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Conférence de presseLe Média (sur YouTube)· 23 septembre 2022 31 minContradictoireActualité / polémiqueSantéTravail & emploiInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

CRISE DANS LES HÔPITAUX : FOUTONS LE BORDEL, METTONS MACRON EN DIFFICULTÉ !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que cet appel à la mobilisation a été entendu ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les leviers disponibles pour vous faire entendre des dirigeants ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment construire un rapport de force ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les mesures concrètes que vous proposez ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la mission flash de François Braun ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Christophe PrudhommeFait
    « il est incapable d'autocritique moi je suis pour pousser à ce que de manière un petit peu virulente on le bordel on le bordel pour que monsieur Macron se retrouve en difficulté »
  • 6:00Christophe PrudhommeChiffre
    « il manque aujourd'hui 60 000 infirmières »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

aujourd'hui nous sommes face à une démission massive parce qu'il y a pas d'espoir que les conditions de travail s'améliorent donc si on n'a pas ce plan de formation massif on va dans le mur et aller dans le mur dans notre secteur c'est euh des morts des morts faut le dire clairement ce gouvernement bon en permanence il ment il est autoritaire il est dans le déni de la gravité de la situation il est incapable d'autocritique moi je suis pour pousser à ce que de manière un petit peu virulente on le bordel on le bordel pour que monsieur Macron se retrouve en difficulté dit seul de l'Assemblée nationale et puis qu'on puisse être dans une dynamique positive pour dire on peut changer les choses si on élit une autre majorité à l'Assemblée nationale [Musique] lit service et hôpitaux fermés personnel exténué un ça suffit agissons réagissons c'était le mot d'ordre de l'appel à mobilisation pour le secteur de la santé ce jeudi 22 septembre notamment lancé par l'Union Syndicale assistante publique CGT dans un communiqué après un été particulièrement ru des dramatiques la PHP s'enfonce dans les abîmes à déclaré l'organisation syndicale Christophe Prud'homme bonsoir alors vous avez manifesté un côté de vos collègues pour dénoncer le dépanne allemand de l'hôpital public on peut voir quelques images qui ont été captées par notre camarade Jamie là qui a couvert l'événement pour le média alors toujours malgré la pandémie on l'a vu il y a eu plus de 5700 litres d'hospitalisation qui ont est fermé en 2020 dans les dans les établissements selon vous est-ce que cet appel à la mobilisation a été entendue écoutez les mobilisations étaient multiples dans toute la France il est clair que les personnels de santé ne font pas de manifestations massives ce sont des mobilisations ponctuelles vous voyez là c'est un rassemblement de 13h à 16 heures pour que les collègues puissent se déplacer en sortant du travail vous savez quand on manifeste quand on est professionnel de santé on manifeste sur son temps de repos parce que quand on est en grève on a signé a signé ça veut dire qu'on est obligé de venir travailler parce que faut assurer la continuité du service donc forcément faut qu'on invente des formes de mobilisation autre que les formes traditionnelles de grandes manifestations donc il y a ces rassemblements on fait appel aujourd'hui à justice les syndicats CGT aujourd'hui font des signalements en procureur de la République pour mise en danger des patients et des personnels d'ailleurs le premier scellement a été fait à Laval qui est un hôpital assez emblématique au niveau des fermetures des services d'urgence puisque c'est un hôpital d'une ville préfecture qui a fermé brutalement son service par manque de personnel vous imaginez ce que ça veut dire pour la population du département et donc là nous sommes très satisfaits puisque le procureur a décidé de lancer une donc nos collègues secrétaires de syndicats cgtfo de l'hôpital vont être entendus aujourd'hui j'ai appris aussi que la famille de cette personne qui est décédée sur un brancard à Strasbourg porter plainte et enfin je l'ai déjà dit sur d'autres médias aujourd'hui nous ferons tout pour les soutenir pour que les responsabilités soient recherchées