Nicolas Mayer-Rossignol : « Les querelles internes du PS, on s’en fout »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
66,17 % pour Raphaël Glucksmann. Est-ce que dans vos rêves les plus fous, vous aviez imaginé un tel score en premier tour ?
- 0:40RelanceRéponse partielle
Vous attendiez, vous, un tel score ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez aux gens qui disent que la participation reste faible malgré tout ?
- 1:51OuverteRéponse directe
50 points d'écart entre Glucksmann et Faure, c'est énorme. Vous ne vous y attendiez pas ?
- 2:27RelanceRéponse partielle
120 000 votants, ce n'est pas énorme. Est-ce que Glucksmann devient vraiment le candidat de la gauche ?
- 3:03OuverteRéponse directe
Connaissez-vous un autre processus démocratique avec plus de participants pour désigner un candidat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Nicolas Mayer-RossignolChiffre
« c'est un score très élevé et moi j'avais vu beaucoup de je trouve. »
- 1:51Nicolas Mayer-RossignolChiffre
« 50 points d'écart entre Raphaël Glucksmann et Olivier Faure, c'est énorme. »
- 2:27Nicolas Mayer-RossignolChiffre
« 120 000 votants, ce n'est pas énorme. »
- 3:39Nicolas Mayer-RossignolPromesse
« L'objectif, ce n'était pas de gagner la primaire, c'est de gagner l'élection présidentielle. »
- 5:30Nicolas Mayer-RossignolFait
« Cette gauche-là avait pris pour habitude de s'excuser et de perdre. »
Temps de parole
- ?100 %
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Ça va 66 % c'est le score sans appel de Raphaël Glucksmann qui remporte donc la primaire dès le premier tour et maintenant. Comment peut-il rassembler la gauche et OPS ? Olivier Faure est-il un premier secrétaire à Fébi ? On va en parler avec Nicolas Mayer-Rossignol. Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes le maire de Rouen, premier secrétaire délégué du PS et responsable du programme présidentiel de Raphaël Glucksmann. Interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de ouest de France. Bonjour Stéphane. Bonjour Auriane, Nicolas Mayer-Rossignol, bonjour. Bonjour. 66 ,17 % pour Raphaël Glucksmann. Nicolas Mayer-Rossignol, est-ce que dans vos rêves les plus fous, vous aviez imaginé un tel score en premier ?
c'est un score très élevé et moi j'avais vu beaucoup de je trouve. C 'est à même vous, vous ne l'aviez pas vu. Les schtronf grognons, c'est ceux qui disaient que la primaire ça allait faire pchit, qu'il n'y aurait personne qui irait voter. Vous avez vu la participation, elle est très élevée, elle est beaucoup plus élevée que tout ce que les commentateurs prédisaient. Et puis peu de gens ont parié sur un score aussi élevé de Raphaël Glucksmann. Donc oui, c'est une vraie satisfaction. Maintenant, c'est une première étape. Pardon ? Vous attendiez, vous, un tel score ? Moi, je savais que c'était possible. Après une élection, vous savez, on ne sait jamais. Mais vous pensiez qu'elle allait faire 66 % en premier tour que Olivier Faure allait faire moins de 15 % ?
Honnêtement, sur le terrain, je vais vous dire. Vous savez ce que me disaient les gens ? On est d'accord ou on n'est pas d'accord avec Raphaël Glucksmann, mais j'entendais personne qui contestait le fait que Raphaël Guzman, il est sincère, il est clair et ça fait du bien. Et on avait besoin de ça. Donc il y a un espoir qui se levait manifestement. Il y a beaucoup de gens qui sont venus voter pour dire « On veut se retour d'une gauche claire, d'une gauche sincère, d'une gauche pro-européenne qui n'a pas peur de s'affirmer. » Et cet espoir qui se lève maintenant, je suis venu aussi pour le dire sur ce plateau, « Rejoignez-nous ! » C'est maintenant que la vraie bataille face à l'extrême droite pour réorienter le pays, pour la France, pour les Français. Commence !
