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InterviewDes Paroles et des Actes· 15 juin 2017 150 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileÉducation & recherche

Des paroles et des actes. Invité : François Bayrou - 12 novembre 2015 (France 2)

Au micro : Natacha Polony Source d'origine 8 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 41 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse partielle

    Citez une mesure pour redonner confiance aux jeunes des quartiers.

  • 0:45OuverteÉludée

    Pourquoi n'étiez-vous pas aux manifs pour tous ?

  • 5:53RelanceRéponse directe

    Partagez-vous l'idée de Manuel Valls sur l'union des listes PS et LR ?

  • 6:56RelanceRéponse directe

    La fusion des listes est-elle réaliste ou souhaitable ?

  • 7:29RelanceRéponse directe

    Seriez-vous prêt à faire alliance avec Manuel Valls ?

  • 19:31OuverteRéponse partielle

    À quel moment vous êtes-vous trompé en votant Hollande en 2012 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:15PrésentateurFait
    « Vous voulez sortir, on le regrettera, mais sortez. »
  • 20:34PrésentateurFait
    « François Hollande a fait des choix qui sont le contraire de ceux que j'espérais. »
  • 34:42PrésentateurFait
    « J'ai des inquiétudes sur la mécanique de la primaire. »
  • 34:12Locuteur 6Fait
    « UMP a été constitué sur la base de l'union et du centre et je continuerai à militer pour ce rassemblement de la droite et du centre. »
  • 40:05AuditeurFait
    « Un enfant a besoin d'un papa et d'une maman. »
  • 41:03PrésentateurFait
    « Un enfant a besoin d'un papa et d'une maman. »
  • 49:59Locuteur 9Chiffre
    « On était à plus de 5% en 2012. On sera à 3,8% pour 2015 et moins de 3,6% pour 2016. »
  • 50:17Locuteur 9Chiffre
    « On a réduit le déficit de la sécurité sociale de moitié. »
  • 57:46PrésentateurChiffre
    « Le CICE a coûté 33 milliards. »
  • 1:01:10Locuteur 9Chiffre
    « 130 000 élèves par an sortent de l'école sans aucune formation. »
  • 1:08:05Locuteur 9Fait
    « Il n'a jamais été question de dire que l'Alsace allait disparaître »
  • 1:08:20Locuteur 9Fait
    « On essaye de faire en sorte que des synergies et des dynamiques territoriales qui existent soient construites administrativement »
  • 1:19:23Locuteur 6Chiffre
    « Vous étiez le candidat le plus radical, vous proposiez 50 milliards d'impôts supplémentaires »
  • 1:19:50PrésentateurFait
    « Le seul moyen d'obtenir l'équilibre des comptes publics c'est de s'astreindre à 0% d'augmentation des dépenses en euros courants pendant la période »
  • 1:20:15PrésentateurFait
    « Il faut augmenter les impôts »
  • 1:20:30PrésentateurChiffre
    « J'étais pour deux points de TVA, ça fait déjà quelques milliards, quelques dizaines de milliards »
  • 1:29:14Locuteur 6Fait
    « Faut-il faciliter les licenciements comme le demande le patronat ? »
  • 1:32:18Locuteur 6Chiffre
    « Sur ce chantier qui emploie 3000 personnes il y a 20% de travailleurs détachés »
  • 1:42:09PrésentateurPromesse
    « Si j'avais une baguette magique, je dirais deux choses : la première c'est l'éducation. »
  • 1:50:05Locuteur 10Fait
    « À quel moment avons-nous raté pour que des jeunes gens français se sentent à ce point étrangers à ce qui fait la culture commune de tous les Français ? »
  • 1:54:39Locuteur 10Fait
    « Depuis une trentaine d'années, on a expliqué que la France était un pays multiculturel. »
  • 2:05:56PrésentateurFait
    « Le drame de la politique française, c'est que nos dirigeants sont incapables de dessiner un avenir commun. »
  • 2:08:37PrésentateurFait
    « je pense que Alain Juppé peut être cet homme-là »
  • 2:08:45PrésentateurFait
    « mon inquiétude sur la primaire »
  • 2:09:00PrésentateurFait
    « si les français se trouvaient devant un choix qui serait François Hollande Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen »
  • 2:09:17PrésentateurFait
    « je serai dans la responsabilité de celui qui ne peut pas accepter que la France n'ait que ce choix-là »
  • 2:09:24PrésentateurFait
    « les jeunes français ayant constaté deux impasses avec les cinq années de Nicolas Sarkozy et les cinq années de François Hollande »
  • 2:09:36PrésentateurFait
    « devant une troisième impasse à mon avis encore plus dangereuse qui est celle du Front National »
  • 2:09:50PrésentateurPromesse
    « en tout cas je serai là et je prendrai mes responsabilités »
  • 2:11:04PrésentateurFait
    « je sais qu'il faut que la présidence de la République change de rôle et de pratique en France »
  • 2:11:17PrésentateurFait
    « on a pris l'habitude depuis des années d'avoir un président de la République chef de parti »
  • 2:11:56PrésentateurFait
    « insensiblement les partis les deux partis dominants et majeurs ont grignoté cette affirmation »
  • 2:12:03PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy était en fait chef de parti et François Hollande est en fait chef de parti »
  • 2:16:09InvitéFait
    « notamment quand vous avez revendiqué ce soir votre religion à l'antenne : je suis chrétien »
  • 2:21:01InvitéChiffre
    « vous proposiez 50 milliards d'euros d'impôts supplémentaires »
  • 2:21:13InvitéChiffre
    « vous aviez bien proposé d'augmenter les impôts de 50 milliards sur 5 ans »

Temps de parole

  • Présentateur51 %
  • ?10 %
  • Invité10 %
  • Locuteur 98 %
  • Locuteur 106 %
  • Auditeur5 %
  • Présentateur 23 %
  • Locuteur 63 %
  • Auditeur 23 %
  • Locuteur 52 %

≈ 58,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir.

0:01
Locuteur

Il

0:02
Présentateur

a changé de pied, il a dérouté les siens, il a perdu des troupes,

0:06
Locuteur

mais

0:07
Présentateur

il attend son heure, il croit en son destin parce qu'il est redevenu populaire et parce qu'il a parfois eu raison avant les autres. Peut-il être un recours ? A-t-il encore un chemin à proposer à la France ? François Bayrou est notre invité ce soir.

0:39
Locuteur

Je

0:39
Auditeur

voudrais demander à M. François Bayrou de me citer une mesure qui pourrait redonner la confiance aux jeunes des quartiers. François Bayrou critique le gouvernement, très bien, je suis d'accord avec lui, mais moi je suis professeur et j'aimerais savoir concrètement ce qu'il propose. J'ai participé à toutes les manifs pour tous et j'aimerais savoir pourquoi François Bayrou n'y était pas.

1:08
Locuteur

Bonsoir

1:08
Présentateur

François Bayrou. Bonsoir.

1:10
Invité

Soyez le bienvenu.

1:12
Locuteur

On

1:12
Invité

ne parle pas souvent des sondages ici, mais nous accueillons ce soir le deuxième homme politique le plus populaire de France. Regardez, dans le classement des personnalités de Paris-Bas cette semaine, votre ami Alain Juppé est premier et vous êtes deuxième. Il faut descendre à la 23e place pour trouver Nicolas Sarkozy, à la 33e place pour trouver François Hollande. Ça vous donne des ailes

1:35
Locuteur

?

1:37
Présentateur

Franchement, il faut dire que la popularité ne fait pas tout. On a souvent connu dans les sondages des personnalités populaires qui étaient dans le haut du classement, mais qui ne représentaient pas réellement

1:50
Locuteur

une

1:51
Présentateur

solution pour les Français. Et vous, c'est différent

1:53
Locuteur

?

1:54
Présentateur

Et j'espère, en tout cas on va essayer de le montrer ce soir, qu'on peut avoir

1:58
Locuteur

une

1:59
Présentateur

autre approche de la réalité du pays, espérer autre chose et que ce soit réel, concret et au fond une autre manière de gouverner. C'est peut-être ce que nous allons essayer de montrer ce soir. Bon, quand on a 40 ans de vie

2:12
Locuteur 6

politique avec des

2:13
Présentateur

succès, avec des échecs, on est toujours sensible quand même à ce genre de satisfaction

2:18
Locuteur

?

2:21
Présentateur

Franchement, moins qu'autrefois. Et puis la vie a fait, je vais vous faire une confidence, qu'il m'est assez souvent arrivé d'être très haut dans le classement, et puis quelques jours après de dégringoler à un point qui moi-même me donnait le vertige. Pourtant, ce n

2:38
Locuteur

'est

2:38
Présentateur

pas facile à regarder une courbe. Donc, voilà, je suis heureux que,

2:46
Locuteur

au

2:46
Présentateur

fond, l'idée que je porte depuis longtemps,

2:51
Locuteur

c

2:51
Présentateur

'est-à-dire qu

2:52
Locuteur

'on

2:53
Présentateur

ne pourra pas sortir la France des difficultés où elle se trouve simplement en restant dans le même système, que cette idée, d'une certaine manière, elle avance. Et vous aurez observé, c'est intéressant dans le classement,

3:05
Locuteur

que

3:06
Présentateur

c'est Alain Juppé le premier,

3:08
Locuteur

que,

3:08
Présentateur

comme vous dites, je suis le deuxième. Et ce qui veut dire qu'au fond, une certaine idée du rassemblement, de sortir des antagonismes perpétuels et absurdes, cette idée-là, les Français, ils sont sensibles. Je ne dis pas qu'ils sont encore acquis. Je ne dis pas qu'ils voient très bien

3:30
Locuteur

comment

3:31
Présentateur

ça pourrait se passer. Et peut-être, nous-mêmes, avons-nous des chemins à défricher. Mais il y a là quelque chose qui est un indice de ce que le pays attend. Et au fond, on va en parler. Oui,

3:43
Locuteur

on va en parler parce qu'on sera au cœur des conversations. On va voir,

3:46
Présentateur

on voit bien une tentation des extrêmes.

3:51
Locuteur

Mais

3:51
Présentateur

ce que montre le sondage, c'est qu'il y a aussi une tentation de ceux qui veulent construire et rassembler. On va voir. En tout cas, je

3:59
Locuteur

précise

4:00
Invité

que vous venez, bien

4:01
Présentateur

sûr, répondre

4:01
Invité

aux questions.

4:03
Présentateur

Mais ce soir, vous

4:05
Invité

annoncerez aussi

4:05
Locuteur

une

4:06
Invité

décision. Vous nous l'avez indiqué il

4:08
Locuteur

y

4:08
Invité

a quelques jours.

4:08
Locuteur

Une

4:08
Présentateur

décision ou, disons,

4:09
Invité

une

4:09
Présentateur

résolution

4:10
Invité

sur la prochaine présidentielle. Un état d'esprit qui aura, bien sûr, du poids, sans doute, dans le débat public.

4:17
Locuteur

Vous

4:18
Invité

nous le livrerez tout à l'heure. Vous nous la livrerez tout à l'heure, cette résolution. D'abord, le programme. On va, pour commencer, s'interroger sur votre positionnement. À droite, à gauche, au centre. On le disait, c'est vrai que vous avez parfois donné le tournis. Ce sera l'une des questions politiques de Nathalie Saint-Cricq.

4:32
Présentateur

Premier débat ensuite avec un très proche de François Hollande, qui est aussi ministre et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. Je rappelle que vous avez voté François Hollande au deuxième

4:41
Locuteur

tour

4:42
Invité

en 2012. Et que depuis, vous êtes très sévère avec le président de la République et l'action qu'il mène. Votre vision économique ensuite. Le débat a beaucoup évolué en trois ans. Et on va voir avec François Langlais si c'est votre cas. Et puis, second débat sur les valeurs, sur

4:58
Locuteur

nos

4:59
Présentateur

valeurs, et sur la question de l'identité. Un mot piège, un mot qui clive. Eh bien, l'essayiste et éditorialiste Natacha Polony s'en est emparée. C'est le thème de son dernier livre. Nous sommes la France chez Plon et c'est elle qui viendra en parler avec vous. Ça nous amènera aussi peut-être à parler de l'identité européenne. Si elle existe, ce sera ensuite le moment de conclure, avec la synthèse de vos réactions sur les réseaux sociaux, via France TV Info. Ce sera la

5:25
Locuteur

revue

5:26
Invité

de tweets de Karim Rissouli. Et le moment attendu, Jean-Daniel Lévy viendra nous dire si vous avez, François Bayrou, convaincu ce soir, ceux qui vous regardent, il viendra nous présenter les résultats de son sondage express réalisé par Harris Interactive. Voilà pour le menu. D'abord, une question d'actualité. Votre coup de gueule, sur l'actualité de la semaine aussi, et le carnet de route de Jeff Wittenberg. La question d'actualité, elle porte

5:52
Locuteur

sur

5:53
Présentateur

la petite bombe politique lâchée par Manuel Valls. On en parlait dans le journal de 20h. Il préconise, entre les deux tours, l'union de la droite et de la gauche, autrement dit, la fusion des listes PS et Les Républicains dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, notamment, où le Front National paraît avoir une grande chance de l'emporter.

6:13
Locuteur

Est

6:13
Présentateur

-ce que vous partagez cette idée, François Bayrou

6:15
Locuteur

? Je

6:16
Présentateur

ne crois pas que ce soit réaliste. Et d'ailleurs, il suffit de voir le foisonnement des réactions, les irritations des uns et des autres

6:25
Locuteur

pour

6:26
Présentateur

le penser. En revanche, je pense que la solution réaliste et responsable, c'est le retrait de ceux qui ne peuvent pas gagner au profit de... Enfin, en souhaitant que se rassemblent leurs électeurs auprès de ceux qui peuvent gagner.

6:44
Invité

Manuel Valls, il dit, le retrait ne suffirait pas parce que les électeurs de la liste qui se retirent s'abstiendraient. Il faut, peut-être,

6:53
Locuteur

en

6:53
Invité

cas de force majeure,

6:55
Présentateur

envisager la fusion. Vous dites pas réaliste, mais souhaitable ou pas souhaitable

6:58
Locuteur

?

6:58
Présentateur

M. Pujadas, Dieu sait que j'ai passé toute ma vie à attendre et à faire tout ce que je pouvais pour que des forces politiques différentes acceptent de se

7:10
Locuteur

mettre en place. De travailler ensemble. Mais

7:11
Présentateur

ça ne se peut pas se faire,

7:13
Locuteur

je

7:13
Présentateur

crois,

7:14
Locuteur

au

7:14
Présentateur

soir du premier tour d'une élection,

7:16
Locuteur

parce

7:17
Présentateur

que ça donnerait lieu à des polémiques immenses et ça ferait fuir les électeurs, du moins je le crains. Alors je pense que Manuel Valls a peut-être une idée derrière la tête de

7:25
Locuteur

changements

7:26
Présentateur

assez profonds de la vie politique française. Et

7:29
Locuteur

vous seriez

7:29
Invité

prêt à le faire avec lui, par exemple

7:30
Locuteur

?

7:31
Présentateur

Toute personnalité

7:33
Locuteur

qui

7:34
Présentateur

est prête à faire bouger les choses de manière à ce que des décisions cohérentes

7:40
Locuteur

et

7:41
Présentateur

solides puissent être prises pour la France, je serai là pour dire pourquoi pas. Mais pas juste avant une élection. Mais pas au soir du premier tour d'une élection et pas au déboté de cette manière-là. Dieu sait que j'ai fait assez souvent des choix qui allaient dans ce sens. Même

7:58
Invité

si le Front National semble en mesure

8:01
Présentateur

de l'emporter.

8:02
Locuteur

Je

8:03
Présentateur

ne suis pas persuadé que ce type de mélange des listes soit de nature à faire reculer le Front National. Probablement au contraire.

8:13
Locuteur

Je

8:14
Présentateur

pense qu'il faut faire appel à la responsabilité des électeurs. Il faut que chacun mesure l'importance de son choix. Mais ça n'est pas par une fusion dont le but serait simplement de sauver des sièges pour les uns et pour les autres qu'on y arrivera. Sauver des sièges, ce n

8:32
Locuteur

'est

8:32
Présentateur

pas l'essentiel.

8:33
Locuteur

Je

8:33
Présentateur

puis vous assurer qu'on vit très bien, enfin,

8:35
Locuteur

moins

8:36
Présentateur

bien qu'on aimerait quand la vie politique a fait que vous n'avez pas de siège dans une assemblée. Ça n'a pas grand d'importance. Ce qui a de l'importance, c'est qu'on sache ce que vous croyez et où vous êtes. Votre coup de gueule sur l'actualité de la semaine. Vous

8:52
Invité

êtes arrivé en nous disant «

8:53
Locuteur

Il

8:54
Invité

y a

8:55
Locuteur

un

8:56
Invité

événement, une proposition, une prise de position qui me met hors de mes gonds.

9:00
Locuteur

»

9:01
Invité

Vous parlez de David

9:01
Présentateur

Cameron et de l'avenir de l'Europe. Il ne s'agit pas d'exploser de colère. Il s'agit de savoir

9:08
Locuteur

quand

9:09
Présentateur

se produisent des événements graves et qui engagent l'avenir.

9:14
Locuteur

Ce

9:14
Présentateur

que le Premier ministre britannique a dit lundi et a écrit mardi au sujet de l'Europe. Ces conditions pour rester dans l'Europe. C'est un changement profond

9:26
Locuteur

et

9:27
Présentateur

à mon sens gravissime

9:29
Locuteur

de

9:30
Présentateur

ce qu'est le projet européen. D'abord, ça dit entre les lignes, c'est moi, Premier ministre de la Grande-Bretagne, qui vais définir ce que l'Europe sera. Il dit par exemple « On a écrit dans les traités que nous devions avoir une union toujours plus étroite. Moi, je n'en veux plus. » Mais

9:45
Locuteur

ce

9:46
Présentateur

que je puis rappeler, c'est

9:47
Locuteur

que

9:47
Présentateur

la Grande-Bretagne a signé

9:48
Locuteur

en

9:50
Présentateur

1973

9:52
Locuteur

et

9:52
Présentateur

ça a été un effort pour beaucoup de gens d'accepter, et pour l'égoliste en particulier, d'accepter que la Grande-Bretagne entre. Un enthousiasme pour beaucoup de familles politiques. Aujourd'hui, en tout cas, ça signifie que M. Cameron a décidé de remettre en cause la philosophie de l'Union européenne.

10:12
Locuteur

Et vous lui

10:12
Présentateur

dites « Non, M. Cameron ». Et je dis «

10:15
Locuteur

Vous

10:16
Présentateur

voulez sortir,

10:17
Locuteur

on

10:18
Présentateur

le regrettera, mais sortez.

10:20
Locuteur

Parce

10:21
Présentateur

qu'il y a 40 ans,

10:24
Locuteur

que

10:24
Présentateur

insensiblement, maille après maille, l'Angleterre, comme le redoutait

10:31
Locuteur

le

10:31
Présentateur

fondateur de la Ve République, tire d'effet le tricot européen,

10:39
Locuteur

dont

10:39
Présentateur

je vous rappelle qu'il était fondé sur la préférence européenne, c'est-à-dire sur le fait qu'on allait défendre notre industrie, notre agriculture,

10:48
Locuteur

et

10:49
Présentateur

peu à peu, insensiblement, l'idéologie que la Grande-Bretagne portait, qui était celle du commerce à tout prix, du commerce au-dessus de tout, des intérêts financiers au-dessus de tout, cette idéologie, peu à peu, elle a rongé

11:05
Locuteur

ce

11:06
Présentateur

qu'était le projet européen. Et il y a des moments où on a des rendez-vous. À mon avis, c'est un rendez-vous, c'est une heure de vérité. Et il faut dire à M. Cameron, désolé, mais non.

11:16
Locuteur

Nous

11:17
Présentateur

n'avons pas l'intention de laisser dévoyer le projet européen pour y introduire ce qui n'est pas autre chose, ce qui ne serait pas autre chose qu'un ultra-libéralisme qui prendrait le pas sur tout. Le moment est venu de dire, de défendre

11:35
Locuteur

ce

11:36
Présentateur

que nous avons voulu,

11:38
Locuteur

que

11:38
Présentateur

nous avons choisi de faire de l'Europe. Et je suis donc pour qu'on soit amicalement, mais intransigeant.

11:47
Locuteur

C

11:47
Présentateur

'est dit, c'est clair. Le carnet de route de Jeff Wittenberg sur votre

11:51
Invité

lien, François Bayrou, avec les Français. Bienveillance, scepticisme, de quoi est-il fait ? Jeff Wittenberg s'est rendu à Annecy. Alors pourquoi Annecy ? Parce que la ville, en 2007, vous

12:02
Présentateur

avait accordé 25% des voix. Carnet de route réalisé avait que Frédéric Bonne, Arnaud Pacari et Erwann Millon.

12:12
Locuteur

C

12:12
Locuteur 5

'est un autre massif que ces chers Pyrénées. Nous y sommes allés pour entendre parler de François Bayrou à Annecy, préfecture de la Haute-Savoie. Ici, en 2007, le leader centriste avait séduit un quart des électeurs. Quand reste-t-il huit ans plus tard

12:26
Locuteur

? Nous

12:28
Locuteur 5

avons d'abord effectué un test de notoriété auprès des plus jeunes électeurs sur les marches de l'université.

12:34
Locuteur

A

12:34
Locuteur 5

l'épreuve du trombinoscope, François Bayrou s'en sort plutôt bien.

12:37
Locuteur

Est

12:38
Locuteur 5

-ce que vous connaissez cet homme

12:39
Locuteur

?

12:41
Locuteur 5

Oui, c'est qui ? François Bayrou ?

12:42
Auditeur

Je sais que je l'ai déjà vu, mais dire honnêtement qui c'est, mais non. Je ne

12:46
Locuteur

vais

12:46
Auditeur

pas mentir.

12:48
Locuteur

Vous

12:49
Locuteur 5

savez quelles idées il défend ? Non. Vous

12:52
Locuteur

ne

12:52
Locuteur 5

savez pas du tout ? Vous savez s'il est pour ou contre la construction européenne

12:55
Locuteur

? Je

12:57
Locuteur 5

ne saurais pas vous dire. Vous le classez plus proche de la gauche ou plus proche de la droite aujourd'hui ?

13:02
Locuteur 6

Je dirais, d'après ce que j

13:04
Invité

'entends, plus proche de la gauche.

13:05
Présentateur

Comme ça, je dirais plus proche de la droite.

13:07
Locuteur 5

C'est plus orienté

13:07
Invité

gauche,

13:08
Locuteur

je

13:08
Invité

crois.

13:08
Locuteur 5

Aujourd'hui, il est plus proche de François Hollande ou plus proche de la droite

13:11
Locuteur

? Je ne

13:13
Locuteur 5

saurais pas dire.

13:13
Locuteur

J'aurais dit la droite. Plus

13:15
Locuteur 5

ennuyeux pour lui, même les jeunes qui l'identifient et connaissent ses engagements ont tendance à conjuguer François Bayrou au passé. A quelle place vous le voyez aujourd'hui dans le paysage politique ?

13:24
Présentateur

Il n'a pas une grande portée sur les jeunes et il s'adresse plus aux personnes plus âgées qui correspondent plus à nos parents, nos grands-parents, tout ça.

13:31
Invité

Ça fait un petit moment qu'il traîne ses pattes dans la politique. Je ne

13:35
Locuteur

sais

13:35
Invité

pas quel âge il a, mais il

13:36
Locuteur

est

13:36
Invité

un peu vieux pour être président, non ?

13:38
Locuteur 5

Mais il n

13:38
Locuteur

'est

13:38
Locuteur 5

pas si vieux que ça. Il est de la génération de François Hollande et de Nicolas Sarkozy.

13:41
Locuteur

Ah bon

13:41
Invité

? Bien, mais j'ai cru.

13:43
Locuteur

La

13:44
Locuteur 5

relation entre Annecy et François Bayrou, elle, est ancienne, pas de doute. Dans cette ville à l'économie relativement prospère, 7% de chômeurs, le centrisme est une tradition. Au bord du lac, il n'y

13:54
Locuteur

a

13:54
Locuteur 5

pas à chercher longtemps pour trouver ses électeurs.

13:57
Locuteur

Qu

13:58
Locuteur 5

'est-ce qui vous séduit en lui comme homme politique ? Il est beau, moi je dis qu

14:01
Locuteur

'il

14:01
Locuteur 5

est beau. Il

14:02
Locuteur

porte bien le

14:03
Locuteur 5

costume.

14:03
Locuteur

Ce

14:04
Locuteur 5

qui me séduit en lui,

14:05
Locuteur

je

14:05
Locuteur 5

pense que c

14:05
Locuteur

'est

14:05
Locuteur 5

sa franchise. Le problème,

14:07
Locuteur

c

14:07
Locuteur 5

'est que d'être trop franc, je pense que dans la politique, ça nuit.

14:09
Locuteur

Il

14:10
Présentateur

a quand même fait 18, 17 et 18% en 2007. En 2007, oui. C'est des millions de personnes. Il n

14:16
Locuteur

'y a

14:16
Présentateur

pas disparu des écrans radar, c'est pas possible. C'est quelqu'un que j'ai toujours apprécié. C'est quelqu'un qui a toujours dit

14:20
Locuteur

une

14:21
Présentateur

certaine vérité, on va dire.

14:23
Locuteur

Qui

14:23
Présentateur

a appelé un chat un chat. Il n

14:24
Locuteur

'a

14:24
Présentateur

pas trop de compromissions à ce niveau

14:26
Locuteur

-là.

14:26
Présentateur

D'accord. Et ça, ça vous plaît ? Ça me plaît, oui. Évidemment, ça lui coûte une carrière politique. Et là, je pense qu

14:31
Locuteur

'il

14:31
Présentateur

n

14:31
Locuteur

'en

14:31
Présentateur

demandera pas.

14:32
Locuteur 5

Il ne sera jamais président de la

14:33
Locuteur

République.

14:35
Locuteur 5

S'il devait se représenter, en tout cas, il lui faudrait au moins un local. Ici, il n'y

14:39
Locuteur

en

14:39
Locuteur 5

a plus. C'est en vélo que Pierre Paulès, le responsable du modem à Annecy, vient à notre rencontre. Voilà,

14:49
Locuteur

je

14:49
Invité

suis élu modem à la mairie d'Annecy, oui.

14:51
Locuteur 5

Aujourd'hui, est-ce que c'est simple de représenter François Bayrou ? Non,

14:54
Invité

ce n

14:54
Locuteur

'est

14:54
Invité

pas simple. Parce que la parole du modem, elle

14:56
Locuteur

est

14:57
Locuteur 6

un peu inaudible.

