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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 18 août 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Mobilisation des agriculteurs, «Bloquons tout le 10 septembre», Mélenchon veut la censure de Bayr

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Doit-on s'inquiéter sur un septembre très social ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Les conditions sont-elles réunies pour un septembre agité ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Ce mouvement du 10 septembre peut-il ressembler aux gilets jaunes ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs sont-ils mécontents de l'incohérence des décisions ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    La rentrée est-elle explosive à Lyon ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Ce mouvement du 10 septembre apportera-t-il quelque chose ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Alexandre MalafailleFait
    « On peut se retrouver avec un nouveau mouvement des gilets jaunes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Europ Stéphanie de Muru et vous. Merci de nous rejoindre sur Europin. Il est 11h52.

Europein et vous chers auditeurs, c'est votre émission. N'hésitez pas à venir réagir. À 12h15, on parlera de cette polémique Barbie.

Figurez-vous que le le film finalement sera projeté euh dans sa ville mais suivi d'un débat pédagogique. On verra ça euh avec vous chers auditeurs et puis avec notre invité Alexandre Malafaille, président du F tank Synopia qui vient de nous rejoindre dans ce studio. Bonjour Alexandre.

Bonjour Stéphanie. On va évoquer avec vous aussi cette mobilisation. Alors c'est mobilisation on peut se poser la question récemment.

On est que le 18 août, on on est encore un petit peu en vacances, on va en profiter mais enfin tout de même, est-ce qu'on ne risque pas de se retrouver avec un septembre un petit peu noir, un septembre social ? Il y a cette mobilisation des agriculteurs qui qui pointe le bout de son nez déjà cette semaine dans le barin. Mercredi euh après, vous savez, ce retoage du Conseil constitutionnel de de la loi du plomb.

Il y a cette ce mouvement bloquon tout le 10 septembre qui inquiète déjà depuis plusieurs semaines et en plus maintenant, il y a Jean-Luc Mélenchon qui en rajoute une couche. Il veut la censure de François Beot et puis il appelle à rejoindre ce mouvement. Clairement Alexandre Malafaille, doit-on s'inquiéter sur un septembre très social ?

Ah oui, le mois de septembre va être très social, très politique, sans doute très agité. Euh les conditions sont réunies. Alors, est-ce que ce sera un septembre noir au sens où tout se bloque et plus rien ne marche dans le pays ?

Je n'en suis pas encore là dans les analyses qu'on peut faire, mais il est vrai que quand vous additionnez l'intersyndical qui va se réunir à partir du 1er septembre, le Front uni de l'ensemble des partenaires sociaux qui veulent se voir pour prendre des positions, ça raconte quelque chose d'une forme de contestation et eux ont des vrais moyens de bloquer à travers des appels à la grève. Donc là, on n'y échappera sans doute pas compte tenu du fait que le Premier ministre a choisi de remettre encore sur le métier la question du de la réforme de l'assurance chômage avec évidemment un déclaratif qui est dire il faudrait inciter les gens à mieux retrouver leur job un job mais en vérité c'est sans doute pour faire encore des économies sur un système qu'il considère comme étant pas suffisamment équilibré. Après, vous avez en effet euh cette espèce de mouvement qu'on peut euh assimiler finalement au gilet jaune.

En tout cas, on verra ce que ça peut donner. En tout cas, qui s'apparente d'un mouvement qui n'est pas contrôlé euh alors qui veut être récupéré visiblement. Alors ça ça peut agir contre le mouvement lui-même et et parce que le le l'appel de Jean-Luc Mélenchon finalement à se joindre et à participer à cette dynamique peut être un véritable repoussoir pour une partie de ceux qui ont envie de contester, envie de faire valoir leur point de vue, envie de de se mettre en travers d'une politique ou d'un ou d'un budget qui annonce un somme de de coupe ou de de de difficultés pour les uns ou pour les autres.

