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Discours / meetingBenoît Hamon· 3 mars 2017 35 minAutoproduitFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Benoît Hamon aux Rencontres de l'UDECAM le 02/03/2017

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:43Invité politiqueFait
    « beaucoup aujourd'hui d'entreprise de presse beaucoup de médias sont confrontés à une crise qui est une crise importante qui se double de surcroix d'une vraie crise de confiance »
  • 4:47Invité politiquePromesse
    « nous ne pouvons pas continuer avec des phénomènes de surconcentration des médias et de surconcentration qui appellent une loi à mes yeux antioncentration antitrust et transparence »
  • 5:29Invité politiqueFait
    « nous avons aujourd'hui une loi de 86 qui est totalement euh obsolète par rapport à la réalité de l'organisation des médias avec euh puisqu'elle ne prend pas en compte le média internet »
  • 6:51Invité politiquePromesse
    « je souhaite mettre en œuvre cette loi anticoncentration antirust comme des position sur la transparence qui obligeront tous les journaux dans leur contenu à faire la transparence sur le nom des propriétaires »
  • 7:32Invité politiquePromesse
    « maintenir le niveau de financement du service public audiovisuel sans doute ouvrir la réflexion sur la mixité de ce financement »
  • 8:52Invité politiquePromesse
    « je proposerait la création d'un nouveau statut de société de médias à but non lucratif qui sera un statut mixte entre la société par action et la fondation »
  • 19:55Invité politiqueFait
    « on ne peut pas aujourd'hui laisser des auteurs voir leurs œuvres pillé et leur droit à la rémunération remis en cause »
  • 21:54Invité politiquePromesse
    « je préfère le second pas pour contraindre obligatoirement et être coercitif à l'égard des nouveaux acteurs mais pour nous fixer des objectifs qui sont des objectifs de politique culturelle »
  • 23:59Invité politiqueFait
    « j'hésite parce qu'au fond j'aimerais un service public entièrement délivré de la publicité en tout cas de la dépendance au recettes publicitaire »

Temps de parole

  • Benoît Hamon100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Benoît Hamon

nous accueillons sur scène Benoît amont au nom du parti socialiste puis ellisabeth martichou de RTL et Christophe jacubisine de TF1 soyez bienvenue monsieur Amon installez-vous monsieur Amon vous allez avoir 10 minutes et juste après donc ellisabeth martichou de RTL et Christophe jacisine de TF1 viendront vous opérer on vous écoute je suis ravi bien bonjour à tous euh je voudrais d'abord vous dire que je tenais euh personnellement à vous adresser les quelques sujets de préoccupation que tout citoyen et responsable politique est en droit d'avoir vis-à-vis de l'organisation euh du monde des médias la crise que connaît aujourd'hui euh ce secteur crise à la fois économique et sociale crise de confiance je vais en dire un mot et euh un certain nombre des des solutions que que je propose de développer dans le quinena qui vient vous dire que pour moi ce sera c'est une matinée un peu qui va être assez riche de de pluralisme et de diversité puisqueaprès vous j'enchaîne avec le Salon de l'Agriculture donc s'il y a un uf ou deux commencer là et comme ça je je serai peut-être ça m'habituera et en tout cas ou alors une chaussure je ne sais pas bon bref et euh mais en tout cas voilà c'est une journée complète cela tant dit je je j'insiste sur une chose c'est que euh je tenais vraiment à venir ici parce que je ne considère pas aujourd'hui que même si il est extrêmement important que d'aller au Salon de l'Agriculture pour des milliers de raisons et notamment la difficulté de ce secteur qui me paraissait un peu curieux de de ne pas d'aller au salon de l'agriculture et de ne pas venir devant vous au regard du poids économique qui est celui de votre secteur mais aussi de l'influence considérable qu'il a pour la santé de notre démocratie alors je voudrais d'abord commencer par quelques éléments de contexte que vous connais c'est évidemment bien mais mais qui tiennent d'abord à la crise qui est celle du du secteur des médias moi j'ai eu à être directement confronté à à plusieurs sollicitations de la part de journalistes en tout cas et notamment de rédaction extrêmement inquiète on a évidemment la mise en liquidation judiciaire ou en tout cas en cessation de paiement pour Marianne euh la crise à la voie du Nord ce qui s'est passé à iTélé j'y reviend tout à l'heure mais qui est à mes yeux caractéristique d'une dérive extrêmement préoccupante aujourd'hui dans les médias français le dépôt de bilan de la Marseillaise le plan social à l'observateur et et les difficultés que connaissent libération et qui montrre que beaucoup aujourd'hui d'entreprise de presse