jusqu'au plus haut niveau voilà parce que il y a des responsables aujourd'hui vous savez la qualification juridique c'est perte de chance par défaut de moyens donc qui est responsable du défaut de moyen celui qui est responsable du défaut de moyens et responsable du décès qui est-il selon vous ah ben c'est toute la chaîne depuis enfin tous ceux qui appliquent les mesures alors ça peut être un certain nombre de directeur d'hôpitaux un certain nombre de médecins qui sont dans des instances décisionnels les directeurs d'Ars les agences réelles de santé les ministres de la santé et le président de la République nous lancerons des procédures pour aboutir à dénoncer un scandale qui lui-même type que le sang contaminé alors vous l'avez dit Christophe Prudhomme lorsqu'on est soignant c'est quasi mission impossible pour se mobiliser et donc du coup forcément le rapport de force on trouve à moindre et quels sont les leviers disponibles pour vous faire entendre des dirigeants comment comment construire un rapport de force on construit grâce à vous les médias avec la population c'est montrer qu'une autre politique est possible c'est briser le plafond de verre sur le fait que c'est la crise il y a pas d'argent faut faire des économies non vous savez aujourd'hui la crise de l'hôpital c'est un manque de personnel et ce manque de personnes a été organisé par les gouvernements successifs accélérés par Monsieur Macron et c'est une logique de destruction des services publics il y a deux services publics qui au cours de du 20e siècle Enfin la deuxième partie du 20e siècle a été financée par les collectivités l'éducation et la santé aujourd'hui pour les gens comme monsieur Macron ce sont des sources pour l'ouverture au marché l'éducation et la santé donc la stratégie est de détruire ses services sur les rendre tellement peu performants que l'alternative obligée pour ceux qui promptent la payer c'est d'envoyer leurs enfants dans une école privée payante et de d'utiliser le service privé d'hospitalisation les médecins privés en prenant des assurances privées c'est le système américain mais vous savez là il y a une grande claque pour l'Amérique qui vient survenir là il y a quelques jours sur l'espérance de vie l'espérance de vie des Américains aujourd'hui et plus faible que l'espérance de vie des Chinois voilà donc ça c'est quand même un signe que on peut critiquer les politiques autoritaires d'un certain nombre de pays mais quand les politiques dans ces pays permettent aux gens de vivre mieux qu'avant que leurs enfants vivent mieux que les parents que les petits-enfants vivent mieux que les enfants et que les que les grands-parents ben écoutez il y a une certaine confiance dans la population dans la politique qui est menée alors que nous et en particulier ici en Seine-Saint-Denis ça fait deux générations que les enfants et petits-enfants vivent moins bien que leurs parents avec leurs grands-parents donc à un moment donné nous vendre la grande démocratie etc ça a des limites quoi voilà je le dis de manière un peu brutale mais parce que faut bien comprendre ce qui se passe aujourd'hui alors nous nous étions aux médias présents dans ce rassemblement parisien jimin nous a rapporté qu'ils semblait être peu suivi alors comment vous analysez aussi l'absence de la population à vos côtés alors que la crise de l'hôpital est quand même un enjeu majeur la population se manifeste là une manifestation l'après midi il y avait dans des gens qui sont passés qui n'étaient pas les soignants mais vous savez on fait signer des pétitions on a des comités de défense des hôpitaux qui existent dans de très nombreuses c'est de pouvoir informer la population mettre en avant nos propositions et donc on a des choses très simples et qui permettent de mobiliser la population aujourd'hui on a besoin d'un plan de formation et d'embauche massive à l'hôpital et avec deux mesures qui sont essentielles aujourd'hui c'est la fin de parcoursup qui est une catastrophe pour les jeunes en particulier pour les métiers de la santé du médico-social et du social parce que quand on arrive dans ces formations alors qu'il y a pas la motivation mais par défaut le 20e choix sur parcoursup mais le résultat là on vient d'avoir effectivement les éléments statistiques sur la sortie des écoles d'infirmières sur la formation 2019-2022 40% de tôle abandon et d'échec alors qu'avant parcoursup on était à 5%. et l'autre proposition