Mais cette mobilisation-là n'est pas n'est pas évidente à à cerner par en tout cas pour certains d'entre eux et puis les les agriculteurs évidemment eux sont très mécontents de fait enfin en tout cas une bonne partie d'entre eux bien sûr sur l'incohérence qui est leur est faite de dire un coup on décide de bah de de d'aller dans un sens ensuite on on revient en arrière puis finalement on revient encore en arrière c'est vrai que c'est difficile de s'y retrouver. Alors, on va prendre les problèmes dans dans euh dans Oui. dans l'ordre si on peut si on peut dire qu'il y a un ordre, hein, parce que c'est compliqué en effet.

Euh ce ce mouvement du 10 septembre, il est un peu protéiforme. D'ailleurs, il y a Emmanuel Bompard euh elle est fiste, hein, qui tente euh des explications de texte ce matin. Il dit en gros que c'est pas un mouvement d'extrême droite.

Il appelle à y participer de manière allègre, enfin allègrement. Euh clairement euh on peut se retrouver avec un nouveau mouvement des gilets jaunes. Alors les conditions sont pas tout à fait les mêmes.

Il y a pour l'instant euh deux trois ingrédients qui manquent. Euh il y a pas un motif précis. Les gilets jaunes, il y avait un motif précis.

C'était la hausse annoncée d'un somme de taxe sur le carburant à un moment donné où c'était considéré comme étant insupportable et où d'ailleurs sombre d'études d'impact avait alerté le gouvernement pour dire n'y allez pas parce que c'est c'est dangereux. Bon, ils y sont allés, on a vu la suite et il y a eu quelques figures malgré tout qui n'étaient pas des figures ni politiques ni syndicales, mais des voix euh qui ont réussi en effet à à faire le buzz et à finalement entraîner le mouvement. Mais tout ça doit pas en tout cas nous nous dissimuler la vérité.

La vérité c'est que on est dans un pays qui est traversé par de colères très sourdes et très profondes. C'est pas nouveau. Ça s'exprime à travers à la fois des sondages d'opinion qui sont faits par l'ipop ou par d'autres.

Nous avec Sopia, on en a fait un en fin d'année dernière sur la façon dont les Français vivent le changement et qu'en 84 % disent "Nous le changement, on le suit dans notre vie de tous les jours." C'est pas positif. Quand l'OP montre chaque année avec le sondage sur la confiance, par contre, c'est pas l'IpOP ça c'est le CVPOF, euh ce sondage qui montre que à peu près 10 à 15 % des Français font confiance à la politique.

Ça raconte aussi quelque chose et on en tient pas compte. Mais mais pourtant euh il y a il y a beaucoup de si j'ose dire euh de de disciplines à part bon les éternels, SNCF, contrôleurs aériens, il y a il y a finalement peu de mouvements sociaux euh en tout cas comparé à la colère que vous nous décrivez. Mais cette colère, elle est sourde.

Après, il faut qu'elle puisse s'exprimer. Vousz toujours pareil la colère, vous l'exprimez dans un sondage, vous l'exprimez dans un vote, ce qu'on voit, ou dans une abstention ou dans un vote blanc qui n'est pas encore pris en compte sérieusement. Mais mais après se mettre en travers, il faut en avoir les moyens. sortir de chez soi, décider de passer des jours, des semaines euh sur des ronds-points avec euh des barricades, c'est un c'est un choix qui est qui est engageant, qui est coûteux.

Il faut avoir un job qui vous le permet, il faut avoir une situation qui vous le permet. Euh et et la la crise des gilets jaunes a posé de vrais problèmes économiques à beaucoup de gens qui sont mobilisés dans la durée. Est-ce que les gens sont prêts à recommencer ça ?

C'est une vraie question. Mais en tout cas, c'est sûr que cette France décolaire est peu prise en compte, mal prise en compte et elle fait l'objet de récupération politique évidemment diverses et variées. Pas forcément pour le meilleur de l'unité du pays, mais c'est vrai que les politiques sont passées très souvent à côté des sujets où alors il y a eu tellement de déceptions.