beaucoup de médias sont confrontés à une crise qui est une crise importante qui se double de surcroix d'une vraie crise de confiance qui ne concerne pas que les responsables politiques je regardéis les chiffres sur la confiance qu'accorde nos concitoyens à la qualité de l'information qui est celle de de vos médias respectifs télévision presse écrite radio elle est en chute partout même s'il reste à des niveaux assez stables mais aussi une baisse de l'intérêt pour cette information là rien à voir avec le fait que vous ayez tous prévu que la Grande-Bretagne reste dans l'Union européenne qu'illary Clinton soit présidente de la des États-Unis et que ce soit moi qui soit devant vous ici aujourd'hui ce qui était évidemment l'anticipation que toutes les rédactions monsieur JAC ubizine madame martichou avaient fait je me permets voilà non bon bon ça c'est pour la plaisanterie mais cela étant dit nous sommes dans une élection absolument incroyable et même de l'intérieur je vous assure qu'elle est assez incroyable vu de l'extérieur je sais que vous la jugez insaisissable nous aussi moi aussi et et pour par bien des par bien des aspects chaque journée réserve un lot de surprise absolument extraordinaire bon alors quelques quelques réponses plus sérieuses cette fois-ci sur les grands enjeux à venir je vais essayer d'accélérer puce que je crois que j'ai 10 minutes bon d'abord il y a eu deux lois j'y revient pas sous ce quinquena ce sont des lois positives elles font avancer les choses en matière d'indépendance des médias mais à mon avis elles ne vont pas assez loin et je veux commencer par ce qui fâchera peut-être un certain nombre d'entre vous mais qui me paraît aujourd'hui tout à fait fondamental nous ne pouvons pas continuer si nous voulons améliorer la confiance qui est celle de nos concitoyens dans leurs médias et la qualité de l'information qu'il délivre nous ne pouvons pas continuer avec des phénomènes de surconcentration des médias et de surconcentration qui appellent une loi à mes yeux antioncentration antitrust et transparence les propositions que je ferai seront de faire en sorte que une entreprise de médias puisse être la propriété de grand groupes peu importe leur stratégie peu importe aujourd'hui les choix qu'ils font ailleurs pour se diversifier mais que pas un seul patron de presse pas un seul groupe ne puisse disposer de plus de 40 % du capital d'une entreprise de média de façon à limiter les cette concentration et de surcroix que je proposeraai qu'un même groupe ne puisse pas dépasser le seuil de 20 % dans plus de deux médias euh nous avons aujourd'hui une loi de 86 qui est totalement euh obsolète par rapport à la réalité de l'organisation des médias avec euh puisqu'elle ne prend pas en compte le média internet mais je souhaite que nous luttions aujourd'hui contre les phénomènes de concentration dont on voit bien euh quelles sont leurs conséquences et dont on a bien vu pardon de le dire et je m'excuse auprès d'eux et de leur management aujourd'hui mais je ne trouve pas que l'année fut particulièrement exemplaire de la part du groupe Boloré à l'égard de Canal+ etit télévision je vous le dis avec beaucoup de de franchises mais ce qui s'est passé dans la ré action du télévision n'est pas normal la déprogrammation d'un documentaire sur le Crédit Mutuel à Canal Plus pour être reprogrammé je salue le service public de ce point de vue-là sur France Télévision n'est pas non plus normal et il faudra que nous regardions cette réalité aussi en face je me préoccupe aujourd'hui de la qualité de notre démocratie et la qualité du débat démocratique et le contrepouvoir qui est celui aujourd'hui de la presse et des médias fondamental dans toute démocratie suppose une indépendance des rédactions suppose que la qualité de l'information qui est délivrée par vos médias ne soit l'objet d'aucun soupçon d'aucun soupçon ce qui suppose des choix politiques qui peuvent être des choix douloureux pour un certain nombre de groupes mais qui maintiennent le plus possible l'étanchéité entre ce qui pourrait relever d'intérêt d'un certain nombre de grands groupes vis-à-vis de la commande publique et l'usage qu'ils peuvent faire d'autre part de rédaction et d'information et c'est la raison pour laquelle je souhaite mettre en œuvre cette loi anticoncentration antirust comme des position sur la transparence qui obligeront tous les journaux dans leur contenu à faire la transparence sur le nom des propriétaires ou de leur des propriétaires de ces médias ce sont là trois axes antioncentration antirtrust et transparence d'une loi que je proposerai ou que mon gouvernement proposera à l'examen du Parlement la deuxième priorité ce sera la consolidation du service public audiovisuel le maintien de son périmètre actuel moi je ne souhaite pas me