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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 29 mai 2024 23 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

« Des alliés partout en Europe » - François-Xavier Bellamy invité de la matinale de France Info

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Trois pays européens reconnaissent l'État de Palestine. Emmanuel Macron propose de suivre. Vous êtes d'accord ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que le moment est venu pour reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    La réponse israélienne est-elle proportionnée malgré les mises en garde des institutions internationales ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron estime qu'il faut permettre à Kiev de neutraliser les bases russes. Vous êtes d'accord ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Faut-il livrer des armes à l'Ukraine pour frapper le sol russe ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    La défense européenne doit-elle être pensée franco-allemande ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15François-Xavier BellamyFait
    « aujourd'hui reconnaître l'État de Palestine c'est en réalité d'abord une forme de fiction »
  • 0:30François-Xavier BellamyFait
    « c'est donner raison à ceux qui ont déclenché cette spirale de la violence le 7 octobre c'est-à-dire au Hamas »
  • 1:45François-Xavier BellamyFait
    « Israël a le devoir de se défendre dans le respect du droit international »
  • 3:30François-Xavier BellamyFait
    « si le Hamas dépose les armes et libère les otages c'est la fin de la guerre mais si Israël dépose les armes c'est la fin d'Israël »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour François Xavier Belami bonjour Dublin Madrid Oslo trois pays reconnaissent depuis hier l'État de Palestine Emmanuel Macron propose de suivre le mouvement je cite à un moment utile et pas sous le coup de l'émotion est-ce que vous pensez pareil non je ne crois pas que ce soit aujourd'hui un moment utile pour reconnaître un état de Palestine je crois qu'il faudra un jour une solution à deux états il me semble que c'est le seul chemin pour parvenir à la paix dans cette région la paix qui est évidemment l'objectif tant attendu et ément nécessaire mais aujourd'hui reconnaître l'État de Palestine c'est en réalité d'abord une forme de fiction et surtout c'est donner raison à ceux qui ont déclenché cette spirale de la violence le 7 octobre c'est-à-dire au Hamas parce que c'est c'est pas une forme de fiction pour certains de nos pays des pays européens que je viens de citer Emmanuel Macron dit il faut attendre il faut attendre un momentel est l'é conna quel est l'état qu'on reconnaît quelle est l'autorité qui aujourd'hui incarne cet état c'est c'est là où il y a évidemment un geste que tout le monde reconnaît comme étant symbolique mais est-ce que c'est ce symbole qui va arrêter la violence je ne le crois pas d'abord et deuxièmement je le redis pour moi c'est donner une forme de raison à ceux qui le 7 octobre ont déclenché cette attaque parce que tout le monde le sait ces trois capitales n'auraiit pas reconnu l'État de Palestine s'il n'y avait pas eu cette spirale de la violence qui emporte aujourd'hui toute la région et les civils palestiniens qui sont victimes de cette violence et nous devons tous évidemment porter la nécessité de les défendre de sortir immédiatement de cette incroyable embrasement les civils palestiniens sont d'abord les otages du Hamas qui a choisi d'en faire des boucliers humains dans la guerre qu'il mène contre l'existence même d'Israël en Xav bami l'idée ces trois pays c'est de trouver une solution politique au conflit Pedro Sanchez le Premier ministre espagnol dit que c'est une nécessité pour parvenir à la paix pour vous il se trompe ah mais aujourd'hui encore une fois nous nous demandons depuis des mois CER le feu humanitaire parce qu'il faut que ce cess le feu interviennent pour faire sortir de l'enfer les populations civiles de Gaza aujourd'hui de Rafa lieu ça n'a pas lieu mais c'est ça le sujet majeur aujourd'hui la