Moi, j'appelle ça les gueules de bois électorales. Vous êtes face à à des politiques qui à chaque fois qu'il y a une élection présidentielle vous annonce dès le lendemain qu'ils vont être rieurs et chantants. Rappelez-vous tous les propos d'Emel Macron y compris sur le retour des jours heureux.

Euh voyez dans quelle panade et dans quel mois on est aujourd'hui. Voilà, aujourd'hui on nous dit on est quasiment en guerre, l'ennemi est à nos portes. C'est vrai que les gens on leur dit on ne compte pas les fois où Emmanuel Macron nous a dit qu'on était en guerre.

Oui, mais entre les priorités enfin les grandes causes nationales et et les déclarations de guerre contre le Covid, contre la Russe et cetera, on est face à une espèce de voyez de de de cap qui est perdu et ça aussi ça renforce le difficulté de nos concitoyens à avoir confiance dans le système. Alexandre Malfaille, vous restez avec nous et puis ça se bouscule au standard manifestement. C'est un sujet qui inspire bon nombre de nos auditeurs sur Europe.

Europe 1h 13h Stéphanie de Muru et vous. La rentrée sociale s'annonce explosive. Pour en parler, Stéphanie de Muru.

Vous êtes accompagné par Alexandre Malafille, président du Singopia et par vous bien sûr chers auditeurs au 01 80 20 391. Oui, Marion, absolument. Et sachez qu'à 12h15, on évoquera tout à l'heure cette polémique.

Vous savez Barbie, ce film qui a été censuré à Nois le sec, finalement il sera quand même diffusé. On on vous dira pourquoi. Et puis à 12h45, les amoureux, ça concerne évidemment presque tout le monde euh des enfants ou personnes plus âgées.

Comment faire en sorte que l'amour dure toujours, on recevra, vous voyez déjà vous réagissez Lucy Vincent neurobiologiste parce qu'apparemment ça se passe dans le cerveau tout ça. Mon cher Alexandre vous a l'air inspiré aussi et puis n'hésitez pas chers auditeurs si vous posez vous voulez poser des questions à Lucy Vincent. Bon, un petit peu moins drôle la rentrée sociale.

On en parlait avec vous Alexandre Malafa et vous nous expliquiez toutes ces enquêtes d'opinion qui montrait qu'il y avait clairement une colère sourde en France. Euh pour l'instant c'est vrai qu'il y a pas beaucoup de mouvements sociaux mais ça se trame. Euh il y a ce fameux bloquons le 10 septembre LFI et Jean-Luc Mélenchon souhaitent y participer et veulent raller, capitaliser sur cette colère avec une rentrée potentiellement explosive.

On en parlait il y a quelques instants. Euh Alexandre, oui, les les ingrédients en tout cas d'un d'un mois de septembre compliqué pour le gouvernement et compliqué donc pour la France par votre conséquence parce que ça annonce un chambre de jours jour de perturbation, vraisemblablement de grève. Enfin, on va pas annoncer ce que les syndicats vont vont proposer quand ils vont se réunir début septembre dans le casre de leur intersyndical.

Mais oui, les conditions sont réunies pour que le mois septembre soit chahuté. Ça risque de durer avec le mois d'octobre parce qu'il y a derrière la perspective d'un d'un budget qui va être extrêmement compliqué à faire passer. Alors oui, clairement.

Pourtant François Baouatel essayer de de trouver des des couloirs de passage, on en parlera. Euh on est avec Jean-Pierre. Bonjour Jean-Pierre.

Bonjour Stéphanie. Bonjour. Vous nous appelez d'où ?

De Lyon. De Lyon. Belle région.

Il fait beau en ce moment je crois. Ça se passe plutôt pas mal. Il fait beau.