débarrasser de quelque chaîne que ce soit la volonté aussi d'en maintenir le financement le niveau de la redevance d'élargir sans doute l'assiette pour compenser le fait qu'il y a de moins en moins de Français qui ont une télévision et donc qui payent la redevance mais en tout cas maintenir le niveau de financement du service public audiovisuel sans doute ouvrir la réflexion sur la mixité de ce financement en tout état de cause je souhaite que je sais que le service public audiovisuel est attaché à ce qu'il conserve une des recettes publicitaires mais moi je je souhaite assouplir le décret TASC c'est-à-dire faire en sorte que les conditions dans lesquelles demain le service public audiovisuel pourra produire ses propres programmes ses propres séries télévisées d'ailleurs valoriser son image à l'extérieur grâce à la à à à la vente et à la production de ses propres programmes je veux en faire un objectif important parce qu'il me semble dans ce domaine qu'il faut et ben améliorer la capacité du service public audiovisuel français à ressembler à la BBC qui est un modèle qui est un mes yeux un des modèles les plus exemplaires dans ce domaine je veux troisièmement améliorer l'aide à la création de nouveaux médias indépendants je pense à tous ces nouveaux médias qui peuvent émerger il y a aujourd'hui énormément de projets et j'ouvrirai donc le statut de fond de dotation au médias d'information politique et général de la même manière je proposerait la création d'un nouveau statut de société de médias à but non lucratif qui sera un statut mixte entre la société par action et la fondation et qui pourra bénéficier de facil de financement notamment dans la révision ou la réforme des conditions dans lesquelles aujourd'hui on peut faire un don à un média à but non lucratif aujourd'hui qui bénéficie d'une défiscalisation mais évidemment l'année qui suit qui suit le don je souhaite mettre en place un mode de financement qui s'inspire de ce qui se passe en Angleterre et de permettre qu'un don puisse être immédiatement abondé par l'État un don de 100 € abondé immédiatement par 200 € de l'état de façon à faciliter le financement citoyen de médias à but non lucratif ce qui favorisera l'émergence de ces médias et l'indépendance de l'information de la même manière je créerai ou je proposerai à la banque publique d'investissement de disposer d'une branche média qui développera un près à taux zé et à maturité de 3 ans en direction des nouveaux médias de façon à soutenir la création de ces médias et l'essort du pluralisme dans ce secteur en France je maintiendrai évidemment les aides à la presse mais je souhaite qu'elle soit h plus lisible un peu plus efficace qu'ell ne le sont aujourd'hui entre l'aide au kiosque l'aide à la poste l'aide à la SNCF l'aide au portage on y voit plus très clair il faut en maintenir le niveau mais il faut que cela a davantage de de de lisibilité que ça n'en a aujourd'hui mais ça me paraît être une priorité évidente je je dans ce dans ce domaine làà comme dans la nécessité aujourd'hui je vais plus vite de changer les modalités de régulation de votre secteur il faudra qu'il y ait davantage de coopération et de synergie entre l'arcepep et et le CSA je dir un mot de de de de de de de d'une décision quand même que pour modifier un petit peu la gouvernance des des entreprises de l'audiovisuel public mais on a quand même un point aveugle sur les contenus des médias internet il faudra voir de quelle façon la Recep ne s'en occupant pas le CSA non plus de quelle façon on on améliore la la régulation dans ce domainelà un sur la gouvernance des entreprises de l'audiovisuel public je souhaite que sur le modèle de l'AFP ce soit les Conseils d'Administration des Entreprises de l'audiovisuel public c'est-à-dire France Télévision Radio France et France médiamonde qui bah décide de leur président il faudra peut-être voir de quelle façon on modifie le conseil d'administration et la composition de leur conseil d'administration mais je souhaite que cette compétence désormais leur revienne et qu'elle ne soit plus celle exclusive du CSA dont on peut parfois considérer qu'il est un peu juge et parti enfin je voudrais évoquer la question du métier de journaliste elle est quand même ce métier-là devient de plus en plus précaire les conditions d'exercice de cette profession de plus en plus précaire je proposerai des états généraux de la presse qui s'intéresse au métier de journaliste j'observe aujourd'hui que le statut c'est même pas le statut le titre de collaborateur de rédaction se développe que le métier de photojournaliste est en train d'être remise en cause qu'on est de plus en plus précaire que les contrats sont de plus en plus courts et que que les conditions de travail comme les conditions de rémunération des journalistes