Lycéens, colère sociale, LFI : Jérôme Guedj face aux fractures de la gauche
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonsoir Jérôme Guedj. Vous êtes député de l'Essonne, candidat à la primaire de la gauche. Le dernier débat a tourné à l'affrontement entre Solenes Royal et Raphaël Gluxman. Comment analysez-vous cette séquence ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Ségolène Royal a accusé Raphaël Gluxman de sexisme. Comment vous êtes-vous senti pendant cette séquence qui s'est éternisée ?
- 1:48RelanceRéponse directe
Raphaël Gluxman a reconnu une maladresse mais Ségolène Royal a insisté pour fabriquer une confrontation. Comment analysez-vous cette instrumentalisation ?
- 2:32OuverteRéponse directe
On dit que les primaires sont une machine à perdre. Est-ce que ces séquences affaiblissent la gauche ?
- 3:09RelanceRéponse directe
Comment allez-vous vous ranger derrière Olivier Fortin si vous êtes désigné, alors que vos désaccords sont profonds ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Vous défendez la laïcité et l'universalisme républicain. Comment concilier cela avec les désaccords au sein de la gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:11Jérôme GuedjFait
« Il l'a caricaturé en disant qu'il était amusant de me voir s'agiter autour du piquet où me retient la laisse de mes adhésions, moi qui baigne dans un milieu de fanatisme et disant que je trahissais le judaïsme de gauche. »
- 5:52Jérôme GuedjFait
« De tous les candidats de cette primaire, je suis le seul qui en juillet 2024 a refusé l'alliance avec la France insoumise considérant que c'était pas possible d'avaliser, d'accréditer ce type de dérapage. »
- 6:29Jérôme GuedjPromesse
« Je n'envisage aucune alliance législative. »
- 7:09Jérôme GuedjFait
« Nous avons obtenu la suspension de la réforme des retraites, le repas en euro pour les étudiants, l'augmentation de la prime d'activité. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue dans C dans l'air. Le dernier débat de la primaire socialiste et de la gauche social-démocrate a eu lieu hier soir. Le vote des militants et des sympathisants aura lieu ce weekend. La question des alliances avec LFI fracture la gauche social-démocrate et une vidéo publiée ces derniers jours sur les réseaux a encore mis le feu aux poudres. Nous en parlons ce soir avec Jérôme Gch. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté cette invitation. Je rappelle que vous êtes député de l'essonne et auteur de la République. C'est nous aux éditions de l'Observatoire et candidat euh à la primaire. Je le disais, c'était hier le le dernier débat avant le vote de ce weekend qui a tourné à l'affrontement entre notamment Solenes Royal Raphaël
Gluxman. Raphaël Glman a subi les foudres de l'ancienne candidate à la présidentielle, l'accusant de sexisme, de vouloir faire une OPA sur le PS. Ça se transforme en machine à perdre cette primaire de la gauche. Il faut pas que ce soit le cas. Je préfère je préfère retenir du débat que nous avons pu les uns et les autres avancer des propositions sur le fond pour répondre aux besoins de nos concitoyens sur le pouvoir d'achat, sur le fonctionnement des services publics. On va peut-être parler des lycées, de l'école, mais évidemment moi j'essaie de placer la question de santé au cœur de ce de ce débat. Vous le reprettez la façon dont ça s'est passé, on va se le dire. Ça a bouffé, pardonnez-moi l'expression, un temps déraisonnable euh et euh ça a empêché de
d'aborder les vrais sujets. Et donc il faut pas que cette primaire, cette primaire, c'est pas un congrès du Parti socialiste et c'est pas un moment de règlement de compte. C'est pas un moment on est, on regarde dans le rétroviseur, on dit euh voilà ce que j'ai fait à l'époque où j'étais aux responsabilité, c'est qu'est-ce qu'on propose pour le pays. Moi, c'est ce que c'est ce que j'essaie de faire avec mon style, mon franc parler. Voilà. Et c'est ce que vous avez fait. On va y revenir. Mais quand même, on voit cette image là quand C'est Golen Royal dit "Je n'accepte pas qu'une fois de plus on puisse dégrader une femme, avoir des connotations sur son corps, des connotations sexuelles." Elle fait référence à ce qu'on a entendu dans cette vidéo qui a beaucoup tourné ce
