. Si à 40 ans, tu n'as pas déçu presque tous ceux qui croyaient en toi, tu as raté ta vie d'arnaqueur. Quelle indignité ! surtout à Talie, un arnaqueur lui-même, visiteur du soir, conseiller du prince, faiseur de roi, faux penseur, faux intellectuels, un bananeur qui a fini par croire à sa propre salade de fruits. Macron, lui, ne croit pas à ses propres mensonges. Ses mensonges le font rire. C'est sa force à court terme. En septembre 2008, à 31 ans, il devient banquier d'affaires chez Rotchill des compagnies dont il devient associé gérant en 2010.
Macron, c'est vous qui avez conseillé à David Darul de le rencontrer ? Non, il l'avait rencontré mais je lui ai dit il faut le prendre à tout prix. Mais pourquoi il faut le prendre à tout prix ? Parce qu'il était exceptionnellement charmant et intelligent. et que ce sont les qualités d'un banquier d'affaires. Un banquier d'affaires doit être intelligent, souple, rapide et s peut être en plus charmant parce que c'est quand même un métier de [ __ ] Macron est recruté seulement 10 jours avant la chute de la banque américaine Lemon Brothers. La chute de Leman Brothers, conséquence de la crise des subprimes aux États-Unis, avait été annoncé 9 ans plus tôt, en avril 2001 par un groupe composé de nations
Navarro, OPI et Laakota. En avril 2001, ce groupe de nations autochtones d'Amérique s'était rendu dans les bureaux de Leman Brothers au World Trade Center pour leur demander de cesser d'investir dans les extractions minières de la compagnie Pody. extraction qui détruisentit les sites sacrés de leur nation et organiser des déplacements forcés de population. La banque Leman Brothers par l'intermédiaire de son porte-parole Billem fit savoir aux nations Navaro au pied et la cota qu'elle ne comptait pas changer de politique d'investissement. Les nations Navaro au pied et la cota par la voix de Louis Benali devant le World Trade Center répondirent au
banquiers de Leman Brothers par l'annonce de la fin programmée de leur monde. C'était vrai pour le World Trade Center 6 mois plus tard. C'était vrai pour les man brothers
et même pour le porte-parole décédé une poignée d'années plus tard. Ce sera bientôt vrai pour le reste de ce monde. Comme le rappelle David Greber, on a tendance à oublier aujourd'hui l'ura quasi mystique dont s'était entouré le secteur de la finance avant 2008. Ces promoteurs avaient réussi à convaincre le public que à travers des instruments comme les obligations adossées à des actifs ou les algorithmes de trading à haute fréquence si complexe qu'il ne pouvait être compris que par des astrophysiciens, ils étaient parvenus, tels des alchimistes modernes, à créer de la valeur comme on monte des blancs en neige à partir de rien. Puis est survenu l'effondrement et on a découvert que la plupart de ces trucs n'étaient que des attrapes nigo. C'est
au moment où ce monde meurt sous le poids de ses attrapes niggau que Macron y entre. PDG de Rotchild des compagnies, François Enro est convaincu en genre 5 minutes par le jeune Macron. Des années plus tard, il en a l'air encore ému. Je cite Enou. Cet entretien, je dirais a été la révélation immédiate. On a dû rester 2 heures ensemble. À la fin de l'entretien, je lui ai dit "Écoute, ne cherche pas plus loin. Tu es fait, considère que tu es fait associé dans cette maison." Remarquez, Athalie est lui-même supposé avoir nommé Macron, rapporteur général, adjoint de la commission après un seul rendez-vous.
On n'en voit pas un comme ça tous les 10 ans. C'est plutôt mauvais signe en fait. C'était une des caractéristiques de la fin du 2e empire chinois. On peut le lire. dans le livre Les 36 stratagèmes. À cette époque-là, les royaumes s'arrachaient rêteurs et stratèges que l'on voyait souvent après un seul entretien avec le monarque qui les avait invités promis aux plus hautes fonctions et au détriment des serviteurs de l'État en place depuis longtemps déjà. Parce que c'est quoi ces qualités exceptionnelles à Macron ? L'assurance, la plomb, l'audace sont des qualités de pubeteur. Macron rencontre les gens, il les banane et il garde leur 06, c'est tout. C'est
Rastignac chez Balzac. Macron le dira lui-même dans son espèce de livre. J'étais porté par l'ambition dévorante des jeunes loups de Balzac. Il y a pas de quoi se vanter. Hélas, la société décrite par Balzac dans la comédie humaine, société qui promeut les blancbecs ambitieux dans le genre de Napoléon et dont Rastignac est une émanation n'est pas différente de celle d'aujourd'hui. "Ne pas réussir, écrit Balzac est un crime de l'aise majesté sociale. L'homme est un jeune loup pour l'homme. Rastignac partout s'injuste nulle part. Le contact chopé du temps de la commission Athalie en 2007, celui de Peter Brabec, le patron de Nesley, permet à Macron de conseiller à ce dernier le rachat en 2012 de la division
nutrition infantile, filiale de lait du laboratoire Pfizer. Brabec, le lait et le blancbec, on dirait une fable de la fontaine. Mais quelle serait la moralité ? Cette transaction évaluée à plus de 9 milliards d'euros va permettre à Macron de devenir riche, très riche et en très peu de temps, Macron fait fortune en avril 2012. Un mois plus tard, en mai, François Hollande, président de la République, le nombre secrétaire général adjoint de son cabinet. Macron quitte Rothchield. Enro a l'air tout triste. Le jeune loup va vite aimer le pouvoir. On sait tous que c'est un alcool fort. Mais non mon petit François Enro, c'est pas un alcool fort. C'est une drogue
dure. Il faut malgré tout reconnaître que Macron, après être passé par Chevavinement, Bairou et Royal, soutenait déjà Hollande début 2010 à la suite d'une rencontre organisée par Atalie. Écoute, j'ai quelqu'un à te présenter. Je présenté ici dans ce salon un soir. Et de juillet à décembre 2011, il a animé un scénacle d'experts, le groupe de la Rotonde qui faisait des rapports bimensuels à Hollande. Le groupe prenait, je cite, un véritable choc de compétitivité. Hollande, cette horrible mec, le fond de la cuvette du monde politique français. Hollande qui déclare sans honte au
bourger le 22 janvier 2012, mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance. Hollande simultanément se fait conseiller par des économistes et des experts de cons qui prôent un véritable choc de compétitivité. Il y a des mecs, ils sont comme ça, ils ont pas de visage non plus. Macron quitte Hollande le 10 juin 2014 lors du premier gouvernement de Manuel Vals.
Il est temps néanmoins d'ouvrir aujourd'hui une nouvelle étape et j'ai donc confié à Manuel Vals la mission de conduire le gouvernement de la France. Pendant un moment, il sait pas ce qu'il va [ __ ] Soit créer une société de conseils financiers, soit un système d'évaluation d'élèves, soit un fond d'investissement pour des projets innovants, soit une entreprise dans la Silicone Valley. Il visite des start-ups en Californie avec Xavier Niel. Il hésite pour une start-up dans le conseil stratégique et finalement toujours en 2014 Hollande l'appelle pour faire ministre dans le gouvernement Manuel Vals 2. Macron sera ministre de l'économie, de l'industrie et du
numérique. Monsieur le ministre, mon cher Arnaud, il y a des mecs qui sont comme ça. Ils sont élus par des gens qui veulent se débarrasser de SarkoZi, des gens qui votent moins pour eux que contre SarkoZi par dégoût de tout ce qu'a fait SarkoZ. Ça s'appelle prendre la responsabilité. Et ces mecs eux président moi président de la République nomme comme premier ministre un homme aussi raciste et répressif que Sarkozy et à l'économie un homme aussi carpette avec les riches. J'exagère des mecs comme ça, il y en a peu. Il y en a un. Il s'appelle Hollande. Macron devient alors le plus jeune ministre de
l'économie depuis Giscar. Alors, qu'est-ce qui nous bricole le nouveau Giscar ? Et ben, il nous bricole une loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques qu'on appellera également la loi Macron. J'ai voulu dessiner une politique industrielle ambitieuse reposant sur l'innovation et l'investissement, nous banane Macron dans Révolution. La loi Macron vient modifier la réglementation concernant le travail le dimanche, les transports, le permis de conduire, la vie des entreprises et des salariés. On aurait pu l'appeler la loi tue les pauvres. Moi, j'adore pas le mot de pénibilité parce que ça donne le sentiment que le travail serait pénible. Après des centaines d'heures de discussion parlementaire, bien décidé à la faire passer, Vals doit utiliser le
493. Ça va créer un précédent très fâcheux pour Macron qui va tout faire comme ça ensuite 493 à toutes les sauce et à tous les étages. On pourrait faire la généalogie de la politique socialement criminelle de Macron comme on fait celle d'un sérial killer. Un peu comme le personnage de Norman Bat dans certaines continuations du psychose d'Alfred Chkok. On pourrait remonter le fil des événements de la vie et des rencontres du sérialisseur pour analyser sa psychée perturbée. Ce moment où Macron rencontre le 493, c'est un peu comme celui où Norman Bates découvre la taxidermie. aussi sur le fondement de l'article 49 aligné 3 de la
Constitution, j'ité de mon tandis que la vente de la branche énergie d'Alstom à une compagnie américaine consisterait son premier crime visible dans le domaine de l'économie. La vente de la branche énergie d'Alstom, c'est son assassinat de Marian Krain sous la douche. Alst, un des fleurons de l'industrie française, une société issue d'une politique nationale de commande publique à l'instar d'Alcatel, de France Télécom Orange, d'Airbus ou d'Arian Espace. L'État était d'ailleurs intervenu pour la sauver 10 ans plus tôt en la recapitalisant à hauteur de 700 millions d'euros. Energie est la branche d'Alstom qui
fabrique et maintient les 56 réacteurs nucléaires français. Elle produit également les turbines de propulsion des sous-marins et du porte-avion Charles de Gaulle. Elle est enfin au premier rang de l'équipement des centrales thermiques à cycle combiné gaz. C'est pas une vente parmi d'autres donc hein. C'est le 19 décembre 2014 que l'assemblée générale extraordinaire d'Alstom approuve la vente de sa branche énergie à général électrique pour la somme de 12,4 milliards d'euros. Et cette vente est autorisée par Emmanuel Macron, ministre de l'économie. Général électrique avait promis au gouvernement de créer un millier d'emplois. Cette bonne blague, elle commence par en supprimer 765. Plus tard, Macron regrettera ce café général
électrique. Il dira que c'était pas ce qui était prévu. Emmanuel, tu vas vraiment nous chanter la chanson que tu ne l'avais pas vu venir ? Qui aurait pu prédire ? En 2019, Général électrique supprimera encore plus de 1000 postes supplémentaires en France. Emmanuel, tu vas nous faire encore ton petit air surpris ? Tu aurais pu prédire le 6 avril 2016, Amien Macron fondent le parti en marche. On pense à un passage de RB dans une saison en enfer. Farce continuelle. Mon innocence me ferait pleurer. La vie et la farce à mener par tous. Assez. Voici la punition. En marche. Rimbo toujours
prophète. En marche va être à la fois une farce continuelle et une punition. Pourquoi ? Parce qu'on a pas appliqué le projet de constitution de Rambo et qu'on a toujours pas adopté le mandat impératif révocable parce qu'on s'est contenté une fois de plus d'une démocratie représentative. système où le plus bananeur, le plus dentoniste l'emporte toujours. Alors en marche et crève, notre innocence me ferait pleurer. Un mouvement qui ne sera pas à droite, qui ne sera pas à gauche, dit Macron. C'est un mouvement politique qui sera pas à droite, qui sera pas à gauche. Emmanuel, c'est ça ta trouvaille ? En
fait, ça existe déjà. Ça s'appelle le centrisme. Il découvre le tiède d'où l'enthousiasme de ces deux premiers fan boys, François Bairou et Dan Bendit. Deux centristes. Oui, Con Bendit à tout prendre si on doit être très gentil. Je suis pas sûr qu'on doiv l'être. C'est une sorte de centriste. Mais Macron en bon communiquant fait du rebranding. Que veut le nouveau parti de ce nouveau venu ? Je suis là pour agir, faire bouger les choses. Oh non, pitié en marche donne envie de crever. Je marche plus, je bouge même plus. Je crève. Ce qui est nouveau et incroyable, c'est la vitesse à laquelle l'inconnu
Macron devient président. Entre octobre 2014 et février 2015, la proportion de Français qui ne le connaissent pas passe de 47 % à 18 %. Et merci qui ? Et ben merci les médias mainstream toujours prêt à s'enthousiasmer pour une nouvelle crotte confère depuis Sarkozi jusqu'à Macron. Toutes les stupides unes des médias mainstream consacré à n'importe quel nouveau crétin du monde politique avec cette ineffable question "Et si c'était lui ? On sent qu'un système politique est définitivement mort quand les journalistes courtisans s'impatientent de lavenue d'un nouveau chef d'état en l'appelant lui comme s'il s'agissait du Messi.
C'est bien comme ça qui est présenté Macron par les médias comme Sarkozy auparavant. Un messie de on sait pas quoi, un Messie de ce qui existe déjà mais qui pourrait continuer à régner sans que le peuple se plaigne trop fort. Un Messie des pauvres cons, un dieu du statut quo. Emmanuel Macron is Jupiter. Ce que Macron drague outrageusement hein dès les premiers jours d'en marche, ce sont les riches. Ce sont ces véritables interlocuteurs. Les seuls qui prend un peu au sérieux, les seuls qui ne bananent pas quand il leur dit qu'il leur fera bien plaisir une fois élu. Robin des bois à l'envers, il va siamment prendre aux pauvres pour donner aux riches. Alors, les 0,01 % deviennent les principaux grands donateurs de sa campagne, ses financeurs. Macron des
Bois arrive ainsi à lever plusieurs millions d'euros un an avant les élections pour un parti qui n'existe pour ainsi dire pas. En marche. Macron est le Giscar de Hollande, mais Hollande n'est pas le pompidou de Macron. Il a pas le bon goût de mourir assez vite. Macron va devoir faire avec. Il va devoir lui marcher dessus sans surprise, ça va lui porter bonheur. Désormais à la télé devant Pujadas, Hollande doit se justifier de son ministre qui a déjà fondé son propre parti, qui fait des trucs de son côté et qui ne va pas tarder à le trahir publiquement. Ce que tout le monde sait déjà, à part Hollande, on dirait. Hollande fait Crar, il contrôle. Il est à sa tâche, j'en suis sûr. Mais parce
que c'est pas seulement une question de hiérarchie. Il sait ce qu'il me doit. François, tu dis que tu contrôles mais tu contrôles rien. Commence alors une période de la vie de Hollande où il ne va pas cesser de se rassurer publiquement de la fidélité de son ministre et surtout essayer de convaincre ses interlocuteurs. Par exemple, en mars 2015 à Challange. Macron, c'est un type gentil, gay, qui n'a pas un mauvais esprit ni une ambition dérangeante. En rêve, il vit dans quel monde ? en octobre 2015 à Gérard Dav et Fabrice l'homme. Je n'ai pas de doute sur ses engagements de gauche. Sur le plan humain, c'est un garçon gentil, un bon camarade. C'est un être qui n'est pas duplice dans le sens où il utilerait son ministère pour jouer une partition personnelle. On est comme dans une
chanson de Toramos. He your cocaine François and we all. Le 8 mai 2016, alors que la presque totalité du gouvernement est avec Hollande pour célébrer les fêtes de la victoire, Macron se rend à Orléan avec Brigitte. Macron est alors invité par le maire de la ville, le républicain Olivier Carré. Livre d'or et défilé militaire en son honneur comme s'il était déjà président. François, ton ministre qui est à sa tâche et qui n'a pas une ambition dérangeante, tu en es toujours aussi sûr ? Ton être qui n'est pas duplice parce que question partition personnelle, Macron fait quand même à Orléan un discours où il établit un parallèle entre lui-même et Jean Dark. Jeanne fend le système.
Elle brusque l'injustice qui devait l'enfermer. Jean personne mais elle porte sur ses épaules la volonté de progrès et de justice de tout un peuple. Jeanne la progressiste, on a de la chance. Il a pas dit qu'elle avait un projet. Celui qui est atterré Atalie. C'était pas ce qu'il attendait de lui. Sans blague, il est sur une mauvaise voie. C'est exactement ce que je lui conseillais de ne pas faire. Jacques tu as encore rien vu. Le 19 août 2016, Macron se rend au puit du fou auprès de Philippe Devilier et Macron y déclare en souriant qu'il n'est pas socialiste. L'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste.