Il y a plus de Voilà, la canicule s'est arrêté donc tout va très bien. Bon, vous la vous la sentez comment la rentrée à Lyon et et ailleurs vous ? Bon Lon, ça fait un moment que il y a pas que la rentrée qui est compliquée avec les l'équipe écologiste en place et ça c'est un autre sujet.

La rentrée, elle sera compliquée, elle sera forcément compliquée parce que c'est compliqué depuis longtemps et ça allit encore plus depuis les dernières élections prés législatives où on peut regarder le se raconter l'histoire comme on veut. entre les deord le bras aux électeurs pour que ça se passe pas comme c'était prévu et enfin ce que l'on vit aujourd'hui ce qu'on va vivre à la rentrée malheureusement c'est normal on est dans un pays où plus rien ne peut se passer vous faites référence évidemment au premier tour remporté par le par le rassemblement national 11 millions de de voix et finalement qui n'a pas donné ce que de nombreux électeurs attendaient peut-être au deuxème tour c'est ça que vous nous dites c'est ça mais parce que enfin il faut il faut c'est vrai qu'on a tendance à vite passer autre chose à oublier. Mais il faut pas oublier qu'à ce moment-là, enfin on a quand même Gabriel Atel qui expliqué que c'est quand même mieux de voter pour Raphaël Arnaud que pour quelqu'un du Rassemblement national qui était préférable de faire réélire une Ellisabeth Borne et cetera et cetera.

Euh enfin voilà, aujourd'hui on va payer, on paye tout ça. Euh donc oui, la rentrée est explosive parce que parce que la France est plus que surendetté, parce que on paye on narrête pas de payer. D'où tous ces mouvements que ce soit Nicolas qui paye, lesgueux et autres.

Euh et c'est vrai que ce mouvement bloquon le 10 septembre, on aurait pu penser que tiens ça ça vient vraiment enfin ça vient du peuple et ça peut avoir une incidence comme l'a eu le les gilets jaunes. Oui. Et si Mélenchon enfin Gélanchon fait du Mélenchon aujourd'hui eux sincèrement je pense qu'ils s'en foutent de ce mouvement et ils s'en foutent he de ce que peuvent subir aujourd'hui les Français.

La seule chose qu'ils ne veulent pas c'est que un mouvement puisse prendre le leadership sur eux. Voilà. Eux qui jusqu'à maintenant ne passent leur temps qu'à expliquer pourquoi le MAS c'est bien et à mettre une cible sur les compatriotes français de de confession juive.

Là d'un coup, ils vont se réveiller en disant voilà. C'est intéressant ce que vous nous dites. Restez avec nous Jean-Pierre parce que je vais faire réagir notre expert sur le plateau Alexandre Mfet.

C'est vrai que c'est intéressant ce que nous dit Jean-Pierre aujourd'hui. Bon, la France insoumise capitalise sur une grande partie de de la colère en tout cas essaye. Ils n'ont pas envie d'être qu'on qu'on marche sur leur plat de bande à ce niveau-là.

Donc ils essayent de s'accaparer d'une certaine manière le mouvement. C'est ce que nous dit Jean-Pierre. C'est pour le Jean-Luc Mélenchon et ses et ses camarades.

La fin justifie les moyens. Voilà. Donc tous les coûts sont permis et tous les coups sont bons pour motiver les uns, galvaniser les autres et tant pis si l'unité de la nation on prend à chaque fois un sérieux coup.

C'est c'est une façon de faire de la politique pas leur problème de la mais c'est clairement pas leur problème. C'est une approche qui est totalement clientéliste, cynique, qui exploite ce qu'il y a de plus ville, de plus bas chez un sombre d'entre nous et et qui n'hésite pas à faire de la politique politicienne avec vraiment des échéances qui sont maintenant très clairement définies dans la tête de Jean-Luc Milenchon, c'est 2027. Donc euh on pourra en reparler si vous le souhaitez mais c'est vrai que pour lui 2027 c'est la cible et ce sera son 3e et dernier tour et 3è et dernière fois pour laquelle il pourra concourir une échange présidentielle.

