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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 9 septembre 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraites

Jean-Philippe Tanguy : "Les Français voulaient que François Bayrou tombe !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:59OuverteÉludée

    Alors il croit à quoi ?

  • 2:01RelanceÉludée

    Quand vous dites qu'il ne croit pas à ce scénario, il croit à quoi ?

  • 8:32OuverteRéponse directe

    Mais est-ce que, Sylvain Maillard, vous prenez cette main tendue-là ?

  • 11:06FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous dites que vous censurerez tout ce qui bouge dans les mois qui viennent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:29InvitéFait
    « En l'occurrence, le programme, il était proche du notre empêche. »
  • 3:41InvitéChiffre
    « Le chômage, il augmente, et on a une dette énorme et un déficit énorme. »
  • 4:03InvitéPromesse
    « On dit, pas d'effort pour les ouvriers et les employés, pas d'effort pour les gens qui bossent, et on essaye de mieux répartir l'effort dans le temps. »
  • 5:59InvitéFait
    « Aujourd'hui, Bayrou est tombé. Les gens veulent une autre politique. »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « J'essaie de mentir aux Français, c'est inentendable de ne pas mentir. »
  • 11:23Invité politiqueFait
    « Moi, je n'aime pas commenter aux électeurs, c'est pour ça que je suis énervé. »
  • 13:24Invité politiqueFait
    « Les Français voulaient que M. Bérou tombe, peut-être que ça vous dérange, peut-être que ça vous déroute. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy39 %
  • Invité22 %
  • Invité 217 %
  • Invité 39 %
  • Invité 47 %
  • Invité 53 %
  • Présentateur3 %

6,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Jean-Philippe Tanguy

Je suis point d'observateur, je suis représentant du principal parti en voix et en siège, donc écoutez, tout ça est consternant. Vous savez, moi je me suis demandé pendant des années comment des gens intelligents individuellement sous la 4ème République avaient pu faire perdre un temps aussi précieux à la France, se ridiculiser aux yeux des électeurs pendant des années avec des espèces d'arrangements d'appareils, changer le système électoral avec les apparentements pour gagner les élections même quand ils avaient perdu.

Là je viens de comprendre, je viens d'avoir une épiphanie, on réalise en direct comment des gens individuellement intelligents, parce que Philippe Brun et Sylvain Maillard le sont, peuvent se compromettre pour ne pas accepter la réalité et finir par dire absolument n'importe quoi, vous ne représentez pas de majorité dans le pays réel, vous savez en démocratie, c'est-à-dire les électeurs. Que ça vous plaise ou non, la première force politique je finirai la première, franchement j'ai subi beaucoup de choses depuis 10 minutes, c'était très très pénible.

Je peux vous dire que j'ai vraiment pris beaucoup sur moi, je dois dire que malheureusement la seule avec qui j'étais d'accord c'est Madame Guettet, je suis désolé de gâcher votre soirée, mais non pas dans les solutions, mais non ça dit rien, ça dit juste qu'on le veuille ou non, la force intellectuelle dominante sur laquelle M. Brun s'est fait réélire dans l'heure, c'était le programme de Jean-Luc Mélenchon.

Moi je l'ai combattu frontalement avec Jordan Vardella aux élections, quand on avait des débats pendant les législatives, on n'avait pas un débat avec les épigones ou les avatars de François Hollande qui étaient bien cachés en Corrèze, on avait un débat avec le programme de Jean-Luc Mélenchon, essentiellement à 99%, même s'ils avaient réussi à mettre des trucs sur les retraites, qu'on ne voyait pas, où il y avait la version Madame Guettet à partir à 60 ans, au moins c'était honnête, et la version socialiste on ne comprenait rien, là je n'ai pas compris ce que vous vouliez. Voilà le débat, le débat, vous n'allez pas renverser la situation M.