Lui qui avait dit le 9 décembre 2014, je suis socialiste et je l'assume. Macron se moque du monde et ça le fait beaucoup rire. Mais les blagues les plus courtes sont les meilleures. Il démissionne de ses fonctions de ministre le 30 août 2016 pour annoncer officiellement sa candidature. Je suis candidat à la présidence de la République. Défèer Hollande restera quand même ce que Macron a fait de mieux, son chef-dœuvre de sadisme et de perversité. 2 mois seulement après avoir posé pour une couverture de lobs avec le titre "Je suis prêt", Hollande déclare alors qu'il a décidé de ne pas être candidat à la présidentielle. Du coup, à quoi nous avertissait-il être
prêt ? Le paillasson comme Pétin ou Mitéran avant lui ? Mais lui, Hollande, il fait le paillasson de son ministre Macron qui publie son livre programme Révolution. Révolution. Un livre où Macron prétend, je cite, réconcilier les Français. Les réconcilier avec quoi ? Avec toute la merde qu'il va [ __ ] ? Avec la misère dans laquelle il va nous plonger la tête la première. Ça m'en touche une sans bouger l'autre. Parenthèse, depuis quelques décennies, les hommes politiques ont massivement investi la forme livre. Ils ont ainsi avec les librairies et les journalistes courtisans former un circuit très particulier qui implique la publication
d'un livre de politicard que ce dernier l' écrit ou non. Cette publication est suivie par sa surexposition sur les rayons des mauvaises librairies ou dans les gares et la multiplication des invitations à en parler dans les médias. Monsieur le président, bonjour. Bonjour. un nombre d'invitations inversement proportionnelles à l'originalité des propos éventuellement tenus dans le livre. Gill Deus en son temps avait déploré que les journalistes aient massivement investi la forme livre. Le journalisme, disait Deus, a acquis la conviction que la forme livre lui appartient de plein droit, qu'il n'a aucun travail spécial à faire pour arriver à cette forme. À la limite, tout se passe entre un journaliste auteur et
un journaliste critique, le livre n'étant qu'un relais entre les deux ayant à peine besoin d'exister. Deus deuse voyait d'ailleurs l'arrivée des nouveaux philosophes comme un symptôme. Bernard Henry Lévi, André Gluxman, Alain Finkelcrot, Pascal Brckner, des gribouilleurs qui écrivent avec leurs pieds des livres qui n'existent que pour les articles ou les invitations télé qu'il pourraient ensuite susciter. Ils ont introduit en France le marketing littéraire ou philosophique écrit à leur sujet de leuse. Il faut qu'on parle d'un livre et qu'on en fasse parler. C'est pourquoi à la limite un livre vaut moins que l'article de journal qu'on fait sur lui ou l'interview à laquelle il donne lieu. C'est vrai, mais cette plé s'est
déplacée depuis à la classe politique. Alors certes, deux goals Mitteran publièrent des sortes de livres. Les fans de l'un et de l'autre insistèrent beaucoup sur l'idée qu'il s'agissait de grands écrivains sacrifiant leur vocation à la politique. Trop pas, mais ils les ont écrit. Et certes, Giscar avait lui-même publié deux romans grotes de Quet Mytho. L'un où il baise une autostopeuse, l'autre il baise les Didi. Roman qu'il avait sans doute écrit vu comme ils étaient nuls. Les politiques voulaient alors faire littéraire. Il rêvait de Château Brillant, de la Martine ou peut-être pour Giscard d'Alexandre Jardin. À partir de Nicolas Sarkozy et de Ségolen
Royal, la publication d'un livre de politicard dont il n'est même pas sûr qu'il l'it écrit n'est plus le reflet d'une ambition littéraire. Le livre sert simplement à être invité à la télévision. C'est une excuse pour capter notre attention, rien d'autre. Tout le monde connaît la déclaration de Patrick Lelé en 2004 alors qu'il était président directeur général de TF1. Je vous la redis quand même. À la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola à vendre son produit. Pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à
Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. Le problème capital de notre temps est celui de la capture de ce temps de cerveau disponible, c'est-à-dire la capture de l'attention. La plus grande poétesse vivante, Chloé de Lom. On a même fait un livre J'habite dans la télévision et la classe politique a été la première concernée par cette modalité essentielle de l'homme contemporain. Sarkozi. Sarkozy commence en 1994 avec une espèce de bio de George Mandel. George Mandel, le moine de la politique bio dont le seul but est qu'on puisse voir sa tronche dans les médias. Puis encore en 2001 avec Libre pour bien faire comprendre qu'il est là, qu'il va pas
nous lâcher les baskets tant qu'il sera pas président. Après quoi ? À chaque fois qu'il a eu besoin de faire un nouveau tour de piste dans les médias ces derniers temps, surtout pour se plaindre de ses problèmes judiciaires. Sarkozy a publié un nouveau livre. Je voulais dans cette interview redonner l'ambiance qu'il y a dans le livre et c'est aussi le cas de Royal qui a publié un nombre considérable de livres. interchangeable livre qui lui ont chaque fois donné une excuse pour se retrouver sur un plateau de télévision et capter notre attention. Le cœur de la politique, c'est au fond ce qu'on va laisser aux jeunes générations. Je n'en cite qu'une poignée. La vérité d'une femme, désir d'avenir. Maintenant, ma plus belle histoire c'est
vous. Si la gauche veut des idées, femme debout, cette belle idée du courage, ce que je peux enfin vous dire, c'est devenu systématique que ça n'est devenu un gag, une sorte de pâphysique du nom livre qu'on pense à quelques titres tellement comiques qu'on les croirait faux. Changé par Jack Lang, deux ou trois choses que je sais de nous par Bernard Kouchner, une autre vérité la mienne par Patrick Balcani. Et si on parlait de vous par Valérie PC, pouvoir par Manuel Vals, pourquoi pas moi par Jean-Vincent Placé ? affronté par François Hollande, ces livres existent pour venir en faire la promo à la télé. Ils n'ont qu'un objectif publicitaire. Ils sont là pour capter notre attention. Et au fond, tout ça, ben c'est un retour
aux origines du truc. C'était le truc de César, de Jules César, leur goe toujours imbattu et son livre commentaire sur la guerre des Gaules dans lequel César décrit avec une absence remarquable d'intérêt pour la forme les conditions de sa victoire sur nous dans le seul but de convaincre les Romains qu'il ferait un bon chef d'état. Macron fait alors son faux livre à lui Révolution dont le sujet sera de traiter, je cite, des symptômes d'un monde en plein bouleversement. La mondialisation, le numérique, les inégalités croissantes, le péril climatique, les conflits géopolitiques et le terrorisme, l'effritement de l'Europe, la crise démocratique des sociétés occidentales, le doute qui s'installe au cœur de notre
société. Comme on en a marre de ces listes de cons. Face à ça, nous explique Macron, si nous ne nous ressisissons pas dès le mois de mai prochain ou dans 5 ans ou dans 10 ans, le Front National sera au pouvoir. Personne ne peut en douter. C'est pour cette raison que j'ai voulu constituer une force politique nouvelle que nous avons appelé en marche. Comprenez bien, pour Macron, le risque du Front National au pouvoir n'est pas un danger. Le risque du Front National au pouvoir est une opportunité. C'est pour cette raison qu'il a constitué un business politique nouveau. Je t'en marche dessus. Bref, son livre ressemble à n'importe quel livre de politicard qui entre en campagne, sauf sur un point. Il a quand même une
particularité. Sa particularité, c'est l'obsession de la réussite et de l'échec. C'est vraiment le sujet de sa vie, il arrive pas à le cacher. Compense à l'interview célèbre en octobre 2020 où il se justifie devant Gill Boulot de son opération ratée Stop Covid. Ne dites pas que c'est un échec, ça n'a pas marché. Je prendrai pas ce chiffre pour dire que c'est un échec, ça n'a pas marché. C'est là où le livre devient comique, presque naïf. La peur de l'échec est gravée dans la chair de nos enfants. Ah ouais ? Tu as des enfants toi ? Le résultat c'est que nos jeunes. Nos jeunes d'abord, c'est pas tes jeunes ni les miens. C'est des jeunes perdent confiance en eux-mêmes et qu'ils ont peur d'oser. Oer Joseph ? Voilà pourquoi je crois qu'il nous revient d'imprimer
dans les consciences que celui qui échoue, c'est avant tout celui qui a tenté. Bien tenter, Emmanuel, dans le même temps, il peut pas s'en empêcher, c'est un tic. Nous devons valoriser la réussite. On n'est pas surpris car elle est l'autre face de la même pièce. Ah, la réussite est l'autre face de l'échec. Nous devons apprendre à célébrer et à consacrer ceux qui réussissent dans tous les domaines. Et un an plus tard, ce mec va être président. poker, bluff, tout ça. Macron va surtout exploiter la dernière variante de la faille dans le système de la démocratie représentative. Cette dernière variante, c'est l'abstention et elle aussi, comme la montée du Front National peut entre les mains d'un bon arnaqueur se transformer
en opportunité. Depuis les années 80, entre la désindustrialisation, la précarisation de l'emploi et la montée de l'endettement des ménages, on a assisté à une progression de l'abstention qui peut atteindre 30 à 40 % chez les ouvriers. On rappelle que sur les 177 députés, il y a presque jamais un seul ouvrier alors qu'il représente autour de 20 % de la population active. Ils ne sont pas représentés. et ne se sentent plus concernés. Le fait que les prolétaires ne votent plus ou si peu n'est pas perçu comme un problème par les politicards. Au contraire,
c'est un atout et c'est même un sacré atout. Ça leur permet de faire d'autant plus et mieux une politique de fausse gauche ou de vraie droite. Parce que Macron, un banquier européiste obsédé par la réussite personnelle et qui vit encore comme un jeune homme riche bon chic bonjour des années 50 va être élu dans un pays qui a voté non au référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe en 2005 et c'est OK. Ah donc Macron va faire campagne pour les riches et les vieux vraie droite et afin de leur associer les un peu moins riches et un peu moins vieux et se faire une belle majorité, il va se présenter comme un
rempart au Front National. Moitié vraie droite, moitié fausse gauche. En même temps, voilà la punition et Macron va arriver en tête du premier tour de l'élection avec 24 % des voix puis battre Marine Le Pen au second tour avec 66 %. comme il avait dit qu'il le ferait et il devient de fait le plus jeune président français de l'histoire. Qui saute pas n'est pas Macron ? Qui saute pas n'est pas mesdames messieurs un tonner d'applaudissement env Emmanuel Macron. Quand Pompidou est mort, GB avait titré plus jamais ça. Mais si, désolé GB, on a
eu ça pour une fois que GB n'a pas été visionnaire. On a eu Macron. Le bon côté, c'est que sans Pompidou, on aurait peut-être pas eu l'an 01. Vous voyez où je vais en venir ? Le 7 mai 2017, Emmanuel Macron est élu président de la République. Il ouvre sa présidence avec une marche vers la pyramide du Louvre. Se faire filmer en train de marcher vers le pouvoir, c'est un copier collé de Mitteran. Vrai paillasson, faire vraie fausse choses avec sa tête d'oiseau, tueur de femme. Macronnumère, les je cite, des
filles gigantesques qui nous attendent. Certains de ces défis sont des chances comme la révolution numérique, la transition écologique, le redémarrage de l'Europe. D'autres sont des menaces comme le terrorisme. Et ta mère, Norman Bates, c'est une chance ou une menace ? Il confie la fonction de Premier ministre à Édouard Philippe, un homme qui ne va pas cessé de changer de tête au point qu'on se demandera s'ils ne sont pas plusieurs. Édouard Philippe, est-ce une référence à ses amours de jeune homme avec Brigitte quand ils avaient adapté ensemble l'art de la comédie d'Edouardo de Philippo ? C'est vrai que ça va être une sorte de comédie sa présidence à défaut d'être de l'art. Macron forme un gouvernement comprenant des personnalités de gauche,
de droite, du modem et des indépendants. Il fait un gouvernement centriste qui va aller en se droitisant tous les jours un peu plus le long de 10 longues de 10 années. Dès son arrivée donc, Macron des Bois prend aux pauvres pour donner aux riches. Abolition de l'ISF, périnés du CICE, nouvelle loi travail, baisse des allocations logement, augmentation du taux de la CSG des retraités, case du statut des chemineaux, réforme de l'accès à l'université. D'après une étude réalisée en 2018 par l'OFCE, les premières mesures économiques de Macron ont un effet absolument nul sur le pouvoir d'achat des classes moyennes. Les ménages pauvres voient leur niveau
de vie baisser en raison de la hausse des taxes indirectes. En revanche, la fortune des 0,1 % des Français les plus riches s'accroit de 25 % entre 2017 et 2019. Et ils sont bien les seuls. Pour les 99,9 % qui restent, c'est juste moins bien qu'avant. D'où le fait qu'on surnomme Macron dès le début de son premier mandat, le président des riches. Je sais d'où je viens et cela ne provoque aucune surprise comme dirait Hariski Belcassem dans une chanson de Brigitte Fontaine, c'est normal, tout ça n'avait été fait que pour eux depuis le début. Heureusement pour le président qu'il reste encore des journalistes courtisans
pour continuer à se lécher les babines devant ses crottes. Ainsi, Bris Couturier dans un livre publié à l'observatoire. Macron, un président philosophe. Non, c'est pas une blague. Je cite "Ce qui est le plus frappant chez Macron, c'est le niveau de réflexion en amont de l'action politique. Aucun de ces mots n'est le fruit du hasard. Macron dispose d'une colonne vertébrale théorique impressionnante. Cela faisait longtemps que la France n'avait pas porté au pouvoir un authentique intellectuel. Les emmerdements commencent dès les premiers mois. Ce sont les affaires. Affaire Richard Ferrand accusé de conflit d'intérêt puis des accusations d'emploi fictif visent le modem. Parti de François Bairrou, le fan du roi
Stickfot. Alors au gouvernement Byrou doit démissionner, c'est normal. En marge des manifestations du 1er mai 2018, place de la contreescarpe, le journaliste Taabouaf, qui pensait alors simplement documenter les violences policières se retrouve à filmer une véritable anomalie. Le chargé de sécurité de Macron, un certain Alexandre Benala en train de frapper deux jeunes gens. Benala est entouré de CRS et coiffé lui-même d'un casque. Il porte un brassard de police qui l'usurpe et manipule un Tokiwoki. Ça, c'est pas normal. Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Benala est mise en examen. Macron attend le 24 juillet pour
sortir de son silence sur l'affaire. S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Et ce responsable, il répond au peuple français et au peuple. Et attention, de quoi tu parles ? Tu défends un mec qui a usurpé un costume de flic pour s'amuser à violenter des jeunes. Tais-toi si c'est pour dire ça. Le truc de Macron, sa drogue, là où il est déraisonnable, là où il déconne vraiment, ce sont les petites phrases. Il y a des petites phrases que j'assume totalement, dira-t-il au lecteur et lectrice du Parisien le 24 avril 2023. Tais-toi ! Bibronné au slogan publicitaire, il en fait un usage de con. C'est plus fort que lui. Déjà quand il est ministre de l'économie, il
s'engueule à Lunel avec des grévistes et il leur dit pas me faire peur à votre tirur. La meilleure façon de se payer un costard, c'est travailler. Le 2 juillet 2017, lors de l'inauguration de la station F, il dira philosophe. Et une gare, c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent, c'est les gens qui ne sont rien. Oui, on a compris que c'était son sujet, hein, la réussite, l'échec. L'homme est un jeune loup de Balzac pour l'homme. Tout ça le 12 juin 2018, une vidéo sur Twitter montre Macron critiquant le pognon de dingue dépensé dans les aides sociales. La politique sociale, regardez, on met un pognon de dingue dans des dans des minimas sociaux. Les gens, ils sont quand même pauvres. Le 29 août 2018, au Danemark, devant la
reine Margret I, Emmanuel César oppose les Danois aux Français. Ce peuple luthérien qui a vécu les transformations des dernières décennies n'est pas exactement le gaulois réfractaire au changement. Enfin, le 15 septembre 2018, à l'occasion des journées du patrimoine interpellé par un jeune chômeur d'une vingtaine d'années, Jonathan Jaan, il sortira sa plus célèbre petite phrase sur la facilité de trouver du travail. Je je traverse la rue, je vous en trouve. Il ve simplement des gens qui sont prêts à travailler. Tais-toi si c'est pour dire des trucs comme ça. L'été va être long. Il va être tellement tellement tellement long.