La prochaine fois ça paraît compliqué euh même si on peut toujours tout imaginer. Euh et là pour le coup il est je pense qu'il se met vraiment en ordre de bataille et oui le 10 septembre va être une opportunité de plus. Après, moi je le redis, le le LFI qui se mêle à cette espèce de de mouvement social qui n'est pas forcément euh coloré au sens extrême gauche du terme, ils disent ou c'est pas un mouvement d'extrême droite, hein, euh ne nous oubliez pas.

Exactement. Voilà. Non, mais je pense qu'ils peuvent ils peuvent agir aussi comme un repoussoir.

Ça c'est ça c'est très clair. Vous êtes d'accord avec ça, Jean-Pierre ? Ils peuvent aussi agir comme un repoussoir.

Oui, je suis d'accord avec Alexandre. Je pense qu'ils vont ça va forcément être un reposoir parce que peu importe qu'il y avait aujourd'hui derrière ce mouvement du 10 septembre mais c'est vrai qu'aujourd'hui ce mouvement qui est soutenu par LFI, qui est soutenu par le NPA qui est quand même juste enfin il y a je crois qu'il y a une plainte contre eux pour apologie du terrorisme en cours qui a soutenu par les antifas par le mouvement le soulèvement de la terre là si c'est pas aussi pour essayer de faire en sorte porte que le mouvement des agriculteurs enfin voilà soit un peu noyé dans tout ça parce que tout ça ça va les arranger et je me dis aujourd'hui qui va aller dans qui le 10 septembre va se dire tiens je vais aller à côté des des LFI des Antifas des soulèvements de la terre de enfin voilà de ceux qui vont de toute façon n on rien à faire mettront leur drapeau ce que palestinien pour se tenir le Hamas enfin dire euh la majorité des Français concernés par les problèmes tous les jours. Je enfin je les vois pas y aller mais encore une fois comme l'a dit Alexandre le la fin justifie les moyens chez les filles.

Ils n'en ont rien à faire que ce mouvement marche ou pas. Bien au contraire et en effet même si derrière aujourd'hui on dit que c'est peut-être des mouvements un peu de droite ou d'extrême droite justement c'est pour ça qu'ils veulent y aller. Je pense que ce sont les premiers à espérer que ce mouvement ne fonctionne pas.

Hm. Alexandre Malafaille. Euh je sais pas si c'est ça leur objectif.

Je suis pas sûr qu'ils aient bien pris la mesure de peut-être de l'ensemble des des composantes qui soient en train de se de se coaliser. Voilà. Et je crois qu'effectivement ce type de mouvements sociaux populaires ne sont pas des mouvements politiques.

Et si à un moment donné il y a trop de récupération politique par les uns ou par les autres, ça va en effet stérilisé. Clement c'est c'était c'était né sur les réseaux sociaux par des citoyens. Mais mais c'est vrai, il il a raison Jean-Pierre parce que il y a une colère, on l'a vu avec le le mouvement dégueu porté notamment par l'écrivain Alexandre Jardin.

Il y a une vraie colère. Il y a des citoyens qui souffrent, qui travaillent, qui qui ont du mal à joindre les debouts parce qu'il y a beaucoup de charges en France. Effectivement pour les gens qui travaillent, on tape un peu trop souvent sur le travail et c'est souvent spoilier ce genre de mouvement peut-être par cette minorité bruyante qui en profite en effet, comme le dit Jean-Pierre par sortir, on ne sait pas ce que ça à voir avec le sujet, le drapeau proalestinien.

Effectivement, c'est c'est parfois un petit peu diffus. Tout se mélange, c'est que on on finalement on a besoin de à la fois de cause, de bouc émissaire. Le drapeau palestinien maintenant véhicule beaucoup d'autres idées que simplement l'idée de la Palestine qui est derrière.