sont de plus en plus difficiles il me semble aujourd'hui indispensable qu'on revoit les conditions dans lesquelles ils peuvent exercer leur métier d'où l'importance de ces états généraux qui reviendront aussi sur la question de la protection des sources puisque le Conseil constitutionnel passant par là a remis en cause et censurer les dispositions qui avaient été prévu je remettrai ce travail là sur la table de façon à protéger les journalistes et protéger leurs sources pour la qualité de l'information qu'il délivre à nos citoyens c'est un des conditions de la la crédibilité de leur travail voilà loi entry trust consolidation du service public audiovisuel euh amélioration des conditions de travail des journalistes révision en partie des modes de régulation du secteur des médias entre l'arcepp et le CS et le CSA et la création d'un nouveau statut de la société de médias but non lucratif et de l'ouverture d'un statut de du fond de dotation voilà les les priorités qui qui sont on les miennes dans les 5 ans qui viennent et que je voulais vous délivrer personnellement et directement voilà alors maintenant le feu de question donc de Christophe JAC bisine et de ellisabeth martichou bonjour à tous bonour bonjourristop bonjour Elisabeth beno merci beaucoup de vous être apaisanti de cette façon là en un temps effectivement limité mais on va vous laisser partir au salon après c'est vrai sur l'organisation des médias l'organisation j'allis dire Industri et puis l'organisation de notre profession aussi on est touché de de de cette attention mais vous avez aussi sacrifié à la mode du bashing des médias tout à l'heure c'est vrai que la critique des médias dans cette campagne pas nous semble-t-il particulièrement vivace elle toujours hein il y a toujours ce type de d'offensive mais plus sérieusement est-ce que c'est une stratégie qu'est-ce que vous voyez derrière cette petite musique qui fait que aujourd'hui effectivement est soumis à un feu de de contestation et de critique dans le débat public bon euh c'était du baching gentil quand même non mais moi je il y en a du plus sévère quand même retenu non je me suis pas retenu je je plaisante quand même parce que c'est vrai que on est vite étiqueté aujourd'hui dans nos sociétés et on est particulièrement étiqueté par celles et ceux dont la profession est tous les jours de dire ce qui va se passer et qui prennent le risque de se tromper la question c'est sont-ils instruits par l'expérience il semble que soit comme pour nous hein d'ailleurs difficile de l'être et qu'il est parfois tentant de revenir à des bonnes vieilles classifications dont on pense qu'elle fonctionne en tout temps ce qui est certain c'est que je je faisais cette remarque là parce que je crois qu'on est vraiment dans dans un moment où les uns et les autres vous dans vos métiers nous dans nos responsabilités sommes sommes interrogés par la crise profonde de confiance à l'égard de tout ce qui incarne d'une manière ou d'une autre aux yeux de nos compatriotes les élites les sachants les puissants qu'il soi politique qu'il soit responsable économique qu'il soit journaliste et avec une crise de conscience et confience évidente quand je regardais que aujourd'hui l'immense majorité des Français pensent que les journalistes sont ne savent pas résister à la pression des politiques et ne savent pas résister à à l'influence des puissances de l'argent on voit que il y a une crise qui est une crise qui interroge notre démocratie toute entière elle pourrait euh euh euh sans doute se passer de ce que vous appelez le méiaabashing mais en même temps euh euh s'il y avait pas une forme de stimulation réciproque on pourrait penser que nous sommes connivant complices qu'ine ensemble ce qui ne nous arrive absolument pas euh par ailleurs c'est vrai mais mais voilà et je pense que c'est pas plus mal aussi euh de la part d'un responsable politique euh qui n'a jamais été imaginé à la place qui est la sienne aujourd'hui de vous rappeler de façon vous avez caractérisé la primaire de gauche comme la primaire de droite et vous êtes un tout petit peu trompé c'est tout voilà puisque on parle de d'ING J je vous fer remarquer quand même que quand on vous a dit vous ça ser vous qui s désigné début septembre candidat du PS vous même vous n'y croyez pas donc voilà ouis mais c'est en privé que vous l'avez dit quandmeme parce l'anten vousz pas pris le risque de juste une petite question personnelle consommer les médias comment télé radio journaux réseaux sociaux en fait je je je consomme beaucoup d'Internet y compris de la de la télé par internet et j'ai pas de télévision moi chez moi je n'ai que qu'un ordinateur donc je consomme de la télé par internet je consomme des médias par Internet essentiellement un peu de pressepier le matin mais et puis ici