Un Macronien de la première heure, Gérard Colomb, exsocialiste, maire de Lyon, enmarcheur dès le début de l' marche, ministre de l'intérieur depuis, se casse le 3 octobre 2018, seulement un mois et demi avant. Avant quoi ? Avant
démission place à la révolution. Mais il y a encore autre chose. Oui, comme dit Marc Jolie dans la pensée perverse au pouvoir, mais il y a encore autre chose. C'est autre chose, c'est que Macron apparaît désormais à toutes et tous comme l'émanation et le représentant d'un monde soumis au pouvoir du capital financier. Et ce capital financier semble avoir réussi à imposer l'idée que comme dit David Greber dans Bullshit Jobs, plus un travail bénéficie clairement aux autres, moins il est rémunéré. C'est indéniable. C'est l'aboutissement du capitalisme, un monde où les parasites s'enrichissent
et où les gens indispensables à notre survie sont traités comme de la merde. Alors que les grandes entreprises s'engagent dans d'impitoyables campagnes de réduction des coûts, les licenciements, les accélérations de cadence touchent systématiquement les gens qui sont réellement là pour fabriquer, transporter, réparer et entretenir des choses. Bullshit Jobs de David Greber, un livre essentiel de 2018 qui partait initialement d'un article publié dans Strike en août 2013. Article qui lui-même partait d'un constat essentiel. En 1930, John Mayar Kanes prédisait que d'ici la fin du siècle, les technologies auraient fait suffisamment de progrès pour que des pays comme la Grande-Bretagne ou les
États-Unis puissent instaurer une semaine de travail de 15h. Sur le plan technologique, nous en sommes parfaitement capables. Pourtant, cela ne s'est pas produit. Au contraire, la technologie a été mobilisée pour trouver des moyens de nous faire travailler plus. Dans ce but, des emplois inutiles ont dû être créés. Ce que démontre Bushy Jobs de David Greber, c'est que le fonctionnement de notre société actuelle, tenant moins du modèle de l'usine que de celui de l'entreprise, cette dernière retrouve d'elle-même les usages de la féodalité que le capitalisme est supposé avoir abandonné avec la montée au pouvoir de la bourgeoisie. c'est queà la différence de l'usine, l'entreprise a moins à voir avec la
fabrication, la construction, la réparation ou l'entretien des choses et donc la propriété des moyens de production qu'avec l'appropriation et la redistribution des ressources. Cette situation a suivi l'essort de la finance dans les années 70 et le début de l'air contre réévolutionnaire qui aura duré pour nous de Juscard à Macron. la fusion entre le secteur de la finance et les classes dirigeantes. À partir de ce moment, puisque les travailleurs ne s'estimaient à juste titre, plus lié à leur entreprise par la loyauté, cette dernière a multiplié les intermédiaires dont le rôle était de les contrôler, de les administrer et de les
surveiller. D'où un processus d'inféodation managériale superposé au capitalisme industriel et composé d'un nombre toujours plus grand d'intermédiaire inutile et même nuisible. Producteur exécutif, administrateur, délégué, vice-président, consultant et cetera et cetera. Tous ces faux jobs reproduisant les chaînes de vassaux laqué et courtisan du monde de la seigneurie. Tout cela a produit le monde d'aujourd'hui. Un monde sacrifié au marketing, aux études de marché, au cabinets de conseil. Un monde où la richesse est répartie entre consultants en ressources humaines, coordinateur en communication, chercheur en relation
publique, stratégiste financier, avocat d'affaires. Et pendant que tous ces parasites voient leur salaire augmenter de façon exponentielle, les personnes vraiment indispensables à notre survie collective voile leur baisser au point qu'ils doivent prendre un deuxième travail. Pour survivre comme système, le capitalisme ne peut plus produire rien d'autre que ça et Macron et son acé. Tout se passe, écrit Marc Jolie comme si son accession à la tête de l'État puis sa pratique du pouvoir illustrait le phénomène des bullshit jobs. D'un tel président, se dit-on, on pourrait parfaitement se passer. Au même titre, mettons qu'un avocat d'affaires, un
pubard, un manager de l'innovation ou un conseil des princes grassement payé par le grand patronat pour ne pas nuir. Tu m'étonnes. Et pour mesurer l'importance de la diminution du niveau de vie des gens indispensables à la survie de tous, il faut penser à l'augmentation hallucinante des loyers. La chose la plus difficile pour un être humain aujourd'hui, c'est tout simplement de se loger. Ce problème est sans doute le scandale principal de l'époque. Les loyers ont doublé en quelques décennies. Imaginez Robespierre s'emparer de ce problème parce que là, il y va de notre droit à l'existence. Non seulement, comme disait magnifique Robespierre, nul homme n'a le droit d'entasser des
monceaux de blé à côté de son semblable qui meurt de faim. Mais nul homme ne devrait avoir le droit de posséder des appartements vides qu'il loue à des touristes sur Airbnb 15 jours par an pour une fortune à côté de son semblable cubeur de froid ou alors qui devra faire 1h30 de route en bus de nuit pour rentrer dormir en lointain banlieu après son travail de serveur dans un restaurant du centre-ville. En 1970, 11 % du revenu moyen des locataires étaient évolu au loyer. En 2013, les 10 % les plus pauvres y consacre 42 % de leur revenus. Et en cumulant les dépenses contraintes, soit les frais pré-engagés, loyer, remboursement de prêt, abonnement téléphonique, eau, gaz, cantine,
assurance et les dépenses inourtournables, manger, s'habiller, se soigner, on arrive à 87 % des revenus des 10 % les plus pauvres. Il leur reste alors en moyenne 80 € par mois pour le reste. 80 €. Nos grands-parents, ils ils sont retraités. Ils arrivent même plus. Eux-mêmes qui ont vécu toute leur vie, ils ont travaillé leur vie, ils arrivent même plus à vivre. Moi le 15 du mois, je travaille, mon mari travaille. J'ai deux enfants. Le 15 du mois, on sait même pas comment nourrir nos enfants. C'est ça qu'il faut mesurer. Des loyers hors de prix qui chassent les locataires toujours plus loin de leur lieu de travail dans des endroits toujours plus misérables. Des bas salaires qui n'augmentent pas, des sacrifices consentis pour augmenter encore les primes des plus riches qui sauront même
plus quoi en [ __ ] tellement ils en ont pas besoin. C'est ça. Ce sera ça le sens du mouvement des gilets jaunes. Un mouvement contre le poids des dépenses contraintes. Un mouvement pour le droit à l'existence dans un monde dont le fonctionnement ne peut plus, sauf révolution, bénéficier qu'à ces parasites. Une semaine seulement après le départ du ministre de l'intérieur. Vous souvenez Gérard Colomb le 10 octobre 2018, un premier gaulois réfractaire, Eric Drouet, chauffeur routier à Melin, lance sur Facebook un appel au blocage de l'économie pour un peu plus d'un mois plus tard, le 17 novembre.
Puis crée un groupe Facebook, La France en colère et il entre en contact avec Priscilia Ludowski, petite entrepreneuse, initiatrice en mai 2018 d'une pétition réclamant une baisse du prix des carburants à la pompe. Et le 18 octobre, toujours sur Facebook, Jacqueline Morou, hypnothérapeute et accordéoniste originaire de Morbillant, publie une vidéo de 4 minutes et 37 secondes qui se hausse très rapidement à plus de 5 millions de vues. une vidéo dénonçant elle aussi l'annonce d'une augmentation prochaine des taxes sur le prix des carburants. Une augmentation que le gouvernement présente comme une mesure encourageant à se doter de véhicules non polluants. Une mesure qui utilise donc l'excuse de
l'écologie mais qui n'a évidemment pas un but écologique. Elle est là pour compenser budgétairement la périnisation du CICE. Allégègement de cotisation patronale qui ne profitent qu'aux hyperriches. De qui se moque-t-on ? D'autant plus que les 10 % les plus fortunés émettent quatre fois plus de carbone que les 50 % les plus pauvres. Un foyer parmi les 10 % les plus riches une empreinte carbone 20 fois supérieure à celle d'un foyer appartenant au 50 % les plus pauvres. Cette mesure et donc pas une mesure écologique. C'est une mesure tue les pauvres et surtout épargne bien les riches comme absolument tout ce qu'a fait Macron depuis son arrivée au pouvoir. Mais cette mesure va être celle
de trop. Pourquoi ? Et ben parce que l'usage de la voiture n'est pas une option pour les pauvres. C'est pas un choix. C'est une question de survie. Les pauvres ont besoin de leur voiture, ne serait-ce que pour aller travailler. 7 salariés sur 10 vont au travail en voiture et ne pourrai pas s'y prendre autrement. Seulement 10 % sur Paris, certes, mais 80 % et plus partout ailleurs. Tous ceux qui vivent dans les petites agglomérations doivent parcourir quotidiennement de nombreux kilomètres. pas seulement pour aller au travail, mais également pour emmener les enfants à l'école pour faire leurs courses, pour consulter le médecin. Le 6 novembre à Verdin, un retraité à bord de Macron, c'est le moment césarien de Macron. Oui, sans avoir obtenu du
Sénat un pouvoir illimité, il a quand même obtenu l'instant jupitérien qu'il espérait tant. Mais notre petit robot n'est vraiment Jupiter au césarien qu'au moment où dans la vie du grand robot la ruspice Spurina lui dit de se méfier des ides de Mars. Vous sentez pas le malaise en France qui monte ? Je sens le malaise. Vous sentez le malaise qui monte de Paris ? Lui dit le retraité. Sentez-le. Vous allez le sentir le 17 novembre. Macron rigole. Il fait genre j'en ai rien à péter des îites de Mars. Et alors qu'il va faire le coq à Charleville Misière, la ville de Rimbot. Voilà la punition. Macron se fait encore interpeller et traiter de président des riches par une étoignante. J'ai 57 ans, je suis jamais descendu dans la rue, jamais. Mais maintenant avec vous, je
suis obligé. L'atmosphère fait penser à celle dans laquelle vivait Louise Michel quelques mois avant la commune. Louise-Michel qui s'impatientait dans ses poèmes, qui rêvait au gaulois se révoltant contre Rome. C'était le temps où tout esclave se levait contre les Césars, temps où la Gaulle était brave et rassemblait ses fils et part. Oh nos pères fiers et sauvages, bien lourd est donc votre sommeil. Père, n'est-il plus de présage ? N'avons-nous plus de sang vermeille ? Vous qui vous armez pour quoi vivre ? L'amour est plus fort que la mort. Ne faut-il pas qu'on se délivre ? Heureux ce que marque le sort. Et voilà, une semaine plus tard, ça commence. Les gilets jaunes se lèvent fiers et
sauvages.
Les gilets jaunes, on dirait presque un nom de tribus gauloise comme les Ambibari, les Ambivarettes, les Arvernes, les Bélovacques ou les Nerviens, les gilets jaunes. Au fil de la matinée du 17 novembre, chaque ville voit apparaître les siens. Ils naissent de la population, un peu comme les Guilty Remnants, ces hommes et femmes en blanc qui fument en silence à chaque coin de rue dans The Leftovers. La série visionnaire de Damon Lindelof diffusée de 2014 à 2017. Les gilets jaunes éclosent un peu partout. À leur vue, les grands magasins prudents baissent leur rideau. À Paris, le boulevard périphérique est bloqué dès le matin. 280000 manifestants selon le gouvernement. Mais selon le syndicat France police policier en colère, c'est
plutôt 1 million de personnes qui ont manifesté ce premier samedi. Le livreur toulousain Cob Johnson coincé sur un rond-point de Castre dans le Tarne est enthousiaste. Il fait une chanceion Macron démissionmission Macron démission Macron démission gilets jaun jaun les gilets jaun toutes et tous sentent alors qu'il participe à un événement historique un événement comme il n'y en a pas deux dans une vie on s'en souviendra du 17 novembre 2018 le jour où l'empire commence à prendre fin le jour où un nouveau ciel s'est ouvert. À partir de ce jour, ce seront des manifestations nationales organisées
chaque samedi dans les grandes villes et chaque samedi va porter un numéro, un acte, acte 1, acte 2. À partir de ce jour, seront également des centaines, bientôt des milliers de péages autoroutiers de zones commerciales, de rond-points qui vont être bloqués et occupés. Les gilets jaunes sont donc d'abord un mouvement d'occupation comme Occupai Wall Street, des révolutions oranges ou nuit debout, c'estàdire un mouvement de prélèvement ou de sélection d'un lieu ordinaire dont on détourne l'affectation, qu'elle soit de production ou de circulation. Les gilets jaunes vont choisir le rond-point comme lieu principal d'occupation. Le rond-point, c'est le connecteur qui permet de commuter entre plusieurs espaces et assurer l'accès aux
implantations périphériques devenues indispensables. Centres commerciaux, zones d'activité, grands agrégats d'anthropologistique, parc de loisirs, équipement touristique et de sport, clinique et cetera. Le rond-point symbolise l'usage de la voiture tant que celle-ci est devenue indispensable à la survie de ceux qui ne vivent pas dans les grandes villes. Et le gilet jaune qu'il porte renvoie également au groupe des usagers de l'automobile qui peuvent tomber en panne sur le bord de la route et cherch alors à se rendre visible. D'autre part, chaque rond-point est équivalent en valeur à tous les autres. Il symbolise également chez IG les jaunes le refus de la centralisation, le refus de toute forme de représentation. Tous certains slogans, le peuple est
souverain. Macron n'est pas des moutons. Élu, vous rendrez des comptes. C'est là où les gilets jaunes s'opposent non seulement à la vraie droite mais également à la fausse gauche. C'est là où il se méfient des syndicats. C'est que les gilets jaunes vivent dans un monde où les rapports entre travail et capital ne sont pas les mêmes qu'au 20e siècle et les outils traditionnels de la gauche ouvrière ne sont plus pleinement opérants. Le monde où vivent les gilets jaunes est un monde où on augmente la proportion de la plus-value, non en diminuant les salaires, mais en attaquant le pouvoir d'achat par hausse des prélèvements et baisse des allocations. Et c'est un monde de sous-traitance où le patron peut parfois gagner autant que l'employé et donc ne pas apparaître à ce
dernier comme un exploiteur. C'est enfin un monde de travailleurs indépendants où ceux-ci peuvent se vivre comme étant un peu leur propre patron. un monde de micro auto-entrepreneurs, même si ceux-ci dépendent toujours de plus riche et de plus puissant queeux. Dès lors, les revendications des gilets jaunes ont moins à voir avec les conditions d'exploitation du travailleur, conditions vis-à-vis desquelles les syndicats pourraient avoir une possibilité d'action qu'avec l'augmentation du coût de la vie. De plus, l'outil traditionnel des syndicats, la grève, aurait été pour les gilets jaunes mille fois moins efficace pour se faire entendre que le blocage des flux. et puis aller faire grève quand vous êtes chômeur. Ce serait comique si c'était pas aussi triste. D'où la grande nouveauté des
gilets jaunes. Ils sont l'expression d'une mutation révolutionnaire qui répond à la mutation du capitalisme lui-même. Très vite, on va voir s'ajouter d'autres revendications à la question de la taxation du carburant. Les gilets jaunes vont demander le rétablissement de l'USF, l'augmentation du SMIC, un référendum d'initiative citoyenne, le RIC et bien sûr la démission de Macron. Parce que si les gilets jaunes se sont mobilisés pour une vie plus juste, ils ont aussi été poussés par l'arrogance de la représentation et surtout par le fait que celle-ci est toujours un piège. Celle-ci est même le piège par lequel on nous retire la démocratie comme un tapis sous nos pieds. Que va répondre la classe politique et ses journalistes courtisans à ça ? et il vont répondre en
traitant les gilets jaunes de mouvement populiste. Entendez par là d'extrême droite tourné contre les élites mais contre les craintes ou plutôt les espoirs de la gauche bourgeoise et du monde des journalistes courtisans qui leur craché à la gueule. Ces soi-disant populistes ne vont s'en prendre ni aux Arabes, ni au noirs ni même aux pauvres qu'on prétend parfois assister. C'est le premier point où les journalistes courtisans et les politiés à répéter un mensonge qu'ils savent mensonge en pensant qu'à force le mensonge finira par devenir une vérité. Parce que vous considérez aussi que c'est un mouvement populiste ou poujadiste même comme l'a dit le président de la République. Les gilets jaunes seraient des racistes
