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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 1 janvier 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationNumériqueEurope & internationalInstitutions & élections

Voeux d'Emmanuel Macron : pour Nicolas, agriculteur dans le Tarn, le président reste "déconnecté"

Au micro : Véronique Jacquier Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Macron s'immisce-t-il dans la présidentielle de 2027 ?

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Quelles ingérences étrangères vise Macron ?

  • 2:51RelanceRéponse partielle

    Que propose Macron concrètement contre les ingérences ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Comment Macron pourrait-il intervenir dans la présidentielle de 2027 ?

  • 7:37OuverteRéponse directe

    Nicolas, vous avez regardé les voeux du président ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous trouvé le discours de Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40InvitéFait
    « il a dit qu'il voulait mettre à l'abri cette élection de toute ingérence étrangère »
  • 1:24InvitéChiffre
    « Il y a ce projet de loi sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans »
  • 3:35InvitéFait
    « c'est en mettant en œuvre tout un cadre légal. Je parlais aussi d'un référé en justice contre les fake news »
  • 4:29InvitéFait
    « Emmanuel Macron se laisse la liberté d'intervenir indirectement dans la campagne »
  • 6:15InvitéFait
    « le candidat dit d'extrême droite qui était arrivé en tête a été écarté, les élections ont été annulées, au prétexte d'ingérence via les réseaux sociaux »
  • 8:22AuditeurFait
    « on vit depuis plusieurs années des crises exceptionnelles en agriculture »
  • 8:56PrésentateurFait
    « Il a dit qu'il faut protéger les agriculteurs »

Temps de parole

  • Présentateur36 %
  • Invité27 %
  • Invité 216 %
  • Auditeur15 %
  • Invité 37 %

≈ 4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Allez, on va terminer sur les voeux d'Emmanuel Macron, des voeux crépusculaires selon pas mal d'observateurs, vous l'avez entendu, sur Europe 1 notamment. Pour en parler, notre ami Arthur Delaborde du service politique d'Europe 1 est toujours avec nous. Moi j'ai une question Arthur, c'est que, à la fin du discours quand même, quand il parle de la présidentielle de 2027, où tout d'un coup, on se dit, qu'est-ce qu'il lui prend ? Il met la main dans le pot de confiture, quoi, si je puis dire. C'est-à-dire qu'il s'immisce quelque part dans cette présidentielle de 2027. J'ai demandé Arthur Delaborde, j'entends Véronique Jacquet, vous croyez que c'est normal, Arthur Delaborde.

0:40
Invité

Oui, avec cette volonté, il a dit qu'il voulait mettre à l'abri cette élection de toute ingérence étrangère, ça c'est peut-être l'un des derniers cheval de bataille d'Emmanuel Macron.

0:51
Présentateur

Quelle ingérence étrangère, ou quelles ingérences ?

0:53
Invité

On sait très bien qu'il cible, évidemment, l'ingérence russe, dans le sous-texte Emmanuel Macron. Il a d'ailleurs publiquement, lors de son fameux Tour de France qu'il a entrepris sur la démocratie et les réseaux sociaux, mis en garde sur les ingérences lors des élections, par exemple en Moldavie. Il a, donc, on nous promet des annonces sur ce sujet à l'issue de son Tour de France. Qu'est-ce qu'il pourrait faire ? Il y a encore une ou deux dates. Alors, il a évoqué plusieurs pistes. Il y a ce projet de loi sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans qui fait partie de ce cadre global.

Il y a cette idée de label dont on a beaucoup parlé, mais qui maintenant est plutôt présenté par l'Elysée comme secondaire. On est plus sur une action...

1:40
Présentateur

Donc, des médias qui auraient un label de conformité de l'information.

1:44
Invité

Oui, mais sans rôle de l'État. Et puis, l'Elysée a tendance maintenant à minimiser ce sujet-là, puisqu'on a vu que ça avait quand même soulevé une importante polémique.

1:52
Présentateur

On en a beaucoup parlé, oui.

1:53
Invité

Il veut se battre au niveau européen sur tout ce qui est transparence des algorithmes, parce qu'il considère que les algorithmes, par exemple, sur certains réseaux comme X, sont manipulés pour faire remonter certaines informations plutôt... Par rapport à d'autres, oui. Exactement. La possible levée de l'anonymat sur les réseaux sociaux pour poursuivre les gens qui reléraient certaines fake news, une responsabilité accrue des plateformes... C'est l'URSS, quoi. Et référé aussi.