de la radio puisque c'est sans doute le média auquel je je suis le plus fidèle et ceci depuis des années comme beaucoup de Français moi j'ai une sorte de voilà comme tout le monde pour rien vous cacher j'écoute Inter le matin depuis quelques maintenant depuis 20 ans voilà merci pour France Inter il y a un journaliste de France Inter aujourd'hui quandême r il sontnous alors c'est une très bonne transition vous nous dites que vous consommez beaucoup d'Internet quelque chose que dont vous nous avez pas du tout parler le le le secteur l'industrie et est en pleine mutation parce qu'il y a des acteurs puissants comme Google et Facebook qui investissent à la fois ce marché en terme de diffuseur mais aussi en terme d'annonceur or vous êtes un régulateur j'ai presque envie de dire régulator en vous écoutant tout à l'heure sur les nouvelles lois antioncentration au fond qu'est-ce que vous faites de ces acteurs mondiaux qui n'ont pas les mêmes règles que les diffuseurs nationaux par exemple en matière de production cinématographique et aussi pas les mêmes règles en matière de publicité qui peuvent directement s'adresser au au aux Français sur internet ils peuvent s'adresser directement à beno amont ce que ce qu'on ne peut pas ce que ne peuvent pas faire les médias traditionnels donc est-ce qu'on les régule ces médias internationaux qu'est-ce qu'on fait pour est-ce qu'on les fiscalise aussi vous savez que beaucoup payent leurs impôts ou ne payent pas leurs impôts en Irlande bref euh le ce secteur se modifie complètement et on n' pas entendu vos propositions là-dessus alors euh sur ce secteur deux choses et on va parler de l'essentiel c'est-à-dire euh les impôts parce que c'est de ça dont il faut parler euh il y a deux impôts que doivent payer euh euh les gafanes le premier c'est un impôt qui correspond à au prélèvement légitime sur les bénéfices et l'activité qu'il réalise ici comment vous relocalisez justement ces ces bénéfices vrai sujet qui dépend notamment des recettes publicitaires qu'il dégage euh euh sur euh nos territoires il faudra réfléchir une fois que la sur le modèle de ce qui avait été la la taxe Google de quelle façon aujourd'hui nous nous construisons une fiscalité qui permette euh en lien avec de manière à ce qu'elle cette mesure soit constitutionnelle et et en lien avec nos partenaires européens de quelle façon nous construisons une fiscalité qui pour ce qui relève de la fraction des bénéfices que nous voulons taxer les amèneent à être exposés au même principe et au mêmes règles que les autres mais il y a une autre taxe qu'ils doivent payer c'est celle de l'aval pour l'amont c'est-à-dire de quelle manière aujourd'hui nous finançons la diversité culturelle et je pense qu'il faut là aussi dire qu'ils ne peuvent pas échapper au principe d'une taxe affectée qui concerne les autres euh euh activités médias de façon à ce que il contribuent aussi à la production et à la diversité culturel et à la création surtout il y a là quelque chose qui me paraît tout à fait fondamental comme le principe qui doit être inspirer tous nos choix politiques dans ce domaine c'est qu'on ne peut pas aujourd'hui laisser des auteurs voir leurs œuvres pillé et leur droit à la rémunération remis en cause par le fait que aujourd'hui euh on assiste non seulement au piratage de leurs œuvres mais à une sousrémunération des auteurs et de leur créations il y a dans le paysage mondialisé qui est le nôtre multitude d'obstacles euh euh euh juridiques à la mise en œuvre de ces euh taxes mais moi je veux en faire un principe nous avons fait reconnaître le principe de l'exception et la diversité culturel au niveau européen il faut désormais que nous puissions euh euh disposer des moyens de pouvoir faire en sorte que ce qui a toujours permis à la diversité culturelle en France de fonctionner c'est-à-dire que l'aval paye et subventionne l'amont que cela puisse être possible y compris avec ces acteurs nouveaux là c'est pour moi une des clés pour les années qui viennent ça ne sera pas forcément très simple à mettre en uvre mais j'en fais une priorité vous n'avez pas identifié les leviers qui vous permettent de contraindre effectivement ces groupes à une fiscalité plus équilibré au bénéfice bien sûr des groupes français mais vous en faites une priorité c'est ce que vous nous dites pour l'instant oui mais il faut je regarde par exemple ce qui s'est fait en Angleterre qui peut être un modèle intéressant nous verrons de quelle manière nous allons construire un objet qui vole parce que encore faut-il que ça vole juridiquement et constitutionnellement mais on cherchera aussi en lien avec nos partenaires européens et en lien avec le droit européen et les conditions de concurrence à le mettre en œuvre mais je pour vous dire très très clairement ma ma volonté