d'extrême droite et même une menace pour la démocratie. Or, les gilets jaunes sont 1000 fois moins racistes et d'extrême droite queux. Ce qui mobilise les gilets jaunes, c'est le droit à l'existence. Et c'est quelque chose que les bourgeois, de droite comme de gauche, ne veulent jamais, jamais jamais jamais entendre. Ainsi, Elodie, gilet jaune, la France interre, le 21 novembre 2018. Le 7 du mois, je touche mon salaire et le 10, j'ai plus rien. Le reste du temps, je reste cloîré chez moi à manger ce que j'ai acheté. Voilà, c'est pourquoi ce très beau moment va être appelé par Bernard Henry Levi, un moment poujadiste, lui qui n'applaudit qu'aux
causes et aux enthousiasmes de sa classe sociale, la grande bourgeoisie. Pire Danicon Bendit, un ancien 68 ar qui va mourir idiot et qui déclare "En, on se battit contre un général au pouvoir. Les gilets jaunes aujourd'hui demandent un général au pouvoir." "Non mais tu te fous de notre gueule Danis ?" Une seule figure des gilets jaunes a appelé un général à remplacer Macron. C'est le droitard Christophe Chalançon, un magouilleur du voclus qui ne représente que lui-même. Les journalistes courtisans et les politiars font changer d'attitude le long du mouvement. Au début, ils encouragent presque parce qu'ils se disent que si les gilets jaunes sont des racistes d'extrême droite, c'est plutôt bénèf pour la suite. La menace de la vraie droite qui permet à la fausse
gauche d'être élu au deuxème tour et cetera et cetera. On connaît la chanson. Merci. C'est pas comme si vous ne la serviez pas à chaque récitale. Mais ensuite, comme les gilets jaunes ne sont pas assez racistes et extrême droite, mais trop obsédé par des questions économiques, les courtisans s'enquiète et sans désol et font les paternalistes en disant qu'il faudrait faire plus de pédagogie. La pédagogie dans le lexique courtisan, ça veut dire qu'il faut expliquer aux pauvres que les riches doivent devenir plus riches et les pauvres devenir plus pauvres. C'est comme ça. Il y a pas le choix. Ma pauvre dame, sinon la situation va empirer. Sinon, les riches vont quitter le pays. Oh là là, il y aura plus d'emploi pour les pauvres. Ce mensonge, gros comme les cadeaux fait
par Macron au riches, il faut le répéter aux pauvres jusqu'à ce qu'ils arrêtent de se plaindre et souffrent un petit peu moins bruyamment. Parmi tous les courtisans, Bris Couturier se distinguera par son complotisme débile en présentant les gilets jaunes comme contrôlés à distance par la Russie. Poutine est à la manœuvre. Une petite guerre civile en France ferait bien ses affaires. Tout ça pour que moins de trois ans plus tard, ces mêmes journalistes courtisans défendent une politique ouvertement raciste et d'extrême droite sur les chaînes de Bolloré comme ailleurs. 1er décembre 2018, acte 3. Le jour de l'acte 3, c'est celui où les gilets jaunes prennent l'Arc de Triomphe. Pendant ce temps, des magasins et des banques sont saccagés sur les Champs-Élysées. Les hôtels
particuliers autour de la place de l'étoile sont attaqués. Plus d'une centaine de voitures sont en flamme. Des deventures de Chanel et de Dior sont brisées. La police s'excite comme une folle. Plus de 11000 grenades et 1000 coups de LBD40. Le 16 mars dans le monde, un haut gradé de la police nationale dira "Le 1er décembre, c'est la journée de l'humiliation de la police nationale, il n'y a pas d'autres mots." Le 1er décembre 2018, c'est aussi le jour où à Marseille, une femme est tuée par la police. Zineban, âgé de 80 ans, tué chez elle par une grenade lacrymogène en pleine face alors qu'elle fermait ses volets au 4e étage. Mais les courtisans ne vont pas pleurer la mort de Zinébredouan, ils vont pleurer l'arr de triomphe. Cette saleté napoléonienne là
pour célébrer sa victoire d'Austerlids. Comme les bourgeois de l'époque de la commune avaient pleuré sur la destruction de la colonne Vandom. Comme le ridicule Cathul Mindè. Mais la colonne Vandô, c'est la France. Oui, la France d'autrefois. La France que nous ne sommes plus hélas. Il s'agit bien de Napoléon ici. Alors que de son côté Élsée reclu tellement plus fin et sensible avait dit ces mots qu'on peut reprendre pour les gilets jaunes. Les vaincurs renversèrent avec enthousiasme le monument d'ancienne victoire pour témoigner à la fois de leur sympathie fraternelle envers les frères qu'on avait mené contre eux et de leurs sentiment d'exécration contre les maîtres et rois qui de part et d'autres conduisaient leur sujet l'abattoir. La commune n'aurait eu que ce fait actif
qu'il faudrait la placer très haut dans l'évolution des âges contemporains. Les gilets jaunes n'auraient eu comme fait actif que de s'être attaqué à l'Arc de Triomphe qu'il faudrait les placer très haut eux aussi. Le 4 décembre, Édouard Philippe annonce une suspension de l'attaque sur le carburant. Quelques jours, voir quelques heures plus tard, le gouvernement corrige. L'attaque sur le carburant n'est pas suspendue, elle est annulée. Mais le même jour, Larry, gilet jaune de Charleville Misière dit au monde, il nous donne des cacahuètes comme à des singes. C'est largement pas suffisant pour qu'on lâche. Monsieur le président, non, je veux pas serrer la main, monsieur le président, parce que je suis en vous dire un truc. Soit vous êtes correct, soit vous êtes pas correct. Bon alors
Macron se rend au puit envelé. À la nouvelle de son arrivée, surgissement de gilet jaune. Il est pris à parti par les manifestants. Alors qu'il reprend la route pas tranquille, une jeune femme lui hurle. Crève sur la route, connard. Le 8 décembre, acte 4, 136000 manifestants. Face à eux, une mobilisation policière exceptionnelle. On appelle en renfort la BAC. Habituellement affecté à la délinquence dans les banlieux. Plus de 2000 interpellations, 1709 gardes à vue. Fiorina, une jeune fille de 20 ans, est défigurée et éborgnée par une grenade jetée par un flic. C'était sa première manifestation. Pendant ce temps, selon le canard enchaîné, Macron passe sa journée dans un bunker et laisse tourner le moteur de son hélicoptère au cas où il devrait
être exfiltré. Le lundi 10 décembre, pâle, nerveux, excédit même et devant jouer la compassion, le petit robot s'adresse à la nation. Il cède sur une poignée de choses. Non, pardon, il fait mine de céder. Ce fut d'abord la colère contre une taxe et le premier ministre a apporté une réponse en annulant et en supprimant toutes les augmentations prévues pour le début d'année prochaine. Le salaire du SMIC augmente de 100 €. Les heures supplémentaires seront exonérées de charge en 2019. La hausse de cotisation sociale est annulée pour les retraités touchant moins de 2000 € et les employeurs qui le peuvent sont invités à verser une prime
de fin d'année plafonnée à 1000 €. Des nefles. Mais quel foutage de gueule. Les gilets jaunes se rendent compte même cette augmentation du SMIC est un leur puisqu'elle est constituée par l'accélération de la hausse de la prime d'activité prévue au début du quinquena. De toute façon, Macron continue à les bananer. Il ne change pas de cap, plutôt crevé. Il ne rétablit certainement pas l'impôt de solidarité sur la fortune. Simplement, après ses pseudoconcessions, il estime en avoir fait assez. Et désormais, les gilets jaunes seront considérés par le blancbec césaromane de l'Élysée comme des capricieux illégitimes que la répression peut frapper sans distinction ni ménagement. Oui, des gaulois réfractaires. Le ministère de l'intérieur déploie alors
69000 policiers. La stratégie policière est alors en blessé un pour en terroriser 1000. Grenade lacrimogène, tir de LBD. Ce seront plus de 4000 gilets jaunes qui vont être blessés par la police dont 600 graves. Un des plus célèbres blessés sera bien évidemment le gilet jaune Jérôme Rodriguez qui perdra un œil à la suite d'un tir de grenade de enirclement par la police lors de l'acte 11 le janvier. Le 5 juillet 2019, David Dufrein recensera une personne tuée, 314 blessures à la tête, 23 ou 24 yeux crevés, cinq mains arrachées. Ce sera aussi en date du 4 octobre 2019. 10718 gardes à vue et 1000 peines de
prison ferme et cette saleté de Macron qui mérite bien la comparaison avec Tierre que lui a adressé le courtisan Christophe Barbier, même s'il a concrètement tué beaucoup moins de pauvres que lui. Beaucoup beaucoup moins. Vous vous souvenez ? Il y a vraiment une filiation directe entre Emmanuel Macron et Adolphe Tierre. Adolphe Tier qui revient en 1870 pour installer et conforter la République. En massacrant les communards, il sauve la République. Et bien cette saleté de Macron dira en mars 2019, ne parlez pas de répression ou de violence policière. Ces mots sont inacceptables dans un état de droit. C'est le moment où l'un des pires barbouilleurs de notre époque, cette vieille saleté de Pascal Brckner, traite
publiquement les gilets jaunes de Barbare. C'est dans un entretien accordé le 11 décembre 2018 au Figarovox, le prolongement numérique du journal Le Figaro. C'est même dans le titre de l'entretien : "Celui qui commet des violences n'est plus une victime, c'est un barbare." Une des phrases les plus bêtes jamais sortie de la bouche d'un intellectuel. Et pourtant, c'est pas ça qui manque. Barbare, on répondra pas à Brckner, hein. Victor Hugo va répondre à Bruckner. Plus exactement, il a déjà répondu dans les misérables. Il semblait des barbares et ils étaient des sauveurs. Il réclaient la lumière
avec le masque de la nuit. L'entretien de Bruc avec le Figaro et malgré sa bêtise habissal un entretien très instructif parce qu'il montre d'une façon qu'on avait pas revu depuis la commune de Paris ce qui se passe quand les blancs pauvres se révoltent contre leurs conditions. Et ben les bourgeois racistes qui d'habitude font mine de compatir à leur sort quand il s'agit de les exciter contre les Arabes et les noirs les traitent soudain exactement comme ils traitent les Arabes ou les noirs. Je suis désolé. Je vais devoir citer Pascal Bruckner. Des casseurs ont voulu détruire la France. Inspiré par les banlieux, l'insurrection par une boucle logique y retourne. La racaille cagoulée est
devenue le modèle à suivre pour tous. Pour justifier les exactions des manifestants, on les décrit comme des victimes, lesquelles dans notre culture chrétienne sont sacralisées. Ce discours victimaire est un chantage odieux qui justifie le pire. Et à la question du Figaro que recommandé pour sortir de la crise par le haut, Brunner répond le châtiment des faxieux. Le châtiment des faxieux. Qu'écrivait l'auteur des châtiments justement au sujet des Pascal Bruckner de son époque. En regard de ces hommes farouches, nous en convenons et effrayant. Mais farouche est effrayant pour le bien. Il y a d'autres hommes
souriants, brodés, dorés, enrubané, constellé, en bas de soie, en plume blanche, en ganun, en soulier vernis, qui accoudé à une table de velour au coin d'une cheminée de marbre insistent doucement pour le maintien et la conservation du passé, du moyen-âge, du droit divin, du fanatisme, de l'ignorance, de l'esclavage, de la peine de mort, de la guerre, glorifiant à demi- voix et avec politesse le sabre, le bûcher. et l'échafaud. Oui, la nouvelle philosophie arnaque intellectuelle commencé au mi-temps des années 70 par une poignée de connards dont un mort mais qui nous a malheureusement laissé son fils et trois autres toujours omniprésents et
particulièrement nocifs. Cette bouillie a abouti logiquement après un demi-siècle de mensonge et de compromis avec le pouvoir politique à la pensée républicaine conservatrice la plus répressive qu'on est connu depuis hier. Et comme cette bouillie est devenue l'unique boussole philosophique du pouvoir lors de ses vœux du 31 décembre 2018, Macron nous fait littéralement du BHL. Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple. Mais lequel ? D'où ? Comment ? Et n'étant en fait que les porte-voies d'une foule haineuse s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est
tout simplement la négation de la France. Ouais. Il a même réussi à imiter le style boursoufflé, le truc la martinien raté ou alors je me trompe et c'est BHL qui a fait du sous-Macron dans sa pièce Looking for Europe. Gilet jaune, clame BHL qui ne pense qu'à casser du flic. du juif et du [ __ ] Les retraités qui ont du mal à finir leur mois ou les femmes célibataires qui sont dans des déserts médicaux, elles ne vous émeuv pas ? Bien sûr qu'elles m'émeuvent évidemment, mais c'est pas une raison pour casser la la gueule des journalistes. C'est pas une raison pour profaner l'arr de triomphe. C'est insultant de bêtises, dégoûtant de l'aideur intellectuel et moral,
hallucinant de mépris déplacé. On pense à ce qu'écrivait Jean-Jacques Rousseau dans Émile. Il est naturel qu'on fasse bon marché des hommes qu'on méprise. Ne vous étonnez donc plus si les politiques parlent du peuple avec tant de dédains, ni si la plupart des philosophes affectent de faire l'homme méchant. H mais ce qui est finalement normal chez des suppos sera beaucoup plus choquant chez des messieurs qui se sont toujours prétendus révolutionnaires. Ainsi le vieux maoïste Alain Badiou, le BHL des gauchistes. Il écrit facilement aussi mal, pardon. Badiou qui avait repris du poil de la bête et surtout une espèce de hype depuis ses passages télé dans les émissions de Frédéric Tadei et
son livre De quoi SarkoZi est-il le nom ? Badiu écrit alors ses leçons du mouvement des gilets jaunes. Tout en prétendant se distinguer des critiques venues des nouveaux philosophes. Badiu taxe lui aussi les gilets jaunes de réactionnaires. Ce sont, je cite Badiou, des hommes qui demanderaient que l'histoire fasse machine arrière. divers indices notamment des traces évidentes de nationalisme à courte vue d'hostilité latente aux intellectuels, de démocratisme démagogique dans le style cryptofasciste de le peuple contre les élites et de confusion dans les discours doivent inciter quiconque à être prudent dans toute appréciation trop globale de ce qui se passe aujourd'hui. Ça se veut plus subtile que
Bruckner, mais ça dit exactement la même chose. Tout ça parce que les gilets jaunes ne cherchent pas de chef et certainement pas lui. Le commissaire Badiou et ses divers indices qui espérait peut-être passer pour un Lenin 2.0 avant de casser sa pipe. Je ne suis certes pas conquis par leur hostilité à toute direction incarnée leur crainte obsessionnelle de la centralisation du collectif unifié et parce qu'il ne se réclament pas du communisme orthodoxe. Car pendant presque de siècles, tout ce qui n'était pas peu ou prou défini selon une orientation révolutionnaire était très justement considéré comme relevant de la réaction capitaliste. Il n'y avait en politique que deux grandes voix. Nous devons absolument revenir vers cette conviction. Et ben dis donc Alain, il est simple ton
monde mais tout de même reprocher aux gens de ne pas faire comme avant. Ce ne serait pas par hasard vouloir que l'histoire fasse machine arrière. Grand Dadé au florilège de saleté répandue par tous ces pseudopenseurs pendant l'année jaune, on préférera se souvenir de cette petite remarque dans un article du monde du 15 décembre 2018. Est-ce que les gilets jaunes vont réussir à changer la vie ? Une infirmière songeuse de points. En tout cas, ils ont changé ma vie. On se rappellera certaines figures de cette sublime année comme Florence Bells et son chignon cosmique toujours en transic
mystique avec l'histoire convoquant Cropotkin face aux boutiques Liv Vuton ou criant "Le cadavre de la commune de Paris bouge le sang de la commune de Paris. Madame Idalgo, c'est le paris d'Adolphe Tier qu'elle nous fait Adolphe Tier Adolphe Hitler." Et quant à Manu qui se pique de littérature qui lise l'année terrible de Victor Hugo. Oui, on se rappellera certaines dates comme le 5 janvier acte 8 lorsque les gilets jaunes comme dans une scène de Victor Hugo justement s'empare d'un transpalette et défonce la porte cochère de l'hôtel de Rotelin Charolé Rue Grenelle. Un bâtiment ministériel occupé par Benjamin Griveau, porte-parole du gouvernement.