Rejoignez-nous, on a besoin de tout le monde. Que Raphaël Glucksmann l'emporte et qu'il l'emporte au premier tour, vous vous y attendiez, mais quand même, 50 points d'écart entre Raphaël Glucksmann et Olivier Faure, c'est énorme. Ça, vous ne vous attendiez pas. Oui, oui, bien sûr le score de... Je ne veux pas se cacher derrière le petit doigt. Bien sûr que le score de Ollierfort est très faible. Mais je crois que ce qu'on a vu sur le terrain, c'est qu'en fait il y a beaucoup de sympathisants qui sont venus. C'est pour ça que la participation est plus élevée qu'attendue, qui sont venus pour dire cette envie d'une gauche claire et d'une gauche forte. Qui porte ça ? C'est Raphaël ! Alors la participation est forte, tout le monde se disait, enfin moi le premier,
que vous n'atteindriez pas 100 000 votants, là vous avez 120 000 votants. C'est beaucoup plus que ce qu'on pouvait... Enfin, ce à quoi on s'attendait, ça c'est vrai. Par contre, ça reste une petite base électorale en fait. C'est une primaire fermée quand même malgré tout, même si elle était ouverte sous cotisation, 15 euros, etc. Enfin, 120 000 votants, ce n'est pas énorme. Est-ce que Raphaël Glucksmann devient vraiment le candidat de la gauche ou est-ce qu'il reste le candidat choisi par un petit cercle – Mais vous voyez, je parlais des chevronfs grognons tout à l'heure, je ne me mets pas dans le lot. – Si j'en suis un, je l'avoue. – Vous l'avez dit vous-même, personne n'attendait une telle participation. Je vais le dire autrement, vous connaissez un autre processus
démocratique où il y a eu plus de monde qui aurait désigné quelqu'un dans dans cette élection présidentielle 2016 ? Ce n'est pas les scores des dernières primaires du PS. Si vous vous rappelez par exemple de Mme Royal en 2006, vous avez fait combien de voix Mme Royal en 2006 Oui. Vous vous souvenez ? Le nombre de voix, pas exactement, mais c'était pas demi-heure. Environ 100. Voilà, c'était pas demi-heure. Donc c'est le même ordre de grandeur en réalité que la primaire en 2006. Mais ce que je veux dire... Oui, mais c'est pas les dernières primaires. Non, mais en fait, c'est pas ça qui les dernières primaires il y avait deux millions de votants si vous voulez mais ce que je veux dire c'est que c'est pas ça qui compte ce qui compte c'était non pas juste de gagner la primaire
mais de la gagner clairement est-ce que le résultat est clair j'espère qu'on sera d'accord pour pour dire que le résultat est clair. Maintenant, ce n'est pas du tout suffisant parce que Raphaël Glucksmann le dit depuis le début. L'objectif, ce n'était pas de gagner la primaire, c'est de gagner l'élection présidentielle. Le seul adversaire, on va dire le seul ennemi, non pas de Raphaël Glucksmann, mais de la République. C'est l'extrême droite. Il a redire, mais pardon, comment vous analysez cette victoire ? Est-ce que c'est une victoire personnelle de Raphaël Luxemann ou est-ce que c'est la victoire de la ligne anti-LFI à gauche ? Moi je suis en charge du programme. Je Je porte le projet pour Raphaël. Je pense que c'est d'abord la victoire de la clarté et de la sincérité.