C'est finalement comme avec le drapeau algérien, c'est une forme de contestation, de remise en cause du système de de critique. C'est voilà. Et sachant que les gens se posent pas trop de questions quand vous faites des microttoirs et vous posez la question aux gens mais pourquoi vous portez ce drapeau ?

Pourquoi et cetera ? L'argumentaire est en général. Vous êtes passé place de la République, ça m'est arrivé hier et je vous cache pas que j'ai été un petit peu choqué qu'on puisse laisser des drapeaux.

Il y avait le le drapeau algérien collé au drapeau palestinien sur la place de la République à Paris. On peut se poser la question de qu'est-ce que ça fait là ? Oui, on pourrait poser la question à la mairie du de l'arrondissement concerné et vous auriez une réponse en disant "Oui, mais on peut pas, vous comprenez le droit d'expression tout ça." Enfin, on est dans un pays où à un moment donné la liberté des uns finit par empêcher complètement le système de de de tourner.

Après, sur la colère profonde, moi je pense que notre classe politique est quand même extrêmement responsable de ce qui nous arrive. Ça fait quand même des dizaines d'années que les scrutins électoraux racontent quelque chose. Dil quelque chose de très précis sur ce qui se passe et qui est en train de s'amplifier depuis, on va dire la fin le début des années 2000.

Quand vous voyez aujourd'hui le rétion ne serait-ce que présidentiel où certes les gens se mobilisent, mais vous avez euh en moyenne entre 50 et 60 % des Français qui ne votent pas pour les partis qui gouvernent et les partis qui gouvernent qui après sont fait des partis qui sont minoritaires même si le système leur a permis d'avoir une majorité obligé effectivement Jean-Pierre hein c'est législative ça aussi ça crée de la colère mais parce que derrière on a le sentiment et les gens aussi le disent dans le sondage qu'on a fait l'année dernière avec Odoxa c'est exactement ce que les gens nous disaient il disaient en fait on n' pas le sentiment d'être écouté mais c'est 85 % des Français qui disent ça. Donc ça à traverse toutes les couches politiques, toutes les classes sociologiques. Donc cette espèce de de déconnexion apparente et souvent réelle d'ailleurs de la classe politique qui est aux affaires et qui gouverne sans tenir compte de l'obligation quand même de faire du consentement, de fabriquer de fabriquer des transitions qui soient cohérentes.

Pourrait parler de l'agriculture sur le les les les pas en arrière, les pas en avant, on envoie un message, on veut faire de la souveraineté agricole et en même temps on veut appliquer le principe de précaution. Donc on veut la sécurité, on veut la souveraineté et personne personne n'y comprend plus rien. Donc après qu'on fasse des choix et qu'on s'y tienne.

Mais c'est tout ça alimente en effet une espèce de ou à la fois de perdition de sens. On ne sait plus où on est et comme en plus en effet les je dirais la France qui travaille et même la France qui qui est à la retraite bah se voit à chaque fois être effectivement la cible du système puisque comme il faut chercher de l'argent on prend on le prend dans un peu les ultra riches échappent souvent. Alors, c'est ce qu'on dit en tout cas en apparence, c'est qu'effectivement quand vous avez les moyens d'avoir des systèmes qui vous permettent d'optimiser, vous le faites et c'est tout à fait légal.

Mais pour en effet minimiser l'impact de la fiscalité en particulier, puis quand vous êtes dans la dans la case de l'autre côté de de de l'échiquet à être très pauvre, bah le système va vous aider mais on va on peut pas vous vous vous taxer davantage et la classe qui travaille et la classe qui qui jouit de sa retraite est une classe qui était en effet à chaque fois taxée. On va remercier Jean-Pierre. On va marquer peut-être une petite pause.

Julien Blanc. Oui, on va prendre dans quelques instants qui nous appelle aussi au standard Éric. Le temps juste de vous dire bonjour, vous êtes là ?

