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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 12 octobre 2021 3 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéInstitutions & élections

On a voulu faire entrer tous les opposants au #PassSanitaire dans le camp d'une espèce de déraison

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Je n'ai absolument pas changé d'avis. Et je crois d'ailleurs que l'argument de l'efficacité du pass sanitaire est l'un des arguments les plus terrifiants que j'ai pu entendre. »
  • 0:00Invité politiqueFait
    « Le président de la République lui-même disait que le vaccin ne devait jamais conduire à sélectionner les gens du point de vue de leur accès à des espaces publics ou à des services publics. »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « ça n'a pas de sens de faire croire qu'on rentre dans des bulles de sécurité où personne ne pourrait être contagieux. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « La corrélation qui a été opérée à travers le pass sanitaire entre le risque de contamination et le fait d'être vacciné n'a pas de sens. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « C'est la première fois qu'on vous demande un document de santé pour aller prendre un café en terrasse. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Vous avez aujourd'hui des Français qui sont empêchés, sauf à passer par un test qui va bientôt devenir payant et qui est déjà très contraignant, qui sont empêchés par exemple d'accéder à des services publics qu'ils financent par leurs impôts, par exemple de prendre le train, d'aller visiter un proche dans un hôpital, alors même qu'ils ne se sont soustraits à aucune obligation ! »
  • 3:08Invité politiqueFait
    « nul ne peut être contraint de faire ce que la loi n'ordonne pas »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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François-Xavier Bellamy

Je n'ai absolument pas changé d'avis. Et je crois d'ailleurs que l'argument de l'efficacité du pass sanitaire est l'un des arguments les plus terrifiants que j'ai pu entendre. D'abord je voudrais commencer par préciser une chose très importante, parce qu'on a voulu faire rentrer tous les opposants au pass sanitaire dans le camp d'une espèce de déraison. Il me semble qu'en réalité que ceux, et je sais que Gaspard en fait partie, qui ont tenté de s'opposer à ce dispositif ne faisaient que garder des principes que tout le monde disait partager il y a encore quelques mois, il y a encore quelques semaines.

Le président de la République lui-même disait que le vaccin ne devait jamais conduire à sélectionner les gens du point de vue de leur accès à des espaces publics ou à des services publics. Il me semble que ce dispositif d'abord est épidémiologiquement absurde en tant que tel, parce que ça n'a pas de sens de faire croire qu'on rentre dans des bulles de sécurité où personne ne pourrait être contagieux. La vérité c'est que c'est l'inverse qui se produit aujourd'hui.

Le grand paradoxe, c'est que les gens qui se font tester sont, d'une certaine manière, moins dangereux pour la contagion que les gens qui sont vaccinés et qui sont, on le sait aujourd'hui de manière parfaitement documentée, susceptibles d'être contaminés et d'être contagieux. Cela étant dit, ils ne risquent pas de faire de forme grave grâce aux vaccins, et c'est tout ce qu'on demande au vaccin, et d'une certaine manière c'est très bien. Mais la corrélation qui a été opérée à travers le pass sanitaire entre le risque de contamination et le fait d'être vacciné n'a pas de sens.

Et le plus important c'est que, pour un gain épidémiologique qui n'a pas de sens, on bascule dans un autre modèle de société : c'est la première fois qu'on vous demande un document de santé pour aller prendre un café en terrasse. La première fois qu'on transforme les Français en surveillant les uns des autres. Parce que maintenant, le garçon de café est supposé vérifier le statut vaccinal de celui qui l'accueille dans son établissement. C'est la première fois que l'État, de ce point de vue-là, délègue cette mission de contrôle et de surveillance à tous les citoyens, et transforme la société en un espace de vérification généralisée des citoyens des droits les uns par les autres.

Et je crois que ce précédent est extrêmement grave. Et j'espère qu'avec le recul, dans quelques années, on ne se dira pas qu'on est rentré dans un autre monde, qu'on est entré dans un nouveau monde. Mais je crois que, malheureusement, du point de vue du principe que nous avons abandonné, et notamment de ce principe fondamental qui est l'universalité des droits, quelle que soit la manière dont nous faisons nos choix, dont nous nous engageons dans la vie de la société, nous devrions tous avoir accès aux mêmes droits, de la même manière à l'espace public. D'autant plus - je tiens à souligner ce paradoxe incroyable ! que le vaccin n'est pas obligatoire !

Vous avez aujourd'hui des Français qui sont empêchés, sauf à passer par un test qui va bientôt devenir payant et qui est déjà très contraignant, qui sont empêchés par exemple d'accéder à des services publics qu'ils financent par leurs impôts, par exemple de prendre le train, d'aller visiter un proche dans un hôpital, alors même qu'ils ne se sont soustraits à aucune obligation ! Et qu'ils respectent potentiellement toutes les obligations qui sont en vigueur à travers le droit de leur pays. Donc on tombe aussi dans une violation très grave d'un principe constitutionnel majeur "nul ne peut être contraint de faire ce que la loi n'ordonne pas".

Et je ne comprends pas d'ailleurs que nos autorités constitutionnelles aient laissé faire avec une telle légèreté ce qu'ils avaient eux-mêmes pourtant indiqué devoir rejeter dans des décisions précédentes.