solution politique elle viendra quand il y aura des acteurs politiques à même de discuter aujourd'hui vous voulez discuter avec qui avec le Hamas le principe même du Hamas c'est la destruction d'Israël il peut pas y avoir de solution à deux états avec des gens qui croient qu'en réalité cet état et d'ailleurs je le dis parce que c'est ce qui nous concerne le plus il y a aujourd'hui des gens en France il a des forces politiques en France qui se font l'écho de cette revendication qui se font l'écho de cette propagande quand j'entends Rima Hassan dire qu'israëlid sur les filles aux européennes Israël est une monstruosité dit-elle c'est donc l'existence même d'Israël et pour elle une monstruosité il faudrait elle parle des gouvernant et elle elle dit qu'elle met à part la population non elle dit pardon c'est sa phrase maintenant il faut arrêter de biaiser parce que à chaque fois c'est la même chose à chaque fois on lance une énorme provocation une insulte une forme de de de de violence inouie dans le débat public et ensuite on se trouve des raisons de l'avoir fait non madame Hassan doit assumer ce qu'elle dit elle a dit Israël est une monstruosité comme elle a brandi le drapeau palestinien sur les réseaux sociaux en disant nous étions là avant vous nous serons là après vous qu'est-ce que ça veut dire sinon le fait que Madame Hassan est d'accord avec le Hamas elle est d'accord avec l'Iran elle est d'accord avec tous les sponsors du terrorisme islamiste international pour dire qu'il faut qu'Israël disparaisse et bien cela si c'est ça les interlocuteurs politiques pour avoir une solution négociée je crois que c'est évidemment une faute absolue juste d'un mot on a bien compris que le moment n'était pas venu pour vous pour la reconnaissance de l'État de Palestine mais est-ce que le moment est venu à ce moment-là de pour la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'État d'Israël ce que soutient le patron des républicains Eric cioti le moment est venu pour une la principale chose que nous disons avec ériic Coti avec les républicains le moment est venu pour un cesser le feu humanitaire c'est ça la chose qui doit nous préoccuper le plus mais on comprend pas enfin pardon pour le parallélisme des formes mais si le moment n'est pas venu pour la reconnaissance de l'État palestinien pourquoi est-ce que euh la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'État d'Israël serait un pas vers la paix parce qu'on voit qu'aujourd'hui Israël est devant un défi de survie devant une menace existentielle vous avez des forces politiques je le répète en France je pense à LFI mais aussi le Parti socialiste qui a demandé il y a seulement quelques semaines l'embargo sur les armes à destination d'Israël quelques jours seulement avant l'attaque massive de l'Iran qui a frappé le territoire israélien on voit bien qu'aujourd'hui dans ce conflit il y a une asymétrie évidente si le Hamas dépose les armes et libère les otages c'est la fin de la guerre mais si Israël dépose les armes c'est la fin d'Israël et donc nous nous disons que nous n'avons pas le droit à créer une égalité ou une forme de de de à mettre sur le même plan dans une une sorte de relativisme inf une organisation terroriste et un État démocratique donc Israël a raison de ne pas respecter la décision de la Cour internationale de justice qui lui a demandé la semaine dernière de cesser les bombardements dans la bande de gaz mais qui provoque ces bombardements nous nous disons depuis le début Israël a le devoir de se défendre dans le respect du droit international et là aussi notre position n'a jamais vari mais qui provoque ses bombardements sinon le Hamas qui continue de tirer sur le territoire israélien depuis les les les territoires qu'il qu' l'occupe parce que c'est en réalité la véritable occupation et qui menace le territoire d'Israël tous les jours pour provoquer cette réponse pardon mais Isma POS la question franç parer est-ce que ça vous a ému ce qui ce qui s'est passé à Arfa non seulement ça m'ame mais ça me révolte que des populations civiles soient aujourd'hui dans cette situation d'enfer je le dis