Oui, bonjour Stat. Bonjour. On marque une petite pause et on vous prend juste après et on parlera aussi avec plaisir.

À tout de suite europ Stéphanie de Muru et vous. Nous sommes en train de nous diriger vers une rentrée sociale explosive et ça ça vous fait réagir chers auditeurs sur le standard d'Europa. On accueille Éric.

Oui Éric qui nous joint de de de Ronalp. C'est ça. Vous nous avez peut-être Oui, Ronal Ronal aussi comme l'auditeur précédent.

Bon bien écoutez, c'est une région qui écoute Europa, on est on est ravi. Vous vouliez réagir vous vous la sentez explosive vous aussi Éric ? Cette cette rentrée ?

Bah explosive pas vraiment parce que vous savez qu'aujourd'hui le peuple est dans une sorte de conformisme entretenu par tous ces gens-là. Et bien évid bien évidemment Jean Mélenchon. Ouais.

Je Mélenchon bien Jean-Luc Mélenchon bien entendu a bien compris tout cela depuis bien longtemps. Il a opté pour une politique de rupture et cette politique de rupture sous forme de clientélisme il a bien compris tout ça. D'ailleurs, il donne des signes au peuple en faisant élire entre autres Raphaël Arnud, Louis Boyard, Sébastien Delogu qui sont des gens qui sont issus de la population, qui n'ont pas le cursus de toute cette représentation politique depuis 40 ans.

Moi, j'ai j'ai pas du tout dans cette idéologie là. Je ne je ne partage pas les étés de Jean-Luc Langu, mais je dois reconnaître quand même que sa stratégie peut être payante. Et aujourd'hui euh votre intervenant sur le plateau, alors effectivement le le Alexandre Malafille qui est à côté de moi, Alexandre Malafaille, voilà donc je l'écoute avec attention mais effectivement tous ces intervenants qui qui font qui dressent un diagnostic, ils sont dans la lignée de d'Éric Zemour où il dressent un diagnostic depuis des années mais il ne donnent pas les solutions.

En fait, le 4e pouvoir dont vous faites partie entretient aussi ce conformisme auprès du peuple. Vouz dire les les médias. Oui, les médias, la presse, les médiia.

Euh, vous entretenez sur européen de ne pas trop justement être toujours dans dans le conformisme et on essaie aussi de donner une pluralité de d'opinion. C'est ce qu'on nous reproche d'ailleurs parfois. Oui.

Et d'ailleurs et d'ailleurs si j'interviens sur votre plateau, c'est c'est une de ces raisonsl enfin Jean-Luc Boloré a bien compris Vincent Bolloret a bien compris cela. D'ailleurs, je suis très étonné parce qu'il fait partie aussi de ses élites, mais bon, c'est un chef d'entreprise qui est pragmatique et j'ai suivi ses débats lors de au niveau de la commission euh cet hiver et bon voilà, on comprend très vite c'est son idée. Donc il a raison et aujourd'hui pour répondre à ce que disait votre intervenant effectivement le peuple bouge un peu.

Les mouvements citoyens commencent un peu à s'animer. Sauf que ces mouvements citoyens sont il prestau récupérés par une gauche qui s'empresse. Voilà.

Bien évidemment euh moi je pense que il ne se passera rien. Ce mouvement du 10 septembre n'apportera rien du tout comme a apporté les gilets jaunes. Ça ne fait qu'entretenir si vous voulez le fait que le peuple, vous savez depuis Pierre Pougade en 1950, on traite le peuple de populisme de populiste et effectivement dès que on bouge un petit peu et bien on nous traite de populisme.

Vous savez ces méthodes staliniennes, elles fonctionnent encore. Moi je j'ai peu d'espoir. un espoir peut-être d'un d'une figure importante issue du peuple, issu de l'entrepreneuriat, issu de l'entreprise qui a réussi dans sa vie professionnelle qui pourrait apporter sous forme de leader et qui serait en rupture totale avec la politique des parties.