dans ce domaine là comme président de la République ce qui est certain c'est que nous ne pourrons pas en rester à une forme de Dir insupportable de concurrence avec des acteurs qui échappent à toute forme de règles et à toute forme de fiscalité quand d'autres sont soumis au droit commun il faudra dans ce domainel harmoniser sur l'autre volet de de la sur l'autre volet l'autre volet de la production audioisuel comment est-ce que vous contiez par exemple des acteurs comme Netflix que les Français regardent de plus en plus est-ce qu'il faut le leur imposer le même type de contraintes ou est-ce qu' à l'inverse il faut libérer les entreprises françaises de ces contraintes de production audiovisuelle qu'est-ce qu'on fait parce que on ne lutte pas à armes égales aujourd'hui oui mais si on nchange pas la proie pour l'ombre on a un système qui fonctionnait jusqu'ici bien qui est percuté par quoi par de nouveaux acteurs la question c'est ces nouveaux acteurs jouant dans un monde qui est un monde libéré de toute contraintte bah libèton tout le monde de toute contraintte ou choisissons-nous d'étendre le champ des contraintes à tous les acteurs je préfère le second pas pour contraindre obligatoirement et être coercitif à l'égard des nouveaux acteurs mais pour nous fixer des objectifs qui sont des objectifs de politique culturelle des objectifs de politique économique et en l'occurrence dans le domaine du soutien à la production du soutien à la diversité culturelle ces règles ont démontré leur efficacité est-ce qu'il faut dire ici que si nous n'avions pas eu un modèle comme le CNC le système de financement du cinéma français il n'y aurait pas plus de cinéma français aujourd'hui qu' qu'il n'en reste par exemple en Espagne en Italie ou ailleurs et ces méthodes ces modèles là d'ailleurs que qu'on nous envie dans le monde entier ces modèles là sont des modèles important et pour ce je dois dire aujourd'hui que mon inquiétude alors si on doit parler des des médias mon inquiétude comme elle est celle j'imagine de beaucoup aujourd'hui de créateurs notamment dans le domaine du cinéma c'est ce que sera la stratégie de Canal+ demain si cette société continue à avir le nombre de ses abonnés diminuer et chuter là où il y a aujourd'hui une stratégie bon si vous la connaissez vous me la ferez partager donc je je ne vois pas bien où elle va et pourrait remettre en cause les conditions du financement du cinéma en France donc on a aujourd'hui des acteurs importants dont nous ignorons parfois nous décelons pas forcément très bien ce que sont les choix stratégiques de leur propriétaire mais qui supposeront des discussions en tout cas avec les acteurs politiques et le gouvernement que je nommerai dans les dans les mois qui viennent on va parler du financement du secteur public si vous voulez bien première question est-ce que vous êtes favorable au maintien de la suppression de la pu après 20h sur les Ch c'est vous c'est le sujet sur lequel j'hésite encore en fait j'hésite parce qu'au fond j'aimerais un service public entièrement délivré de la publicité en tout cas de la dépendance au recettes publicitaire et en même temps je vois bien qu'aujourd'hui c'est une ressource qui est une ressource précieuse pour pouvoir continuer à fonctionner et je dois dire en tout cas et je veux saluer le ce qui s'est passé dans les derniers mois dernières années que le service public audiovisuel s plutôt illustré dans une indépendance que jeux saluer notamment vis-à-vis du pouvoir politique à travers un certain nombre d'émissions d'investigation comme cach investigation lesmion d'é lis Luc qui a quand même largement contribué à redorer le blason d'une information libre indépendante notamment dans le service public audiovisuel là encore que le modèle de la BBC est un modèle intéressant on a vu combien cette chaîne publique était capable de de challenger les choix politiques qui sont faits par le gouvernement donc l'idéal serait à mes yeux un modèle qui ne repose pas sur un financement mixte mais je pense qu'aujourd'hui euh il est difficile dans l'immédiat euh euh de de le permettre ce qui est certain c'est que je l'ai dit tout à l'heure sur la redevance il faut maintenir le niveau du financement lié à la redevance qui supposera sans doute de changer l'assiette de de celle-ci quoi bah au fait de de de notamment la résidence secondaire et euh et et l'assiette élargie à des tablettes mais pourquoi pas nous verrons en tout cas de de quelle manière nous nous élergirons cette assiette là mais en tout cas ce par exemple vous n'avez pas la télévision donc vous ne payez pas la Rance je sais bien je sais bien je sais bien que l'ordinateur le smartphone et cetera ça m'a pas échappé bah oui mais bon non mais pourquoi non mais c'est la raison pour laquelle je je je le dis