Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1· 20 novembre 2025 7 min

Narcotrafic à Marseille : l'état d'urgence, la solution ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europin soir 19h 21h Pierre de Villneau Raphael Stinville du JDD est là Jean-Claude d'asser également pour passer en vue l'actualité ne pas un mais deux ministres qui étaient en déplacement à Marseille aujourd'hui dans une semaine marquée par le narcotrafic par bien sûr l'affaire Kessassi Gérald Armanin a estimé que cette menace du narcotrafic était au moins équivalente à celle du terrorisme. On écoute le ministre de la justice. Ce qui se passe au niveau de la dizaine mafia touche au moins une dizaine d'autres départements et notamment du sud de la France, mais aussi parce que nous avons d'autres réseaux criminels que nous combattons avec la plus grande force et qui euh je l'espère grâce au moyen de la loi narcotrafic que nous venons de faire voter très largement à l'Assemblée au Sénat va permettre de répondre à une menace qui tue énormément et qui est au moins équivalente à celle comme l'a dit monsieur ministre l'intérieur du terrorisme sur le territoire national.

Il faut donc changer de braquet. C'est ce que nous avons souhaité avec cette loi narcotrafic et c'est ce que nous devons appliquer aujourd'hui avec les magistrats et les services enquêteurs. Laurent Nunz, ministre de l'intérieur était là également.

Il a estimé que par ce meurtre du frère d'Amine Kessassi M Kessassi, les narcotrafiquants visent l'État. Ce qui s'est passé à Marseille nous conduit désormais à considérer que et notamment le le le meurtre du frère d'Amine est un est un crime qui vise à faire peur et qui vise aussi à atteindre quelque part la République et l'État. C'est quelque chose qui nous interroge, nous interpelle et le dispositif que nous mettons en place, c'est un dispositif qui est tout à fait similaire à ce qu'on a fait en matière de lutte antiterroriste.

Et quant à Sébastien Lecornu qui n'était pas à Marseille mais au salon des mères, il estime que la lutte contre le narcotrafic va demander des moyens. la lutte contre le narcotrafic qui est un combat qui va durer sur lequel il va falloir s'adapter adapter les moyens de l'État la réponse locale face à un adversaire qui lui est en train de muter. On aura l'occasion d'y revenir notamment puisque le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a sollicité un débat extraordinaire qu'on appelle le 50-1 à l'Assemblée nationale que nous allons organiser.

Donc ce qu'on ne pouvait dire du gouvernement en déplacement à Marseille. Euh est-ce que c'est suffisant Jean-Claude d'acier ? Écoutez, moi j'ai tendance à considérer que dans l'état actuel, la situation de ce pays, on en a parlé il y a quelques minutes, on peut difficilement espérer mieux que d'Armanin euh garde des saut et Nunè euh à l'intérieur.

Je pense que tous les deux sont des professionnels incontestables. Il y a déjà des résultats. Il y a déjà des résultats même à Marseille.

Et je vois, je sais pas si ça sera confirmé, mais je vois que le l'aller-retour que que Darmanain a fait au Qatar ou à Dubaï, je sais plus très bien, euh a obtenu, je crois, la quasiment l'emprisonnement d'une bonne douzaine de très gros trafiquants. L'extradition extradition bientôt, si ce n'est en cours, ça va l'être le 17. Donc, il y a déjà incontestablement des résultats.

Cela étant, faut pas être naïf. On ne gagne pas la bataille contre contre la drogue. Simplement euh on était en train de devenir un quasi narcoétat.

Donc je veux dire, on était dans une situation qu'a connu d'ailleurs connu certaines grandes villes américaines il y a quelques années. Il faut impérativement livrer bataille. Mais par quel moyen ? notamment en en en essayant de taper sur les têtes des gens qui sont les plus importants.

Il y a aussi, semble-t-il, l'arrestation de tout l'étatmajor de algérien semble-t-il de la DZ mafia. Donc, il y a déjà des résultats. Encore une fois, je suis pas naïf.