Le même jour, le 5 janvier, le bouleversant Christophe d'Éting qu'on va appeler le boxeur gitan le gitan de Massie alors qu'il vient d'une famille Yéniche et qu'il est surtout une sorte de réincarnation de Jean Valjan. Christophe Déting vient à la défense d'une vieille dame au sol en repoussant à ma main nu des gendarmes mobiles lourdement arnachées qui s'attaquaient à elle. On se rappellera une scène tardive à la puissance poétique inoubliable. Le 12 septembre 2020, Joseline Chassard, scandant des slogans auquel cette série et surtout ce dernier épisode doit temps jusqu'à son titre. Macron d'institution, Macron décapitation, Macron [ __ ]
explosion des paroles pour lequel cette ex-enseignante a été jugée et condamnée en mars 2022 à 3 mois de prison avec surcis pour menace de mort envers le président de la République. La honte ! Mais qui sait ? Peut-être que le petit robot avait l'impression que les gilets jaunes avaient le pouvoir de le faire exploser. Non, on ne les oubliera jamais ces moments de poésie pure. Merci les gilets jaunes. Merci. Comme on n'oubliera pas l'incendie de Notre-Dame la même année, les 15 et 16 avril 2019. Un incendie qui était apparu dans un
poème de Nerval, une oddelette de 1834. Notre Dame est bien vieille. Mais dans quelques m ans, le temps fera branché comme un loup et un bœuf. Cette carcasse lourde tordera ses nerf de fer et puis d'une danse sourde rongera tristement ses vieux eaux de rocher. Qui dira que si on avait écouté les gilets jaunes, Notre Dame de Paris n'aurait peut-être pas brûlé. Si vous voulez votre Notre-Dame de Paris, souciez-vous des misérables. Qu' demander les gilets jaunes. Prisilia Ludowski le rappellera dans chronologie son livre sur la gestion par le pouvoir macroniste de la crise sanitaire. Alors que le 15 janvier 2019, Macron a voulu une fois de plus bananer tout le
monde avec un grand débat où il était quasiment le seul à s'exprimer. La synthèse des revendications des gilets jaunes a été réalisée lors d'une consultation citoyenne à grande échelle entre le 29 janvier et le 3 mars 2019 sur une plateforme dédiée. 2528 propositions ont été postées et plus d'un million de votes recueillis. Quatre piliers ont été dégagés. 1 une transformation profonde du système politique 2 une fiscalité plus juste 3 un renforcement des services publics 4 une écologie solidaire accessible et accompagnée l'année des gilets jaunes c'est le dernier moment de notre histoire récente où on a pu voir sur des
plateaux de télévision des citoyens prendre la parole et donner des leçons de dignité à des bananeurs professionnels. C'est le moment où on a pu voir par exemple un jeune avocat avec le visage de René Domal, François Boulot, recadrait admirablement le futur président du MEDEF qui faisait semblant de ne pas comprendre ce qu'on lui expliquait. Je vais surtout essayer d'éclairer monsieur sur les revendications parce qu'en réalité elles sont très simples. Elles sont de deux ordres. Euh le premier, je l'ai déjà indiqué, c'est la volonté d'intervention directe du peuple dans la démocratie via le référendum l'initiative citoyenne. Et et le euh la 2è catégorie de revendication, c'est sur le fond, c'est la volonté en réalité des gens que désormais la politique serve
les intérêts de 99 % de la population et non plus des 1 % les plus riches. Pour financer tout cela, ce que souhaitent les gens, c'est que soient remu en cause tous les dispositifs fiscaux qui sont au bénéfice des 1 % les plus riches. Alors non, les gilets jaunes n'ont pas réussi à renverser le pouvoir. Refusant à la fois les outils traditionnels des luttes et le piège de la représentation politique, ils n'ont pas réussi à s'organiser, à se constituer comme une force susceptible de s'opposer au courant déjà existants. Reste qu'une chose aurait été impensable sans les gilets jaunes. C'est l'intensification d'une libre réappropriation du journalisme. Tout un tas de médias indépendants vont fleurir dans la continuité des gilets jaunes comme Blast entre autres. Ouais, l'indépendance
comme dans la chanson de Bjork. Declare independence. Make your own flag. Raise your flag higher. Higher. Pourquoi ? Et bien parce qu'en un an selon un rapport du Reters Institute, on est passé de 65 % à 76 % de Français qui ne faisaient plus confiance au médiia mainstream. C'est la façon dont a été couvert le mouvement des gilets jaunes qui a fait perdre 11 % de cette fameuse confiance sur l' RERS. Les gilets jaunes n'ont pas réussi à couper l'Élysée. Ils n'ont pas réussi à instaurer la démocratie en France. Leur évolution citoyenne a peut-être échoué. Mais le pouvoir oligarchique qui tenait par la propagande médiatique de ces
journalistes courtisans, désormais ébranlé comme le deuxème empire chinois, ne pourra jamais plus retrouver son équilibre. Celui qui a très bien compris les gilets jaunes, c'est un artiste, un cinéaste. C'est Jean-Pierre Moky. Jean-Pierre Moky qui les a fait apparaître dans son dernier film, le costume tous flic à défaut de pouvoir faire comme il le désirait un film sur les gilets jaunes. Je cite Moki : "Ce ne sont pas des résistants avec un fusil à la main. Ils mangent des crêpes, ils boivent du cidre, ils font du feu et ils parlent. Ce sont des solitaires à la base, des petits retraités, des petits jeunes et qui peut-être pour la première fois de leur vie nous des liens parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire une fois sur place. Ils savent qu'ils n'auront rien
au bout du compte. Ils en ont conscience. Leurs revendications n'aboutiront pas. La seule joie qu'ils éprouvent donc, c'est être ensemble. Du reste, Moky avait fait au moins un film préilet jaune. C'était crédit pour tous en 2011 avec Donic Pinon, Rufus et Michel Bernier. Un film où étranglé par les dettes, des gens ordinaires s'organisent pour éviter les créanciers, se retrouvent à combattre contre des CRS où un simple chômeur se voit désigné dans les journaux télévisés comme l'ennemi public numéro 1. et même déjà la grande lessive sortie en 1968 où un prof d'école Saint-Juste joué par Bourville sabote les antennes de télévision. Jean-Pierre Moky comme Damon Lindelof a très bien senti ce que nous allions
vivre c'est que le mouvement des gilets jaunes n'était pas un mouvement populiste, mais un mouvement populaire c'est-à-dire gaulois. Gaulois au sens de la petite phrase de Macron se plaignant de ce peuple de gaulois réfractaire au Danemark le 29 août 2018. le gaulois réfractaire au changement mais aussi gaulois au sens de Louise Michel ou de l'archéologue Laurent Olivier, c'est-à-dire anti-autoritariste et les ronds-points pour ces gooloirs réfractaires, c'était la fin de la solitude et la possibilité de refaire monde. C'était la possibilité d'éteindre la télé, d'éteindre l'ordi, de vivre enfin. C'est ça que le pouvoir ne va pas supporter. les gilets jaunes.
Ça aura été un moment où la contestation du pouvoir et l'invention de nouvelles possibilités de vie se seront mêlé en une immense et lyrique fête rituelle. Les gilets jaunes, c'était carnaval. Puis les gilets jaunes, tout le monde l'a remarqué. C'était pas seulement un mouvement Moki, c'était aussi l'an01 de GB. l'an01 et son slogan on arrête tout on réfléchit et c'est pas triste. C'est bien à ça que ressemblait le blocage des ronds-points, la création d'un espace et d'un temps de discussion. Même la notion centrale de GB, celle du pas de côté, semble annoncer la politique des gilets jaunes, qui se sont déplacés hors des outils traditionnels des lutte de gauche, mais sans pour autant basculer dans l'extrême droite ou
le fascisme. Les gilets jaunes ont été finalement assez proches de l'après 68 et des IPI dans des placon bendit en partant d'une base beaucoup plus populaire. Ils ont fait un pas de côté. Ils nous ont montré une direction pour l'avenir, une direction géographique. L'an 01, un film sorti sur les écran en 1973 et qui avait fait, on le rappelle, 500000 entrées. C'était pas rien. Ça devait durer 50 ans avait écrit Delfille de ton. On mourrait dans son fauteuil de cinéma heureux. Et lors de la réédition de la bande dessinée en 2000, Jean-Christophe Menu avait écrit "L'an01 était beaucoup de choses et l'AN01 pourrait bien aussi devenir un jour tout simplement l'an01."
Oui Delfille, oui menu. Un jour l'an01 était tout simplement l'acte 1. Mais de même que l'an 01 était la près 68 tel qu'il n'a pas eu lieu. Les gilets jaunes furent le théâtre d'un avenir qui s'est évanoui devant nos yeux. Pas encore. Lui non plus. Les gilets jaunes, c'était presque l'an01. Presque. Mais à l'an 01, optimiste en 1973, GB avait fait suivre l'être au survivant 9 ans plus tard, en 1982. Une lettre au survivant pessimiste, si l'on veut. Lettre au survivant, un roman dessiné où l'humanité est confinée dans des abris souterrains. Des facteurs passent d'un
abri à l'autre pour raconter des histoires aux gens. On suit le quotidien d'une famille confinée et les histoires que leur raconte le facteur. Parmi celle-ci, il y a une histoire qui les fait craquer, celle d'un peintre qui gagne sa vie en noircissant à Modigliani avec des petits carrés noirs pour le compte d'un milliardaire pervers. Cette rèverie scandalise la famille et celle-ci explose. Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on étouffe. Ce n'est pas depuis qu'on est sous terre. Avant la catastrophe, on vivait en couche en chev très les uns dans les autres sans jamais pouvoir respirer à fond. Une couche de gens qui recouvrait la terre, une couche vivante avec des labyrinthes où les malins circulaient à l'aise. C'est là où l'être survivant est une œuvre visionnaire comme The Leftovers de
Damon Lindelof. The Leftovers, une série dans laquelle un événement incompréhensible, la disparition subite de 2 % de l'humanité plonge la population mondiale dans une gigantesque crise. Mais la bande de GB, la série de Damon Lindelof, se retrouve surtout sur un point bien plus essentiel et qui leur est commun. L'événement n'est pas le motif de la crise. La crise lui préexiste. L'humanité avait déjà craqué. L'événement se contente et c'est déjà beaucoup de donner un cadre qui permet à l'humanité d'exprimer son craquage. Et de même que la lettre au survivant suit l'an01, c'està-dire que la crise arrive après sa solution. Après les gilets jaunes viendront le Covid et le confinement.
C'est comme dans un poème de René Domâ. Un poète avec le visage de François Boulot. Du grand jeu au gilet jaune. Les vampires de soi me consolaient trop bien. La mort vivait trop bien dans les ombres du jour. Le temps maudit et toujours neuf s'est renoué. Mais le jour de ma mort est interminable.
Alors qu'en France, les années qui précèdent, le nombre des hôpitaux publics avait largement diminué. En décembre à Wuhan, dans la province de Hubey en Chine, apparaît un virus de la famille des coronavirus. Cependant, le 21 janvier 2020, le ministre de la santé, une certaine Agnè Busin, se veut rassurante. Le risque d'introduction en France est faible. Notre système de santé est bien préparé. Tr jours plus tard, le ministère de la santé annonce les premiers cas confirmés de personnes atteintes du Covid-19 en France. Et le 14 février, un premier patient meurt en France les suites de
cette maladie. De jours plus tard, le 16 février, Agnès Busin démissionne et se présente comme candidate à la mairie de Paris. Elle remplace alors l'homme du transpalette, Benjamin Griveau, dans une campagne de sauvetage après une fuite de vidéos sur Twitter où le candidat des emmarcheurs se filme dans son bureau ministériel en train de jouer avec son chapeau l'artiste. Ça c'est de la pipe. Le ministère de la santé est confié à un nouveau robot, Olivier Verrand. Il fera un point chaque jour à 19h avec Jérôme Salomon, directeur général de la santé depuis le 8 janvier 2018. La France manque de masque. Mais au lieu
de dire des choses telles qu'elles sont, le gouvernement va faire quelque chose de sale. Il va nous culpabiliser, faire comme c'était notre faute, nous parler comme à des enfants et nous dire d'arrêter, de demander ou de vouloir à tout prix porter des masques. Le 27 février, Édouard Philippe déclare donc "Aujourd'hui la meilleure façon de se protéger n'est certainement pas de se précipiter en pharmacie pour acheter des masques." C'est même assez fortement déconseillé. Le 29 février, Jérôme Salomon dit la même chose, mais en nous prenant encore plus pour des idiots. "Le masque n'est pas la bonne réponse pour le grand public. On ne peut pas boire, manger faire un certain nombre d'activités avec un masque. Enfin, Olivier Verrand avec cette agressivité
ridicule qui sera peu ou prou sa marque de fabrique. Je rappelle que personne, et je le redis et je le redirai chaque jour parce que c'est important, personne n'a besoin de porter un masque. Il mériterait tous un bon anonoir sur la tête. 29 février. C'est d'ailleurs ce jour qu'Edouard Philippe profite de la tenue d'un conseil des ministres dédié à la crise sanitaire pour essayer de faire passer son projet de loi sur la réforme des retraites en dégainant le 493. Lui, quand il s'agit de faire souffrir les pauvres, toutes les occasions sont bonnes. C'est pas simplement par devoir, ils sont fait quasiment un honneur. Le 6 mars, Jérôme Salomon fait le point. Plus de 101000 cas de coronavirus dans le monde et 613 confirmés en métropole. Mais pour bien montrer qu'ils en ont
rien à [ __ ] Macron et Brigitte se rendent publiquement au théâtre. Ils vont voir par le bout du nez au théâtre Antoine et Macron décide de maintenir le premier tour des élections municipales le 15 mars 2020. 3 jours plus tard, on est à 1191 cas confirmés en France et Édouard Philippe de tweeter comme un con. Il n'y a aucune raison scientifique de penser qu'il serait plus dangereux d'aller voter que d'aller faire ses courses. Hag Covid-19. Lendemain, on est monté à 4500 cas confirmés. Édouard Philippe annonce la fermeture des lieux publics non indispensable à la vie. Visiblement dans sa tête, le bureau de vote n'en est pas un. Le lendemain, c'est les
élections. Édouard Philippe tweet encore à voter au Havre. Point d'exclamation. Mon bulletin dans ton urne. C'est un moment de rare jouissance. C'est sans doute même le pic de la jouissance dans la vie d'un homme politique. Ce moment où il met un bulletin avec son propre nom dans une urne. On possède une photo de Nathalie Cos Maorisé qui nous en donne une idée. Mais le lendemain du vote, trèfle de plaisanterie. Macron confine tout le monde et il fait fermer les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, les universités, les restaurants, les librairies, les boutiques. Il interdit les rassemblements et il reporte le second tour des municipales. Le 17 mars, dans son allocution, il commente jamais la
France France n'avait dû prendre de telles décisions, évidemment exceptionnelle, évidemment temporaire en temps de paix. Ça y est, c'est parti pour un moment de complet pétage de plomb de la part de l'homoncule présidentielle. Le petit robot déclare alors le pays en guerre de façon excessivement ridicule comme un enfant qui joue au soldat de plomb. Nous sommes en guerre. Nous sommes en guerre. Oui. Nous sommes en guerre. Nous sommes en guerre. Cette phrase, le président prépuber va la dire fois comme si c'était autre chose que son fantasme césarroïde. Et puis ce sont toutes ces phrases odieuses. L'ennemi est là,
invisible, insais, qui progresse. Ou encore la nation soutiendra ses enfants. Pétin, sors de ce corps. Maréchal Pétin a été pendant la Première Guerre mondiale aussi un grand soldat. Voilà, comme si c'était pas suffisant, après son allocution dégoûtante, Macron va alors tweeter comme un con : "Nous sommes en guerre sanitaire contre le Covid-19". Le gouvernement français va alors nous faire un grand numéro de pâphysique en nous demandant de nous autoattester le droit de sortir de chez nous. Une sortie limitée s'entend. faire un tour sans dépasser un kilomètre autour de chez soi, promener son chien, fumer une clope. Si on doit sortir, on doit imprimer une attestation et la remplir,
inscrire son identité, son adresse et la raison de son déplacement. Enfin, l'assigner et se promener avec. Sinon, la police intervient. Et on nous annonce avec trompette que 100000 policiers et gendarmes sont missionnés pour vérifier que chaque personne qui traîne dans la rue est bien en possession de son autoattestation. Sinon, sinon, ce sera la sanction. 135 € d'amende forfaitaire, 375 € en cas de majoration. Et Christophe Castaner de tweeter comme un con. #coronavirus sauve des vies, restez chez vous. n'est qu'une grosse merde. Castaner Castaner Castaner une grosse merde. Castaner Castaner Castaner. Pendant ce temps sur BFM TV le 18 mars,
Jérôme Salomon continue à répéter qu'il n'y a pas pénurie de masque mais que le port de celui-ci est je cite totalement inutile. C'est vraiment, je le rappelle, une ressource précieuse pour les soignants et totalement inutile pour toute personne dans la rue. Et le 20 mars, c'est la porte-parole du gouvernement Sibet and DI qui nous en remet une louche. Pourtant, on avait plus faim. Les masques, nous dit-elle, serait trop difficile à porter. Elle nous fait même une confidence. Elle ne saurait pas elle-même utiliser un masque. Et vous savez quoi ? Moi, je sais pas utiliser un masque. Je pourrais dire, je suis ministre, je me mets un masque. Mais en fait, je sais pas l'utiliser parce que l'utilisation d'un masque, ce sont des gestes techniques précis. On va
être reconfiné à répétition jusqu'au 15 avril jusqu'au 11 mai. Le 28 juin a lieu ce fameux 2è tour des municipales. Édouard Philippe se présente comme candidat à la mairie du Havre. Il gagne. Il démissionne alors de son poste de premier ministre le 3 juillet et se voit remplacer par Jean Castex. Une nouvelle étape du quinquena s'ouvre. À partir du 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans tous les lieux publics pour toute personne de plus de 11 ans. Là où quelques mois auparavant, ils étaient qualifiés d'inutile, commment Priscilia Ludowski dans chronologie, ils sont désormais rendus obligatoires en
toute circonstances. Le 13 avril, Macron s'était autorisé une référence aux jours heureux, le programme du Conseil national de la Résistance. Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les jours heureux. J'en ai la conviction. C'était particulièrement déplacé. C'est bien ce que dira le réisateur Gill Peré interviewé par les roques. Je cite Pé le texte des jours heureux fait référence à la domination de la finance dans les années 30, à l'accaparement des richesses par une minorité, à la trahison des banques et des élites. Il voulait que l'État ait la main sur tous les secteurs qui sont prioritaires pour la vie d'une nation. Or, en tant que ministre de l'économie, Emmanuel Macron a défait EDF, une création du CNR qui avait nationalisé
une énergie trop importante à ses yeux pour être laissé entre les mains du privé. Prenez le programme du CNR et vous verrez que toute la logique de Macron est à l'opposé de ça. Macron a tout fait pour détruire l'héritage du CNR. Exemple : La gestion même de cette crise à coup de mensonge pour masquer une impréparation criminelle et d'origine purement capitaliste. Une gestion faite à coup de mensonge pour masquer l'absence de masque. Oui, on doit en parler de ça aussi. Pourquoi a-t-on manqué de masque jusqu'en été ? Et bien parce que la quasi-ttalité des masques chirurgicaux préconisés par les organisations de
santé avait été détruit entre 2017 et 2019, soit 616 millions de masques frappés de dégradation ou de péremption et seulement 100 millions avaient été commandés et fabriqués en 2019. Pourquoi si peu ? Parce que les masques étaient initialement fabriqués en France par l'usine de production Pleintelle. L'usine en fabriquait autour de 200 millions par an à la suite d'un protocole d'accord signé en 2005 avec le ministère de la santé. L'État devait assurer le renouvellement de son stock d'un milliard de masques lorsque ceux qui le composaient arrivaient à péremption. Mais il y a eu des engagements de l'État. Aucune commande du ministère de la santé n'aura effectuée entre 2010 et
2017. L'État a laissé les masques que le ministère possédait se dégrader sans en commander de nouveau. Et plein sans commande de l'État s'est retrouvé en difficulté. L'usine a été rachetée en 2010 par une multinationale américaine Reneywell. Plan de licenciement, suppression d'emploi, mise en chômage partiel et finalement fermeture de l'usine en septembre 2018. Du coup, plus personne pour fabriquer des masques quand on en a besoin. Bah oui. Bah oui. Pourtant, ce n'est pas faute pour le personnel de l'usine d'avoir tiré la sonnette d'alarme et interpellé le gouvernement. en particulier le ministre de l'économie
et des finances Bruno le maire, sans doute trop occupé à écrire son petit roman érotique giscardien pour leur répondre autre chose que le ministre a pris bonne note des éléments communiqués. Et oui. Et oui. Cette absence de masque vient donc d'une décision politique visant à faire des économie sur le dos de notre santé et celle-ci va être cachée de façon grossière par des discours temporisateurs sur l'inutilité des masques. Comme dans la chanson de Théodora, l'absence de masque va être couverte par des mythos, des mythos, des mythos de Philippe, des mythos de Salomon, des mythos de Veran.
