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interviewBFMTV — BFM Politique· 27 septembre 2020 41 min

Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national - 27/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:09
Présentateur

BFM politique avec Edwige Chevrillon de BFM Business. C'est David Doucan du Parisien. Très heureux de vous retrouver. Notre invité aujourd'hui est député européen, vice-président du Front National. Bonjour Jean-Denard Della. Bonjour. Du Rassemblement National. Du Rassemblement National, oui. Faites bien de me reprendre. Je voudrais commencer avec cette question d'actualité qui concerne Gérald Darmanin. Il était ce matin dans une synagogue à Boulogne-Biancourt. Je le cite. Nous sommes dans une situation extrêmement critique après l'attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Nous sommes en guerre contre le terrorisme.

Et peut-être, peut-être que nous l'avons collectivement un peu mis derrière nous. Ma question est simple. Pourquoi est-ce que nous l'aurions collectivement laissé un peu derrière nous ? C'est quoi ? C'est la résilience ?

0:44
Jordan Bardella

Parce que les gens qui sont au pouvoir, et en l'occurrence M. Darmanin n'est pas un ministre de l'Intérêt, il est ministre au constat. C'est-à-dire qu'il passe son temps à faire des constats. Il nous explique qu'il y a un ensauvagement de la société. Il nous explique que la menace a été sous-estimée, dont acte. Mais quelle mesure va-t-il prendre pour enrayer une menace qui dure maintenant depuis 2015 et dont malheureusement l'histoire se répète ? L'histoire est tragique, disait Aron, mais l'histoire se répète malheureusement parce que ce sont systématiquement les mêmes profils, les mêmes individus qui commettent systématiquement les mêmes attaques. Et moi, la question que je pose à M.

Darmanin, c'est comment est-ce que quelqu'un qui est un Pakistanais, qui est un clandestin, qui a bénéficié du statut de mineur non accompagné, de mineur étranger, qui a bénéficié de l'aide sociale à l'enfance, dont je rappelle que le conseil départemental du Val-d'Oise avait des doutes sur sa minorité, puisque la plupart de ces gens-là se font passer pour des mineurs pour bénéficier de l'aide sociale à l'enfance. Or, ils ne sont pas mineurs dans deux tiers des cas. C'est un rapport parlementaire qui nous l'avait confirmé. qui, le conseil départemental du Val-d'Oise avait indiqué qu'il n'était pas mineur.

Les juges, partis de la justice aujourd'hui, qui ne font plus du droit, qui font de la politique, le maintiennent sur le territoire français en l'exonérant en quelque sorte d'une vérification médicale.

1:58
Présentateur

Au motif, pardon, mais que cette vérification osseuse, pour dire les choses précisément, n'est pas 100% fiable. Ce n'est pas qu'elle n'est pas fiable. Non, ce sont les propos du juge.

2:04
Jordan Bardella

C'est qu'en l'occurrence, elle est soumise à la volonté du type en question. Donc évidemment que dans la plupart des cas, puisque la plupart du temps, ils ne sont pas mineurs, ils font le choix de s'exonérer eux-mêmes et de refuser le test osseux qu'il leur est proposé. Et surtout, il a été interpellé au mois de juin dernier en présence d'une arme blanche prohibée. Il a écopé d'un simple rappel à la loi. Alors, comment est-ce qu'un mineur non accompagné de nationalité pakistanaise, qui est arrêté avec une arme blanche prohibée, écope seulement d'un rappel à la loi, alors qu'on sait aujourd'hui de manière très claire qu'il y a des précédents...

Enfin, je veux dire, ce n'est pas la première fois qu'on a des problèmes avec les migrants dans notre pays, que certains commettent des attentats, que des mineurs non accompagnés qui sont responsables aujourd'hui. Il faut dire les choses. De l'explosion de la délinquance et de la sécurité dans notre pays,

2:54
Intervenant

comment est-ce qu'il peut être maintenu sur le territoire français ? Vous dites du ministre de l'Intérieur qu'il est le ministre au constat. Vous êtes dans l'opposition du constat. Que proposez-vous ? Dans le cas précis de Ali Hache, toutes les procédures ont été respectées. Et c'est vrai qu'à un moment donné, un juge des enfants a dit « Non, je ne valide pas le test osseux ». Toutes les procédures ont été respectées. Que proposez-vous ?

3:13
Jordan Bardella

Si nous avions été aux responsabilités, ce monsieur qui est un Pakistanais aurait été au Pakistan. Voilà, il n'aurait pas été en France. Parce que le problème aujourd'hui...

3:22
Intervenant

Les mineurs isolés, vous les renvoyez chez eux ? Oui. Sans distinction ?

3:24
Jordan Bardella

Oui, sans distinction. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous avons, d'après l'Assemblée des départements de France, 60 000 mineurs isolés. Nous en aurons à la fin de l'année 60 000. Dans deux tiers des cas, ils ne sont pas mineurs. Et lorsque je vois qu'ils sont aujourd'hui responsables, il faut dire les choses. Maintenant, il y en a assez de cacher la vérité aux Français. Sans distinction, Jean-Dame Barbelin ? Il y en a assez du politiquement correct.

3:42
Intervenant

Quand bien même, il peut y avoir des risques dans leur pays pour ces personnes qui peuvent prétendre à l'asile ?

3:46
Jordan Bardella

Oui, parce que la plupart du temps, ils ne viennent pas de pays en guerre. Et que la plupart des demandes d'asile qui sont posées sur le territoire français, mais c'est aussi vrai sur le territoire européen, les chiffres qui nous sont donnés par les Nations Unies sont les suivants. 40% des gens qui demandent l'asile au sein des territoires de l'Union européenne proviennent en l'occurrence du Maghreb. Que beaucoup de gens qui demandent l'asile en France, il suffit de regarder le top 10 des pays où on demande l'asile en France, ne sont pas des pays en guerre. C'est le Kosovo, c'est la Géorgie, c'est l'Albanie, c'est la Guinée. Ces pays sont-ils en guerre ? Est-ce que vous connaissez ?

Juste pardon, je vais terminer. Non, non, non, c'est important, mais je rebondis sur ce que vous dites pour essayer d'être précis.

4:21
Présentateur

Précisément sur ce que vous venez de dire. Vous parlez des pays qui sont les principaux demandeurs d'asile en France. Vous avez cité la Géorgie, c'est le troisième, est-ce que vous connaissez les deux premiers ? Oui, l'Afghanistan, la Guinée, l'Albanie et la Géorgie. Non, l'Afghanistan c'est le premier, le Bangladesh c'est le deuxième. Non, ce n'est pas le deuxième. Pardon, ce sont les chiffres officiels de 2019. Ce qui est normal puisque 2020 est encore en cours.

4:44
Jordan Bardella

Moi, les chiffres que je vous donne, ce sont les chiffres de 2020. Il y a des projections qui sont faites. L'Afghanistan, jusqu'à la preuve du contraire, c'est en guerre. Ce sont les chiffres, oui, mais pas les autres. Voilà, pas les autres. Non, mais c'est juste pour être précis, Jordan Bardella. Pour être précis, il faut aujourd'hui mettre en place un principe de précaution qui s'appelle l'expulsion. Expulser, c'est protéger. Et je dis que quand, à Bordeaux par exemple, soyons très précis, 44% des faits de délinquance et de criminalité qui sont commis depuis le mois de janvier sont le fait de ces mineurs étrangers non accompagnés.