14:59
Locuteur

Elle

14:59
Locuteur 6

est difficile à porter. C'est une parole de centriste. Pourquoi ce qui s'est

15:02
Locuteur

passé

15:03
Présentateur

en 2007 n'arrive plus aujourd'hui ?

15:04
Locuteur 9

En 2007, il avait encore un peu de nouveauté. C'est vrai qu'il fait un peu moins parler de lui. Pourtant, chaque fois qu'il écrit quelque chose, c'est d'abord du bon français.

15:14
Locuteur

Ça

15:14
Locuteur 9

s'adresse à tout le monde. Et puis, ça parle de valeur avant de parler de carrière.

15:21
Locuteur 5

Modéré, pro-européen, rassurant, François Bayrou a aussi séduit une partie de la bonne société d'Annecy.

15:28
Locuteur

Ce

15:28
Locuteur 5

soir-là, nous nous rendons à l'Impérial Palace pour une soirée du Rotary, le célèbre club dont les membres sont souvent des chefs d'entreprise, des médecins réputés, bref, les notables. Qu'est

15:38
Locuteur

-ce

15:38
Locuteur 5

que vous en pensez de M. Bayrou ?

15:40
Locuteur

Vous

15:40
Locuteur 5

trouvez comment ?

15:40
Invité

Il faut qu'il arrive à sortir un petit peu de son cadre extrêmement intellectuel. C'est un homme,

15:46
Présentateur

c

15:47
Locuteur

'est

15:47
Présentateur

un penseur,

15:47
Locuteur

c

15:47
Présentateur

'est quelqu'un qui réfléchit, qui est à l'équilibre, mais qui donne une dimension supplémentaire. Qu'est-ce qui lui manque ? Cette flamme. Ah oui. Voilà, cette flamme.

15:55
Locuteur

Nous

15:56
Locuteur 5

commencerons par une présentation des actions du Rotary. Est-ce qu

16:00
Locuteur

'on

16:00
Locuteur 5

l'imaginerait le président de la République ?

16:06
Auditeur

Il n

16:06
Locuteur

'est

16:06
Auditeur

pas si percutant, je pense.

16:08
Locuteur

Il

16:08
Auditeur

a des bonnes idées,

16:09
Présentateur

mais il n

16:09
Locuteur

'est

16:09
Présentateur

pas si percutant. C'est un bon père de famille, moi, je vois ça comme ça.

16:13
Locuteur

Et

16:14
Locuteur 5

aux yeux des jeunes du Rotary Club qui viennent d'organiser un tournoi de golf caritatif, François Bayrou souffre d'un autre handicap.

16:22
Invité

La centriste, ça veut dire je ne me mouille pas trop à droite et je ne me mouille pas trop à gauche non plus. Et en période actuelle, il faut faire des choix et voilà, il faut se mouiller.

16:31
Locuteur 5

Mais

16:31
Locuteur

lui, il

16:31
Locuteur 5

dit quand même que justement, la France souffre d'être trop glipolaire gauche et droite et qu'il représente peut-être une troisième voie. Vous n'êtes pas de cet avis ?

16:40
Invité

Non, pas franchement. J'ai l'impression que

16:42
Locuteur

c

16:42
Invité

'est vraiment, enfin, voter ni oui ni non.

16:45
Locuteur

Ni

16:45
Locuteur 5

oui ni non, ni gauche ni droite. Sur le marché d'Annecy, ce sera le principal reproche fait au président du Modem.

16:52
Présentateur

Allez, la bête choucroute d'Alsace, profitez.

16:55
Locuteur

Entre

16:55
Locuteur 5

les étals, on ne digère pas dans cette ville qui vote toujours majoritairement à droite son choix de 2012 en faveur de François Hollande.

17:04
Présentateur

Non, ça ne pardonne pas. Enfin, pour moi, ça ne pardonne pas.

17:07
Locuteur

Il faut être

17:07
Locuteur 6

à droite ou il faut être à gauche. Non, pas, il faut se situer, il ne

17:09
Locuteur

faut

17:09
Locuteur 6

pas être entre les deux. Parce qu'après,

17:12
Locuteur

c'est l'opportunité.

17:13
Locuteur 6

Vous prenez une direction avec une voiture, vous vous trompez,

17:15
Locuteur

vous

17:15
Locuteur 6

faites demi-tour, voilà, Lyon, on

17:16
Locuteur

ne

17:16
Locuteur 6

sait pas où il va.

17:17
Locuteur 10

J'avais voté pour lui il y

17:18
Locuteur

a

17:18
Locuteur 10

quelques années. On ne peut pas.

17:19
Locuteur

Et puis

17:19
Locuteur 10

qu

17:19
Locuteur

'il

17:19
Locuteur 10

s

17:20
Locuteur

'est

17:20
Locuteur 10

mis à la gauche, j'ai dit non, c'est fini.

17:21
Locuteur

On

17:21
Locuteur 10

ne

17:21
Locuteur

peut

17:21
Locuteur 10

pas, c'est impossible.

17:23
Locuteur 5

Et en effet, les avis les plus féroces... Je ne

17:25
Locuteur

suis

17:25
Locuteur 5

pas dur, je suis comme je suis, monsieur. ...viennent souvent des anciens électeurs de François Bayrou. Il a fait perdre les élections à Sarko. Ah, ça, je ne

17:33
Locuteur

lui

17:33
Locuteur 5

pardonnerai jamais. Jamais. Je me suis mouillé pour lui, vers vous,

17:44
Locuteur

puisqu

17:44
Locuteur 5

'il est avec M. Juppé maintenant. M. Juppé, il faut qu'il arrête aussi, il faut mettre un peu du plus jeune, il faut remettre un peu du sang, il faut y arrêter avec tous ces vieux qui se promènent.

17:53
Présentateur

Il faut y arrêter totalement,

17:54
Locuteur 6

j'ai qu

17:54
Locuteur

'à

17:54
Locuteur 6

me présenter, moi, c'est président de la République. Il est bien,

17:56
Locuteur

il

17:56
Locuteur 6

représente bien le terroir français.

17:59
Locuteur 5

Nous repartons après ces deux jours passés à Annecy avec une conviction. François Bayrou a une bonne image.

18:04
Locuteur

C

18:05
Présentateur

'est la même politique qui me dérange moins que d'autres. Il a été un très bon ministre de l'éducation nationale, justement parce qu'il n

18:10
Locuteur

'a

18:10
Présentateur

pas fait de réforme.

18:11
Locuteur 6

De là à l'imaginer à l'Élysée. Bayrou face à Poutine, ça ne

18:15
Locuteur

va

18:15
Locuteur 6

pas faire mon feu, je crois.

18:19
Locuteur

Face

18:19
Invité

à Poutine, vous seriez intimidé, François Bayrou

18:21
Locuteur

? Je

18:22
Présentateur

ne crois pas, non.

18:23
Locuteur

Vous

18:23
Invité

avez entendu les

18:24
Locuteur

mots ? Je n'ai pas

18:24
Présentateur

une nature intimidable.

18:26
Invité

Bon, vous avez entendu les mots. Bon père de famille, mais pas assez percutant. Il ne se mouille pas. Opportuniste, ni

18:32
Locuteur

ou ni non. Voilà, c'est pour

18:33
Présentateur

ça que vous m'avez invité. Au fond, c'est le choix que vous avez fait. Vous aviez une émission à perdre. Vous vous êtes dit Marine Le Pen n

18:41
Locuteur

'est

18:41
Présentateur

pas venue l'autre fois. Cette fois-ci, il va venir. Voilà, bon,

18:47
Locuteur

on

18:47
Présentateur

va...

18:47
Invité

Ça ne vous touche pas plus sérieusement quand vous entendez tout ça ? Non, vous avez l'habitude, vous dites c'est le lot des

18:51
Locuteur

hommes politiques. Les hommes

18:52
Présentateur

politiques, ils en prennent beaucoup.

18:55
Locuteur

Et

18:56
Présentateur

quelquefois, à juste titre. Et c'est vrai que c'est moins facile que d'être socialiste ou UMP, ce que j'essaie de faire. Opportuniste, a-t-on entendu. Oui, ça, je ne

19:08
Locuteur

crois

19:08
Présentateur

pas. Ça, je ne crois pas. J'ai pris de très gros risques

19:12
Locuteur

et

19:13
Présentateur

j'ai payé cash pour justement ne pas pouvoir être taxé d'opportunisme.

19:19
Locuteur

Vous

19:19
Invité

avez payé lourd ?

19:20
Locuteur

Oui. Oui.

19:23
Présentateur

Mais c'était mon choix.

19:25
Locuteur

Allez,

19:26
Présentateur

on poursuit cette conversation avec notre première séquence. Vous allez passer, François Bayrou, au

19:29
Locuteur

révélateur

19:30
Invité

politique de Nathalie Saint-Cricq. Bonsoir, Nathalie.

19:43
Présentateur

Bonsoir, David. François Bayrou, bonsoir.

19:44
Invité

Vous avez 15 minutes, c'est à vous.

19:47
Présentateur

Alors, on va essayer de répondre aux gens sur le marché d'Annecy et on va rentrer tout de suite dans le vif du sujet. Alors, votre péché originel à droite remonte à 2012. Vous votez François Hollande et après, ça se gâte très vite. Je vous propose d'écouter.

20:00
Locuteur

Je

20:01
Présentateur

ne veux pas voter blanc. Reste le vote pour François Hollande. C'est le choix que je fais. Le bilan de François Hollande que François Hollande présente aujourd'hui est un bilan désastreux pour le pays. Alors, François Bayrou, la question est simple. À quel moment vous vous êtes dit je me suis trompée ? Est-ce qu'il y

20:19
Locuteur

a

20:19
Présentateur

eu un déclic ? Est-ce qu'il y a eu une séquence, un texte de loi ? À un moment donné, vous vous êtes dit oh là là, je suis dans l'erreur ou j'ai été dans l'erreur

20:25
Locuteur

?

20:26
Présentateur

D'abord, je n

20:27
Locuteur

'ai

20:27
Présentateur

jamais dit que j'avais été dans l'erreur.

20:28
Locuteur

C

20:29
Présentateur

'est une phrase que j'utilise assez peu souvent. Trompée ? Non, pas du tout. François Hollande a fait des choix qui sont le contraire

20:38
Locuteur

de

20:39
Présentateur

ceux que j'espérais et de ceux qu'il avait laissés entendre. Le contraire

20:43
Locuteur

? Pendant la campagne.

20:43
Présentateur

On va peut-être y venir. Il s'était présenté

20:46
Locuteur

au

20:48
Présentateur

fond comme quelqu'un qui allait être

20:50
Locuteur

réformiste.

20:52
Présentateur

Je savais bien qu'il ne tiendrait pas les orientations de son programme économique. C'est ce que j'ai dit le jour

20:58
Locuteur

où

20:58
Présentateur

vous avez enregistré cette conversation.

21:01
Locuteur

J

21:01
Présentateur

'ai dit, mais s'il ne fait pas ce qu'il a promis, alors je serai dans l'opposition et je serai un opposant vigoureux. Et c'est ce que j'essaie de faire. Alors vous m'avez posé une question précise. Je vais vous répondre en faisant une confidence. J'ai eu le sentiment qu'il avait choisi un chemin qui allait le conduire à de très grandes difficultés

21:28
Locuteur

à

21:28
Présentateur

la première seconde.

21:31
Locuteur

Au

21:31
Présentateur

moment

21:32
Locuteur

où

21:33
Présentateur

il n'a pas raccompagné Nicolas Sarkozy jusqu'à sa voiture dans la cour de l'Elysée.

21:37
Locuteur

Et

21:38
Présentateur

où il n'a pas prononcé... Où il n'a pas prononcé le nom de Nicolas Sarkozy dans le discours qu'il a tenu de prise de fonction.

21:46
Locuteur

Et

21:47
Présentateur

je me suis dit, ouille, ouille, ouille. À

21:50
Locuteur

partir

21:51
Présentateur

de cet instant-là, au fond, la nécessité d'un président de la République, surtout quand il vient d'être élu... Vous l 'avez trouvé trop normal passer dans

22:01
Locuteur

la

22:01
Présentateur

fonction présidentielle. C'est qu'il devienne rassembleur du pays, y compris de ceux qui n'ont pas voté pour lui. Et de ceux qui étaient contre lui.

22:11
Locuteur

La

22:12
Présentateur

fonction présidentielle, ça n'est pas une fonction de chef de parti. Et au fond, le principal reproche qui me vient à l'esprit quand je pense au bilan de François Hollande, c'est qu'au lieu d'être au-dessus de la mêlée,

22:26
Locuteur

comme

22:27
Présentateur

un président de la République doit être, alors il a choisi d'être une sorte de premier secrétaire du Parti socialiste prolongé. Et ça, c'est pour moi... On va revenir dessus.

22:37
Locuteur

Mais est-ce qu'il n'y a pas un

22:38
Présentateur

paradoxe à ce que finalement, vous soyez assez cruel et dur avec lui depuis janvier 2014 ?

22:43
Locuteur

C

22:43
Présentateur

'est-à

22:43
Locuteur

-dire

22:43
Présentateur

depuis le moment où il y a un tournant dit social-libéral, où finalement, on l'accuse de se centriser, et depuis, il se rapproche de vous. Il se rapproche

22:53
Locuteur

de vous. Parce que vous dites,

22:53
Présentateur

il nous avait promis des choses, la campagne, elle a été à gauche. Les deux premières années, plutôt à gauche,

22:57
Locuteur

et après on la rend. Si

22:57
Présentateur

vous reprenez le programme et le mois président de la République, alors vous trouverez des engagements formels. Vous trouverez qu'il avait pris l'engagement qu'on allait baisser le déficit de la France au-dessous de 3% la

23:15
Locuteur

première année. Il a

23:16
Présentateur

quand même plus baissé que le quinquennat précédent.

23:19
Locuteur

Mais on va revenir sur tout ça.

23:20
Présentateur

Et

23:20
Locuteur

puis,

23:21
Présentateur

qu'on serait à l'équilibre en 2017. Là, il a peut-être vu... Et tout est de cet ordre-là. Sans parler du renversement de la courbe du chômage, sans parler de... Vous trouverez dans le «

23:36
Locuteur

Moi,

23:36
Présentateur

président de la République », il y avait une formule qui disait « Moi, président de la République, j'instaurerai la proportionnelle parce que je veux que toutes les opinions soient représentées. » Et tout cela, qui apparaît être des institutions donc difficiles à comprendre. Là, il y a des clés

23:54
Locuteur

pour

23:54
Présentateur

la manière de gouverner le pays.

23:57
Locuteur

Alors, je

23:58
Présentateur

voudrais qu'on avance parce que vous êtes quand même toujours relativement durs avec lui. Dans une récente interview à Valeurs Actuelles, elle remonte à juillet 2015, vous parlez de l'Europe et vous déplorez. Je vous cite à propos de François Hollande

24:08
Locuteur

qu

24:09
Présentateur

'il manque complètement de virilité. Premier point, est

24:12
Locuteur

-ce

24:12
Présentateur

que la testostérone a à voir avec ces affaires-là ? Deuxièmement, on n'a pas l'habitude de vous attendre à vous exprimer de cette façon-là. Oui. C'est Valeurs

24:18
Locuteur

Actuelles

24:19
Présentateur

qui attirent ce genre de... Les formules sont des formules et peut-être y a-t-il de ce point de vue-là

24:25
Locuteur

des

24:25
Présentateur

gens qui tiennent la plume et qui en ajoutent. Mais ce n

24:29
Locuteur

'est

24:29
Présentateur

pas très important. Non, mais c'est une attaque grave sur vos décisions. ce que j'ai dit au début de cette émission

24:39
Locuteur

sur

24:39
Présentateur

ce qui se passait en Europe, sur le fait qu'on était en train, non pas maintenant insensiblement, mais massivement, de porter atteinte de la part des Anglais à l

24:54
Locuteur

'idéal européen.

24:55
Présentateur

Vous trouvez qu

24:56
Locuteur

'il

24:56
Présentateur

y

24:56
Locuteur

a

24:56
Présentateur

une réponse française insuffisante ? Mais il n'y a pas de réponse française.

24:59
Locuteur

Sur

24:59
Présentateur

la Grèce, il y a eu une réponse française

25:00
Locuteur

? Non.

25:01
Présentateur

Sur

25:01
Locuteur

la

25:01
Présentateur

Grèce, ça a été un drame qui aurait pu emporter ce pays et emporter l'Europe. Pendant un mois et demi, moi, je n'ai rien entendu du président de la République.

25:16
Invité

C'est quand même le président de la République qui à un

25:18
Présentateur

moment donné a tout fait pour que l'Europe se mette d'accord sur un plan pour la Grèce et qu'elle reste dans l'Union. Eh bien, moi, je n'ai pas entendu. Les Français en parlaient tous les jours en famille. Ils en parlaient tous les jours au bistrot. Ils parlaient entre eux de quelque chose qui menaçait leur avenir. Je n'ai pas entendu. Alors, sans doute, a-t-il négocié dans les coulisses avec... Mais un président de la République, ce n

25:43
Locuteur

'est

25:43
Présentateur

pas seulement quelqu'un qui négocie dans les coulisses. C'est quelqu'un qui conduit un pays. Donc,

25:46
Locuteur

vous trouvez qu'il n'y a pas de vision et de manque de liberté. On enchaîne. Même

25:49
Présentateur

sur la guerre, c'est-à

25:50
Locuteur

-dire,

25:50
Présentateur

c

25:50
Locuteur

'est

25:50
Présentateur

l'intervention au mal de la Syrie, vous trouvez là aussi

25:52
Locuteur

que la France n'est pas à la hauteur. Non,

25:53
Présentateur

sur la guerre, je le

25:54
Locuteur

soutiens. Sur la guerre,

25:56
Présentateur

je

25:56
Locuteur

le soutiens.

25:57
Présentateur

Et je soutiens le gouvernement. Je trouve qu'il agit bien. Je trouve qu'il a été à la hauteur dans la rapidité de la réponse. J'ai été en désaccord avec lui parce qu'il envisageait de bombarder la Syrie. Et je trouvais que de ce point de vue-là, il y avait un risque énorme prix. Mais il n'était pas tout seul puisque Nicolas Sarkozy, le premier, Alain Juppé

26:20
Locuteur

et

26:21
Présentateur

lui

26:21
Locuteur

-même

26:21
Présentateur

étaient du même avis et

26:23
Locuteur

moi pas. Vous étiez relativement isolé.

26:24
Auditeur

Alors,

26:24
Locuteur

on

26:24
Auditeur

va en venir à

26:25
Locuteur

Nicolas Sarkozy.

26:25
Présentateur

Relativement isolé, mais peut-être ayant raison. Peut-être, mais relativement isolé. Vous

26:29
Locuteur

avez

26:29
Invité

dit au début d'émission, je ne suis pas du genre à dire, j'ai fait des erreurs.

26:36
Présentateur

Oui,

26:36
Locuteur

parce que

26:36
Présentateur

d'abord, j'en fais peu. Ah ben voilà,

26:38
Locuteur

comme ça, c'est

26:38
Présentateur

clair. Et ensuite, il y a suffisamment dans la vie politique de gens qui viennent

26:44
Locuteur

constamment

26:46
Présentateur

vous renvoyer. Alors, on va en venir à Nicolas Sarkozy. Lui, il a une vision très clivée de l'existence et de la politique. Très virile, diriez-vous. Il n'a pas, lui non plus, digéré 2012. Il aime le centre quand il est à droite et quand il est obéissant. On va en venir en quelques images sur ce qu'on peut appeler une incompréhension entre vous deux. Regardez.

27:06
Locuteur

Vous

27:06
Locuteur 6

le croyez à droite ? Hop, il est parti à gauche.

27:10
Locuteur

Vous

27:10
Locuteur 6

le croyez à gauche ? Trop tard, il est retourné à droite.

27:13
Présentateur

Oui, à l'alliance que la droite et du centre, mais un centre qui a choisi clairement qu'ils sont avec nous matin, midi et soir. Matin, Nicolas Sarkozy, midi, Nicolas Sarkozy, soir, soir. Nicolas Sarkozy, c'est trop.

27:31
Locuteur

Il

27:32
Présentateur

peut arriver

27:33
Locuteur

qu

27:34
Présentateur

'on ait une autre idée du bonheur. Les Français qui veulent une alternance locale et espèrent une alternance nationale

27:39
Locuteur

un

27:40
Locuteur 6

jour, ils souhaitent d'abord qu

27:41
Locuteur

'on

27:41
Locuteur 6

s'entende pour pouvoir gouverner demain des départements ensemble.

27:43
Invité

Et le modèle, qu'est

27:44
Locuteur

-ce

27:44
Invité

qu

27:44
Locuteur

'il

27:44
Invité

faut leur dire

27:45
Locuteur

? C

27:46
Invité

'est pas un peu lui.

27:48
Locuteur 6

Bonsoir.

27:50
Locuteur

Il

27:51
Présentateur

a changé ou il

27:51
Locuteur

n'a

27:51
Présentateur

pas changé ? Vous savez ce que les guignols disent, vous connaissez bien les guignols. Je connais. Guillaume, parfois, il disait qu

27:56
Locuteur

'il

27:56
Présentateur

a changé en pire. François Bayrou, changer en pire, c

27:59
Locuteur

'est

27:59
Présentateur

d

27:59
Locuteur

'un

27:59
Présentateur

point de vue comportemental ou c'est sur sa ligne politique

28:02
Locuteur

?

28:03
Présentateur

Non, sa ligne politique n'a pas changé. Alors peut-être ces jours-ci, on a cru noter des... Une

28:11
Locuteur

inflexion ?

28:11
Présentateur

Des inflexions. Sur quoi ? Je crois qu'il a pris et de mon point de vue, c'est justifié avec force le parti de dire qu'avec le FN, jamais rien. Et il l'a dit de manière très soulignée.

28:29
Locuteur

Il

28:29
Invité

l'avait déjà dit.

28:30
Présentateur

Oui. Enfin là, comme vous avez vu, ça s'est entendu. Est-ce qu'on peut revoir l'image

28:35
Invité

? Parce qu'il y

28:35
Locuteur

a

28:35
Invité

quelque chose qui m'a frappé au moment où on vous dit, au moment où vous dites passer la soirée avec

28:41
Locuteur

Nicolas Sarkozy. Le soir, le soir. Il avait une sorte

28:43
Invité

de frisson. Alors,

28:45
Locuteur

c

28:46
Présentateur

'est quoi ? C'est un frisson de crainte ?

28:48
Locuteur

C

28:48
Présentateur

'est un frisson d'horreur ? Vous savez ce qu'il avait dit ? Matin, midi

28:52
Locuteur

et

28:52
Présentateur

soir. Et il me semblait que c'était un peu trop, en tout cas pour mon...

28:57
Locuteur

Simplement, vous

28:57
Présentateur

voulez savoir où en étaient vos relations. Nos conférences de Canard Enchaîné ont rapporté des propos de Nicolas Sarkozy qui étaient « Je vais le crever le bègue ». Quand vous entendez ça, vous vous

29:06
Locuteur

dites « C'est la haine

29:07
Présentateur

». C'est distingué.

29:08
Locuteur

Je

29:08
Présentateur

ne

29:08
Locuteur

sais pas, vous dites quoi.

29:09
Présentateur

Oui, c'est ça. C 'est la vie politique normale ça

29:13
Locuteur

?

29:13
Présentateur

Non, ce n

29:14
Locuteur

'est

29:14
Présentateur

pas la vie politique normale mais peut-être y a-t-il par moments des éruptions... Enfant barbare, en 2009, dans la vie de pouvoir, en le qualifiant, ce n'était pas forcément

29:23
Locuteur

très

29:24
Présentateur

sympathique. C'est

29:25
Locuteur

assez

29:25
Présentateur

juste. Oui, vous maintenez. Et l'enfant barbare n'a pas mûri. Vous savez, quand on écrit un livre qu'on réfléchit et dans lequel on met beaucoup de lui-même, franchement, si on n'est pas fondé quand on écrit les choses, il vaut mieux changer de métier. Je pense que Nicolas Sarkozy avait, dans son rapport avec le pouvoir, quelque chose qui n'allait pas très bien.

29:50
Locuteur

avait.

29:51
Présentateur

Pour

29:51
Locuteur

l'instant,

29:52
Présentateur

il n

29:52
Locuteur

'est

29:52
Présentateur

pas au pouvoir. Donc vous avez des relations qui ne sont pas pacifiées, c'est toujours le même degré de violence, j'ai l'impression.

29:56
Locuteur

Mais

29:57
Présentateur

elles ne se sont pas détériorées parce que elles n'ont pas évolué. Très bien. Vous dites que parfois il est obsédé par vous, est-ce que ce n

30:05
Locuteur

'est

30:05
Présentateur

pas vous qui êtes aussi obsédé par lui

30:06
Locuteur

? Non. Est-ce

30:06
Présentateur

qu'il n

30:07
Locuteur

'y a

30:07
Présentateur

pas une obsession, une fixation irrationnelle ? Non. Non, je n'ai pas de... Comment... Cet affrontement, cette confrontation ne repose en rien sur une antipathie. Ah bon ? Je n'ai absolument... Non ? De votre part en tout cas. De ma part. Et vous faites le même diagnostic sur lui ? Il

30:25
Locuteur

n'y a

30:25
Présentateur

pas d'antipathie ?

30:26
Locuteur

Ça, je n'en

30:28
Présentateur

sais rien. Bon,

30:29
Locuteur

il y a

30:29
Présentateur

peut-être un petit contentieux, on

30:31
Locuteur

va

30:31
Présentateur

dire. D'accord. Mais non, je n'ai pas d'antipathie personnelle, simplement les choix qui ont été les siens. Et je vais préciser. Le choix qui est le sien, c'est de gagner les élections en mettant de l'huile sur le feu. De prendre les questions, de les faire flamber. Et il pense,

30:49
Locuteur

peut

30:50
Présentateur

-être à juste titre, que ça apporte des voix. Ça mobilise son camp, comme il dit. Ce qu'on a appelé la stratégie Buisson. Buisson, oui. Que vous connaissez. Moi, je pense que ce n

31:02
Locuteur

'est

31:02
Présentateur

pas bien pour la France. Je pense qu'un pays qui traverse les difficultés que nous traversons, les incompréhensions, l'impossibilité de rendre aux gens un espoir qu'ils n'ont plus, ce pays-là, on n'a pas le droit de le fracturer. Et c'est la grande différence

31:19
Locuteur

qu'il y a

31:19
Présentateur

entre lui

31:20
Locuteur

et vous. Enfin, on ne vous sent

31:21
Présentateur

plus mesuré ce soir dans vos critiques, Annick Kipala.

31:24
Locuteur

Peut-être parce qu

31:24
Auditeur

'elle est régionale.