c'est c'est pas une proposition comme ça qu'on sort du chapeau c'est quelque chose qui existait quand j'étais plus jeune dans les années 70 et jusqu'au début des années 80 c'est les contrats d'études on avait du mal à recruter dans les hôpitaux à l'époque et donc les contrats d'études c'est quoi c'est que l'étudiant dès qu'il rentre dans son école professionnelle il les payer pas une bourse il est payé donc il paye des cotisations sociales et en particulier il paye des cotisations retraite donc à 18 ans il commence à cotiser sa retraite et forcément il y a une contrepartie à contrepartie c'est qu'il est prêt affecté sur un établissement un territoire donc ça lui permet de se projeter dans la vie et pour les professionnels en poste ce qui est important parce qu'aujourd'hui nous sommes face à une démission massive parce qu'il y a pas d'espoir que les conditions de travail s'améliorent si on sait qu'on a des collègues qui vont arriver dans un an dans deux ans dans 3 ans bah écoutez on peut faire des heures supplémentaires qu'on nous demande de le faire aujourd'hui on peut faire cet effort là aujourd'hui pourquoi les gens démissionnent parce que il y a aucun espoir d'amélioration dans la politique actuelle qui est menée des démissions massives alors qu'il y a des postes vacants vous l'avez rappelé c'est des chiffres que vous avez rappelé sur votre dans un tweet près de 2000 postes d'infirmières vacants en ce moment à l'Assistance publique à l'Assistance publique mais sur l'ensemble du secteur de la santé du médico-social il manque aujourd'hui 60 000 infirmières 60 000 voilà donc et comme ce sont des secteurs d'activité qui se développe c'est France stratégie qui est un organisme d'état c'est l'ancienne Commission au plan chiffre le besoin en emploi supplémentaire dans le domaine de la santé du médico-social en 2030 à 700 000 700000 professionnels supplémentaires sans compter ceux qui vont partir à la traite il va falloir remplacer donc si on n'a pas ce plan de formation massif on va dans le mur et aller dans le mur dans notre secteur c'est des morts des morts voilà faut le dire clairement il y a un moyen de compenser justement ce manque de personnel soignant c'est la réintégration des personnels soignants non vaccinés au coronavirus on rappelle que le Parlement a adopté en définitivement mardi 26 juillet un projet de loi qui a mis fin le 1er août au Pass sanitaire et ce selon ce texte en l'obligation vaccinale des soignants sera suspendu dès que la Haute Autorité de Santé jugera qu'elle n'est plus justifiée alors on en est où aujourd'hui on n'a pas avancé donc il y a toujours l'O maximale donc le problème c'est les drames humains que ça provoqué chez les gens qui ont refusé de se faire vacciner alors aujourd'hui ils sont pas très ils sont pas très nombreux ils sont pas très nombreux donc il faut les réintégrer tout toute personne tout-soignant supplémentaire aujourd'hui c'est une une bouffée d'oxygène mais ça suffira pas ça suffira pas hein ça c'est clair c'est plus je vous dis sur l'aspect humain on les a mis de côté on les a stigmatisés c'est scandaleux alors qu'on se rend compte qu'aujourd'hui que cette obligation vaccinale si dans un premier temps elle pouvait se justifier éventuellement aujourd'hui il y a aucune justification on voit bien là l'épidémie repart c'est principalement les jeunes et moi je suis fondamentalement convaincu que la vaccination est utile mais je respecte ceux qui refusent de se faire vacciner mais il faut la cibler aujourd'hui parce qu'on a le retour d'expérience aucune surmortalité chez les moins de 35 ans lié au coronavirus la mortalité est centré ciblé sur la population âgée et la population plus de 50 ans qui a des facteurs de risque que l'on connaît aujourd'hui et donc on a des vaccins qui ont une efficacité qui est pas fantastique mais qui est quand même qui quand on est une personne à risque évite de faire des formes graves donc il diminue quand même la mortalité donc voilà donc si on avait eu un débat serein sans stigmatiser à la fois les non vacciné ici ou nos collègues dans les DOM qui avaient des raisons d'être suspicieux puisqu'ils ont vécu avec le chlordécone on serait pas dans la situation de crise que l'on connaît actuellement dans les établissements de santé dans les DOM mais en particulier aux Antilles voilà donc ce que l'on conteste aujourd'hui c'est que ce gouvernement en permanence il ment il est autoritaire