On l'a bien vu à gauche, que les zigs et les zags, un coup c'est ça, un coup c'est autre chose, on ne sait pas bien la ligne, ça ce n'est pas possible, et les gens sont venus voter pour dire qu'on veut cette gauche claire qui n'a pas peur de dire voilà nos valeurs, on est républicains, on est pro-européens, on est social-écolo, on veut non pas la continuité et un Macron 2, on veut pas l'extrême droite, on veut cette gauche claire. Mais pardon, Olivier Faure il est pas républicain, social-européen ? Je pense que beaucoup de gens ont considéré qu'il était pas suffisamment clair et notamment vous l'avez dit vous-même sur les alliances, objectivement c'est ce qu'on a vu ces dernières années. Mais c'est pas le seul sujet, c'est la question européenne,
c'est le rapport à l'Ukraine, c'est le rapport à Poutine, c'est la place de la France dans la mondialisation, c'est l'impératif et l'urgence écologique. Et Raphaël Glucksmann porte cela. Regardez, il y a trois mois, si je vous avais demandé de quoi Raphaël Glucksmann est le nom, vous m'auriez dit sans doute l'Ukraine, les Ouïghours, l'international, l'Europe et c'est toujours le cas. Clarté, sincérité. Aujourd'hui, vous me diriez sans doute aussi la La question des méga-héritages, la question que le travail paie, qu'on revienne à une méritocratie plutôt qu'une héritocratie. La question de l'école publique, de l'éducation, des lycées, j'espère qu'on en parlera, de la cause de la jeunesse, la question climatique et l'urgence avec Yannick Jadot, il y a déjà un rassemblement.
Donc vous voyez cette clarté-là sur le fond en portant un projet clair, ça je crois que c'est une grande force, c'est le début du renouveau de la gauche et surtout de sortir de cet esprit de défaite. Parce que cette gauche-là avait pris pour habitude de s'excuser et de perdre. Et nous, nous n'avons pas à nous excuser et nous voulons gagner parce que c'est la bataille de toute une génération militante face à l'extrême droite. On va parler du programme mais d'abord Raphaël Guzman il est au défi du rassemblement. Vous l'avez dit, le plus dur commence pour lui, rassemblement de la gauche. Marine Tondelier hier qui écrit sur les réseaux sociaux c'est la victoire de celui qui a fait le choix du repli en refusant toute perspective d'alliance large de toute la gauche et des écologistes.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je pense que c'est pas tout à fait le propos qui serait à la hauteur du moment. Qu'est-ce que veut Marine Tondelier ? Je lui dis amicalement. Est-ce qu'on veut être les plus riches du cimetière ou est-ce qu'on veut barrer la route à l'extrême droite ? C'est quand même un moment de responsabilité pour tous les militants et tous les responsables politiques de la gauche. Parce que qui sinon la gauche pour empêcher l'extrême droite d'accéder au pouvoir ? L'extrême droite, elle a neuf orteils et demi à l'Elysée. Neuf orteils et demi. Donc les petites phrases sur le repli, l'aigreur, etc. Raphaël Buxman a été désigné démocratiquement. Il n'y a pas de processus plus large que celui-ci. Je n'en connais pas.
Je ne crois pas que Marine Tondellier ait été désigné avec plus de militants, il me semble. Ni Jean-Luc Mélenchon ni personne d'autre. Et donc maintenant la vraie question pour Marine Tondellier comme pour tous ceux qui ont le cœur à gauche c'est est-ce qu'on s'engage avec Raphaël pour que cette gauche-là gagne ou est-ce qu vous la connaissez la vraie question qui est sous-entendue derrière ce message de Marine Tondellier, c'est est-ce que pour battre Marine Le Pen on s'unit tous à gauche y compris avec Jean-Luc Mélenchon qui pour le moment est devant dans les sondages
ce n'est pas moi qui le dit tous les sondages le disent depuis des mois et des mois le scénario le plus favorable à Marine Le Pen c'est le scénario Mélenchon-Le Pen c'est le scénario Mélenchon-Le Pen donc la question qui est posée à Marine Tondellier comme responsable politique ? C'est une question très difficile, mais très importante à Marine Tondelier comme à moi, comme à tous les responsables et les militants de la gauche qui ne veulent pas que l'extrême droite gagne. Est-ce qu'on veut favoriser le scénario où l'extrême de droite aurait la plus haute probabilité de l'emporter ? Bien sûr que non. Il n'y a pas 150 solutions. Soit vous continuez avec le macronisme, avec un ex-premier ministre de Macron, ça c'est Édouard Philippe, soit vous allez à l'extrême droite,
soit vous avez Jean-Luc Mélenchon, c'est-à-dire le scénario où Mme Le Pen a la plus de probabilité de l'emporter et ce serait une catastrophe absolue pour le pays avec toutes les conséquences et tout ce que cela, comment dire, ouvrirait dans le pays de haine et de violence. Soit vous avez Raphaël Glucksmann qui aujourd'hui est dans cette dynamique. Mais rejoignez-nous, rassemblons-nous, En plus, sur le fond, franchement, quel programme plus social-écologiste que celui de Raphaël Glucksmann ? – Juste une précision, avant de faire l'union avec les écologistes, voire avec les communistes, rassembler la gauche, êtes-vous bien sûr que tous les participants à cette primaire vont effectivement se ranger derrière Raphaël Glucksmann et faire campagne avec lui.