Quant à Rennes, j'entends il y a quelques jours le procureur de la République nous expliquer que la poussée de la délinquance et de la criminalité dans la ville de Rennes est le fait de ces mineurs non accompagnés. Quand j'entends Pierre Lissier, un ancien élu de la ville de Paris, nous expliquer qu'à Paris, 60% des faits de délinquance et de criminalité sont le fait des mineurs non accompagnés, eh bien je dis qu'il faut mettre en place un principe de précaution, qui est un principe de protection à l'égard du peuple français, qui consiste aujourd'hui à renvoyer chez eux des gens qui n'ont rien à faire sur le territoire français.

5:37
Présentateur

– Même un mineur qui viendrait d'Afghanistan dont le pays est en guerre. – Ali H, je suis ravi qu'on donne le nom, parce que c'est vrai qu'on tarde parfois à donner le nom. – Vous ne répondez pas à ma question, Jordan Bardella, c'est-à-dire qu'un mineur qui viendrait en France d'un pays en guerre comme l'Afghanistan, qui est aujourd'hui le principal pays demandeur en France, de demande d'asile, cet enfant qui viendrait en France pour fuir la guerre dans son pays, vous lui dites non.

5:57
Jordan Bardella

– Non, soyons très clairs, je ne conteste pas le principe de réfugiés politiques, sauf que deux tiers des demandes d'asile, des 130 demandes d'asile qui ont été effectuées sur le territoire français l'an dernier, deux tiers ne proviennent pas de pays en guerre, et deux tiers sont déboutés du droit d'asile. Sauf que sur ces deux tiers qui sont déboutés du droit d'asile, la Cour des comptes nous avait expliqué dans un rapport il y a quelques années que seulement 5% des déboutés du droit d'asile sont expulsés. La question que je pose à M. Darmanin, c'est combien nous coûte ce type de personnes ? Parce que M.

Ali H, on nous a expliqué dans un rapport parlementaire il y a quelques mois, qu'un mineur non accompagné coûtait par tête de pipe 4 500 euros par mois, c'est-à-dire 50 000 euros par an, c'est-à-dire 3 milliards d'euros en moins dans les caisses de l'État. Donc nous avons une poussée de l'insécurité, et en plus ce sont les Français qui doivent payer pour cette Ali H, qui nous a donc coûté, puisqu'il est là depuis deux ans, 100 000 euros aux contribuables français. – Alors maintenant, stop, il faut arrêter, mais vous pourrez vérifier, vous pourrez fact-checker. Mais vous voyez, moi je n'ai pas la politique des yeux grands fermés.

Je dis que les propos que nous avons sont des propos de bon sens, et que nous serons toujours ouverts et accueillants, et c'est le devoir de la France que d'être ouvertes et accueillantes à l'égard de gens qui viennent dans notre pays, qui parlent d'ailleurs. – Pardon, mais pour le coup, il faut dire une chose clairement, parce que vous avez dit une chose et l'inverse depuis tout à l'heure. – Non, je ne dis pas l'inverse.

7:13
Présentateur

– Non, si, vous avez dit « tous les mineurs isolés d'hors ». – Est-ce que vous voyez une contradiction ? – Pardon, je vous répète ce que vous venez de dire. – Vous avez dit « sans distinction, tous les mineurs isolés, c'est non », et ensuite vous nous dites « en fait non ».

7:24
Jordan Bardella

– Non, je suis extrêmement clair. – Si vous venez d'un pays en guerre, vous pouvez faire une demande d'asile, sauf que nous on est faveur parce que les demandes d'asile pour éviter cet embouteillage du tunnel du droit d'asile, ce dévoiement du droit d'asile en une filière d'immigration, puisqu'ils ne sont jamais expulsés alors qu'ils sont déboutés, on propose qu'il y ait des guichets uniques dans les pays de départ, qu'il y ait des guichets uniques dans les ambassades et dans les consuurs. – Exactement, exactement.

Je dis qu'il faut continuer évidemment d'accueillir des gens de manière choisie qui viennent en France pour travailler, pour étudier, pour apporter quelque chose, pour participer de cette épopée nationale, mais que le minimum que l'on doit quand on arrive en France, c'est de respecter nos lois, nos valeurs, nos meurtres, notre culture, et certainement pas de commettre ce type d'actes.

8:06
Intervenant

– Jordan Borden, vous avez critiqué Gérald Darmanin, cela dit lorsqu'on regarde les chiffres, alors il n'est pas responsable du tout parce qu'il vient d'arriver à son poste, on est bien d'accord, il y a 32 attentats qui ont été déjoués en France depuis 3 ans, ce sont des chiffres, est-ce que vous dites quand même bravo au service de renseignement français, à la police française, est-ce que quand même il y a une efficacité de l'État français ?

8:25
Jordan Bardella

– Oui, bien sûr, mais on a fait un certain nombre d'efforts, notamment sur le renseignement. Vous savez qu'à l'issue des attentats de 2015, on s'est aperçu qu'il n'y avait pas vraiment de service antiterroriste en France, vous aviez 23 services qui étaient essentiellement du contre-espionnage, qui étaient regroupés sur ce qu'on a appelé l'UCLAT, et il y a effectivement une réorganisation et des efforts qui ont été faits, il y a des moyens qui ont été donnés au service de renseignement.

Mais je dis que ne pas voir aujourd'hui qu'il y a un lien entre cette poussée des violences et la politique migratoire, parce qu'on peut donner des moyens au service de renseignement, mais si on n'agit pas aujourd'hui à la racine, c'est-à-dire sur des gens qui n'ont effectivement rien à faire en France, alors je pense qu'il y a un problème. Et on a un autre problème, à mon sens, qui est un problème de diplomatie. Parce que cet individu, il vient du Pakistan.

Et figurez-vous que depuis maintenant plusieurs mois, il y a au Pakistan des manifestations qui ont lieu tous les jours, dans les rues du Pakistan, où on brûle les drapeaux français, parce qu'on critique la publication des caricatures de Charlie, et là-bas on risque la peine de mort. C'est pas depuis plusieurs mois, Jordan Bardella. Et là-bas on risque la peine de mort. Si, il y en a eu l'année dernière, il y en a eu en 2015, et il y en a eu encore il y a quelques jours.

9:24
Présentateur

Oui, mais vous dites que c'est le quotidien, pardon, et si on le précise, c'est pas le quotidien, Jordan Bardella.

9:27
Jordan Bardella

Non mais écoutez, on peut s'atteler à des mots, si vous voulez.

9:29
Présentateur

Oui, parce que les mots, ils sont essentiels. Vous réclamez la précision, excusez-moi. Si vous dites tous les jours, il y a des manifestations au Pakistan, c'est faux.

9:35
Jordan Bardella

Quand le premier ministre du Pakistan, à la tribune de l'ONU, critique les croquis blasphématoires de Charlie Hebdo, il avait déjà évoqué que Ben Laden était mort en 2011 en martyr. Lorsque le ministre des Affaires étrangères du Pakistan évoque un acte méprisable, en parlant de la républication des caricatures de Charlie, qui doit être jugé. Lorsqu'on sait qu'au Pakistan, ceux qui critiquent une religion sont voués à la perpétuité réelle et parfois même à la peine de mort.

10:03
Intervenant

Mais quel lien vous faites avec ce qui s'est passé ?

