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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 7 octobre 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSécuritéJusticeSolidarités & famille

“LFI a planté un drapeau dans un segment de la population qui n’était pas considérée” (Yaël Goosz)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a un parti de l'ordre à écouter, incarné par Laurent Nugèz ?

  • 0:35RelanceRéponse partielle

    La récupération politique est-elle seulement du côté des manifestants ?

  • 1:11OuverteRéponse partielle

    Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas parlé des revendications légitimes ?

  • 1:52OuverteRéponse partielle

    Les techniques policières sont-elles légitimes face aux manifestations ?

  • 2:35OuverteRéponse partielle

    Le clivage droite/gauche correspond-il à la réalité des positions ?

  • 3:18OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Marine Le Pen cible-t-elle la même chose que le gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Fait
    « la récupération politique, elle est aussi du côté gouvernemental »
  • 1:52Fait
    « On ne brutalise pas les enfants. On ne dresse pas la jeunesse comme un adversaire militaire. »
  • 4:44Fait
    « Les algorithmes des réseaux sociaux vous donnent à voir ce que vous avez pas ce que vous avez envie de voir »
  • 5:24Fait
    « il y a des revendications, je le redis. Et évidemment, le parti de l'ordre, celui qui veut l'ordre, c'est aussi des parents et des grands-parents. »
  • 6:00Fait
    « ce segment de la jeunesse qui était pas si rentable électoralement auparavant, c'est ce que on se disait la semaine dernière, bah peut-être qu'il devient un peu moins non rentable de ce point de vue-là »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

John Christopher Roland, on avait hier le sondeur Ga Sliman qui disait "En même temps, on a toute une partie de la population française alors qu'on ne voit pas dans les manifestations mais qui regarde la télévision et qui est exaspéré de voir des petits jeunes en train de casser des abribus devant des policiers à qui l'ordre est donné de ne pas bouger. Euh il y a aussi toute une partie de la population qui veut se rendre à son travail et qui se retrouve bloqué parce que il y a une manifestation illégale. Est-ce qu'il y a aussi un parti de l'ordre qu'il faut savoir écouter et que Laurent Nugèz entend incarné ? Alors en préambule évidemment, je suis absolument contre les dégradations. Ça va de soi. Il faut il faut quand même le rappeler. Pour autant, vous avez raison dans la

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récupération politique, il y a pas que alors ils accusent à la fille d'être au côté des jeunes, mais la récupération politique, elle est aussi du côté gouvernemental et pas que. On a entendu hier Marine Le Pen, si vous voulez, cibler un peu la même chose. Il y a deux parties. Il y a le parti de l'ordre et puis la petite musique qui est derrière. On pourrait en parler avec notamment la loi casseur payeur. C'est le fameux la rangain qui est totalement fausse d'ailleurs he du Nicolas qui paye. Voilà. Et ça aussi c'est un segment électoral important. Là où je dis que le gouvernement savait que les revendications étaient légitimes, c'est parce qu'ils ont justement pas parlé des revendications, mais à la fois de l'ordre et également de cette question du contribuable qui pai et puis dans la

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situation actuelle de la dette et cetera, on en rajoute, on en rajoute. C'est c'est tout à fait habile hein, mais je je crois effectivement que c'est c'est c'était bien la preuve de la stupeur he du gouvernement dans la l'ampleur que qu'on compris ces mouvements. En [grognement] tous les cas, Mathilde Panu hier a eu des mots très durs contre les techniques policières et s'en est prise au premier ministre. On l'écoute à l'Assemblée nationale pour la France à soumise. Mathine Panu à cours d'inspiration vous ressortez encore et encore la carte grossière c'est la faute à elle manœuvres ridicules pour vous dédoigner de vos responsabilités ne trompent plus personne. Ceci est une alerte solennelle. On ne brutalise pas les enfants. On ne dresse pas la jeunesse comme un adversaire militaire. Ces