Ils se sont engagés pour ça mais on a vu dans le passé des précédents, moi je pense à la primaire socialiste de 2017 où Benoît Hamon en fait à peine élu a été lâché par ceux qui devaient le soutenir dont Manuel Valls par exemple. Est-ce qu'on peut avoir le même scénario cette année ? Évidemment que je souhaite que tous les candidats, candidates respectent leurs paroles et leurs signatures. Ils se sont toutes et tous engagés, les quatre autres donc, à soutenir le vainqueur. Ils l'ont répété d'ailleurs hier. Donc je n'ai pas de doute sur le fait qu'ils vont tenir parole. Sinon, ce serait ajouté à la défaite l'inélégance. Ça veut dire qu'ils s'engageront dans la campagne, aux côtés de Raphaël Glucksmann ? Je viens de le dire, on a besoin d'un rassemblement le plus large.
Votre question c'est est-ce qu'ils vont respecter leur parole ? Je n'en doute pas. Quand vous entendez hier soir Ségolène Royal sur France 2 dire le stagiaire a gagné la primaire malheureusement, il y a mieux comme soutien non ? Je voudrais surtout que, encore une fois, elle regarde les petites phrases sur les campagnes. Visiblement ça ne lui a pas servi. Elle n'a pas gagné, elle a perdu. Maintenant il faut regarder devant. Est-ce qu'elle veut contribuer à ce que la gauche l'emporte ou pas ? Est-ce qu'on veut laisser l'extrême droite gagner ? Je rappelle que c'est toujours Marine Le Pen qui est ultra devant dans tous les sondages, et qu'aujourd'hui le vrai enjeu, c'est que cette primaire que Raphaël Bluxman vient de gagner avec clarté, avec netteté génèrent cette dynamique.
Pour cela, on a besoin de rassemblement. Donc sortons des petites phrases et avançons ensemble. Et puis il y a celui qui n'était pas candidat à la primaire mais dont l'ombre plane, c'est François Est-ce que vu le score de Raphaël Luxman, vous lui dites ce matin qu'il peut fermer ses locaux de campagne ? Je crois surtout que François Hollande, là encore, a une responsabilité. Peut-être plus encore, plus éminente encore, parce que c'est un ancien président de la République et tous les mots comptent dans ma phrase il a cette responsabilité parce qu'il sait le moment la gravité du moment c'est pas un jeu l'élection présidentielle c'est pas un jeu c'est une élection évidemment singulière dans notre république mais c'est aussi la place
de la france dans l'europe la place de la france dans le monde mais il a félicité rafael luxman je ne sais pas j'espère je crois qu'en tout cas il a conscience de cet enjeu et qu'il sait qu'aujourd'hui il n'y a pas 50 options mais vous pensez que là il va renoncer à ça mais moi je n'ai aucune information particulière ni intime sur les choix politiques de françois holland je vous dis une chose simple aujourd'hui chaque responsable politique qu'il s'appelle marine Tondelier, François Hollande, qui vous voulez doit se poser cette question simple. Je le dis gravement parce que c'est grave. On est face au péril le plus grave qu'ait connu notre 5e République. Pour la première fois, l'extrême droite est aux portes du pouvoir comme jamais elle ne l'a été.