Je cite encore Ludowski dans chronologie. Les doctrines et les plans de prévention étaient clairs. Ils n'ont juste pas été respectés. Nous savions qu'il nous fallait être équipé d'au moins un milliard de masques. Nous savions que la France n'était pas préparée, mais nous avons laissé fermer les usines de production. Les dirigeants successifs avaient été alertés à plusieurs reprises mais n'ont pas réagi. Nous savions, nous avons préféré mentir. Selon les rapports de l'OMS de 2026, on comptera dans le monde plus de 31 millions de cas confirmés de coronavirus et surtout plus de 7 millions de décès. En France, le chiffre officiel du cumul de mort lié au Covid sera de 168000
décès. Puis Macron fera un deuxième confinement ou plutôt un couvre-feu à partir du 17 octobre 2020. Couvre-feu généralisé à l'ensemble du territoire entre le 15 décembre 2020 et le 20 juin 2021. 6 mois. 6 mois d'interdiction de sortie nocturne avec contrôle de police renforcé et amende de 135 € pour sortie sans attestation dérogatoire et jusqu'à 3750 € en cas de récidive et même 6 mois de prison pour toute personne ayant trois fois transgressé le couvre-feu. Un confinement d'accord. S'il s'agit d'isoler des gens pour éviter la circulation du virus, ça s'entend. Mais un couvre-feu pourquoi ? Alors qu'on laisse les mêmes personnes
aller au boulot et dans les transports en commun dans la journée, pourquoi leur interdire les sorties nocturnes alors qu'on les laisse s'agglutiner comme des sardines dans le métro et au bureau ? Pourquoi leur interdire les dîners entre amis alors qu'on les force à aller bosser ? On les autorise même pas à rentrer avec 5 minutes de retard pour s'acheter de quoi bouffer une extrémiste au supermarché ? Mais qu'est-ce que c'est que cette logique de pervers ? Les autorités grandaises ont mis en place une surveillance de grande ampleur des populations pour contenir l'épidémie de coronavirus en faisant appel à des drones. À l'aide d'un mégaphone placé sur l'engin volant, un officier de police interpelle en tout lieux les personnes à risque. Couvre-feu, interdiction, contravention,
amende et même peine de prison pour les rebelles. Puis ce sera l'incitation à la vaccination, surtout l'obligation de présentation d'un pass sanitaire dans un certain nombre de lieux publics comme les restaurants et bars pendant 1 an du 1er juillet 2021 au 31 juillet 2022. Ce qui est hallucinant dans la séquence qui aura alors été traversée, c'est que l'État, face à une situation sanitaire vis-à-vis de laquelle il a brillé par son incompétence apporte une réponse qui n'est ni sanitaire ni politique mais militaire. Nous sommes en guerre. C'est du Ubu. C'est comme si Jarry avait écrit une nouvelle pièce Ubu et le coronavirus. Faut quand même l'admettre. Même si ce furent des temps cauchemardesque, ce fur
également des temps spectaculaires. Son des mois et même des années on aura vu des choses hallucinantes, des choses qu'on avait jamais vu avant. On aura vu des rues remplies d'hommes et de femmes masqués avec leurs enfants masqués et des vieillards sur des chaises roulantes masqués. On aura vu des écrans de télévision avec des retransmissions d'hommes politiques masqués en campagne face à des supporters masqués. On aura vu Macron masquer, toussant et s'étouffant sous son masque devant les jeunes masqués d'un lycée professionnel à Clermontferrand et disant "J'ai dû absorber un truc du masque." Absorber un truc du masque. On aura vu Olivier Verrand masqué à l'assemblée en train d'engueuler des députés de l'opposition masqués qui n'ont pas voulu voter la prolongation de
l'état d'urgence fournissant des efforts surhumains pour ne pas s'étrangler avec son masque. C'est ça la réalité. Mesdames et messieurs les députés. Si vous voulez pas l'entendre, sortez d'ici. Elle est là la réalité de nos hôpitaux. Elle est là la réalité de nos hôpitaux. Dites nos hôpitaux. C'est ça la réalité de nos hôpitaux. Mais ce qui est hallucinant également et beaucoup moins drôle, c'est le degré de violence entre ceux qui vont obéir à la politique sanitaire et les autres. Une violence aussi sinistre que la joie ressentie pendant l'année des gilets jaunes était belle et profonde, quasiment une guerre froide, une guerre civile mondiale froide. Ça va commencer dès les premiers jours du confinement avec un désaccord autour de l'usage de la chloroquine. Ça
va durer jusqu'au vaccin et au passes sanitaire avec tous les thèmes complotistes ou anticomplotistes afférents sur les plateaux de télévision. Comme sur les réseaux sociaux, les pour et les contres vont se traiter mutuellement de fascistes. Ils vont même essayer de prouver que les autres sont des fascistes. Les pro confinements, les anticonfinements, les proasques, les antimasques, les provaccins, les anti-vaccins, ceux qui veulent que les gens restent chez eux, ceux qui veulent que tout le monde sorte bosser, ceux qui pensent que le Covid est moins grave qu'on le dit, ceux qui pensent que le Covid est beaucoup plus grave. Bah oui, les politicards et les journalistes courtisans ont toujours adoré se payer la tronche des citoyens au proie aux rumeurs comme César se
moquait des gaulois. Souvenez-vous Jules César parlant des Gaulois. Ils accueillent en aveugle des bruits mal fondés. Tout ça n'a rien de nouveau, hein. Trouver le simple citoyen bête ou mal informé a toujours été l'apanage de l'homme de pouvoir. Ce qui était nouveau en revanche, c'est que sur internet, nous étions en train de devenir le journaliste courtisan, le politicard. et même le César de Wish des autres internautes. Et nous pouvions nous permettre de traiter avec mépris l'autre citoyen qui prenait sur les affaires les plus importantes des décisions dont il lui fallait, comme disait César, un continent se repentir. Nous pouvions nous moquer de notre voisin alors que nous n'étions pas mieux informés que lui puisque c'était une situation et 5 ans
plus tard, on peut bien l'admettre, totalement inédite. En bref, à partir de 2020, nous allions expérimenter des séquences de désunion collective au profit des salopards. Une situation qu'elle allait opposé entre eux, tous ceux que l'année des gilets jaunes avait uni. Et pourtant, et pourtant tous ceux qui seront peu ou en première ligne pour lutter contre les effets du Covid, ce sont exactement les mêmes que ceux qui ont fait les gilets jaunes. Ce sont les chauffeurs, les routiers, les livreurs, les caissiers. les éboueurs, les facteurs, les profs et bien sûr les infirmières et les infirmiers. Ceux qui ont été héroïques durant la
séquence du coronavirus, ce sont pas les politicards, ce sont pas non plus les journalistes courtisans qui ont fait la morale aux autres. On est d'accord ? Ce sont ces travailleurs indispensables qu'on ne cessera d'apauvrir tout en continuant àrichir les mêmes crapules selon le diagnostic toujours valide des gilets jaunes. Ceux qui ont été héroïques, ce sont ces travailleurs essentiels sur lequels notre pays tient tout entier dira Emmanuel Macron le 13 avril 2020 et vis-à-vis desquel dit Macron rien ne pourra plus être comme avant. que notre pays aujourd'hui tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économie reconnaissent et rémunèrent si mal. Bien entendu, le renforcement des
services publics était un des quatre piliers de revendication des gilets jaunes avec la transformation profonde du système politique, une fiscalité plus juste et une écologie solidaire accessible et accompagnée. Cela n'aurait dû les unir que davantage. Cela n'aurait dû nous unir que davantage. C'est pas ce qui s'est passé. Vous savez ce qui s'est passé ? Oui, vous le savez. Mais on va devoir quand même en parler. Vous le savez. Dès la sortie du confinement, Macron prépare sa candidature à un second mandat. Il fait que ça, rien d'autre l'intéresse. Selon Michael d'Armond, il dit "De toute manière, à la fin, il n'y aura que le Penel et moi." Et le pire, c'est que ça
marche. Au soir du 10 avril 2022, ce nul détesté de toute sa population après un premier mandat catastrophique et même criminel arrive quand même en tête du premier tour avec 27,85 %. Puis il bat une deuxième fois Marine Le Pen grâce à un deuxième barrage républicain avec un score de 58,55 %. J'ai conscience que ce vote mobilise pour les années à venir pour nous bananer derrière et faire la pire politique antipauvre possible et même la plus le Pen compatible au point de voter des lois ensemble contre la gauche. En marche nous fera crever.
La 5e République va nous faire crever. Les 5 ans qui suivent, nous sommes tombés dedans sans avoir vraiment saisi ce qui s'était joué, ni pendant les gilets jaunes, ni pendant le Covid. Et nous voilà à subir 5 ans de premier ministre qui se succèdent et de décisions injustes et célérate qui passent avec le 493. La réforme des retraites portée par un socialiste qu'il avait lourdement critiqué précédemment, le très lâche Olivier Dusom. Une réforme à laquelle le pays s'oppose massivement par des manifestations immenses mais face à un gouvernement qui reste inflexible et un ministre qui craque en pleine assemblée nationale en disant qu'il ne craque pas. Personne n'a craqué. Personne n'a craqué et nous sommes là devant vous pour la réforme.
Puis ce sont des élections européennes à l'issue desquelles le Rassemblement national nouveau nom du Front National finit en tête avec 31,37 %. Et le soir même, coup de théâtre, Macron décide la dissolution de l'Assemblée nationale. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale et convoque des élections législatives anticipées alors que le pays est sous le choc et craint l'accession du RN au pouvoir. Macron dégueulasse parle alors d'un temps de clarification indispensable. Nous devons clarifier le choix pour notre pays et pour nos vies. C'est là qu'il se clarifie lui-même surtout. Cet affreux petit arriviste, ce
méprisable petit mec qui n'a cessé de se présenter comme l'unique rempart contre l'extrême droite lui fait désormais ouvertement le marche-pied quand il ne lui fait pas du pied. Et lors de la commémoration des massacres d'oradour sur Glan, petite phrase totalement abjecte. Il dit avoir balancer sa grenade découpillée dans les jambes des oppositions afin de voir comment elle réagissent. Recoup de théâtre, c'est l'inverse de ce qu'il pensait qui se produit avec la création du nouveau Front populaire qui gagne les élections le 7 juillet. Le nouveau Front populaire présente même une candidate au poste de premier ministre, une certaine Luciasté. Macron, vexé comme un pou, refuse d'écouter le résultat des élections. Il refuse d'admettre que la gauche a gagné et il
dit il est faux de dire que le nouveau Front populaire aurait une majorité quelle qu'elle soit. Il décide que les Jeux Olympiques sont la priorité et décrète une trêve politique. Il refuse absolument qu'on lui propose un premier ministre et attend une éternité avant de nommer le sien de Premier ministre. Son choix à lui, un mec de droite juste pour faire chier parce que la Constitution antidémocratique de la 5e République lui permet. Macron nomme Barnier le 5 septembre. 3 mois plus tard, le 4 décembre, le gouvernement Barnier est censuré après l'utilisation d'un 493 pour approuver le projet de loi de financement de la CQ. Ciao ciao. Pas mal de gens conseillent alors à Macron de démissionner. Il refuse et il nomme Bairrou, le fan du roi Stingfoot, nouveau chef de gouvernement. Le budget
est imposé au 493. Mais Bairrou se chope une affaire monumentale, l'affaire Betaram. des châtiments corporels et des abus sexuels subis par des élèves de l'institution Notre-Dame de Betaram et commis par des prêtres et des laïques. Châtiment et abus que Bairou aurait contribué à couvrir en intervenant pour cela auprès du juge d'instruction chargé de l'enquête. Maou tombe le 8 septembre 2025 après avoir sollicité un vote de confiance. Le cornu est nommé le lendemain, contraint la démission le 6 octobre et renommé premier ministre les jours suivants. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Tout ça sur fond de Donald Trump en superub empereur intergalactique et de génocide des Palestiniens en quatre cas.