31:27
Locuteur

Vous

31:27
Présentateur

aussi,

31:28
Locuteur

vous

31:28
Présentateur

faites...

31:28
Locuteur

Alors,

31:29
Auditeur

non, je ne

31:29
Locuteur

veux

31:29
Auditeur

pas décrire ma foi.

31:30
Locuteur

C

31:30
Auditeur

'est

31:30
Locuteur

vous. Non, pas du tout. Pas du tout. Simplement, comment

31:35
Présentateur

vous dire ça ?

31:36
Locuteur

Quand

31:36
Présentateur

vous êtes engagé au point où je le suis, vous n'avez pas envie que votre engagement se réduise à de l'antipathie avec un

31:44
Locuteur

homme.

31:44
Présentateur

Et

31:45
Locuteur

donc,

31:45
Présentateur

je ne suis pas dans l'antipathie avec Nicolas Sarkozy. Je suis en confrontation. Je suis parfois en

31:51
Locuteur

affrontement

31:52
Présentateur

avec lui. Et j'ai même écrit un livre dont on a entendu parler

31:57
Locuteur

pour les deux. C'est quelque chose

31:57
Présentateur

qui est difficile à comprendre.

31:58
Locuteur

C

31:58
Présentateur

'est-à

31:58
Locuteur

-dire

31:58
Présentateur

que vous êtes allié avec les Républicains et l'UDI d'à peu près toutes les régions, sauf une. Comment voulez-vous que les gens s'y retrouvent ? Vous ne pouvez pas à la fois dire que vous êtes libre ni à gauche ni à droite. D

32:07
Locuteur

'ailleurs,

32:07
Présentateur

les braves gens ou les gens qui étaient à Annecy ne peuvent pas comprendre. Vous êtes avec eux tout le temps et partout. Est-ce que ça n

32:12
Locuteur

'a

32:12
Présentateur

pas un côté incompréhensible pour l'opinion

32:15
Locuteur

?

32:15
Présentateur

C'est très simple. C'est une élection dont les règles exigent qu

32:19
Locuteur

'on

32:19
Présentateur

soit pour pas. Qu'on soit... Avec d'autres. Avec d'autres. Donc

32:23
Locuteur

on va la souffrir, Claire.

32:24
Présentateur

Non. Si la dernière fois, vous aviez cinq élus et vous avez dit tout à l'heure au début de l'émission, quelquefois, il faut mieux être seul et ne pas avoir d'élu plutôt qu

32:31
Locuteur

'intéresse à penser. Oui, je le pense. Là, vous vous mettez

32:33
Présentateur

avec des gens qui éventuellement, comme M. Wauquiez et M. Mignola, ne sont pas exactement sur la même ligne politique. Vous comprenez qu'on puisse ne pas comprendre. Moi-même, ça a été un tout petit peu difficile au

32:44
Locuteur

début... Pour vous, Laurent

32:45
Locuteur 8

Wauquiez.

32:45
Présentateur

...d'admettre... Enfin, d'accepter cette évolution. Mais Patrick Mignola, qui est un type très bien,

32:54
Locuteur

a obtenu... Moi, vous, c'est pas votre ligne, c'est le droit de la droite. ...a obtenu des

32:57
Présentateur

assurances extrêmement claires. Mais la plupart des responsables avec qui nous sommes, qu'ils soient UDI, comme en région centre, ou UMP, comme en région parisienne avec Valérie Pécresse, ce sont des gens avec qui nous avons... Vous pouvez travailler. ...tout à fait les moyens de travailler ensemble. C'est assez souvent des gens dont nous sommes

33:20
Locuteur

proches

33:21
Présentateur

ou dont nous pouvons être proches. Valérie Pécresse, c'est pas... Non,

33:25
Locuteur

d'accord, je vous parlais de Laurent Wauquiez, on pouvait

33:27
Présentateur

se dire que

33:27
Locuteur

vous

33:27
Présentateur

étiez plus près d'Emmanuel Macron ou de

33:28
Locuteur

Jean

33:28
Présentateur

-Yves Le Drian que de Laurent Wauquiez. Oui,

33:31
Locuteur

oui.

33:31
Présentateur

Ou de Manuel Valls.

33:32
Locuteur

C'est pas

33:32
Présentateur

faux. C'est pas faux. C'est pas faux. D'accord, donc... Mais Laurent Wauquiez a... pris des engagements. D'accord,

33:38
Locuteur

on va voir... Et quand quelqu'un

33:39
Présentateur

a

33:39
Locuteur

pris

33:39
Présentateur

des engagements, je le crois, jusqu'à la vérification

33:42
Locuteur

de ce que ces engagements... Même si au modem Ronald, ça commence à se faire la tête en ce moment. Alors on va revenir à Alain Juppé. Une

33:48
Présentateur

question, un minute ou...

33:49
Locuteur

Une

33:50
Invité

question avec quelques images.

33:51
Présentateur

Alors on va voir quelques images d'Alain Juppé. Alors c'est votre ami, c'est votre favori chez Les Républicains. Lui,

33:56
Locuteur

il

33:56
Présentateur

veut faire l'union de la droite et du centre comme vous. Il va même jusqu'à se faire siffler pour cela. On va l'écouter.

34:10
Locuteur 6

Je répète,

34:12
Locuteur

l

34:12
Locuteur 6

'UMP a été constitué sur la base de l'union

34:14
Locuteur

et

34:15
Locuteur 6

du centre et je continuerai à militer pour ce rassemblement de la droite et du centre.

34:23
Présentateur

C'est à cause de vous qu

34:24
Locuteur

'il

34:24
Présentateur

se fait siffler, non ? Vous êtes une sorte de boulet pour

34:26
Locuteur

lui. C'est une preuve

34:27
Présentateur

d'amitié. Oui. Mais est-ce que vous ne lui compliquez pas la tâche avec ses amis

34:30
Locuteur

?

34:32
Présentateur

Franchement, je ne crois pas. Alain Juppé a fait le pari de la primaire. Vous considérez que ce n

34:39
Locuteur

'est

34:39
Présentateur

pas un bon pari d'ailleurs ? Disons que j'ai des inquiétudes sur

34:42
Locuteur

la mécanique

34:44
Présentateur

de la primaire. Sur le trucage ?

34:46
Locuteur

Non,

34:47
Présentateur

pas sur le trucage. Sur la prime aux grandes

34:49
Locuteur

ailes ?

34:49
Présentateur

J'ai des inquiétudes sur le fait que les primaires à peu près partout dans le monde et à peu près à chaque occasion sortent davantage des gens qui sont le plus fort

35:02
Locuteur

en gueule possible.

35:04
Présentateur

Il suffit de regarder les primaires américaines que vous suivez tous les jours, les primaires républicaines américaines. Elles donnent... Les deux

35:12
Locuteur

candidats

35:13
Présentateur

en tête sont l'un, Trump. Donc vous êtes inquiet pour Alain

35:16
Locuteur

Juppé en tête ?

35:17
Présentateur

Et l'autre, Carson qui est le représentant de ce qu'on appelle le Tea Party, c'est-à-dire la droite à droite du parti républicain. Vous êtes inquiet pour lui ? Non, parce que lui il fait ce pari. Il est persuadé. qu'il peut l'emporter. Et moi, je crois quand les gens sont engagés qu'en effet, ils peuvent renverser le cours des choses. On

35:35
Locuteur

sent

35:35
Locuteur 6

que vous avez un doute.

35:37
Présentateur

Non, j'ai un doute sur la mécanique. D'abord, je crois que les primaires, ce n'est pas la Ve République. Mais enfin, on n'a pas le temps. Mais une chose est certaine pour moi, c'est que si Alain Juppé peut l'emporter, c'est parce qu'il y aura des gens qui iront l'aider. Et bien alors, par exemple, vous,

35:51
Locuteur

pourquoi

35:51
Présentateur

? C'est 2 euros pour aller voter à la primaire. Il faut dire qu'on est d'accord avec les valeurs de la droite

35:58
Locuteur

qui

35:58
Présentateur

n

35:59
Locuteur

'a

35:59
Présentateur

pas voté. Donc,

36:00
Locuteur

c

36:00
Présentateur

'est pourquoi ? Pourquoi vous n'y allez pas ? Est-ce que vous donnerez des consignes

36:02
Locuteur

à votre groupe pour aller l'aider ? Beaucoup de

36:03
Présentateur

mes amis iront. Mais vous ? Mais moi, je ne serai pas engagé par un résultat qui ne me

36:10
Locuteur

conviendrait

36:12
Présentateur

pas au sens de ce que je crois pour l'avenir

36:14
Locuteur

du pays.

36:14
Présentateur

Alors,

36:14
Locuteur

vos

36:14
Présentateur

amis iront ? Vous leur donnerez la consigne d'y aller

36:15
Locuteur

?

36:16
Présentateur

Dernière question, Nathalie.

36:18
Locuteur

Pour

36:18
Présentateur

beaucoup d'entre eux. Ils iront pour beaucoup d

36:20
Locuteur

'entre eux.

36:20
Présentateur

Ils iront ? Mais spontanément, vous leur direz d'y aller ?

36:22
Locuteur

Spontanément. Et quand ils

36:23
Présentateur

me posent la question, je

36:25
Locuteur

dis suite

36:25
Présentateur

tes intentions.

36:27
Locuteur

C

36:27
Présentateur

'est bien.

36:27
Invité

Merci, Nathalie. Quand vous dites « je ne me sentirai pas engagé par les résultats de cette primaire », ça nous ramène peut-être à ce que vous allez annoncer.

36:33
Locuteur

Tout

36:33
Présentateur

à l'heure. Tout à l'heure, on verra. David Pujadas dit que je vais annoncer des choses spectaculaires.

36:39
Locuteur

Pas forcément spectaculaires,

36:41
Présentateur

vous nous avez dit une mise au

36:41
Locuteur

clair. Non, c'est parce

36:43
Présentateur

que vous m'interrogiez sur le fait de savoir si c'était clair. Pour moi, c'est parfaitement clair.

36:48
Locuteur

Et

36:49
Présentateur

donc, nous allons en parler.

36:50
Locuteur

On

36:51
Invité

en parlera. Dans quelques instants. Merci, Nathalie. Le premier débat qui vous opposera à Stéphane Le Foll. D'abord, il y a quelqu'un qui souhaite vous poser une question sur un autre sujet politique,

37:00
Présentateur

la politique familiale. Bonsoir, Constance Deveau. Vous

37:05
Invité

êtes mariée, quatre enfants, directrice d'association et vous avez été militante, bénévole. Vous avez tenu un rôle assez important dans la manif pour tous qui a été très active dans les grandes manifestations contre la loi sur le mariage homosexuel qui se sont déroulées il y a quelques mois. la manif pour tous est toujours en activité

37:26
Locuteur

parce

37:27
Invité

qu

37:27
Locuteur

'elle

37:27
Invité

a perdu la partie d'une certaine manière

37:29
Locuteur

?

37:30
Auditeur

Alors, la manif pour tous... D'abord, elle n

37:32
Locuteur

'a

37:32
Auditeur

pas perdu la partie. Preuve en est

37:34
Locuteur

ma

37:35
Auditeur

présence ici. Le mouvement est encore très actif. Je peux donner quelques exemples. On a... Le mouvement organise en ce moment des meetings dans toutes les régions de France en vue des élections régionales pour demander

37:47
Présentateur

aux candidats de se positionner tout simplement sur les sujets de la famille, le quotidien des familles, etc. Au niveau plus européen et

37:57
Auditeur

international, on travaille activement à un traité sur l'abolition de la GPA, un traité international qui

38:05
Locuteur

avance

38:05
Présentateur

bien. Voilà. Alors, justement, quelles questions souhaitiez-vous poser à François Bayrou ? Vous êtes en face de lui.

38:12
Auditeur

Alors, bonsoir, M. Bayrou. Bonsoir. Voilà. Donc, j'ai fait partie, comme l'a dit M. Bujadas, des centaines de milliers de Français à descendre dans la rue et à battre le pavé, notamment en 2013 et puis ensuite en 2014 pour défendre l'intérêt supérieur de l'enfant. C'était en tout cas ma motivation, moi, en tant que mère. Voilà. La loi Taubira, vous le savez, on l'a su dès le début. Moi, ça m'a fait réfléchir. Enfin, ça m'a fait me poser beaucoup de questions. Je me suis renseignée, etc. Et je me suis aperçue que cette loi Taubira

38:53
Présentateur

ouvrait le mariage aux personnes de même sexe, certes, mais également l'adoption et très vite allait se poser les questions de la conséquence de cette loi. Donc, de l'adoption et

39:04
Auditeur

puis ensuite des techniques de procréation médicalement assistée, de gestation pour autrui, etc. Nous sommes descendus, donc, je dirais, éclairés, voilà, avec envie de, voilà, d'alerter l'opinion publique sur ce sujet important de l'enfant. Vraiment, moi, je suis descendue pour me mettre, pour défendre le point de vue des enfants, voilà, qui n'étaient pas là

39:27
Locuteur 10

pour se défendre. Et autant, il y a des hommes politiques qui étaient absents, bon, ça ne nous a pas tellement étonnés. Il y en a qui étaient présents, ben voilà,

39:35
Locuteur

on

39:36
Auditeur

a été parfois agréablement surpris, parfois surpris tout court. Vous êtes un homme de conviction, un homme de valeur, voilà, vous le dites souvent, vous défendez vraiment des valeurs humaines, de bon sens, de terroir, enfin voilà, et là, on est descendu dans la rue défendre une idée simple, on n'est pas descendu contre des gens, loin s'en faut, on est vraiment descendu dans la rue pour défendre l'intérêt supérieur de l'enfant. Vraiment, un enfant, ça a le droit d'avoir un papa et une maman, voilà,

40:07
Locuteur

c'est tout ce qu'on disait.

40:08
Auditeur

D'où ma question, monsieur Bayrou, pourquoi vous avez été, pour nous, et je pense qu'il y avait une bonne partie de votre électorat dans la rue, ça a été une surprise pour nous, vraiment, on a été nombreux à

40:19
Locuteur 10

regretter votre absence.

40:23
Locuteur

Pourquoi ? Bon,

40:24
Présentateur

c'est une grande question et ça mérite qu'on s'arrête

40:29
Locuteur

quelques

40:29
Présentateur

minutes.

40:30
Locuteur

Alors,

40:31
Présentateur

vous dites, on a été surpris,

40:33
Locuteur

ben,

40:34
Présentateur

c'est pas un secret, je suis chrétien

40:38
Locuteur

et

40:38
Présentateur

les questions de la famille, de l'enfance

40:41
Locuteur

sont

40:42
Présentateur

pour moi de très grandes questions. et pourquoi je n'étais pas là,

40:52
Locuteur

ne

40:52
Présentateur

soyez pas choqué de ce que je vais dire.

40:55
Locuteur

Je

40:55
Présentateur

n'étais pas là parce que vous avez dit, et il a été répété tout au long de ces manifestations,

41:02
Locuteur

un

41:03
Présentateur

enfant a besoin d'un papa et d'une maman

41:08
Locuteur

et

41:09
Présentateur

je connais beaucoup d'enfants

41:11
Locuteur

qui

41:11
Présentateur

grandissent,

41:13
Locuteur

par

41:14
Présentateur

exemple, avec des mères célibataires ou qui ont été adoptés et parfois ça ne se passe pas bien

41:25
Locuteur

et

41:25
Présentateur

je n'ai pas voulu que le seul modèle qu'on propose, que je propose, ce soit le modèle

41:33
Locuteur

que

41:34
Présentateur

je pense, moi aussi, être, quand ça va bien, le plus rassurant, le plus confortant, celui qui fait grandir

41:44
Locuteur

le

41:45
Présentateur

plus facilement.

41:48
Locuteur

Je

41:49
Présentateur

vais vous dire quelque chose,

41:51
Locuteur

j

41:52
Présentateur

'ai le souvenir absolument précis

41:57
Locuteur

d

41:58
Présentateur

'une jeune fille qui est venue me voir en disant je suis enceinte,

42:03
Locuteur

j

42:04
Présentateur

'ai envie de le garder mais ça va être trop dur, qu'est-ce que je fais

42:06
Locuteur

? Je

42:07
Présentateur

lui ai dit garde-le

42:11
Locuteur

mais je

42:12
Présentateur

ne

42:13
Locuteur

suis

42:13
Présentateur

pas sûr

42:14
Locuteur

ni

42:14
Présentateur

du papa ni

42:15
Locuteur

de

42:16
Présentateur

ce qu'il voudrait faire, ça ne fait rien.

42:20
Locuteur

Cet

42:20
Présentateur

enfant grandira

42:21
Locuteur

et

42:24
Présentateur

puis il y aura autour de vous d'autres personnes pour s'en occuper.

42:29
Locuteur

Et

42:30
Présentateur

puis un enfant, ça peut tout à fait se construire même si ça n'a pas un papa et une maman.

42:36
Locuteur

Et

42:36
Présentateur

pour moi, je n

42:38
Locuteur

'ai

42:38
Présentateur

pas voulu défiler, vous comprenez ce que je veux dire, vous savez bien que j'ai des enfants nombreux,

42:47
Locuteur

mais

42:47
Présentateur

ce n

42:48
Locuteur

'est

42:48
Présentateur

pas parce que je suis dans un modèle

42:51
Locuteur

que

42:51
Présentateur

je pense que ce modèle doit nécessairement s'imposer aux autres. Et même, je vais aller plus loin

42:58
Locuteur

en

42:58
Présentateur

une phrase,

43:01
Locuteur

la

43:01
Présentateur

chose la plus précieuse

43:04
Locuteur

que

43:04
Présentateur

j'ai apprise en réfléchissant à la vie politique et à l'histoire.

43:09
Locuteur

Au

43:09
Présentateur

fond, la seule vraiment très importante,

43:12
Locuteur

c

43:13
Présentateur

'est que

43:14
Locuteur

on

43:15
Présentateur

n'est pas là pour faire triompher ces idées.

43:19
Locuteur

On

43:19
Présentateur

est là

43:20
Locuteur

pour

43:21
Présentateur

que ces idées soient reconnues, qu'elles rayonnent et que ceux qui n'ont pas les mêmes idées

43:26
Locuteur

puissent

43:27
Présentateur

cependant vivre avec vous. Pourquoi est-ce que j'aime tant Henri IV

43:31
Locuteur

? Ce

43:32
Présentateur

n'est pas parce qu'il est de peau seulement ou béarnais seulement ou truculant seulement ou magnifique homme de langue seulement. Non. J'aime Henri IV parce qu

43:42
Locuteur

'il

43:43
Présentateur

n'a pas voulu

43:45
Locuteur

que

43:45
Présentateur

les protestants triomphent sur les catholiques ou les catholiques sur les protestants. Il a voulu

43:50
Locuteur

que

43:51
Présentateur

ces gens-là, ces hommes et femmes-là, vivent ensemble.

43:55
Invité

Alors, Constance Deveau, peut-être, vous comprenez ce que je veux dire, dit François Bayrou, est-ce que vous comprenez ce qu

44:00
Locuteur

'il

44:00
Invité

veut dire

44:00
Locuteur

? Je

44:03
Présentateur

comprends très bien ce que vous dites et je l'entends très bien et je partage tout à fait votre avis comme tous mes amis sans doute de la Manif pour tous. Je crois que la grande, enfin, la différence à faire,

44:17
Locuteur

c

44:17
Auditeur

'est effectivement les enfants qui, et on en a tous autour de nous, on en est peut-être aussi des victimes si j'ose dire,

44:23
Locuteur

c

44:23
Auditeur

'est-à-dire des accidents de la vie, voilà, parfois orphelins d'un père, d'une mère, parfois des deux, parfois d'un divorce, parfois d'autres choses.

44:35
Locuteur

Je

44:36
Présentateur

crois qu'on vous entend plus.

44:37
Locuteur

Ah,

44:37
Présentateur

pardon.

44:37
Locuteur

Et

44:37
Présentateur

là, on

44:38
Locuteur

m'entend.

44:38
Présentateur

Voilà.

44:40
Locuteur

Ça marche, allez-y. On vous

44:41
Présentateur

apporte un micro. Ça marche, ça marche. Allez-y, continue.

44:44
Auditeur

Voilà. Donc, je disais, il

44:47
Locuteur

y

44:47
Auditeur

a les enfants qui ont été des victimes d'accidents de la vie, donc effectivement, heureusement, il existe ce que Boris Cyrulnik appelle la résilience. Enfin, il y

44:58
Locuteur

a

44:58
Auditeur

des tuteurs de résilience. On peut évidemment être élevé par deux femmes et deux hommes et mener une vie

45:04
Locuteur

et être...

45:05
Invité

Petit problème de son, mais ça marche. Continuez. Vous dites, ça

45:07
Locuteur

peut arriver,

45:08
Invité

mais il ne faut pas en faire un modèle.

45:09
Locuteur

Voilà, attendez,

45:10
Présentateur

je crois qu'on vous apporte un micro parce que... Non, mais ça

45:12
Locuteur

marche. Ça marche, allez-y. Allez-y. D

45:15
Auditeur

'accord. Absolument, c'est ce que vient de résumer David Pujadas. Ce que je dis simplement, c'est que de là à en faire un modèle, une norme, à l'institutionnaliser et voir à l'encourager, ce qui est le cas de la loi Taubira. Là, je crois qu'il y a une vraie différence, si vous voulez.

45:34
Présentateur

Alors, François Bayrou, vous

45:35
Locuteur

répond.

45:35
Présentateur

Je ne l'aurais pas fait comme ça. Vous le savez, j'ai été, je crois, un des premiers, sinon le premier, à défendre une union civile.

45:43
Locuteur

À

45:43
Présentateur

l'époque, c'était totalement incompris d'une partie de l'opinion

45:48
Locuteur

qui

45:49
Présentateur

trouvait ça beaucoup trop progressiste, beaucoup trop avancée. Après, on y est venu. C'était en 2002,

45:56
Locuteur

il

45:56
Présentateur

y a 15 ans, bientôt. Et donc, de ce point, je ne l'aurais pas fait comme ça. Mais c'est fait.

46:04
Locuteur

Et

46:04
Présentateur

ceux qui prétendent, je vous dis ça,

46:07
Locuteur

comment

46:08
Présentateur

dirais-je, en sachant qui vous êtes et avec compréhension,

46:12
Locuteur

ceux

46:12
Présentateur

qui prétendent qu'on va revenir sur cette institution, à mon sens, se trompent, et pour un certain nombre d'entre eux, trompent ceux qui leur font confiance. Parce qu'ils savent très bien

46:24
Locuteur

que

46:25
Présentateur

ces grandes évolutions sociétales, on ne revient pas dessus de cette manière-là. Ce n

46:30
Locuteur

'est

46:30
Présentateur

pas en claquant du doigt. Ce n

46:32
Locuteur

'est

46:32
Présentateur

pas une alternance politique

46:33
Locuteur

qui

46:34
Présentateur

change les problèmes de l'affiliation, de l'État civil. Et donc, moi, je ne crois pas du tout qu'on va...

46:43
Locuteur

Merci,

46:44
Présentateur

Constance Deveau. ...qu'on va

46:45
Locuteur

barrer

46:47
Présentateur

dans

46:47
Locuteur

les

46:47
Présentateur

plumes tout ça. Et je préfère être honnête en le disant. Merci, Constance Deveau. Merci,

46:53
Locuteur

c'est clair. C

46:54
Invité

'est l'heure du premier débat. Stéphane Le Folle nous rejoint. Bonsoir. Bonsoir, Stéphane Le Folle. On vous présente souvent comme le premier des Hollandais. Tant vous êtes proche du président de la République, vous êtes aussi ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement. On enclenche le chronomètre pour 20 minutes.

47:21
Locuteur

C

47:22
Invité

'est à vous de commencer. Souhaitez-vous répondre à ce que vous avez entendu de François Bayrou tout à l'heure sur l'action de votre gouvernement

47:28
Locuteur

?

47:28
Locuteur 9

Oui, je vais répondre à ce que j'ai entendu. Je vais le faire en essayant de prendre

47:34
Locuteur

le

47:35
Locuteur 9

même ton que celui de François Bayrou.

47:37
Locuteur

Il

47:37
Locuteur 9

n'y aurait pas des centristes et puis des gens de gauche qui seraient sectaires,

47:41
Locuteur

des

47:42
Locuteur 9

gens de droite, il y en a. Mais je vais essayer de prendre des choses avec la dimension à laquelle François Bayrou souhaite les mettre.

47:50
Locuteur

à

47:51
Locuteur 9

quoi la France doit faire face ?

47:53
Locuteur

Une

47:54
Locuteur 9

crise

47:54
Locuteur

qui

47:55
Locuteur 9

est à la fois européenne et qui a été mondiale.

47:58
Locuteur

À

47:58
Locuteur 9

quoi doit-elle faire face aujourd'hui ? Au terrorisme,

48:01
Locuteur

à

48:02
Locuteur 9

des déstabilisations en Afrique.

48:04
Locuteur

À

48:04
Locuteur 9

quoi doit-elle faire face aujourd'hui ? Aux grands enjeux du climat.

48:09
Locuteur

À

48:09
Locuteur 9

quoi doit-elle faire face aujourd'hui à la question de la migration

48:12
Locuteur

et

48:13
Locuteur 9

des migrants ?

48:13
Locuteur

Et

48:14
Locuteur 9

en même temps, à garantir un vivre ensemble et des valeurs pour la République qui permettent à chacun de pouvoir espérer réussir dans ce pays. C'est ça l'enjeu.

48:28
Locuteur

À

48:28
Locuteur 9

partir de là, j'ai entendu ce que vous avez dit. Et je ne reviendrai pas sur le fait qu'à la sortie de l'Elysée, au moment de raccompagner ou pas Nicolas Sarkozy, ça vous a fait changer d'avis.

48:37
Présentateur

Non.

48:38
Locuteur 9

Mais si je prends... Non, je ne reviens pas là-dessus, ce n

48:40
Locuteur

'est

48:40
Locuteur 9

pas

48:40
Locuteur

grave. Pourquoi pas ? Si je

48:41
Locuteur 9

prends... Pourquoi pas ? C

48:42
Locuteur

'est un geste peut-être. Chacun

48:43
Locuteur 9

a le droit de regarder ceux-là. Mais revenons à l'essentiel. L'Europe.

48:48
Locuteur

Grande

48:48
Locuteur 9

question. Vous avez posé la question de Cameron. La sortie de l'Europe. Et quand en France, aujourd'hui, certains plaident

48:54
Locuteur

pour

48:55
Locuteur 9

remettre en cause ce qui a été construit pendant 50 ans avec des alternances politiques, avec des chefs d'État qui ont défendu,

49:02
Locuteur

ou

49:02
Locuteur 9

qui défendent des valeurs de gauche et de droite, mais qui ont porté le projet européen. François Hollande, aujourd'hui, porte ce projet européen. Vous avez dit sur la Grèce, je ne l'ai pas entendu. Mais le résultat a été qu'un pays que l'Allemagne, en partie d'ailleurs, souhaitait voir quitter la zone euro et rester dans la zone euro.

