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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 23 août 2024 88 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalSécurité

Syndicat, associations, partis : Construction d'une rupture sociale, écologique et démocratique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 41 %Attaque 39 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment les syndicats et associations peuvent-ils construire une rupture sociale, écologique et démocratique face à la crise institutionnelle actuelle ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La CGT est indépendante mais pas neutre : comment articulez-vous cette position avec l'engagement politique ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Comment capter les classes populaires face à l'extrême droite et à la précarisation du travail ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la place du mouvement féministe dans les mobilisations actuelles et comment renforcer son ancrage populaire ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment la LDH peut-elle agir pour préserver l'État de droit face à l'autocratie présidentielle et à l'extrême droite ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quelle mobilisation pour la rentrée scolaire face à un gouvernement démissionnaire et des réformes contestées ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Aurélie TrouvéFait
    « il y a eu face aussi à un énorme risque d'extrême droite il y a eu et bien la constitution du du nouveau front populaire »
  • 6:00Laurent BrunFait
    « la CGT elle est indépendante mais pas neutre »
  • 11:00Sarah DurocherFait
    « il y a eu un peu ce réflexe d'avoir une mobilisation collective que ça soit avec les organisations syndicales que ça soit avec les associations »
  • 17:00Benoît TessFait
    « on serait aujourd'hui en train de parler de la manière de réagir aux propositions du RN qui était de faire des centres spécialisés pour les élèves perturbateurs »
  • 19:00Benoît TessFait
    « le but du système éducatif c'est l'égalité sociale c'est l'égalité et donc c'est la démocratisation »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] bien bonjour à toutes et tous donc Aurélie Trouvé je vais introduire cette ce débat d'abord merci à toutes et tous et bien d'être d'être venu assister et discuter dans dans cette conférence donc je crois que les personnes arrivent petit à petit d'abord je suis ravie de vous retrouver pour cette discussion et d'accueillir nos invités donc par d'alphabétique donc Laurent brin qui est l'administrateur de la CGT [Applaudissements] merci donc Sarah Sarah du rocher qui est présidente du planning familialie président de la LDH et Benoît Tess secrétaire général de la [Applaudissements] FSU voilà je vais introduire en quelques minutes mais je crois que ce qui est surtout intéressant c'est c'est de vous écouter dans un moment très particulier d'abord parce que ça fait vous le savez des années qu'on dit que la la 5e République et bien voilà fait face aussi à à de très graves défauts et faiblesses démocratiqu et et et on est dans un moment inédit en fait où on a un président de la République qui tort autant qu'il peut toute la Constitution pour piétiner un par un tous les usages démocratiques et et se comporter Infiné comme un autocrate et on est face aujourd'hui on est en plein en pleine crise de régime dans un moment particulier où vous le savez évidemment on a eu des élections législatives et un président de la République qui voilà pour la première fois à ce point-là ne respecte pas le le vote tout simplement le vote des Françaises et des Français vous le savez aussi il y a eu face aussi à un énorme risque d'extrême droite il y a eu et bien la constitution du du nouveau front populaire mais aussi l'engagement d'un grand nombre de forces associative et syndicale dans cette dans cette campagne du du nouveau front populaire soit en appelant à voter directement pour le nouveau front populaire et en s'investissant à certains à des degrés différents dans cette campagne du nouveau front populaire euh ça a été le cas évidemment de la CGT de la FSU du planning familial ou alors en combattant et de manière d'ailleurs historique l'extrême droite ce qui est le cas euh ce qui est le cas de la LDH euh ce que ce qui pose ce qui repose euh la question de évidemment du rôle respectif de chacun des association des syndicats des partis politiques dans cette reconquête du pouvoir et euh et dans cette dans notre capacité collective finalement à transformer de façon durable et profonde à mettre en œuvre une rupture écologique sociale et et démocratique donc c'est la question finalement des des rapports des relations des complémentarités entre nos formes organisées de de résistance et de transformation parce que je le dis aussi en tout cas pour la France insoumise c'est extrêmement clair et et je pense plus globalement pour le nouveau front populaire nous pensons qu'évidemment tout ne se joue pas dans l'arène institutionnelle dans l'Assemblée nationale ou dans le Sénat ou dans les mairies et qu'évidemment il n'y a pas de transformation profonde et durable sociale et politique sans la rue et sans les formes organisées de résistance c'est-à-dire notamment le évidemment le le monde associatif et syndical nous pensons que nous avons besoin des mouvements sociaux non seulement pour conquérir le pouvoir mais aussi une fois qu'on est au pouvoir puisque il faut se rappeler l'histoire du Front populaire en 36 en 36 il y a pas d'application de mesures radicales de transformation sociale radical sans les grandes grèves ouvrières qui ont suivi la mise en place du gouvernement de léonblou d'accord il n'y aurait pas eu ça euh sans la pression populaire et les grandes grèves ouvrières raison pour laquelle je le dis aussi avant toute chose nous tenons aussi nous à l'indépendance de ces mouvements sociaux de ces organisations syndicales et associatives on le verra et ça sera certainement dit indépendance ne veut pas dire neutralité mais en tout cas nous tenons à cette indépendance parce que de toute façon nous en aurons besoin avant ou après la la conquête du pouvoir voilà donc pour finir pour finir là-dessus les questions que peut-être qui vont nous animer aujourd'hui c'est euh donc le rôle respectif de de nos organisations de la gauche sociale et politique hein si au sens large sachant qu'on fait tous quelque part de la politique au sens étymologique du terme au sens de la vie de la cité quelle vision d'émancipation aussi portons-nous dans cette gauche sociale et politique notamment pour reconquérir les les classes populaires face à l'extrême droite en particulier et là se pose aussi une véritable question pour nous tous et puis à plus court terme évidemment et vu la situation et et surtout si si Lucy casté le nouveau front populaire ne gouverne pas finalement ils ne sont pas nommés par le Président de la République quelle rentrée sociale et politique comment agissons-nous à court terme quelle mobilisation sociale voilà je vais d'abord poser ces questions à Laurent brun et à Sarah du rocher puis à Natalie teo et Benoît Tess nous tenterons aussi d'avoir un un petit temps de de questionréponse dans la salle voilà donc tout de suite je vais commencer par Laurent brin voilà il y aura chacun une dizaine de minutes et puis ensuite on on on Inter agira avec la salle merci beaucoup [Applaudissements] ouais ben alors justement la CGT elle est indépendante mais pas neutre et donc bah il faut revenir sur cette logique qui est notre notre gouvernaille depuis un certain temps indépendante parce que bah on a des processus démocratiques et qu'on souhaite que aucune organisation qu'elle soit syndicale parce qu'on a aussi ces débats là entre entre organisation syndicale est-ce que l'unité nous écrase ou pas et cetera non nous souhaitons être indépendant avoir notre propre ligne de conduite organisation politique organisation associative ne nous dicte notre notre façon de de fonctionner et en même temps pas neutre parce que on a besoin d'un pouvoir politique qui soit plus sensible au aux aspirations salariales qui répondent par la loi ou par tout un tas de de de enfin l'utilisation du pouvoir aux revendications et puis surtout on a besoin d'éviter les fascistes au pouvoir parce que ce sont les absolu du du du cand des travailleurs ce sont non seulement ils sont hostiles ils sont ce sont des ultralibéraux ils sont aussi le revendication mais en plus leur leur grande ligne de conduite c'est de détruire les organisations de défense des salariés puisque leur leur leur position systématique quand le le RN prend des des postures sociales c'est de dire que telle ou telle réforme n'est pas bonne mais que les syndicats ne sont pas légitimes à organiser la lutte que les formes de lutte ne sont pas adaptées que il ne faut pas faire si ne faut pas faire ça en gros il faut suivre le le le parti et se taire quoi ce qui est évidemment tout à fait inacceptable pour nous donc pas neutre également parce que bah politique et syndicale ça peut s'alimenter comme tu l'as dit on détecte un certain nombre d'éléments quand on est en proximité directe dans les entreprises non seulement les aspirations des salariés mais aussi les stratégies patronales et ça c'est c'est intéressant pour pour bah alerter expr suimer les les des aspirations profondes faire justement provoquer des des éventuellement des des des réformes en 97 par exemple quand la gauche plurielle arrive au pouvoir alors c'est aussi une dissolution un peu un peu on va dire ratée euh quand la la gauche arrive au pouvoir avant ça il y a un énorme travail de la CGT et de la CFDT à l'époque sur la réduction du temps de travail comme solution au au chômage et c'est et ça a infusé dans la société à tel point que bah quand la gauche arrive au pouvoir elle fait la réduction du temps de travail alors bon on peut débattre j'ouvre pas de débat sur la réduction du temps de travail de l'époque mais en tout cas ça ça ça a répondu à une aspiration qui avait été construite dans la masse et qui venait bah justement apporter des solutions politiques la CGT elle a décidé de s'engager là dans le dans dans la campagne électorale après beaucoup de débats internes on a mobilisé pratiquement toutes nos structures tous les jours pendant une semaine là au moment où l'annonce de la dissolution a été faite parce que ça faisait déjà plusieurs années qu'on mobilisait contre l'extrême droite mais là il y avait deux enjeux absolument indépassables éviter absolument le scénario qui nous a été écrit de d'un gouvernement eren et puis aussi une aspiration quand même des des des des militant à sortir d'une posture défensive et donc à se dire après tout puisque on nous offre une une une alternative unie de de la gauche il faut qu'on sorte aussi nous de un peu nos nos scrupules nos nos nos craintes et cetera et donc il faut qu'on qu'on s'engage ça c'est pas fait simplement parce qu'évidemment il y a toujours en en arrière-plan la crainte de la la trahison la crainte de l'instrumentalisation la crainte qu'on sorte qu'on oublie les revendications et qu'on sorte de notre rôle d'organisation syndicale et donc on a en permanence rappelé que bah dans on a soutenu le on a appelé à voter nouveau front populaire aussi parce que c'était le programme qui répondait aux revendications qu'on portait que c'était quelque chose de de de de logique de ce point de vue-là euh donc on a ces ces ces débatsl euh évidemment euh oui il y a il y a un rôle il y a une une réalité historique dans les grands moments de progrès social que ce soit 36 mais 68 c'est pareil les grèves en 