weekend où on entendait Raphaël Gluxman dire qu'elle avait fait la danse du ventre pour obtenir des postes auprès d'Emmanuel Macron. Quoi ? C'était une clarification nécessaire. Comment comment vous vous êtes senti pendant cette séquence ? cette séquence s'éternisée. Raphaël a reconnu que c'était maladroit, que ça correspondait pas à son tempérament. Ségolen a insister sur ce point-là pour fabriquer une confrontation, mais on peut pas suspecter Raphaël Luxman ni ceux qui participent à ce débat de pas être des courtois et des élégants. Voilà, on peut tout. Il y avait une instrumentalisation politique de la Il y avait un petit peu monté en épingle. Mais encore une fois, une fois que c'était une erreur de le faire, fallait l'évoquer, crever lapsé. Mais là
où c'est nul, c'est que ça a pris 20 minutes dans le débat. Est-ce que ça prend déjà du temps pour en parler ? Ou est-ce que ça vous affaiblit ? Est-ce que ces séquences là, ça vous affaiblit ? On dit les primaires c'est une machine à perdre. Est-ce que c'est au final euh ça qui peut se produire ? C'est-à-dire que collectivement, écoutez, moi je fais le pari inverse que les toutes celles et ceux qui viennent à cette primaire et j'en profite là puisque nous sommes lundi 5 octobre et vous avez jusqu'à 23h59 pour pouvoir participer à cette primaire sur le site choisir2027.fr et tout le monde peut venir s'inscrire. Que vous soyez adhérent à un parti ou si vous ne l'êtes pas, vous pouvez venir participer et j'ai besoin de vous. C'est dit, le message est passé.
Le sujet de la la primaire, c'est qu'à un moment donné, il faut se rassembler derrière celui qui va sortir ou celle qui va sortir victorieuse, celui ou celle de de cette de cette primaire. On a vu des fractures réelles, pas uniquement des inimitiés ou des problèmes personnels. On a vu des fractures réelles que que vous avez vous-même porté et vous les avez assumé. Mais je je dis que cette primaire, c'est aussi un moment de grande clarification sur des choix ou des non choix. Euh notamment de ma famille politique euh de son premier secrétaire Mais comment vous allez faire pour vous ranger derrière Olivier Fortil l'emporte avec un tel différent sur la stratégie ? Mais parce que le rapport de force qui se sera euh établi, et l'inverse est possible, Olivier Fort devra se ranger
derrière moi si je suis désigné avec cette clarification et je pense qu'elle est majoritaire parmi cette gauche orpheline qui n'adhère pas au partis politique mais qui est dépité, désemparé de voir que depuis quelques années, il y a un parti socialiste et il y a une gauche qui est sous l'emprise de la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon. Et quand il est question de valeur mais aussi de désaccords, les valeurs, moi je défends la laïcité, l'universalisme républicain, le refus de la brutalisation du débat public, mais aussi qu'on a des désaccords. Moi, je pense que le nucléaire est une solution de transition pour le pays. Jean-LiC Mélenchon propose d'en sortir. Il veut déchirer la dette. Je suis pas quelqu'un de d'irrationnel et qui pense qu'on peut déchirer la dette. Une affaire
personnelle. Jérôme G, je vous dis ça parce que dans votre dans votre livre page 61, vous dites "J'ai reçu des courriers anonymes me qualifiant de de Salefug." Ce sont vos mots he je les cite hein, c'est un peu raide d'enculer Cacher. C'est ce que vous écrivez dans votre livre et vous parlez à propos de Jean-Luc Mélenchon, vous dites "Pour lui, je ne suis plus un député de la nation, je ne suis plus un socialiste, je ne suis plus un citoyen libre de ces nuances. Je ne suis plus qu'un juif incapable de penser par lui-même, retenu par une laisse sont les mots utilisés invisibles aux ordres d'une puissance étrangère d'un milieu occulte. Euh que c'est devenu une affaire. Non. Alors justement, ce n'est pas une affaire personnelle quand quelqu'un dénonce de l'antisémitisme. C'est ce que c'est ce