il est dans le déni de la gravité de la situation il est incapable d'autocritique voilà donc aujourd'hui on a des propositions nous pensons qu'il va y avoir un débat sûrement assez animé autour du projet de loi de la sécurité sociale puisque monsieur Macron n'a plus son armée le playmobil wifiait sur le bouton et puis voter tous en levant le bras comme ça donc on va poser des questions on va proposer des amendements fin de parcoursup contrat d'études les 32 heures sur 4 jours et 3 jours de repos parce que ça aussi vu la pénibilité c'est une source d'attractivité un moratoire sur les restructurations les fermetures de lit vous voyez c'est les choses tout à fait concrètes immédiates après il y a d'autres mesures qu'il faut prendre il va y avoir la négociation sur la convention médicale qui va s'ouvrir aujourd'hui il faut se mettre autour de la taille avec les médecins pas imposer brutalement de manière autoritaire des choses qui paraissent évidentes et qui existent dans les pays comme l'Allemagne ou l'Autriche il faut que tous les médecins participent à ce qu'on appelle la permanence des soins surface des gardes si tous les médecins acceptent de travailler une nuit par mois un week-end toutes les 6 semaines et bien on aura des médecins qui pourront se déplacer pour visiter les personnes qui en ont besoin quand ils ont 40 de fièvre et qui peuvent pas se déplacer dans une maison on nous propose des maisons de soins non programmés ça c'est de la médecine ubérisée c'est très bien pour la personne jeune qui a une grippe mais quand vous êtes une personne relativement âgée avec que vous n'avez pas forcément de voiture et que vous pouvez pas vous déplacer vous avez besoin d'une visite à domicile aujourd'hui le nombre de visites à domicile à fortement diminué et puis vous avez 600 000 personnes atteintes d'affection longue durée donc des gens qui sont gravement malade avec des maladies chroniques qui n'ont plus de médecins traitant donc voilà donc ce sont des priorités politiques qu'il faut aujourd'hui régler on va continuer de parler de cette médecine du Bérisé je pense que enfin je fais allusion au sas au sas au service d'accès aux soins donc ça a été lancé en 2020 par Agnès Buzyn dans le cadre du Pacte pour la refondation des urgences et donc c'est une plateforme en téléphonie qui permet d'accéder à toute heure et à distance un professionnel de santé et c'était après de santé c'était censé justement ça aurait dû aider à désengorger les urgences est-ce que ce dispositif a améliorer situation assez les mesures gadget voilà parce que oui c'est très bien de pouvoir avoir accès à une plateforme téléphonique mais si la plateforme téléphonique n'a pas de solution à proposer s'il y a pas de médecins qui font de visite à domicile ça sert à quoi parce que moi je c'est mon métier la médecine par téléphone je travaille dans un SAMU le problème aujourd'hui c'est que on est en permanence sur la corde parce que on n'a pas d'autre solution que le conseil dans beaucoup de cas ou dire aux gens venez quand même aux urgences voilà parce qu'il y a pas de médecin pour faire les visites à domicile il y a pas de médecins on EHPAD vous savez on EHPAD dans les EHPAD la plupart des gens viennent à l'hôpital parce qu'il y a pas de médecin et qu'il y a pas d'infirmière la nuit le week-end et le jour férié voilà alors que ces personnes s'il y avait un médecin qui passait dans la journée une infirmière la nuit pour administrer les soins elle serait beaucoup mieux dans leurs EHPAD où il y a des personnels pour faire la toilette pour leur donner à manger plutôt que de venir aux urgences on les laisse sur des brancards dans des conditions inhumaines et où il meurt sur des brancards voilà donc il arrive à un moment donné il faut dire telles qu'elles sont donc les mesures gadgets je voyais pourquoi alors il y a des choses intéressantes mais c'est quand même face à la gravité de la situation que l'on rentre gratuite la contraception d'urgence pour toutes les femmes très bien mais que sa face la une des médias pendant une journée c'est pour on voit bien que c'est la mesure gadget pour cacher et pour éviter le débat sur ce dont on parle aujourd'hui voilà donc et alors là cette mesure sur la contraception d'urgence est une très bonne mesure mais alors nous dire que il va y avoir trois consultations gratuites à 25 45 et 65 ans elle existe déjà dans les centres de la sécurité sociale mais il se