68 on parle beaucoup du mouvement étudiant mais il y avait des millions de gréistes euh et puis l' près-guerre et et puis tout un tas de choses les les syndicats ont toujours joué un rôle extrêmement fort dans notre pays euh on politise aussi euh les salariés c'est aussi une de nos fonctions puisque dans le syndicalisme CGT il y a ce qu'on appelle la double besogne d'un côté le syndicalisme du quotidien du carocassé de l'immédiateté de de de la revendication locale et de l'autre côté l'aspiration au changement de société et à traiter des questions des questions de société en ce moment les grosses question qui qui nous traverse au-delà de la question de la menace de l'extrême droite c'est évidemment la crise environnementale et la manière de la de la l'articuler avec bah l'emploi et les la situation sociale des salariés il y a la question de l'égalit ité professionnelle homme-femme et plus généralement de la lutte contre les les violences sexistes et sexuell toutes ces éléments là sur ce cette question et puis la question de l'industrie et comment dans notre pays on reconstruit un autre un autre modèle économique voilà donc ça c'est des c'est des éléments qui dépassent très largement la revendication locale mais que on veut aussi porter parce que ça correspond aussi à une manière de répondre au besoins des salariés donc la la la CGT elle veut faire émerger les attentes elle elle est tout à fait ouverte à à rencontrer à discuter avec les partis politiques mais par contre on sera extrêmement vigilant sur notre notre indépendance et d'ailleurs ce que l'on se dit là aujourd'hui c'est que à la rentrée on prépare une mobilisation sociale et quel que soit le gouvernement cette mobilisation sociale elle aura lieu que ce soit pour bah dans le meilleur des cas encourager on va dire peut-être même fêter après tout les bonnes les bonnes les bonnes mesures ou que ce soit quand même le scénario [Applaudissements] ou que ce soit le le malheureusement le scénario le moins improbable parce qu'on voit quand même un président qui a pas tout à fait déterminer à lâcher l'affaire que ce soit pour la pression tout de suite au futur nouveaux peut-être exdémissionnairees nouveau gouvernement bon on verra ce que on verra ce qui ressort de tout ça donc voilà travaillons ensemble dans le respect des des des prérogatives et des et des logiques de chacun en complémentarité aussi évidemment et puis bah je suis sûr qu'on arrivera à faire des choses intéressantes [Applaudissements] je me permets de te relancer peut-être avant de passer la parole à Sarah je me permets de te relancer sur une question plus spécifique qui fait le lien je pense avec la conférence précédente qui a eu lieu sur l'extrême droite des sociologues montrent que en réalité plus le taux de syndicalisation est faible dans un certain nombre de de enfin dans des territoires et plus l'extrême droite est forte ENF il y a vraiment un lien entre la la désinadicalisation merci je ça fatigue et et le fait de voilà de et et et le fait que l'extrême droite prospère et moi c'est une question c'est face à l'éclatement du du monde du travail enfin à sa précarisation voilà on voit bien l'ubérisation le le développement du monde de de l'auto-entrepreneuriat et cetera comment vous la CGT vous réagissez comment vous faites aussi pour capter les les classes populaires travailleuses bon on a aussi tout un débat sur est-ce qu'il y a des classes populaire des coupables en tranche où est-ce qu'il y a pas des des besoins qui sont finalement les mêmes que l'on soit en scène saint où moi je suis élu et où je vis ou en Picardie où je suis né bon voilà est-ce qu'il y a pas aussi finalement de mêmes revendications dans les classes populaires à à voilà à reconquérir aussi par la syndicalisation des des travailleurs et comment voilà comment vous vous y prenez quoi alors si on avait complètement la solution je voilà on est en train justement d'y travailler mais euh effectivement il y a il y a plusieurs sujets il y a à la fois le le la précarisation du salariat il y a aussi le développement des ingénieurs cadrés techniciens qui est une population qui qui est qui est aussi difficile à à lier euh il y a la question de de syndicalisme urbain syndicalisme de campagne bien sûr évidemment il y a des sujets qui se recoupent la question de l'industrialisation la question des services publics la question de des salaires c'est des questions qui se recoupent à peu près de partout et en même temps il y a quand même des spécificités qu'il faut qu'on qu'on qu'on prenne en compte aussi notamment sur les questions de transport les les les L sont pas les mêmes quand on est en région parisienne ou quand on est au centre de la Creuse les les questions non plus sur les services publics sont pas tout à fait ont pas la même intensité et et les mêmes les mêmes problématiques donc il faut il faut s'adapter là notre notre gros notre gros travail c'est le maillage et le renforcement de nos structures territoriales nos unions départementales et nos unions locales qui sont une vraie force parce que ça nous permet justement d'avoir des une proximité avec les salariés et ensuite on est justement en train de travailler sur la manière de parce qu'on a eu des grosses vagues dans la dans la la mobilisation sur les retraites et même encore là maintenant des grosses vagues d'adhésion un peu spontanées de d'un certain nombre de de gens qui se disent il est peut-être temps de s'engager et il est peut-être nécessaire de faire un peu plus que simplement se mobiliser contre une fois tous les tous les tous les 5 ans donc on a des des des vagues d'adhésion et le le gros sujet c'est Créton des des syndicats départementaux de de de d'entreprises isolé parce que quand on a des des micro-entreprises notamment en ce moment on est dans la en plein dans la campagne des TPE c'est un peu le le le sujet Comment on crée des des des convergences d'intérêt entre les salariés qui même s'ils sont pas tout à fait de la même entreprise puis peuvent ont quand même des problématiques communes et qui peuvent discuter ensemble travailler ensemble donc ça c'est c'est effectivement un sujet qui est qui est devant nous on a le sujet de la syndicalisation des ICT comme je disais des ingénieurs cadré techniciens qui il y a aussi un phénomène de syndicalisation qui est assez important euh depuis bah il y a il y a un peu l'effet Sophie binaire c'est puis mais il y a pas que ça il y a aussi une conscience que peut-être à un moment donné les ICT avaient tendance à se dire on est un peu protégé de toutes les les les les restructurations les attaques les choses comme ça et c'est plus du tout le cas et donc aujourd'hui bah voilà on se rend compte peut-être un peu plus qu'on est tous un peu dans le même dans le même bateau sans les patrons parce que c'est souvent un thème des patrons donc bon on travaille C ces ces sujets et et en fait on voit c'est même pas seulement dans les territ c'est dans les entreprises où un syndicat est présent et encore plus quand c'est un syndicat en gros le TripTic CGT alors FSU pas trop présent dans les entreprises mais dans les services dans les services et y compris avec un moindre mesure la CFDT en gros les syndicats qui prennent clairement position quand ces syndicats sont présents dans l'entreprise il y a beaucoup moins de salariés qui votent RN ça ça ça une une une explication enfin en tout cas c'est notre explication à nous c'est que le RN surf énormément sur le le le défétisme nous vivons mal nous allons vivre de plus en plus mal et on ne peut rien y faire et c'est la faute à des grands complots des extérieurs des étrangers des tout un tas de choses bon quand il y a un syndicat on vit mal on n'est pas content mais on exprime des revendications on bataille pour pour obtenir des réponses et souvent même si c'est pas complètement satisfaisant on obtient des choses et donc finalement on voit que le fatalisme il est pas complètement totalement présent et donc c'est aussi ça qu'on essaie de de de travailler pour dire il faut impérativement qu'on implante des les syndicats dans les dans les entreprises et donc s'il y a des n syndicés ici bah vous êtes les bienvenus il y a un stand de la CGT sur les amphis et et et aussi parce que en interne et c'est pas toujours simple et on l'a fait encore plus fortement à ces élections là on a un discours très clair on débat avec les camarades mais si jamais ils sont euh engagés or RN ou qu'ils expriment des idé des idées correspond à ça on n'hésite pas à exclure parce qu' il est hors de question que la CGT soit gangrainée par par l'extrême droite on essaie de convaincre et si on peut pas convaincre merci beaucoup Laurent j'imagine aussi qu'il y aura des des réactions et des questions dans la salle voilà maintenant je m'adresser à Sarah Durocher qui est présidente du planning familial juste peut-être voil d'abord grand bravo et je crois que les applaudissements sont aussi pour dire àel point d'abord tient au planning familial à tout le travail qui réalisé on y tient évidemment aussi par nos engagements féministes et on sait voilà quel est quel est le rôle essentiel on sait aussi à quel point vous êtes menacé par l'extrême droite vous faites partie sans doute des des organisations de la même façon que les syndicats qui sont en premier sur la liste des voilà des organismes à éradiquer quoi on le sait très bien d'où aussi votre engagement dans dans le nouveau front populaire quoi vous avez quand même été particulièrement particulièrement engagé moi je alors audelà des grandes question qu'on a posé moi j'aurais aussi une question plus particulière sur le la mobilisation féministe parce que finalement pour moi les mobilisations féministes elle fait elles font partie quelque part des des mobilisations qui nous qui renouvellent les luttes aujourd'hui enfin pour moi il y a eu il y a il y a les depuis quelques années disons depuis 10 15 ans il y a les mobilisations climat qui ont vraiment renouvelé ou en tout cas bousculé les luttes depuis depuis 15 ans évidemment les mobilisations aujourd'hui contre les méga bassines les méga projets et cetera les mouvements climat il y a aussi je crois il faut le dire les mouvements dans les quartiers populaires contre le racisme d'État et ce qui les révoltes urbaines y compris qui ont eu lieu l'été dernier qui bousculent aussi et qui doivent interroger nos nos propres positionnements et il y a évidemment le mouvement féministe demi tout à à toutes les mobilisations pour le droit à l'avortement voilà et et donc évidemment je voulais aussi t'interroger sur ça comment tu vois la place du mouvement féministe étant donné la façon dont il a réémerger de ces dernières années alors d'abord bonjour à toutes et tous et merci beaucoup pour l'invitation c'est toujours un plaisir voilà de participer et d'être invité à ce genre de conférence et surtout avec des camarades avec qui on se connait nos structures se connaissent bien puisque que ça soit au niveau national ou au niveau localement nos mobilisations n'ont pas arrêté j'ai envie de dire à toujours défendre un projet de société et en effet aujourd'hui si le planning familial c'est c'est'est mobilisé sur le NFP c'était une question de survie aussi euh enfin juste peut-être pour vous mettre un petit paysage parce que moi j'aime bien Savo j'aime bien partager d'où je pars euh donc en fait juste le planning familial c'est 80 associations départementales et ce qui est le plus important pour nous et qui a fait aussi qu'on s'est mobilisé pour le NFP c'est on reçoit 450000 personnes par an des personnes alors toutes personnes de tout âge mais aussi des personnes qui sont le plus