David Lisnard dans la #Grandematinale de France Inter
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Est-ce qu'il faut un budget à tout prix ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il faut envisager de voter la censure ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que Sébastien Lecornu est un fin stratège ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il taxer les ultra-riches ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Faut-il faire 30 milliards d'efforts en baissant les dépenses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00David LisnardFait
« Le "quoi qu'il en coûte" est devenu n'importe quoi qui en coûte. »
- 4:00David LisnardFait
« On nous sort le mantra de la stabilité en créant l'instabilité totale, l'instabilité fiscale. »
- 6:00David LisnardChiffre
« C'est 0,002 % qui ne payent pas le même montant d'impôt en proportion que vous et moi. »
- 8:00David LisnardChiffre
« On a 35 % de l'argent public qui est détourné vers des fonctions purement administratives. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est une terre inconnue hein. Pas de majorité, pas de 493. Les socialistes se sont placés au centre du jeu.
Ils ont obtenu la suspension de la réforme des retraite. Maintenant, c'est le bras de fer sur la taxeuse dumane. Ce matin, Bruno Retaillot, le patron des DLR, dit que c'est le PS qui gouverne.
En réalité, la menace bien sûr, c'est la censure, voir la dissolution. Qu'en pensez-vous ? Est-ce qu'il faut un budget à tout prix ?
Non, la réponse est dans la question. Euh il faut pas un budget à tout prix comme le quoi qu'il en coûte est devenu n'importe quoi qui en coûte. Comme lorsque j'entendais un ministre hier disait euh euh le le que cotiser euh qu'il fallait que cotiser était la la condition du travail.
Tout ça c'est horriien. C'est c'est c'est évidemment euh faux. Euh le Parti socialiste joue bien, il a des convictions.
Je pense qu'il pense sincèrement que la réforme de rotat est une mauvaise réforme. Moi, je suis pas d'accord avec ça. Ils sont très minoritaires.
Ils ont réussi à à à imposer leur point de vue. Bravo à eux. Mais on est tellement loin pour moi de l'intérêt du pays que on assiste à la déliquais à la fois de ce qu'on a appelé le macronisme qui est qui est une impuissance une impuissance publique.
Mais parallèlement, je crois qu'on est à la fin de cycle beaucoup plus long. Euh la fin euh de l'européisation du monde depuis la Renaissance, mais on n pas le temps de l'évoquer ici et la fin de l'État providence. C'est qu'on continue de faire croire qu'on peut avoir un modèle de développement qui est celui des tres glorieuses.
Là où on faisait beaucoup d'enfants, là où il y avait de la croissance économique, là où il y avait une immigration de travail, pas de peuplement. Bah tout ça c'est obsolète et c'est pour ça je je pense que on assiste au dernier sous-bresseau et au crépuscules de de de plusieurs cycles et qu'il faut vraiment une rupture très profonde. Donc est-ce que vous pensez que LR pourrait ne pas chercher le le compromis à tout prix que cette stabilité coûte trop cher ?
Laurent Voquier le patron du groupe LR à l'Assemblée décrivait après la déclaration de politique générale les risques pour le pays si ce budget n'était pas voté. C'est aggraver le déficit déjà le plus élevé de la zone euros. C'est nous mettre dans la main des créanciers, c'est geler les moyens dédiés à l'hôpital, à la santé.
Voilà, il dresser un tableau un tableau apocalyptique. Donc encore une fois entre voquier retaillo, qu'est-ce qu'il faut faire ? Un tableau apocalyptique mais sans avoir voté la censure.
Si c'est l'apocalypse, on peut pas être complice de l'apocalypse. Enfin, à la vie, il faut être cohérent quoi. Et et donc moi, je dis notamment avec mon parti Nouvelle énergie depuis longtemps que on se doit de proposer une alternative.
Oui. Mais sur la censure David Lisna, est-ce qu'il faut envisager de la voter ? Oui oui oui oui oui oui enfin pour moi oui oui il y a aucun problème.
Si vous voulez le le ce que vous appelez enfin ce que ce qui est appelé pardon stabilité vous vous remarquer ne correspond qu'à la stabilité des postes. C'est c'est la lutte des places quoi. Non c'est pour avoir un budget.
Là ma question c'est est-ce qu'il faut avoir un budget à il faut toujours avoir un budget. Le le budget c'est pas comme une entreprise dans une collec pour la puissance publique, c'est ce qui permet d'engager les recettes et les dépenses. Mais la constitution permet d'avoir un budget y compris s'il y a une censure hein, y compris par la loi spéciale ou par les ordonnances et cetera.