49:19
Locuteur

La

49:19
Locuteur 9

position de la France sur la question de la sortie de la Grande-Bretagne sera très claire. Il y a des traités qui doivent être respectés.

49:25
Locuteur

Il

49:25
Locuteur 9

y a des principes et des valeurs en Europe qui doivent être respectées. Pour que ce

49:28
Locuteur

soit clair,

49:29
Invité

Stéphane Le Folle, vous êtes sur la même position que François

49:30
Locuteur

Hollande. Mais c

49:31
Invité

'est

49:31
Locuteur

à propos de le

49:32
Locuteur 9

dire, on verra. Donc sur les enjeux européens, ce qui pourrait justifier un changement, je ne le vois pas. Sur la question économique, vous avez été un de ceux, et souvent à juste titre, à considérer que l'endettement et les déficits publics qui se creusaient étaient à terme insoutenables. On peut discuter de la vitesse à laquelle se réduit le déficit,

49:51
Locuteur

la

49:51
Locuteur 9

vitesse à laquelle l'endettement va finir par baisser par rapport au PIB. Mais on ne peut pas contester le fait que des efforts sans précédent ont été faits. On était à plus de 5% en 2012. On sera à 3,8% pour 2015 et moins de 3,6% pour 2016. On avance dans le bon sens. Et on le fait en même temps en préservant ce qu'est

50:12
Locuteur

la

50:13
Locuteur 9

France et son modèle social. Je prends la sécurité sociale. De la même manière qu'on a réduit le déficit de la sécurité sociale de moitié, on a ouvert en même temps des droits nouveaux. Et on n'a rejeté aucune franchise, aucun non-remboursement de médicaments. On a fait de l'accès à la santé pour tous, débat qui aujourd'hui est d'actualité, à un enjeu tout en réduisant le déficit.

50:35
Locuteur

Alors peut-être que François Bayrou vous répond ? Si

50:37
Locuteur 9

je regarde ces éléments, face aux grands enjeux d'un grand pays comme la France et face aux défis de la France, je voudrais comprendre pourquoi vous avez changé d'avis après le choix que vous avez fait en 2012.

50:48
Locuteur

– Si

50:51
Présentateur

j'avais de l'humour un peu cruel, je dirais que… – Vous pourrez.

50:56
Locuteur

–

50:56
Présentateur

Les premiers à avoir changé d'avis, Stéphane Le Foll, en tout cas au moment des élections législatives de 2012, peut-être en connaissez-vous quelques-uns.

51:08
Locuteur

Mais

51:09
Présentateur

je ferme cette parenthèse parce que ça n'a… –

51:11
Locuteur 9

Peut-être que j'en connais certains. –

51:12
Locuteur

Attendez-vous. – Peut-être que moi, je n'étais pas

51:14
Présentateur

sur cet avis-là.

51:14
Locuteur

– Vous parlez en langage

51:15
Invité

codé, messieurs,

51:16
Locuteur

excusez-moi, il faut que j'explique pour ceux qui nous

51:18
Invité

regardent quand même. Vous étiez candidat à ces élections législatives et vous n'avez pas été soutenu en clair par le camp de la majorité

51:27
Locuteur

que vous aviez soutenu à la

51:28
Présentateur

présidentielle. Vous n'avez pas été payé de retour. – Non mais

51:30
Locuteur

je

51:31
Présentateur

ne voulais pas être payé de retour. – C'est une expression. – Non. Je n'ai rien marchandé. Stéphane Le Foll le sait bien. Je n'ai même pas passé un coup de fil

51:40
Locuteur

à

51:41
Présentateur

François Hollande. qui peut-être aurait cependant été intéressé par un tel coup de fil. –

51:46
Locuteur

Mais vous avez été amère

51:47
Présentateur

quand même ? – Pardon ? – Vous avez été amère quand même

51:49
Locuteur

? –

51:50
Présentateur

Non.

51:51
Locuteur

Je

51:52
Présentateur

l'avais cherché d'une certaine manière.

51:54
Locuteur

–

51:55
Présentateur

On a du mal à vous croire. – Ben si, j'avais cherché que les

51:58
Locuteur

électeurs de l'UMP n

52:00
Présentateur

'avaient pas envie de voter pour moi à cette occasion. Je le comprends très bien. Mais ça n'est pas du tout la question. La question, c'est que les choix qui sont faits... Alors, je ne dis pas que rien n'est fait.

52:15
Locuteur

J

52:15
Présentateur

'ai dit sur le Mali, sur les interventions militaires, j'ai dit que je soutenais, sauf sur l'idée qui avait été avancée d'un bombardement de la Syrie. Mais de ce point de vue-là, j'étais en désaccord. Je ne dis pas que rien n'est fait.

52:34
Locuteur

Mais

52:34
Présentateur

je dis que les décisions qui sont prises ne vont pas dans le sens que je souhaiterais,

52:42
Locuteur

ou

52:42
Présentateur

pas assez loin dans le sens que je souhaiterais, sur la plupart des sujets. – Alors, un point précis. – Ben, on va dire... Stéphane Le Foll faisait allusion au CICE. Et le CICE, c'est-à-dire ce fait qu'on reverse aux entreprises 4 ou 6 % de la masse salariale.

53:08
Locuteur

Alors,

53:08
Présentateur

je trouve que, je l'ai dit le premier

53:10
Locuteur

jour, je le pense encore

53:11
Présentateur

aujourd'hui, que c'est ce qu'on appelle une usine à gaz. C'est-à-dire, au lieu d'avoir quelque chose de simple, un cadre simple, par exemple, en baissant les charges.

53:24
Locuteur

Au

53:24
Présentateur

lieu de ça, on a inventé un système qui fait que... Vous savez très bien, Stéphane Le Foll, de quelle manière s'est organisé pour une entreprise le CICE. Il faut aller remplir dans l'alias fiscal une déclaration sur la masse salariale, à condition que cette masse salariale, elle soit amputée

53:46
Locuteur

des

53:47
Présentateur

salaires qui sont au-dessus de 2 fois et demi le SMIC. Dès l'instant que vous dépassez 2 fois et demi le SMIC,

53:56
Locuteur

on

53:56
Présentateur

ne vous rembourse rien, trappe à bas salaire, ou en tout cas, blocage dans un certain nombre de choses. Puis, il faut déclarer à l'URSSAF,

54:06
Locuteur

comme

54:06
Présentateur

si ça avait le moindre intérêt, je crois que ça n'a pas de position. C'est bureaucratique, administratif, et ça n'a pas, à mes yeux, le résultat que ça devrait avoir. je dînais avec votre ami Michel Sapin le soir où vous avez créé le CICE. Il m'a dit, c'est formidable, on va créer 300 000 emplois la première année.

54:28
Locuteur

Je

54:29
Présentateur

lui ai dit, vous n'en créerez pas un seul,

54:31
Locuteur

parce

54:32
Présentateur

que c'est tellement compliqué qu'une PME, qu'un artisan, ne peut pas arriver à saisir ce que cette mécanique va lui apporter. et

54:42
Locuteur

il ne créera donc pas

54:44
Présentateur

d'emplois parce qu

54:45
Locuteur

'il

54:45
Présentateur

n'aura pas de visibilité. Et un très grand nombre de décisions, d'orientations, de mécanismes qui sont mis en place

54:54
Locuteur

ont,

54:54
Présentateur

je crois, cette faiblesse et ce défaut. En tout cas, ce n

54:59
Locuteur

'est

54:59
Présentateur

pas comme ça que j'imaginais la dynamique qu'il fallait créer.

55:02
Locuteur

Alors,

55:02
Locuteur 9

sur la compétitivité et le crédit d'impôt, compétitivité emploi. D'abord, c'est un crédit d'impôt. C'est sur l'impôt sur les sociétés que payent les entreprises qui est réduit en fonction de la masse salariale. Pourquoi ça a été fait ? C'était pour redonner de la compétitivité et en même temps tenir compte de l'emploi dans les entreprises. Celles qui avaient beaucoup d'emplois avaient droit à plus que celles qui ont moins d'emplois. Jusqu'à deux fois et demi le SMIC parce que c'était sur ces deux fois et demi le SMIC que pesait en partie le plus gros taux de chômage de ceux qui ne trouvent pas d'emploi ou de ceux qui le perdent. C'était en particulier le cas dans l'ensemble de l'industrie.

Donc ce sujet du crédit d'impôt aujourd'hui M. Bayrou je peux vous le dire

55:45
Locuteur

les

55:46
Locuteur 9

entreprises que je connais dans l'agroalimentaire demanderont une chose de ne plus y toucher.

55:52
Locuteur

A

55:52
Locuteur 9

ce crédit d'impôt compétitivité emploi qui va représenter plus de 15 milliards d'euros s'y ajoute le pacte de responsabilité qui lui est une baisse sur les charges payées par les entreprises sur le travail de manière générale jusqu'à trois fois et demi le SMIC. Et ce pacte de responsabilité avec le crédit d'impôt c'est 40 milliards faits sur les économies de la dépense publique qui sont redistribués pour les entreprises en tenant compte la question de l'emploi et en faisant en sorte qu'on leur donne de la compétitivité des marges pour investir et embaucher. C'est ça l'objectif. Il n'est pas plus compliqué que ça.

Il est assez simple et aujourd'hui après sa mise en oeuvre je suis sûr d'une chose pour en discuter avec des chefs d'entreprise la première des choses ça va être vous le gardez on a besoin de le pérenniser la preuve c'est qu'ils l'ont demandé et qu'il est pérennisé jusqu'en 2017. Voilà ce qu'est le choix du redressement du pays en redonnant de la compétitivité mais en ne perdant jamais l'objectif qui est celui de l'emploi. Voilà pourquoi il y a eu le crédit d'impôt compétitivité

56:55
Locuteur

et le

56:55
Présentateur

pacte de responsabilité. Stéphane Le Foll vous êtes satisfait après tout c'est votre fonction

57:00
Locuteur

mais

57:01
Présentateur

je ne le suis pas. Je vais vous donner un élément très précis. Un autre peut-être ? Non, sur ce point-là comme vous le savez sans doute il y a eu un rapport de l'INSEE sur le CICE crédit impôt compétitivité emploi

57:16
Locuteur

qui

57:17
Présentateur

a dit voilà ce mécanisme-là a sauvé ou créé 140 000 emplois

57:26
Locuteur

et

57:27
Présentateur

moi qui suis un esprit simple rural

57:30
Locuteur

comme

57:31
Présentateur

moi rural comme moi comme vous on est deux mais moi j'ai fait une division sur la période considérée c'est-à-dire 2013 et 2014

57:44
Locuteur

le

57:45
Présentateur

CICE a coûté 33 milliards

57:47
Locuteur

alors

57:48
Présentateur

j'ai donc bêtement divisé 33 milliards 33 milliards par 140

57:57
Locuteur

000

57:57
Présentateur

donnez-nous le résultat tout de suite parce que l'idée de faire le

57:59
Locuteur

ça fait

58:00
Présentateur

près de 250 000 euros par emploi la division toute simple franchement je trouve que c'est pas une bonne manière de dynamiser les choses au profit de l'emploi je crois que c'est trop trop voilà trop bureaucratique trop administrativo labyrinthique pour qu'on s'en on

58:24
Locuteur

a compris vos

58:25
Invité

divergences là-dessus

58:25
Présentateur

autre point ou est-ce que vous souhaitez qu

58:27
Locuteur

'on

58:27
Présentateur

parle de la

58:27
Locuteur

politique du gouvernement

58:28
Présentateur

en matière

58:28
Locuteur

des migrants

58:29
Présentateur

je vais prendre un point très simple

58:31
Locuteur 9

un autre point là-dessus on n

58:33
Locuteur

'est

58:33
Locuteur 9

pas d'accord sur le le labo on a

58:35
Locuteur

compris vos divergences

58:37
Locuteur 9

sur le labyrinthe c'est très clair et très simple

58:39
Présentateur

oui mais moi je crois pas je crois je crois

58:43
Locuteur

que les

58:44
Présentateur

industriels auxquels vous vous adressez si vous leur disiez on va vous baisser les charges toutes les charges de

58:52
Locuteur

6% allez on a acté le désaccord et

58:54
Locuteur 9

la baisse des charges et donc voilà

58:57
Présentateur

baisse

58:57
Locuteur

des charges

58:57
Présentateur

de 6% je vous assure qu'ils y trouveraient tout à fait leur compte et qu'ils comprendraient infiniment mieux et nous aussi deuxième sujet je suis moi très très heurté

59:12
Locuteur

je

59:13
Présentateur

pourrais même dire blessé

59:15
Locuteur

par

59:16
Présentateur

ce qui se passe à l'école

59:17
Locuteur

la

59:19
Présentateur

réforme du collège

59:20
Locuteur

la

59:21
Présentateur

entre guillemets réforme du collège qui n'est pas autre chose que la suppression des classes de langues renforcées et la suppression d'un trait de plume du latin et du grec dans l'enseignement secondaire du collège en france

59:40
Locuteur

c

59:41
Présentateur

'est une atteinte pour moi terrible

59:43
Locuteur

mais au

59:46
Présentateur

fond au contrat d'égalité qu'il doit y avoir entre les enfants parce que c'est ces disciplines là que le gouvernement a l'air de considérer comme dépassé d'autres fois

59:57
Locuteur

d

59:58
Présentateur

'abord ce sont les disciplines sur lesquelles s'est fondée la culture française pendant quatre siècles

1:00:03
Locuteur

et

1:00:05
Présentateur

Voltaire Jaurès Blum pour citer des noms qui auxquelles on peut accorder le même

1:00:14
Locuteur

crédit

1:00:16
Présentateur

avaient bâti toute leur vision du monde sur cette culture là depuis la renaissance depuis les humanités et donc je considère qu'on porte atteinte mais surtout on porte atteinte à quelque chose qui est l'égalité des chances sociales

1:00:31
Locuteur

parce

1:00:31
Présentateur

que en effet quand vous venez d'un milieu

1:00:34
Locuteur

dans

1:00:35
Présentateur

lequel quand vous venez d'un milieu dans lequel vous avez la culture à la maison

1:00:45
Locuteur

vous

1:00:46
Présentateur

avez des livres à la maison et on est là pour vous offrir le chemin

1:00:50
Locuteur

alors

1:00:51
Présentateur

vous n'avez pas besoin que l'école vous offre ça sans doute

1:00:54
Locuteur

mais

1:00:55
Présentateur

pour moi c'est vital et on est un certain nombre qui ne serions pas là si ça vous connaissez vous

1:01:04
Locuteur

devrez y réfléchir je vais

1:01:05
Présentateur

vous dire

1:01:05
Locuteur 9

deux choses

1:01:06
Locuteur

moi

1:01:07
Locuteur 9

ce qu'il faut supprimer c'est le fait que 130 000 élèves

1:01:12
Locuteur

par

1:01:12
Locuteur 9

an sortent de l'école sans aucune formation

1:01:15
Locuteur

on

1:01:16
Locuteur 9

n'a pas du tout le même point de départ deuxièmement ce qu'il faut supprimer aussi c'est le fait que l'école continue à reproduire une situation sociale

1:01:25
Locuteur

ce

1:01:26
Locuteur 9

qu'il faut supprimer dans l'école aujourd'hui c'est le fait que dans les tests qui sont faits à l'échelle internationale la France ne cesse de régresser que ça soit sur les apprentissages ou sur la capacité en mathématiques ou en physique c'est ça qu'il faut supprimer François Béroux parce qu'après la question du grec et du latin

1:01:45
Locuteur

certes elle

1:01:46
Locuteur 9

doit être préservée mais ça ne peut pas être un débat sur l'école et l'enjeu de l'éducation prenons ça comme un enjeu par rapport à une jeunesse et une France qui a le plus de jeunes en Europe si en même temps on n'est pas capable de dire il faut d'abord supprimer cette échelle et supprimer surtout tous ces enfants qui sortent sans aucun diplôme et qui finissent dans la difficulté je vais continuer sur un autre point moi je suis ministre de l'agriculture et j'ai l'enseignement agricole

1:02:14
Locuteur

on

1:02:15
Locuteur 9

va fêter dans deux semaines

1:02:16
Locuteur

les

1:02:17
Locuteur 9

50 ans de l'éducation socio-culturelle dans l'enseignement agricole je voudrais simplement rappeler que l'enseignement agricole c'est celui qui prend la formation initiale qui fait de l'apprentissage qui fait de la formation continue

1:02:28
Locuteur

que

1:02:29
Locuteur 9

l'enseignement agricole conçu par Pisani à l'époque avait justement créé ces formes d'association et de travail commun sur des projets dès le début de l'enseignement agricole cet enseignement il fait que 87% des élèves qui y rentrent sortent avec un diplôme il fait que ceux qui sortent avec un diplôme trouvent à 92% un emploi on va fêter les 50 ans de cet enseignement

1:02:52
Locuteur

et

1:02:53
Locuteur 9

moi tous ceux que j'entends dire que sur la réforme du collège l'idée de faire travailler les élèves en groupe de porter des projets ça serait contraire à l'objectif de l'égalité je leur dis venez voir ce qui se passe dans l'enseignement agricole regardons une expérience qui a 50 ans qui n

1:03:10
Locuteur

'a

1:03:10
Locuteur 9

pas été mise en place par moi qui a été mise je l'ai dit par Edgar Pisani et qui fait ses preuves avant de dire on ne veut pas de cette réforme sous prétexte qu'elle remettrait en cause un certain nombre de choses dans ce débat sur l'éducation

1:03:24
Locuteur

il

1:03:24
Locuteur 9

faut qu'on soit capable et c'est là que le débat est intéressant et que centriste que vous êtes vous devez défendre ce qui est bien sûr une partie de votre identité vous avez une formation d'agrégé et sur ce sujet vous êtes sensible mais prendre en compte aussi la globalité de la question la globalité de l'enjeu de l'éducation et de faire en sorte qu'au-delà de la question du grec et du latin vous teniez compte aussi de l'objectif c'est celui je voulais rappeler de supprimer ceux qui sortent sans aucun diplôme de faire en sorte que la France arrête de régresser dans tous les toutes les

1:03:58
Locuteur

mesures en clair vous dites François

1:04:00
Invité

Bayrou regarde par le petit bout de la lorgnette

1:04:02
Locuteur 9

mais je pense que sur ce débat on ne peut pas prendre cette grande question d'éducation avec les postes qu'on y met le fait que l'éducation est redevenue le premier budget de l'état ce qui était votre souhait d'ailleurs dans les

1:04:12
Locuteur

programmes que vous aviez

1:04:13
Locuteur 9

en 2012 donc on n'est pas loin sur l'objectif mais sur la réforme on ne peut pas la prendre uniquement comme c'est à chaque fois par le biais du latin et du grec préserver le latin et le grec mais prendre l'enjeu et l'objectif globalement

1:04:26
Présentateur

alors Stéphane Le Foll qui est habile essaie de nous vous savez qu'on

1:04:32
Locuteur

fait tourner les gens pour

1:04:34
Présentateur

qu'ils ne trouvent plus leur chemin c'est très simple Stéphane Le Foll c'est très bien qu'il raconte des histoires sur

1:04:41
Locuteur

un point en tout cas

1:04:42
Présentateur

sur un point en tout cas ne fermez pas les yeux comme ça

1:04:46
Locuteur

ouvrez-les

1:04:46
Présentateur

au contraire ouvrez-les au contraire l

1:04:50
Locuteur

'enseignement agricole

1:04:51
Présentateur

ça n'est pas sixième cinquième quatrième et troisième l'enseignement agricole c'est après sinon c'est quatrième et troisième l

1:05:00
Locuteur

'enseignement agricole l'essentiel de l

1:05:03
Présentateur

'enseignement agricole vous le savez bien c'est après le collège vous

1:05:06
Locuteur

voyez

1:05:06
Présentateur

je ne raconte pas d'histoire c'est après le collège François

1:05:09
Locuteur

Bayrou il nous dit vous regardez par le petit bout de la lornière ce

1:05:12
Présentateur

que Stéphane Le Foll a dit la phrase importante c'est nous nous voulons supprimer les inégalités sociales entre ceux qui échouent et ceux qui réussissent vous n'allez pas les supprimer vous allez les renforcer

1:05:24
Locuteur

pour

1:05:25
Présentateur

une raison qui est très simple c'est qu'un certain nombre de familles ces enseignements qu'elles ne trouveront plus dans l'enseignement public qui sont rayés d'un trait de plume ils iront dans l'enseignement privé d

1:05:35
Locuteur 9

'abord ils ne

1:05:35
Locuteur

sont pas rayés

1:05:36
Présentateur

d'un trait de plume et aujourd'hui il

1:05:37
Locuteur

y

1:05:37
Présentateur

a des

1:05:37
Locuteur 9

familles qui font le choix de l'enseignement privé ils sont rayés d'un trait de

1:05:41
Locuteur

plume

1:05:41
Locuteur 9

il y aura de l'enseignement du latin et du grec ce n'est pas rayé d'un trait de plume franchement M. Bérou si c'est la seule question qui est posée il faut qu'on en discute et qu'on la règle mais n'oubliez pas l'enjeu global le latin et le grec ne font pas aujourd'hui ne sont pas l'alpha

1:05:56
Locuteur

et l'oméga de la réussite des élèves c'est pas vrai c'est

1:05:59
Présentateur

révélateur

1:06:00
Locuteur

de quelque chose

1:06:01
Présentateur

c'est que vous avez choisi l'égalitarisme par le bas et donc sur ce point je suis contre troisième sujet on n'a pas le temps d'aborder

1:06:12
Locuteur

un troisième sujet en quelques mots il y a une minute de débat alors 30

1:06:17
Invité

secondes la

1:06:18
Locuteur

réforme

1:06:21
Présentateur

et le redécoupage des régions

1:06:24
Locuteur

un

1:06:25
Présentateur

des points sur lesquels nous étions en accord avec François Hollande c'est qu'il y avait trop de strates qu'il fallait les simplifier

1:06:32
Locuteur

et

1:06:33
Présentateur

de ce point de vue là Nicolas Sarkozy en ayant institué le conseiller territorial des élus qui étaient dans les deux assemblées départements

1:06:44
Locuteur

et région ça allait

1:06:44
Présentateur

plutôt dans ce sens là vous vous êtes lancé dans une réforme avec les meilleures intentions je me souviens de François Hollande disant même je vais supprimer les départements et vous dites ça et même il fallait une réforme constitutionnelle qu'il envisageait et puis vous avez fait un redécoupage des régions qui n'a ni queue ni tête et qui est une insulte à la décentralisation alors réponse de Stéphane

1:07:08
Locuteur

non

1:07:09
Présentateur

non exemple deux exemples

1:07:11
Locuteur

lorsque

1:07:11
Présentateur

vous mettez Alsace Lorraine Champagne Ardenne

1:07:16
Locuteur

avec

1:07:16
Présentateur

l'histoire de ces régions la personnalité de ces régions

1:07:21
Locuteur

lorsque

1:07:22
Présentateur

vous mettez dans la même dans la même région les vallées pyrénéennes

1:07:26
Locuteur

et

1:07:27
Présentateur

puis Bressuie on

1:07:29
Locuteur

parle des Pyrénées

1:07:30
Présentateur

et puis

1:07:31
Locuteur

Limoges

1:07:32
Présentateur

évidemment c'est des régions qui n'ont aucune identité

1:07:35
Locuteur

qui

1:07:36
Présentateur

n'ont aucune personnalité et

1:07:38
Locuteur

donc

1:07:38
Présentateur

c'est une atteinte à ce que nous pouvions attendre la décentralisation et ça ne va pas faire des économies ça va coûter plus cher

1:07:45
Invité

alors grand 1 vous n'avez pas supprimé un étage grand 2 les redécoupages oui

1:07:49
Locuteur

parce qu

1:07:49
Locuteur 9

'il y a à la fois les régions

1:07:51
Locuteur

qui

1:07:51
Locuteur 9

ont été choisies avec des tailles nouvelles mais prenons Champagne Ardenne Alsace

1:07:59
Locuteur

tout

1:07:59
Locuteur 9

le débat il est aussi sur les liens chacun gardera son histoire et son identité il

1:08:05
Locuteur

n'a

1:08:05
Locuteur 9

jamais été question de dire que l'Alsace allait disparaître on essaye de faire en sorte que des synergies et des dynamiques territoriales qui existent soient construites administrativement c'est ça l'enjeu et à partir de là trouver des solutions d'économies sur le fonctionnement et faire en sorte aussi que l'état soit présent à l'échelle des régions et présent à l'échelle de la proximité c'est à dire du département voilà pourquoi on a gardé aussi l'identité départementale

1:08:31
Locuteur

mais vous ne supprimez pas un étage vous avez tout gardé et vous avez vous multiplié supprimé un étage

1:08:34
Locuteur 9

et dans la proximité par rapport à ces régions il fallait garder aussi un échelon de proximité donc cette réforme territoriale elle vise à la fois à créer des régions avec une force économique et j'allais dire éducative puisque derrière il y a aussi les enjeux liés à l'éducation qui permettent à ces régions de créer des dynamiques d'avoir des grands bassins et en même temps de garder la proximité c'est la question des départements

1:09:02
Invité

merci Stéphane Lefeuil

1:09:05
Locuteur

un

1:09:05
Locuteur 9

appel à projet sur des tours en bois est-ce que Pau va y répondre ?