Pendant tout ça, Macron a surtout l'air complètement largué. Plus personne ne le respecte, ni ici ni ailleurs. Sa parole a autant de poids que celle d'un canard en plastique. Il n'a plus qu'un pouvoir de nuisance dont il va abuser comme tous ceux qui n'ont plus que ça. Minable, il tente encore des petites phrases mais il se prend les pattes dedans. Dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine, le petit robot menace la première et ensuite rétropédale. Et il fait ça plusieurs fois. Le 15 mars 2024, quand on lui demande de clarifier ses surenchères non suivi d'effets. Devant Anne Sophil Pix et Gill Boulot, Macron dit un truc très bizarre qui sera à la fois sa plus grande petite
phrase et celle où elle se renverse en son contraire. Je cite la meilleure petite phrase d'Emmanuel Macron. Vous êtes assis devant moi. Est-ce que vous êtes debout ? Non. Est-ce que vous excluez de vous lever à la fin de cette interview ? sûr, vous n'allez pas l'exclure. Incroyable. Anne Sophie Lapix lui répond : "On est même sûr de le faire et Macre on reprend et il la corrige." Voilà. Alors, nous on n pas sûr de le faire mais en tout cas on n pas on n'est pas dans cette situation là aujourd'hui. Pardon ? On n'est pas sûr de quoi au juste ? On n'est pas sûr de se lever. On n'est pas aujourd'hui dans la situation de se lever. Voilà comment la 5e République prend fin. pas par un bang,
pas par un murmure, par une position assise dont on n'est pas sûr d'être en mesure de la quitter. Il faut dire qu'après un an et demi de Covid, de confinement et de couvre-feu, on s'est tellement habitué à rester assis. Cela fait penser au professeur Choron qui disait des personnes qui restent toute la journée sur leur ordinateur, il faudra leur faire des cercueils carrés. Je cite le professeur Choron. Tu crois que tu vas les allonger ? Ces pauvres vieux là, ils ont passé leur vie assis. Tu vas pas les déplier en force pour les obliger à se mettre allonger dans un cercueil ? Metsleur un truc carré, c'est tout. Il y a rien de pire que l'ignorance. On s'instruit pendant qu'on brasse. Nous devons refaire de la métaphysique expérimentale comme disaient les membres du grand jeu. Ce
qui s'est joué lors de ces deux événements successifs, gilets jaunes et Covid-19, ce sont deux expériences métaphysiques. L'une était d'une expérience de la rencontre de l'autre, rencontre géographique extérieure par un pas de côté hors du pouvoir. Et l'autre, c'était la plongée dans un univers de solitude physique et psychique. et donc de confrontation directe violente avec le pouvoir le pouvoir et ses fantômes, le pouvoir et ses masque. On aurait dû quand même mieux tendre l'oreille parce qu'en 2019, il y avait quand même eu la série Watchman de Damon Lindelof, la troisème série après Lost et The Leftovers, du plus grand showrunner de notre époque. Un des plus grands
artistes et poètes visionnaires de notre temps, un de ceux qui avait vu ce qui allait se passer. Watchman, une adaptation de la bande dessinée d'Alan Mour publiée initialement en 1987. adaptation qui n'en est pas vraiment une plutôt un prolongement puisqu'elle traite partir du thème des super-héros et du même univers imaginaire d'un tout autre sujet politique non pas la guerre froide dans les années 80 sujet de la bandissée de mour mais d'une guerre civile raciale qui se joue 35 ans plus tard aux États-Unis et peut-être dans le reste du monde occidental avec des policiers masqués gangrainés par une extrême droite fasciste cherchant à reprendre le pouvoir sur une classe moyenne noire et tout ça 1 an un an seulement avant le meurtre de George
Floyd les mouvements Black Liv Matur parenthèse cette série, je veux dire la nôtre celle-ci série dont nous vivons les dernières minutes du dernier épisode en ce moment même ne doit pas seulement beaucoup à Philippe Cadick, à Simon Veille et à Cavana. Cette série doit aussi énormément à Damon Lindelof et à sa série Watchman. Lindelof avait détourné la phrase de l'écrivain nigérien chinois à Cheb. qui serait approprié contre les historiens à la mentalité colonialiste et raciste. L'histoire de son pays. If you don't like someone's story, write your own. Si vous n'aimez pas l'histoire de quelqu'un, écrivez la vôtre. Face à l'hostilité provoquée par le fait qu'il reprenait une bande dessinée culte comme Watchman, Damon Lindelof l'avait
reformulé ainsi. Si vous n'aimez pas mon histoire, écrivez la vôtre. Et en arrière-plan d'une guerre civile raciale, Watchman parlera également de l'ascension de nos nouveaux maîtres. comme les appelle Raphaël Baquet, Damien Lelou et Alexandre Picard, nos nouveaux maîtres, les nouveaux Césars de la tech. Car ces trois phénomènes suprémacisme blanc, technologie et césarisme étaient amenés à se retrouver à nouveau dans une forme inédite de menace mondiale, menace dont on n'est pas sorti aujourd'hui parce que vous savez ce qui s'est passé. des grands gagnants de la crise du Covid. Ce ne sont ni Macron et ses potes
ministres ou députés. Ce ne sont même pas Trump ou les autres chefs d'État. Ils ont payé un peu moins cher que les autres. Oui, parce qu'ils se sont couchés devant les nouveaux maîtres ou plutôt ils se sont assis en étant pas sûr de se lever. Mais ce sont pas eux les vrais gagnants. Les vrais gagnants, ce sont les milliardaires de la tech. Vous savez ce qui s'est passé ? Facebook émerge en 2004. YouTube en 2005, Twitter en 2006, Instagram en 2010 et 20 ans plus tard, le constat est facile à faire. Le confinement et le couvre-feu nous ont mondialement installé dans l'habitude de la consommation de contenu en ligne, dans l'achat en ligne, dans l'échange numérique, dans un quotidien dont la majeure partie se passe assis
devant un ordinateur ou devant notre téléphone. C'en est presque devenu une évidence. C'en est presque devenu un réflexe. L'ordinateur est devenu par un outil, une prothèse. Les grands gagnant de cette situation, ce sont donc bien évidemment Amazon, PayPal, Twitter, Facebook et cetera. et leur leaders milliardaires. Jeff Bezos, Peter Till, Elon Musk, Marc Zuckerberg, ils étaient déjà riches. Ils le sont devenus de façon sidérale. Amazon, en particulier aura en 2022 un chiffre d'affaires supérieur de 82 % à celui de 2019.
Elon Musk a aujourd'hui à son crédit 1000 milliards de dollars. C'est une richesse inédite. C'est même une première dans l'histoire de l'humanité. Et nous, bah nous sommes devenus beaucoup plus pauvres. Aujourd'hui, 50 % de la richesse mondiale est détenu par 1 % de la population. 50 % entre les mains de 1 %. Ils sont devenus surpuissants. Nous sommes devenus tellement pauvres, faibles et dépendants. La différence d'écart de revenu entre riche et pauvre est devenue stratosphérique. C'est peut dire qu'elle n'a jamais été aussi grande qu'aujourd'hui. Elle est devenue cosmique comme disait Jean-Paul Mara à l'aube de la
révolution. C'est au sein même de l'abondance que nous sommes à la veille de mourir de faim. Voilà pourquoi nous sommes en période prérévolutionnaire. Parce que c'est au sein même de l'abondance qu'une pseudoélite cherche à nous faire mourir de faim. Et parce que nous le savons, nous ne le savons même que trop. Nous ne savons que trop que demain, si on les laisse faire, ce sera 0,001 de la population qui possèdera 99,99999999999 % de la richesse mondiale. C'est tellement évident, c'est obsè tellement c'est évident et de
tels écarts de richesse mènent toujours au fascisme. C'est contre ça que s'était créé le CNR, le Conseil national de la Résistance. Et c'est à cela qu'a abouti la destruction de ses acquis au profit d'une poignée de Salme, comme l'avait déclaré Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF dans Challenge en octobre 2007. Il s'agit aujourd'hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance. Point d'exclamation. Et ben, on a vu le résultat. Ce dont la crise du coronavirus a été le nom pour parler comme Badou et BHL a été le passage du néolibéralisme qui a prévalu durant les 40 dernières années le néolibéralisme de
Tatcher et de Rean à celui d'une nouvelle modalité du capitalisme. Vous le savez mais on va devoir en parler quand même. Des mythos des mythos. Content triste les deux. Tu fais un reportage ? Alors moi c'est Viens génie. C'est passé comme ça. 3 ans euh 3 ans qui changèrent le monde. Le la salle là dans lequel Jacques Martin faisait son émission tous les dimanches, c'était au théâtre de l'Empire. En direct du théâtre de l'Empire. Bah là, il y a beaucoup de tension là. Beaucoup beaucoup de tension en studio déjà là. Mais si on prend mon nouveau programme pour Blast, un/art de ton travail, ça sera Ah, tuas je croyais que tu attendais pour réfléchir.
Vraiment, c'est amusant. Un petit caca avec la tête de l'ord. Mais tu sais la catato c'est pas mon truc. Il a parlé de moi. Son tweet c'était tu n'es qu'une grosse merde. Castaner caser plus aligné quand même. La première fois que j'en ai parlé, c'était dans ce truc dans ce resto à coquillir pour décider de ce qu'on se déaprès ça. Et tu m'as dit en fait je veux pas faire Paris des profondeurs. Euh je vais faire une exégèse de l'histoire de France machin. S'appelle la France des srois. La France des srois ça ça le faisait pas. Tu m'as envoyé tu m'as av envoyé 5 six titres. Ouais euh mais je demande s'il y a pas déjà on arrête tout un truc comme ça. Moi je Ah non arrête. Allez salut. Coucou. On va devoir en parler. La crise du coronavirus a été le moment du passage
du néolibéralisme qui a prévalu durant les 40 dernières années à celui d'une nouvelle modalité du capitalisme. Cette nouvelle modalité du capitalisme, Cédric Duran Yanis Varoufakis l'appelle technéodalisme. Norman Ajari préfère lui le terme de technofascisme. Le technofaschisme succède au néolibéralisme de Tatcher et de Rigan en présentant un mode de production capitaliste dominé désormais par de vastes formes rentières et monopolistiques. Dans le monde néolibéral, l'État a une place. Il est là pour intervenir non sur le marché mais sur la société, la législation, la science et la
technologie dans le but de garantir au capitalisme le cadre le plus favorable possible, mais aussi de permettre la régulation par une concurrence libre et non faussée. Dans le technofascisme, la première chose à abandonner est l'idéal régulateur de la concurrence libre et non faussée. du technofascisme et le rêve d'un monde géré par des monopoles dépourvus de toute limite à l'imposition de leur pouvoir. Ce technofaschisme explique Norman à Jari est une émanation de la jeune conscience de classe de l'hyperclasse mondiale. Il n'est pas un discours de séduction des masses mais un discours de l'insurrection des élites contre ces masses. Il part d'un sylogisme que Norman Najari
reformule ainsi. Toutes les grandes entreprises efficaces fonctionnent comme des dictatures. Or, pour devenir efficace, l'État doit fonctionner comme une grande entreprise. Donc, l'État doit fonctionner comme une dictature. C'est ce que va dire un de leurs théoriciens, l'informaticien et blogueur Curtisarvin. Tout ce que nous avons et qui fonctionne a été produit dans une monarchie par une monarchie ou les deux. Prenez par exemple cet iPhone. Il a été conçu par Apple qui est une monarchie puisque c'est une entreprise. Une entreprise c'est à peu près la définition d'une monarchie absolue. Marc Zuckerberg par exemple n'a de compte à rendre à personne. Il contrôle son conseil. Pour le technofascisme, explique encore
Norman Ajari. La technologie numérique est le moyen de transformer la société par en haut sans jamais avoir à solliciter notre consentement. C'est le césarisme dans sa forme la plus pauvre mais aussi la plus pure. Le rêve de l'homme blanc obéi par ses esclaves en toute circonstance parce que la continuité entre le colonialisme et le technfaschisme n'est pas douteuse. Un peu comme dans le Watchman de Lindelof où il n'est de la réaction à l'apparition d'une classe moyenne noire, le technofaschisme peut être interprété comme une réaction à la fin de l'appartide en Afrique du Sud. la tentative des suprémacistes blancs de reprendre la main d'une façon ou d'une autre sur le pouvoir mondial. Né à Prétoria en 1971, Elon Musk, PDG de
Tesla de la société de fabrication aérospatiale SpaceX a passé son enfance dans l'Afrique du Sud des années 80. Son père Hol promoteur immobilier était raciste, mythomane et violent. Il a commis presque tous les crimes que vous pouvez imaginer, a dit à son sujet Elon Musk. Et pourtant, Elon qui s'était initialement construit en opposition à son père a basculé à son tour dans une idéologie politique de plus en plus droitière et même extrême droitière, semble-t-il à la suite de la transition de Geor d'un de ses enfants en mai 2022, accusant le wisme d'être à l'origine de ce choix. Il faut vaincre le virus de la pensée W.
En octobre de la même année, Musk achète Twitter pour 44 milliards de dollars. Il le rebaptise X, licencie 80 % des employés et en fait un porte étendard des idées réactionnaires. Puis il soutient tous les partis d'extrême droite européens, l'AFD en Allemagne, Tommy Robinson en Angleterre, Georgia Meloni en Italie et désormais Marine Le Pen en France. Il fait un don de 270 millions de dollars pour financer la campagne de Trump. Il accueille l'investisur de Trump avec un salut romain ou nazi, comme vous préférez. Vous savez pour moi, l'un vaut pas mieux que l'autre. Quant à Peter Till, Capital
Risker, cfondateur de PayPal et de la société de renseignement et de surveillance Palentir, enfin sponsor du vice-président de Trump, Jens. Il n'a pas seulement passé son enfance en Afrique du Sud sous la partide. Il n'a pas seulement défendu, et pas seulement par provocation, le bilan de la partide, un régime qu'il a décrit dans la Stanford Review comme économiquement sain. Il s'est également construit en opposition avec l'héritage IPI présent durant les débuts de la tech. Pour Peter Woodstock et je cite le moment où les IPI ont pris le contrôle du pays et que nous avons perdu la vraie guerre culturelle pour le progrès. Désormais à la tête d'une entreprise développant des systèmes de surveillance particulièrement controversés avec de graves manquements au respect des droits
humains et à la protection de la vie privée et utilisé entre autres par le service d'immigration ICE ainsi que par Israël dans le génocide palestinien. Peter Til a pu écrire en 2009 dans un article intitulé l'éducation d'un libertarien je ne crois pas que la liberté et la démocratie soit compatible. Adversaire du multiculturalisme au cœur du projet technologique de Peter Tilelle de l'impérialisme occidental et du pouvoir colonisateur blanc. Comme le rappelle Sylvie Laurent dans la contre-révolution californienne, s'est fait connaître dès les années 90 en corédigeant un livre avec David Sax, The Diversity Meet, dans lequel il fustig le tournant multiculturel des études littéraires et des sciences
sociales, la démocratisation de l'enseignement supérieur américain et les politiques favorisant l'accession des minorités défavorisées aux universités. prétend également que les détracteurs de l'Occident, au nom de l'égalité et de la pensée critique mènent celui-ci à la médiocrité. Mais l'Occident de Til n'est plus national et à peine continental, nous explique Normanari dans Technofascisme. L'Occident de Til devenu essence. Il a déclaré au nom de l'Occident la guerre totale au reste du monde. Une vérité qui transcendente les conventions du multiculturalisme si elle existe, doit être contenue dans le seul ensemble de perspectives qu'il rejette a priori,
dit encore-t-il, les idées et les valeurs de la civilisation occidentale. La supériorité occidentale est pouril le miracle de la technologie. Les humains se distinguent des animaux par leur capacité à accomplir des miracles. Nous appelons ces miracles la technologie. Et c'est aussi en cela que nos nouveaux maîtres rejouent Rome. Rome en tant que sa civilisation ne recoupe pas une réalité géographique ou humaine. Rome en tant que Rome n'est pas l'Italie mais une administration. Pas des citoyens mais un personnel politique et militaire. pas une population mais une élite. Rome, c'est une idée de la hiérarchie et de
l'administration verticale comme sens unique du monde. Et c'est aussi et surtout une idée de la civilisation qui se confond avec l'efficience et la supériorité technique. Ainsi Elon Musk en 2023 flirtant publiquement sur X avec l'influenceuse H Saintclaircre sur le thème "À quelle fréquence les hommes pensent-ils à l'Empire romain ?" et donnant mutuellement naissance 18 mois plus tard à un enfant qu'il nomme Romulus. Elon Musk tuend ensuite comme un con en 2024 l'Amérique et la Nouvelle Rome. Ainsi de son côté Marc Zuckerberg notoirement obsédé par l'Empire romain dans le premier programme informatique a
été un jeu où le joueur unique se battait contre César. Marc Zuckerberg admettra n'avoir jamais réussi à gagner à son propre jeu. Il est trop tôt pour dire si celui-ci est prémonitoire de ce qu' allait être sa propre vie. Marc Zuckerberg donnant à ses trois filles des noms inspirés d'empereur romains, Maxima, Augusta et Aurélia et se faisant un t-shirt inspiré de la formule Out César Outil ou César ou rien Out Zuk out Niil. La fascination pour l'Empire romain est extrêmement répandue chez les patrons américains de la tech écrivent Raphaël Baquet, Damien Leloup et Alexandre Picard. Non seulement l'Empire n'a pas pris fin, mais il est en train de renaître sous
nos yeux sous une nouvelle forme. Le problème capital de notre temps est, selon l'expression de Patrick Lelet, celui de la capture du temps de cerveau disponible, c'est-à-dire la capture de l'attention. Mais son déplacement sur les 20 dernières années de la télévision aux réseaux sociaux n'a fait que compliquer pour nous un problème qui apparaissait déjà comme complexe. Bernard Stigler l'écrivait déjà en 2004 à l'aube même de l'apparition des réseaux sociaux. La tension des consciences est captée et produite par le biais de réseau. Dans sa très grande majorité, la population urbaine des grands pays industriels vit dans des conditions de moins en moins supportable. Elle accomplie des tâches professionnelles de plus en plus ingrates, des nuit de tout sens pour
ceux qu'ils accomplissent. Tâches dont les finalités sont généralement d'une extrême trivialité qui apporte à la population laborieuse une rémunération qui lui permet d'adopter des comportements de consommation de plus en plus standardisé où ce qui est consommé apporte si peu d'existence à celle ou à celui qui le consomme qu'il en résulte essentiellement un sentiment de frustration toujours plus habissal dont le résultat est l'intensification toujours plus frénétique de cette consommation, c'est-à-dire l'augmentation de cette frustration. Dans un tel monde, les réseaux sociaux sont un piège. Ils le sont parce qu'ils nous tendent les pires armes pour nous opposer au pouvoir. Des armes que le pouvoir a lui-même conçu et que à travers les réseaux sociaux, il nous tend en récanant. Ces armes.
