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interviewPublic Sénat· 10 juin 2020 7 min

Edouard Philippe : « Je ne veux pas que la peur change de camp »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je réponds bien volontiers à la question que vous posez qui est une question qui est au fond au coeur du pacte républicain comment dans une société démocratique et libre peut-on faire prévaloir l'ordre public comment dans une société démocratique libre construit sur l'idée d'universalité de l'universalité de l'homme des femmes et des hommes c'est-à-dire leur profonde égalité leur profonde endroit lent profond de liberté comment faire que cette part pour le moins obscures et j'allais dire presque éternel d'incompréhensions de peurs de stigmatisation de ce qui est différent de ce qui n'est pas identique comment faire pour la contenir et dans toute la mesure du possible pour la faire disparaître c'est pas une question simple madame la présidente et si si nous vivions dans un monde idéal et qu'il suffisait de proscrire d'interdire le racisme nous l'aurions déjà fait et l'effet est déjà produite par dans le loiret déjà produit ses effets ça n'est pas le cas et donc la question que vous posez et sensible j'ai un désaccord avec vous je ne sais pas si j'ai un désaccord avec vous madame la présidente mais en tout cas je ne crois pas et je ne laisserai pas dire car ça ne correspond pas l'expérience que j'ai que la police ou la gendarmerie serait et c'est d'ailleurs parce que vous avez dit madame la présidente ce n'est pas ce que vous avez dit je le dis parce que n'est pas impossible que ma réponse dépasse les murs de cette enceinte ce n'est pas ce que vous avez dit je ne peux pas laisser dire et je ne laisserai jamais dire que la police ou la gendarmerie serait d organisation des institutions violentes ou raciste elles ne sont je le dis madame la présidente ni l'une ni l'autre ni l'une ni l'autre la police et la gendarmerie sont des institutions qui à la différence de beaucoup d'autres sont extrêmement contrôlée placé sous l'oeil vigilant des médias de nos concitoyens des organismes internes d'inspection et de contrôle la police et la gendarmerie ou plus exactement les policiers et les gendarmes exerce des missions redoutablement difficile vous le savez vous le savez rester calme en toutes circonstances appréhender les malfaiteurs être exposés à un risque permanent du simple fait que l'on est dépositaire de l'autorité publique bien souvent du simple fait que l'on porte un uniforme et nous avons tous tous en tête des exemples nombreux de femmes et d'hommes quels qu'ils soient qui ont été attaqué et pris pour cible parce qu'ils portaient des uniformes qui fait leur fierté et qui est notre protection vous avez évoqué cette période particulière et au fond malheureuse dit des gilet jaune et vous avez indiqué madame la présidente que cette période démontrerait à l'évidence des prétendants démontrerait des violences ou illustrerait par donc voilà vous avez raison illustrerait des violences policières cette période a été violente elle n'a pas été le fait de violences choisi exercée par la police sur des manifestants pacifiques je vous le dis comme je le pense comme je les ai vécus madame la présidente nous avons assisté dans cette période je ne vais pas tout le monde dans le même panier bien entendu mais nous avons assisté dans cette période à des mises en cause à des insultes et des crachats à des violences incroyablement intense à l'égard des policiers et des gendarmes l'exercice du métier de policier de gendarme dans la société dans laquelle nous vivons et nous pouvons regretter que la société dans laquelle nous vivons soit brutale et violente est difficile et je veux dire madame la présidente la confiance l'estiment le respect absolu absolue que j'ai pour les femmes et les hommes qui s'engagent pour protéger leurs concitoyens et c'est parce que j'ai cette estime cette confiance ce respect que j'ai cette exigence que vous partagez j'en suis sûr et cette exigence d'exemplarité qui dit qu'aucun acte raciste ne peut être tolérée dans l'absolu est peut-être encore moins lorsqu'il est le fait de quelqu'un qui est dépositaire de l'autorité publique cette exigence doit être mise en oeuvre je ne veux pas je ne veux pas que le débat intense et délicat de la formation de l'explication des missions de la police de la définition des techniques les plus adaptées dans une société qui devient de plus en plus violente je ne veux pas que ce débat soit comme confisqué par des prises de positions théâtrale par des raccourcis ou des amalgames que tous nous avons dénoncé et que nous devons tous continuer à dénoncer avec des situations qui se déroulerait ailleurs je le dis comme je le pense nous devons être confiants nous devions être respectueux nous devons être exigeants vis-à-vis des femmes et des hommes qui font vivre la police nationale et la gendarmerie et c'est cette ligne qui est une ligne d'équilibré qui est une ligne d'équilibré que je veux tenir mais je ne veux pas madame la présidente que la peur change de camp je ne veux pas que la présomption passe de celui qui troublent l'ordre public à celui qui le défend parce que si nous acceptons cette facilité de l'esprit sous le coup de l'émotion et l'émotion est légitime et à les grandes et à les partager mais si nous acceptons cette facilité alors c'est un basculement de la république qui intervient et je vais vous dire mesdames et messieurs les sénateurs le basculement de la république quand je vois cela je me dis qu'il n'est pas si loin alors je vous propose madame la présidente d'être ensemble exigeante avec les femmes et les hommes qui composent la police nationale gendarmerie et de ce point de vue là nous sommes d'accord mais que nous leur disions parce que ici au sénat on est aussi une institution parce que le premier ministre il est chef du gouvernement que nous leur disions aussi vigoureusement au delà de cette exigence notre confiance et notre respect

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