éloigné du droit les personnes le plus pauvres les personnes qui vivent le plus de discrimination que ça soit sur des questions évidemment de racisme mais aussi sur les questions LGBT et on sait la montée des LGBT phobies on sait les menaces qu'il y a par rapport au sex et peut-être vous dire quand même que le planning familial a toujours été attaqué dans ces 70 ans presque d'existence mais que depuis 2 ans le planning vit des raides réguliers permanents de la part de l'extrême droite et ça on l'a vu avec des propos dans les médias qui sont racistes qui sont homophobes qui sont sexistes et qui passent on en parlait enfin pendant la conférence juste avant la question des médias et la place des médias était bien posée et puis aussi bien évidemment des menaces qui sont beaucoup plus directes puisque le planning a vécu des des attaques directes de ses locaux et moi-même je suis menacée de manière très régulière directement donc vraiment quelque chose autour de d'un climat pour le planning mais aussi pour d'autres associations et d'autres mouvements le planning on n'est pas le seul mais ça fait longtemps longtemps qu'on alerte et sur le fait aussi que le fait qu'il y ait eu des élus parlementaires qui soient arrivés à l'Assemblée nationale ça a permis à d'autres mouvements de sentir légitime d'attaquer d'avoir des propos insultants et bah par exemple nous la montée de parlementaires c'est des questions écrites c'est des questions orales à demander à enlever les financements du planning de manière très très régulière et je dis ça parce que enlever les financements du planning que vont faire ces 450000 personnes que l'on accueille qui sont loin du terrain on a des menaces de manière très régulière que ça soit dans des collectivités alors on pourrait se dire pourquoi pas parce que le planning accueille mal les personnes je suis pas très objectif pour dire ça bien évidemment mais parce que le planning ose prendre des des des positions que ça soit sur le droit des personnes LGBT LGBT sur le droit à l'avortement puisque en effet on a eu le chapitre de la constitutionnalisation et qu'est-ce que ça pas été facile et je vous assure que le lendemain de la dissolution j'ai eu un ouf mais qu'est-ce qu'on a bien fait de mettre l'IVG dans la Constitution alors il aurait fallu mettre encore bien plus de droit ça c'est certain mais en tout cas il y a eu un peu ce soulagement d'avoir donné une défaite à l'extrême droite et de manière forte transpartisane et bien sûr je salue mathil Panau pour le combat qu'on a pu faire ensemble autour de ça et avec plein plein d'autres députés et sénateurs mais en tout cas ça a été une vraie victoire on pensait qu'on avait 3 ans avant l'arrivée de l'extrême droite on est passé 3 ans à 3 semaines donc ça a quand même été un petit peu un choc moral voilà à avoir peur évidemment pour les personnes qu'on accueille à avoir peur aussi sur la protection on a tout de suite été attaqué via des cyberattaques via enfin on a vu en fait une montée du mouvement bien évidemment d'extrême droite et puis bien évidemment il y a eu un peu ce réflexe de s'appeler alors on n pas beaucoup dormi pendant je vous assure pendant les mais comme beaucoup pendant les les 3 semaines à savoir mais qu'est-ce qu'on va faire et j'ai envie de dire qu'il y a eu un peu ce réflexe d'avoir une mobilisation collective que ça soit avec les organisations syndicales que ça soit avec les associations un espèce de réflexe en fait qui il faut qu'on défende un projet le projet qu'on va nous proposer il est forcément contre les personnes qu'on accueille il est forcément contre les idées que l'on a envie de porter et donc bien évidemment on va se positionner au niveau du nouveau front populaire pour le planning ça a été assez évident ça a fait des discussions en interne mais il y a eu quelque chose aussi d'assumer une position et de dire aujourd'hui on va aller alors ça a été très concret hein ça a été des bénévoles qui sont allés tracter c'est des bénévoles qui sont qu'on pris du temps sur leur temps de travail pour aller et bien évidemment tracter puis qu'il y avait une certaine urgence une grosse inquiétude aussi euh parce que bien évidemment que il y a eu une augmentation de tout ça en fait les il y avait quelque chose d'assez évident du côté des féministes alors les féministes ne s'entendent pas tout le temps enfin je veux dire c'est pas c'est pas si simple comme dans toute organisation et comme dans tout mouvement j'imagine mais il y a eu un peu ce réflexe on a fait une réunion à 90 associations féministes de jours après le premier tour c'était historique on avait jamais vécu ça donc on a fait une mobilisation avec alerte féministe les syndicats étaient là les organisations étaai là également et donc il y a eu vraiment cette volonté de montrer quelque chose nous les féministes on sa que l'extrême droite est le danger pour le droit des femmes et le droit des personnes à LGBT on le sait on le sait au niveau des Polonaises on sait au niveau des hongroises on sait au niveau des américaines on sait partout que la première chose que fait l'extrême droite c'est d'attaquer le droit à l'avortement c'est d'attaquer le droit des personnes LGBT PHOB la question aussi de la liberté d'expression et nous on y tient à cette liberté d'expression donc assez rapidement il y a eu quelque chose un front commun à faire assez évident assez rapide je vous je vous avoue quand même que nous on a eu pas mal d'associations féministes puisque les solidarités féministes sont forcément à l'international un peu de mais qu'est-ce qui se passe en France vous venez de mettre l'IVG dans la Constitution enfin Macron a mis l'IVG dans la Constitution ce qui est pas vrai on est bien d'accord mais il y a eu un peu ce mais qu'est-ce qui se passe en fait comment c'est possible que l'extrême droite arrive au pouvoir donc on a eu aussi nous les féministes à partager ces informations là auprès de solidarité et de d'autres association féministe européenne et mondiale pour que finalement l'information se diffuse on a été énormément interrogé par les médias de de savoir mais qu'est-ce qui se passe en France les droits sexuels et reproductifs sont-ils inquiétés sont-ils voilà la question de la protection aussi hein parce qu'au niveau européen par exemple il y a beaucoup d'enquêtes sur la question de la protection des activistes féministes donc voilà il y a eu toute une mobilisation qui s'est faite il y a eu ce résultat aujourd'hui en tout cas le planning est très engagé à à vouloir construire ce nouveau front populaire à vouloir porter ce projet avec le gouvernement avec les parlementaires évidemment qui le porteront également et en effet on est un peu fatigué on a eu un peu de vacances même pas beaucoup pour beaucoup mais par contre il y a en effet de qu'est-ce quel agenda on va avoir après pour continuer cette mobilisation sociale en tout cas continuer à échanger continuer à une pression parce que Emmanuel Macron est toujours président jusqu'à aujourd'hui et de savoir un peu quels organisation il va y avoir voilà donc on est dans cette dynamique là et et voilà en tout cas je je je pense que nous allons gagner je l'espère en tout cas il y a eu une dynamique très importante et peut-être aussi dire que au niveau des européennes en il y a 4 ans 5 ans en fait les femmes ont voté à 15 % le RN et là c'est 32 % des femmes qu'ont voté à RN et on s'est aussi posé la question pour les suites et en fait c'est normal de se remettre en question qu'est-ce qui fait aujourd'hui que les femmes votent rassemblement national en tout cas certaines femmes votent rassemblement national je crois qu'il y a aussi une interrogation à avoir dans nos structures et dans nos associations et organisations pas une responsabilité mais en tout cas quelque chose de comment est-ce qu'on peut éviter comment est-ce qu'on peut éviter quelle pédagogie on peut faire on a un mouvement d'éducation populaire et je crois qu'on a une responsabilité par rapport à ça de faire en sorte que quelque part ce taux baisse et n'augmente pas voilà merci beaucoup merci beaucoup Sarah mais du coup je me permets de rebondir juste avec une petite question qui qui t''est adressé parce que tu dis comment faire je sais pas si tu peux esquisser justement ça c'est-à-dire est-ce que vous avez commencé à y réfléchir c'està-dire comment faire justement pour que et bien il y a un discours qui pénètre aussi l'ensemble des classes populaires vis-à-vis de la question féministe et puis de convaincre aussi que l'extrême droite et l'ennemi des femmes tout simplement alors je pense que on n est pas encore à avoir des propositions très concrètes par contre il y a quelque chose il y a une prise de conscience très importante quand même de cette question de qu'on a une responsabilité en tant qu'organisation et peut-être juste une petite anecdote parce que j'ai pas plus de choses à te dire Aurélie à vous partager c'est que le le planning est aussi au niveau international et on a des rencontres internationales et on a une espèce d'admiration auprès des colombiennes et des d'Argentine sur leur mobilisation même en Espagne de qu'est-ce qui fait que leurs manifestations sont gigantesques les organisations féministes sont gigantesques et en fait en parlant avec des colombiennes et des argentines en fait on est en train de se dire il va falloir qu'on se rencontre il va falloir aussi qu'on aille puiser d'autres stratégies que l'on n' pas ça veut dire va falloir qu'on s'ouvre va peut-être falloir changer de continent et voir ce qui se passe aussi en terme de mobilisation et d'organisation innover aller chercher de la ressource bon encore une fois je ça reste dans nos têtes ça il y a des échéances qui vont arrivriver mais moi j'ai pas envie d'attendre juste les échéances électorales j'ai envie de commencer là et j'ai envie que ça soit une mobilisation qui soit dans la continuité qui soit une rupture réelle et queon avance collectivement merci beaucoup Sarah et effectivement tu fais bien dire que le le mouvement féministe est un vrai mouvement international quoi c'està-dire hein et révolutionnaire et inter national et et voilà et qui en plus je trouve voilà c'est c'est parce qu'il s'est passé des choses à l'étranger dans dans plein de pays que ça a donné de la force au mouvement féministe en France et vice-versa aussi he le mouvement féministe en France a donné de la force à un moment donné à des mouvements féministes dans dans bien d'autres pays quoi on pourrait aussi on pourrait dire l'inverse puceque il y a eu des grandes mobilisations féministes ces dernières années en France dont on est très fier et auquel la France insoumise vous le savez a activement participé bien évidemment alors j'en arrive à à Nathalie teo qui est présidente de de la Ligue des droits de l'Homme d'abord je veux dire à quel point nous sommes heureux et et ravi et honoré aussi de de t'accueillir comme présidente de de la Ligue des droits de l'homme bon vous savez la Ligue des droits de l'Homme d'abord pour nous c'est une association extrêmement importante qui joue un rôle historique je dirais dans la vigilance vis-à-vis des règles démocratiques et de l'État de droit qui a joué aussi un rôle historique tu le sais pour le nouveau pour le Front populaire pardon c'était pas le nouveau en 36 la LDH a joué un vrai rôle hein de je dirais de d'alliance et de de construction d'une d'une force de transformation qui arrive qui arrive Infiné au pouvoir vous continuez à jouer un rôle important dans la lutte contre l'extrême droite et contre toutes les formes de racisme donc outre toutes les questions qu'on qu'on se pose ici moi j'avais aussi une