Nicolas DUPONT-AIGNAN sur France 2 le 01/04/23
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
De nombreux élus de gauche souhaitent la mise en place d'un référendum d'initiative partagée sur la réforme des retraites.
- 1:33RelanceRéponse directe
Ce n'est pas à vous, le gaulliste, que je vais apprendre que le 49.3 fait partie de la Constitution.
- 2:19OuverteRéponse directe
Elisabeth Borne va recevoir l'intersyndicale, ce sera mercredi 5 avril. La nouvelle patronne de la CGT, Sophie Boudin, a annoncé hier qu'elle se représente avec le reste de l'intersyndicale, mais l'intersyndicale demande le retrait des 64 ans, le gouvernement dit déjà qu'on ne les retirera pas. Donc c'est du cinéma, les Français en ont marre.
- 2:42FerméeRéponse directe
Mais vous demandez quoi, vous ?
- 3:54OuverteRéponse directe
Le Conseil constitutionnel censure cette loi ? Qu'est-ce que vous en espérez ?
- 4:33OuverteRéponse directe
Est-ce que vous considérez qu'il faut aller vers l'aide active à mourir, c'est-à-dire l'euthanasie ou le suicide assisté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« 'avais proposé ce référendum, j'avais même déposé la même procédure, j'avais 30 signataires déjà, donc je suis ravi que la gauche ait repris. »
- 1:00Invité politiqueChiffre
« contre l'avis du Président, puisqu'il y a les 185 signatures de députés et sénateurs, il faut 4 900 000 signatures. »
- 1:47Invité politiqueFait
« beaucoup de pouvoirs pour le Président, mais en contrepartie, le référendum, le général de Gaulle a utilisé 5 fois le référendum en 10 ans »
- 4:40Invité politiqueFait
« Moi je pense qu'il faut déjà appliquer la loi Léonetti qui n'est pas appliquée dans notre pays. »
- 6:15Invité politiqueFait
« la faible efficacité de la vaccination contre l'infection et la transmission. »
- 8:06Invité politiqueChiffre
« Vous savez qu'on a le record de misère, le record de hausse des prix, le record des déficits commerciaux, le record de déficits. »
- 8:50Invité politiqueFait
« un homme seul qui abuse du pouvoir, qui met le feu au pays, puisse rester quatre ans. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- Présentateur20 %
- ?9 %
≈ 57,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
à tous, bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Guillaume Daré. De nombreux élus de gauche souhaitent la mise en place d'un référendum d'initiative partagée sur la question de la réforme des retraites. Mais le ministre du Travail Olivier Dussopt a déjà prévenu, même si le Conseil constitutionnel valide le processus, la réforme s'appliquera.
J
'avais proposé ce référendum, j'avais même déposé la même procédure, j'avais 30 signataires déjà, donc je suis ravi que la gauche ait repris. Oui, d'ailleurs c'est transpartisan, mais la réaction d'Olivier Dussopt
est
proprement ahurissante. Pourquoi
?
Mais parce que ça veut dire que ce gouvernement,
après
avoir imposé la réforme sans vote, il n
'y
a pas eu de vote de l'Assemblée nationale, une réforme qui va modifier la vie quotidienne de millions de Français
et
qui est rejetée d'ailleurs par une très grande majorité des Français, pas de vote à l'Assemblée.
Maintenant,
il y a la possibilité d'un référendum. C'est un processus qui sera très long, puisqu'il
y a
ensuite une
collecte de signatures. Oui, mais référendum
contre l'avis du Président, puisqu'il y a les 185 signatures de députés et sénateurs, il faut 4 900 000 signatures. Et là, M. Dussopt dit, nouveau bras d'honneur,
vous
pouvez faire un référendum, moi j'applique. Enfin,
dans
la situation où est le pays,
je
me demande si ces ministres
ont
perdu la raison. Je ne comprends pas comment on peut gouverner un pays contre la démocratie.
Pas
de vote du Parlement, pas de référendum, alors on fait quoi ? On supprime la
démocratie ? Ce n'est pas à
vous, le gaulliste, que je vais apprendre que le 49.3 fait partie de la Constitution. Mais le général de Gaulle
avait
mis
en place dans la Constitution deux éléments d'arbitrage fondamentaux
qui
allaient avec les grands pouvoirs donnés au Président, beaucoup de pouvoirs pour le Président, mais en contrepartie, le référendum, le général de Gaulle a utilisé 5 fois le référendum en 10 ans,
et
il est parti sur un référendum perdu et la dissolution. Or, le problème d'Emmanuel Macron,
c
'est, vous savez, c'est comme une cocotte minute. Vous mettez une cocotte minute, vous fermez le bouchon en haut, l'air ne peut pas partir, vous allumez le gaz dessous,
et
vous dites bravo,
et
ça explose. Et c'est ce qui se passe dans le pays. Comment imaginer conduire un pays sans associer les habitants du pays au
grand choix
du
pays ?