1:09:09
Présentateur

je suis tout à fait prêt à faire ça j'aime beaucoup le bois c'est

1:09:13
Locuteur

magnifique un accord en fin de débat c'est parfait la gauche et le centre ils peuvent discuter au moins sur les tours en bois merci Stéphane Lefeuil une

1:09:20
Présentateur

phrase vous avez une grande responsabilité dans

1:09:25
Locuteur

les tours en bois parce

1:09:26
Présentateur

que nous avons une des forêts les plus importantes de toute l'Europe on a quelque chose comme 7 milliards de déficit du commerce lié beaucoup à la pâte à papier entre 6 et demi

1:09:37
Locuteur

et

1:09:37
Présentateur

7 la différence n'est pas grande et donc non mais c'est une très grande responsabilité c'est très important que de reconstruire cette filière et notamment de regarder comme vous savez les Syries et leur emplacement

1:09:51
Invité

merci Stéphane Lefeuil d'être venu débattre nous accueillons François Langlais

1:09:55
Locuteur

et

1:09:56
Invité

juste avant son intervention venez François rejoignez-nous

1:09:59
Locuteur

on

1:10:00
Invité

va redire un mot de l'éducation parce que quelqu'un souhaite vous interpeller François

1:10:12
Locuteur

On

1:10:13
Invité

va vous entendre François dans un instant sur les enjeux économiques qui sont bien sûr très importants mais il y a une personne dans le public a écouté ce débat avec François Lefeuil avec une attention particulière c'est vous Aude Delon-Barrès bonsoir vous avez un enfant vous êtes professeur de français vous exercez le même métier que François Bayrou enseignant à l

1:10:32
Locuteur

'origine et

1:10:33
Invité

vous-même vous êtes enseignante depuis assez longtemps dans un collège à Clichy-la-Garenne donc près de Paris

1:10:42
Présentateur

professeur de français vous adorez votre métier vous dites c'est ma passion c'est un métier sans nuages

1:10:50
Locuteur

Ah

1:10:50
Auditeur

non ce n'est pas un métier sans nuages mais c'est indéniablement une passion oui et puis je pense qu'il le faut pour pouvoir tenir bon dans un métier qui est quand même difficile tout du moins en banlieue parisienne et puis dans d'autres établissements j'en suis

1:11:04
Locuteur

certaine vous

1:11:06
Invité

avez écouté ce débat oui et vous avez quelles questions avez-vous à poser à François Bayrou

1:11:12
Auditeur

avant la question j'ai besoin de lui dire que j'étais furieuse d'entendre ce que monsieur le folle a pu dire et la façon dont il a caricaturé ses positions par rapport à la réforme puisque j'ai écouté très attentivement les déclarations de monsieur Bayrou par rapport à la réforme et je tiens à le remercier parce que je me suis sentie soutenue

1:11:30
Locuteur

parce

1:11:30
Invité

que vous aussi vous êtes plutôt en opposition à la réforme

1:11:32
Locuteur

tout

1:11:33
Auditeur

à fait mais sans être en opposition avec une réforme donc moi je suis pour l'idée d'une réforme faite en concertation avec les enseignants tout comme monsieur Bayrou l'a proposé en revanche en revanche je suis allée voir le coeur battant vos propositions du coup parce que j'avais envie de voir les grandes lignes de cette réforme providentielle dont l'école a tant besoin et alors là je dois vous dire sans ménagement que j'ai été horriblement déçu j'y ai trouvé des évidences à l'appel oui exclure la violence du collège enfin même de l'école en général bien entendu faire en sorte qu'un élève arrive en sachant lire et écrire au collège on peut l'espérer personne

1:12:14
Locuteur

ne peut être contre en

1:12:15
Auditeur

fait vos évidences

1:12:15
Présentateur

mais ça n'est pas le cas

1:12:16
Auditeur

bien entendu mais nous l'espérons tous en tout cas enfin qui pourrait ne pas l'espérer moi ce que je veux savoir c'est comment on fait c'est avec quels moyens on ne trouve rien de tout ça dans vos propositions non

1:12:27
Locuteur

mais parce que j'ai pas j'aimerais

1:12:28
Auditeur

vraiment finir pour pouvoir poser ma question j

1:12:30
Locuteur

'ai

1:12:30
Auditeur

besoin de vous expliquer comment j'en suis arrivée à cette question c'est à dire que voilà moi j'attends vraiment du concret j'ai peur de l'immobilisme derrière un beau blabla on peut le craindre cet immobilisme je pense que notre ministre actuelle s'agit de beaucoup sans trop malheureusement s'intéresser aux professionnels qui sont sur le terrain mais au moins elle a le mérite de s'agiter et je me dis que finalement c'est peut-être mieux que de ne rien faire du tout donc pour prendre quelque chose de concret voilà vous dites que si un élève est en défaut une pédagogie adaptée je vous cite une pédagogie adaptée devrait pouvoir reconstruire son rapport à l'écrit alors moi des élèves en défaut j'en vois malheureusement beaucoup beaucoup dans mes classes on pourrait même dire en souffrance j'essaye de tout faire toute la pédagogie l'énergie dont je suis capable tout ce que je peux pour les aider mais s'il n'y a pas de moyens pour ça on ne peut rien faire or vous ne parlez pas d'augmenter les moyens vous parlez simplement de les maintenir comment allez-vous faire mieux que les autres avec les mêmes moyens bon en gros vous avez été professeur comme moi apprenez-moi monsieur Bayrou s'il vous plaît à raccrocher un élève à l'écrit comme vous dites dans une classe de 30 avec chacun leurs difficultés voilà quelle pédagogie adaptée

1:13:39
Locuteur

qu'est-ce que c'est du concret au-delà des

1:13:40
Présentateur

déclarations d'intention

1:13:42
Locuteur

alors

1:13:43
Présentateur

un je vous ai écouté avec empathie en ayant les mêmes en éprouvant les mêmes sentiments que les vôtres à l'égard du métier que j'ai exercé comme vous savez

1:13:56
Locuteur

10

1:13:56
Présentateur

ans peut-être

1:13:57
Locuteur

et

1:13:58
Présentateur

j'ai été ministre de l'éducation et moi aussi très heureux et d'ailleurs les enseignants le savent encore ce qui est bizarre au travers du temps

1:14:06
Locuteur

fin

1:14:07
Présentateur

de la parenthèse fin de la parenthèse vous avez dit vos propositions

1:14:13
Locuteur

je

1:14:14
Présentateur

n'ai pas énoncé de propositions sur ces sujets je vais le faire

1:14:17
Locuteur

mais

1:14:18
Présentateur

je ne l'ai pas fait donc vous avez retrouvé des textes qui probablement dataient de il

1:14:24
Auditeur

y a même de vieilles propositions qu'il faut absolument que vous supprimiez c'est une honte il

1:14:28
Locuteur

y a

1:14:28
Auditeur

des choses qui ont été rétablies depuis plus d'un an

1:14:29
Locuteur

il

1:14:30
Présentateur

faut mettre à jour la page non mais voilà c'est une page ancienne sur laquelle vous avez parlé vous n'avez pas de propositions si mais je n'ai pas écrit de propositions récemment sur ce sujet j'ai lancé avec Jean-Pierre Chevènement et Luc Ferry et Pascal Brugner et Michel Onfray et Jacques Julliard une pétition une mobilisation pour qu'on fasse reculer cette réforme dont vous avez dit absolument tout ce que je pense qu'est-ce qu'il faut faire alors vous avez d'abord posé la question des moyens

1:15:08
Locuteur

moi

1:15:09
Présentateur

je ne crois pas

1:15:10
Locuteur

que

1:15:11
Présentateur

la question de l'éducation je vais me rendre très impopulaire soit une question de moyens

1:15:18
Locuteur

et

1:15:18
Présentateur

je ne crois pas que qui que ce soit pourra rajouter des moyens et pourquoi pas pourquoi

1:15:24
Auditeur

on pense toujours l'éducation comme un coût plutôt que comme un investissement ce serait bien un peu de courage politique

1:15:29
Présentateur

on le change un peu il se trouve que j'ai si vous retrouviez des archives vous trouveriez une phrase de cet ordre je l'ai dite pensée aujourd'hui

1:15:38
Locuteur

il

1:15:38
Présentateur

n'est pas vrai qu'il y aura des créations de milliers de postes supplémentaires ce n'est pas vrai

1:15:44
Locuteur

et

1:15:45
Présentateur

je ne crois pas que la question se pose là je pense qu'il y a plusieurs questions il y en a une première que vous avez évacuée rapidement je pense en effet que la maîtrise de l'écrit soit comme lecture soit comme écriture est une question centrale pour la réussite ultérieure

1:16:05
Locuteur 6

mais comment on fait c'est la question que

1:16:07
Locuteur

pose Mme Delon

1:16:08
Présentateur

Barès comment on fait le travail vous savez il y a deux sociologues

1:16:13
Locuteur

qui

1:16:13
Présentateur

viendront d'ailleurs à Pau dans cette manifestation qui a un joli nom qui s'appelle les idées mènent le monde le week-end du 20 du 21 et du 20 deux jeunes sociologues

1:16:24
Locuteur

qui

1:16:25
Présentateur

ont travaillé pendant trois ans sur les corps d'élèves et elles ont énoncé

1:16:30
Locuteur

quelque

1:16:30
Présentateur

chose qui est extrêmement bouleversant pour des sociologues de l'école de gauche

1:16:37
Locuteur

elles

1:16:37
Présentateur

ont dit en réalité on a vérifié et les méthodes

1:16:41
Locuteur

qu

1:16:41
Présentateur

'on appelle traditionnelles même si c'est trop rapide de dire ça

1:16:45
Locuteur

les

1:16:46
Présentateur

méthodes qui vont du signe

1:16:49
Locuteur

au

1:16:49
Présentateur

son et après au sens les méthodes syllabiques comme d'autres disent ces méthodes là sont infiniment plus égalitaires que toutes les autres

1:17:00
Locuteur

celles

1:17:00
Présentateur

qui permettent de sortir les enfants dyslexiques celles qui permettent de sortir les enfants de milieux sociaux qui n'ont pas de rapport avec l'écrit ce sont celles-là qui sont le plus efficaces

1:17:10
Invité

alors elle vous répond

1:17:11
Locuteur

peut-être à ce que Mme Delon Barret

1:17:12
Invité

là je

1:17:13
Locuteur

peux

1:17:13
Auditeur

difficilement répondre étant donné

1:17:14
Locuteur

que je travaille

1:17:15
Auditeur

au collège et donc les méthodes d'apprentissage pour la

1:17:18
Locuteur

culture même

1:17:19
Auditeur

si j'ai un peu mon idée là-dessus

1:17:20
Invité

alors votre idée

1:17:20
Auditeur

je pense qu'il a raison effectivement à mon avis la méthode syllabique est sans doute plus adaptée mais je

1:17:25
Locuteur

ne suis encore pas une professionnelle

1:17:27
Présentateur

donc voilà

1:17:30
Locuteur

je

1:17:30
Présentateur

pense qu'il faut détecter très tôt les élèves qui sont en difficulté et en effet leur proposer des pédagogies adaptées des pédagogies en petits groupes là il y

1:17:42
Locuteur

a

1:17:42
Présentateur

besoin de deux moyens là

1:17:43
Locuteur

mais

1:17:44
Présentateur

pas prendre la question des moyens comme devant s'appliquer à tout le monde en même temps il faut différencier les choses

1:17:52
Locuteur 6

alors encore une

1:17:53
Présentateur

question Mme Delon Barret

1:17:54
Auditeur

non mais monsieur Le Foll tout à l'heure qui disait que les professeurs enfin il disait les détracteurs de la réforme en gros étaient contre les petits groupes c'est lamentable de dire ça on

1:18:03
Locuteur

les voit disparaître là c'est François Bayrou que vous avez en face de vous oui

1:18:05
Auditeur

mais il m'énerve encore alors qu'il n'est plus il

1:18:06
Locuteur

n'est plus là pour vous répondre

1:18:08
Auditeur

non j'aimerais du concret vraiment alors monsieur

1:18:10
Locuteur

Bayrou nous annonce des propositions à

1:18:11
Auditeur

venir je les attends de pied ferme et j'espère que dedans il y aura du concret les

1:18:16
Locuteur

réponses le concret ça n'est pas

1:18:17
Auditeur

avec quels moyens

1:18:18
Locuteur

sont

1:18:19
Auditeur

essentiels fondamentales on en a marre du blabla le

1:18:21
Présentateur

concret ça n'est pas que les moyens et les postes parce que si c'était les moyens et les postes alors il n'y aurait pas

1:18:29
Locuteur

d

1:18:30
Présentateur

'amélioration prévisible bien et le courage ça consiste à dire ça alors je sais j'ai été un ministre de l'éducation je disais heureux

1:18:38
Locuteur

y

1:18:39
Présentateur

compris dans mes rapports avec les syndicats et je sais que les syndicats d'enseignants ont cette affirmation des moyens comme un

1:18:48
Locuteur

mantra je ne suis pas syndiqué du tout je n'ai pas dit

1:18:50
Présentateur

je n'ai pas dit que vous

1:18:52
Locuteur

étiez syndiqué les gens du terrain

1:18:52
Auditeur

le disent aussi

1:18:53
Locuteur

on a besoin de moyens moi

1:18:55
Auditeur

j'aimerais qu'on soit un peu plus ambitieux oui ça coûte mais un investissement sur notre jeunesse c'est peut-être vraiment ça la solution

1:19:02
Locuteur

merci

1:19:03
Invité

madame de l'ombard pour cet échange place françois Bayrou à votre vision économique de la france françois vous avez 15 minutes

1:19:10
Locuteur

c

1:19:11
Invité

'est à vous vous vouliez commencer je crois par

1:19:12
Locuteur

l

1:19:13
Invité

'austérité

1:19:14
Locuteur

et

1:19:14
Présentateur

les impôts en particulier bonsoir françois Bayrou bonsoir

1:19:17
Locuteur

vous

1:19:18
Locuteur 6

vous êtes fait le champion du redressement des comptes publics au point que lors de la dernière élection présidentielle vous étiez le candidat le plus radical vous proposiez 50 milliards d'impôts supplémentaires françois Hollande a exaucé vos souhaits mais en partie seulement

1:19:31
Locuteur

il

1:19:32
Locuteur 6

a augmenté les impôts d'une trentaine de milliards ça veut dire qu'aujourd'hui vous considérez qu'il

1:19:36
Présentateur

faudrait encore augmenter les prélèvements de 20 milliards ah non non non j'ai jamais plaidé dans ce sens

1:19:42
Locuteur

50

1:19:43
Présentateur

milliards c'est ce que vous dites non oui je vais vous dire de

1:19:46
Locuteur

quelle manière sur votre site je vais

1:19:48
Présentateur

vous rappeler de quelle manière on y est arrivé

1:19:50
Locuteur

enfin

1:19:51
Présentateur

on était arrivé à ce chiffre ce chiffre disait c'est le montant oui ce chiffre

1:19:55
Locuteur

disait

1:19:56
Présentateur

une seule chose ou cette affirmation cet engagement disait une seule chose

1:20:01
Locuteur

le

1:20:02
Présentateur

seul moyen d'obtenir l'équilibre des comptes

1:20:05
Locuteur

publics

1:20:07
Présentateur

c'est de s'astreindre à 0% d'augmentation des dépenses en euros courants pendant la

1:20:14
Locuteur

période ça c'est

1:20:14
Présentateur

pour les dépenses et à côté de ça vous disiez ce qui faisait il faut augmenter les impôts non j'ai pas dit ça sous cette forme attendez c'est littéralement écrit sur votre site internet les 50 milliards les 50 milliards la TVA deux points oui j'étais pour deux points de TVA ça fait déjà quelques milliards quelques

1:20:32
Locuteur

dizaines

1:20:32
Présentateur

de milliards et bien oui c'était en effet ce qui me paraissait le plus efficace et le plus indoleur pourrait et

1:20:38
Locuteur

aujourd'hui

1:20:39
Locuteur 6

en voyant l'état dans lequel est la France après un choc fiscal substantiel 25 milliards

1:20:44
Locuteur

par

1:20:45
Locuteur 5

Nicolas Sarkozy

1:20:45
Locuteur

une

1:20:46
Locuteur 5

trentaine par François Hollande

1:20:48
Locuteur

à peu près

1:20:48
Locuteur 6

la

1:20:48
Locuteur

même

1:20:48
Locuteur 6

chose

1:20:49
Locuteur

est-ce que

1:20:49
Locuteur 6

vous ne vous dites pas

1:20:50
Locuteur

mon

1:20:51
Locuteur 6

Dieu c'était une erreur justement que d'imaginer que l'économie française pouvait supporter un tel choc

1:20:58
Présentateur

en tout cas l'urgence aujourd'hui ça n'est pas de ce côté-là qu'elle est au contraire elle serait d'alléger les choses l'urgence aujourd'hui elle est c'est pas ce que vous disiez il

1:21:08
Locuteur

y

1:21:08
Présentateur

a trois ans bah oui on peut changer avec la situation c'est à mettre

1:21:12
Locuteur 6

au crédit François Hollande alors il a amélioré les comptes

1:21:14
Présentateur

suffisamment il n'a pas amélioré les comptes suffisamment très loin de sa promesse à lui

1:21:19
Locuteur

puisque

1:21:20
Présentateur

vous le reprenons sa promesse 3% en 2013 et équilibre en 2017 Dieu sait qu'on n'y est pas mais surtout la manière dont il a concentré l'impôt

1:21:34
Locuteur

sur

1:21:35
Présentateur

les classes moyennes en particulier

1:21:36
Locuteur

et

1:21:37
Présentateur

encore aujourd'hui

1:21:38
Locuteur

puisque

1:21:40
Présentateur

aujourd'hui dans une de ces acrobaties dont la majorité actuelle est fertile ces temps-ci ça doit être la 5 ou 6ème acrobatie dans la semaine la majorité

1:21:55
Locuteur

d

1:21:55
Présentateur

'ailleurs au passage

1:21:57
Locuteur

nos

1:21:58
Présentateur

institutions un vote si important a été acquis par

1:22:02
Locuteur

31

1:22:03
Présentateur

une voix contre 25

1:22:05
Locuteur

sur

1:22:06
Présentateur

la modification de la CSG sur la modification de la CSG et en fait

1:22:14
Locuteur

une

1:22:15
Présentateur

correction ou un changement fondamental sur la prime qui avait été votée il y

1:22:23
Locuteur

a

1:22:23
Présentateur

à peine quelques mois c'est votre sentiment à vous qui nous intéresse mon sentiment à moi si vous

1:22:27
Locuteur 6

étiez candidat aujourd'hui est-ce que vous proposeriez d'augmenter

1:22:31
Présentateur

à nouveau les impôts non si j'étais candidat aujourd'hui je proposerais de choisir tous les chemins pour renforcer l'activité du pays j'ai été très intéressé par un livre qui est sorti et qui dit je crois quelque chose qui aujourd'hui est très important il dit ce qu'on doit considérer aujourd'hui ça n'est pas tant le volume de nos dépenses sociales en particulier même s'il faudra le faire

1:22:58
Locuteur

c

1:22:58
Présentateur

'est le fait que le pays ne produit pas assez pour porter ces dépenses là

1:23:04
Locuteur

une

1:23:05
Présentateur

mesure pour ça et donc vous retrouverez là la campagne sur le produire en France qui avait été au coeur de ma campagne de 2007 y compris ce que j'ai dit avec le folle sur la filière bois qui était un chapitre

1:23:22
Locuteur

un mot sur

1:23:23
Locuteur 6

l'Europe aussi François

1:23:24
Présentateur

sur cette politique d'austérité justement vous défendiez à l'époque justement la correction des comptes l'Europe du Sud a appliqué ces politiques et en particulier l'Italie l'Espagne le Portugal résultat

1:23:34
Locuteur 6

catastrophique qui avait qu'une croissance effondrée un chômage qui est très élevé malgré une petite reprise récente

1:23:40
Locuteur

et

1:23:41
Locuteur 6

le pire c'est que la dette de ces pays a continué à progresser malgré les augmentations d'impôts et les coûts budgétaires on va regarder rapidement l'évolution des dettes de ces pays là on voit qu'en Espagne ça a progressé de presque 30 points de PIB au Portugal 18

1:23:54
Locuteur

,8

1:23:55
Présentateur

et en Italie presque 16 est-ce que ça n'est pas le signe que vous vous êtes tout simplement trompé vous et donc en quoi sur le diagnostic en quoi ? parce que le mal de ces pays n'était pas les comptes publics mais précisément le manque de production et d'activité économique dont ils souffrent toujours aujourd'hui l'orthodoxie n'a pas marché oui

1:24:17
Locuteur

quand

1:24:17
Présentateur

vous êtes un pays

1:24:19
Locuteur

qui

1:24:20
Présentateur

a comme la France besoin d'emprunter tous les jours pour payer ses salaires de fonctionnaires et ses retraites

1:24:28
Locuteur

ce

1:24:29
Présentateur

qui est le cas du pays affirmer

1:24:32
Locuteur

qu

1:24:33
Présentateur

'on va laisser grandir sa dette jusqu'à ne plus pouvoir la rembourser et que vous connaissez cette thèse après tout c'est pas grave si on ne rembourse pas

1:24:41
Locuteur

c'est

1:24:42
Présentateur

heurter le bon sens cette politique finalement a creusé la dette elle ne l'a pas soignée c'est-à-dire vous proposez quoi ? ce que je veux dire c'est qu'une bonne politique pratiquée au mauvais moment peut devenir une mauvaise politique mais c'était une bonne politique au bon moment quand je la défendais et je la défends vous savez depuis 2001 ou 2002

1:25:06
Locuteur

et

1:25:07
Présentateur

à cette époque c'était absolument fondé la preuve c'est que l'Allemagne l'a fait

1:25:12
Locuteur

alors

1:25:12
Présentateur

je ne prends pas l'Allemagne comme exemple absolu

1:25:15
Locuteur

mais

1:25:15
Présentateur

au moment 2002-2007 où j'ai plaidé pour cette option c'était le bon moment pour le faire ça n'a pas été fait et le pays notre pays se trouve aujourd'hui en situation extrêmement difficile quant à

1:25:29
Locuteur

la Grèce

1:25:29
Présentateur

on va approfondir une seconde parce que la Grèce c'est me semble-t-il un exemple extraordinairement éloquent voilà un pays où le vainqueur des élections Alexis Tsipras un homme politique structuré enfin se fait élire sur le fait qu

1:25:55
Locuteur

'on

1:25:57
Présentateur

ne remboursera pas et on ne choisira pas l'austérité

1:26:00
Locuteur

il

1:26:00
Présentateur

va encore plus loin

1:26:02
Locuteur

et

1:26:03
Présentateur

au début de l'été pressé par les conversations il dit écoutez maintenant je vais faire un référendum

1:26:13
Locuteur

je

1:26:13
Présentateur

vais demander au peuple grec on a tous en mémoire si oui ou non il soutient il

1:26:18
Locuteur

aura

1:26:19
Présentateur

finalement fait l'inverse

1:26:19
Locuteur

attendez il

1:26:21
Présentateur

gagne ce référendum de soutien à 65% les deux tiers des électeurs

1:26:27
Locuteur

le

1:26:28
Présentateur

dimanche

1:26:29
Locuteur

et

1:26:30
Présentateur

le jeudi exactement quatre jours après

1:26:33
Locuteur

Alexis

1:26:35
Présentateur

Tsipras change

1:26:36
Locuteur

du

1:26:37
Présentateur

tout au tout de politique pourquoi

1:26:39
Locuteur

la

1:26:40
Présentateur

question qui est intéressante c'est pas c'est pas

1:26:42
Locuteur

un

1:26:44
Présentateur

fou c'est pas c'est pas quelqu'un qui aime tromper son peuple pourquoi l

1:26:50
Locuteur

'a

1:26:50
Présentateur

-t-il fait parce qu'il a eu entre les mains des éléments extrêmement précis qui lui permettaient enfin

1:26:57
Locuteur

de

1:26:58
Présentateur

mesurer ce qui se passerait dans son pays si il annonçait qu'il ne rembourserait pas la dette et il a vu mais attendez nous sommes en France

1:27:07
Locuteur

on

1:27:07
Présentateur

a compris le sens de votre

1:27:08
Locuteur

nous sommes en France

1:27:10
Présentateur

on

1:27:11
Locuteur

a

1:27:11
Invité

de nombreuses questions à vous poser voilà et vous avez inventé un instrument pour cela François le libéralomètre c'est ça ?

1:27:16
Locuteur 6

Absolument il s'agit d'évaluer justement votre degré de libéralisme vous qui êtes au centre de la scène politique française avec trois questions la première faut-il

1:27:27
Locuteur

comme

1:27:27
Locuteur 6

l'a recommandé il y a quelques jours Emmanuel Macron payer les

1:27:31
Présentateur

fonctionnaires au mérite c'est-à-dire en fonction de leur performance

1:27:35
Locuteur

ils

1:27:36
Présentateur

sont déjà payés au mérite faut

1:27:38
Locuteur

-il le faire davantage

1:27:38
Présentateur

de leur salaire et avec une évaluation

1:27:40
Locuteur

qui

1:27:41
Locuteur 6

soit plus différenciée parce que la plupart du temps ils ont tous la même note en fin de carrière

1:27:46
Locuteur

ouais

1:27:46
Présentateur

c'est pas si simple

1:27:48
Locuteur

c

1:27:48
Présentateur

'est ce que

1:27:49
Locuteur

vous

1:27:49
Présentateur

dites je

1:27:49
Locuteur

vois

1:27:49
Présentateur

bien que c'est pas vous qui montez au choix

1:27:52
Locuteur

au

1:27:52
Locuteur 5

petit

1:27:52
Locuteur

choix la mérite

1:27:53
Locuteur 5

sur elle a fait une expérience justement

1:27:55
Locuteur

un change de rémunération je parle des

1:27:55
Présentateur

fonctionnaires

1:27:56
Locuteur

je

1:27:56
Présentateur

parle des fonctionnaires de l'état et notamment moi je vous parle des

1:27:59
Locuteur

collectivités locales la chère

1:28:00
Présentateur

collègue de l'éducation nationale je

1:28:01
Locuteur 6

vous parle

1:28:02
Locuteur

aussi

1:28:02
Présentateur

de ce point de vue là

1:28:03
Locuteur

les

1:28:04
Présentateur

fonctionnaires ont déjà dans leur progression de carrière

1:28:07
Locuteur

pour

1:28:07
Présentateur

certains et dans leur prime pour d'autres une appréciation individuelle vous considérez que ça suffit non je pense que ça peut être amélioré je pense qu'on n'a pas assez de souplesse en face de la fonction publique

1:28:19
Locuteur

je

1:28:19
Présentateur

pense qu'il n'est pas difficile de trouver de la souplesse

1:28:22
Locuteur

mais

1:28:23
Présentateur

je ne pense pas qu'il soit absolument facile de noter le mérite

1:28:31
Locuteur

donc c'est plutôt non

1:28:33
Présentateur

non pas du tout je suis plutôt pour à condition qu'on se mette d'accord avec les fonctionnaires sur les critères du mérite

1:28:44
Locuteur

et

1:28:44
Présentateur

dès l'instant qu

1:28:45
Locuteur

'on arrive

1:28:46
Présentateur

aux critères du mérite ce que nous sommes en train de faire à Pau

1:28:50
Locuteur

dès

1:28:51
Présentateur

l'instant qu'on arrive aux critères du mérite alors quelque chose se passe qui est en effet qu'on se met d'accord sur

1:28:58
Locuteur

les critères c'est ce qui s'est passé d'ailleurs

1:28:58
Présentateur

à Surette deuxième question faut-il faciliter les licenciements comme le demande le patronat qui dit-il justement embaucherait davantage s'il avait la possibilité en cas de difficulté de licencier

1:29:14
Locuteur 6

ou à tout le moins de diminuer le personnel

1:29:15
Locuteur

qui

1:29:16
Présentateur

est sous sa responsabilité est-ce que ça vous semble souhaitable

1:29:18
Locuteur

? je

1:29:20
Présentateur

vais vous dire ce que me disent les artisans que je connais les PME que je connais

1:29:26
Locuteur

les

1:29:27
Présentateur

petites entreprises

1:29:28
Locuteur

pas

1:29:29
Présentateur

les grandes entreprises

1:29:30
Locuteur

ce

1:29:31
Présentateur

qu'ils disent c'est François tu veux qu'on embauche permets-nous de débaucher si ça ne va pas

1:29:39
Locuteur

c

1:29:39
Présentateur

'est exactement ce que dit le patronat ce que dit le patronat ce que disent peut-être les gens de bon sens la situation dans laquelle

1:29:50
Locuteur

un

1:29:50
Présentateur

chef d'entreprise n'ose pas embaucher

1:29:54
Locuteur

parce

1:29:55
Présentateur

qu'il a le sentiment que si ça va mal il lui tombera tellement de difficultés administratives et de toute nature explique une partie du chômage que nous avons donc je suis pour que le contrat je suis proposition précise

1:30:13
Locuteur

je

1:30:14
Présentateur

suis pour qu'on crée un contrat de travail non pas qu'on remplace tous les contrats de travail parce qu'il faut essayer et expérimenter je suis pour qu'on crée un contrat de travail un CDI

1:30:25
Locuteur

à

1:30:26
Présentateur

droit progressif

1:30:28
Locuteur

qui

1:30:28
Présentateur

permettra d'avoir contractuellement à l'avance les conditions de la rupture du contrat de travail si ça ne va pas pour l'entreprise je crois qu'on peut dire que vous avez répondu oui à cette question oui avec précision troisième question faut-il limiter par la loi le salaire maximum des patrons pour éviter les affaires récentes qui sont produites dans lesquelles

1:30:51
Locuteur

un

1:30:52
Locuteur 6

ou deux patrons ont touché

1:30:53
Locuteur

des

1:30:54
Présentateur

sommes très importantes lorsqu'ils quittaient leur entreprise il ne

1:30:57
Locuteur

faut

1:30:57
Présentateur

pas le limiter par la loi c'est impossible et ça ne se fera jamais il faut le limiter par la décence

1:31:02
Locuteur

c

1:31:02
Présentateur

'est-à-dire ? c'est-à-dire par

1:31:05
Locuteur

le

1:31:06
Présentateur

fait que des gens

1:31:09
Locuteur

compter

1:31:09
Locuteur 6

sur

1:31:09
Locuteur

la bonne volonté

1:31:10
Présentateur

considéreront des gens considéreront que franchement il y a des limites

1:31:15
Locuteur

qui

1:31:16
Présentateur

font que

1:31:17
Locuteur

ça

1:31:17
Présentateur

porte atteinte au contrat de confiance dans

1:31:20
Locuteur

une...