Brun, tout le monde a compris, c'est parce que vous vous mentez sur le programme du Rassemblement National qui vous dérange, je comprends, vous êtes encerclés dans l'heure et vous n'avez résisté que parce que vous aviez le soutien de M. Mélenchon et de vos nouveaux amis, ex-amis, anciens, on ne sait plus, macronistes, M. Macron revient, il repart, il ressort, il reviendra. Bon, tout ça est grotesque, tout ça est grotesque, je vous le dis, et moi je suis un peu consterné qu'en dehors, je vous le dis, de Paris, personne ne croit dans tout ce cinéma. Il n'y a pas de force électorale derrière, et vous le savez très bien vous en plus.

1:59
Invité

Alors il croit à quoi ?

2:00
Jean-Philippe Tanguy

Comment ? Quand vous dites qu'il ne croit pas à ce scénario, il croit à quoi ? Est-ce qu'il faut survivre, est-ce qu'il faut survivre une semaine, un mois en attendant, qu'il se passe peut-être un événement, des housses ex-maquina, qui viennent les sauver de votre bilan ? De toute façon, c'est inéluctable, voilà, la force majoritaire, démocratique, en France aujourd'hui, dans tous les sondages, malgré tous vos mensonges, malgré toutes vos propagandes, malgré les affaires foireuses que vous essayez de balancer contre le Rassemblement National, nous sommes le premier parti, et le deuxième parti, c'est les insoumis. Que ça vous plaise ou non, c'est comme ça.

Et vous voulez, comment dire, vous sortir de cette réalité ? Mais on n'est pas alliés, on n'est pas alliés !

2:34
Invité

Il le sait, je le sais, les Français le savent, donc ce n'est pas le sujet. Et par ailleurs, nous ne demandons pas la même chose à cette heure. Le parti de M. Tanguy demande une dissolution, il espère avoir une majorité pour faire une cohabitation avec M. Macron. Nous, nous demandons le départ du président, parce que je suis persuadée qu'une dissolution de l'Assemblée Nationale ne réglera pas le problème dans lequel nous sommes aujourd'hui. – Philippe Bras, pardon, mais il y a une forme d'hypocrisie. Au fond, ce que vous disent, à la fois Clémence Guettet et Jean-Philippe Tanguy, c'est que c'est vrai, vous avez été élue grâce à votre alliance avec LFI.

Donc aujourd'hui, c'est vrai que malgré tout, vous pourriez dire, ben non, finalement, on n'a plus besoin d'eux. C'est quand même grâce à eux que vous êtes là. L'alliance, en somme, vous a fait accéder au pouvoir. – Mais tout le monde a été élue grâce à une alliance. Je veux dire, Mme Chikirou, dans sa circonscription, Raphaël Glucksmann était 10 points devant la liste de la France Insoumise. S'il y avait eu un candidat socialiste, Mme Chikirou, elle ne serait pas députée non plus. – En l'occurrence, le programme, il était proche du notre empêche. – Il y a une alliance. – Il y a une alliance. – Bon, écoutez, donc maintenant, on est… – Eux, ils n'ont pas eu le temps d'alliance.

– Je pense aux gens qui nous regardent, c'est des espérances. – Allez-y, Philippe, allez-y. – Donc là, aujourd'hui, le pays, il est bloqué, d'accord ? Le chômage, il augmente, et on a une dette énorme et un déficit énorme. – Et vous continuez le régime des partis ? – Est-ce qu'on continue le régime des partis ? – Et des premiers ministres qui vont tenir ta semaine ? – À se renvoyer la balle en permanence. Ou est-ce qu'il y a un moment ou un autre, en fait, on essaie de débrouiller cette situation politique inextricable. Nous, on fait une proposition. On a proposé un budget qui est à discuter avec les uns et les autres. Que tout le monde se positionne par rapport aux propositions.

On dit, pas d'effort pour les ouvriers et les employés, pas d'effort pour les gens qui bossent, et on essaye de mieux répartir l'effort dans le temps. – Vous savez, on peut y aller petit à petit. – Vous savez, on peut y aller petit à petit. – Philippe, on peut y aller petit à petit.

4:15
Présentateur

– Et tester les propositions, parce que c'est peut-être vers là qu'il y aurait quelque chose à faire.