cette assiette pourrait être élargie à toutes sortes de support par lequel aujourd'hui on consomme du média télévisé donc pour pour stabiliser le financement du secteur public vous nous dites que vous nugmentez pas en tout cas vous n'ouvrez pas la PUB après 20h ça c'est pas du tout dans votre philosophie au contraire vous maintenez la suppression de la pub après 20h au stade de votre réflexion je je maintiens la suppression de la pub après 20h la question est de savoir si on supprime totalement la publicité sur le service public audiovisuel pour l'instant non c'est pas que j'hésite je veux regarder je pense que ce modèle là tout de suite me semble difficile à mettre en œuvre mais je veux fixer cet objectif que le service public audiovisuel puisse pouvoir prospérer demain sans devoir dépendre de la recette publicitaire mais dans ce domaine là je préfère avoir des objectifs qui sont des objectifs de court et moyen terme plutôt que d'Annon comme ça brutalement une remise en cause d'un financement qui est indispensable au à la vie du du service public audiovisuel aujourd'hui est-ce que vous trouvez que le le CSA remplit correctement sa fonction est-ce qu'il faut renforcer ses pouvoirs ou au contraire les alléger bah je veux l'alléger en tout cas d'une mission même s'il a été aujourd'hui on l'a renforcé d'une mission celle de de nommer les les patrons de l'audiovisuel public je souhaite que demain cette fonction relève des conseils d'administration je l'ai dit des sociétés d'audiovisuel public et donc cette mission là ne sera plus celle du CSA il me semble que le domaine dans lequel il doit y avoir un effort considérable qui qui doit être fait tient d'abord au rapprochement avec l'ARP et aux conditions de coopération et de synergie entre ces deux autorités est-ce que le ministère de la communication doit rester couplé avec le ministère de la Culture est-ce que vous conservez le même périmètre les mêmes missions est-ce que vous les cindez en deux est-ce que l'industrie de la communication doit revenir davantage par exemple à Bercy comment vous voyez les choses bah c'est d'abord nous sommes à la frontière de nous sommes en tout cas au croisement de deux dimensions les médias dans le rôle qui est le leur dans le fonctionnement de la démocratie les médias comme un secteur économique puissant en crise mais puissant malgré tout à travers le nombre de personnes qui sont directement concernés dans leur emploi par ce secteur là et et et et qui il me semble aujourd'hui que en matière je sais pas si ça relève uniquement de l'ingénierie gouvernementale et et et politique [Musique] dans ce domaine-là pour tout vous dire je n'avais pas l'intention de remettre en cause le principe d'un ministère de la Culture et de la Communication même si à l'évidence il faut avoir un lien fort avec l'administration de Bery encore que dans ce domaine là il faut aussi faire attention au choix qu'on fait ce qui est certain c'est que je veux que demain je l'ai dit tout à l'heure la banque publique d'investissement est une branche média et ça c'est un choix politique important parce que nous devons aujourd'hui regarder ce qu'a fait la banque publque d'investissement elle est arrivée à maturité elle doit pouvoir se déployer de manière beaucoup plus efficace qu'elle ne le fait notamment en direction des médias et ce qui nous rapprochera évidemment de non pas d'un rattachement à beri en tout cas ce qui permettra une meilleure prise en compte du rôle économique de ce secteur est-ce que vous êtes content du lancement de de France Info la télévision d' d'information publicque est-ce que est-ce que vous trouvez que le contribuableor son argent 70 millions d'euros bah vous êtes dur ça fait ça oui si vu comme ça c'est bah d'abord moi je trouve ça plutôt bien je trouve que ces rapprochements c'est c'est jeune encore fonctionne plutôt pas mal que l'identité de la chaîne s'installe progressivement que les synergies qui sont trouvées se sont faites plutôt en tirant les choses par le haut et j'ai le sentiment que l'approche qui était celle notamment des journalistes de de France faut sur la vérification de l'information sur les principes déontologies qu'ils ont posé sur la démarche éthique qui était là leur a été plutôt bien prise en compte et je trouve que ce modèle là est un modèle aujourd'hui intéressant auquel il faut laisser le temps de de grandir et de mûir avant de de de se prononcer tout de suite sur le bon usage de de l'argent du contribuable vous savez en matière d'argent du contribuable on peut aussi s'interroger sur le bon usage du Crédit Impôt compétitivité emploi qui bénéficie beaucoup d'entreprises privées dont on peut se poser la question de savoir s'il est bien utiliser également n'est-ce pas vous posez la questionéqu débatqu euh donc on comprend