1:31:21
Locuteur 6

les limites ne sont pas les mêmes

1:31:22
Présentateur

pour

1:31:22
Locuteur 6

tout le monde c'est assez

1:31:23
Présentateur

fragile comme... oui c'est moral on n'est pas dans un vœu pieux là François Bayrou parce que ça

1:31:30
Invité

pourrait se passer aujourd

1:31:30
Locuteur

'hui non il

1:31:31
Invité

ne se passe pas visiblement

1:31:31
Locuteur

je ne

1:31:32
Présentateur

crois pas qu'on soit dans un vœu pieux j'ai observé qu'un certain nombre de cas que l'on vise ont renoncé

1:31:39
Locuteur

à

1:31:40
Présentateur

une partie des avantages mirobolants qui étaient les leurs ça suffit selon vous ? et en tout cas ça suffit je ne

1:31:48
Locuteur

sais

1:31:48
Présentateur

pas comment on peut faire autrement parce que...

1:31:49
Locuteur

pas de

1:31:49
Présentateur

loi en tout cas je vous le dis il n'y aura pas de loi et je ne connais personne capable d'écrire une telle loi

1:31:56
Locuteur

dans

1:31:57
Présentateur

le régime de liberté économique dans lequel nous sommes

1:32:02
Invité

voilà les résultats du libéralomètre

1:32:05
Locuteur

deux

1:32:05
Invité

sur trois vous aviez deux questions d'actualité encore François

1:32:08
Locuteur

la

1:32:08
Locuteur 5

première concerne un paquebot le plus grand du monde qui est construit à Saint-Nazaire

1:32:13
Locuteur 6

en Loire-Atlantique

1:32:14
Locuteur

c

1:32:15
Locuteur 6

'est du made in France ça doit vous réjouir mais sur ce chantier qui emploie 3000 personnes il y

1:32:18
Locuteur

a

1:32:18
Locuteur 6

20% de travailleurs détachés c'est à dire des européens de l'Est en général qui viennent travailler en France en étant payés non pas aux conditions françaises mais avec le salaire de leur pays d'origine ils font concurrence aux français concurrence déloyale disent certains mais c'est autorisé par l'Europe c'est même imposé par l'Europe alors vous vous êtes européen vous êtes en faveur de la libre circulation des personnes ça veut dire que vous êtes en faveur du travail détaché

1:32:44
Locuteur

et

1:32:44
Présentateur

bien non je suis pour que quand un travailleur est détaché dans un pays il paie les charges du pays en question

1:32:51
Locuteur

donc

1:32:52
Présentateur

c'est une

1:32:52
Locuteur

réserve

1:32:53
Locuteur 6

à faire à la libre circulation des personnes

1:32:55
Locuteur

c

1:32:56
Présentateur

'est une nouvelle loi à écrire

1:32:57
Locuteur

et que cette

1:33:00
Présentateur

personne là oui je suis en désaccord avec l'Europe ça m'arrive quelquefois peut-être même souvent mais

1:33:10
Locuteur

je

1:33:11
Présentateur

suis pour que ces cotisations versées

1:33:15
Locuteur

elles

1:33:16
Présentateur

soient proposées comme une réserve pour les régimes sociaux dans leur pays

1:33:20
Locuteur

je

1:33:21
Présentateur

vous ai apporté un objet qui symbolise un métier jusqu'ici prestigieux celui de pilote d'avion c'est pilote d'avion à Air France et cet objet il symbolise aujourd'hui à la fois ce métier prestigieux

1:33:34
Locuteur

mais

1:33:35
Présentateur

aussi

1:33:35
Locuteur

un

1:33:36
Locuteur 5

blocage social

1:33:37
Locuteur

mettez

1:33:37
Invité

-la mettez-la François

1:33:38
Locuteur 5

je ne vais pas oser je pense

1:33:40
Locuteur

vous allez très bien vous allez

1:33:41
Locuteur 5

voir voilà commandant

1:33:44
Présentateur

commandant l'anglais

1:33:47
Locuteur

la

1:33:47
Locuteur 5

compagnie aérienne vous le savez est en difficulté elle est prise en étau entre les compagnies low cost et puis les compagnies du golf et elle a pas mal de difficultés financières elle tente d'abaisser ses coûts

1:33:56
Locuteur

tous

1:33:57
Locuteur 5

les personnels ont accepté de

1:33:59
Locuteur 6

faire des efforts sauf les pilotes qui ne veulent pas travailler un peu plus pour le même prix ils ont d'ailleurs provoqué il y

1:34:05
Locuteur

a

1:34:05
Locuteur 6

un an on s'en souvient une grève qui avait coûté 300 millions d'euros à la compagnie

1:34:08
Locuteur

vous

1:34:09
Locuteur 5

êtes un partisan du dialogue

1:34:10
Locuteur

social

1:34:11
Locuteur 5

pour vous

1:34:11
Locuteur 6

que doit-on faire

1:34:13
Présentateur

avec ces pilotes qui mettent en péril le pavillon national le dialogue social ou

1:34:20
Locuteur

en tout

1:34:21
Présentateur

cas le

1:34:21
Locuteur

travail

1:34:23
Présentateur

social qu'on doit faire

1:34:24
Locuteur

ça

1:34:25
Présentateur

doit suivre trois étapes

1:34:27
Locuteur

et

1:34:28
Présentateur

la première de cette étape doit être l'établissement d'un diagnostic partagé

1:34:34
Locuteur 6

là

1:34:35
Locuteur

on a affaire à des gens qui ne

1:34:36
Locuteur 6

veulent pas entendre

1:34:37
Présentateur

mais

1:34:38
Locuteur

vous

1:34:39
Présentateur

dites ça

1:34:40
Locuteur

peut

1:34:41
Présentateur

-être vous avez raison parce que ça arrive qu'il y

1:34:43
Locuteur

ait

1:34:43
Présentateur

des blocages sociaux sur des avantages

1:34:45
Locuteur

et

1:34:45
Présentateur

peut-être on n

1:34:46
Locuteur

'a

1:34:46
Présentateur

pas fait exactement ce qu'il fallait vous mettez en cause la direction d'air non je ne mets personne en cause j'observe que ça se passe aussi à la Louveta-Honga qui semble dire que ça n'est pas un problème spécifiquement français très souvent il m'est arrivé voyant des conflits sociaux quand on les dissèque

1:35:04
Locuteur

de

1:35:05
Présentateur

m'apercevoir que peut-être on aurait pu suivre une méthode plus efficace

1:35:09
Locuteur

je

1:35:10
Présentateur

dis que si on se met autour de la table avec un médiateur s'il le faut

1:35:14
Locuteur

les

1:35:15
Présentateur

pilotes les autres personnels et la compagnie en disant on va au moins écrire ce sur quoi nous sommes en désaccord vous

1:35:24
Locuteur

comptez

1:35:24
Présentateur

encore sur la bonne volonté oui je compte encore sur la bonne volonté est-ce que ça n

1:35:28
Locuteur

'est pas un peu naïf

1:35:29
Présentateur

et c'est comme ça qu'on en sortira cette

1:35:31
Locuteur

compagnie est quand même en difficulté

1:35:32
Présentateur

je ne vois pas d'autres moyens d'y arriver si j'avais été dans ce conflit en effet je ne crois pas je vais vous dire quelque chose je ne

1:35:44
Locuteur

crois

1:35:44
Présentateur

pas que les pilotes d'Air France soient totalement obtus et analphabètes

1:35:48
Locuteur

je

1:35:49
Présentateur

sais bien que ils n'ont pas bonne réputation en ce moment mais il ne doit pas être impossible de leur faire partager un diagnostic sur la compagnie est-ce que les difficultés viennent uniquement du niveau de salaire des pilotes discutons-en enfin écrivons-le avec eux moi je suis persuadé que peut-être

1:36:12
Locuteur

il y a un chemin à trouver pour se mettre d'accord

1:36:14
Présentateur

peut-être on n

1:36:15
Locuteur

'a

1:36:15
Présentateur

pas fait exactement ce travail-là avec eux et bon alors peut-être ils sont fermés comme ça avec des œillères

1:36:23
Locuteur

peut

1:36:24
Présentateur

-être pas

1:36:24
Invité

merci François merci à vous dans un instant les leçons des attentats et l'idée d'identité nationale qui s'en

1:36:33
Présentateur

souffre mais dont on va parler Natacha Polony nous rejoint pour le second débat

1:36:47
Locuteur

bonsoir

1:36:48
Invité

Natacha Polony bonsoir soyez la bienvenue juste avant cet échange je voudrais qu'on aborde une question qui est d'ailleurs en rapport avec le débat que vous allez avoir tous les deux celle des quartiers comme on dit parce qu

1:37:01
Locuteur

'on

1:37:01
Invité

ne sait pas François Bayrou quelle est votre sensibilité là-dessus et quelqu'un souhaite s'adresser à vous c'est une figure un nom reconnu de l'action associative en Seine-Saint-Denis bonsoir Laetitia Nonone bonsoir vous avez 33 ans 3 enfants vous êtes la fondatrice et la présidente de l'association Zonzon 93 une association de prévention de la délinquance à Villepinte 32 bénévoles c'est beaucoup plus de 200 adhérents vous l'avez créé cette association il y a quelques années lorsque votre propre frère a été en prison ça consiste en quoi en deux mots la prévention de la délinquance trouver des stages organiser des activités informer les jeunes sur leurs droits sur leurs devoirs

1:37:38
Locuteur

en

1:37:39
Auditeur

fait la prévention de la délinquance c'est avant tout proposer un accompagnement individuel à des jeunes à risque

1:37:44
Locuteur

on

1:37:44
Auditeur

part du principe qu'on ne peut pas mettre en place des dispositifs

1:37:47
Locuteur

qui

1:37:48
Auditeur

sont ponctuels

1:37:48
Locuteur

si

1:37:49
Auditeur

un jeune n'est pas accompagné sur du long terme qu'est

1:37:51
Locuteur

-ce

1:37:51
Auditeur

que c

1:37:51
Locuteur

'est

1:37:51
Auditeur

un accompagnement individuel on le suit dans ses démarches tout à fait dans ses projets tout à fait que ce soit des

1:37:56
Locuteur

démarches

1:37:56
Auditeur

scolaires des démarches sociales c'est comment on accompagne un jeune quand il a des problèmes administratifs quand il a des problèmes interfamilial voilà c'est ça c'est le rôle à la fois d'une assistante sociale d'un accompagnement social tout simplement et ça fonctionne ? et ça fonctionne oui

1:38:11
Locuteur

est

1:38:12
Auditeur

-ce que les politiques vous aident

1:38:13
Locuteur

?

1:38:14
Auditeur

c'est compliqué c'est compliqué parce que malheureusement ça reste une vitrine que les politiques n'aiment pas déléguer aux associations

1:38:21
Locuteur

ils

1:38:21
Invité

préfèrent s'en occuper eux-mêmes via les institutions ?

1:38:23
Auditeur

tout à fait tout à fait parce que les politiques ont toujours peur en fait qu'un jour une militante associative comme moi devienne entre guillemets candidate à une éventuelle élection au contraire ça c

1:38:35
Locuteur

'est

1:38:35
Auditeur

vous qui le dites c'est vous qui le dites et du coup ils préfèrent garder ces vitrines là pour eux sans pour autant de rien proposer en fait

1:38:42
Locuteur

quelles

1:38:43
Invité

questions souhaitez-vous poser à François Bayrou

1:38:45
Locuteur

?

1:38:46
Auditeur

donc en fait bonsoir monsieur Bayrou bonsoir donc nous venons nous venons de commémorer la mort de deux jeunes adolescents Zied et Buna Traoré qui sont morts devant des adultes qui ne les ont pas en tout cas secourus aujourd'hui on se rend compte qu'il y a vraiment un gros clivage entre les adultes et les jeunes donc bien évidemment je suis obligée de parler de la politique de la ville et tout ce qui est mis en place dans les quartiers donc c'est la cour de compte qui a pointé du doigt le fait que 30 ans de politique de la ville ça a été quand même assez catastrophique donc bien évidemment il

1:39:18
Locuteur

y a

1:39:18
Auditeur

des policiers qui ont essayé soi-disant de faire des actions notamment sur la rénovation urbaine et en tout cas de rénover les façades il y a des choses qui ne vont pas le chômage les discriminations donc je ne

1:39:28
Locuteur

vais

1:39:28
Auditeur

pas encore expliquer tout ça je pense que les citoyens sont au courant pardon

1:39:34
Locuteur

mais

1:39:35
Auditeur

il

1:39:35
Locuteur

y a

1:39:35
Auditeur

des choses qui vont donc il y a des personnes comme moi et comme d'autres nous sommes des milliers à créer des associations il y

1:39:40
Locuteur

a

1:39:40
Auditeur

des créateurs d'entreprises il

1:39:42
Locuteur

y

1:39:42
Auditeur

a des jeunes sportifs et il

1:39:43
Locuteur

y a des

1:39:43
Auditeur

diplômés

1:39:43
Locuteur

ma

1:39:44
Auditeur

question monsieur Bayrou tout simplement c'est comment vous comptez redonner confiance à la jeunesse mais quand je parle de jeunesse c'est la jeunesse de France métropolitaine et d'Outre-mer et notamment les milieux ruraux parce que la jeunesse François Balavoine disait à monsieur Mitterrand en 83 qu'il contribuait à la destruction de la jeunesse aujourd'hui je pense que ça va de pire en pire et j'aimerais savoir vous qu'est

1:40:08
Locuteur

-ce que vous dites

1:40:08
Invité

redonner confiance vous parlez d'un projet mobilisateur vous parlez d'un discours vous parlez de mesures je

1:40:14
Locuteur

pense que les

1:40:15
Auditeur

discours on les connait déjà on les a déjà entendus mais là c'est vraiment une

1:40:17
Locuteur

mesure

1:40:17
Auditeur

vraiment une priorité pour vous concrètement qu'est-ce que vous ferez là si vous avez une baguette magique pour que les jeunes s'épanouissent en France mais vraiment quand je parle de la jeunesse là je sors du quartier c'est vraiment la jeunesse de France métropolitaine et d'Outre-mer parce que là si on continue comme ça on a vu ce qui s'est passé après les attentats de Charlie c'est quand même des enfants de la République je pense qu'on va droit dans le mur et si les politiques ne prennent pas ça vraiment en compte je pense que réponse

1:40:42
Locuteur 6

de François Bayrou

1:40:45
Locuteur

une

1:40:46
Présentateur

baguette magique qu

1:40:46
Locuteur

'est-ce que vous faites

1:40:47
Présentateur

?

1:40:47
Locuteur

d'abord

1:40:47
Présentateur

attendez

1:40:49
Locuteur

une

1:40:50
Présentateur

baguette magique

1:40:51
Locuteur

l

1:40:51
Présentateur

'éducation

1:40:53
Locuteur

mais

1:40:54
Présentateur

je vais répondre en revenant à ce que vous venez de dire

1:41:02
Locuteur

d

1:41:02
Présentateur

'abord une chose qui va peut-être vous surprendre je suis persuadé que dans l'état de

1:41:08
Locuteur

difficulté je

1:41:11
Présentateur

ne veux même pas dire de crise parce que le mot à force d'être employé ne signifie plus rien de difficulté où nous sommes

1:41:19
Locuteur

il

1:41:19
Présentateur

y a une chose qui permet à la France de tenir c'est les associations

1:41:25
Locuteur

j

1:41:25
Auditeur

'en suis convaincue

1:41:26
Présentateur

et c'est tous les jours dans les responsabilités qui sont les miennes dans la ville qui est la mienne c'est tous les jours que je me dis mais le trésor il est là

1:41:40
Locuteur

c'est

1:41:41
Présentateur

des

1:41:42
Locuteur

millions

1:41:44
Présentateur

de personnes

1:41:44
Locuteur

je

1:41:45
Présentateur

crois que ça se compte en millions les militants associatifs

1:41:48
Locuteur

peut

1:41:49
Présentateur

-être 10 millions en France

1:41:51
Locuteur

qui

1:41:52
Présentateur

sont là pour suppléer

1:41:54
Locuteur

pour

1:41:55
Présentateur

aider pour

1:41:56
Locuteur

rendre

1:41:58
Présentateur

solidaire ce qui est complètement dispersé et qui fiche le camp je reviens à la baguette magique si j'avais une baguette magique

1:42:07
Locuteur

je

1:42:08
Présentateur

dirais deux choses la première c'est l'éducation parce que en France

1:42:15
Locuteur

dans

1:42:15
Présentateur

l'histoire de la France l'école a été le chemin par lequel les milieux populaires

1:42:22
Locuteur

comme

1:42:22
Présentateur

on dit

1:42:23
Locuteur

de

1:42:24
Présentateur

tout temps il y

1:42:24
Locuteur

a

1:42:24
Présentateur

eu des milieux populaires ils n'étaient pas tous de la même origine ils n'étaient pas tous dans les mêmes quartiers qu'ils sont aujourd'hui c'est l'école qui permettait d'avoir un espoir ça

1:42:33
Locuteur

c'est le premier

1:42:33
Locuteur 6

point

1:42:34
Présentateur

on savait que

1:42:35
Locuteur

si

1:42:36
Présentateur

on travaillait bien à l'école si on passait ces obstacles là

1:42:44
Locuteur

et

1:42:44
Présentateur

bien il y avait au bout du chemin une reconnaissance

1:42:48
Locuteur

et

1:42:48
Présentateur

aujourd'hui

1:42:49
Locuteur

c

1:42:50
Présentateur

'est ça qui a disparu le plus et la deuxième chose c'est travail

1:42:54
Locuteur

alors

1:42:55
Présentateur

il y a des choses qui sont très bien moi je considère que dans les quartiers dont j'ai la charge

1:43:03
Locuteur

le

1:43:03
Présentateur

système des auto-entrepreneurs le fait qu'on peut créer facilement et sans charge excessive une entreprise pour faire un certain nombre de choses je pense que ça va dans le bon sens

1:43:18
Locuteur

et

1:43:19
Présentateur

si on permettait à ces entreprises comme je le propose depuis quelques années

1:43:25
Locuteur

d

1:43:26
Présentateur

'avoir une facilité par exemple deux emplois sans charge

1:43:31
Locuteur

facile

1:43:33
Présentateur

immédiatement disponible

1:43:34
Locuteur

alors

1:43:35
Présentateur

on leur donnerait un coup de main fantastique

1:43:37
Locuteur 6

alors laetitia

1:43:37
Locuteur

donneurde et

1:43:38
Présentateur

troisième chose

1:43:38
Locuteur

si

1:43:39
Présentateur

j'avais une baguette magique

1:43:40
Locuteur

j

1:43:41
Présentateur

'aiderais les parents et particulièrement les mères de famille

1:43:46
Locuteur

tout

1:43:46
Auditeur

en luttant contre les inégalités

1:43:49
Présentateur

c'est de la lutte c'est de la vraie lutte contre les inégalités l'école et le travail et aider les familles ça c'est de la vraie lutte contre les inégalités c'est pas c'est pas des crédits il n'y

1:44:03
Locuteur

en

1:44:03
Présentateur

aura plus

1:44:04
Locuteur

mais

1:44:05
Présentateur

ça c'est de la vraie lutte contre les inégalités

1:44:07
Locuteur 6

c'est convaincant pour vous

1:44:09
Locuteur

c

1:44:09
Auditeur

'est convaincant comme tout autre discours politique mais de toute façon maintenant nous sommes là nous éveillons les consciences des jeunes et nous serons prêts à regarder de très très près si les promesses sont en tenue

1:44:19
Présentateur

plus vigilant vigilant toujours puisque vous posiez la question il faut vous engager vous

1:44:24
Locuteur

vous

1:44:25
Présentateur

êtes un leader on lui a proposé on vous a proposé de vous engager

1:44:28
Locuteur

ça se voit il

1:44:29
Présentateur

suffit de

1:44:29
Locuteur

mais

1:44:30
Invité

est-ce que ce qu'elle fait aujourd'hui à la tête de son association ça n'est pas

1:44:35
Locuteur

de

1:44:35
Invité

la politique la

1:44:36
Auditeur

vraie politique je pense oui ça compte la vie de la cité c'est vrai on y travaille on y contribue c

1:44:40
Locuteur

'est vrai

1:44:40
Auditeur

je

1:44:41
Locuteur

pense

1:44:41
Auditeur

qu'il faut aussi rester aussi à l'extérieur pour pouvoir parce que je pars du principe où le jour où je me mettrai en politique je serai à l'intérieur de qui sera à l'extérieur pour dénoncer et moi j'aime ma place j'aime ma place d'électron libre j'aime ma place voilà j'aime regarder ce qui se passe j'aime dénoncer les inégalités et je le ferai et je pense que c'est le combat de ma vie je serai là pour vous interpeller quand il faudra

1:45:00
Invité

merci Laetitia Nonon pour cet

1:45:02
Présentateur

échange et

1:45:02
Locuteur

peut-être

1:45:02
Présentateur

pour vous engager

1:45:03
Locuteur

oui au

1:45:05
Invité

modem peut-être

1:45:05
Présentateur

non

1:45:06
Locuteur

allez c'est une autre histoire

1:45:07
Présentateur

elle a déjà un turban orange bon donc

1:45:11
Invité

allez je le disais ça n'est pas sans lien avec notre débat Natacha Polony vous êtes ici parce que vous publiez ce livre nous sommes la France chez

1:45:21
Présentateur

Plon c'est une référence bien sûr au fameux je suis Charlie après les attentats c'est votre point de départ vous vous êtes demandé pourquoi des enfants nés ou élevés grandis en France avaient pu commettre de tels actes les attentats et pour résumer en très peu de mots vous dites on a oublié ou on a renoncé au récit national on revient encore à l'éducation c'est

1:45:43
Locuteur

à

1:45:43
Présentateur

dire celui de notre histoire de Clovis à Louis XI qui ancre dans une identité qui nous donne cette cohésion ce sentiment d'appartenance on y a renoncé

1:45:53
Locuteur

par

1:45:53
Présentateur

faiblesse parce que c'était jugé discriminant pour les enfants d'immigrés notamment et au final on paye aujourd'hui en quelque sorte cette absence de cohésion par une société vide une société à tonnes hors sol c'est votre expression et qui engendre le pire ce mot d'identité nationale qui est piégé qui peut sembler

1:46:14
Invité

sulfureux le synonyme de repli vous le revendiquez est-ce là-dessus que vous souhaitez interroger François Bayrou

1:46:21
Locuteur

? Oui

1:46:21
Locuteur 10

parce que ce mot il a été abîmé dans le débat politique dans le débat public il a été abîmé en 2009 quand il a été instrumentalisé par Nicolas Sarkozy de la pire façon qui soit parce que proposer des débats dans les préfectures c'était une stupidité mais on s'est interdit du coup de poser cette question-là et il me semble que les attentats de janvier nous ont montré que quelque chose nous avait explosé à la figure

1:46:48
Locuteur

il

1:46:48
Locuteur 10

y avait eu des alertes avant

1:46:52
Locuteur

une

1:46:52
Locuteur 10

en particulier le 19 mars 2012

1:46:56
Locuteur

un

1:46:56
Locuteur 10

homme

1:46:56
Locuteur

qui

1:46:57
Locuteur 10

avait déjà assassiné des militaires d'origine maghrébine des militaires français

1:47:02
Locuteur

a

1:47:03
Locuteur 10

tué des enfants

1:47:04
Locuteur

dans

1:47:05
Locuteur 10

une école juive des enfants de 3 ans de 4 ans une petite fille de 8 ans qui l'a attrapée par les cheveux pour lui tirer une balle dans la tête parce qu'elle était juive