question plus spécifique qui est sur le travail de la LDH sur cette question de de l'État de droit tout simplement dans la situation dans laquelle on est qui est on l'a dit une situation euh inédite dans les dans dans les régimes parlementaires et démocratiques c'est-à-dire un degré d'autocratie du du président de la République est quand même un niveau extrêmement extrêmement élevé inédit je l'ai dit et donc du coup voilà ma question c'est aussi la LDH au-delà de son rôle de que vous faites extrêmement précieux de sésine de voilà et très régulier de d'appui juridique sur toutes les attaques contre l'État de droit quel peut être le rôle de la LDH du monde associatif d'ailleurs dans dans la lutte tout simpleement pour cet impératif démocratique merci beaucoup pour l'invitation c'est vraiment un plaisir d'être là et là c'est une question très vaste quand même 10 minutes 10 minutes alors la Ligue des droits de l'Homme lutte pour l'universalité des droit pour toutes et tous ça vous le savez c'est vraiment on pense qu'il ne peut pas y avoir de société humaine sans qu'il y ait universalité des droits et c'est la raison pour laquelle nous sommes forcément contre ça c'est vraiment historique aussi nous sommes contre l'extrême droite parce que elle porte un projet politique selon lequel les les droits ne sont pas pour tous donc forcément c'est à l'inverse de ce qu'on porte et il n'y a pas de démocratie possible sans universalité des droits donc l'extrême droite portant un projet qui est raciste antisémite et exénophobe on peut pas effectivement même pas interagir avec avec ce ce parti là enfin ces partis puisqu'il y a plusieurs parties d'extrême droite et c'est la raison pour laquelle l'extrême droite aussi vu qu'elle veut porter un projet discriminatoire va forcément porter atteinte aux libertés publiqu évidemment ça va être encore plus d'atteintte massive aux libertés c'est c'est quasi automatique et parce que dès lors qu'on qu'on porte un projet qui fait que il n'y a pas d'égalité de droit et bien on doit l'imposer on doit imposer le fait que certains n'auront pas les droits et donc c'est des atteintes à l'état de droit qui vont être encore plus renforcé parce que c'est déjà le cas aujourd'hui puisque on a un pouvoir qui est très liberticide et ces atteintes vont se porter sur ce qui nous permet puisque vous savez que nous luttons beaucoup au point de vue juridique à faire des recours juridiques et à aider les les autres associations d'ailleurs hein pour notamment lors de l'application du fameux contrat d'engagement républicain qui est en réalité un instrument de contrôle et de surveillance des des associations et de pour les muselés et bien euh nous avons nous avons aussi l'idée queil faut lutter politiquement parce que si l'extrême droite arrive au pouvoir il faut bien dire que là elle a été vraiment à de doigts d'arriver au pouvoir mais c'est pas fini là le on est vraiment sur une dynamique de d'une extrême droite qui est très forte et il faut absolument travailler dès maintenant en vu des prochaines élections pour que au contraire ça régresse c'est c'est ce que c'est ce que tu as dit aussi hein il faut qu'on qu'on travaille tous pour que on arrive à faire régresser les idées d'extrême droite et donc ça veut dire aussi changer le discours la façon dont les dont dont le discours infuse dans la société donc c'est l'état de droit pourquoi il l'attaque bah je vous ai dit c'est les outils les outils qu'il nous enlèvent qu'ils veulent nous enlever c'est par exemple le fait de vouloir faire sortir la la France de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales parce que là c'est un formidable outil c'est un formidable outil parce que ce sont les juges français qui l'appliquent directement et qui l'appliquent tout de suite en disant ah bah là c'est contraire à l'article 8 vie privée familiale c'est contraire à l'article 3 je pense aux prisons par exemple la question de la dignité de des des des conditions carcéral bah c'est l'article 3 sur l'interdiction de traitement inhumain dégradant et ainsi de suite donc on applique directement en France les article de la Convention et on a un recours possible en plus devant la Cour européenne des droits de l'homme bah si on sort si la France sort de cette convention terminé on peut plus utiliser ses droits et ses libertés s'ils veulent supprimer alors ça ça dépend des jours il y a des fois ils disent on veut supprimer le Conseil constitutionnel et d'autres fois ils disent bon non juste le dévitaliser alors évidemment ils le disent pas comme ça mais ça c'est moi qui qui vous donne cette analyse à partir du moment où on dit il n'aura plus la possibilité de de de travailler parce que pour l'instant il regarde si la loi est conforme à la Constitution mais au sens large la Constitution c'est-à-dire avec la Déclaration des droits de l'homme et du citoyens de 1789 avec le préambule de la constition de 46 où il y a les droits économiques et sociaux et avec il y a d'autres principes plus la Charte de l'environnement mais si on supprime si on supprime ce qu'ils veulent faire enlever la DDHC 2789 et le préambule de 46 vous avez les droits économiques sociaux ça saute vous avez le fait qu'il y ait les droits et libertés qui sont vraiment inscrites parce que dans la Constitution elle-même vous n'avez pas de droits et liberté vous avez les le mécanisme des institutions mais vous n'avez pas les droits et liberté c'est dans c'est dans la DDHC et dans le préambule si vouslez enlevez le conseil il est dévitalisé il ne peut plus statuer il ne peut plus regarder si les droits et libertés sont bien garantis donc ça c'est des atteintes for qui serait incroyable sur l'état de droit parce que on nous enlèverait les outils de recours juridique en réalité donc ça va plus loin que de simples atteintes à telle ou telle liberté où on recule oui mais ben on le voit he qu'il y a des il y a des nombres de fois où le Conseil constitutionnel dit ah là non vous pouvez pas parce que là vous supprimez carrément la liberté on attaque vous savez que il y a des c'est incroyable ce qui se passe en ce moment sur par exemple les interdictions de manifester on en a sans arrêt des interdictions de manifester prenez euh c'est les le préfet des Alpes Maritimes 10 10 semaines d'affilé quand même il a pris le même arrêté d'interdiction de manifester que s'agissant des manifestations sur ce qui se passe à Gaza 10 semaines d'affilé on a été obligé d'attaquer devant le tribunal administratif nous avons gagné à chaque fois et au point que le merci mais ça ça c'est déjà un non respect de l'État de droit parce que normalement bah on gagne une fois on reprend pas le même arrêté on respecte à tel point que le juge a fini par dire non mais vous prenez tout le temps le même et sans sans motif supplémentair sans sans changement il l'a dit lui-même respecter la décision de justice et donc là on est vraiment sur des atteintes qui sont déjà graves mais qui sont liberté après liberté tandis que ce que veut faire le l'extrême droite c'est vraiment à atteinte directement au cœur du au cœur de de l'État de droit voilà c'est c'est pour ça que j'insiste beaucoup c'est un marqueur c'est un marqueur de l'extrême droite ça les l'atteinte directe à l'état de droit le fait queil n'y ait plus de droit et liberté garanti et pourquoi est-ce qu'ils veulent ça parce qu'ils ont un projet encore une fois raciste et le problème est le suivant c'est que nous avons trois blocs nous avons le bloc donc d'extrême droite qui porte ce projet là avec des atteintes l'État de droit nous et le problème c'est que nous avons le bloc néolibéral qui lui a accoutumé les gens au fait que il y ait une mise en concurrence des uns avec les autres parce qu'on ils ont organisé la casse du service public ils ont organisé la casse des solidarités et à partir de là bah les gens ont compris que il fallait finalement il y a pas de place pour tout le monde on n pas les prestations sociales pour tout le monde on n pas il y a pas la il y a pas la possibilité quand bien même on remplit les conditions et donc de ce fait mise en concurrence de tout le monde c'est au mérite mais les gens ont très bien compris que il suffit pas de traverser la rue hein pour alors lui il le disait le président le disait pour pour un emploi mais c'est c'est vrai pour le logement social le problème on ne construit plus de de logements sociaux en nombre suffisant et ainsi de suite donc à partir du moment où ceux pour qui ce sera pas la la question puisque même si vous êtes français bah vous avez le discours à l'époque c'était Jean-Marie Le Pen mais maintenant c'est le discours aussi de l'extrême droite qui consiste à dire il y a les Français de papiers donc ça veut dire quoi ça veut dire qu'en réalité on cible bien certains on cible bien les populations racisées donc dès lors que bah c'est facile en fait on se dit puisque c'est déjà le cas qu'il faut se battre pour et qu'il a pas la place pour tout le monde qu'il faut se battre pour avoir des prestations sociales pour avoir pour pour exercer ses droits simplement pour que les droits soient effectifs bah s'il faut se battre finalement c'est plus simple de se battre finalement c'est plus simple de de le faire juste parce que on sera blanc ou juste parce queon sera pas musulman c'est plus simple donc le vote il s'explique aussi comme ça ce qui veut dire que le clan néolibéral renforce renforce forcément le le la position de l'extrême droite et le vote de l'extrême droite et c'est pour ça que nous nous avons un petit peu évolué par rapport à à ce que nous faisons d'habitude puisque vous le savez nous avons une dans nos statuts nousous ne sommes pas partisans nous sommes une organisation politique et le fait de lutter contre l'extrême droite bah c'est forcément politique mais nous ne sommes pas partisans et donc la question c'est s'est posé de jusqu'où on va par rapport à au fait de devoir peser dans le champ politique et lors de notre résolution de congrès qui s'est tenue en mai dernier à Bordeaux et nous aussi j'ai été élu à ce moment-là je pensais aussi avoir tout le temps nécessaire pour préparer les élection et préparer la lutte contre l'extrême droite et porter mettre en œuvre notre résolution de congrès qui dit et ça c'est c'est un petit peu le le pas supplémentaire qui dit que face à ces deux camps dont je viens de vous parler il fallait vraiment renforcer l'unité du 3è camp c'est nous le 3è camp c'est-à-dire porter un projet politique de changement de société qui soit une alternative une alternative lors des élections une alternative unitaire progressiste démocratique écologique et social et donc finalement je pense que vous en tant que parti vous avez pensé la même chose puisque vous avez fait cette unité si rapidement et nous avons salué la Constitution évidemment du nouveau front populaire nous l'avons salué pour autant nous n'avons pas directement soutenu le vote nouveau front populaire après on appelait à voter pour une alternative progressiste démocratique écologique et sociale donc donc on on fait appel à l'intelligence des électeur mais mais nous n'avons pas directement appelé à voter pour le nouveau front populaire parce que d'une part nous pensons que nous c'est ce que disait aussi notre résolution et nous avions fait il y avait Benoît il y avait à l'époque c'était Céline qui était venue pour la CGT et nous avions fait une table ronde à notre congrès où on disait il faut que la qu'on essaie d'être table ouverte pour pouvoir porter nous avons tous une façon de voir d'appréhender la société et les combats mais il faut qu'on que que la Ligue soit une table ouverte pour qu'il y