L'interview de Macron sur TF1 est l'émission de trop pour l'opposition
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse partielle
C'est l'émission de trop pour plusieurs candidats à la présidentielle ?
- 0:12OuverteRéponse partielle
Valérie Pécresse a saisi le CSA pour contester le décompte du temps de parole ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
En ce qui concerne les critiques sur son omniprésence à la télévision ?
- 2:10OuverteRéponse partielle
TF1 qui a proposé à tous les grands candidats de réagir en direct après l'interview ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32PrésentateurFait
« Emmanuel Macron en réalité fait exactement la même chose que tous ses prédécesseurs qui se sont représentés »
- 0:42PrésentateurFait
« Ils avaient tous annoncé leur candidature pour un second mandat très tard, c'est-à-dire entre un mois et deux mois et demi avant le premier tour. »
- 1:04PrésentateurFait
« Il y a dix ans, Nicolas Sarkozy avait fait le 29 janvier une grande émission en prime time, retransmise sur TF1, sur France 2 et sur six autres chaînes. »
- 1:58PrésentateurFait
« mais il n'y avait plus aucun doute sur le fait qu'Emmanuel Macron sera candidat. »
Temps de parole
- Présentateur63 %
- Invité23 %
- Auditeur15 %
≈ 7,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Emmanuel Macron qui est ce soir l'invité d'une émission exceptionnelle sur TF1, ce sera en prime time. Et l'opposition dénonce sa surexposition médiatique et des règles du jeu inéquitables.
Oui, c'est l'émission de trop pour plusieurs candidats à la présidentielle. Valérie Pécresse a saisi le CSA pour contester le décompte du temps de parole. Jean-Luc Mélenchon dénonce une comédie monarchique, Yannick Jadot, une mascarade qui doit cesser. Pour Marine Le Pen, le président profite de ses pouvoirs sans complexe. C'est un double procès qui est fait à Emmanuel Macron. Alors oui, ses opposants lui reprochent d'abuser de la télévision et de ne pas se déclarer candidat.
Alors en ce qui concerne ce dernier point, Emmanuel Macron en réalité fait exactement la même chose que tous ses prédécesseurs qui se sont représentés, que ce soit le général de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac ou Sarkozy. Ils avaient tous annoncé leur candidature pour un second mandat très tard, c'est-à-dire entre un mois et deux mois et demi avant le premier tour. Par exemple le 22 mars pour François Mitterrand en 88. En ne se prononçant pas donc à la 1000 décembre, en retardant l'échéance pour rester président le plus longtemps possible, Emmanuel Macron ne fait rien d'inédit dans l'histoire de la Vème République.
En ce qui concerne les critiques sur son omniprésence à la télévision ?
Alors là ça se discute plus. Il y a dix ans, Nicolas Sarkozy avait fait le 29 janvier une grande émission en prime time, retransmise sur TF1, sur France 2 et sur six autres chaînes. En pleine campagne l'opposition avait crié à l'abus de pouvoir, mais Valérie Pécresse qui était sa ministre et porte-parole à l'époque l'avait défendue. Elle estimait en substance que face à la crise du chômage il était normal que le président en exercice vienne parler au français. Les soutiens d'Emmanuel Macron se font un plaisir de remarquer maintenant que Valérie Pécresse dénonce aujourd'hui exactement ce qu'elle a prouvé il y a dix ans.
Mais ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy faisait pareil qu'il n'y a pas des questions à se poser. Emmanuel Macron s'est effectivement beaucoup invité à la télé depuis le début de la campagne. Le 9 novembre, une longue allocution à 20h avec quelques annonces sur le Covid mais surtout une défense de son bilan. La semaine dernière, deux heures de conférence de presse sur l'Europe et puis ce soir donc cette émission, 1h45 d'entretien à la fois sur son bilan et sur son projet. Un des dirigeants de TF1, un des rares qui a pu voir cette interview enregistrée, m'a confié hier soir qu'à la fin de l'entretien, mais il n'y avait plus aucun doute sur le fait qu'Emmanuel Macron sera candidat.
Il s'agit donc bien d'une interview politique.
TF1 qui a proposé à tous les grands candidats de réagir en direct après l'interview.
Oui, et presque tous ont d'abord accepté avant de presque tous finalement renoncer.
Ça vous fait rire Jean-Baptiste Gébarré, je vous vois qu'il...
Oui, ça me fait rire parce que je constate qu'ils prennent beaucoup de temps de parole pour contester le temps de parole du président de la République. C'est un peu le serpent qui se prend la queue.
Ils ont effectivement décidé finalement d'envoyer des lieutenants. Par exemple, Éric Ciotti représentera Valérie Pécresse. Yannick Jadot lui a décidé de ne pas venir du tout et de n'envoyer personne. D'envoyer Madame Hidalgo. Jusque que les candidats n'ont pas à être placés dans un rôle de commentateur d'un autre candidat. En fait, seul Éric Zemmour pour l'instant a accepté d'intervenir en duplex. Les choses peuvent bouger dans la journée.
Ah, ce qui va compliquer du coup la vie de TF1. Jean-Baptiste Gébarré, je vous voyais réagir à l'instant. Mais bon, c'est un secret de polychinelle, il est candidat quand même Emmanuel Macron. À un moment, il faut peut-être le dire.
Parce que vous croyez que c'est vraiment moi qui vais annoncer ça ce matin ?
Oh bah je ne sais pas, on ne sait jamais. C'est un petit malentendu, allez-y, lancez-vous.
Ça se tente. Non, mais moi j'écouterai l'interview avec beaucoup d'intérêt. Et du coup, j'écouterai la controverse de l'interview après, avec beaucoup d'intérêt.
J'ai jamais très bien compris pourquoi on attendait, à quoi ça rime.
Je ne suis pas président de la République, donc je ne peux pas me mettre dans ces habits-là. Mais ce que je sais, c'est qu'il y a évidemment beaucoup de travail à faire, qu'on est quand même en décembre, qu'on a 4 mois et demi de campagne, en tout cas 4 mois et demi jusqu'à l'élection présidentielle, ça laisse quand même un peu de temps. De campagne ou de travail alors ? Un petit lapsus là ? Je ne sais plus, mais de travail. Pour moi, de travail.
Pour vous de travailler, vous avez une grève en effet sur la table, on l'a bien compris. Vous espérez, vous dites que c'est un souhait réaliste, qu'un accord puisse être trouvé à la fin de la matinée, avec ceux qui ont déposé ce préavis de grève à la SNCF. Jean-Baptiste Gébari, merci d'être venu répondre à nos questions ce matin sur RMC. Il est 7h58.