1:47:13
Locuteur

ce

1:47:13
Locuteur 10

jour-là

1:47:14
Locuteur

il

1:47:15
Locuteur 10

faut s'en souvenir

1:47:16
Locuteur

au

1:47:17
Locuteur 10

début on a très bien senti que toute une part

1:47:19
Locuteur

des

1:47:20
Locuteur 10

hommes politiques espérait que ce serait un fasciste classique un asillon

1:47:25
Locuteur

vous

1:47:25
Locuteur 10

-même François Bayrou vous avez déclaré le jour même vers midi alors qu

1:47:29
Locuteur

'on

1:47:29
Locuteur 10

ne savait pas qui c'était

1:47:30
Locuteur

que

1:47:31
Locuteur 10

tout ça était de la faute du climat de la campagne puisqu'on était en campagne présidentielle de la faute du climat que on avait fait

1:47:38
Locuteur

monter les

1:47:39
Locuteur 10

haines que c'était des hommes politiques qui par leur parole avaient stigmatisé

1:47:44
Locuteur

est-ce que vous

1:47:44
Locuteur 10

n'avez pas l'impression que vous vous êtes totalement planté de diagnostic et que vous êtes passé à côté du vrai problème qui est apparu quand on a découvert que c'était Mohamed Merah qui avait passé 12 ou 13 ans sur les bancs de l'école française qui était français et qui a pu tirer sur des enfants parce qu'ils étaient juifs

1:47:59
Présentateur

j'ai dit

1:48:00
Locuteur

qu

1:48:01
Présentateur

'il y avait des paroles

1:48:03
Locuteur

dont

1:48:03
Présentateur

on ne mesurait pas la portée

1:48:06
Locuteur

et

1:48:06
Présentateur

ces paroles-là elles pouvaient être meurtrières

1:48:10
Locuteur

et

1:48:10
Présentateur

c'est exactement ce que je pense dans toutes les j

1:48:16
Locuteur

'allais

1:48:17
Présentateur

dire dans tous les camps heureusement c'est pas des camps

1:48:19
Locuteur

dans

1:48:20
Présentateur

toutes les dérives

1:48:23
Locuteur

et

1:48:23
Présentateur

il y a des mots qui ont retenti dans cet attentat-là qui a tué

1:48:29
Locuteur

des

1:48:30
Présentateur

petites filles des petits garçons leur père je crois

1:48:34
Locuteur

parce

1:48:35
Présentateur

qu'ils étaient juifs c'est tout le temps

1:48:38
Locuteur

que

1:48:39
Présentateur

dans l'antisémitisme on entend prononcer des mots sur les juifs

1:48:44
Locuteur

c

1:48:45
Présentateur

'est tout le temps

1:48:47
Locuteur

c

1:48:48
Présentateur

'est sensible et c'est dur donc

1:48:50
Locuteur

c

1:48:51
Présentateur

'est tout le temps

1:48:52
Locuteur

que dans

1:48:56
Présentateur

certaines déclarations on voit

1:49:00
Locuteur

prendre

1:49:01
Présentateur

pour cible

1:49:02
Locuteur

l

1:49:03
Présentateur

'identité

1:49:04
Locuteur

juive et

1:49:10
Présentateur

hélas

1:49:11
Locuteur

au

1:49:12
Présentateur

bout du chemin ça tue

1:49:14
Locuteur

et

1:49:15
Présentateur

donc de ce point de vue-là oui je me méfie beaucoup

1:49:20
Locuteur

dans

1:49:20
Présentateur

ce genre de phrase ou dans d'autres

1:49:22
Locuteur

je

1:49:23
Présentateur

me méfie beaucoup de la manière dont on utilise les mots et dont on lance des jugements à l'emporte-pièce voilà ça c'est vrai alors ensuite à la question précise que vous posez ces garçons-là

1:49:38
Locuteur

cet

1:49:38
Présentateur

homme-là qui avait passé vous dites 12 ou 13 ans sur les bancs de l'école

1:49:45
Locuteur

et

1:49:45
Présentateur

qui se trouve dans cette espèce de dérive obscène et criminelle est-ce que c'est enfin de qui est-ce la faute

1:50:00
Locuteur

c

1:50:01
Présentateur

'est ça la question que vous posez

1:50:03
Locuteur

de

1:50:04
Présentateur

qui

1:50:04
Locuteur

est-ce que nous

1:50:04
Locuteur 10

avons raté c'est ça la question que je pose à quel moment avons-nous raté pour que des jeunes gens français se sentent à ce point étrangers

1:50:13
Locuteur

à

1:50:13
Locuteur 10

ce qui fait

1:50:15
Locuteur

la

1:50:15
Locuteur 10

culture commune de tous les français d'où qu'ils viennent quelles que soient leurs origines puissent en arriver là c'est ça la question

1:50:21
Locuteur

qu'il

1:50:22
Locuteur 10

faut se poser collectivement

1:50:23
Locuteur

c

1:50:24
Présentateur

'est vrai que c'est la question qu'il faut se poser est-ce que pour autant

1:50:27
Locuteur

il

1:50:28
Présentateur

faut désigner une culpabilité collective qu'est-ce que nous avons raté dans ce genre de crime délirant est-ce que c'est notre faute pardonnez-moi mais moi je ne le crois pas

1:50:44
Locuteur

je

1:50:44
Présentateur

ne

1:50:44
Locuteur

crois pas que ce soit

1:50:45
Locuteur 10

je

1:50:46
Locuteur

ne crois pas

1:50:46
Présentateur

que ce soit la faute de l'école et je ne crois pas qu'au sens large ça soit notre faute notre faute

1:50:54
Locuteur

donc tout va bien on ne pouvait pas faire

1:50:56
Présentateur

mieux on peut faire mieux j'espère qu'on peut et qu'on doit faire mieux est-ce que c'est uniquement un problème d'éducation non non

1:51:04
Locuteur

c

1:51:05
Présentateur

'est un problème de radicalisation

1:51:08
Locuteur

c

1:51:08
Présentateur

'est un problème de dérive d'une identité religieuse qui tourne en sectarisme et puis en folie et puis en crime meurtrier mais je ne peux pas laisser enfin je n'accepterai pas de dire que c'est notre faute

1:51:27
Locuteur 10

pardonnez-moi mais quand on a une part des jeunes français qui ne respectent pas une minute de silence après des attentats qui ont traumatisé le pays on ne peut pas dire que c'est simplement une question de dérive ce n'est pas ponctuel ça a eu lieu dans plus d'une centaine 200 même lycées collèges de France

1:51:50
Locuteur

ce

1:51:51
Locuteur 10

n

1:51:51
Locuteur

'est

1:51:51
Locuteur 10

pas la dérive la radicalisation c'est une problématique qui nous raconte

1:51:55
Locuteur

qu

1:51:56
Locuteur 10

'il y a des valeurs qui ne sont pas

1:51:58
Locuteur

partagées les

1:51:59
Locuteur 10

valeurs de laïcité de droit ou blasphème comme on dit même si

1:52:03
Présentateur

je vais surtout le

1:52:05
Locuteur

blasphème

1:52:06
Présentateur

est un concept un peu particulier

1:52:10
Locuteur

avec

1:52:10
Présentateur

comme disait un homme politique d'avant-guerre avec une effroyable sincérité

1:52:23
Locuteur

ils

1:52:23
Présentateur

entendent dire tous les jours ces enfants chez eux

1:52:28
Locuteur

qu

1:52:28
Présentateur

'il y a deux poids deux mesures

1:52:30
Locuteur

vous

1:52:31
Présentateur

voyez les mots que tout à l'heure j'évoquais qui deviennent après

1:52:38
Locuteur

des

1:52:38
Présentateur

folies et puis après des choses insupportables

1:52:42
Locuteur

ils

1:52:42
Présentateur

entendent dire qu'on ne traite pas de la même manière les gens selon qu'ils sont d'un côté ou de l'autre

1:52:49
Locuteur

que

1:52:52
Présentateur

l'Occident ne traite pas de la même manière les uns et les autres ils entendent dire tous les jours ça chez eux

1:52:58
Locuteur

vous

1:52:59
Présentateur

savez bien ça

1:52:59
Locuteur

donc

1:53:00
Locuteur 10

c'est de la faute uniquement de leur famille non la société française n'a pas de question à

1:53:04
Locuteur

se poser mais

1:53:04
Présentateur

vous savez bien vous êtes en train de me faire dire ce que je ne veux pas dire bien sûr qu'on a des questions à se poser lesquelles alors et bien la question de savoir de quelle manière on peut d'abord dire les choses brutalement

1:53:21
Locuteur

comme

1:53:21
Présentateur

il faut les dire

1:53:22
Locuteur

en

1:53:23
Présentateur

disant que la religion lorsqu'elle dérive à ce point elle devient criminelle et que en effet il y a et je le dis comme quelqu'un qui est croyant tout à l'heure je l'ai dit

1:53:41
Locuteur

et

1:53:42
Présentateur

je l'ai dit comme quelqu'un qui respecte les croyants musulmans que je vois vivre avec moi qui sont dans mon équipe

1:53:49
Locuteur

et

1:53:50
Locuteur 10

dont la plupart sont laïcs

1:53:51
Locuteur

dont

1:53:52
Présentateur

la plupart sont

1:53:54
Locuteur

ou

1:53:54
Locuteur 10

acceptent la laïcité

1:53:55
Locuteur

et la vivent tous les jours

1:53:56
Présentateur

comme nous

1:53:57
Locuteur

alors

1:53:58
Présentateur

c'est pas très facile comme nous mais on règle un certain nombre de choses il y a les observances par exemple la peau on a mis en place des menus végétariens

1:54:10
Locuteur

comme

1:54:11
Présentateur

ça il n

1:54:11
Locuteur

'y

1:54:11
Présentateur

a plus de questions de juifs de musulmans de régime médical de tout ce que vous voulez il y a une réponse qui est une réponse pratique et qui fédère les gens

1:54:22
Locuteur

et

1:54:23
Présentateur

s'il y a des questions de cimetière on règle les questions de cimetière

1:54:26
Locuteur

est

1:54:27
Locuteur 10

-ce

1:54:27
Locuteur

que vous pensez réellement que

1:54:28
Locuteur 10

ça se réduit à des points techniques

1:54:31
Locuteur

sur

1:54:32
Locuteur 10

les menus de cantines

1:54:33
Locuteur

dites le fond de votre pensée qu

1:54:34
Invité

'on saisisse bien le clivage entre vous le fond de votre pensée

1:54:38
Locuteur

le

1:54:38
Locuteur 10

fond de ma pensée c'est que depuis une trentaine d'années on a expliqué que la France était un pays multiculturel

1:54:47
Locuteur

c

1:54:47
Locuteur 10

'est une idéologie qui est petit à petit qui s'est imposée c'est même devenu quasiment une évidence je ne crois pas je crois que la France est un pays multi-ethnique ceci qu'on peut être d'origine asiatique d'origine africaine d'origine maghrébine et être parfaitement français ça ne pose aucun problème pour une raison c'est que nous avons une culture à partager

1:55:08
Locuteur

si

1:55:08
Locuteur 10

on cesse de transmettre cette culture et ses valeurs

1:55:12
Locuteur

alors

1:55:13
Locuteur 10

on fragilise la communauté nationale

1:55:15
Locuteur

et

1:55:16
Locuteur 10

dans ces cas là on est en train et c'est ce que nous vivons aujourd'hui on monte des gens les uns contre les autres des communautés les unes contre les autres c'est ce que nous avons fait dans l'indifférence générale

1:55:27
Locuteur 8

et

1:55:28
Locuteur 10

c'est ça aussi qui fait que les français aujourd'hui vous l'avez évoqué rapidement tout à l'heure mais vous êtes passé très vite sont si réticents à accueillir des réfugiés qui devraient être accueillis c'est parce que justement ils ont l'impression que ça va fragiliser encore un peu plus cette culture commune qui est abîmée alors que s'ils étaient sûrs d'eux et bien ils rempliraient leur rôle qui est d'accueillir des réfugiés

1:55:51
Locuteur

alors traitons de la

1:55:52
Présentateur

question précisément ce que moi en tout cas je pense de la question

1:56:00
Locuteur

la

1:56:01
Présentateur

France est un pays qui en effet est formé

1:56:04
Locuteur

d

1:56:05
Présentateur

'origines différentes

1:56:07
Locuteur

un

1:56:08
Présentateur

très grand nombre de français

1:56:10
Locuteur

de

1:56:11
Présentateur

souche comme on dit même j'ai lu dans votre livre qu'il fallait pas prononcer ce mot mais je sais

1:56:16
Locuteur

disons que

1:56:16
Locuteur 10

j'ai constaté qu'il était problématique

1:56:18
Présentateur

voilà il est problématique mais Mitterrand disait ça et puis je crois que Hollande a dit ça aussi bon après tout enfin des gens

1:56:26
Locuteur

dont

1:56:27
Présentateur

les racines familiales

1:56:29
Locuteur

sont

1:56:30
Présentateur

sur notre terre et dans notre culture

1:56:33
Locuteur

et

1:56:34
Présentateur

puis il y a des gens très nombreux qui ont une partie de leurs racines dans cette terre et dans cette culture et d'autres parties ailleurs parce qu'il y a beaucoup heureusement de ces mélanges là puis il y

1:56:46
Locuteur

a

1:56:46
Présentateur

des gens qui viennent de l'extérieur donc il y a en effet des origines différentes

1:56:51
Locuteur

il

1:56:52
Présentateur

y a des religions différentes et la laïcité ça consiste à les faire vivre ensemble

1:56:59
Locuteur

après

1:57:00
Présentateur

il y

1:57:00
Locuteur

a

1:57:00
Présentateur

une question supplémentaire qui vient

1:57:02
Locuteur

ils

1:57:03
Présentateur

vivent en France

1:57:04
Locuteur

et

1:57:05
Présentateur

qu'est-ce que c'est la France

1:57:07
Locuteur

et

1:57:07
Présentateur

bien pour moi la France ça n'est pas une page blanche les gens qui vivent aujourd'hui en France

1:57:16
Locuteur

qui

1:57:16
Présentateur

s'y sont installés pour un grand nombre d'entre eux notre projet national n'est pas que tous les jours

1:57:23
Locuteur

on

1:57:24
Présentateur

remette en question notre histoire notre tradition culturelle notre langue

1:57:30
Locuteur

la

1:57:31
Présentateur

France n'est pas une page blanche et il faut en respecter l'histoire la culture et la tradition

1:57:37
Locuteur

donc

1:57:38
Présentateur

vous êtes d'accord oui

1:57:39
Locuteur

à ceci

1:57:40
Locuteur 10

près que je pense qu'il y a un point aveugle dans votre raisonnement c'est le fait que ce qui a aussi fragilisé cette identité nationale c'est tout simplement l'affaissement de la nation et de sa souveraineté et que ça ça s'est fait au nom d'une construction européenne qui n'a pas permis de remplacer l'état-nation par un échelon supérieur on est resté au milieu du gay je comprends qu'on soit européen qu'on veuille aller plus loin dans le projet européen mais si on s'arrête au milieu parce qu'on constate que les peuples n'en veulent pas dans l'état actuel

1:58:11
Locuteur

on

1:58:12
Locuteur 10

a affaibli l'état-nation qui est actuellement le seul cadre de la démocratie il n'y

1:58:16
Locuteur

en

1:58:16
Locuteur 10

a pas d'autre c'est là où s'exprime la démocratie et on ne remplace pas par autre chose et je vous entendais tout à l'heure pendant toute l'émission évoquer l'Europe et l'Europe dont vous parlez et bien je ne sais pas laquelle c'est moi je ne la comprends pas elle n'existe pas c'est à dire que vous nous expliquez que l'Europe

1:58:32
Locuteur

ça

1:58:32
Locuteur 10

a été c'est la préférence communautaire à marché mais ça n'est pas vrai ça fait très longtemps que l'Europe a abandonné la

1:58:38
Locuteur

préférence

1:58:38
Locuteur 10

communautaire

1:58:39
Locuteur

je viens de faire un plaidoyer tout

1:58:42
Locuteur 10

l'idéal

1:58:43
Locuteur

européen je viens de faire un

1:58:44
Présentateur

plaidoyer dans votre sens précisément au début de cette émission je pense que la question posée par les déclarations du premier ministre britannique c'est la question précisément de la nature de l'Europe

1:58:56
Locuteur

oui et c'est pourquoi que

1:58:58
Locuteur 10

vous reprochez aux Anglais de maintenir leur souveraineté

1:59:02
Locuteur

non or

1:59:03
Locuteur 10

on voit très bien dans l'état actuel de l'Europe que les Allemands maintiennent leur souveraineté l'Allemagne décide quand elle veut d'ouvrir ses frontières puis de les fermer à sa volonté et nous sommes les seuls à avoir abandonné toute souveraineté territoriale toute souveraineté dans nos décisions

1:59:21
Locuteur

sans remplacer ça vous savez bien que ça n'est pas vrai bien sûr

1:59:27
Locuteur 10

que ça fragilise bien sûr que le fait de voir un pays qui en est réduit à ne pas pouvoir assurer son intégrité territoriale à ne pas pouvoir décider de certaines politiques où l'on voit donc des hommes politiques

1:59:40
Locuteur

qui

1:59:40
Locuteur 10

ont beau prononcer des discours tout à fait admirables et pleins de convictions mais qui une fois dans l'action sont incapables d'agir parce qu'ils n'ont plus les leviers ou parce qu'ils refusent de les reprendre

1:59:51
Locuteur

ça

1:59:52
Locuteur 10

pose

1:59:52
Locuteur

problème je

1:59:53
Présentateur

connais très bien ce thème vous avez été engagé avec Jean-Pierre Chevènement puis avec Nicolas Dupont-Aignan et ce sont des gens

1:59:59
Locuteur

je ne suis pas

1:59:59
Présentateur

engagé avec Nicolas Dupont-Aignan

2:00:00
Locuteur

ah

2:00:00
Présentateur

pardon je croyais excusez-moi excusez-moi non

2:00:03
Locuteur 10

jamais

2:00:03
Présentateur

je retire alors

2:00:04
Locuteur

je

2:00:05
Présentateur

croyais en tout cas des amis à vous oui et donc non non j'ai des amis engagés dans beaucoup de parties politiques François Bayrou compris au Modem quelquefois et donc bon donc vous avez été engagé de ce point de vue là

2:00:24
Locuteur

je

2:00:25
Présentateur

ne crois pas

2:00:26
Locuteur

que

2:00:27
Présentateur

cette thèse soit vraie je vais essayer de vous dire pourquoi en quelques mots si je prends la situation critique de la France aujourd'hui

2:00:37
Locuteur

qui

2:00:38
Présentateur

fait que socialement économiquement du point de vue de l'identité ce pays se porte pas bien

2:00:46
Locuteur

et

2:00:46
Présentateur

si j'essaie de lister les questions

2:00:49
Locuteur

l

2:00:50
Présentateur

'éducation nationale on est souvent d'accord sur ce sujet l'éducation nationale est la première la question de notre droit du travail qui fait que il y a des blocages et que nous sommes le seul pays qui ne crée pas d'emploi aujourd'hui

2:01:06
Locuteur

la

2:01:07
Présentateur

question du statut de l'entreprise la question de la fiscalité la question de notre vie politique qui est désespérante parce qu'il n

2:01:14
Locuteur

'y

2:01:14
Présentateur

a pas de débat il ne peut pas y en avoir puisque des opinions très respectables ne sont pas représentées

2:01:20
Locuteur

il

2:01:20
Présentateur

y

2:01:20
Locuteur

a

2:01:20
Présentateur

beaucoup de débat quand même pardonnez-moi

2:01:23
Locuteur

je

2:01:23
Présentateur

suis d'accord avec vous sur le fait qu'il

2:01:25
Locuteur

y a

2:01:25
Présentateur

des opinions qui ne sont pas

2:01:26
Locuteur

représentées

2:01:27
Présentateur

et qui devraient l'être y compris quand je ne

2:01:30
Locuteur

suis

2:01:30
Présentateur

pas d'accord avec elles le

2:01:32
Locuteur 10

fait que toute la gauche radicale soit sous-représentée le

2:01:36
Locuteur

fait que vous soyez sous-représentée

2:01:38
Locuteur 10

le fait que même le Front National

2:01:41
Locuteur

que le Front National n'ait pas de représentation

2:01:43
Locuteur 10

ça pose un problème qu

2:01:45
Locuteur

'on part de la

2:01:45
Locuteur 10

population française

2:01:46
Locuteur

ça délégitime

2:01:47
Présentateur

le débat complètement ça

2:01:49
Locuteur

le vide toutes ces

2:01:51
Présentateur

questions-là je viens d'en citer 5 qui sont les questions il n'y en a aucune qui dépendent de l'Europe

2:01:56
Locuteur

pour

2:01:57
Locuteur 10

ce qui est par exemple de l'éducation ça dépend en grande partie aussi de l'Europe en

2:02:01
Locuteur

tout cas l

2:02:01
Locuteur 10

'idéologie que vous dénoncez

2:02:03
Locuteur

est

2:02:03
Locuteur 10

tout à fait portée par la communauté européenne

2:02:05
Locuteur

excusez-moi

2:02:05
Locuteur 10

voilà mais on ne va pas faire un

2:02:07
Locuteur

débat sur l'éducation sur le droit du travail

2:02:10
Locuteur 10

jamais je

2:02:11
Locuteur

n'ai eu une

2:02:12
Présentateur

injonction européenne

2:02:13
Locuteur 10

la question n'est pas seulement des injonctions la question est celle de la façon dont on mène des politiques quant au travail la question de la décrépitude de la désindustrialisation de la France de la mort de son agriculture c'est aussi lié à tout cela c'est une idéologie qui consiste à considérer que l'Europe est une entité neutre qui doit être un pur marché ouvert à tous les vents

2:02:37
Locuteur

et nous sommes

2:02:38
Locuteur 10

en train de détruire ce qui faisait notre richesse c'est-à-dire notamment notre agriculture mais aussi toute notre industrie

2:02:43
Locuteur

et pas entier

2:02:44
Locuteur 10

ses fonds

2:02:45
Présentateur

pointons du doigt cette question parce qu'en effet c'est la troisième fois que je le dirai dans cette émission mais ça mérite d'être souligné nous sommes à un rendez-vous pour savoir quelle est la vraie nature de l'Europe il est vrai

2:02:58
Locuteur

qu

2:02:59
Présentateur

'il y a des courants puissants en Europe

2:03:03
Locuteur

qui

2:03:03
Présentateur

se sont imposés peu à peu dans la réflexion de l'Europe et qui consistait ou dans l'orientation de l'Europe

2:03:09
Locuteur

qui

2:03:10
Présentateur

consiste à dire que ce qui compte c

2:03:11
Locuteur

'est

2:03:11
Présentateur

le marché

2:03:12
Locuteur

mais

2:03:12
Locuteur 10

c'est toute la structure même qui est comme ça

2:03:14
Locuteur

c

2:03:15
Présentateur

'est

2:03:15
Locuteur

la structure actuelle de l'Europe

2:03:16
Présentateur

je rappelle que quand on a écrit le traité de Rome il y avait la préférence communautaire à l'intérêt

2:03:22
Locuteur 10

oui mais dans le traité de Maastricht et dans le traité de Lisbonne ça n'y est plus

2:03:26
Présentateur

ça

2:03:26
Locuteur

a disparu

2:03:27
Locuteur 10

et c'est ça qui prévaut aujourd'hui c'est

2:03:29
Locuteur

-à-dire que l'Europe a

2:03:29
Locuteur 10

changé

2:03:29
Locuteur

de nature et

2:03:30
Présentateur

bien nous avons l'occasion là

2:03:32
Locuteur

par

2:03:33
Présentateur

la question que le premier ministre britannique pose en disant si vous ne changez pas l'Europe pour aller dans mon sens de ce qu'elle est un marché uniquement un marché je m'en vais il faut dire banco

2:03:46
Locuteur

oui

2:03:46
Locuteur 10

d'accord et ensuite vous direz quoi

2:03:48
Locuteur

et

2:03:48
Présentateur

ensuite je

2:03:49
Locuteur

dirais vous direz que l'Europe doit ressembler à quoi et

2:03:52
Locuteur 10

quelle doit être la place de la France

2:03:53
Présentateur

vous me permettez de te dire l'Europe doit ressembler à quoi

2:03:58
Locuteur

l

2:03:58
Présentateur

'Europe doit avoir là entre les mains se sentir être investie

2:04:04
Locuteur

de

2:04:04
Présentateur

la responsabilité non pas seulement de construire un marché mais de construire une société pardon François de construire une indépendance par exemple il y a des pans entiers de l'industrie qui ont disparu de l'Europe

2:04:19
Locuteur

pour

2:04:20
Présentateur

la raison en particulier que vous dites je prends un exemple que j'ai déjà pris ici

2:04:24
Locuteur

nous

2:04:25
Présentateur

sommes environnés d'un univers d'écran chacun dans notre poche nous avons des smartphones des il n

2:04:34
Locuteur

'y

2:04:34
Présentateur

a que ça des écrans dans nos maisons il n'y

2:04:37
Locuteur

a

2:04:37
Présentateur

plus un seul écran fabriqué en Europe François Bayrou je peux vous poser une question

2:04:42
Locuteur

parce qu'elle est récurrente depuis le début de

2:04:44
Invité

cette émission quand on parle d'Air France vous dites tout le monde doit arriver à se mettre d'accord quand on parle d'Europe vous dites

2:04:49
Locuteur

tout

2:04:49
Invité

le monde doit avoir une certaine conception volontariste de l'Europe

2:04:52
Locuteur

est

2:04:52
Invité

-ce qu'il

2:04:52
Locuteur

n'y a

2:04:52
Invité

pas

2:04:53
Présentateur

dans votre discours à en donner un côté incantatoire on doit arriver à et on ne voit pas quel chemin on

2:04:58
Locuteur

prend pour cela

2:04:59
Présentateur

excusez-moi je veux bien que quelquefois on puisse faire des accusations de cet ordre mais

2:05:05
Locuteur

là je

2:05:06
Présentateur

dis des choses précises Cameron

2:05:10
Locuteur

au

2:05:11
Présentateur

nom de la Grande-Bretagne

2:05:12
Locuteur

a

2:05:13
Présentateur

annoncé un référendum qui serait un référendum de sortie ou de rester

2:05:17
Locuteur

et

2:05:18
Présentateur

que dans ce référendum de sortie ou de rester il plaiderait pour rester à condition que l'Europe renonce à un certain nombre de choses