Ça sera ça sera éternel. C'est un combat qui ne se terminera jamais. Là, le le le problème de du trafic de drogue avait gagné quasiment le pays tout entier.

Même dans les plus petites villes, il y avait maintenant un point de qui se baladait ici ou là. Ça ne pouvait pas continuer comme ça. J'espère qu'en dépit de la situation politique compliquée, nos deux nos deux professionnels vont essayer de limiter la casse.

Voilà ce que je dis, c'est modeste et en même temps, je trouve que leurs résultats sont déjà là quand même. Alors certains pensent qu'il faut aller beaucoup plus loin. Franck Alisio qui est donc le député renou qui candidat à la maie de Marseille qui était ici même dans ce studio il y a de jours mardi soir demandait l'état d'urgence.

Je veux que l'on traite le narcoterrorisme comme l'on traite le terrorisme islamiste. L'état d'urgence, c'est ce qui nous permet d'aller plus vite à la police et donc à la justice, d'aller plus vite et plus fort. Ça allège en terme de procédure, ça vous met à armes égales.

Ça vous ça vous allège de tout ce qui est de procédure. Ça vous permet de faire des choses qui serai pas en terme de perquisition, en terme de fouille, en terme de de couvre-feu. Ça d'assignation à résidence, ça vous permet de prendre et à contrario, qu'est-ce qui bloque ?

Ben tout ce que je viens de dire, c'est-à-dire toute une série de procédures. Est-ce qu'il a raison Franck Alisio, de demander ça Raphaël Stinville ? Moi, je suis pas sûr que ce soit absolument euh opérant.

Euh je comprends le sa volonté de de vouloir marquer les esprits avec euh ce parallèle qui a été fait avec euh euh cette période que nous avons connu pendant les attentats. probablement que le temps que de le retard que nous avons pris dans la lutte contre le narcotrafic suppose un déploiement et une énergie absolument folle pour essayer de combler les les béances que nous avons et et surtout de de de parvenir à à contrer les ces ces réseaux qui font preuve d'une agileté. C'était c'était exactement comme ça que décrivaient les les trois magistrats marseillais qui avaient été auditionnés par par le le Sénat qui décrivit l'agileté de ces réseaux qui qui vont toujours plus vite que l'État n'arrive à à répondre.

Mais pour autant, je ne suis pas sûr que l'état d'urgence permette de de combler ces ces trous. Euh en revanche, plus de policiers, plus de polices judiciaires, euh plus d'enquêtes extrêmement bien ficelées, euh plus de de de têtes de réseau euh mis à l'isolement dans des présidents de de haute sécurité. Ça ça me semble aller dans le bon sens.

Euh Gérald Darrmanin a expliqué euh que aujourd'hui il y a encore 700 700 chefs criminels parmi les plus dangereux qui sont aujourd'hui dans des prisons qui ne sont pas des prisons de haute sécurité. Il faut pouvoir isoler. On n pas construit de prison, c'est un drame.

C'est c'est sûr. Tu as raison. On a Oui, mais Gérald Armanin, vous soulignez le professionnalisme et de Gérald Armanin et de de Laurent Nugèz, il se trouve que son énergie a a fait que il est parvenu en un temps record à créer des quartiers de haute sécurité pour isoler déjà 200 criminels, narcé, il a lancé quelques prisons.

Alors, on verra le temps que ça mettra mais je pense qu'il a je pense que c'est un gars qui a de l'énergie et une volonté. Faut pas oublier cela étant que Alissio est candidat à la mairie de de Marseille. On est en pleine politique, il a besoin état d'urgence.

Bon, ça sera le candidat de l'état d'urgence. Je suis comme toi, je sais pas si ça pourrait donner des résultats spectaculaires. Il semble qu'il y ait déjà quelques résultats à Marseille.

Mais ça sera évidemment, tu as raison, c'est pour le moment, c'est encore insuffisant. La bagarre sera longue.