Ça ça peut être une des solutions mais sauf qu'aujourd'hui vous avez parmi notre population une division qui est entretenue par cet extrême gauche et cette division elle est en leur en leur en leur en leur en leur avantage. J'ai bien peur qu'en 2026 parce que je pas aux prochaines élections et bien on voie à la place remplacement des écologistes le parti éléfi qui sera voilà. Mais le problème il est là quoi en fait vous avez une population.

Alors l'erreur de la droite c'est depuis des années de ne pas avoir parlé à cette population. Marine Le Pen, elle elle a parlé à cette population depuis peu euh mais voilà, tous ces autres partis de droite depuis des années, il méprise le peuple, entretiennent le conformisme. On peut faire le même reproche à la gauche républicaine, hein, mon cher Éric qui on d'ailleurs on a on assiste beaucoup aussi à la montée du Rassemblement national.

C'est souvent le reproche qui est fait à la gauche, hein, d'avoir abandonné le le peuple. Euh Alexandre Malafaille voulait vous vous répondre parce qu'il y a eu plusieurs idées. J'essayé de de suivre votre pensée mais euh Alexandre Manafaille euh vous vouliez répondre à Éric.

Non mais pour la gauche et pour Jean-Luc Mélenchon, la la situation est très claire. Il est persuadé d'être le seul capable de se qualifier au deuxème tour. Donc ça il va tout faire pour euh et et il va pas changer de de stratégie.

Pour ce que ce que vous disiez, vous avez raison, il y a il y a un problème de parce que c'est du conformisme. En tout cas, il y a une forme de déconnexion et très souvent en effet beaucoup de gens proposent mais rien ne se met en œuvre. Le vrai problème depuis sans doute 20 ans ou 30 ans ou 40 ans, c'est une crise de résultat.

C'estàd que la politique ne délivre pas suffisamment et c'est aussi ce qui a expliqué l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. C'est qu'il est arrivé en 2017 avec un vrai discours d'explication pour dire voilà pourquoi ça ne marche pas et moi je vais le faire. Donc vous parliez effectivement d'identifier voilà un espèce de leader.

Moi je crois plus à ça. Moi je crois pas que ce sera parce que nous aurons un leader tout d'un coup qui sortira de la société civile qui va arriver à régler tous les problèmes. Les problèmes sont beaucoup plus compliqués.

On est face à une difficulté aujourd'hui qui est que il faut non seulement avoir un leader mais sans doute une équipe autour de lui et qui avec un vrai un vrai projet et surtout une méthode. Ce qui ne marche pas aujourd'hui c'est la façon de fabriquer euh des décisions. Vous avez aujourd'hui une Assemblée nationale qui est déconnectée de la représentation réelle nationale.

Vous avez des partis aux affaires, des gouvernements aux affaires qui gouvernent sans être capable de fabriquer ce qu'on appelle le consentement, sans être capable de de piloter de manière cohérente les transitions, sans avoir fixé des objectifs clairs et de les tenir. Aujourd'hui, on parle de souveraineté dans plein de domaines industriel, économique, agricole, militaire et cetera. Mais quand vous regarde dans les faits ce qui se passe, c'est plutôt souvent le ou l'attentisme ou le contraire qu'on met en œuvre.

Donc tout ça ça tout ça ça ne fonctionne pas. Donc c'est une approche de la rénovation politique qui est beaucoup plus ambitieuse qu'il faudra porter et c'est pas simplement qu'une question de de leader. Et c'est donc comme on n pas cette approche et que les gens voient pas les résultats arriver, qu'est-ce qu'il qu'est-ce qu'ils font ? il il se laisse emporter par des courants politiques qui sont qui sont ceux de de LFI qui promettent effectivement de de tout casser et pour le coup d'aller jusqu'à la refond des institution.

Merci Éric en tout cas d'être intervenu sur l'antenne d'Europ.