Donc on va arrêter avec les petites phrases et les petites aigreurs et les petites ambitions. La seule et unique question, c'est comment on fait pour redresser le pays, apporter un espoir aux Français et empêcher l'extrême droite et aujourd'hui, il y a une incarnation pour cela, c'est Raphaël Glucksmann. On va quand même vous poser des questions sur d'autres sujets, notamment Olivier Faure, la situation du Parti Socialiste. Il a quoi ? Il a fait 18 000 voix hier, c'est ça ? Oui, je crois à peu près, oui. Ça veut dire que c'est moins de la moitié des adhérents du Parti Socialiste à cette primaire ? C'est clairement un désaveu pour lui ? Je ne vais pas vous dire que c'est une victoire, c'est une défaite. Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'il peut rester le Premier secrétaire du Parti Social ?
Non, mais enfin, je vais vous dire. Tout le monde posait la question hier en fait. Personne n'y répond. Non, mais je comprends que la question se soit posée, mais c'est secondaire. Olivier Faure a perdu. C'est un fait. En vrai dire, il avait déjà perdu en juillet, si vous vous souvenez du référendum interne sur la méthode et que c'était le même sujet puisqu'en réalité, c'était la clarification de la ligne de la stratégie. Bon. Ok. Du coup, s'il y a une clarification sur la ligne ? C'est à lui de dire... Parce que ça veut dire qu'il faut un nouveau congrès, il faut... Écoutez, règlement de compte, non. Revenir aux ambiguïtés d'hier, non plus. Donc c'est à lui de dire ce qu'il souhaite faire. Moi, ce que je crois, c'est qu'on a besoin d'avancer rassemblés dans la clarté. Voilà.
Donc c'est-à-dire que vous allez laisser les querelles internes au PS sous le tapis jusqu'au 2 mai 2027 ? Pardon d'être trivial. Franchement, les querelles internes du PS, on s'en
à se regarder comme tous les militants et comme tous les responsables politiques dans une glace et se dire comment je peux être utile, dans la clarté, pour que Raphaël Glucksmann gagne cette élection présidentielle. Et c'est à lui de dire quelle est la meilleure place pour cela, qu'ils se sentent à l'aise dans cette place-là. Moi, je ne suis pas là pour demander la tête de qui que ce soit. En revanche, je suis là pour porter un programme avec Raphaël et pour que cette gauche sorte de cette résignation et de cet esprit de défaite, dans lequel cette gauche était là depuis si longtemps. La ligne est clarifiée. Olivier Faure est minoritaire, il a perdu. Donc on lui doit dire qu'il n'y aura plus d'alliance avec la France insoumise – La ligne, elle est clarifiée par cette primaire.
Donc nous portons cette ligne. – Ce n'est pas ce qu'il a dit pendant les débats, pardon. Est-ce que là il doit dire « il n'y aura plus d'alliance avec la France insoumise » et aux législatives, il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise ? – Il doit respecter le mandat que vienne de trancher tous les citoyens qui ont participé à cette primaire. Et je crois que le résultat est sans aucune contestation possible. Soit il est à l'aise avec ça, soit il n'est pas à l'aise avec ça. Mais moi, je souhaite que tout les socialistes et qu'au bien au-delà, tous ceux qui ont le cœur à gauche se retrouvent, se rassemblent parce que c'est l'enjeu d'une génération entière et qu'on ne peut pas rester aux médiocrités des petites querelles d'appareils.