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scènes défigurent l'idée que nous nous faisons de notre pays et déshonorent ceux qui s'y adonnent. Il n'y a pas de doute. L'usage d'armes mutilantes doit être interdit tout comme les techniques d'immobilisation létale. Monsieur le Premier ministre, il ne vous reste que la répression pour gouverner. Méfiez-vous. Aucun LBD, aucune grenade ni matraque ne viendra à bout d'une jeunesse décidée à se lever pour son avenir. Alors Jean- Garrig Gla, on a entendu le point de vue de la France insoumise. Tout à l'heure, on a entendu Éric Siotti. Euh est-ce qu'au fond dans face à ce genre euh de scènes euh on retrouve le fameux clivage droite gauche ? à gauche étant en empathie vis-à-vis de ceux qui souffrent et qui manifestent pour défendre leurs droits ou une leurs

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conditions social et de l'autre côté le parti de l'ordre qui ne supporte pas de voir le désordre et la chian dans la rue. Je dirais plutôt le clivage des extrêmes en réalité parce que on voit bien dans cette si on écoutait un petit peu cette cette question de cette séance des questions d'actualité le la position de Parti socialiste est quand même très différente de celle de la France. on les entend moins. Ils sont évidemment dans la la compréhension et le soutien aux revendications des euh des des lycéens, mais dans une posture quand même de de prudence vis-à-vis des violences et cetera. Enfin, la position est quand même différente de celle de de la France insoumise quant quant au au Rassemblement national. Eux, ils sont dans une position mais comme souvent

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depuis depuis des mois de je dire de de de toucher les dividendes de cette peur sociale que peut susciter un mouvement de ce type en fait. Donc ils sont dans une situation effectivement de partie de l'ordre qui condamne la molesse, l'absence de de réactivité du gouvernement qui impute la responsabilité à Emmanuel Macron d'ailleurs et non pas à Sébastien Lecnu. C'est Emmanuel Macron qui est qui est qui est visé. Pourquoi ? Parce que parce que l'idée c'est de préparer la présidentielle et donc se positionner Marine Le Pen comme l'anti Emmanuel Macron. Donc on est dans dans une position en tout cas de de polarisation euh mais qui qui n'est ne coïncide pas

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tout à fait avec le le le clivage droite gauche me semble-t-il. C'est un petit peu plus compliqué que ça. Et on ne peut pas nier effectivement aussi que cette polarisation corresponde à une stratégie de conflictualité qui a été élaborée par la France insoumise qu'on a retrouvé au début du mouvement d'ailleurs et qui et qui évidemment s'appuie sur les réseaux sociaux sur les algorithmes comme le le disait tout à l'heure dans la première heure de cette émission Noemi Schou. C'est-à-dire que selon que vous soyez d'un côté ou de l'autre, vous verrez la violence policière et de l'autre côté, vous verrez sur les vidéos, de l'autre côté, vous verrez la violence de de certains

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personnes extérieures au mouvement lycéen et les 725 ou les 800 maintenant forces de l'ordre qui ont été blessées. Je Christopher Roland, je vous vois acquié. Les algorithmes des réseaux sociaux vous donnent à voir ce que vous avez pas ce que vous avez envie de voir mais ce qui vous indignne parce qu'ils savent que l'indignation est un moteur puissant de bah d'attention. Oui, effectivement il y a il y a il y a il y a l'algorithme qui joue énormément. Maintenant, juste que je voulais dire, c'est que la récupération par la gauche entre guillemets ou que le fait que la gauche soit au côté, alors aujourd'hui, c'est plutôt LFI qui a remplacé historiquement le PS sur ces questions là puisque dans les manifestations sous baladure, c'était la gauche qui appelait voilà qui enfin les socialistes qui

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étaient là. Là, ils ne sont plus là. Il faut faire attention quand même parce que ici il y a des revendications, je le redis. Et évidemment, le parti de l'ordre, celui qui veut l'ordre, c'est aussi des parents et des grands-parents. Et quand on regarde un peu entre la question existentielle qu'il y a derrière les les revendications, je parle de parcours sup, mais derrière c'est quel avenir pour ces enfants ? Bah les parents, bah ça les inquiète également et les grands-parents aussi. Donc je suis pas sûr que cette stratégie de la communication autour de la répression, autour de la violence en disant "Regardez, nous on va remettre l'ordre et tout à fait." D'ailleurs, on a vu les parents hier défiler avec les enfants. C'est un signal, je vais citer Yel Gos euh ce segment de la jeunesse