Ce sont les fameuses armes rhthoriques de la communication et du débat. sont des manières de parler ou de penser qui sont organiquement vouées à favoriser non seulement la concurrence et le conflit, mais aussi le jugement à l'emporte pièce, l'information non sourcée et le procès d'intention, délation, dénonciation, rag rapporté avec gourmandise, cancell et autres, ça dégage. Ce qu'on fait quand on lit et écrit sur les réseaux sociaux, même quand on pense le contraire, c'est développer une familiarité avec le fascisme. C'est nourrir des affectes fascistes. C'est développer une pratique fasciste. Ce n'est pas la critique des effets du capitalisme et encore moins déploration publique dans l'expression du drame ou de la colère qui met en danger le
capitalisme. Cela, le philosophe anglais Mark Fischer l'avait bien compris avant de mourir. Ce qui met en danger le capitalisme, c'est le fait de nourrir des désirs post-capitalistes. Au lieu de chercher à vaincre le capital, écrit Mark Fischer, nous devrions nous concentrer sur ce à quoi le capital est forcé de faire barrage, la capacité collective à produire, à prendre soin et à prendre du plaisir. Le renversement du capital doit fondamentalement reposer sur l'idée simple selon laquelle le capital, loin de viser à la création de richesses, bloque nécessairement et en toute circonstan la production de la richesse commune. C'est pourquoi les années 70, celles de l'an01, nous apparaissent si précieuse et passionnante aujourd'hui.
Dans l'an01, comme plus récemment durant l'année des gilets jaunes, il a été question de la création d'une richesse commune, d'un plaisir commun, d'un soin commun. Et si pendant un an, les gilets jaunes ont donné la sensation d'une sortie du monde capitaliste, les un an et demi de confinement et de couvre-feu qui ont suivi ont défait tout ce qui avait été fait au bénéfice exclusif du capitalisme. Comme dans la chanson de Janel Monet, on a été baisé, screwed. On a été baisé et on continuera à se faire baiser si on continue à se battre contre le capitalisme de la façon dont il nous propose de le faire, c'està-dire en réalité pour lui, pour enrichir nos nouveaux maîtres, par nos tweets de con et parce que les réseaux sociaux
nourrissent en nous exclusivement des réflexes fascistes. Mark Fischer est mort en 2017. Il n'a donc pas pu voir les gilets jaunes. Pourtant, ceux-ci semble déjà présent comme spectre du futur dans son livre postume si passionnant, désir post-capitaliste, tandis que ce qui allait suivre pendant le Covid et le confinement renverrait aux inquiétudes antérieures de Fisher. Du reste, Fischer l'avait très bien vu venir dès 2013 dans ce qui est aujourd'hui encore un des plus grands textes sur le problème que pose l'usage à des fins apparemment politiques des réseaux sociaux. Quitter le château des vampires. Le château des vampires du texte de Fisher, c'est Twitter. En 2013, c'est démarche qui consiste à faire de la politique, tu parles à coup de tweet de con, c'est-à-dire en se faisant le
prêtre, le juge, le flic et le péd sujet et de toute situation. Je cite Fisicher. Le château des vampires se fait une spécialité de propager la culpabilité. Est animé par un désir sacerdotal d'excommunier et de condamner. Un désir universitaire pédant d'être le premier à être vu repérant une erreur et un désir de hipster de faire partie de celles de ceux qui sont dans le cou. Mark Fischer est presque trop gentil. En un peu plus de dix ans d'usage, Twitter ou X a contribué à la destruction de ceux qui restaient d'humanité chez ces internautes qui se prétendent parfois de gauche ou anarchiste, mais qui sont maintenant intégralement mu par des affectes fascistes. La suite de Cavana
qui disait "La pub pour des cons, la pub nous rend con". On dira les réseaux sociaux enrichissent les fascistes. Les réseaux sociaux permettent la victoire des fascistes. Les réseaux sociaux nous rendent fasciste. Les Romains n'ont pas seulement dompté les gaulois par leur conquête et leur génocide de population. Ils les ont domptés par la mise en place d'une organisation romaine que les Gaulois se sont mis à utiliser parce qu'elle était pratique, par la construction de leurs ponts et de leurs acducs et par l'imposition de leur administration. Le système organisationnel romain a transformé les révoltes gauloises en simple jaquerri. De même en nous habituant à lire et à écrire sur X, sur Instagram ou sur Facebook et acheter sur Amazon parce que ces outils nous semblent pratiques. Nous
traversons par les routes et lesduc de Til, de Musk, de Bos ou de Zuckerberg et nous devenons intrinsèquement une population à leur image, une population technofasciste. Dans quelques réflexions sur les origines de l'hitlérisme, Simon Veille avait demandé quel pays au juste Rome a-t-elle civilisé ? Qu'est-ce que la Gaulle a fait qui vait la peine d'être citée pendant les siècles où elle fut romaine ? De même, on peut se demander qu'est-ce que Twitter X a produit de bien ? Qu'est-ce que les hommes ont écrit qui vait la peine d'être cités pendant les siècles où ils ont rédigé des statuts sur Facebook ? Et si selon Philippe Cadck, les États-Unis étaient la preuve que l'empire n'avait jamais pris fin. Sur le fond, l'empire avait survécu une langue unique, un
système légal unique, une seule monnaie de bonne route et le christianisme, la religion légale de la fin de l'Empire romain. Tout cela a pu passer à un niveau plus raffiné encore à travers la refonte métaphysique collective proposée par les réseaux sociaux et leur fonctionnement propre. Comme on l'avait dit, Nager dans Infernet, vous vous souvenez ?
Les réseaux sociaux ne sont pas simplement des outils. Les réseaux sociaux sont des mondes. Les réseaux sociaux sont des mondes. Et leur fonctionnement est dès lors à l'image de la vision du monde de leur concepteur. Les réseaux sociaux ne sont pas ce que nous en faisons. Nous sommes ce qu'ils font de nous. Nous ne les configurons pas à l'image de nos pulsions. Ils configurent nos pulsions à l'image de celle de nos nouveaux maîtres sans même que nous nous en rendions compte. Et d'autant mieux que nous ne nous en rendons pas compte. Nous faisons la guerre et nous nous divisons selon les choix de leurs algorithmes pour mieux les laisser régner en nous et sur nous. Il n'y a pas besoin d'un empereur extérieur pour nous dominer puisque nous consolidons chaque
jour la domination intérieure de son empire sur nous dans une violence gratuite et bénévole exercé les uns contre les autres. Nous sommes devenus l'empire. Entre le 15 septembre et le 6 octobre 2025. Peter Till donne à San Francisco une série de quatre conférences privées consacrées au thème de l'antéchrist dans l'apocalypse de Jean. C'est comique de voir un capital risqueur suprémaciste blanc mais également transhumaniste ayant pris des dispositions pour se faire cryogéniser après son décès. Donc a priori non seulement indifférent la parole de justice de Jésus mais également peu curieux de la question de la vie après la mort. C'est comique de le voir chercher à séduire des chrétiens pour les convier à
sa croisade raciste. Mais passons et intéressons-nous à ce qu'il cherche à leur dire. Son sujet, c'est l'apocalypse, un récit qu'on retrouve à la fin du Nouveau Testament. Comme le 4e évangile, est attribue à un certain Jean. Cependant, dès le 3e siècle, on a distingué les deux Jean et reconnu dans l'Apocalypse l'œuvre d'un homonyme, responsable de la communauté d'Éphèse de la fin du 1er siècle, exilé à Patmous. Du reste, les deux écrits, l'apocalypse et l'Évangile ne se ressemblent pas du tout. L'Évangile de Jean insiste sur la religion d'amour de Jésus. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. L'apocalypse ne parle que de vengeance et de punition. Le pouvoir leur fut donné sur le cœur de la terre pour faire périr les hommes par
l'épée, par la famine, par la mortalité et par les bêtes sauvages de la terre. L'Évangile de Jean, c'est par les hommes de leur obsession de jugement, comme dans l'épisode de la femme infidèle. Celui d'entre vous qui est sans péché, dit alors Jésus aux incell qui veulent la lapider, qu'il soit le premier à lui jeter une pierre. L'apocalypse est obsédé par l'idée de pouvoir juger. Et je vis des trônes et à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger. Jusqu'à quand, Seigneur, tarderas-tu à faire justice et venger notre sang sur ceux qui habitent sur la terre ? Enfin, dans l'Apocalypse, on annonce la venue d'un faux prophète, l'antéchrist. Dans le texte de Jean de Patmos, l'antéchrist est possiblement une allégorie inspirée par la présence des
premiers hérétiques de l'Église chrétienne. Les rois qui pratique un rapport individuel à la spiritualité, un rapport individuel à Jésus sans passer par la soumission au pouvoir pastoral. Je cite Jean de Patmos. Et il lui fut donné une bouche qui proféra des paroles arrogantes et des blasphèmes. Il lui fut donné de faire la guerre au saints et de les vaincre. Dans les conférences de Peter Till, l'antéchrist est présenté comme une figure qui sera à la fois populaire et progressiste, une figure écologiste et anti-guerre appréciée dans le monde entier. Quelqu'un, dit-il, comme Greta Tenberg,
je cite-il. L'une des façons dont ces choses sont toujours apportées est que je dénonce Greta comme étant l'antéchrist, mais je ne veux pas trop la flatter. Donc en ce qui concerne Greta, vous ne devriez pas la considérer comme l'antéchrist. Greta est peut-être une sorte de prototype de l'antéchrist. L'antéchrist est quelqu'un comme Greta. Et vous savez quoi ? C'est quelque chose qui me donne soudain beaucoup d'espoir. Qu'une merde humaine totale. Non mais une pourriture hein. Une pourriture dotée d'un pouvoir et d'une fortune considérable. Krain Greta Tenberg, une jeune femme qui n'a eu d'autre tort que de s'engager jusqu'à risquer sa vie pour des causes écologiste et politique
ou plutôt que Greta Tenberg soit le prototype de quelque chose ou de quelqu'un que Peter Thil puisse craindre. Voilà quelque chose qui me remplit de joie. Pour l'Église catholique, l'antéchrist est un sans roi, un homme qui peut suivre l'enseignement de Jésus sans avoir besoin de la hiérarchie de l'Église. Pour un technofaschiste, l'antéchrist est une jeune femme qui n'a d'autre tort que de s'engager de façon désintéressée avec le désir de changer le monde. C'est que l'apocalypse n'est pas une prophétie. L'apocalypse est un programme et tout système politique produit l'interprétation de l'apocalypse qui lui nécessaire pour consolider et protéger son pouvoir.
L'antéchrist que le pouvoir désigne est toujours et très simplement celui qui montre le chemin vers son dehors. L'antéchrist indique la possibilité concrète de ce dehors. En désignant son antéchrist, Peter Til vient de nous montrer la faille de son système. la faille du système technofasciste et capitaliste. La faille de l'empire. Et si Greta n'est que le prototype de l'antéchrist dans l'apocalypse des technofascistes, c'est que c'est nous qui sommes celui-ci. L'antéchrist, c'est nous. Sa faille, c'est nous. Nous, en tant que totalité indiscernable, nous en tant que les technascistes ne peuvent plus distinguer la différence parmi nous entre soldats et citoyens.
Nous, on tant qu'ils ne nous connaissent pas et ne peuvent pas nous connaître. Nous en tant que nous leur échapperons toujours. Oui, Peter comme dans la chanson d'Alicia Kiz. You don't know my name. Nous sommes l'antéchrist. Nous le sommes en étant créatif. Nous le sommes en inventant, en imaginant et par notre imagination, notre inventivité, notre créativité, en échappant à leur stupide logiciel de surveillance. Nous sommes l'antéchrist. Nous le sommes en étant désintéressés et en étant insais parce que nous sommes désintéressés en vivant des vies qui n'avait pas été écrit, certainement pas écrites comme ils écrivent leur synthèse d'information de données. Nous ne nous libérons pas de l'empire
lorsque nous le commentons sur les espaces qu'il a inventé pour cela. Nous ne nous en libérons pas en nous transformant en flic, en prêtre, en juge ou en pédant. Nous nous libérons en développant une richesse collective qui ne se confond pas avec celle que nous propose l'empire. Nous nous libérons en imaginant de nouveaux rapports, de nouvelles relations, de nouvelles manières de vivre. Nous nous libérons en inventant de nouvelles raisons, pas de haï ou de nous haïir, mais d'aimer et de nous aimer. Et puis ce qu'il y a de meilleur en nous est toujours quelque chose qui non seulement leur échappe, mais nous échappe. Comme dit Sarah Actuel, ce que nous avons de meilleur en nous, personne ne le connaît, même pas nous-même.
Et Jésus, quand tu fais l'omone, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite. Nous nous libérons en vivant pour la vie comme dans une chanson d'Abelline Coln. my love for life foreverincoln l'artiste révolutionnaire et guérisseuse qui après nous avoir soigné de toutes nos douleurs passées nous apprendra à vivre toutes nos joies à venir mieux que Zangiao à Bellincoln les yeux et la voix du ciel jaune. Un soir Chant Bellincol dans une autre de ses chansons. J'ai trouvé ces mots magiques dans un livre magique.
Ignore. Ignore ce que ta main gauche fait. Bats-toi en acceptant de perdre et surtout ne crois jamais que tu as gagné. Jette, donne ton amour sans faire de compte derrière. Seul un César dresse la liste de ses exploits passés. Notre liberté dans notre absence de gloire, notre joie est dans notre absence de vanité. Parce que la vie n'est pas faite pour gagner jamais. Et d'ailleurs, personne ne gagne jamais. Aime, ne demande pas mais fais. Fais ce qui te fait vivre même quand ce n'est pas autorisé. Ignore, jette, aime
et tu passeras de l'autre côté. Des 100 rois à l'an 01, j'ai toujours pensé que les utopies les plus extraordinaires n'étaient pas mortes. Elles n'avaient pas été vaincue. Elles n'avaient pas disparu. Elles étaient vivantes tout autour de nous. C'est moi qui ne pouvais pas les voir parce qu'elles étaient sorties de l'histoire et j'étais encore dedans. Elles sont là. Elles sont bien là, mais à l'écart, il ne tient qu'à nous de dissiper l'écran de fumée qui nous en sépare. Il ne tient qu'à nous de faire la ruine de tous les Césars qui nous tiennent entre les griffes de leur petits pouvoirs et de reprendre cette vie libre et cette richesse commune.
Comme dit Louise Michel dans son poème. Ainsi, notre cycle s'achève sur lui-même se refermant et comme tout au fond du rêve, l'aube d'un jour éblouissant. On arrête tout.
Merci d'avoir vu ce dernier épisode de l'Empire n'a jamais pris fin. Si celui-ci vous a plu, likez, commentez, partagez, abonnez-vous à Blast, activez la cloche. Les sept épisodes diffusés durant cette 3è saison font désormais l'objet d'un troisème et dernier livre aux éditions Florent Masso et Blast. L'Empire n'a jamais pris fin, tome 3 de Napoléon à Macron. Il s'ajoute aux deux précédents tomes, de Jules César à Jean d'Arc et de Rablé à la révolution. Il sera dès le jeudi 1er octobre dans toutes les bonnes librairies et le lancement aura lieu ce jeudi soir à 19h à la librairie Le Montana l'air de rue
de Lamar Paris 20e arrondissement. Vous êtes les bienvenus. Alors si vous n'aimez pas ce dernier épisode de l'Empire n'a jamais pris fin, explosez. Image Cyprien Biseau. Assistant montage Medy Lacal graphisme Marga Simon graphisme Morgane Sabouret musique Baptiste Veillant son Théo Duchen. réalisation Mathiasoven réalisation et montage amyes aoufellaation
explosion
Bravo bravo à vous.
Emmanuel Macron