2:27
Présentateur

Plus aucune liberté de rien, en fait. C'est le risque, c'est... Évidemment... Non, mais attendez. Moi, ce que je trouve absolument, je vais vous dire, par rapport à ce que vous dites, la menace russe. Donc la menace russe ferait que certains médias, par exemple, parce que c'est de ça dont il s'agit aussi, certains médias seraient plus affiliés à la Russie, et donc feraient passer des informations qui seraient fausses. Mais il pense à quoi, concrètement, clairement ? Écoutez, il ne le dit pas clairement lui-même, et surtout... Non, parce que derrière tout ça, on a l'impression qu'il accuse certains médias, et je pense au nôtre, d'être à la solde de Moscou, par exemple.

Et ça, c'est un vrai scandale. C'est une honte absolue, si c'est le cas.

3:09
Invité

Effectivement, je partage votre point de vue, mais en tout cas, ils ne le formulent pas ainsi. De cette manière, oui. Et surtout, ils insistent maintenant pour dire qu'il existe des lois pour encadrer la presse, et que ça n'existe pas sur les réseaux sociaux, et c'est a priori... Mais on n'a pas encore le contenu des propositions. C'est a priori sur ces réseaux, sur les plateformes qu'il veut agir.

3:30
Présentateur

Comment Macron pourrait intervenir concrètement dans cette présidentielle de 2027 ? C'est ça que je voudrais comprendre une fois pour toutes.

3:35
Invité

Alors, c'est en mettant en œuvre tout un cadre légal. Je parlais aussi d'un référé en justice contre les fake news, qui permettrait de bloquer certaines informations. Il veut, en quelque sorte, mieux contrôler cet espace numérique. On n'a pas encore le détail des propositions. On verra ça assez rapidement. Avec, évidemment, à chaque fois qu'on touche à ces sujets-là, quand on veut contrôler l'espace démocratique, il y a toujours aussi, en contrepartie, un risque de dérive liberticide. On verra jusqu'où ça va. Mais pour l'instant, c'est difficile à dire.

4:13
Présentateur

Merci Arthur Delaborde d'être venu nous expliquer tout ça ce matin sur Europe 1. Je vous libère, parce que je sais que le journal de 13h compte sur vous, avec Rudy Saada, qu'on va accueillir tout à l'heure. Donc, je vous libère. Véronique Jacquier, en 20 secondes, votre sentiment par rapport à cette histoire ?

4:29
Invité

Je crois que cette histoire d'ingérence, c'est très important pour la prochaine campagne présidentielle, parce que je subodore qu'Emmanuel Macron se laisse la liberté d'intervenir indirectement dans la campagne, face à la montée du Rassemblement national, dont on pourrait dire qu'il est intoxiqué par des ingérences russes, c'est donc que l'électeur n'est pas libre de son choix, mais est le tributaire de certaines régions. Moi, c'est comme ça que je l'ai compris hier soir. Alors après, mon analyse, évidemment, ne concerne que moi. Mais c'est comme ça que je l'ai ressentie. Et donc, on se rend bien compte qu'on va quand même vers une campagne présidentielle qui va être extrêmement tendue.

Et il faudra que chaque citoyen soit extrêmement vigilant.

5:09
Présentateur

Gabriel, rapidement sur ce sujet.

5:11
Invité

Mais des ingérences, il peut y en avoir de toutes parts. Le problème, c'est que, de fait, celle que semble viser Emmanuel Macron, c'est l'ingérence russe. Mais vous n'imaginez pas qu'avec tous les relais du régime algérien dans notre pays, et la France insoumise qui fait des appels du pied de plus en plus ouverts à un certain électorat, on peut se demander quelle ingérence proviendra de ce pays-là, de l'Algérie. Enfin, avec notamment le nombre d'Algériens en France, toute la masse électorale que potentiellement il représente. Évidemment que cette ingérence-là, elle existe. D'ailleurs, on peut dire que les ingérences peuvent être liées entre elles, d'ailleurs, parce que ce n'est pas neutre.

Il y a un rapprochement en ce moment entre la Russie et l'Algérie. Mais c'est vrai qu'on voit bien qu'Emmanuel Macron est quand même dans l'idée, en tout cas on peut le craindre, de refaire le scénario roumain. Est-ce que c'est ça dont il s'agit ?

6:06
Présentateur

Le scénario roumain, il faut rappeler ce que c'est.