en tout cas que parce que vous avez répondu sur France Info vous conservez toutes les chaînes de France Télé dans ce débat qui dure depuis 30 ans sur une chaîne de trop une chaîne de moins on en a rajouté une il y a au début de l'année mais vous vous touchez ni à France 4 France 3 non mais si non moi je je ne le souhaite pas après il peut y avoir des projets qui nous seront soumis et que je regarderai mais aujourd'hui pour être très clair comme président de la République demain je sais bien qu'on attend tout du président de la République mais pas à mes yeux de savoir et de dire ici cuide du sort de France 4 ou de France 5 ça relève d'une organisation du service public audiovisuel donc je ne pense pas qu'elle doiv figurer noir sur blanc dans un programme présidentiel voilà alors tout à l'heure on a beaucoup entendu parler du poids économique de de la filière communication au sens large hein 1 € investi créé en valeur 7 € près de 8 € je crois euh je parle sous votre contrôle Fabri qu'est-ce que vous envisagez pour consolider encourager cette filière qui emploie 700000 personnes est-ce que par exemple vous avez imaginé des mesures fiscales pour booster l'investissement estce que c'est quelque chose qui pourrait faire partie de votre projet bon il y a déjà des mesures fiscal qui existe et qui concne toutes les entreprises elles sont là elles sont crédit d'impôt euh h Pact de responsabilité qui n'est pas une mesure fiscale mais qui est une mesure de baisse des cotisations sociales bon il y a déjà des dispositifs qui existent et faut-il des mesures spécifiques sur le plan fiscal pour booster ce secteur je l'ai dit moi j'imagine davantage de tenir compte de ce qui'est la pluralité finalement d'une forme de biodiversité de ce secteur en essayant de faciliter la création de nouveaux acteurs à but non lucratif euh il me semble que qu'il a là quelque chose de tout à fait important si on veut favoriser le pluralisme de ce secteur je le redis ma préoccupation elle va davantage au fait de lutter contre les phénomènes de concentration vous n'êtes pas revenu sur ce sujet c'était prévu justement je n'en doute pas non non mais est-ce que est-ce que vous pensez par exemple que allez allez- fin non mais mais à mes yeux parce que cette questionl est une question extrêmement importante parce que euh faut aujourd'hui qu'on qu'on se préoccupe des conditions dans lesquelles ce secteur est organisé et à qui appartiennent les entre prise de médias ça n'est pas neutre aujourd'hui de vivre de la commande publique d'une main et de disposer d'une chaîne de télévision d'une autre j'observe qu'il y a un phénomène nonement en plus de de surconcentration avec des acteurs qui peuvent vivre de grands intérêts dans le domaine de l'immobilier dans le domaine de la téléphonie et qui d'une manière ou d'une autre croise pour partie la commande publique pour parti un rôle tout à fait essentiel de l'État et du gouver gouverement comme régulateur dans les secteurs dans lesquels ces grands groupes industriels se développent principalement je vous poser une question pas en tant que salarié d'un groupe privé mais en tant que journaliste est-ce que vous avez l'impression que par exemple le fait d'être dans une chaîne publique avec un actionnaire qui est à 100 % l'État et donc souvent le gouvernement est un gage d'indépendance plus forte pour une rédaction écoutez à ma connaissance aujourd'hui je vais prendre cet exemple é possible de de sur une chaîne publique comme France Télévision comme France 2 d'avoir une émission comme cash investigation qui met en cause pas simplement des grands groupes privés des attitudes qui serait celle de citoyens peu respectueux de la loi en matière d'évasion fiscale et cetera et cetera et je trouve que ça se développe et que ça se développe plutôt bien dans le secteur public est-ce que ça ne peut pas le se développer dans le secteur privé évidemment non il y a d'excellentes émissions d'information d'enquête dans à la radio à la télévision mais il me semble aujourd'hui que pour prendre un exemple très précis pardon on va croire que je suis obsédé par par toujours un seul groupe mais quand on constate qu'il y a une trentaine d'articles sur Autolib dans Direct Matin sans rappeler que Direct Matin est la propriété de du même propriétaire qu'otolib euh je pense que il y a là une forme de confusion je je je je il me semble aujourd'hui que cette confusion entretient la défiance cette défiance entretient le malaise dans la société et la démocratie et qu'il revient à responsable politique de dire aujourd'hui que oui des lois anticoncentration comme il en existe ailleurs sont à la fois bonnes pour le secteur mais aussi bonnes pour la démocratie merci beaucoup merci à lui bon salon de l'agriculture à très bientôt monsieur [Musique]