Elisabeth Borne va recevoir l'intersyndicale, ce sera mercredi 5 avril. La nouvelle patronne de la CGT, Sophie Boudin, a annoncé hier qu'elle se représente avec le reste de l'intersyndicale,
mais
l'intersyndicale demande le retrait des 64 ans, le gouvernement dit déjà qu'on ne les retirera pas. Donc c'est du cinéma, les Français en ont marre,
on ne peut pas continuer dans un pays qui donne une image détestable
à travers le monde. Mais vous demandez quoi, vous
? Mais le retrait de cette réforme ou le vote, le gouvernement peut organiser un nouveau vote,
c
'est possible. La constitution le permet. Le gouvernement peut organiser un référendum, le gouvernement peut organiser une dissolution, le gouvernement peut au moins
prendre
la main tendue de Laurent Berger, qui ne va même pas jusqu'au retrait, qui dit une pause. Une pause, ça veut dire un retrait,
quand on dit une pause, ça veut dire qu'on enterre le
texte. Non, ça veut dire une rediscussion. Mais encore une fois, je suis inquiet, et je vais vous dire ce qui se passe aujourd'hui, parce que moi je me balade beaucoup, et dans ma ville, dans ma circonscription, et dans toute la France, les gens viennent me dire, le problème aujourd'hui,
c
'est Emmanuel Macron.
Est
-ce qu'il faut lancer une destitution de cet homme ? Une destitution ? Une destitution.
Sur
quelle base ? L'article 68, d'un homme qui use et abuse de ses pouvoirs
? Moi
je ne le souhaite pas, mais si ça continue comme ça. Il refuse le vote, il refuse le référendum, il refuse la dissolution, il refuse le retrait, il refuse la pause.
Tout en respectant la
constitution.
Mais
il abuse de la constitution, il y a un esprit de la constitution. Je veux dire qu
'on
est en démocratie encore, je dis aux Français, mais est-ce qu'on va continuer comme ça ? Est-ce que
vous espérez que
le Conseil constitutionnel censure cette loi ? Qu'est
-ce
que vous en espérez ?
Mais le Conseil constitutionnel est un organisme juridique. Moi je pense qu'il peut la censurer, parce qu'il y a eu détournement de procédures. Ils ont utilisé une procédure pour une
loi
rectificative de sécurité sociale, or c'est une réforme qui joue la vie quotidienne de millions de Français. Mais encore une fois, moi ce que je souhaite dans cette affaire,
c
'est que le pays arrête de perdre du temps. Il y
a
les problèmes de l'école publique,
il
y
a
les problèmes de l'hôpital, il y
a
les problèmes de la compétitivité
des entreprises, il y a la guerre en Ukraine, il y a le problème climatique.
Et ça fait partie des sujets qui vont être traités dans les prochaines semaines, de la santé et de la fin de vie. La Convention citoyenne sur la fin de vie va rendre demain ses conclusions. Elle rencontrera lundi Emmanuel Macron. Est-ce que vous considérez qu'il faut aller vers l'aide active à mourir, c'est-à-dire l'euthanasie ou le suicide assisté ? C'est un cas de
conscience
pour chaque Français. Moi je pense qu'il faut déjà appliquer la loi Léonetti qui n'est pas appliquée dans notre pays. Qui
permet de mettre
sous sédation
irréversible. Et avoir
des soins palliatifs décents.
Mais pas d'aide active.
J
'ai connu ça
avec mes parents, je sais ce que c'est.
Il
est ahurissant que dans notre pays, les soins palliatifs ne soient pas encore organisés comme il le faut. Il y a des gens exemplaires, extraordinaires. Si déjà on pouvait avancer là-dessus, et pardonnez-moi,
mais
ce débat de diversion, j'appelle ça un débat de diversion. Aujourd'hui les Français, vous savez ce qu
'ils
voudraient ? C'est pouvoir vivre leur retraite. C'est pouvoir ne pas être licencié à 55 ans. C'est pouvoir ne pas être traité comme des chiens. C'est pouvoir profiter
de leur retraite.
C'est pas parce que
les retraites sont un vrai sujet
que la question de la fin de vie
n
'est pas aussi un sujet
important pour beaucoup de Français. C'est un vrai sujet.
C'est un vrai sujet.
Donc pas d'aide active à mourir pour vous. J'attends les
conclusions. J'attends les conclusions. C'est un sujet de conscience. Vous
ne voyez pas favorable
? Il
y a des
choses concrètes à faire pour
notre pays.
Le gouvernement a annoncé qu'il allait mettre fin à l'obligation vaccinale pour
les soignants puisqu
'il suit l'avis de la Haute Autorité de Santé. Vous en êtes satisfait ? C'est ce que j'ai réclamé depuis
deux
ans. Et il y a une phrase incroyable
de
la Haute Autorité de Santé
qui
est écrite. Il dit, je l'ai noté, la faible efficacité de la vaccination contre l'infection et la transmission. Je n'ai cessé de le dire, j'ai été traîné dans la boue.