10:04
Jordan Bardella

Eh bien, je pense qu'il y a un problème diplomatique. Et je pense que ça aurait au moins mérité, lorsqu'un ressortissant du Pakistan, qui entend les discours de ses responsables politiques, s'en prend à des journalistes français, eh bien, ça aurait mérité que au moins l'ambassadeur soit convoqué par le ministère des Affaires étrangères. Donc vous lancez un... Il y a quelques mois, lorsque un ministre italien, M. Di Maillot, a reçu quelques gilets jaunes. On était au bord du conflit diplomatique avec l'Italie. L'ambassadeur a été rappelé, l'ambassadeur a été convoqué. Or, je note que lorsqu'il s'agit de cette idéologie qu'est l'islamisme, on est un peu trop faible.

10:35
Intervenant

En parlant d'islamisme, Manuel Valls, l'ancien Premier ministre, s'exprime dans le journal Parisien ce matin. Il dit que l'islamisme, c'est l'ennemi de ce début du siècle. Et puis il s'adresse aussi à Emmanuel Macron en lui disant « Il y a un projet de loi séparatisme, est-ce le bon terme ? » Ce projet de loi séparatisme, Jordan Bardella, est-ce que vous en attendez quelque chose ? Est-ce que vous partez d'emblée du principe qu'il n'y a pas forcément besoin d'une nouvelle loi pour combattre l'islamisme dans notre pays ?

11:02
Jordan Bardella

Je pense qu'il faut déjà appliquer la loi. Moi, vous savez, j'entends parler de projet de loi contre le séparatisme depuis maintenant trois ans. Vous vous souvenez qu'avant d'arriver à l'Élysée, d'ailleurs Emmanuel Macron nous avait dit « Je ne vais pas inventer un programme contre le terrorisme dans la nuit. » Ce que je regarde, ce sont les faits. Et je vois que depuis 2017, ils n'ont rien fait pour lutter contre le fondamentalisme islamiste. Combien de mosquées radicales ont été fermées dans notre pays ? Cette année, zéro. Il y en a un peu plus de 120 qui sont identifiées par les services de renseignement.

Combien de gens qui sont fichés pour radicalisation, qui ont des liens objectifs avec le fondamentalisme islamiste, qui sont suivis par les services de renseignement et qui sont de nationalité étrangère, ont été expulsés vers leur pays d'origine ? Zéro. Combien de subventions à des lieux de culte, dont certains sont parfois financés par l'Arabie saoudite ou le Qatar, qui prônent une vision rigoriste de l'islam, ont été coupés ? Ont été coupés par le ministère de l'Intérieur, qui est aussi le ministère des cultes. Autant de mesures. Et ces mesures de bon sens auraient pu être mises en œuvre.

12:00
Intervenant

Pardonnez-moi. Autant de mesures aujourd'hui possibles, parce que les lois ont été renforcées depuis 2017. Il y en a eu notamment une loi sécuritaire en 2018 qui a été votée. C'est faux. Et que vous n'avez pas...

12:11
Jordan Bardella

C'est pas une mosquée radicale, six mois après, elle a obligé de rouvrir.

12:13
Intervenant

Et que vous n'avez pas... Beaucoup ont rouvert d'ailleurs. Pourquoi n'avez-vous pas, pas vous, mais les députés du Rassemblement National à l'Assemblée Nationale, voté les lois qui renforcent l'arsenal sécuritaire dans notre pays ?

12:25
Jordan Bardella

Alors, je vous laisse mettre de vos propos, mais la loi sécuritaire n'avait de sécuritaire que le nom. Et lorsque vous regardez le fond de la loi, parce que moi, je ne m'attache pas au nom, on me dit « vous ne votez pas la loi sécuritaire », mais je regarde ce qu'il y a à l'intérieur de la loi. Et il y a notamment le fait que, par exemple, lorsque vous avez un individu radicalisé, il ne peut plus être assigné à résidence, mais désormais assigné à l'échelle de la commune. Sauf que quand un terroriste est assigné, par exemple, à l'échelle d'une commune comme Paris, vous imaginez les dégâts qu'il peut faire ?

Et on a encore vu, d'ailleurs, le leader de Forza Aliza, qui est ressorti de prison il y a quelques mois, qui a déjà cherché à se procurer des armes. La réalité, c'est que nous avons des bombes humaines sur le territoire français. Et que nous, nous proposons notamment de mettre en place la rétention de sûreté. Il y a, j'ai ramené les chiffres, 43 djihadistes qui ont été ou seront libérés au cours de l'année 2020. Il y en a une soixantaine qui vont être libérées au cours de l'année 2021. Pourquoi est-ce qu'on ne met pas en place la rétention de sûreté ?

Aux États-Unis, par exemple, lorsque vous sortez de prison, lorsque vous avez fini votre peine, si les juges estiment que vous présentez un danger pour la société française, eh bien, à ce moment-là, vous reprenez 20, 30 ans, 40 ans de prison. Eh bien, je pense qu'en matière de terrorisme, la rétention de sûreté devrait pouvoir s'appliquer. Et que les peines qui ont été infligées aujourd'hui à ces gens-là sont bien trop faibles et sont bien trop dérisoires. Parce que leur volonté, lorsqu'ils ressortent, c'est évidemment de recommencer. Et le terroriste, en l'occurrence de Forza Aliza, qui est assigné à résidence, il a dit, lorsqu'il est sorti, je souhaite balafrer la France.

Donc nous sommes aujourd'hui face à des gens qui se sont constitués en une véritable cinquième colonne aujourd'hui au sein du pays et qui souhaitent s'en prendre à nos valeurs, à nos institutions, aux journalistes, au peuple français, qui ont démontré les dégâts qu'ils étaient en capacité de faire et qui ne trouvent pas aujourd'hui face à eux un État de droit en capacité de les neutraliser et de les mettre hors d'État de nuire.

14:09
Intervenant

Dans le cadre de cette loi séparatrice, justement, Marlène Schiappa, qui va porter cette loi, signe ce matin une tribune dans le journal du dimanche, dans le collègue du journal du dimanche, où elle dit qu'il faut combattre à tout prix les certificats de virginité parce que c'est contraire. Elle a raison. Elle a raison ? Oui, elle a raison.

14:24
Jordan Bardella

Et si nous avons possibilité, je ne sais pas de quelle manière sera découpée cette loi, nous le ferons. Je vais vous dire, moi j'ai le sentiment que...

14:33
Intervenant

Il faut interdire.

14:35
Jordan Bardella

Oui, bien sûr, il faut interdire. Et je veux dire, je n'étais même pas au courant. Je n'étais même pas au courant qu'aujourd'hui, en France, des médecins délivraient des certificats de virginité pour permettre à des jeunes femmes de se marier. Je n'en veux pas aux médecins. Je dis juste qu'en France, ça ne doit pas se faire. Voilà, en France, ça ne doit pas se faire. Et si c'est interdit, évidemment que nous souhaitions... C'est contraire aux lois de la République. Et je vais vous dire, aujourd'hui, j'ai le sentiment que les couachis, en réalité, ils ont gagnés.

Ils ont gagnés parce qu'ils ont cherché à imposer leurs interdits à la société française et que lorsqu'on regarde d'un point de vue de la liberté d'expression, notamment, plus aucun journal n'a osé republier ce type de caricature en 2015. Et qu'en était le droit que l'interdiction du blasphème... Enfin, on les a tous republiés le mois dernier.

15:12
Intervenant

Ils ont tous été republiés, là.

15:13
Jordan Bardella

Enfin, soyez honnêtes. On a tous republié les caricatures le mois dernier. Mais, soyez honnêtes, plus personne depuis 2015 n'a osé publier ce type de publication. Et tous les journalistes de Charlie Hebdo le disent. Ça a été fait lors de la republiation des nouvelles caricatures, lors du procédation du procès. Et c'est très bien. Mais, il faut être naïf pour ne pas voir que la liberté d'expression a considérablement... Jordan Bardella, les prises de position

15:36
Présentateur

de différents journalistes, éditorialistes, intellectuels, elles ont été nombreuses depuis 2015.