depuis des mois c'est un drame absolu mais je le redis on ne sortira pas de ce drame si on ne regarde pas en face quelle est sa cause réelle et sa cause c'est que ismaï a nié qui est le leader du Hamas qui lui est d'ailleurs confortablement bien loin de Gaza il dit quelques jours après le 7 octobre en parlant des civils palestiniens il dit nous avons besoin du sang des vieillards des femmes des enfants pour réveiller en nous l'esprit révolutionnaire c'est ça le Hamas c'est une organisation terroriste qui utilise ses populations civil comm il y a 7 mois de guerre un peu plus de 7 mois de guerre des milliers des dizaines de milliers de de morts du côté palestinien vous vous considérez que la réponse israélienne est toujours proportionnée malgré les mises en gardes des institutions internationales non moi je ne suis pas à même je dis qu'Israël doit se se défendre dans le respect du droit international je ne suis pas à même d'en juger mais israël est une démocratie ça fait aussi une grande différence et il y a un débat en Israël sur la proportionnalité de cette réponse et il y a des dirigeants qui sont responsables comme tout dirigeant démocratique qui sont responsables devant leur peuple et qui sont responsables devant le droit ce que nous disons simplement c'est que Israël il faut le répéter parce que certains semblent l'avoir oublié a le droit de se défendre aujourd'hui et pard mais vous éz la position d'Emmanuel Macron je crois qu'il faudrait sans doute qu'il y ait un débat au sein de la majorité sur cette question parce que pardon mais les voix sont pour le dissonante c'estd on a le président de la République qui dit oui à la reconnaissance d'un État de Palestine mais pas maintenant on a la tête de liste de la majorité présidentielle qui dit non et en même temps son numéro 2 qui dit oui il faudrait le faire maintenant Bernard Guetta qui est numéro 2 sur cette liste alors sur un sujet aussi important on n'a pas droit au un même temps parce que on risque évidemment de donner raison au pire européenne hier à Munster en Allemagne Emmanuel Macron s'est vu remettre un prix pour la paix qui lui avait été décerné il y a plus d'un an pour avoir maintenu long longtemps le dialogue avec la Russie dialogue rompu depuis pendant la cérémonie le président français a eu ses mots ce qui est plus compliqué quand on a commencé à faire la guerre c'est qu'il faut trouver les voies et moyens de continuer à parler à l'ennemi pour à un moment signer une paix faut-il oui ou non reparler avec la Russie mais ça c'est la question qui est posée aux dirigeants Ukrainiens parce que c'est l'Ukraine qui aujourd'hui est attaquée par la Russie et le sujet majeur c'est que l'Ukraine soit en position de force pour négocier le jour venu quand elle le voudra parce que nous nous devons soutenir l'Ukraine pour défendre sa souveraineté pour défendre la liberté du peuple ukrainien et ce n'est en aucun cas je crois aux Occidentaux de dire à l'Ukraine le moment où elle doit négocier pour mettre fin à cette guerre que nous devons faire c'est c'est de faire en sorte que l'Ukraine puisse attteendre la paix parce que c'est évidemment ce que tout le monde souhaite mais la paix dans la justice et la paix dans la liberté et pour atteindre la paix euh faut-il livrer des armes à l'Ukraine qui lui permettent de toucher le sol russe et des bases notamment comme cela a été évoqué par le président français mais il faut livrer des armes à l'Ukraine d'abord je crois que pour nous mais pour nous c'est la priorité c'est d'abord de faire en sorte que la France soit au rendez-vous de ce devoir impératif de venir concrètement en soutiences ukrainiennes aujourd'hui ça n'est pas le cas toutes les études montrent que la France qui a pourtant la deuxème industrie d'exportation en matière de défense au monde qui a la première armée conventionnelle en Europe la France aujourd'hui est très loin des plus gros partenaires de l'Ukraine des partenaires les plus efficaces en matière de soutien concret aux forces ukrainiennes aujourd'hui j'étais avec le le général Gomar qui est le numéro 3 de notre liste l'ancien patron