4:19
Invité

– Un, des propositions. Deux, on dit, il faut qu'on gouverne 149.3. Il faut que ce soit l'Assemblée, qu'on discute et qu'on adopte le budget. Et donc là, tout le monde aura son mot à dire. M. Tanguy, qui était à la Commission des Finances, Mme Guettet, qui est vice-présidente de l'Assemblée, M. Maillard, et donc chacun votera en son âme et conscience le budget. Et c'est quand même plus facile que des magouilles à Bercy sur des accords de censure ou de non-censure. Et moi, je crois que là, on va pouvoir sortir le pays de l'Ornia. Donc un prémisse qui n'utilise pas le 49.3 et des propositions qui permettent d'exempter d'efforts les ouvriers et employés. C'est ce qu'on propose, nous, ce soir.

Et donc on n'est pas dans la magouille. On essaie juste de débrouiller une situation qui est inextricable aujourd'hui. – Vous êtes complètement dans la magouille. Et vous ne vous rendez pas compte du dégoût que ça provoque chez les gens. – Non, on ne fera pas. En fait, on est sincère, on explique, voilà. On propose des choses. – Ah mais vous êtes sincèrement opportuniste, j'y crois. – Mais de quelle opportunité parle-t-on ? – Vous avez été élu, vous, Philippe Brun, avec la tête de Jean-Luc Mélenchon sur votre affiche personnellement, dans votre circonscription. – C'est un faux que vous avez fait. – Madame Guétis, c'est un faux que vous avez fait.

– Je n'ai jamais mis la faite, Jean-Luc Mélenchon dans l'heure. – Et sur votre bulletin de vote. Et vous avez signé pour un pro-dramme politique que vous régniez totalement aujourd'hui. Et je vais vous dire une chose. – Mais parce que votre contre-budget, c'est rien. Je ne vais pas vous redire la même chose, ni abrogation de la réforme des retraites. – Vous l'avez déjà dit. – Il y a à la fois les retraites, les retraites, les retraites. – J'en ai gardé sous le coup, ni augmentation du SMIC, ni augmentation des petites pensions de retraite. – On l'a mis, on l'a mis, on l'a mis. – Ça, c'est un budget socialiste, un contre-budget socialiste. – On l'a mis, on l'a mis, on l'a mis, on l'a mis.

– Je pense que c'est pitoyable, la situation actuelle. – C'est indigne de vous, Clémence Guétis. – Je vous dis, le fond de ma pensée. – L'histoire vous jugera, je crois, assez durement. – Oui, on verra qui l'histoire juge. Moi, ce que je vous dis, c'est qu'on a une suite dans la mobilisation. Aujourd'hui, Bayrou est tombé. Les gens veulent une autre politique. Nous avons le rendez-vous de mercredi, le 10. C'est une mobilisation populaire. Et je crois qu'elle a joué son rôle dans ce qui s'est passé aujourd'hui, parce que les partis, qu'ils accompagnent ou non cette mobilisation, ils l'ont entendu. Ils ont entendu ce blocage. Le 18, il y a une grève.

– Oui, mais quand, en vérité, Mme Guétis, on l'a vu ce soir, elle a un ennemi, c'est le socialiste, le Rassemblement National, c'est bien. – Vous plaisantez, là ? – On discute gentiment, très courtoureusement. Elle a un ennemi, elle est venue ce soir pour attaquer les socialistes. C'est intéressant. – Non, pas du tout, je suis venue dire ce que la France insommise propose aux Français. – Dans l'histoire du mouvement social, le choix de la France insommise, l'ennemi de classe, maintenant, c'est le socialiste. C'est pas le Rassemblement National. – Vous plaisantez, M. Brun ? – C'est l'ennemi de classe. Et donc, on s'essaye de mes amabilités avec M. Tanguy. – On n'a aucune amabilité, M.

Tanguy, d'ailleurs, dit… Voilà, je trouve ça formidable. – J'ai absolument pas dit, c'était formidable.