15:39
Jordan Bardella

Comme Zineb El Razoui, qui est aujourd'hui sous protection politique.

15:41
Présentateur

Ce que j'allais vous dire, il y a une réalité, c'est que le nombre de personnes sous protection a évolué, ce qui veut dire que les gens ne se sont pas tues, les gens ne se sont pas courbés. Mais vous trouvez ça normal aujourd'hui qu'un journaliste... Non, mais pardon, je n'ai jamais dit que je trouvais ça normal. Vous dites que ça n'existe pas. Je vous dis que ce n'est pas vrai.

15:53
Jordan Bardella

Mais je dis que plus personne depuis 2015 n'a osé le faire et que les quelques courageux qui ont osé le faire, comme Zineb El Razoui, sont aujourd'hui placés sous protection policière. Parce qu'ils sont menacés de mort. Souvenez-vous de la jeune Mila, cette lycéenne de 16 ans, qui a critiqué de manière un peu virulente l'islam sur les réseaux sociaux. Elle a reçu des centaines, des dizaines de milliers de messages de menaces de mort. Et encore aujourd'hui, elle n'a pas trouvé, elle n'a pas trouvé non pas de lycée, mais surtout, elle n'a pas trouvé le soutien des élus. Vous êtes députée européenne, Jordan Bardella.

La ministre de la Justice, Mme Belloubet, qui avait dit que critiquer une religion, c'était une atteinte à la liberté de conscience. Non, je ne suis pas d'accord. La France, c'est la possibilité de tout dire

16:26
Présentateur

et qu'on avance au fondamental. Vous êtes députée européenne. Il y a eu une présentation ce mercredi d'un nouveau pacte européen sur la migration et l'asile, qui en fait est censé, on va essayer de dire les choses simplement pour nos téléspectateurs qui n'auraient pas suivi le détail de toutes ces discussions, c'est un peu compliqué, mais il est censé en fait durcir les conditions d'accès à l'espace Schengen. En tout cas, il est décrit comme ça par pas mal d'ONG, pas mal d'États qui dénoncent le durcissement des conditions d'accès à l'espace Schengen. C'est un propos sur la migration. Ça vous fait sourire ? Ou est-ce que vous saluez le contenu de ce texte ?

16:54
Jordan Bardella

Oui, parce que là encore, je veux dire, il faut regarder ce qu'il y a concrètement dans le texte. Dans le texte, il y a une accélération du regroupement familial et la possibilité peut-être demain de faire venir, si ce texte est voté, de faire venir les frères et les sœurs pour les gens qui viendraient aujourd'hui dans notre pays. Il y a dans ce texte, j'ai entendu la commissaire aux affaires intérieures qui nous dit que ce texte, il a pour but d'accélérer l'immigration légale.

Donc, en réalité, on met de côté le système des quotas qui était la relocalisation imposée des migrants au sein de l'Union européenne pour un principe de solidarité qui consiste, lorsque vous ne voulez pas de migrants, à donner de l'argent aux autres pays européens pour pouvoir en accueillir. Il y a un certain nombre d'ailleurs de pays de l'Europe de l'Est qui n'avait pas de problème avec ça, vous me l'avez dit tout à l'heure. L'immigration légale, ce n'est pas un sujet pour vous ? Le regroupement familial, si.

Parce que, vous voyez, moi, je ne peux pas comprendre aujourd'hui que dans notre pays, alors que nous avons, pardon, encore une fois, 6 millions de chômeurs, que nous avons 10 millions de pauvres, qu'on continue d'accueillir chaque année de manière légale, sans compter les clandestins, l'équivalent d'une ville comme Bordeaux. Ça me semble être, encore une fois, un principe de bon sens.

Que nous avons des tensions communautaristes dans les quartiers, que nous avons une telle vague aujourd'hui migratoire, une telle anarchie migratoire dans mon département, en Seine-Saint-Denis, d'un rapport parlementaire qui a été remis l'an dernier, nous dit qu'on est incapable de déterminer le nombre exact de clandestins. On estime entre 20 et 25%, c'est-à-dire 500 000 personnes sur une population d'un million, 500 000 habitants, et tout cela pose évidemment des problèmes au quotidien. Donc, ce n'est pas qu'il n'a le meilleur en rien l'immigration.

Moi, je pense que l'immigration, c'est le fait d'État, c'est le fait d'une souveraineté nationale, et que les Français pourraient, par exemple, s'exprimer par référendum sur cette question. Est-ce qu'ils veulent continuer d'accueillir chaque année l'équivalent de la ville de Lyon, de manière légale et de manière illégale, c'est-à-dire 500 000 personnes chaque année ? Pourquoi est-ce qu'on ne consulte jamais les Français ? Ça a des conséquences,

18:36
Intervenant

Les Français voteront en 2022, on verra si... Ils ont voté, ils vont voter. Majoritairement, peut-être, pour votre candidat. D'une question très vite, David, ce qu'on en fait. Je voudrais qu'on revienne deux secondes sur les faits de vendredi. Il y a Ali Hache, l'assaillant, terroriste. Il y a Youssef, un Algérien d'une trentaine d'années, résident légalement sur notre territoire, qui a pourchassé l'assaillant jusque dans le métro, qui a mis fin, au fond, à son attaque. Qu'est-ce que vous avez à dire au sujet de Youssef ? Est-ce que, par exemple, selon vous, il faudrait le naturaliser ?

19:11
Jordan Bardella

Oui. Je pense qu'un acte héroïque, un acte de bravoure, mérite la reconnaissance de l'État et mérite la reconnaissance de la nation entière, peu importe la nationalité, peu importe l'origine, peu importe la religion. Et je pense qu'on peut faire des exemples de temps en temps de gens qui, lorsqu'ils arrivent en France, font gage de reconnaissance, de mérite et parfois d'héroïsme, comme ça a été son cas.

19:31
Présentateur

Dans un instant, Jordan Berdela, nous parlons Covid, d'économie politique, évidemment. Et à la fin de cette émission, désormais, c'est une tradition des questions un peu plus personnelles.

19:38
Locuteur

A tout de suite

19:38
Présentateur

pour la suite de BFM Politique. Il est midi et demi, c'est la suite de BFM Politique. Avec Elie Chevrillon de BFM Business, David Ducan du Parisien, notre invité, le vice-président du Rassemblement National Député Européen, Jordan Berdela. Les mesures qui visent à enrayer le Covid-19, maintenant la pandémie. À Marseille, vous avez suivi, évidemment, ce qui s'est passé ces derniers jours. Les élus soutiennent les restaurateurs et cafetiers qui dénoncent la fermeture pour 15 jours. Alors, on va préciser que la fermeture a été différée de 48 heures pour écouler les stocks.

Il y a une clause de revoyure, donc tout le monde va se reparler dans une semaine pour voir s'il faut maintenir ces mesures sur 15 jours. Les élus locaux soutiennent les cafetiers et les restaurateurs. À fond, vous, vous dites quoi ? On les soutient aussi.