des forces spéciales françaises nous étions il y a quelques semaines en visite dans une usine d'armement qui fabrique des véhicules blindés c'est des véhicules qui tous les jours sauvent des vies sur le terrain les vies des soldats qui sont engagés au front et cette usine nous disait les gens qui la font vivre qui euh aujourd'hui sont engagés pour soutenir les forces ukrainiennees que ils auraient pu intensifier les cadences ils auraient pu passer au 28 au 38 personne ne le leur a demandé l'État n'a pas passé les commandes aujourd'hui ils produisent à un rythme qui n'est pas différent de celui qui était le leur avant la guerre en Ukraine on est très en retard et et même pour pas pas pas ma question ma question c'est Emmanuel Macron hier estimait qu'on devait permettre à Kiev de neutraliser les bases militair d'où la Russie tire ses missiles ces bases sont sur le territoire russe est-ce que ça veut dire voilà qu'il faut livrer des missiles qui permettent de frapper le territoire russe moi je ne le crois pas je crois que aujourd'hui nous devons tout faire pour é une escalade qui serait extrêmement dangereuse notre soutien en forces ukrainiennees il doit se matérialiser par le fait qu'aujourd'hui les ukrainiens et c'est leur priorité attendre d'abord des éléments défensifs pour protéger leur territoire c'est la priorité absolue et de ce point de vue-là encore une fois nous sommes très en retard donc c'est une chose de parler le président de la République le fait beaucoup mais je ne crois pas que mettre sur la table des propositions qui contribuent à une forme d'escalade la proposition à mon avis très dangereuse d'envoyer des troupes au sol en Ukraine c'est une demande des Ukrainiens de pouvoir utiliser les armes occidentales qui qui leur qui leur sont livrées pour pouvoir frapper le sol le sol russe mais leur première demande encore une fois c'est que nous soyons au rendez-vous sur le rythme de livraison d'armes de munition d'équipement et c'est je crois notre principale priorité pour le reste ce que je vois c'est que des pays qui sont très engagés depuis très longtemps avec beaucoup plus de force que nous dans le soutien à l'Ukraine sont très réticents sur l'idée de de cette extension du domaine du conflit plus généralement sur la question de la guerre Emmanuel Macron disait nous devons penser en franco-allemand euh not re défense il l'a répété à l'occasion de cette visite en Allemagne vous êtes d'accord avec ça c'est réaliste aujourd'hui le couple franco-allemand est dans une situation de fragilité que nous ne lui avons jamais connu dans l'histoire de nos pays depuis la création de l'Europe et nous voyons que cette difficulté ces tensions qui se multiplient sont une source d'inquiétude très grande pour l'équilibre européen dans son ensemble ça tient évidemment à la relation entre les deux chefs d'État et de gouvernement français et allemand ça tient aussi à des intérêts qui divergent non à la divergence bien sûr de de nos modèles de nos modèles industriels de nos modèles économiques de nos modèles sociaux de nos modèle de sécurité et de ce point de vue-là moi j'ai eu l'occasion de le dire au chanelier Scholz les yeux dans les yeux quand il est venu au Parlement européen nous avons eu un débat assez vigoureux je crois qu'il faut parler franchement à nos partenaires allemands mais il faut aussi que nous soyons conscients que la France a sa part de responsabilité dans l'immense fragilité actuelle du débat franco-allemand mais là encore vous n'avez pas répondu à la question la question d'une défense pensée en franco-allemand pour reprendre les mots d'Emmanuel Macron ça vous paraît réaliste moi je crois que la défense doit être d'abord dans la construction d'une sécurité européenne le fait de nos armées nationales nous avons des modèles d'armées différents et l'Allemagne et la France particulier il n'y aura jamais d'armée européenne et il ne doit pas y en avoir une parce que l'armée c'est l'expression la plus régalienne de ce que c'est qu'une démocratie et il n'y a pas une démocratie en Europe il n'y a pas non plus un seul modèle d'armée nous