6:48
Jean-Philippe Tanguy

J'essaie de mentir aux Français, c'est inentendable de ne pas mentir.

6:51
Invité

– Tout ça, moi, me laisse indifférent. On essaie juste de proposer des choses aux gens pour débrouiller cette situation qui est inextricable, qui est lamentable, et qui fait qu'aujourd'hui, notre pays décroche dans les classements internationaux, notre commerce extérieur est lamentable, que le chômage, il augmente. Et c'est ça qui me rend malheureux. – Un peu constructif, on sait bien que le Rassemblement national veut une dissolution, que la France insoumise veut le départ du président de la République. Reste qui ? Reste le Bloc central, les socialistes et les républicains. Est-ce qu'à partir de là, en vous…

en renonçant à certaines de vos revendications et de vos mesures, puisque si on prend ces trois forces, c'est le Bloc central qui est majoritaire, est-ce qu'avec le Bloc central, vous ne pourriez pas arriver à des compromis texte par texte, à condition que le Bloc central fasse aussi des concessions sur les retraites, je ne sais pas, sur la fiscalité, sur plusieurs points, et que vous arriviez à vous entendre ? Parce que si ça, ça ne se produit pas, on va vers la dissolution. C'est écrit. – Il faut d'abord comprendre une chose, c'est qu'il faut une respiration démocratique. On ne peut pas continuer. – C'est des formules, ça. Les Français, ils en ont assez, ces formules-là.

– En gros, il faut changer de politique. – Il y a une fatigue démocratique dans le pays. – Il faut changer de politique, d'accord ? Il faut changer de politique. – Eh bien voilà ! – La politique de M. Macron, il y a eu 100 députés de moins lors d'une dernière élection législative, les gens ont voulu que ça change. – Est-ce que vous n'êtes pas de vous parler ? – De toute façon, on l'a fait, tout le monde se parle, il y a l'Assemblée nationale, il est là pour ça. C'est un Parlement où les gens sont là pour parler. Et nous, on dit, on arrête le 49-3 et on discute à l'Assemblée pour se mettre d'accord sur un budget. C'est la meilleure manière de s'en sortir.

8:32
Présentateur

– Mais est-ce que, Sylvain Maillard, vous prenez cette main tendue-là ?

8:35
Invité

– Mais nous, on a toujours dit, on veut la discussion. Non mais j'entends les... Il faut parler directement. Là, on est dans une situation quand même très très dure. En France, on vient de perdre... On est au cinquième Premier ministre depuis deux ans. Il nous faut construire une majorité solide jusqu'aux élections présidentielles. – Vous y croyez ? – Oui, j'y crois. Sinon, je serais... – Vous croyez vraiment une majorité solide ? – Sinon, je ne serais même pas venu ce soir. – Non mais il y a des limites. – Il y a des limites. Il va me dessiner le 6ème majorité solide. – C'est très simple. – Il y a eu trois votes différents dans le bloc central aujourd'hui.

– Non mais si François Bayrou n'a pas réussi, pensez-vous vraiment qu'on puisse trouver une majorité solide ? – Oui, moi, je pense qu'on aurait pu trouver un budget. Très sincèrement, je pense qu'on aurait pu trouver un budget. – Vous avez le 49-3. Le 49-1. – Voilà, je pense qu'il est arrivé probablement trop tôt. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'on doit trouver une majorité. Oui, il y aura évidemment des points forts les uns les autres. Nous, on veut faire en sorte que le travail paie plus en France. Donc on regardera toutes les mesures qu'on peut trouver ensemble avec une majorité pour les voter.

– En vous mariant avec les socialistes, vous allez divorcer de facto des Républicains. – Non, mais mon mari a une personne. – C'est inextricable. – Vous savez quoi ? Moi, je veux financer nos armées. Je veux financer nos policiers. Je veux faire en sorte qu'il y ait une justice plus forte en France. Et pour tout ça, il faut un budget. Et faire en sorte qu'il y ait des accompagnements sociaux. – C'est une justice dont vous disiez hier qu'ils étaient disponibles. – Non, mais arrêtez de faire de…

9:49
Jean-Philippe Tanguy

– Dire la vérité. Il ne faudrait quand même pas dire la vérité. Ce serait bien de continuer à mentir sans déranger le soumaiat. – On ne fait pas de la condition. – On ne fait pas de la condition.