ait une polyphonie de tous nos de tous nos combats mais pour arriver à une unité et pour pouvoir peser justement pour qu'il y ait une véritable alternative et donc nous avons continué à vouloir peser de cette façon-là parce que il y a des associations il y a des syndicats qui ne peuvent pas s'engager politiquement ou qui ne veulent pas et ça il faut aussi le respecter et il faut et de se faire en ne se positionnant pas frontalement en en faveur de tel parti ou coalition de parti nous permettons aussi ça mais en même temps quand on dit qu'il faut une alternative nous pouvons aussi nous ouvrir à ceux qui justement ont porté la parole B notamment la CGT vous étiez là lorsque nous avons fait les appels vous avez signé nos appels parce que on peut justement faire cette union et nous voulons aussi continuer à faire ça et nous avons nous avions aussi en faête parce queon dans nos statuts on ne on ne prend pas de de de soutien à un parti ou à une coalition sauf décision vote du Comité national et nous avons réuni à chaque fois le Comité national pour lui demander et ce qui est ressorti c'est que finalement pour le pour l'entre de tour il était particulièrement important qu'on puisse être vraiment légitime à aller faire du porte à porte à faire du tractage et et ça les sections bravo il y a il y a des ligueurs ici bravo je vous dis merci parce que vraiment ça a été un travail incroyable aussi de pour pouvoir aller les chercher et dire écoutez allez voter allez voter et voter pour pour pouvoir faire barrage à l'extrême droite et on comme on demander en plus qu'il y ait ceux qui sont en 3è position lorsqu'il y a un RN de se désister et ben c'est on pouvait aussi parler à ceux qui étaient susceptibl de voter voilà c'est merci beaucoup Nathalie alors je me tourne vers le dernier benoî t donc on se connaît très bien donc qui est secrétaire général de de la FSU alors bon je sais qu'on a souvent abordé ces questions de des relations et évidemment la question se repose aujourd'hui avec le nouveau front populaire des relations entre partis syndicats association bon moi je l' abordé aussi enfin bon on a été par ailleurs dans un autre monde et moi dans une autre vie quand j'étais responsable d'attaque on était du coup dans dans des rapports différents d'ailleurs parce que moi j'étais responsable associative et toi responsable responsable syndical donc moi aujourd'hui je m'occupe des des relations unitaires de Lafi avec les syndicats et les et les associations donc on a un autre type de de rapport et de de travail en commun donc il y a toutes ces questions évidemment qui qui se qui sont renouvelées avec euh avec la le nouveau front populaire évidemment j'ai aussi une autre question tu t'en doutes bien euh à 3 semaines moins de 3 semaines de la rentrée scolaire euh avec un gouvernement euh démissionnaire sans légitimité euh avec en tout cas toute cette inert ude là dans ces quelques jours est-ce qu'on aura ou pas un ministre de l'Éducation et sera-t-il légitime pour la rentrée scolaire on sait qu'on a des milliers de postes supprimés tu le sais bien mieux que moi d'enseignants d'aesh puisque on vient de nous annoncer des économies sur les Aes c'est quand même scandaleux on a des ouais c'est on a des milliers de postes de surveillants je crois que c'est 1200 postes d'AED qui sont supprimés à la rentrée donc quelle rentrée quelle mobilisation aussi pour la rentrée scolaire que prévoit la FSU sachant que que la la dernière fois vous vous en souvenez le débat était honteusement honteusement accaparé instrumentalisé par Atal autour de la baaya bon voilà donc voilà quelle rentrée scolaire comment vous comptez mobiliser pas seulement les syndicqués de la FSU mais bien entendu les parents d'élèves les les citoyens les enseignants et cetera bien sûr ben merci Aurélie de cette introduction et effectivement pour démarer tout de suite sur ta question euh il y a évidemment on le sait tout et tous à chaque rentrée un enjeu fort autour de la rentrée scolaire ça donne le ton euh c'est un moment de vérité un petit peu hein c'est la rentrée de toute la société quelque part euh et cette rentrée va être évidemment très particulière la première chose que j'ai envie de dire à la question comment on l'aborde on l'aborde beaucoup plus sereinement que si on avait eu un gouvernement du rassemblement national c'est une évidence mais je je veux quand même le dire parce que ça nous rend aussi très fier du combat qu'on a mené euh de la même manière que l'on men et les syndicats la CGT la société civile ça nous rend très fier parce que on se dit qu'on a quand même échappé à quelque chose qui était un goufre qui était un saut dans l'inconnu enfin ou malheureusement dans le trop connu mais qui nous entraînait vers des choses absolument terrifiante on serait aujourd'hui en train de parler de la manière de réagir aux propositions du RN qui était de faire des centres spécialisés pour les élèves perturbateurs et donc on sera en train de s'interr projet là comment est-ce qu'on fait est-ce qu'on continue à mettre des mots dans les carnets parce que on sait peut-être que l'élève après il va partir dans le fameux centre perturbateur s'il a trop de mots dans les carnet enfin des machins qui seraient absolument terrifiants pour l'éducation et au-delà de ça évidemment on serait en train de parler comment on résiste à la vague raciste on doit continuer à en parler mais si le RN était au pouvoir on aurait évidemment euh et on continue à l'avoir bien entendu mais de manière moindre on aurait évidemment une ambiance euh dans les salle de classe un rapport à la jeunesse une tension supplémentaire qui existe he déjà et donc il faut faire avec il faut faire face il faut s'interroger là-dessus mais une tension et une une une fracture une fracturation je sais pas comment l'exprimer mais quelque chose en tout cas de très difficile à à appréhender euh qui nous entraînerait vers quelque chose de complètement différente de ce qu'on fait habituellement au service des élèves et donc ça euh ça veut dire que il faut défendre un autre modèle d'école alors j'en viens à la rentrée immédiatement évidemment là on va avoir les manques criants que tu as rappelé qui sont liés au manque d'attractivité des métiers de la fonction publique en général d'ailleurs mais sans doute aussi à à une problématique spécifique dans l'éducation et ce qu'on identifie beaucoup mais ce qui a ce qui est ce qui est aussi le cas chez les soignants dans beaucoup de métiers de la fonction publique c'est aussi au-delà du manque de moyens des difficultés du coup qui font que comme c'est mal payé comme il y a des conditions de travail mauvaises on va pas vers ces métiers il y a aussi une question de sens des métiers et euh cette question du sens des métiers elle se résout pas facilement et d'un trait de plume hein c'est des questions compliquées à appréhender mais nous on est persuadé que le fait d'avoir promu un autre modèle d'école à 180°gr des besoins que nous identifions nous c'est-à-dire un modèle d'école de la concurrence de la sélection où il s'agit d'éjecter le plus vite les élèves euh on l'a vu avec parcours sup on l'a vu on le voit là avec les mesures choc des savoirs il s'agit dans la réforme du lycée pro également de mettre les élèves le plus vite possible vers l'apprentissage de de trier les élèves de faire des évaluations standardisées dans le premier degré tout ce modèle d'école là au-delà de la question des moyens qui ont été restreints ce modèle d'école il aboutit à ce qu'on ne fasse plus le métier pour lequel on s'est engagé et il fait souffrir les personnels comme il fait souffrir les familles comme il fait souffrir les élèves et je le dis aussi oui et c'est important de le dire parce que ça fait partie des raisons qui font quand on discute un petit peu comment on va faire à la rentrée qu'est-ce qu'on va demander exactement et qui peut mettre en œuvre une nouvelle politique ça peut pas être Nicole Boubet qui prennent cette question à bras le corp ça peut pas être les macronistes ceux qui ont mis le feu ceux qui ont créé cet incendie qui gère la rentrée scolaire ça peut pas être Nicole Bouet et pourtant elle va le faire qui organise une conférence de presse mardi pour expliquer ce qu'elle va mettre en place à la rentrée scolaire parce que c'est fondamentalement ça qui a fait du mal c'est fondamentalement ça qui a détruit le fondement de l'école alors qu'il a détruit pas complètement heureusement on résiste on est là et il y a il y a des il y a des des évidemment des ferments de reconstruction mais il faut réparer l'école telle qu'elle a été produite par par le macronisme et ça me fait dire qu'effectivement et c'est pour ça qu'on a demandé un programme de rupture on va pas pouvoir effectivement se contenter de faire quelques ajustements de mettre quelques rustines et c'est une conception complète du système éducatif qu'il faut changer ça se fait encore une fois pas en un mois mais c'est l'idée à laquelle il faut revenir que le but du système éducatif c'est l'égalité sociale c'est l'égalité et donc c'est la démocratisation ça veut dire qu'il faut porter tous les élèves au plus haut possible ça veut pas dire exactement au même niveau dans les mêmes voies et cetera il y a une diversification nécessaire mais il faut les porter au plus haut niveau possible d'abord pour eux d'abord pour créer des citoyens et puis pour créer des travailleurs qualifiés qui pourront négocier sur le marché du travail une rémunération plus élevée en conséquence de leur qualification et donc on ne on ne va plus vers cette société ou au contraire on cherche à créer juste une élite et donner les rudiments à ceux qui seront les larbins de cette élite parce que c'est ça l'école macroniste c'est ça l'école libérale qui a été promue c'est ça qui fait du mal effectivement parce que c'est pas la conception des mé MTI tel qu'on l'a et ça ça répond un petit peu au débat effectivement rupture ou pas rupture ça veut pas dire que nous serons dans une forme de maximalisme dans cette rentrée je vais revenir aussi on va être très modeste aussi on va voir ce qu'on peut faire on va voir ce qu'on peut mettre en place en terme de résistance passive sur l'ensemble des réformes qui ont été euh qui vont qui vont se mettre en œuvre euh donc il y a une forme de modestie évidemment euh donc ça veut pas dire du maximalisme mais ça veut dire que il faut réorienter les choses parce que on a eu des orientations qui était extrêmement négative ça vaut pour l'ensemble des services publics on a une une macronie qui s'est évertué à vilipander le statut de la fonction publique comme étant le problème alors que pour nous il est la solution le statut de la fonction publique en France c'est ce qui permet l'indépendance du fonctionnaire et donc ça permet l'accès à la fonction public parce que on a le droit de s'adresser à un fonctionnaire indépendant intègre qualifié neutre et qui peut normalement rendre correctement le service si on lui en donne les moyens et ça le macronisme qui déteste ces tous ces tous ces statuts euh la vilipandé l'a mis en difficulté loi de 2019 transformation de la fonction publique euh nouvelle loi Guerini qui était en préparation et qui heureusement du coup euh ne sera pas mise en œuvre mais on a à reprendre aussi ce combat sur le service public le sens du service public avec des personnels au service du public euh dans tous les territoires là encore évidemment ça suppose des moyens je pense que il faut arriver à apporter un certain nombre de mesures clés alors évidemment tout dépendra si c'est Lucy castec et est au gouvernement ou si c'est un autre une autre un autre une autre