n'appelons pas en France et en Allemagne nous n'appelons pas armée la même chose en Allemagne la garantie de sécurité du territoire allemands pour les citoyens allemands c'est essentiellement l'OTAN et l'armée allemande est essentiellement une composante de l'OTAN et en France au contraire nous avons une armée qui a une vocation d'intervention et d'opération sur les théâtres sur lesquels elle est engagée d'ailleurs avec des références démocratiques totalement différentes pour que l'armée allemande soit mobilisée dans une intervention il faut que le Parlement se soit réuni qu'il est débattu qu'il est confié un mandat à l'armée allemande avec des conditions précises d'ouverture du feu on comprend pourquoi étant donné l'histoire étant donné ce que nous avons vécu on comprend pourquoi l'Allemagne s donné ses garanties en France on a un modèle d'armée qui est construit aussi autour de la disfasion nucléaire qui ne sera là aussi jamais qu'il ne peut pas nous ne pouvons pas mutualiser parce que la disuision nucléaire elle est fondée sur les institutions de la 5e République sur le fait qu'un président de la République avec la légitimité que lui donne l'élection au suffrage universel peut engager seul la dissuasion nucléaire comme il peut engager seul notre force armée en opération euh sortir de la naïveté se protéger mieux sur le plan commercial doubler le budget de l'Union européenne assumer le mur d'investissement nécessaire à la transition écologique et numérique c'est ce qu'a déclaré Emmanuel Macron lors de sa visite d'État de 3 jours en Allemagne tous ces mots là vous pourriez les reprendre à votre compte non parce que derrière cette évocation d'un mur d'investissement nécessaire ce que propose Emmanuel Macron c'est en réalité de faire en Europe ce qu'il a fait de mieux à Paris c'est-à-dire de nouvelles dettes et de nouveaux impôts pour assumer cette dette c'est ce qu'il dit dans son discours de la Sorbonne il faut faire un nouveau grand emprunt européen il appelle ça d'ailleurs de manière très ironique une belle idée française moi je crois que s'il suffisait d'avoir beaucoup de dettes et beaucoup d'impôts pour être puissant la France serait le pays le plus puissant d'Europe aujourd'hui elle est le plus vulnérable par la politique d'Emmanuel Macron dont la trajectoire budgétaire met le pays en grand danger et stupéfie l'Europe entière donc non le renforcement de l'Europe ne passera pas par le fait d'accroître encore la dette qu'il a réussi à créer au plan europé par le fait de créer des impôts européens et sur l'autre point qui éta évoqué hier la nécessité de de mieux se protéger d'avoir des règles commerciales qui garantissent la juste concurrence notamment avec la Chine et les États-Unis est-ce que au moins sur ce point-l vous êtes d'accord oui bien sûr j'observe que c'est le même Emmanuel Macron qui disait il y a quelques années le protectionnisme c'est la guerre moi je ne veux pas du protectionnisme parce que je crois que notre vocation n'est pas de nous enfermer derrière des barrières pour mourir à petit feu je crois à la force de nos entreprises je crois au talents de nos agriculteurs je pense qu'ils sont capables de rayonner dans le monde et que c'est l'ambition que nous devons porter avec eux mais nous ne pouvons pas en revanche céder à la naïveté qui nous fait les exposer aujourd'hui à la concurrence déloyales qu'ils subissent la Chine a aujourd'hui une stratégie de surproduction industrielle dont le but est de dévaster nos industries de détruire notre capacité de produire dans nos pays et de ce point de vue-là la naïveté pardon mais elle est évidemment du côté d'Emmanuel Macron du côté de sa majorité qui ont vot avec la gauche avec les vers avec l'extrême gauche au Parlement européen pour interdire par exemple le moteur thermique en Europe qu'est-ce que ça veut dire interdire le moteur thermique en 2035 ça veut dire se donner comme règle la norme sur laquelle la Chine a 10 ans d'avance sur nous ça veut dire se mettre ça veut dire aussi booster les industries françaises pour qu'elles rattrapent leur retard boost fr ça devait dire fixer et c'est