20:21
Jordan Bardella

On les soutient aussi. Ils commençaient un peu à respirer. Le gouvernement les enterre. Mais je pense que les Français ont fait preuve d'une résilience incroyable depuis maintenant bientôt un an. C'est-à-dire qu'ils ont été très très assidus au confinement. Ils ont porté des masques. Il fallait porter des masques. Alors même que le gouvernement leur a expliqué que c'était quasiment plus nocif de porter un masque que de s'exposer au Covid. Ce qu'avait dit Edouard Philippe. Souvenez-vous des propos de Sibeth Ndiaye. Donc, on est passé un peu du tout au tout. Et ce que les Français ne comprennent plus, ce qu'ils n'excusent pas, c'est l'incohérence de la parole publique.

Il y a 15 jours, le président de la République nous dit, Emmanuel Macron nous dit, désormais, il va falloir vivre avec. Désormais, ça sera priorité à l'économie et non plus au sanitaire. Or, les restaurateurs qui commençaient un petit peu à respirer, qui ont vécu quand même plusieurs mois difficiles, qui sont encore dans le flou. Moi, je discutais avec quelques restaurateurs la semaine dernière dans le sud de la France qui me disaient, mais on ne sait même pas si nos charges sur le deuxième trimestre sont reportées ou exonérées. Donc, ce sont des choix un petit peu hasardeux. Et on cherche un peu à faire porter la responsabilité de la multiplication des cas sur les restaurateurs.

Et le gouvernement cherche à faire payer en réalité son incapacité à faire du test massif, rapide, efficace, clair avec du suivi derrière sur les restaurateurs qui sont peut-être aujourd'hui, vous l'avez peut-être vu, les plus respectueux s'agissant des mesures barrières. Lorsque vous allez dans un restaurant, il y a du gel hydroalcoolique, il y a des masques et eux ne comprennent pas qu'en même temps, on ferme leur établissement et en même temps, on peut aller dans le métro. Il y a des médecins qui disent aussi

21:46
Présentateur

que c'est un des lieux avec la cellule familiale qui est le principal mais que c'est un des lieux qui contribue à la propagation. Où est son contraire ?

21:52
Jordan Bardella

J'essaie juste de faire preuve d'un peu de bon sens. Et quand on voit fermer des restaurants mais que dans la ville d'à côté vous pouvez y aller, quand on voit que des restaurants ferment et que vous pouvez prendre le métro, quand on voit que des restaurants ferment et que vous pouvez aller au musée ou dans un certain nombre de festivités... Mais parce que dans le métro tout le monde est masqué.

22:08
Intervenant

Dans le métro, tout le monde est masqué. Au restaurant, quand on mange, on enlève le masque. Voilà, donc c'est pourquoi... Écoutez, moi j'ai vu des images

22:13
Jordan Bardella

quand il n'y a pas d'aération, quand on est à l'intérieur,

22:16
Intervenant

c'est un lieu d'entrée pour le RERD à Châtelet,

22:18
Jordan Bardella

pas très loin d'ici, où les gens sont agglutinés à l'heure de pointe. Je ne suis pas certain que ça soit plus safe, comme on dit, d'un point de vue sécuritaire que lorsque vous allez au restaurant.

22:27
Intervenant

Mais vous avez une deuxième vague qui arrive sans doute un peu plus vite que prévu.

22:30
Jordan Bardella

Le problème aujourd'hui, je vais vous dire, c'est que dans certains territoires, je lisais le témoignage d'un Français dans le Figaro qui nous disait qu'il a été se faire tester à Paris et qu'il a fallu 12 jours, 12 jours pour avoir le résultat du test. Alors, j'ai lu ce matin une déclaration du président de l'Ordre des médecins qui nous dit que le bilan de la première épidémie n'a pas été fait. Et quand vous regardez sur les 14 derniers jours, pour reprendre les chiffres, vous avez 26 cas pour 1 000 habitants en Allemagne, 34 cas pour 100 000 habitants en Italie, mais 200 cas pour 100 000 habitants en France. Et pour une raison simple, c'est que...

C'est pas la moyenne, c'est sur les 14 derniers jours. Et le problème, c'est que quand il faut dans certains territoires, 5, 6, 7, 8, parfois 10 jours dans certains lieux de la capitale pour avoir le résultat d'un test, alors vous ne pouvez pas être efficace. C'est pas normal, pardon, qu'à Madrid, il faille un quart d'heure pour avoir le résultat d'un test et qu'en France, il faille parfois 10 jours.

C'est pas normal qu'en Italie, par exemple, lorsque vous allez vous faire tester, vous avez le résultat dans les 2-3 jours grand maximum, l'autorité de santé locale vous prend en charge si vous êtes positif, elle contacte vos proches, elle se charge de donner un accès facilité aux tests aux personnes qui ont été qu'à contact avant... Jordan Bardella, comment ça se fait ?

23:46
Intervenant

Est-ce que si vous étiez au pouvoir, ça se passerait différemment ? Parce que les gens

23:48
Jordan Bardella

qui sont au pouvoir sont nuls. Mais voilà. Parce que les gens qui sont au pouvoir sont nuls. Alors expliquez.

23:52
Intervenant

Ils n'ont pas pris la mesure de ce qu'il s'est passé. Qu'est-ce qu'ils auraient pu faire ? Qu'est-ce que le gouvernement aurait pu faire pour que les laboratoires d'analyse aient plus d'efficacité qui sont pour la plupart des entreprises privées ?

24:03
Jordan Bardella

Pour une raison très simple, c'est que ce ne sont plus les politiques qui décident aujourd'hui, ce sont les bureaucrates et les technocrates. Que ce ne sont plus les responsables politiques qui fixent un calendrier, qui fixent un objectif, qui fixent une feuille de route, ce sont les bureaucrates et les technocrates qui prennent des décisions absurdes depuis Paris.

24:17
Présentateur

Juste, pour avancer, excusez-moi, je rebondis sur ce que vous vienne de dire David Doucan. On entend votre diagnostic, votre constat. David Doucan vous interroge sur vos solutions. Mais prenez un exemple très concret.

24:27
Jordan Bardella

Il y a quelques jours, le Premier ministre, quelques semaines, pardon, nous a dit désormais pour être efficient dans la lutte contre l'épidémie dans la politique de tests massifs, on va faire confiance au couple préfet et maire. Il nous a dit ça. Et lorsqu'on décrète la fermeture des restaurants, la maire de Marseille prend la parole pour dire je découvre ça à la télévision. D'accord, mais c'est un constat. Une nouvelle fois, c'est un constat ça. Mais c'est pas un constat. Non, vous faites une critique. Vous posez un diagnostic. On applaudit.

24:50
Présentateur

David Doucan vous a demandé ce que vous faites. Vous dites que les tests ne fonctionnent pas. Vous êtes au pouvoir.

24:56
Jordan Bardella

Demain, vous faites comment ? Il faut donner une priorité dans les tests aujourd'hui aux publics vulnérables. C'est ce qui a été dit par le gouvernement. Mais c'est ce qui a été dit, mais c'est pas ce qui a été fait. Pardon ? C'est pas normal qu'il fasse jusqu'au début du mois d'août. Il fallait une prescription médicale pour pouvoir se faire tester. C'était quasiment impossible de se faire tester. Et vous pouvez pas nous faire ce reproche.

Dès le mois de janvier dernier, si on fait un peu l'histoire des derniers mois, parce qu'il faut parfois savoir prendre un peu de recul dès le mois de janvier dernier, nous avons dit mais comment est-ce qu'on peut continuer d'avoir des liaisons RN avec des pays qui sont des pays foyers de l'épidémie ? Là, on nous a dit mais vous êtes fous. C'est du repli nationaliste. Or, tous les pays qui ont pris ce genre de précautions dès le début ont une gestion beaucoup plus efficiente que nous. C'est vrai en Europe de l'Est. C'est vrai en Autriche. C'est vrai en Allemagne. Nous, nous ne l'avons pas fait. Nous avons dit dès le 11 février à l'Assemblée nationale pour être très précis.