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qui était pas si rentable électoralement auparavant, c'est ce que on se disait la semaine dernière, bah peut-être qu'il devient un peu moins non rentable de ce point de vue-là. Faut faire attention de la façon dont ça tourne. Alors il y a Oui. Alors au fil des jours, on voit que petit à petit en réalité ce qui s'affirme dans ce mouvement c'est un aveu d'échec pour la plupart des partis politiques qui ont déserté ces questions-là parce que effectivement il est plus rentable si on parle cyniquement pour un candidat de parler au plus de 65 ans qui vote plutôt mais c'est démographiquement prouvé hein. Des économistes se sont planchés là-dessus. Des démographes aussi sur à qui faut-il parler pour gagner un maximum de voix. Sauf qu'aujourd'hui, cette désertion du terrain de la jeunesse fait

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qu'aujourd'hui vous avez elle fille qui est là et qui est même embrassé physiquement par un lycéen hier. Jean-Luc Mélenchon était tout ému de recevoir un bisou sur la joue. Merci Jean-Luc. Heureusement que vous êtes là pour les jeunes. Cette image, elle dit quoi ? Elle dit que eux ont planté un drapeau dans un segment de la population qui n'était pas traité entre guillemets par les politiques traditionnelles. Exactement exactement comme les quartiers qui ne vent qui ne votent pas. Ce sont des segments que travaill Jean-Luc Mélenchon et donc l'attaque sur les proxy et LFI qui seraient bordellisateur en chef, ça ne suffit plus. D'ailleurs, si Emmanuel Macron prend un brascore le dossier, c'est qu'il voit bien que c'est pas seulement le problème de elle et fille qui

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manipule la jeunesse. Ça va bien au-delà. Donc en réalité, c'est un sérieux rappel à l'ordre pour la plupart des partis politiques, sauf LFI dans dans le cas de ce mouvement, de dire "Mais traitez vraiment le sujet." Le PS a complètement disparu alors en soutien officiel lors des débats pour la primaire, mais on les voit pas, pas visible. C'est c'est quand même ça que ça dit. Euh et donc ça laisse le champ libre effectivement à Jean-Luc Mélenchon pour être l'incarnation de ce mouvement lycéen et et et c'est aux autres de se bouger et d'aller voir et d'aller parler. Jean Garric, c'est vrai que ça interroge de voir un Parti socialiste qu'on entend pas. Hm je dis pas qu'ils sont absents, mais c'est vrai qu'on ne les entend pas alors qu'historiquement ils étaient euh en

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première ligne sur les mouvements estudiantins. Euh là, ils sont en pleine primaire. On pourrait se dire tiens, mais même de façon un peu cynique. Euh voilà un champ sur lequel on pourrait investir pour mobiliser les jeunes à venir voter pour la primaire et on ne les entend pas. Oui, ne serait-ce que parce que ben les enseignants pour beaucoup étaient militants ou électeurs socialistes, les syndicats d'enseignants aussi était proche du Parti socialiste ou du Parti communiste d'ailleurs et aujourd'hui c'est LFI incontestablement qui a pris qui a pris cette place. C'est ça. Ça me paraît ça me paraît clair en tout cas dans le monde lycéen et et et étudiant. Mais c'est aussi malgré tout euh moi je veux bien que que tout ce ce discours sur les proxy et cetera et sur la la manipulation puisse

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être remis remise en question. Mais non, il ne suffit pas. C'est ça dire Oui, il ne suffit pas. Je je suis d'accord tout à fait avec ça et et on ne peut pas aussi ne pas remettre tout ça en perspective avec une stratégie politique, je le répète, qui est une stratégie de conflictualité, de polarisation et qui est une stratégie, je dirais euh euh en miroir du côté de LFI et du côté de ce fameux parti de l'ordre que je bon on on on on se rappelait dans la première heure là aussi ce qui s'était passé après les événements de mai 68. Mais 68, c'est le 30 mai la grande manifestation en faveur du général de Gaulle et c'est un rat de maré en faveur de du parti de l'ordre des gaulistes en en juin 1968. Alors, je

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dis pas que les les l'histoire passe pas toujours les les mêmes plats, mais il est certain que pour une partie des des Français, malgré tout, euh l'image du désordre est quelque chose qui euh qui va plutôt servir à euh l'autre partie euh extérieurement par un mouvement de balancier. Allez.