ce que nous ferons au Parlement européen lors du prochain mandat c'est un objectif clair parce que c'est le rôle du politique de décarbonation des transports mais ensuite laisser l'industrie chercher les solutions les options les techniques qui permettront d'y arriver quand un politique se mêle de choisir des technologies ça va jamais dans le bon sens de la même manière que quand Emmanuel Macron parce que c'est aussi son bilan comme sa majorité ont voté contre l'énergie nucléaire alors que c'est l'énergie la plus décarbonée qu'il soit mais pendant tout le mandat au Parlement européen cher Salia BR sont B pour que ce soit que l'énergie nucléaire soit reconnue comme énergie verte ah non ça c'est moi qui me suis battu pour ça c'est moi qui ai déposé des amendements pour inclure le nucléaire dans les politiques européennes comme par exemple dans le fond REP powererou 210 milliards d'euros les députés macronistes ont tous voté contre cet amendement parce que peut-être l'avons-nous oublié trop rapidement il y a encore quelques années le but d'Emmanuel Macron c'était de faire baisser le plus vite possible la part du nucléaire dans l'énergie française le but d'Emmanuel Macron c'était de fermer 14 réacteurs nucléaires en plus de ceux de fenheim qui est responsable d'avoir fermé le but d'Emmanuel Macron c'était de faire en sorte de mettre partout ces énergies renouvelables des éoliennes des panneaux solaires qui en fait nous rendre dépendant du gaz parce que à chaque fois que vous voyez une éolienne comme c'est une énergie intermittente vous devez savoir qu'il y a pas très loin de là une centrale à gaz ou une centrale au charbon pour palier son intermittence donc le vrai bilan d'Emmanuel Macron sur le plan de l'énergie comme sur le plan de l'industrie c'est de nous avoir rendu dépendant de ces pays étrangers qui se mettent à produire pour nous ce que nous fabriquont plus aujourd'hui le député Pierre Cordier le disait hier à l'Assemblée nationale on a des sous-traitants en France qui fabriquaient des pièces essentielles au moteur thermique qui sont en train de faire faillite ça c'est le bilan de la majorité macroniste peut se réveiller le 10 juin au matin avec une forme de gueule de bois démocratique averti Gérard Larcher le président LR du Sénat à nos confrères de laafp peut-on continuer le cabotage actuel quel est l'intérêt du pays comment il faut prendre ces déclarations mais comme le signal de la gravité de la situation que notre pays traverse et moi je voudrais dire je crois le le caractère révoltant de la manœuvre qui nous est imposé aujourd'hui par Emmanuel Macron une nouvelle fois qui consiste à faire comme si la seule opposition à son pouvoir était le rassemblement national parce que c'est cette manvre lui il dit pas ça c'est pas moi qui a choisi le rassemblement national en en principal opposant sont les Français qui les ont qui les ont chois mais c'est totalement faux regardez cette élection européenne il y a aujourd'hui de nombreuses listes qui s'affrontent les français si l'on en croit les sondages n'ont pas choisi de retrouver le duel qui faisait le deuxième tour de l'élection présidentielle c'est Emmanuel Macron aidé du service public malheureusement qui a choisi de l'organiser à nouveau mais en réalité c'est une mise en scène absurde et moi je voudrais dire aux Français qui nous écoutent et qui croit que aujourd'hui pour sanctionner la politique d'Emmanuel Macron il faudrait voter pour Monsieur Bardella c'est déjà ce que vous avez fait en 2019 placer monsieur Bardella en tête le rassemblement national a déjà gagné l'élection européenne et qu'est-ce que ça a changé qu'est-ce que ça a changé pour la France et qu'est-ce que ça a changé pour les Français en réalité si Emmanuel Macron se choisit cette opposition là plutôt qu'une autre c'est parce qu'il sait qu'au Parlement européen demain il aura les mains libres pour continuer sa politique parce que plus il y aura de députés au rassemblement national dans le Parlement européen de demain moins il y aura de députés présents actifs engagés pour tenter d'empêcher le macronisme de poursuivre la