que j'ai fait pour la première fois après un texte, pas après un dérapage ou un tweet malheureux, après un texte écrit par Jean-Luc Mélenchon dans lequel pour contester ma position de nuance que je revendique sur le conflit israélo-palestinien, il l'a caricaturé en disant qu'il était amusant de me voir s'agiter autour du piquet où me retient la laisse de mes adhésions, moi qui baigne dans un milieu de fanatisme et disant que je trahissais le judaïsme de gauche. Et c'est la raison pour laquelle j'ai eu cette phrase en disant que pour la première fois pour la première fois on m'essentialisait dans le débat. Moi, je vous l'ai dit, je suis un universaliste républicain, je suis un député, je suis un citoyen. Tout le reste ne compte pas. Et vouloir considérer que mes positions seraient
liées à telle ou telle appartenance, et bien ça c'est l'essentialisation que je refuse parce que la France c'est une communauté nationale et on s'adresse pas aux individus dans une sorte d'assignation identitaire en disant parce que tu es musulman, tu dois penser ceci. parce que tu es juif, tu dois penser cela ou euh quelque autre appartenance que ce soit. Ça c'est pas la République. Voilà. Et c'est la raison pour laquelle j'ai opéré cette rupture de manière très vite, très vive. Je l'ai assumé dès les élections législatives de juillet 2024. De tous les candidats de cette primaire, je suis le seul qui en juillet 2024 a refusé l'alliance avec la France insoumise considérant que c'était pas possible d'avaliser, d'accréditer ce type de dérapage. Et pourquoi c'est un
sujet pour ce qui va venir ? Parce que quand j'entends notamment Olivier Fortisser entendre qu'il pourrait y de nouveau y avoir des accords législatifs avec la France insoumise, je me dis on marche sur la tête. Oui, mais lui vous renvoie aux alliances que vous voulez bâtir du coup sous-entendant que vous préparez des alliances avec des anciens ministres d'Emmanuel Macron par exemple. Non, je n'envisage aucune alliance législative. Il confond à ce que moi je revendique à savoir le nécessaire compromis républicain, celui qui fait que quand il y a pas de majorité dans un pays et je pense qu'au lendemain de l'élection présidentielle de 2027 aucun président n'aura une majorité parce que la tripartition ou la quadrip de la vie politique ne va pas disparaître. Et donc moi, j'assume ce
courage de la nuance et du compromis. Vous savez, on je l'ai fait l'année dernière, j'ai négocié et d'ailleurs Olivier Fort était autour de la table euh un compromis avec Sébastien Lecornu. Nous avons obtenu la suspension de la réforme des retraites, le repas en euro pour les étudiants, l'augmentation de la prime d'activité. Négocier ce qu'on promis, ça a pas fait de nous des alliés de Sébastien Lecornu. Nous ne sommes pas des soutiens de sa majorité et moi je dis qu'à l'avenir sur des sujets d'intérêt général, il faudra bien en fonction du rapport de force qu'on qu'on discute. Ça veut pas dire que sur le fond vous n'avez pas plus de proximité avec Gabriel Atal ou Édouard Philippe qu'avec Manuel Bompard, Emmer Caron ou Mathilde Panot. J'ai j'ai les proximités avec la gauche
républicaine. J'ai des désaccords avec les deux familles politiques que vous venez de mentionner. Voilà. Après, si vous me posez sincèrement la question, il y en a une euh avec laquelle il y a un désaccord sur les valeurs qui pour moi euh sont essentielles dans la manière de faire de la politique. Voilà. Et donc euh donc de fait vous avez plus de proximité sur les valeurs avec Attendez, encore une fois à gauche ou même dans le débat public, on peut débattre de tout mais il y a des choses avec lesquelles on ne transige pas. La laïcité, la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, c'est pas des choses qu'on peut négocier. On peut pas laisser quelqu'un dire que l'antisémitisme est résiduel quand il explose. Je voudrais vous parler d'une mesure que vous avez portée Oui.