Marine Le Pen a pris la parole pour dire où en est-on de l'état de nos stocks de masques, de nos stocks de tests, de nos stocks de médicaments ? Le gouvernement nous a dit il n'y a pas besoin de masques. C'est inutile. Donc, moi, je veux bien qu'on nous fasse ce reproche alors qu'on a été parfois les premiers sur beaucoup de thématiques, sur beaucoup de propositions à tirer la scène des d'allemagne. Vous n'avez pas de reproche. On vous pose des questions.

26:03
Intervenant

Vous êtes fait tester ou pas ? Est-ce que vous vous êtes fait tester ?

26:06
Jordan Bardella

Je ne me suis pas fait tester.

26:07
Intervenant

Ah bon ? Pourquoi ?

26:08
Jordan Bardella

Parce que je n'ai pas eu de symptômes particuliers. Et que si, évidemment, un jour j'ai des symptômes, j'irai évidemment me faire tester à condition que je puisse me faire tester. Je reviens sur les restaurateurs et les propriétaires de bars.

26:22
Intervenant

Votre soutien à ces professions irait-il jusqu'à demander aux polices municipales de ne pas les verbaliser ? Je vous pose la question parce que c'est ce qu'a dit la deuxième adjointe, l'adjointe à la maire Rubirola de Marseille, Samia Ghali. Est-ce que ça vous convient comme demande ?

26:41
Jordan Bardella

Non mais je... Si vous, je n'ai pas positionné pour ou contre le fait de faire verbaliser par les policiers municipales les restaurateurs, je dis que ce qui arrive aujourd'hui aux restaurateurs est injuste. Voilà. Et que probablement ce n'était pas la bonne solution, ce n'était pas la solution la plus juste, la plus cohérence, la plus sensée que de dire il n'y a qu'un jour allez-y, priorité à l'économie et d'aujourd'hui faire le choix d'enterrer des restaurateurs. Alors justement, puisqu'on parle d'économie, puisqu'on parle d'économie, Edwige.

27:03
Intervenant

On va parler un petit peu d'économie. Est-ce que vous estimez, parce qu'on voit bien qu'il y a des plans de licenciement qui sont en train de se mettre en place ? Bon, il y a des mesures qui ont été prises par le gouvernement. Mais est-ce que vous vous dites en ce moment, il faudrait que toutes les entreprises qui bénéficient d'aide publique soient interdites de licencier

27:19
Jordan Bardella

pendant cette période-là ? Bien sûr. Mais il y a des contreparties. À condition qu'elles puissent. Évidemment, il y a des contreparties. Il y a des contreparties d'argent public. On a donné beaucoup d'argent dans le cadre du plan de relance. Et c'est très bien du plan de relance à l'automobile, notamment, sans exiger de contreparties. Il y a un cas, on parle d'économie, il y a un cas qui a fait l'actualité ces derniers jours, c'est Bridgestone. Bridgestone qui a profité un peu de la crise sanitaire pour dire on va fermer le site de Béthune. Bon, la réalité, c'est qu'ils ont sciemment fait le choix de délocaliser en Europe de l'Est.

Ils ont investi ces trois dernières années 60 millions d'euros sur le site polonais de Bridgestone contre seulement, je crois, 5 ou 6 millions d'euros sur le site français. Donc, ils ont fait un choix stratégique qui est de dire on va fermer progressivement, ralentir progressivement la production et délocaliser en Pologne. Il n'y a qu'un seul malheur, c'est que Bridgestone a reçu 1,8 million d'euros de la part du CIC. Elle a reçu un peu plus de 300 000 euros de la part de fonds régionaux, du conseil régional pour la formation.

Donc, on ne peut pas donner de l'argent à nos grandes boîtes, notamment, même si Bridgestone n'est pas une boîte française, mais elle produit en l'occurrence en France, sans exiger de contreparties. Donc, il faut évidemment des contreparties. Mais d'une manière générale, il faut aujourd'hui se tourner vers le patriotisme économique. Parce que cette crise, c'est aussi la crise de toutes les impéricides de l'État et du modèle économique qu'a toujours défendu Emmanuel Macron. Il a fait ce choix d'un modèle économique basé sur le flux tendu permanent et sur la délocalisation. Il a accompagné ce mouvement de délocalisation d'un certain nombre.

28:41
Intervenant

Ce n'est pas le premier.

28:43
Jordan Bardella

Oui, ce n'est pas le premier, mais ce ne sera peut-être pas le dernier, sauf si on arrive au pouvoir. C'est vrai. Vous dites, Jordan Dardella, qu'il faut des contreparties. Des filières aussi stratégiques que les médicaments, par exemple. Comment est-ce qu'on peut dépendre à 90% de la Chine sur nos productions de médicaments ? Il y a des filières stratégiques.

28:55
Intervenant

Ma question était sur le plan de relance. Il faut une politique industrielle française. Ma question était sur le plan de relance. Est-ce que vous estimez effectivement qu'il faut avoir plus de contreparties, des contreparties presque un peu systématiques de la part des entreprises qui touchent ces aides publiques ?

29:07
Jordan Bardella

Oui, bien sûr. Qui vont toucher ces aides publiques. Et je pense aussi que, si vous voulez, ce plan de relance, il manque beaucoup de fonds propres. Il y a des projets à terme sur la transition énergétique. Il y a des bonnes choses. Il y a des bonnes idées. Et il fallait ce plan de relance. Mais ce qu'attendent aujourd'hui les chefs de TPE, PME, les commerçants, les artisans qui nous regardent, c'est des fonds propres tout de suite parce qu'ils ont des problèmes de trésorerie. Et la première de ces aides aurait été de décréter l'exonération de charges. Ils veulent des fonds propres

29:30
Intervenant

mais ils ne veulent pas que l'État rentre dans leur capital. C'est pour ça que c'est des solutions qui sont assez complexes.

29:36
Jordan Bardella

L'exonération de charges sur le deuxième trimestre qui aurait permis de donner une bouffée d'oxygène à une grande partie de nos TPE, PME. Ça coûte entre 30 et 35 milliards d'euros pour les caisses de l'État. Alors oui, c'est une mesure qui coûte mais c'est une mesure qui permettrait de soulager aujourd'hui les gens qui font l'économie au quotidien. Et c'était ce qu'attendaient en grande partie les chefs de TPE, PME.

29:57
Présentateur

La réforme de la retraite elle est pour l'instant repoussée. Elle va revenir. Tout le contexte, elle reviendra. Une question qui est importante parce qu'elle dit beaucoup de la politique économique et sociale du Rassemblement national. J'ai cru comprendre qu'il y avait des divergences de points de vue sur l'âge de départ à la retraite. 60 ans, c'est ce que j'ai en tête. C'est ce qui a été beaucoup dit. C'est la volonté du Rassemblement national. Est-ce que vous avez bougé sur cette donnée-là ?

30:16
Jordan Bardella

Nous défendons un système de retraite puisque l'âge a très peu de signification en réalité. Ce qui compte, c'est le nombre d'annuités. Et nous défendons, nous, un système à 40 annuités. 40 annuités, ça veut dire que vous entrez aujourd'hui en moyenne sur le marché avec un âge de départ légal à 60 ans, c'est vrai. Aujourd'hui, vous rentrez sur le marché du travail en moyenne à 22 ans. Donc vous partirez en moyenne à 62 ans. Sauf qu'on est attaché à préserver un certain nombre de régimes spécifiques parce qu'il est vrai qu'un militaire ou qu'un marin pêcheur ne peut pas travailler jusqu'à 65 ans. Encore une fois, ça me semble être du bon sens.