Et donc ce que je veux vous dire c'est que on nous sort le mantra de la stabilité en créant l'instabilité totale, l'instabilité fiscale par le le délire fiscaliste euh que qu'il y a actuellement, l'instabilité sociale, y compris en revenant sur la seule réformette mais absolument nécessaire qui était celle des des retraites. Euh donc tout devrait être instable sauf ceux qui sont au pouvoir, c'est il faut que tout change pour que rien ne change. C'est le guépard quoi.
Alors vous êtes ce dirigeant de LR ce matin qui dit bah on peut envisager la censure. En tout cas c'est vraiment pas n'importe quel prix. Parlons de la taxman justement Sébastien on en parle beaucoup hein en tout cas chez vous Sébastien le Cornu on en parle aussi dans le Figaro par exemple ce matin c'est à la une.
Sébastien le Cornu a assuré hier au députés LR que pour rien au monde il n'accepterait de toucher au patrimoine professionnel. Il a ajouté il ne faut pas que les compromis soient des compromissions. Est-ce que vous le trouvez fin stratège ce premier ministre ?
Est-ce qu'il vous rassure ? Je [rires] ne sais pas. Je suis pas capable de le de lire le le cornisme.
Je je je comprends sa déclaration. En revanche, ce que je sais c'est qu'il disait avec autant d'emphase et autant de gravité la même chose sur la réforme des retraites et qu'ils se sont assis dessus. Donc donc Sébastien Lecnure vous ne vous rassure pas mais sur le fond euh est-ce que il faut les taxer ces ultra riches ?
C'est 0,002 % qui ne payent pas le même montant d'impôt en proportion que vous et moi, n'est-ce pas ? On avait le patron de Doctib hier qui disait "Ça sert cet argent, ça sert à rien d'en avoir autant pour vivre." Oui oui, c'est certainement vrai.
Je suis tellement loin de de tout cela que j'imagine que ça sert à rien. Moi ce que je sais, c'est que pour moi, c'est du détournement d'opinion. C'est-à-dire que on ne on a focalisé le débat sur la taxation sur le patrimoine, y compris le patrimoine professionnel, ce qui est absurde dans le pays, notre pays, la France qui a le record du monde des prélèvements obligatoires où les impôts de production, les impôts de production ceux sur ce qu'on appelle le capital sont c'estàd l'investissement sont les plus élevés de l'OCDE.
Donc moi ce qui m'intéresse c'est l'intérêt du pays, c'est pas de d'être dans des considérations euh pleines de moraline euh et ce tout débat sur l'impôt est tout à fait légitime mais la principe mais une fois qu'on aura relancé le pays. C'est pourquoi je dis que le problème de la France aujourd'hui c'est le fait qu'on a le record du monde de la dépense publique le record du monde qui se fait au détriment de la prospérité c'estàd qu'on est dans une courbe descendante de de l'affaire et que parallèlement on a des services publics qui se délit. Moi je suis tout le temps je vis c'est pas que je vais à la rencontre des français, je suis un français qui vit avec les français.
Il faut faire 30 milliards d'efforts, on est d'accord là 30 mais je rejette même le terme d'effort si vous voulez. Le le le ce qu'il faut aujourd'hui c'est qu'on a un appareil public performant. Donc il faut voir revoir totalement l'organisation des pouvoirs publics.
On est plusieurs à le dire. Jean-Lucis Borlot le fait avec son talent je trouve de façon intéressante parce qu' il change un peu le le vocable. Et puis parallèlement que on soit pas dans des considérations pleines de de passion tristes mais mais que l'on que l'on dise c'est quoi aujourd'hui le système le plus efficace pour créer de la valeur, pour créer de l'emploi, pour avoir des services publics qui fonctionnent parce que plus on dépense, plus on prélève, moins on a d'urgence hospitalière ouverte.
On a des fonctionnaires moins bien payés qu'ailleurs qui coûtent plus cher qu'ailleurs, mais on continue de nous dire qu'il faut dépenser plus et cetera et cetera. Mais alors si vous voulez faire des coupes publiques et zéro impôts, enfin ça veut dire qu'il faut faire un effort de 30 milliards et c'est évidemment les services publics qui vont je comprends pas. Zéro impôt non, il faut de l'impôt, il faut non zéro augmentation d'impôts dans le budget 26.