9:53
Invité

– On a besoin d'un budget en France. On a besoin de fonctionner. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? On retourne tous… – Moi, je pense qu'il faut une solution. – Tous les ans, on vote. – Est-ce que c'est la faute des Français ? – Est-ce que c'est la faute des Français ? – Tous les ans, ils doivent voter. – C'est horrible ça, la démontration. C'est à nous trouver des solutions à l'Assemblée nationale. On est 577. On est 577 à l'Assemblée nationale, à nous trouver des solutions. On représente le peuple qui a voté il y a un an, à nous trouver des solutions. – Vous êtes tous mal élus à cause du Front Républicain. – Bon, moi, c'est vrai que c'est comme permet.

– Et quand on voit la tête de filière, on sait que c'est difficile. – Parce que ça augmente la crise de la représentativité. – Mais pourquoi ? – Il n'y a rien à plus dans ce pas. – Pourquoi vous dites que vous êtes mal élus ? – Vous me regardez, vous connaissez… – Vous tous qui avez fait le Front Républicain, vous êtes mal élus. – Vous connaissez mon score, vous connaissez comment j'étais élu. – Vous ne savez pas vous personnellement, mais vous comprenez bien. – Je ne sais pas. – Vous n'avez pas de majorité, aucun mot. – Mes collègues, c'est pareil, je ne comprends pas à un moment. Vous pouvez être contre le fait qu'on veut construire un budget, c'est votre droit.

– Mais vous voyez bien qu'il n'y a une ressorte aucune homogénéité. – Nous voulons financer l'ensemble de ce que nous devons faire. – Excusez-moi.

10:49
Jean-Philippe Tanguy

– Jean-Philippe Tanguy, vous entendez ce que vous disent,

10:58
Présentateur

Philippe Brun et Sylvain Maillard. – Alors, il pourrait éventuellement y avoir un gouvernement dans les deux, trois jours qui viennent, en tout cas un Premier ministre, et qui arrivera avec des propositions. Est-ce que vous dites que vous censurerez tout ce qui bouge dans les mois qui viennent ou est-ce que, éventuellement, sur telle ou telle mesure, vous pourriez aussi apporter vos voix ?

11:15
Jean-Philippe Tanguy

– Il est évident qu'on censurera une espèce de magouille entre les anciens macronistes qui sont les socialistes, redevenus macronistes aujourd'hui, en ayant trahi une fois plus leur alliance. Moi, je n'aime pas commenter aux électeurs, c'est pour ça que je suis énervé. Ça n'a rien à voir avec le combat que je mène contre Clément Zégueté. Tout le monde le sait, tout le monde peut vérifier à l'Assemblée nationale. Je pense qu'on a des débats extrêmement virulents et il n'y a aucune concession d'un côté comme de l'autre. Mais tout ça est ridicule, parce qu'en fait, les socialistes se sont précipités dans le piège, assez simpliste pourtant, tendu par Emmanuel Macron.

Alors, il y a une simple rumeur de coup de fil à un hiérarche socialiste. Et voilà, on trahi tout, parce qu'on ne sait jamais… – On a trahi ce qu'on a fait là. – Parce que M. Foire, je ne sais pas si vous êtes au courant, collègue Brun, mais M. Foire a dit « Ah ben alors, gardez votre téléphone allumé, s'il y a un appel de l'Élysée, vous répondez ». Donc ce que j'appelle, si vous voulez, tomber un peu facilement dans le piège de l'Élysée, comme si Emmanuel Macron allait effacer ce qu'a dit M.