Mais je dis juste que le système de retraite, la réforme qui avait été présentée par Emmanuel Macron, elle était brutale et injuste. Elle ne se justifiait pas. Le coût qui avait été donné, je crois, par Emmanuel Le Chiffre, Le Chiffre, pardon, sur votre antenne, vous disiez que la transition pourrait avoisiner les 40 à 50 milliards d'euros et qu'en l'occurrence, le système de retraite, il n'est pas menacé aujourd'hui. Parce que, d'abord, la part des dépenses, elle est stable. C'est environ 14% du budget social de l'État. C'est parce que l'exécurité dit. Oui, mais quand on regarde les chiffres, il faut regarder les chiffres.

Aujourd'hui, ce sont ceux qui travaillent qui paient la retraite de ceux qui ne travaillent pas. Donc, évidemment, lorsque vous aurez 6 millions de chômeurs, voire plus dans notre pays, évidemment qu'il pourrait y avoir un déficit. Mais je dis juste qu'on ne peut pas demander des efforts toujours au même. Et quand on apprend d'un côté, pardon, juste quand on apprend d'un côté, qu'il y a 50 milliards d'euros de fraude par an dans notre pays, et je prends à témoin Charles Pratt, qui est le magistrat qui vient de sortir sur ce qu'il appelle le cartel de la fraude.

Lorsque beaucoup de nos compatriotes entendent qu'il y a, par exemple, 2,6 millions de cartes vitales en circulation, que des combattants de Daech par exemple, ils sont partis perdant des allocations. Mais bien sûr, lorsqu'ils entendent que des couples de Roumains, par exemple, qui perçoivent 1,7 millions d'euros et qui ont déclaré 1 200 naissances, que des gens qui bénéficient de retraite à l'étranger ont 128 ans, alors je sais bien qu'on fait des progrès, je sais bien qu'on arrivera peut-être d'après l'idéal du patron de Google à euthanasier la mort dans quelques années, mais en l'occurrence, il y a des problèmes de fraude aujourd'hui dans notre pays.

Une ou deux questions politiques c'est l'oublier, on ne peut pas demander des efforts toujours au même et en même temps avoir 50 milliards d'euros de fraude

32:15
Présentateur

sur le système social en France. Il ne vous aura pas échappé, peut-être l'avez vous-même regardé, écoutez, Nicolas Dupont-Aignan hier s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan qui s'était affiché dans l'entre-deux-tours de la dernière présidentielle aux côtés de Marine Le Pen, il devait être son Premier ministre en cas de victoire, il dit, et je le cite, je suis le candidat pour que les Français aient le choix, 80% d'entre eux, ajoutent-ils, ne veulent pas de duel Macron-Le Pen. Vous êtes fâché avec Dupont-Aignan ?

32:38
Jordan Bardella

Non, on n'est pas fâché, manifestement il ne le plébiscite pas non plus lui dans les sondages puisqu'il est, je crois que vous avez autour de 3 ou 4%, il a fait 3% lors des dernières élections européennes mais on partage l'essentiel avec Nicolas Dupont-Aignan.

Je n'ai aucun doute sur le fait que dans un second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, il prendra ses responsabilités parce que nous partageons l'essentiel et que comme nous, il a à cœur que nos idées, des idées souverainistes, de bon sens, de paix fiscale, de retour de l'ordre aujourd'hui dans beaucoup de domaines, dans les comptes publics, en matière de sécurité, en matière d'immigration, que toutes ces idées-là arrivent au pouvoir. Non, on n'est pas fâché. Mais je dis juste que nous sommes aujourd'hui non arrivés aux responsabilités en 2022.

Pour cela, effectivement, nous allons avoir besoin d'alliés et nous avons effectivement pour cela engagé des alliances, des stratégies d'alliance dans le cadre des élections européennes avec une partie de la droite populaire, dans le cadre des élections municipales avec une partie des républicains mais aussi des gens qui nous viennent de la gauche et on continuera évidemment à le faire.

33:31
Intervenant

Vous recevez bien comme nous les cartes postales de Marion Maréchal. Elle crée son think tank, elle explique que le frassemblement national ne pourra pas gagner seul, qu'il est impossible de prédire l'affiche du second tour en 2022. Vous n'avez vraiment pas besoin d'ennemis. Avec Marion Maréchal, on sent que vous avez un soutien puissant.

33:54
Jordan Bardella

Écoutez, elle fait ce qu'elle veut. Je veux dire que si vous voulez que je vous dise qu'elle dirige aujourd'hui une école, elle ne souhaite plus être dans le jeu politique, moi je crois que le second tour de la présidentielle opposera les nationaux au camp d'Emmanuel Macron. Et moi je crois peut-être que nous allons l'emporter en 2022. Donc je veux dire chacun en pense ce qu'il veut, chacun fait des critiques s'il le souhaite à l'extérieur du mouvement. La réalité c'est que Marine Le Pen est en première ligne depuis 20 ans. Vous lui dites quoi Marion Maréchal ? Vous lui dites

34:21
Intervenant

arrête de critiquer de l'extérieur et revient travailler à l'intérieur ?

34:25
Jordan Bardella

Je vous laisse mettre de vos propos mais pourquoi pas ? Je vous pose la question. Mais pourquoi pas ? Je dis qu'arrêtons de toujours tout critiquer de l'extérieur, que tous ceux qui critiquent aujourd'hui à l'extérieur viennent travailler avec nous, viennent proposer des choses, viennent proposer des solutions aux Français. Ils sont travaillés... Parce que nos idées elles sont majoritaires dans le pays. Si nous arrivons aujourd'hui à constituer ce grand bloc national, ce grand bloc populaire et populiste, alors nous arriverons

34:48
Intervenant

aux responsabilités. Robert Ménard, que vous connaissez bien, qui est maire de Béziers, qui a été élu avec l'appui du Rassemblement national, il a dit, je crois que c'était ici même, sur ce même plateau, il a dit aujourd'hui il n'y a plus tellement de différence entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, notamment sur toutes les questions économiques et sociales. Est-ce que... C'est vrai que sur certains points, en tous les cas, ça se rejoint.

35:10
Jordan Bardella

Mais écoutez, si Mélenchon, si Wauquiez, si Pécresse disent que le ciel est bleu et que le ciel est bleu, alors oui, le ciel est bleu, on ne va pas dire le contraire. Mais vous voyez, toutes ces critiques un peu à la périphérie du mouvement, ce n'est pas grave. Je veux dire, ça ne nous empêche pas de dormir, ça ne nous empêche pas de travailler, ça ne nous empêche pas de remporter des mairies, ça ne nous empêche pas de remporter les élections européennes. Alors justement, ce qui peut vous empêcher de travailler pour les prochaines élections,

35:35
Présentateur

comment va le Rassemblement National financièrement ? Je vais résumer les choses très très vite, mais il y a eu une action judiciaire entre un ancien salarié et le Rassemblement National que vous avez... Il s'est désisté de toute manière ? Il s'est désisté parce que vous avez payé. Les prud'hommes, vous avez condamné à le payer, vous l'avez payé. Dans un premier temps, vous ne pouviez pas, il n'y avait pas d'argent. Ensuite, il a été payé, donc il s'est désisté. Il n'y avait pas d'argent en début pour le payer. Est-ce que le Rassemblement National est proche financièrement de la banqueroute ? Non, pas du tout. Pas du tout,

36:02
Jordan Bardella

mais les Français doivent être conscients que le Rassemblement National est confronté à une problématique qui est un peu exclusive dans la classe politique, c'est qu'à la présidentielle, Marine Le Pen est la seule candidate auquel les banques, auquel le système bancaire n'avait pas souhaité accorder un prêt. Et ça pose un véritable problème de transparence de démocratie. Emmanuel Macron, il avait une bonne mesure qui était poussée par François Bayrou lorsqu'il arrivait à la tête de l'État, c'était de se dire qu'on va faire une banque de la démocratie pour pouvoir librement assurer le financement de la vie politique et assurer librement le financement des partis.