configuration les combats seront pas les mêmes ce sera pas la même manière de les mener mais on a mis en avant je pense dans la période récente un certain nombre de choses par par exemple le SMIC à 1600 € je pense que c'est quelque chose qui infuse c'est quelque chose qui y compris Darmanin qui dit ah oui c'est vrai qu'il faudrait peut-être regarder et cetera donc il y a des choses qui malgré tout dans la période infuse et sur les services publics le le fait que ce soit la la figure politique de Lucy casté qui est émergé cet été je sais pas quel sera l'avenir de cette proposition du NFP mais franchement ça fait un bien fou ça a donné un souffle incroyable Lucy casté c'est la société civile c'est des combats pour les services publics elle elle sait ce que c'est le statut au service de l'intérêt général elle c'est pas effectivement ces libéraux qui n'ont Dieu que pour le privé elle a dénoncé notamment le le fait que il y avait une fultitude de de de cabinets privés qui s'enrichissaient à faire des rapports dans tous les sens alors qu'on aurait les compétences dans la fonction publique pour les faire et que ça coûtait plus cher au final au budget de l'État et donc cette figure de Lucy cassè je pense que c'est aussi la bonne nouvelle de l'été il y en a eu un certain nombre il y a eu le 7 juillet le résultat électoral et puis il y a eu tout cet été malgré évidemment les tergiversations et cetera et donc ça me fait dire que sur les rapports avec le politique je pense que on a été d's au mur on a bricolé mais au final le bilan qu'on tire de cette période il est relativement positif je pense qu'on a on est resté nous en tout cas en toute indépendance mais en s'engageant pour un programme c'est une crête une ligne de crête comme on dit c'est pas simple mais je pense que c'est ce qu'on a relativement bien réussi à faire on a eu beaucoup de militants ou de d'adhérents même qui voulaient devenir militants des militants qui se sont investis davantage en disant oui là on est face à une à quelque chose de tellement sidérant que il faut vraiment que je m'engage j'ai envie de m'engager j'ai envie de faire j'ai envie de me battre pour autre chose que cet avenir funeste que nous prévoit l'extrême droite et ça c'est plutôt encourageant donc j'ai plutôt envie de retenir ça de la période précédente de me dire que on l'a pas tellement formaliser les relations entre les syndicats et le NFP est-ce que ça passe par ce qui avait été tenté au moment du Parlement de l'Union Populaire qui était quelque chose d'intéressant c'était pas un lien direct c'était pas une instance ce Parlement mais ça permettait de de d'avoir quelque chose qui nourrisse le le mouvement politique qui partte du point de vue du monde du travail pour échanger avec le monde politique je pense que c'est ces pistesl en tout cas qu'il faut continuer à creuser parce que ça vaut pour les relations entre la gauche et les syndicats et puis ça vaut sur la place des syndicats et de la société civile dans dans le fonctionnement de la démocratie tout court c'est-à-dire ça vaut aussi pour comment on on voit à gauche et comment après on voit les réformes à entreprendre pour que ça arrive comment on voit les syndicats est-ce que les syndicats c'est juste un un frein aux évolutions est-ce que c'est juste une une machine à organiser des mobilisations à la limite ça peut être ça parfois aussi à gauche hein ça peut être instrumentalisé aussi dans l'esprit de de militant politique il faut éviter ces écueils là c'est beaucoup plus profond que ça un syndicat c'est pas simplement pour voilà c'est un lien fort en tout cas qu'on veut arriver à à à voir avec le monde du travail qu'est-ce qu'on fait de ça dans la démocratie tout court quelle place on lui donne on l'a beaucoup dit au moment de la loi retraite he quelle place on donne à ça ça c'est une vraie question pour la gauche en général pour la suite et bah j'en termine par là merci beaucoup Benoît faêre quelques réactions très rapides avant avant de vous passer la parole et puis surtout que vous vous réagissiez peut-être au au aux questions réaction dans dans le public d'abord tu tu parlais de de trois blocs d'abord une chose je pense que tu as enfin moi je te rejoins tout à fait Nathalie quand tu dis que en fait Macron a préparer le terrain à l'extrême droite du point de vue de des attaques à la démocratie on le voit bien aujourd'hui et moi j'ai envie de te dire ça date même d'avantfin je veux dire 2016 Vals et la loi travail la mobilisation contre la loi de travail et en fait depuis 2 moi je pense enfin en tout cas moi je l'avais vécu comme ça quand j'étais responsable d'attaque enfin c'estàd que finalement il y a eu un tournant forme de tournant qui a été que il y avait l'expression populaire n'était plus entendue ni celle de la rue ni maintenant celle du Parlement puisqu'on l'a vu pendant la réforme des retraites et tous les 493 et cetera bon donc il y a et et et à mon avis on fait face aujourd'hui à quand même une nouvelle donne qui est qu'effectivement le pouvoir ne reconnaît plus l'expression populaire au fur à mesure du temps et et des mobilisations et ça pour moi ça pose une une autre question qui est celle justement de notre capacité et tu l'as soulevé de notre capacité à agir ensemble euh enfin moi c'est une question qui me tarote depuis depuis de très très longues de très très longues années encore aujourd'hui euh d'abord je je pense que enfin en tout cas en ce qui concerne la fi euh en tout cas on ne se considère pas seulement ni comme un un parti d'élu ni comme un parti ou une force politique uniquement de militants qui ne viendrai faire que les campagnes c'est-à-dire que c'est un mouvement politique qui qui veut faire et je crois que c'est le cas dans la salle et des militants qui veut se mobiliser toute l'année et contre toutes les résistances voilà y compris c'est un mouvement qui a par parfois mené des initiatives seules pour démarche ou qui par pour d'autres fois aussi a construit avec le mouvement syndical associatif sur la Palestine je veux dire c'est ce qu'on a fait ensemble hein les mobilisations palestines depuis un an on les a mené avec un grand nombre d'associations de syndicats et de forces politiques on a mené les mobilisations pour la Palestine maintenant depuis le mois de le mois de novembre et j'ai envie de dire de façon voilà de de façon égale entre guillemets et pour moi la clé c'est justement le respect de l'indépendance là je vous lance aussi des je pense que plus il y a respect de l'indépendance du monde associatif et syndical et parce que je l'ai vécu moi aussi comme responsable associative attaque plus il y a respect de l'indépendance des syndicats et des associations par la les forces politiques et justement plus nous pouvons construire ensemble mais ça va aussi dans les deux sens d'ailleurs je le dis aussi parce qu'il y a eu des débats par exemple je mettre un peu les pieds dans le plat mais pendant la la réforme des retraites que nous on a considéré un moment du point de vue parlementaire par exemple que nous ne pouvions pas dans les dans quand on est arrivé au fameux articles 7 et C qu'on avait pas le rapport de force à l'Assemblée qu'on allait perdre si on allait jusque jus jusqu'à la fin voilà et on avait cette on pensait avoir cette connaissance fine voilà du du monde du Parlement pour voilà pour penser qu'il fallait s'arrêter là je le dis parce qu'il y a eu des débats aussi voilà je je pense que là nous on considérait malgré les pressions qu'il a pu y avoir y compris de l'extérieur que nous étions les les mieux placés pour se dire qu'il fallait s'arrêter enfin qu'il fallait ne ne pas aller jusqu'au bout voilà je le dis parce que c'est des débats qui nous traversent et que ça a relancé aussi la question de de l'indépendance des et des autres et du rôle de chacun et et et je veux dire c'est une question qui va se poursuivre qui est relancée aujourd'hui par le nouveau front populaire et et à mon avis il y a voilà enfin pour moi il faut chercher à chaque fois la complémentarité et le dialogue constant et je crois que ça aussi en tout cas nous on y tient dans la France insoumis c'est un dialogue constant parfois on a des désaccords d'ailleurs il faut les il faut les assumer on a aussi évidemment des accords extrêmement fort et notamment sur le fond je rappelle qu'on a un programme qui est quand même largement issu des propositions du monde syndical et associatif en réalité et qui évolue parfois au gré aussi du travail du monde associatif et syndical qu'on qu'on consulte qu'on fait pas que consulter avec lequel on on discute très fréquemment bon voilà mais évidemment ce pose cette question là comment on agit ensemble parfois il faut agir séparément aussi chacun dans chacun dans ce rôle voilà et et comment on poursu ensemble il y a aussi la question de nous comment on agit en tant qu'élu élu d'opposition c'est pas la même chose évidemment si on entre au gouvernement ou si on est par exemple dans une mairie bon donc au manettes mais comment on agit aussi nous en tant qu'élu d'opposition bon moi je peux donner l'exemple de du 93 où on a à mon avis trouvé une très forte complémentarité en tout cas moi c'est ce que je vis depuis 2 ans sur un certain nombre de batailles le bataille de le mouvement des pour l'école publique qui a eu ces dernières semaines je pense qu'on a eu un rôle très complémentaire entre les élus et notamment tous les députés de de l'ex nupes maintenant nouveau front pop et et le monde syndical et celui des parents d'élèves et cetera juste un exemple la la mobilisation pour les salariés de ma France licencié qui est la dernière usine automobile bon on a eu chacun on est allé dans son dans notre rôle il y a évidemment le rôle essentiel du monde syndical et en parti de la CGT qui a beaucoup agi mais il y a eu aussi nous le rôle des députés qui avons interpellé le procureur le gouvernement et cetera voilà et et ça c'est un c'est un travail je dirais de longue haleine éternel quelque part mais mais pour moi on doit chercher autant que possible la coopération plutôt que la défiance parce que tu as raison aussi Benoît faut pas se cacher derrière son petit doigt enfin moi y compris dans quand j'étais dans le monde associatif parfois on peut ressentir de la défiance vis-à-vis du monde de du monde des élus des responsables politiques de la la le risque de l'instrumentalisation euh à l'inverse on peut parfois s'énerver quand on est responsable politique en se disant mais que fait le mouvement social bon euh voilà il faut se le dire tranquillement et il faut s'en discuter en discuter tranquillement après il y a la question enfin là dans la salle en réalité je pense qu'il y en a beaucoup qui sont à la fois militants insoumis mais aussi militants associatifs et militants syndicaux je sais pas si vous levez la main à mon avis voilà hop là donc voilà c'est une réalité aussi c'est qu' c'est compliqué en même temps d'avoir je veux dire on est une seule et même personne quoi donc c'est aussi compliqué il y a la question des organisations et de l'indépendance entre chacune des organisations mais il y a aussi la réalité des militants qui bien souvent et tant mieux d'ailleurs à mon avis sont militants associatifs syndicaux et politiques mais justement je pense que d'où la nécessité que nos organisations par contre soient les les plus indépendantes possibles les unes des autres ce qui à mon avis favorise favorise la la coopération voilà je finirai juste par moi un élément qui en tout cas me travaille dont on n pas parlé ici pour moi c'est la diversité des formes de mobilisation parce que là on est en train de discuter entre formes organisé