dérive qu'il mène aujourd'hui mais la question de Salia portait sur les propos de Gérard Larcher il y a un sous-entendu c'est que cette é est certes européenne mais qu'il faudrait selon Gérard Larcher en tirer des conclusions nationales des conclusions politiques dès le 10 Ju c'est votre sentiment aussi mais qui qui ne voit évidemment que cette élection aura des conséquences pour la vie démocratique française je ne crois pas une seule seconde que le sujet de cette élection soit la dissolution de l'Assemblée nationaleition entre LR entre LR et et la majorité présid de la vie ça n'arrivera vous savez les gens qui sont aujourd'hui engagés à droit ils auraient eu 1000 fois l'occasion de passer dans un autre camp ils auraient eu 1000 fois la possibilité d'aller chercher des ben justement il y en a qui l'ont fait ceux qui sont restés c'est ceux qui ne l'ont pas fait ceux qui sont restés c'est ceux qui sont restés fidèles constants cohérents c'est nos députés c'est nos sénateurs qui tous les jours mènent le combat contre le macronisme à l'Assemblée nationale et au Sénat c'est nos élus locaux qui auraient j'envoie tous les jours en sillonnant la France sur le terrain qui auraiit tellement pu souvent mettre leur drapeau dans poche qui auraient pu abandonner leurs conviction parce que aujourd'hui on nous reconnaîtra au moins ça s'engager pour défendre les couleurs de la droite dans une élection comme cette élection européenne ça n'est pas le choix du confort mais si nous faisons ce choix c'est parce que nous savons que c'est celui qui seul peut permettre à la France de trouver une espérance de trouver demain au Parlement européen des députés qui la représenteront dans ce qui va être la droite européenne la première force politique en Europe pour les 5 prochaines années le vrai débat de cette élection il n'est pas entre monsieur Macron et Madame Le Pen le le vrai débat de cette élection il est entre les deux grandes forces politiques qui structurent la vie européenne la droite et la gauche en Europe et aujourd'hui entendez quand même dit Valérie qui est la candidate de renaissance qui dit vous faites déjà partie vous François Xavier bami du PPE le parti majoritaire européens et vous êtes à la marge de ce groupe en fait en gros vous ne servez à rien là-bas vous n'imposez rien vous n'imposez pas de liste pas de ligne à à ce groupe qu'est-ce que vous lui répondez quand elle dit ça elle elle dit je suis beaucoup plus influente que lu vous savez que quand le président du P a voulu redéfinir la ligne de cette famille politique c'est vers moi qu'il s'est tourné pour me demander d'écrire un texte qui serait la nouvelle charte la doctrine de la droite européenne je suis au cœur de la droite européenne bien sûr que nous avons des débats avec nos alliés comme dans toutes les forces politiques parce que c'est ça l'Europe on a des amis mais on n'est pas d'accord sur eux surtout avec eux on a des débats avec eux et notamment sur le fait que demain nous nous disons qu'il faut une alternance à la tête de la Commission européenne nous ne soutenons pas Ursula ferlen et c'est nous qui obtiendront cette alternance dont l'Europe a besoin pour changer de cap enfin pour la France et pour les Français c'est nous qui seuls pouvons l'obtenir au lendemain de cette élection mais c'est ça l'enjeu de cette élection et le but c'est de faire en sorte que la droite se relève en France comme elle se relève partout en Europe et je le dis à tous les électeurs de droite de ce pays qui ont pu croire ce qu'on leur racontait que la droite c'était finie que le vrai débat aujourd'hui c'était populiste contre progressiste n'abandonnez pas vous avez des alliés partout en Europe c'est votre famille politique qui relève la tête dans 15 capitales sur 27 de l'Union européenne la droite européenne la droite de gouvernement est revenue au pouvoir ce sera le cas demain aussi en France et avec vous nous allons reconstruire à travers cette élection le débat démocratique digne de ce nom dont notre pays a besoin François Xavier bami tête de liste àer aux Européennes vous étiez l'invité de France Info ce matin