Or, cette banque, elle a été votée, elle n'a jamais été mise en œuvre. Comment vous allez rembourser ce prêt ? Il faut toujours rembourser ce prêt, non ? Compte tenu du fait que les banques ne veulent pas nous prêter, nous faisons le choix désormais aux élections de nous tourner vers les Français. Nous avons un système de grand emprunt. Oui, mais qui n'est toujours

36:44
Intervenant

pas remboursé. Pas du tout,

36:45
Jordan Bardella

c'est des élections régionales que nous sommes en train de rembourser. Mais étant donné que les banques ne veulent pas nous prêter, alors nous nous tournons vers les Français. À chaque élection, ça a bien fonctionné lors des élections européennes. Nous le ferons probablement lors des élections départementales et régionales, avec un système de prêt qui est pour eux beaucoup plus intéressant que le livret A, puisque nous sommes sur des taux d'intérêt qui sont entre 5 et 6 %. Donc effectivement, c'est pour eux très intéressant.

Et ça permet à nos militants, à nos adhérents, à nos électeurs, aux Français d'une manière générale qui sont attachés à la démocratie, de participer de la vie politique et donc de participer de manière totalement transparente au financement des partis. Et je pense que c'est très simple pour la démocratie. Jordan Bardella, je vous emmène... Si vous connaissez des banques d'ailleurs qui veulent prêter au Rassemblement National, n'hésitez pas. Jordan Bardella,

37:26
Intervenant

je vous emmène quelques instants à l'international. Quelle est la meilleure perspective pour le monde, pour les Français aussi ? Trump ou Biden ?

37:36
Jordan Bardella

Je ne suis pas américain. Moi, je suis un citoyen français et je regarde, de la même manière que j'ai regardé lors de la précédente élection américaine, ce qui était le mieux pour mon intérêt de français et c'est exactement la question que je vous pose. Et j'ai vu que Trump portait effectivement une politique, notamment en matière internationale, qui était beaucoup moins belliqueuse que celle de Mme Clinton à l'époque. Donc effectivement, il aurait mieux fallu à l'époque Trump que Clinton et c'est Trump qui a gagné. Bon, la question, c'est Biden ou Trump.

38:04
Intervenant

Oui, la différence entre nous. Après 4 ans de Trump, vous continuez de penser que pour notre sécurité, par exemple, pour notre bien-être... Je vous pose la question. Pas vous ? Non, c'est moi qui pose les questions, Jordan Bardella. Vous avez vos questions, j'ai mes réponses. Mon sentiment personnel n'intéresse personne, vous êtes un responsable politique. Est-ce que vous considérez qu'une réélection de Donald Trump serait une bonne nouvelle pour le monde ? Oui, je pense que ce serait

38:23
Jordan Bardella

une bonne nouvelle pour l'Amérique. Oui, oui. Et mieux vaut Trump que Biden. Allez, on va passer aux cinq dernières minutes. Trump a su... Avant le Covid, on sait que le Covid a fragilisé les politiques partout dans le monde, a baissé la fiscalité, a eu en tout cas une action en matière économique qui a été très très bonne pour les Américains. Il a baissé quasiment, je crois, 30% les impôts sur les entreprises, les impôts sur les ménages. Et qu'est-ce qu'on pourrait demander mieux, nous, en France que cette baisse de la fiscalité ?

Donc, sur des points concrets, il a fait des bonnes choses et il a au moins le sentiment, la fierté de défendre les États-Unis, ce que n'ont malheureusement plus nos responsables politiques. On passe aux questions plus personnelles.

39:02
Présentateur

Des questions courtes et des réponses courtes, s'il vous plaît, Jordan Bardella. Est-ce qu'il y a un homme ou une femme politique qui vous inspire en France ou à l'étranger ?

39:10
Jordan Bardella

Au-delà de Marine Le Pen. Notre candidate, évidemment, à l'élection présidentielle, Marine Le Pen. Moi, quand je me suis engagé en politique à l'âge de 16 ans dans le 93, à l'époque, quand je connais mes premières affiches à Montfermé, je l'ai faite pour Marine Le Pen parce que je l'ai jugé femme d'État, femme de condition. Il n'y a personne d'autre qui vous inspire. Il y en a d'autres, peut-être, dans la vie politique. Et si on remonte un peu plus longtemps au personnage historique privé, c'est le général de Gaulle. D'accord. Et je pense qu'il dépend de vous avez téléchargé. Le dernier album, l'album de Bon Entendeur. Pardon. Que j'écoute beaucoup. Voilà, le dernier album de Bon Entendeur.

Est-ce qu'il y a une équipe de sport que vous supportez ? Je supportais beaucoup l'Olympique lyonnais quand j'étais plus jeune puisque je faisais un petit peu de foot. J'ai arrêté de soutenir, j'ai arrêté de regarder le foot. Je regarde encore les grandes compétitions. Mais j'ai un mauvais souvenir de la défaite face à l'Italie en 2006 où j'avais pleuré devant ma télé quand j'avais 11 ans. Qu'est-ce que vous possédez de plus précieux ? Alors, je ne vais pas vous répondre l'amour des miens parce que je pense que tout le monde doit vous répondre la même chose chaque semaine. Bon, bien le plus précieux, j'ai peut-être un livre.

C'est l'Histoire de France de Bainville que j'ai lu assez jeune et qui m'a beaucoup éclairé sur l'Histoire de France et on s'aperçoit que l'Histoire de France c'est une lente construction que finalement, ce n'est pas l'État qui a fait la nation, c'est la nation qui a construit l'État. Et c'est un livre que je conseille à la lecture d'ailleurs tous les jeunes et tous les Français d'ailleurs qui nous regardent. Où est-ce que vous êtes parti pour vos dernières vacances ?

Je suis parti en Bretagne, je suis parti un petit peu dans le sud de la France, dans le Var qui est un endroit que j'adore, qui est peut-être l'un des plus bels endroits qu'on ait en France avec la Bretagne et je suis parti un petit peu en Italie puisque j'y ai de la famille et donc j'y vais assez souvent.

41:01
Présentateur

Et enfin, où est-ce que vous serez dans deux ans ?

41:04
Jordan Bardella

J'espère pouvoir accompagner Marine Le Pen dans son accession aux responsabilités et j'espère pouvoir travailler à ses côtés au redressement de notre pays et en tout cas, je suis assez confiant pour les années qui viennent.

41:16
Présentateur

Merci Jordan Bardella d'avoir été avec nous ce midi dans BFM Politique. Merci Edwige, merci David, on se voit la semaine prochaine. Je vous retrouve à 18h. Je recevrai l'ancien juge antiterroriste Marc Trévy. A tout à l'heure.

Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national - 27/09 — Jordan Bardella · Pourquijevote