"Emmanuel Macron, un président à bout de souffle - Enquête sur une fin de règne" à la Une du JDNews
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Il est 5h10 sur Europ à la une du JD News. Bonjour Jul Torres, bonjour Alexandre, bonjour Marion. Dans le JD News, cette semaine, cette enquête sur les coulisses de la fin du quinquena d'Emmanuel Macron.
Vous décrivez un président à bout de souffle. On parle beaucoup de la fin du macronisme. Je crois qu'on vit surtout quelque chose de plus précis.
La fin du pouvoir d'Emmanuel Macron. Pas une chute brutale, pas une nuit de défaite, mais un phénomène plus rare, presque silencieux. Un pouvoir qui serait retiré sans bruit. laissant un président encore en fonction mais déjà hors du jeu.
Cette fin de règne ne commence pas en 2024 avec la dissolution. Elle débute en réalité en 2022 lors d'une réélection étrange sans véritable campagne sans débat sans projet clair pour le pays. Emmanuel Macron parlait déjà beaucoup au monde, il ne parlait plus vraiment au français.
Depuis tout s'enchaîne. La réforme des retraites imposée au Forteps, la loi immigration défigurée, puis la désolution. Une décision solitaire presque suicidaire.
Résultat, plus de majorité, des Premiers ministres interchangeables, un exécutif affaibli, un parlement paralysé. Emmanuel Macron est toujours président, mais il n'exerce plus réellement le pouvoir. C'est un président fantôme.
Un président fantôme, dites-vous. Mais pourtant Emmanuel Macron est très présent en ce moment, très actif sur la scène internationale. Et bien justement, plus le pouvoir lui échappe à l'intérieur, plus Emmanuel Macron se projette à l'extérieur.
Ukraine, Europe, Groenlande, la scène internationale est devenue son dernier théâtre. qu'il veut être le porte-parole des Européens, adopter une posture martiale, parfois même va en guerre comme si la gravité de l'histoire pouvait masquer l'usure du pouvoir. Mais peut-on réellement s'imposer face à Donald Trump Vladimir Poutine quand on se couche devant Olivier Fort ou Abdel Majid Teboun ?
D'autant qu'à l'intérieur, il ne lui reste plus qu'un seul levier, la trace, les grandes lois symboliques, la légalisation de l'euthanasie, une succession d'annonces, parfois de gadgets institutionnels, gouverner l'histoire, faute de gouverner le présent. Et pendant ce temps, le pays décroche. Plus de colère, plus de révolte, de l'indifférence.
Ses vœux n'ont jamais été aussi peu regardés. Emmanuel Macron n'est donc plus un obstacle à franchir, mais une parenthèse à refermer pour les Français. Il est encore à l'Élysée, mais le pouvoir lui a déjà déserté les lieux.
Quoi d'autre cette semaine dans le JD News ? C'est un numéro particulièrement dense cette semaine. On y retrouve évidemment nos grandes plumes et nos voies régulières.
Laurence Ferrari, Vincent Hervouette, Xenia Federova, Michel Onf, Philippe Devilier. Et parmi les temps forts, un reportage très fouillé de notre spécialiste des États-Unis, Alexandre Mandel, qui décrypte le tropisme de Donald Trump pour le Groenland. Alors que l'hypothèse d'une acquisition américaine de ce territoire danois revient en force dans le débat.
Nous publions aussi un dossier très fort donnant la parole à ce qu'on entend rarement soignant, patients, juristes et intellectuels qui alertent sur les conséquences de la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté examiné en ce moment au Sénat. Et puis une rencontre pleine de douceur et de liberté entre notre journaliste Pascal Menadier et Hugo Affrety. Le troubadour à la crinière blanche qui se raconte autour de ses premières passions bien avant la chanson, la peinture et la sculpture.
C'est tout cela que l'on propose cette semaine dans le JD News. Merci Jul Toress. C'est à la une du JD News.