de la résistance mais ce qui est apparu depuis en particulier j'ai j'ai envie de dire depuis 10 ans c'est la montée aussi de mobilisation alors c'est pas nouveau hein mais plus horizontal des mobilisations voilà type les gilets jaunes type le mouvement climat ou contre les mégabassines HE même si les soulèvements de la terre voilà c'est une forme plus ou moins organisée enfin c'est quand même pas la même organisation que que que nos associations syndicats ou force politique et même si la mobilisation des retraites a remis en avant le fait que les syndicats sont un moteur essentiel de la lutte et la transformation voilà il y a ces formes différentes de mobilisation qui nous bousculent et à mon avis tant mieux et moi je plaide en tout cas pour une diversité une complémentarité la plus forte possible des mobilisations parce que je pense que aucune n'a le rapport de force suffisant seul et qu'en réalité il y a pas de concurrence entre toutes cette formme de mobilisation mais qu'il a une une complémentarité qu'on est plus fort à plutôt s'articuler intégrer et faire avec ces différentes formes de mobilisation moi je souhaite d'ailleurs je le dis je finis là-dessus moi je souhaite qu'au-delà de notre capacité en tant que forme organisée à mener la mobilisation si jamais Macron s'assoit encore sur le vote des Français dans quelques jours je souhaite qu'il ces soulèvements populaires qui nous dépasse et je [Applaudissements] voilà bien on va je vous propose maintenant c'est que peut-être y a quelques questions dans la salle si possible avec une diversité de genre ça serait génial et puis et puis donc je vous laisserai réagir t tous les quatre alors ben on va commencer les trois personnes qui ont levé la main là-bas et puis vous inquiétez pas après je vais changer de donc les les voilà je quelqu'un passe le micro en fait j'ai pas j'ai pas réfléchi à cet élément logistique est-ce que quelqu'un serait d'accord pour passer un micro ah merci voilà les les deux bah bonjour à tous vous nous avez expliqué que face au danger mortel de l'extrême droite euh les organisations syndicales et les associations et je parle aussi en tant que syndiqué euh c'était un moment où il fallait revoir un peu sa manière d'agir quand on est face à une élection vu le danger mortel que constitue l'extrême droite là aujourd'hui cet effort auquel vous avez contribué à abouti au fait que le nouveau front populaire est arrivé en tête mais il y a une donnée dont on n pas beaucoup parlé dans ce débat c'est que Emmanuel Macron ne reconnaît pas le résultat de cette élection et la question que j'ai envie de vous poser c'est que une fois que vous avez mis pieds là-dedans euh qu'est-ce que vous prévoyez pour la rentrée dans le cas où on est toujours dans cette situation le président de la République ne reconnaît pas le résultat de l'élection et il faut préparer à mon sens une grande mobilisation sociale dans le pays et on pourra pas se permettre [Applaudissements] d'avoir on pourra pas se permettre à mon avis et même si c'est très compliqué il suffit pas d'appuyer sur un bouton pour déclencher un soulèvement mais on pourra pas se permettre d'avoir une manifestation tion de rentrée sociale habituelle basique on a besoin de préparer quelque chose et je voudrais savoir bah qu'est-ce que vous prévoyez comment vous vous échangez entre vous pour organiser tout ça bonjour je suis enseignante et syndicaliste alors je m'adresse surtout à mes camarades la syndicaliste je vous remercie pour vos intervention j'ai pas mal milité cette année je crois comme certains d'entre vous sur la question du choc les savoirs et ça a été quand même un gros combat entre sur qui a associé à la fois les profs de collège et les les parents d'élèves et qui a vraiment levé des populations entières il y avait des collèges morts ça ça s'est pas du tout arrêté à la rentrée et je crois qu'il y a une question qui brûle les lèvres de tous les enseignants parce que ce gouvernement comme la petite camarade l'a dit là il est vraiment illégitime il a aucune raison de gouverner comme tu l'as dit Madame Boubet elle a aucune raison d'être ministre donc nous ce qui nous t c'est est-ce qu'on va la faire cette rentrée scolaire moi je suis pas sereine est-ce qu'on va faire cette rentrée scolaire dans ces conditions alors que on nous déroule tout le programme madame Boubet voilà voilà ce qu' ce qu'elle a prévu la circulaire de rentrée et on fait comme si de rien nétait et on fait comme si avait pas eu la grève historique dans le 93 pendant des mois et des mois avec les enseignants la population donc qu'est-ce qu'on fait le jour de la prérentrée et nous est-ce qu'on fait la rentrée moi c'est comme ça que je vais poser la question à mes collègues en salle des prof dès vendredi et je parlerai pas qu'à mes collègues je pense qu'on parlera à tous les parents d'élèves on parle à tous les jeunes aussi avec la question de parcours sup la pénurie des postes c'est pas possible c'est pas possible qu'on fasse une rentrée comme d'habitude et qu'on courbe les chines comme a très bien dire Jean-Luc Mélanchon ce gouvernement doit se soumettre ou se démettre alors moi je vais je vais être assez positif là-dessus parce que je pense que Lucy Castet de toute façon le gouvernement il peut nommer qui veut Macron on posera une motion de censure et de toute façon son gouvernement quoi qu'il arrive va tomber et à la fin il sera sinon bloquera tout moi je pars du principe qu'on va gouverner et il faut être positif par contre moi syndicaliste j'attends une chose c'est que la gauche enfin deux choses premièrement que pour les élections on arrête ce bazar de on passe à la proportionnelle mais ça c'est chose qu'on arrête ce mode de scrutin et deuxième qu'on revienne sur les lois travail parce que syndicaliste c'est impossible de continuer sur ce ce qui a été fait depuis 10 ans le CDI les gens des fois le propose un CDI ils veulent même pas parce qu'il a été dévalué dans les IRP c'est pareil on nous parle d'augmentation de salaire en fait c'est pas les NAO c'est réunion obligatoire annuel on vous dit il y a une feuille on négocie pas il y a pas de souci donc ce que je veux dire c'est que si on veut que les gens se mobilisent il faut qu'ils ont l'impression qu'il y a un sens se syndicaliser c'est un sens c'est que le patron il nous écoute et qu'on a des armes de le contrôler de dire au capital bah ça se passe pas comme ça nous on connaît le le bah comment on travaille et on va vous expliquer que c'est pas en ferm une usine qu'on va garder des salariés et garder du pouvoir d'achat et truc donc j'espère vraiment que quand on va gouverner on va faire une grande loi travail et qu'on va pas revenir sur la ce qu'il y avait antérieur parce que ce qu'on avait fait en 82 c'était cétait marrant mais aujourd'hui bien plus c'est dire le contrôle vraiment des salariés sur leur outil de travail et le le la 6è République c'est aussi dans l'entreprise qu'on soit citoyen dans son entreprise et qu'on vote et qu'on leur dise merde quand on en a marre de la façon don nous font travailler voilà merci on va prendre juste je suis désolé deux autres interventions donc je vois de mains levé bah peut-être les trois ici oui je sais bien mais tant pis on ira pas jusque au fond je suis désolée il laisse sa place à une autre dame euh oui merci Aurélie d'avoir appelé La la la période des retraites he parce que moi je donc je suis insoumise mais je suis aussi militante la CGT de la Fédération minineénergie EDF CGT et on a été à à ce moment-là effectivement assez content que les députés n'enlèvent pas leur leurs amendements pour nous permettre effectivement de développer on était cinq fédérations CGT bah une grève illimitée en tout cas reconductible he pour essayer de bloquer le projet bon mais ma question elle était autour de l'indépendance aussi et et de la neutralité et peut-être dans le sens effectivement des deux autres femmes qui ont parlé avant moi sur qu'est-ce qu'on fait à la rentrée la CGT a appelé à voter pour le nouveau front populaire moi je m'en félicite avec une formule en toute indépendance et avec une formule sans chèque en blanc puisque effectivement les trahisons de Hollande on connaît euh mais aujourd'hui euh qu'est-ce qu'on fait moi j'ai lu avec inquiétude et gêne je dirais le compte-rendu du bureau confédéral de la CGT qui parle de d'une mobilisation d'une marche qui pourrait être organisée à la rentrée si Macron effectivement continue dans son démocratie donc LFI est parti prenant des organisations de jeunesse et le bureau confédéral propose qu'effectivement le CCN de la CGT qui se réunie la semaine dernière la semaine prochaine pardon ne n'appelle pas cette marche moi j'avoue alors tout en regardant la fin du du texte avec bienveillance ce mouvement bon voilà moi j'avoue que je suis gênée qu'est-ce qu'on fait voilà ma question elle est là c'est pour mon camarade Laurent qu'est-ce qu'on fait nous à la CGT oui voilà qu'est-ce qu'on fait nous à la CGT à la rentrée Macron attends une Macron il peut faire tout ce qu'il veut en terme de dénis de démocratie en terme de coup de force nous on peut pas attendre le 1er octobre voilàci juste une intervention je suis désolé parce que non tu rigoles attendez juste une intervention je suis désolée euh et parce que sinon les les voilà nos invités n'auront pas le temps de de réagir j'p que c'est ce que en de pardon on est en train de regarder les infos euh merci ou merci de me donner la parole euh Aurélie tu as évoqué l'idée que il est important euh de discuter ensemble de construire de coopérer et cetera donc j'entends très très bien ses paroles et j'entends aussi Benoît qui a rappelé le Parlement populaire alors ma question est simple je pense d'abord que c'est un outil fabuleux qui permettait effectivement de discuter et de dégager effectivement des propositions qui pourraient être communes sur des sujets de tout ordre alors je pose simplement la question qui est devenu ce gouvernement populaire est-ce qu'il y a pas moyen de le réhabiliter en tout cas s'il a in peu disparu ce qui serait un peu regrettable ça me semble être effectivement un outil extraordinaire qui nous permet effectivement de tiser tous les liens nécessaires merci tout à fait je ne saurais dire le contraire donc je je vous propose de réagir bon vous AZ je suis désolée comme on doit finir à 17h ça on a 3 4 minutes chacun peut-être un peu plus pour notamment pour certains responsables syndicaux qui ont été particulièrement interpellé et je trouve que voilà c'est bien aussi qu'on est qu'on est ce dialogue là peut-être je sais pas si Laurent tu veux commencerendu du bureau confédéral euh bon on on a eu le débat effectivement sur cette question d'appel à la rentrée par rapport au gouvernement et la décision a été de ne pas appeler en terme de CGT parce que on considère que pour le coup là on est dans le rôle des partis politiques de mobiliser sur la question du gouvernement qu'on a déjà beaucoup fait en appelant à voter et que ça n'empêche absolument pas justement parce que souvent il y en a beaucoup qui ont double casquette les militants de la CGT de répondre aux appels des organisations politiques il faut aussi qu'on reprenneent l'habitude de travailler ensemble mais aussi que ben il y a des responsabilités spécifiques et qu'on n pas tout le temps obligé d'avoir 50000 organisations qui appellent à des initiatives pour que ces initiatives elles soient crédibles ça c'est des éléments qui sont pour nous important par contre le rôle de la CGT et c'est c'est tout le le la discussion qu'on va avoir au CCN c'est de faire monter les aspirations sociales et monter les aspirations