L L'enjeu, c'est de battre l'extrême droite et de redresser le pays et d'offrir un avenir aux Français qui nous attendent. C'est le seul enjeu qui compte. Juste sur l'avenir du PS, avant de parler de l'avenir des Français, à votre place on avait Ségolène Royal le mercredi, qui dit que si Raphaël Luxman gagne, le PS est mort. Oui mais c'était encore une argussie de campagne là encore. Mais pas que, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de candidat membre du PS ou de ce qu'était le PS à l'époque, candidat à la présidentielle. C'est la première fois. L'année dernière, vous défendiez le principe de l'affirmation socialiste en disant il faut qu'on ait un candidat. Là, votre candidat n'est pas Parti Socialiste. Mais pardonnez-moi, mais moi je trouve que Raphaël... Ça a quand même un effet, non –
Mais non, parce que Raphaël... – Ça n'a pas d'incidence. – Ce que vous avez vu, pourquoi il y a eu tant de gens qui sont venus voter ? Vous croyez qu'il n'y a pas des gens qui se sentent socialistes et de fibres socialiste ou social-démocrate ou de la gauche socialiste républicaine, si vous préférez, ou social il y a l'écolo qui sont venus voter. Ce que ça a dit là, c'est qu'en fait les appareils sont trop petits, sont trop étriqués, c'est ça qu'on a vu. Quand vous faites des petits congrès avec un petit périmètre, les résultats vous les avez vus, je suis bien placé pour le savoir ils sont serrés ils sont médiocres c'est pas ça qui est intéressant quand vous avez une primaire plus large c'est ce qui s'est passé là les gens viennent en force pour dire une gauche claire
les argusis de campagne c'est caricatural Pourquoi ? Parce que dans ces campagnes, il faut se démarquer. Alors tout d'un coup, vous avez la vraie gauche et de l'autre celui qui serait de droite. C'est ridicule. Raphaël Glucksmann est l'homme le plus à gauche. Je vais vous dire pourquoi. Parce que la gauche, la vraie gauche, c'est celle qui dit ce qu'elle fait et qui fait ce qu'elle dit, qui ne fait pas des hologrammes pendant la campagne pour promettre la Lune alors qu'elle sait pertinemment que quand elle est au pouvoir le lendemain, eh bien elle va faillir à ses promesses. Moi je veux une gauche qui conduit l L'idéal est la crédibilité du réel. – Vous êtes le premier secrétaire délégué du PS, Nicolas Méronsignol.
Quand en 2022 vous faites 1 ,74%, quand en 2027 vous n'êtes pas capable d'avoir un candidat issu des rangs du Parti Socialiste, est-ce qu'à un moment la question de la pérennité du Parti Socialiste se pose ? Ça veut dire évidemment que le Parti Socialiste, je l'ai dit à plusieurs congrès, doit se réinventer. C'est clair, bien sûr. Je l'ai toujours dit, le PS ne va pas bien. On a vu les résultats, ils étaient mauvais. On le sait. Bon, maintenant, il y a un espoir... Ça passe quoi ? Par un changement de nom ? Je pense que le Parti Socialiste doit se réinventer, mais ce qui compte beaucoup plus que le Parti Socialiste, c'est le socialisme. Et autant, un parti peut être, et c'est son cas, cabossés, fatigués, en difficulté, autant les idées du socialisme, c'est-à-dire la justice,
la justice sociale-écologique, la justice dans le monde, la primauté du droit sur la force, ce que porte Raphaël en En réalité, vous le voyez bien, est-ce que les électeurs ont plébiscité ? Eh bien, ces idées-là, elles n'ont jamais été aussi pertinentes. Elles n'ont jamais été aussi nécessaires. C'est pour ça qu'on a besoin de se rassembler. Les appareils, c'est l'outil, c'est l instrument. C'est évidemment secondaire par rapport aux idées et aux valeurs. Sur les idées, puisque vous êtes chargé du programme, quel sera le principal thème de campagne de Raphaël Duque ? La justice. Ce pays est devenu profondément inégalitaire. On a dix ans de macronisme qui ont aggravé les inégalités. Vous avez des gens de plus en plus pauvres. Moi, je suis maire d'une commune populaire, Rouen, industrielle.
Je peux vous dire que je le vois au quotidien. Les parents solos. Voyez, par exemple, un thème largement invisibilisé. On pourrait se dire que ça ne devrait pas être le cas. 85 % des mamans, les mamans solos qui triment pour trouver de quoi garder les enfants, qui garder les enfants à des horaires qui sont compliqués, tôt le matin, tard le soir pour pouvoir bosser et que le travail paye. On a un pays qui est devenu de plus en plus inégalitaire. La justice, la justice elle est à la fois sociale, fiscale, écologique et démocratique. Et c'est ce que nous portons avec Raphaël Glucksmann. On aura une parole, des engagements, des promesses concernant la mobilisation lycéenne. Parce qu'en fait la première fait qu'on n'en a pas beaucoup parlé. Là encore, quelle injustice ! Moi je trouve ça fou.