Donc est-ce que vous voulez faire ces efforts en baissant les dépenses ce qui va toucher les services publics ? Non, mais justement c'est là que je voudrais déconstruire certains éléments. Si la dépense publique on avait été le facteur de la performance publique, nous serions le pays où les fonctionnaires sont les mieux payés, les plus heureux, où les usagers sont les mieux servis.
C'est de moins en moins vrai. Alors, c'est vrai que c'est contreintuitif. Pourquoi ?
Parce au non mais c'est très simple, on a 35 % de l'argent public qui est détourné vers des fonctions purement administratives. Là où des pays comme l'Allemagne, la Suède qui sont très publiques et très socialisés sont à 24 %. Donc si vous voulez les meilleurs fonctionners pays, il faut moins de burocrate, il faut que je vous parle de politique dans le parisien moins de réglementationord réglementation ici depuis France Interre dans le Parisien ce matin, Jordan Bardella euh du Rassemblement national bien sûr imagine à quelles conditions il irait à Matignon et il dit qu'il y a une franche plus patriote chez les Républicains.
Si je peux bâtir une alliance autour d'un pacte de gouvernement, pourquoi on ne le ferait pas, demande-t-il. Vous vous répondez quoi ? Moi je réponds je pense qu'on est dans une on est dans une un quadripartisme et et pas un tripartisme et qu'on veut nous imposer ça.
J'ai jamais cru au bloc central, on est d'accord ou pas, mais ça fait des années que je le dis, certains savent ici. Et donc qu'aujourd'hui il y a une gauche très très dure, ultra qui est autour de Lfi pour moi a sacrifié l'universalisme républicain. C'est pourquoi il y a beaucoup de gens de gauche qui vient Nou Nouvelle une gauche social déémocrate mais je réponds vous inquiétez pas, j'esquive pas, j'ai bien compris que c'était l'on des droites. et et ensuite, il y a le RN qui se dit ni de gauche ni de droite quand c'est Marine Le Pen qui en parle et puis quand c'est ça, c'est la main gauche et puis la main droite de Jordan Barnella qui qui est tendue et il y a un éclatement de l'UDI à Horizon jusque à Bupondan Knafo et cetera.
Et moi ce que je propose c'est une grande primaire ouverte à tout cela et une grande entente autour de quelques principes simples. J'ai vu que Sarnafo reprenait mes 80 milliards de baiss de dépenses la première année. Je propose 200 milliard il dit encore ce matin il faut un candidat.
Je préférais que ce soit un candidat mais je pense qu'on est à l'épicentre en tout cas Nouvelle énergie et et les les quelques libéraux qui restent chez LR. Donc pour avoir un projet libéral, sécuritaire et éducatif, il faut donc on a cinq mesures que je vais proposer à tout le monde. Est-ce qu'on est d'accord au moins sur la nature de ces mesures et sur des grands objectifs ?
Et ensuite de créer une vraie force pour récupérer tout ce que j'appelle les orphelins de la droite euh qui par défaut ne votent plus. Certains étaient allés chez Emmanuel Macron, d'autres étaient à l'ERN et cetera. Et c'est ce que je vais proposer.
David Listard euh au municipal au municipal comme jusqu'à la présidentielle. Est-ce que vous avez vu ce qui s'est passé dans la partielle dans le tarné Garonne entre une sciotiste et une socialiste ? Bruno Retaillot a dit ne pas il ne faut pas donner une seule voix pour la gauche.
C'est comme ça que ça doit se passer. Bon écoutez, il faut des toute la gauche. Non mais moi je je serais d'accord si on s'opposait complètement à ce gouvernement.
Voilà, ça je crois qu'il faut comme disait François Mitteran, un opposant ça s'oppose et il faut une une ligne claire. On nous fait toujours on nous sort toujours le vieil épouvantail, alors vous allez vers l'extrême droite et cetera. C'est j'entendais quelqu'un de LR, c'est Xavier Bertrand qui réagissait avec des des postures de notable des années 90.
Enfin, tout ça c'est fini quoi. À un moment donné, moi je suis très bien dans mes principes. J'ai pas de leçon de patriotisme à recevoir ni de RN ni de quelqu'un d'autre et je crois à un projet libéral, sécuritaire et éducatif.
C'est ça que je veux faire gagner. Vous l'avez on vous a entendu. David Lisnard, le maire de Cann.
David Lisnard