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Discours / meetingConseil d'État· 6 janvier 2026 3 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

🔹 La mer & les politiques publiques avec Catherine Chabaud, ministre déléguée à la mer & à la pêche

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Catherine ChabaudChiffre
    « la France est souveraine sur le deuxième espace maritime au monde avec 11 millions de kilomètres carrés »
  • 4:00Catherine ChabaudFait
    « l'océan est à la fois une richesse pour l'humanité : il nous nourrit, il équilibre, le climat, etc... »
  • 5:00Catherine ChabaudFait
    « on a besoin de faire équipage »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

D'avoir été navigatrice, oui, je comprends les enjeux et en même temps la mer m'a donné tellement de leçons et notamment la mer m'a donné tellement de leçons et notamment qu'on ne luttait pas contre les éléments et qu'on composait avec, voilà, j'ai l'impression quelque part d'être un peu son porte parole. En fait, la mer, je l'ai connue en dessous avant de la connaître au dessus, puisque j'ai commencé par la plongée sous marine avec un père qui était passionné de mer à la fois en Méditerranée mais aussi en Bretagne Nord. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui je suis passionnée de mer.

C'est que voilà, j'ai d'abord compris que c'était un milieu vivant. Et puis plus tard, j'ai rencontré d'autres marins, mais aussi des scientifiques, des historiens de la mer aussi, qui m'ont sensibilisée et qui m'ont fait comprendre à la fois le rôle formidable que l'océan joue en matière de climat, d'équilibre du climat, il est une richesse pour l'humanité. J'ai aussi compris que la France est souveraine sur le deuxième espace maritime au monde avec 11 millions de kilomètres carrés.

En résumé, que l'océan est à la fois une richesse pour l'humanité : il nous nourrit, il équilibre, le climat, etc...

Qu'il est très impacté et qu'en même temps il est finalement l'avenir de l'humanité. Et donc, en fin de compte, tout l'enjeu est de comprendre comment on peut poursuivre notre développement avec la mer, ça commence par la régénérer, et comment on arrive à développer des activités beaucoup plus durables. Et ça passe par le droit, ça passe par les cadres législatifs à toutes les échelles, à l'échelle nationale, européenne, et souvent l'échelle nationale c'est la déclinaison de l'européenne et à l'échelle aussi internationale.

C'est très, très symptomatique de voir que cette institution, il y a dix ans, il y a quinze ans, quand on a lancé le Grenelle de la mer, je ne suis pas sûre que le Conseil d'État se serait emparé de ce sujet. Et aujourd'hui d'avoir une réflexion sur le temps long et de regarder comment aussi on peut adapter nos politiques publiques pour faire en sorte qu’on puisse régénérer vraiment l'océan et que la mer soit vraiment l'avenir de la terre. Et en même temps qu'on puisse engager notre développement économique avec.

J'attends beaucoup de cet exercice pour éclairer les politiques publiques. Et j'aimerais bien qu'il soit aussi un outil. J'ai l'ambition, au niveau gouvernemental, d'arriver à faire comprendre à mes collègues aussi qu'ils sont une part de la solution.

Je ne suis pas la seule ministre de la Mer, à mon sens. Il y a un collectif, on doit être un équipage au sein du gouvernement. J'aimerais bien que le Conseil d'État, dans ses conclusions, nous donne un peu des orientations et nous dise ça : qu'on a besoin de faire équipage.