Je trouve ça fou. Vous avez une jeunesse qui est pas en train de demander la lune, elle est en train de demander qu'il y ait des profs dans les classes. Elle est en train de demander que les toits dans les salles ne fuient pas. Elle est en train de demander que la première priorité pour une nation qui se prétend civilisée, développée comme la France, soit l'éducation. Et pardon, mais si vous connaissez cette phrase, si vous trouvez que l'éducation coûte cher, mais essayez deux secondes l l'ignorance. Vous allez voir le coup derrière. Elle ne demande donc pas la révolution du monde. Elle ne demande pas la Lune. Et on vient la caricaturer et la stigmatiser. Mais toute la société, toute la société, devrait être attachée à faire en sorte
que nos enfants soient notre priorité. Ce que nous disons avec Raphaël Glucksmann, c'est que la première... Là encore, on est dans l'injustice, dans l'inégalité. La première priorité de notre pays, c'est le redresser par l'éducation. Parce que c'est là que tout commence. Son premier déplacement de campagne, il sera où ? De nouveau candidat. Je ne vous le dirai pas. Vous n'aurez pas de scoop aujourd'hui, Yoriane, là-dessus. Quand même ! Ce sera quand ? Je ne vous dirai pas. Mais vous le savez déjà. Je ne vous dirai rien. D'accord, vous voulez rien ou ce n'est pas une dernière question ? L'examen du budget commence en commission sur la sécu aujourd'hui, à l'Assemblée, demain en séance publique sur le budget général. Qu'est-ce que Raphaël Glucksmann demandera aux députés du Parti socialiste ?
Est-ce qu'il demandera aux députés PS de censurer Sébastien Lecornu sur le budget, comme le laissait entendre Olivier Faure ? – Le problème c'est que comme Massorane, on ne voit rien venir. Et là encore, on est dans l'injustice la plus flagrante. Alors je vais vous donner juste un exemple. Mais on est sur Public Sénat, beaucoup de sénateurs s'en émeuvent d'ailleurs. C'est l'injustice sur les collectivités locales. Là encore, je suis maire, je peux vous dire. J'ai une réunion d'ailleurs aujourd'hui avec les maires de mon agglomération, de la métropole rouennaise. Qu'est-ce que tous les maires d'ailleurs de tous les bords politiques disent, et d'ailleurs c'est la même chose dans d'autres territoires de France.
C'est que c'est profondément injuste et complètement, comme on dit, contracyclique. C'est-à-dire qu'au moment où on aurait besoin d'investissements publics, notamment pour la transition sociale-écologique, d'agir pour le pouvoir d l'achat des gens, eh bien on ponctionne, on coupe, on attaque les collectivités locales qui sont justement les premiers artisans de l'investissement public. C'est une catastrophe, évidemment que c'est complètement contre productif. C'est totalement injuste, un chiffre. Les collectivités telles que les intercommunalités, c'est 20 % de la dépense publique. Les intercommunalités, elles sont ponctionnées à hauteur de 50%. Aujourd'hui, j'ai plus de 40 à 50 % de mon épargne qui est prise par les coupes.
Évidemment que ça a des conséquences sur les politiques publiques qu'on porte pour soutenir les Français. Donc c'est catastrophique. De deux choses l'une, soit le gouvernement peut toujours attendre et espérer, l'espoir pas nécessaire d'espérer pour entreprendre. Bon, soit le gouvernement entend, soit il n'entend pas. J'espère qu'il va entendre. Pour l'instant, il n'entend pas. Et s'il n'entend pas ? Il faudra s'ensurer. Qu'est-ce que je veux que je vous dise ? On ne peut pas faire autrement. C'est la démocratie et c'est aussi la clarté. Mais encore une fois, sans a priori, on ne dit pas en censure a priori, on regarde sur pièce. Mais pour l'instant, le moins qu'on peut dire, c'est que le compte n'y est pas. Merci Nicolas Maier-Rossignol.
Merci beaucoup d'avoir été notre invité à la une de West France.