sociales euh bon en l'occurrence on va proposer on va pas faire le CCN avant le CCN mais on va on va proposer de monter beaucoup quatre thèmes d'abord achever définitivement la question de la la réforme des retraites et faire monter dans les différentes branches l'exigence de départ anticipé pour les les la reconnaissance de la pébilité ou des spécificités des métiers achever définitivement la la la réforme des retraites se mobiliser là-dessus euh bon on va pas dire que c'est soutenir le fond nouveau fond populaire mais enfin ça commence un peu à y ressembler le deuxième thème c'est la question des salaires parce qu'on a besoin de de mobiliser sur cette question et et de et de gagner des choses sur cette question le troisème thème c'est les services publics qu'on en a parlé je vais pas y revenir il y a il y a l'éducation il y a la santé aussi qui est dans un une situation abominable la justice la sécurité civile de toute façon tous les services publics il y a pas il y a pas il y a il y en a pas peut-être la police et encore je suis même pas sûr qu'ils ai été vraiment préservés contrairement à la la propagande euh et puis le 4ème point c'est la question de l'industrie parce que notre pays il continue à perdre ses capacités industrielles et que ça quand on quand on est un gouvernement et qu'on veut mener une politique économique ambitieuse s'il y a plus d'industrie dans le pays bah on est aussi soumis à un certain nombre de de contradiction et et de bah de difficultés on l'a vu dans le passé qui font que c'est plus difficile de répondre donc il y a besoin de préserver l'emploi de développer les savoir-faire et de d'avoir ces outilslà donc on va mobiliser là-dessus parce que c'est notre rôle et on va proposer une une une journée d'action enfinon en tout cas un processus sur cette question là après je le dis les camarades et et et j'entends la greve générale oui mais la GR la grève il faut qu'elle soit vraiment générale il faut pas qu'elle soit à 300 dans dans un amphithéâtre parce que concrètement je pense que nous avons aussi besoin d'être modeste par rapport à la situation premièrement il y a 600000 syndicés CGT il y en avait 700 et quelques 1000 en 36 et à l'époque ça représentait 22 % du salariat parce qu'il y avait beaucoup moins de salariat si on était à 22 % de syndié aujourd'hui on serait je sais pas combien 3 4 millions 4 millions de syndiqués bon on n pas ces forces là deuxème sujet de monestie nous avons évité le RN à l'Assemblée nationale mais il y a 30 % de la population qui a voté RN et je vous garantis qu'on en a entendu parler dans la mobilisation pour les législatives dans les entreprises parce que les salariés qui ont voté RN dans les entreprises le fait que on était pas neutre que on portait pas les questions soci et cetera et cetera on l'a entendu on l'a détecté ça ça va être des obstacles à la mobilisation qui seront réels donc il va falloir mener des batailles politiques dans les boîes ça va pas se faire en claquant des doigts et le troisème élément c'est que le mdeef dont on a pas parlé jusqu'à présent mais qui est un acteur important de de de la situation politique il a été discret mais il a été redoutable dans la campagne des législatives et notamment dans le toute l'attaque sur le le la crédibilité économique du du programme et cetera là aussi il va falloir développer des arguments po que pour armer nos no nos camarades pour que les salariés soient convaincus le premier réflexe des salariés à qui on dit le programme du NFP il va couler l'économie notamment dans un certain nombre de boîtes qui sont déjà en difficulté c'est dire attention he on est tous dans le même bateau avec le patron et cetera la culture politique elle est quand même pas massivement en disons qu'on on est on est une image politique de relance les autres que ce soit RN ou les deux autres blocs pour reprendre le le le parallèle propose la poursuite de la le le de la de la stratégie la la politique économique d'austérité quelle est la différence entre une politique de relance et une politique d'austérité à qui ça à qui ça à qui ça ça ça profite et pourquoi le mdeef a fait le choix parce qu'il a fait le choix politique de de de de privilégier la la poursuite de la politique d'austérité plutôt que la politique de relance on pourrait se dire que la politique de relance augmentation du pouvoir d'achat de donc on pourrait se dire que la politique de relance augmentation du pouvoir d'achat de donc augmentation de la consommation et cetera investissement public ça c'est des éléments qui pour une partie du patronnat devrai euh bah les motiés parce que bah dans la construction il y a tout un tas de secteurs qui sont sinistrés or ça n'est pas le cas parce que leur représentant politique porte une une politique inverse pourquoi parce qu'ils ont fait le choix de défendre la préservation des giga profits des des grands groupes plutôt que de l'économie générale donc c'est bataille politique il va falloir les mener ça se fera pas en claquant des doigts donc moi je suis d'accord il faut qu'on ait des mobilisations mais ces mobilisations il faut les construire et une journée d'action ça n'est pas une journée d'action traditionnelle moi je je je vous fais remarquer quand même he que contre my c'est des journées d'action qui sont déclenchées contre melony en Italie c'est des journées d'action qui sont déclenché et y compris en Pologne la la question il y avait beaucoup des questions autour des droits des femmes et cetera mais c'était des journées d'action la journée d'action en tant que tel c'est pas quelque chose de traditionnel suranné qui sert à rien ça dépend du niveau de mobilisation qui déterminé alors après c'est effectivement si on on arrive à créer une dynamique qui aboutit à un moment donné à une généralisation de la grève là on sera les rois du pétrole mais pour l'instant je crains malheureusement que il y ait un peu de travail militant à faire avant d'y d'y parvenir et politique merci beaucoup moi je suis désolée pour la fin il va rester une à de minutes chacun bon Nathalie à moi c'est TOI bon interver oui je pense que on peut travailler ensemble et ça je je me dis qu'il faut vraiment qu'on travaille ensemble et notamment tous ceux qui portent pour la question pour nous he de l'universalité des droits pour toutes et tous Voilà c'est c'est sur ça si on est d'accord sur ça on peut porter un projet où d'abord il n'y ait pas de recul des droits parce que ça c'est important aussi il a il y a eu sans cesse des reculs de droit donc là il faut arrêter le recul mais il faut aussi porter un projet qui montre avec des avancées qui montrre que c'est possible de faire qu'il y ait qu'on ait accès au service public qu'on ait accès à à justement au droits qu'il y ait une effectivité des droits pour toutes et tous et sans que ce soit réservé à certains c'est ça qu'il faut réussir à montrer hein par exemple contre les déserts médicaux ben qu'on qu'on travaille là-dessus pour qu'on puisse montrer mais regardez vous pouvez être accueilli à l'hôpital par exemple vous pouvez être être soigné sans priver certains de ces droits si on arrive à le démontrer à à le rendre visible politiquement ça aura un effet énorme parce que ça permettra de dire donc donc on n'a pas besoin de soutenir ni la politique néolibérale qui consiste à dire c'est au mérite ni la politique de l'extrême droite qui consiste à dire certains doivent en être exclus on peut construire comme ça merci beaucoup à toi Sarah juste peut-être un petit mot sur les suites donc comme tu disais le le projet de de travailler avec les associations je crois qu'il faut le mettre dans dans un contexte où il va falloir renforcer ça clairement le planning fait partie je veux pas parler au nom de toutes les associations parce que ça serait très prétentieux mais en fait on vit quand même des choses très compliquées enfin vraiment par exemple je vais vous dire un exemple très concret le planning on a toujours été accueilli par les ministères de la Santé droits des femmes parce qu'on est financé depuis la macronie on n jamais été accueilli alors que c'est de l'argent des Français et des Françaises et que finalement il y a pas de dialogue politique l'autre chose c'est qu'il y a le contrat d'engagement républicain où tu en as parlé mais en fait c'est aussi du temps qu'on est dans les tribunaux c'est aussi des associations qui ont peur de demander des financement à parce qu'on on leur dit que ça va être refusé enfin il y a vraiment une fragilisation du tissu associatif qui est vraiment où il y a une expertise qui est pas du tout valorisée et qui est même méprisée par la macronie aujourd'hui donc enfin je pense qu'il y a ces choses à renforcer il y a des choses qui peuvent avancer très clairement et en effet il y a des actions après très franchement le planning je crois est très en colère donc s'il faut faire la greffe générale on fera la Greff générale on a fait une mini grève voilà mais en tout cas je pense que il y a il y a il y a quelque chose à à renforcer juste peut-être vous dire quand même que ce n'est pas rien aussi de dire qu'on appelle à voter le nouveau front populaire et je vous invite là où vous habitez à faire attention au milieu associatif et aussi au planning j'en profite encore une fois je suis pas objective mais on commence à avoir dans les oreill que on nous reproche un manque de neutralité qu'on nous reprochche pas mal de choses et du coup on nous coupe des financements donc voilà ça va arriver à la rentrée c'est ça qui va aussi arriver à la rentrée et on espère en tout cas que collectivement on sera se défendre et j'en suis sûr merci Sarah benoî tu as été interpellé notamment sur mou du coup je réponds que sur ça parce qu'effectivement sur la marche on partage la position de la CGT on est en plus je rajoute à ce qu'a dit Laurent souvent pas dans les mêmes tempo organiser une mobilisation d'ampleur c'est pas tout à fait la même chose si elle est d'initiative politique ou d'ini syndicale je dis pas qu'on sait pas réagir dans l'urgence mais je pense qu'on est dans un temps où on a besoin de construire et notamment on a besoin de construire quelque chose d'ampleur au moment du budget on voit bien que ça va être la bataille centrale donc fin septembre début octobre il faudra effectivement arriver à construire quelque chose de fort sur la rentrée moi en soi je partage l'idée qu' il faut absolument que ce soit une rentrée exceptionnel voire même qu'on arrive à montrer qu'on ne peut pas faire la rentrée dans ces conditions après on sait que dans la la vraie vie il y a les militants qui arrivent effectivement remonter comme des coucous et puis il y a la majorité de la profession qu'il faut arriver à remobiliser dans une rentrée on le sait d'expérience et ça veut pas dire qu'il faut rien faire dès le début on a cette année beaucoup de leviers c'est pas du tout pour beauté en toucheenvoyer au local mais on a dès la rentrée beaucoup de Levi pour refuser de faire les évaluations pour refuser s'il y a des groupes de niveau et les transformer en autre chose les les pervertir on a euh toute une série de choses qui qui sont de de débattre avec vouss de de débattre avec vous merci à vous aussi simplement pour vous dire que dans tous les cas et il faut l'espérer nous seres nous serons dans les luttes ensembl à la rentrée puisque vous le savez et bien face à un autocrate et face à un dénis démocratique sans précédent nous avons besoin d'unir nos forces donc merci encore à vous et puis voilà bonne bataille à venir

Syndicat, associations, partis : Construction d'une rupture sociale, écologique et démocratique — Aurélie Trouvé · Pourquijevote