6:07
Invité

Le scénario roumain, c'est que le candidat dit d'extrême droite qui était arrivé en tête a été écarté, les élections ont été annulées, au prétexte d'ingérence via les réseaux sociaux. Et donc c'est ainsi qu'on a réglé le problème, on a réglé la feuillure à ce candidat. Donc là, c'est une véritable question démocratique. Et si elle nous touche aujourd'hui, il va falloir la poser calmement sur la table et y répondre.

6:38
Présentateur

On va évidemment continuer de parler de tout ça dans les prochains jours, parce que le président de la République a encore normalement un an et demi de pouvoir, de pouvoir qui est relatif aujourd'hui, puisque effectivement le président préside, le gouvernement gouverne et on voit qu'il est sur la scène internationale essentiellement, mais qu'il peut encore quand même avoir une force pour orienter ceci ou cela. En tout cas, c'est un peu ce qu'on a compris hier soir et notamment sur ce sujet-là. Donc on va forcément en reparler. On va parler également dans quelques minutes de Zoran Mamdani, qui est devenu officiellement le maire de New York.

Mais avant, pour terminer sur le président Macron, il y a Nicolas qui nous appelle du Tarn-et-Garonne pour nous raconter comment lui, il a vécu les voeux du président Macron justement hier soir. Bonjour Nicolas.

7:30
Invité

Bonjour Nicolas.

7:31
Auditeur

Bonjour. Merci d'être avec vous. Meilleur vœu à vous tous.

7:33
Présentateur

Meilleur vœu à vous aussi Nicolas. Merci beaucoup d'être avec nous sur Europe 1. Nicolas, vous avez regardé le chef de l'État ?

7:41
Auditeur

Alors je vous dirais que je ne l'ai pas regardé en direct, mais je l'ai regardé ce matin pendant la traite des chèvres. Pendant que vous faisiez quoi ? J'ai des chèvres. Ah d'accord. La traite des chèvres.

7:53
Présentateur

D'accord, vous avez une télé dans la ferme et vous regardez... Vous appelez Nicolas et vous êtes agriculteur. Avec le téléphone. Avec le téléphone.

8:02
Invité

Nicolas, je vous souhaite une bonne année parce que j'ai envie de vous soutenir ce matin à deux titres. pour votre prénom, pour votre métier.

8:08
Présentateur

Voilà, ça c'est fait.

8:10
Invité

Bon, alors comment vous l'avez trouvé ?

8:11
Auditeur

Il faut soutenir surtout tous mes collègues agriculteurs qui sont déjà sous les blocages. Et puis ceux qui vont arriver d'ici peu pour manifester. Parce qu'on vit depuis plusieurs années des crises exceptionnelles en agriculture. Et là, ça devient vraiment catastrophique.

8:31
Présentateur

Et on en a parlé tout à l'heure, effectivement. Alors Nicolas, est-ce que le chef de l'État vous a donné l'impression que... Ben, voilà quoi. Il était en manque de carburant, quoi.

8:41
Auditeur

Moi, pour moi, il est surtout déconnecté. Il est... Enfin, à force de faire des voyages à l'étranger, je pense qu'il n'est même plus français, quoi. Il ne sait même plus ce qui se passe dans son pays. Ça en devient à se poser cette question-là. Parce que, sur son discours, le peu que j'ai entendu...

8:56
Présentateur

Il a dit qu'il faut protéger les agriculteurs. Ça ne vous a pas rassuré, ça ?

8:59
Auditeur

Non, mais en fait, voilà. C'est toujours pareil. C'est toujours des annonces. Mais protéger, ça veut dire quoi ? Ça veut dire faire quoi ? En fait, je pense qu'il n'a même plus de solution. Il est là simplement pour prendre la place. Il attend ses deux ans. Et puis c'est tout, quoi. Il ne va rien se passer. Et c'est ce qui nous inquiète. En étant agriculteur, mais surtout en étant... Enfin, en étant acteur du pays, quoi. Je veux dire, nous, qu'on soit agriculteur, qu'on soit artisan, qu'on soit tous les patrons, on se demande ce qui va se passer. Et on ne va pas attendre encore deux ans avec des dettes comme celle-là. On ne peut rien avancer. Rien n'avance, pas de budget, rien.

Enfin, on est dans une impasse. On ne va pas attendre deux ans comme ça. Ce n'est pas possible.

9:43
Présentateur

Bon, merci beaucoup de nous avoir appelé, Nicolas, et d'avoir donné votre sentiment sur les voeux du chef de l'État, Emmanuel Macron. Hier soir, les voeux aux Français, c'était à 20h. Vous les avez vécu sur Europe 1, bien entendu. Merci beaucoup d'avoir appelé.