2:05:26
Invité

là-dessus vous avez été clair il faut dire non on a entendu

2:05:29
Locuteur

et

2:05:29
Présentateur

non mais il faut dire non c'est pas incantatoire ça

2:05:31
Locuteur

c

2:05:32
Présentateur

'est un combat un affrontement

2:05:37
Locuteur

dans

2:05:37
Présentateur

lequel la France doit jouer son rôle

2:05:41
Locuteur

alors qu'elle doit être vous lui

2:05:42
Locuteur 10

proposez quelle voie

2:05:44
Locuteur

c'est-à-dire

2:05:45
Locuteur 10

les français qu'est-ce que vous allez leur dire exactement que sont-ils quel est le destin que nous avons en commun et qui nous permettent de peser je

2:05:53
Locuteur

peux vous citer la colonie

2:05:54
Présentateur

attendez le drame de la politique française c'est que nos dirigeants sont incapables de dessiner un avenir commun parce qu'ils ne sont pas porteurs de cette culture quand vous dites ça vous parlez de la culture de la France de l'identité française est

2:06:08
Locuteur

-ce

2:06:08
Présentateur

que François Bayrou

2:06:09
Invité

peut être cet homme-là

2:06:10
Locuteur 10

est

2:06:11
Locuteur

-ce qu'il est porteur de cette culture

2:06:12
Locuteur 10

il est porteur de cette culture

2:06:14
Locuteur

la question est-ce

2:06:14
Locuteur 10

qu

2:06:14
Locuteur

'en fait-il il

2:06:15
Présentateur

est

2:06:18
Invité

porteur

2:06:18
Locuteur

de cette culture

2:06:19
Invité

mais

2:06:20
Locuteur 10

mais ce n'est pas le tout d'avoir la culture ensuite il faut aussi avoir dans l'idée que l'on va agir avec

2:06:26
Locuteur

ça on va

2:06:27
Locuteur 10

agir en fonction de cela et non pas en effet avec des incantations et en rêvant que tout à coup les autres vont être d'accord avec nous au sein de l'Europe

2:06:35
Locuteur

et que

2:06:35
Locuteur 10

magiquement

2:06:36
Locuteur

ça

2:06:36
Locuteur 10

va marcher

2:06:37
Présentateur

encore une fois je ne prétends pas aller dans le sens d'une incantation je prétends qu'on ouvre et que le président de la république française ouvre

2:06:48
Locuteur

un

2:06:49
Présentateur

sujet qui est un sujet de rupture s'il le faut avec des partenaires qui à l'intérieur de l'Europe

2:06:55
Locuteur

veulent

2:06:57
Présentateur

non cesser de vouloir depuis des décennies détricoter le projet initial européen on a l'occasion là de le retrouver et c'est un moment qui est vraiment très très important de ce point de vue là et vous disiez quel rôle pour la France la France doit être le leader de cela à l'intérieur de l'Europe pour moi en tout cas

2:07:18
Locuteur

c

2:07:19
Présentateur

'est le seul leader que cette thèse puisse trouver merci je propose qu'on aille dans ce sens merci

2:07:25
Locuteur

Natacha Polony voici

2:07:27
Invité

venu

2:07:27
Locuteur

le

2:07:27
Présentateur

temps le moment de

2:07:29
Invité

la conclusion quelle impression avez-vous fait qu'en retiennent les téléspectateurs en accueil Jean-Daniel Lévy et Karim Rissouli merci Natacha bonsoir à vous deux bonsoir c'est un moment attendu rituel François Bayrou a-t-il convaincu les téléspectateurs vous nous répondrez dans un instant Jean-Daniel puisque vous faites réaliser avec Aris Interactive un sondage express et vous aussi Karim avec la revue des tweets d'abord François Bayrou à l'issue de cette émission vous nous aviez dit donc je ferai une clarification alors je vous pose la question comment envisagez-vous 2017 est

2:08:12
Présentateur

-ce que vous souhaitez être candidat où en est votre réflexion

2:08:15
Locuteur

je

2:08:16
Présentateur

souhaite

2:08:16
Locuteur

qu

2:08:17
Présentateur

'en 2017 il y ait à l'élection présidentielle un candidat

2:08:22
Locuteur

qui

2:08:23
Présentateur

puisse rassembler le

2:08:26
Locuteur

courant

2:08:27
Présentateur

politique que je représente et d'autres courants pour être une vraie alternative un choix qui sera gagnant je le crois je pense que Alain Juppé peut être cet homme-là et puis il y

2:08:43
Locuteur

a

2:08:43
Présentateur

une primaire et je vous ai dit mon inquiétude sur la primaire

2:08:46
Locuteur

et

2:08:47
Présentateur

si Alain Juppé n'était pas choisi

2:08:50
Locuteur

par

2:08:51
Présentateur

cette primaire si on se trouvait dans d'autres configurations si les français se trouvaient devant un choix qui serait François Hollande Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen alors pour moi en tout cas je ferai face

2:09:09
Locuteur

je

2:09:10
Présentateur

serai

2:09:14
Locuteur

dans

2:09:14
Présentateur

la responsabilité

2:09:16
Locuteur

de

2:09:17
Présentateur

celui qui ne peut pas accepter que la France n'ait que ce choix-là

2:09:20
Locuteur

que

2:09:21
Présentateur

la France

2:09:22
Locuteur

les

2:09:23
Présentateur

jeunes français ayant constaté deux impasses avec les cinq années de Nicolas Sarkozy et les cinq années de François Hollande

2:09:32
Locuteur

et

2:09:33
Présentateur

puis se trouvant devant une troisième impasse à mon avis encore plus dangereuse qui est celle du Front National ils ne peuvent pas être dans cette triple impasse il faudra donc qu'on leur propose un autre choix vous serez dans cette hypothèse candidat à la présidence de la République en

2:09:50
Locuteur

tout

2:09:50
Présentateur

cas je serai là et je prendrai mes responsabilités

2:09:53
Locuteur

vous

2:09:54
Présentateur

avez

2:09:54
Locuteur

François

2:09:55
Présentateur

Bayrou toujours le même ressort intact en vous pour cela vous avez déjà

2:09:59
Invité

été candidat trois fois

2:10:00
Locuteur

le

2:10:00
Présentateur

ressort est plus tendu encore

2:10:05
Locuteur

vous

2:10:05
Présentateur

en rêvez toujours

2:10:07
Locuteur

je

2:10:07
Présentateur

n'en ai jamais rêvé

2:10:12
Locuteur

je

2:10:13
Présentateur

n'ai jamais cru qu'être président de la République c'était un bonheur

2:10:19
Locuteur

je

2:10:20
Présentateur

n

2:10:20
Locuteur

'ai

2:10:20
Présentateur

jamais cru qu'être président de la République

2:10:23
Locuteur

ça

2:10:24
Présentateur

rendait heureux vous et les vôtres

2:10:27
Locuteur

je

2:10:27
Présentateur

n

2:10:27
Locuteur

'ai

2:10:27
Présentateur

jamais cru qu'être président de la République c'était un but à la vie franchement je sais très bien que les caricatures ont dit autre chose je n'ai jamais cru que président de la République c'était un accomplissement c'est vrai qu'on a du mal à vous croire

2:10:44
Locuteur

parce qu'on vous sent habité

2:10:45
Présentateur

par cette envie mais

2:10:46
Locuteur

mais

2:10:47
Présentateur

je sais

2:10:48
Locuteur

que

2:10:49
Présentateur

c'est un des seuls endroits

2:10:51
Locuteur

dans

2:10:52
Présentateur

notre pays d'où on peut faire bouger les choses à condition que le pouvoir change

2:10:59
Locuteur

et

2:11:00
Présentateur

si vous me permettez une phrase sur ce sujet

2:11:04
Locuteur

je

2:11:04
Présentateur

sais qu'il faut que la présidence de la République change

2:11:08
Locuteur

de

2:11:09
Présentateur

rôle et de pratique en France

2:11:12
Locuteur

on

2:11:13
Présentateur

a pris l'habitude depuis des années d'avoir un président de la République chef de parti

2:11:18
Locuteur

on

2:11:18
Présentateur

en crève

2:11:22
Locuteur

c

2:11:22
Présentateur

'est le contraire

2:11:23
Locuteur

de

2:11:24
Présentateur

ce que de Gaulle voulait

2:11:25
Locuteur

de

2:11:26
Présentateur

Gaulle a créé la 5ème République il suffit d'entendre un discours qui a été un discours historique qui est le discours

2:11:32
Locuteur

de

2:11:33
Présentateur

Bayeux après la guerre il a dit

2:11:35
Locuteur

ce

2:11:36
Présentateur

que je

2:11:37
Locuteur

veux

2:11:38
Présentateur

pour nos institutions

2:11:39
Locuteur

c

2:11:40
Présentateur

'est que le gouvernement échappe au jeu des partis au jeu parlementaire

2:11:44
Locuteur

et

2:11:45
Présentateur

c'est pourquoi il y aura un président de la République

2:11:47
Locuteur

et

2:11:48
Présentateur

le gouvernement dépendra du président de la République et pas du jeu des

2:11:53
Locuteur

partis

2:11:56
Présentateur

insensiblement

2:11:57
Locuteur

les

2:11:58
Présentateur

partis les deux partis dominants et majeurs ont grignoté cette affirmation et Nicolas Sarkozy était en fait chef de parti et François Hollande est en fait chef de parti

2:12:10
Locuteur

trop on

2:12:13
Présentateur

aimerait des présidents de la République qui soient au-dessus grands

2:12:16
Locuteur

qui

2:12:17
Présentateur

soient capables d'oublier qu'ils sont d'un parti et qui réunissent les gens

2:12:21
Locuteur

je

2:12:22
Présentateur

vais vous dire

2:12:22
Locuteur

j

2:12:23
Présentateur

'aimerais un président de la République qui puisse parfois

2:12:26
Locuteur

donner

2:12:26
Présentateur

raison à l'opposition

2:12:28
Locuteur

et

2:12:29
Présentateur

ça

2:12:29
Locuteur

ça

2:12:30
Présentateur

ne peut venir que si on sépare

2:12:34
Locuteur

la

2:12:35
Présentateur

fonction présidentielle

2:12:36
Locuteur

du

2:12:37
Présentateur

parti politique auquel ce président a appartenu

2:12:42
Locuteur

et

2:12:43
Présentateur

je suis là c'est une des raisons pour lesquelles je soutiens Juppé

2:12:50
Locuteur

c

2:12:51
Présentateur

'est parce qu'il est distingué du parti

2:12:52
Locuteur

on

2:12:53
Présentateur

le sait bien l'appareil n'est pas tout à fait dans son sens oui

2:12:57
Locuteur

c

2:12:58
Invité

'est lui qui l'a créé

2:12:59
Locuteur

oui

2:12:59
Présentateur

je pense qu

2:13:00
Locuteur

'il

2:13:00
Présentateur

s'est trompé gravement

2:13:03
Locuteur

en

2:13:03
Présentateur

tout cas que le climat qui a créé ça au moment où Juppé en a pris la responsabilité s'est trompé vous vous souviendrez peut-être que j'étais allé à la réunion de fondation pour dire vous dites qu'on pense tous la même chose si on pense tous la même chose on ne pense plus rien

2:13:19
Locuteur

je

2:13:19
Présentateur

pense que l'opposition serait infiniment mieux organisée

2:13:25
Locuteur

s

2:13:26
Présentateur

'il y avait un parti de droite et un parti du centre

2:13:29
Locuteur

je

2:13:29
Présentateur

pense que le parti unique de la droite et du centre c'est un leurre

2:13:34
Locuteur

je

2:13:34
Présentateur

pense que ça brouille les messages

2:13:37
Locuteur

et

2:13:38
Présentateur

s'il y avait eu un vrai parti de droite solide

2:13:41
Locuteur

et

2:13:41
Présentateur

un vrai parti du centre solide

2:13:43
Locuteur

le

2:13:44
Présentateur

Front National n'en serait pas où il en est et le parti socialiste n'aurait pas occupé toute la place

2:13:50
Locuteur

bien

2:13:50
Présentateur

en tout cas on a enregistré votre déclaration et vous qu'avez-vous pensé

2:13:55
Locuteur

de

2:13:56
Invité

la prestation de François Bayrou ce soir

2:13:58
Locuteur

Karim

2:13:59
Invité

Rissouli pendant l'émission nous recevons et vous en avez vu à l'écran des dizaines de milliers de réactions de commentaires via internet et twitter et vous nous livrez les grandes tendances

2:14:08
Locuteur

ou

2:14:09
Invité

les petites pépites ce qui a fait réagir ce qui a fait bondir c'est à vous on essaie de passer au radar votre prestation de ce soir alors c'est pas simple un oeil sur vous le deuxième sur twitter sur les réseaux sociaux je vous assure c'est un exercice compliqué j'imagine que ça vous intéresse ce que je vais vous dire parce qu'on le sait assez peu mais vous êtes vous-même assez actif sur twitter depuis le début je crois et puis vous êtes aussi très populaire il y avait eu un classement l'an dernier qui a été fait sur le rapport des élus locaux et des maires à twitter et vous êtes

2:14:36
Locuteur

vous

2:14:37
Locuteur 6

le deuxième maire de France le plus suivi sur twitter qui est le premier Anne Hidalgo la maire de Paris et le troisième c'est Alain Juppé décidément on parle que de Juppé ce soir et vous avez eu 360

2:14:45
Présentateur

000 followers c'est je veux le dire énormissime alors

2:14:50
Locuteur 6

ils n'ont pas été particulièrement actifs ce soir on est autour de 20 000 tweets je pense quoi que ce que vous venez de dire va peut-être relancer la

2:14:55
Locuteur

machine

2:14:56
Invité

autour de 20 000 tweets c'est la moyenne base disons de l'émission et dans l'ensemble on a passé je dirais une soirée comment dire plutôt centriste sur twitter pendant l'émission je voulais dire paisible par là contrairement à ce qui se passe souvent vous savez quand on reçoit des

2:15:10
Locuteur

hommes c'est violent

2:15:11
Présentateur

souvent

2:15:12
Invité

twitter c'est un réceptacle d'insultes il y

2:15:15
Locuteur

a

2:15:15
Invité

beaucoup de passion vous c'est rarement le cas ça reste assez mesuré assez

2:15:19
Présentateur

consensuel souvent bienveillant vous avez des adversaires vous allez voir mais il n

2:15:24
Locuteur

'y a

2:15:24
Présentateur

pas d'insultes en général pas de déclaration d'amour non plus flamboyante c'est voilà entre les deux centriste c'est ce que je voulais vous dire

2:15:30
Invité

est-ce qu'il

2:15:31
Locuteur

y

2:15:31
Invité

a des qualificatifs quels sont les qualificatifs le plus souvent est

2:15:35
Locuteur

-ce qu

2:15:35
Invité

'il

2:15:35
Locuteur

y a

2:15:35
Invité

une sorte de portrait robot de François Bayrou qui est

2:15:36
Locuteur

dressé

2:15:37
Présentateur

oui

2:15:37
Invité

on

2:15:37
Locuteur

essaie de

2:15:38
Invité

reprendre les adjectifs les qualificatifs qui reviennent le plus sur twitter alors d'abord ceux qui vous aiment

2:15:44
Locuteur

je

2:15:45
Locuteur 6

vais commencer par un truc sympa vous êtes honnête pour beaucoup de gens notamment pour cette internaute Bayrou est un des rares politiciens à se battre pour les mêmes convictions depuis des années hashtag honnêteté ça ça revient beaucoup vous êtes apaisant pour d'autres Bayrou un des rares politiques

2:15:59
Locuteur

qui

2:16:00
Invité

ne joue pas sur la peur des gens et ne stigmatise pas les minorités pour exciter et exister et puis vous êtes jugé sincère globalement notamment quand vous avez revendiqué ce soir votre religion à l'antenne je suis chrétien vous l'avez dit je crois à deux reprises waouh un homme politique assume sa religion en direct à la télé jamais vu autant de sincérité ça c'était pour la partie pommade assez sympa et puis ceux qui ne vous aiment pas vous ont trouvé en revanche tiède pour certains c'est ce que dit Abdoulou Wahaba

2:16:28
Présentateur

Bayrou trop tiède pour percer dans un environnement politique chaud bouillant un peu mou il manque quand même un peu de nerfs le Bayrou il faut la colère il faut l'indignation alors on l

2:16:38
Locuteur

'a

2:16:38
Présentateur

un peu senti sur Cameron mais globalement

2:16:40
Invité

il

2:16:40
Locuteur

y

2:16:40
Invité

a une demande d'indignation de votre part on ne

2:16:41
Locuteur

vous

2:16:41
Invité

sent pas assez indigné et puis on vous a trouvé

2:16:44
Locuteur

allez

2:16:44
Invité

un brin prétentieux je rappelle ce que vous avez dit en début d'émission je ne suis pas du genre à dire j'ai fait des erreurs et vous avez ajouté d'ailleurs j'en fais peu des erreurs pas du tout prétentieux Bayrou dit cette femme ou cet autre un petit peu plus méchant le pire ennemi de Bayrou et lui

2:16:57
Présentateur

-même

2:16:58
Invité

il parle d'égo surdimensionné en un mot vous comprenez que cette phrase ne soit pas très bien interprétée

2:17:03
Présentateur

c'était une phrase qui était faite normalement pour faire sourire bon c

2:17:08
Locuteur

'est au moins du second

2:17:09
Présentateur

degré

2:17:09
Locuteur

oui

2:17:09
Présentateur

on peut dire ça comme ça d

2:17:11
Locuteur

'accord

2:17:11
Présentateur

vous faites des

2:17:12
Invité

erreurs et vous le

2:17:12
Locuteur

reconnaissez il

2:17:13
Présentateur

m'arrive de faire des erreurs

2:17:15
Locuteur

mais

2:17:15
Présentateur

moins que les autres second degré chacun tranchera

2:17:21
Invité

Karim les temps forts qui sont retenus de l'émission alors plusieurs

2:17:25
Locuteur

temps forts

2:17:25
Invité

au moins trois temps forts il fallait bien choisir alors sans compter ce que vous venez

2:17:28
Locuteur

de répondre oui bien sûr cette déclaration c'est au point sur

2:17:31
Invité

la présidentielle si on peut vous soumettre des tweets avant la fin de l'émission on le fera mais c'est pas certain premier temps fort le tout début de l'émission lorsque vous avez réagi à l'actualité politique du jour la sortie de Manuel Valls on en parlait en début d'émission David qui propose de fusionner les listes de droite et de gauche notamment là où il y

2:17:45
Locuteur

a

2:17:45
Invité

un risque de victoire du Front National ce qui fait dire à cet internaute et vous avez eu des mots assez sympas assez doux pour Manuel Valls à ce moment là et cet internaute vous dit il est clair qu'un axe Valls Macron-Bayrou-Juppé ça aurait de la gueule pour l'avenir du pays c'est un responsable local du Modem qui dit ça donc dans votre parti il y

2:18:03
Locuteur

a

2:18:03
Invité

des gens qui veulent un axe vraiment avec Valls avec Bayrou avec vous

2:18:05
Locuteur

vous

2:18:06
Invité

êtes Bayrou donc avec vous un autre de vos fans nous dit Bayrou a acquis un statut de président siable Juppé président il serait un très bon premier ministre est

2:18:15
Locuteur

-ce

2:18:15
Invité

que c

2:18:15
Locuteur

'est

2:18:15
Invité

une option ça aussi

2:18:16
Locuteur

vous

2:18:17
Invité

premier ministre d'Alain Juppé

2:18:18
Locuteur

je

2:18:19
Présentateur

ne crois pas

2:18:20
Locuteur

pourquoi

2:18:21
Présentateur

parce que

2:18:23
Locuteur

il

2:18:24
Présentateur

est impossible

2:18:26
Locuteur

d

2:18:26
Présentateur

'abord d'avoir un ticket à l'élection présidentielle c'est une erreur dont on ne revient pas ça d'accord

2:18:32
Locuteur

mais

2:18:32
Présentateur

après et deuxièmement il n

2:18:34
Locuteur

'est

2:18:34
Présentateur

pas possible d'avoir un premier ministre qui ne soit pas du parti le plus important de la majorité autant le président peut être au-dessus des partis autant le premier ministre doit représenter il est le chef de la majorité alors qu'on le veuille ou pas c'est des lois institutionnelles le président le président il doit être au-dessus des partis il doit inspirer

2:18:54
Locuteur

il

2:18:55
Présentateur

doit entraîner

2:18:55
Locuteur

il

2:18:56
Présentateur

doit montrer vers où on va

2:18:58
Locuteur

il

2:18:59
Présentateur

doit donner du sens

2:19:01
Locuteur

il

2:19:01
Présentateur

doit équilibrer mais le premier ministre c'est le chef de la majorité ce n'était pas le cas de Raymond Barr il a souffert croyez-moi et encore à cette époque-là il n'avait pas beaucoup moins de députés que le RPR de l'époque il devait en avoir

2:19:18
Locuteur

je ne sais

2:19:19
Présentateur

pas peut-être 150 ce qui ne sera pas le cas du Modem 200 et donc je ne crois pas que ce soit une possibilité donc cet internaute sera déçu ce soir deuxième temps fort les débats que vous avez eu avec

2:19:31
Invité

les françaises qui étaient sur ce plateau ce soir Haute-de-Lombaret sur l'éducation débat jugé passionnant comme avec Laetitia Nonon notamment sur les quartiers populaires Haute-de-Lombaret vous a demandé du concret et vous a dit on en a marre du blabla et là aussi vous avez un peu laissé les téléspectateurs sur leur faim c'est ce que disait un peu David quand il parlait de propos incantatoires par moments une internaute relève que cette réponse que vous avez donnée sur l'éducation c'était je n'ai pas de proposition récemment sur ce sujet Bayrou là on frôle le génie c'était l'ironie évidemment mais plus globalement il y a aussi cet autre internaute qui vous dit suspense insoutenable à quelle heure François Bayrou va-t-il faire sa première proposition

2:20:05
Présentateur

concrète c'est beaucoup revenu ça vous n'êtes pas assez concret

2:20:08
Locuteur

bah

2:20:08
Présentateur

écoutez on a il me semble qu'on a abordé plusieurs sujets j'ai proposé un nouveau contrat de travail j'ai proposé deux emplois sans charge par entreprise j'ai proposé sur l'école qu'on ait cette cette intervention auprès des élèves qui sont en difficulté le plus tôt possible et par petits groupes

2:20:33
Locuteur

et

2:20:34
Présentateur

tout ça c'est des propositions concrètes mais si vous avez d'autres sujets qu'on ait abordé ce soir je veux bien en faire encore un

2:20:43
Locuteur

mot

2:20:43
Présentateur

un dernier

2:20:43
Invité

mot c'est le troisième temps fort qu'on a relevé c'était tout au début du face à face avec François Langlais sur l'économie ce qui nous a conduit à un fact-checking comme on dit regardez ce tweet d'internaute Bayrou mis à mal sur sa proposition des 50 milliards d'impôts en plus pendant sa campagne de 2012 François a en effet relevé que vous proposiez 50 milliards d'euros d'impôts supplémentaires vous avez dit non c'est pas exactement ça c'est pas vrai alors on a vérifié on a regardé votre programme de 2012 c'était en page 2 la troisième proposition de votre programme et vous aviez bien proposé d'augmenter les impôts de 50 milliards sur

2:21:15
Locuteur

5

2:21:15
Présentateur

ans

2:21:15
Invité

20 milliards de coups

2:21:17
Locuteur

de

2:21:17
Invité

rabot sur les niches fiscales 20 milliards d'augmentation de la TVA 10 milliards en agissant sur l'impôt sur le revenu et sur l'USF

2:21:22
Locuteur

20

2:21:23
Invité

plus 20 plus 10 ça fait 50

2:21:25
Locuteur

là

2:21:25
Présentateur

vous pouvez reconnaître cette erreur

2:21:27
Locuteur

en taxe

2:21:27
Présentateur

oui mais attendez des coups de rabot

2:21:30
Locuteur

c

2:21:30
Présentateur

'est des suppressions de remise

2:21:31
Locuteur

mais

2:21:32
Présentateur

ça fait mal au portefeuille pour certains oui très bien

2:21:34
Locuteur

alors

2:21:35
Présentateur

c'est vrai

2:21:35
Locuteur

alors

2:21:36
Présentateur

c'est vrai voilà une erreur très bien

2:21:37
Locuteur

merci

2:21:38
Présentateur

merci Karim beau

2:21:39
Locuteur

bilan Jean

2:21:41
Invité

Daniel comment les français ont-ils trouvé François Bayrou d'abord peut-être un mot sur la méthode on le rappelle à chaque fois mais c'est pas plus mal absolument le

2:21:51
Locuteur

panel

2:21:52
Invité

comment ça marche

2:21:53
Présentateur

on demande à 1000 français représentatifs en termes de sexe d'âge de l'organisation géographique et évidemment

2:21:59
Auditeur

de vote à la dernière élection présidentielle de regarder l'émission on leur confie cette mission

2:22:03
Locuteur 6

et puis on leur pose avant même de regarder cette émission un certain nombre de questions et les mêmes questions à la suite de cette émission et ce que l'on va faire ensemble c'est qu'on va regarder essayer de voir s'il y a des évolutions et si oui

2:22:13
Locuteur

comment

2:22:14
Locuteur 6

il se manifeste d'une manière générale et puis éventuellement par type ou catégorie de population

2:22:18
Locuteur

alors

2:22:19
Invité

que dit le panel d'abord les téléspectateurs ont-ils été convaincus par la prestation de François Bayrou

2:22:24
Présentateur

c'est effectivement la première question qu'on peut se poser

2:22:26
Locuteur

quand

2:22:27
Présentateur

on prend 100 français qui ont été interrogés 45 déclarent qu'ils ont été convaincus de M. Bayrou par votre prestation ce 45 on peut le rapprocher de

2:22:36
Locuteur

3

2:22:36
Présentateur

autres mesures que nous avons effectuées par le passé on s'en rappelle Alain Juppé était présent et avait obtenu la sélection de l'ordre de 56% des personnes que nous avions interrogées

2:22:46
Locuteur

51

2:22:47
Présentateur

% pour Emmanuel Macron et

2:22:49
Locuteur

35

2:22:50
Auditeur

% pour Manuel Valls lors de sa dernière prestation donc c'est un niveau qui est un niveau qui se situe au-dessus de celui de Manuel Valls et en dessous de

2:22:58
Présentateur

ceux d'Emmanuel Macron et d'Alain Juppé que peut-être les français avaient un peu plus découvert ici dans le cadre de leur intervention qu'ils ne vous ont aujourd'hui découvert car ils vous connaissent depuis plus longtemps

2:23:09
Invité

on rentre un peu dans le détail sur ce qu'a fait bouger l'émission sur les aspects personnels notamment

2:23:14
Auditeur

peut-être déjà une question d'opinion générale on interroge les français qui ont regardé cette émission avant l'émission après l'émission et on

2:23:21
Locuteur

interroge