LE COQ & COQUEREL (LFI) ridiculisent la ministre en commission des finances
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Madame la ministre, honnêtement, quand je vous entends, je me demande si à la fin vous arrivez à vous regarder dans la glace, quoi. Je vous pose la question parce que très sincèrement, chaque mesure que vous nous annoncez dans le budget là fonctionne comme une véritable broyeuse sociale. Dans un pays où il y a eu de fait de cette même politique là, 6500 pauvres supplémentaires l'année dernière, 100 millions dans le pays.
Et là, de nouveau vous tapez tout le monde retraité, malade les enfants. Je crois que vous ne percevez pas à quel point ce budget est d'une violence sociale inouie. Alors, j'essaie de comprendre justement à quel point sur les 2 jours fériers que vous voulez faire sauter.
La question est simple, c'est est-ce que pendant ces 2 jours, les salariés toucheront leur salaire sous les conditions prévues dans leur contrat de travail ? Est-ce qu'ils seront rémunérés en salaire à ce moment-là ? Parce que ce que vous avez dit sur des questions de répartition différentes avec des modalités qui peuvent changer, honnêtement, on comprend pas.
Soit c'est du salaire, soit c'est directement un gain pour le capital et donc une baisse de salaire qui représente 1 % sur l'année s'il y a 2 jours travailler gratuit. C'est une vraie question. Et j'en profite faire juste une toute petite précision par rapport au débats qui vont animer l'ensemble du budget sur la question du mot d'austérité.
Je voulais vous lire la définition du Larousse qui dit que l'austérité c'est une politique économique qui vient réduire l'ensemble des revenus disponibles des ménages pour la consommation. Il me semble que quand sont désindex par exemple les retraites, on réduit les revenus disponibles des ménages pour la consommation. La ministre, alors euh premier point sur le taux de pauvreté, vous savez les chiffres de 2023 sont tout à fait importants à regarder en détail et ont été calculés avant la revalorisation générale de toutes les prestations liées au reflus d'inflation de 2024 qui a eu lieu en avril.
Et donc nous le savons tous, l'analyse que fera l'INC en 2024 de ce même taux de pauvreté sera très différente parce que nous avons pris et parce que c'est notre système social, nous avons un an de décalage entre l'inflation constatée en 2023 qui était très élevée et la revalorisation des prestations qui arrive comme on dit à n + 1. Deuxème élément malade et enfant. Je ne sais pas euh aujourd'hui si vous regardez par exemple les franchises, il n'y a pas de franchise qui s'applique euh par exemple sur les enfants.
Je ne sais pas de quoi vous parlez mais il y a pas aujourd'hui voilà quand on a un pays qui a moins d'enfants et un budget pour l'enseignement scolaire qui augmente de 200 millions. On peut pas dire qu'aujourd'hui monsieur le député, j'aimerais juste voilà et enfin sur les salaires, nous sommes tous payés nous sommes tous payés que les jours fériers tombent à lundi, à mardi, un mercredi, un jeudi, un vendredi, un samedi ou un dimanche. Ce que je dis c'est que ces jours travaillés, nous souhaitons que la richesse qu'ils vont générer soit répartie entre les travailleurs, intéressement, participation, partage de la valeur, salaire entre l'État. 4,2 milliards, c'était notre estimation de combien les entreprises pouvaient contribuer au vu de la richesse créée.
Et évidemment, bah ensuite, les entreprises qui ont s'il y a un solde, on le solde. Mais vous voyez ce qui est important, c'est que on refasse le lien entre le travail qui crée des richesses et les richesses qui permettent de partager ce produit. C'est la discussion qui a lieu actuellement avec les partenaires sociaux.
Madame madame ministre, juste sur cette question qu'elle est fondamentale. Quelqu'un qui gagne 3500 € par mois au mois de mai, il y aura 2 jours de travail non fériers, enfin mai et PAC qui seront imputés, cette personne gagnera toujours 3500 € alors même qu'il va travailler de jours de plus. On est d'accord ?
Donc c'est le cœur de la consultation. Mais je vous fais un exemple, je préson d'accord avec ce que je viens de vous dire mais je vais vous faire un exemple et je comme ça vous allez voir. Non non non, répondez-moi.
Est-ce que vous êtes d'accord ? dire parce que je suis d'accord avec quoi ? Avec le fait que quelqu'un qui gagne 3500 € par mois, d'accord, il va travailler le 8 mai en plus qui était férier jusqu'à maintenant, son salaire sera toujours 3500 € à la fin du mois de mai.
D'accord. Alors non, parce que nous voulons précisément que la richesse créée fasse du partage de la valeur. Non, attendez, parlez pas de prime et autre, je vous parle de salaire.
Le salaire, le salaire ne tiendra pas compte de la journée. C'est la consultation qui est en cours. Donc je peux pas vous dire comment les partenaires sociaux et les salariés après je vais vous donner un exemple.
Il faudrait qu'on trouve Il faudrait qu'on trouve parce que monsieur le président, il y a des années où le 1er mai 8 mai tomb un samedi ou tombe un dimanche. Bah on est aussi payé 3500 € même si on a travaillé 2 jours de plus. Mais c'est important parce que Oui.
OK. Ça veut dire que alors je vais vous le faire dans l'année. Quelqu'un qui gagne 3500 fois 3500 € x 12, il va travailler 2 jours de plus et ces de jours ne feront pas de jours de salaire en plus.
Voilà tout. Vous savez que tous les prers mais au moins assumez-le parce que moi mon choix c'est que la richesse créée soit partagée entre l'État. J'ai compris, j'ai compris les salariés.
J'ai compris mais c'est une réponse importante parce que depuis hier sur les je peux vous dire que c'est le le débat et donc c'est la réalité des choses. C'est pas la même chose que une autre mesure que vous avez annoncé qui dit qu'on va monétariser on pourra monétaiser la 5e semaine de congé payé. Là c'est différent.
Là ce qui va se passer c'est que les gens vont avoir 2 jours de congé de de jours férier en moins pour les gens qui travaillaient pas. Et ces deux jours de férier ils vont devoir travailler. Leur salaire ne changera pas.
Je voudrais monsieur le président juste verser à la sagacité collective un élément. Tous les 1er janvier nous recevons le tableau de où sont positionnés les jours fériers. Notre salaire ne change pas.
Si les jours fériers tombent plus souvent les samedis ou les dimanches ou il tombe plus souvent les jeudis ou les dire. Je vois précisément mais notre salaire n'est pas défini au nombre de jours fériers effectivement travailler. D'accord.
Jean-Pierre Bataille. Oui. Merci monsieur le président.
Yeah.
Aurélien Le Coq