Et
la vérité
apparaît, la faible efficacité. Le ministère de la Santé répète qu'il est important de se vacciner, que pour les personnes... La Haute Autorité de Santé
vient de le dire à l'inverse.
Et j'aimerais que la vérité apparaisse sur les effets secondaires graves qui apparaissent aujourd'hui. Et j'aimerais que la vérité apparaisse sur les médicaments qui permettent de soigner le Covid, de sauver des vies et qui ne sont pas diffusés dans notre pays.
Nicolas
Dupont-Aignan, vous tenez aujourd'hui le conseil national de votre parti, Debout la France. Quelle place pour votre parti, justement, entre les Républicains et le Rassemblement National ou le parti d'Éric Zemmour ? Il n'y a plus de Républicains.
Donc, je vais vous dire, nous avons eu des milliers d'adhésions ces dernières semaines de gaullistes. Ils savent que j'étais de cette famille, que je l'ai quittée au moment du fameux référendum qui a été violé. Puisque là aussi, on n'avait pas respecté la parole des Français en 2005. C'est une crise démocratique puissante. Ils savent que je défends une idée de la nation indépendante
qui
travaille avec ses partenaires. Et Henri Guénaud va venir cet après-midi nous parler. Je suis convaincu qu'il faut recréer un grand pôle gaulliste dans notre pays. Les Républicains, une partie, partent avec Macron. Les dirigeants, ils vont à la soupe. La soupe qui est un peu pleine de mauvais croutons. Mais enfin, ils y vont. Et il y a des millions d'électeurs républicains qui se disent «
Mais
le gaullisme rénové du XXIe siècle, ça peut exister. » Ça va jusqu'à Madrid-Lepen. Mais c'est une coalition après qu'il faudra faire. En attendant, il
y
a le Rassemblement National. Il y a Debout la France. Et Debout la France est le parti qui, j'en suis convaincu, va rassembler ceux qui ont une certaine idée du pays, de la morale, de l'intérêt général. Une certaine idée sociale. On ne peut pas construire un pays sur la misère. Vous savez qu'on a le record de misère, le record de hausse des prix, le record des déficits commerciaux, le record de déficits. Qu'est-ce que vous dites aux 19 députés républicains qui ont
voté pour la motion de censure ? Je vais quitter
ce parti qui est mort-vivant, qui de toute façon est parti avec Macron. Reconstruisons quelque chose de fort
pour
sauver notre pays. C'est
ça qui est important. On entend que
vous pourriez figurer sur la liste du Rassemblement National aux Européennes l'année prochaine. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est faux ? Ça ne
veut
rien dire.
Debout la France présentera probablement sa liste. Et puis nous verrons s'il y
a
une grande coalition possible avec des républicains, des anciens républicains. On n'en est pas là. D'ailleurs,
je
vais vous dire, avant les européennes,
il
faudra soit des législatives anticipées, soit un référendum, soit une nouvelle élection présidentielle. Parce que je ne crois pas qu'un homme seul qui abuse du pouvoir,
qui
met le feu au pays,
puisse
rester quatre ans. Je ne crois pas que ce soit possible. Donc je dis à Emmanuel Macron, reprenez vos esprits, apaisez le pays, réconciliez les Français, gouvernez pour les Français.
Et
puis on peut avancer.
Un dernier mot sur la secrétaire d'État, l'économiste sociale et solidaire, Marlène Schiappa, dont on a appris visiblement, ce n
'est
pas un poisson d'avril, qu'elle allait faire la une du magazine Playboy pour parler de la mobilisation.
J'ai cru le droit d'être le 1er
avril, il fallait bien un 1er avril, donc j'ai cru ce matin en écoutant la radio que c'était un 1er avril. Remarquez, on a déjà eu Emmanuel Macron qui donne une interview dans Pif Gadget, en pleine explosion des retraites, alors que la France est dans le désordre le plus
total. L'interview a été
réalisée il y a un
mois et
demi.
Oui,
mais
enfin écoutez, il y
a
un moment, enfin, gouverner c'est sérieux. Vous savez ce qui se passe, c'est que les Français, si dans leur entreprise, si vous dans vos émissions, vous dirigez votre émission là, comme est dirigée l'État,
vous
croyez que ça marcherait
?
Bon, il faut arrêter tout ça. Il faut repartir ce débat sérieux. Les Français attendent du sérieux et qu
'on
s'occupe d'eux. C'est ça l'enjeu. Alors que Mme Schiappa devienne éditorialiste chez Playboy et puis qu'elle quitte le gouvernement. C'est tout. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Agnan. C'est à vous Maya. Merci beaucoup Monsieur.
Nicolas Dupont-Aignan