pendant cette primaire et que vous avez réussi à défendre parfois avec difficulté pendant pendant ces débats, c'est la sécurité sociale intégrale. Qu'est-ce que ça changerait ? Vous dites le financement de notre modèle social est à bout de souffle. Les débats budgétaires qui se succèdent année après année ressemblent de plus en plus à des exercices d'impuissance. Écoutez, d'abord la première chose, moi je suis le candidate de la République du soin. Je trouve paradoxal alors que c'est le deuxième sujet de préoccupation de nos concitoyens les questions de santé après le pouvoir d'achat qu'on parle jamais de notre système de santé qui est en très grande difficulté, que ce soit l'hôpital public, l'accès aux soins, les déserts médicaux. Vous vous rendez compte dans ce pays qu'il faut 40
jours en moyenne pour avoir un rendez-vous avec un avec un cardiologue mais que c'est 12 jours ici à Paris et 140 jours dans la creuse. Ça c'est ce qui abîme la promesse républicaine d'égalité qui nourrit l'amertume, le ressentiment et notamment le vote vers le rassemblement national. Donc faire des questions de santé, la porte d'entrée de l'action publique, je le revendique. Et parmi les nombreuses propositions, j'en fais une qui change la vie concrètement. Aujourd'hui, on est tous obligés d'avoir une complémentaire santé. Les tarifs ont augmenté de 25 % ces trois dernières années et c'est très inégalitaire selon que vous êtes salarié ou pas, jeune, retraité, indépendant, chômeur. Là, vous payez plein pot votre mutuel ou votre complémentaire. Si vous êtes dans une
entreprise, c'est elle qui négocie, qui paye la moitié. La sécurité sociale intégrale, c'est la SQ qui rembourse 100 % de votre panier de soin, qui est définie en fonction de l'efficacité de la dépense de santé. Vous n'avez plus besoin de complémentaire santé. Et l'estimation que je fais, c'est que c'est au moins entre 500 et 1000 € de pouvoir d'achat qu'on rend. h chaque année à l'ensemble des français et c'est aussi s'attaquer à quelque chose qui est vécu de manière très injuste que sont les dépassements d'honoraires. L'idée selon laquelle pour avoir le bon médecin ben il faut payer un peu plus cher que ce que la SQ vous rembourse et que les complémentaires vous prennent en charge. Donc c'est vraiment l'ambition initiale de la sécurité sociale à laquelle j'essaie
d'être fidèle et c'est une proposition de changement de transformation qui incarne ce que j'appelle le réformisme radical. C'est-à-dire une mesure qui change la vie des gens mais qui est crédible et digne dans sa mise en œuvre. Merci beaucoup Jératch. Dans un instant, on va parler du mouvement lycéen. Certains craignent un embrasement national. C'est un un des mots qui a été utilisé par un ministre ce matin. Est-ce que c'est votre cas ? Il y a une mobilisation demain avec des organisations professionnelles qui vont rejoindre. J'ai 3 secondes. Les revendications des lycéens sont légitimes parce que défendre le service public d'éducation, c'est une bonne nouvelle que les jeunes se mobilisent mais qu'il y a un principe zéro violence dans les revendications. Ceux qui font
des violences abîment ce mouvement et sa spontanéité et sa fraîcheur. Et donc il faut que les parents s'emmêlent. Il faut que l'éducation nationale organise ces temps de dialogue de doléance dans chacun des lycées pour régler l'ensemble des régler l'ensemble des problèmes. Mais oui aux revendications, oui aux réponses qui doivent être apportées. Mais évidemment zéro pour les violences parce que euh la politique c'est la dispute apaisée. C'est ce qu'on apprend à l'école. M.
Jérôme Guedj