Tréhard, sa réforme des retraites, sa réforme pour les plus riches, comment dire, tout son démantèlement de la souveraineté française en faveur de l'Union européenne, comme s'il allait tout effacer ce qu'il représente lui-même pour vous donner le pouvoir… – Non mais attendez, pour donner le pouvoir à un parti qui représente, à la dernière présidentielle, 2% des voix. Donc tout cela ressemble vraiment, je suis désolé d'être énervé, mais j'avoue, je suis un peu excédé à une mauvaise plaisanterie, tout ça pour faire quoi ? Parce que ça a été dit par M. Maillard, on ne va quand même pas aller voter. Vous imaginez, on ne va quand même pas demander l'avis des gens.

12:28
Invité

– Je n'ai pas dit ça, je dis, on ne va pas revoter tous les ans parce que nous ne sommes pas capables de trouver des majorités.

12:32
Jean-Philippe Tanguy

– Mais on n'en est pas capable, vous n'en êtes pas capable, vous n'avez jamais écouté quoi que ce soit des autres,

12:35
Invité

vous collectivement… – Le Rassemblement national, de toute façon, ce qu'il veut, c'est le chaos. – Bien sûr, vous êtes dans votre coin. – La guerre même. – Vous êtes dans votre coin et vous voterez contre tout.

12:43
Jean-Philippe Tanguy

– La guerre, les centrales, une épidémie de fête et une fête bubonique. – Mais vraiment, M. Maillard, vous voyez, ça c'est vraiment l'arrogance macroniste. – Parce que tout ce que vous avez dit avant, c'était pas arrogant ? – Non, dès que vous êtes dépassé, non.

12:53
Invité

– Vous avez quoi, des vertus, vous savez exactement ce qui est arrogant ? La bonne tenue ?

12:58
Jean-Philippe Tanguy

– Moi, je vais vous le démontrer, là, tout de suite, si vous voulez, pas être un procès d'attention. – Oui, vous allez voir, c'est-à-dire qu'en fait, dès que vous avez tort sur quelque chose, ou dès que vous n'arrivez pas à vous sortir d'une position que vous avez vous-même créée, eh bien, si on n'est pas d'accord avec vous, c'est le chaos, c'est la guerre, c'est les ingérences, c'est les maladies, c'est la guerre civile. – Parce que là, le Premier ministre, c'est normal, en fait, pour vous. – Mais il ne se passera rien, M. Maillard. – Ah, mon d'accord. – Mais ça ne changera rien. – Ah, d'accord. – Vous croyez qu'il y a un Français ce soir qui s'inquiète parce que M. Bérou est tombé ?

– Les Français voulaient que M. Bérou tombe, peut-être que ça vous dérange, peut-être que ça vous déroute, il n'y a pas une, donc en tout cas une très grande majorité de Français aujourd'hui qui vous fait confiance pour résoudre le moindre problème. – Ce n'est pas de budget, ça vous est égal. – La réalité, mais de toute façon, le budget, vous le faites par 49-3, ce n'est pas votre budget, M. Maillard. – Mais c'est un budget. – Vous n'étiez même pas là.

13:39
Invité

– Que ce soit 49-3 ou pas, c'est un budget.

13:41
Jean-Philippe Tanguy

– Excusez-moi, j'ai encore dit, Mme Guettet, présidée de son père Choir, vous n'étiez même pas là pendant les budgets, les macronistes, vous n'étiez même pas présents pour défendre votre budget, c'est Bercy, c'est le budget de Bercy qui concoque, et vous vous répétez, vous vous êtes appuyé sur un bouton, quoi qu'on vous dise, mais si, sur un mandat, voilà. – Qui ? – Les macronistes, ils appuient sur des boutons, on leur dit vous appuyez là, ils appuient là, ils appuient là, ils appuient là. – C'est ridicule, c'est ridicule. – D'ailleurs, remarque, c'est peut-être une bonne nouvelle pour M. Brun, si on vous dit d'appuyer pour M.

Fouard, vous allez peut-être appuyer sur le bouton, vous allez appuyer pour M. Barnier. – Je voudrais qu'on donne la parole à M. Brun.