fout de nous et je l'aime bien Monsieur François Braun c'est un collègue je connais depuis 25 ans écoutez pour discuter de l'appui et du beau temps pour boire une bière pas de problème mais là je l'ai traité de menteur quand il a nié le fait à l'Assemblée nationale que il y avait des services d'urgences qui fermaient faut dire les choses c'est pas on régulé pas l'accès du au lendemain parce qu'il y avait pas de médecins on appelait les médias France Bleu enfin les médias publics pour dire ne venez pas aux urgences il y a pas de médecins les gens sont fermés vous faire 30 ou 40 km de plus et pas dans des petites villes Laval Valence le week-end du 15 août l'hôpital de Valence Grenoble Bordeaux et là ce qui est catastrophique c'est qu'est-ce que propose monsieur Braun c'est généraliser ces mesures de fonctionnement dégradé de l'hôpital dans la loi de finance de la sécurité sociale c'est-à-dire que là il ce qui a été fait dans un certain nombre d'hôpitaux c'est-à-dire le filtrage pour arriver aux urgences il veut le généraliser l'ensemble du territoire dans une part les samues sont pas aujourd'hui à équiper en personnel ni même en téléphonie pour pouvoir encaisser le surcroît d'appel donc ça va être la catastrophe or quand vous avez quand on décroche pas dans les 30 secondes et au maximum dans la minute l'appel on sait pas si l'appel c'est 42 fièvres ou un arrêt cardiaque si vous mettez 10 minutes pour décrocher quand la personne appelle pour un arrêt cardiaque bah écoutez c'est pas la peine d'envoyer secours il suffit d'envoyer le médecin pour signal certificat de décès voilà faut être clair donc c'est complètement inadapté et puis selon ton a besoin aujourd'hui c'est vous savez les gens viennent pas par plaisir aux urgences le problème ce sont pas les gens qui viennent aux urgences sur leurs deux pieds qui repartent sur leurs deux pieds le problème des urgences et d'ailleurs les personnels de Bordeaux qui est le premier CHU qui a filtré les urgences se sont mis en grève courant juillet pour dire notre problème c'est pas le filtrage à l'accueil c'est les gens qui stagnent sur des brancards parce qu'il y a pas de lit le problème c'est les lits à l'hôpital pour hospitaliser les gens qu'on a besoin c'est 20 à 30% des patients qui passent aux urgences et aujourd'hui on n'a pas de lit et ça et bien écoutez 100000 lits fermés en 25 ans premier quinquennat de Monsieur Macron 17000 plus de 17000 lits fermés et il continue ici en Île-de-France ils accélèrent la restructuration des hôpitaux de l'Assistance publique donc la fermeture de deux grands hôpitaux bishaibbons et aujourd'hui accéléré pour construire un hôpital à Saint-Ouen sur un terrain qui est inadapté dans voisins avec un accès à la ligne 13 et 14 enfin c'est une catastrophe au niveau des transports en commun et on va supprimer 300 lits alors qu'on est dans la zone d'Île-de-France on remonte le plus de lit alors je rappelle juste que le docteur à François Braun c'est à lui que le Président de la République avait confié la mission flash la fameuse mission flash le 31 mai dernier donc en fait c'est la commande d'un troisième rapport de d'autres avaient été commandé par Agnès Buzan est-ce que vous pouvez nous parler des conclusions cette mission flash cette mission flash c'est on a instauré un fonctionnement dégradé qu'on veut c'est ce que je viens de vous dire qu'on veut pérenniser voilà les deux mesures que devaient prendre monsieur Braun c'est un demander à tous les médecins de prendre des gardes on ne montera pas les médecins qui n'existent pas et puis bref on met un peu plus de médecins parce que là quand même monsieur Braun comment ça se fait que on jette des jeunes des facs de médecine et que la faculté de médecine de les agrèves ouvre une formation pour les médecins français à Orléans quand même hein on est la 7e puissance mondiale la Croatie ça doit être la quarantième ils viennent nous aider à former des médecins parce qu'on n'est pas capable de former des médecins il y a quand même un petit problème voilà donc là garde pour tous les médecins en donnant les moyens la question c'est pas d'imposer mais on se met autour de la taille avec les médecins c'est une priorité et la visite à domicile déjà si on fait ça on améliore le fonctionnement et on diminue le nombre de venus aux urgences de patients qu'on doit hospitaliser parce que il y a pas d'autres solutions quand vous avez une personne qui vient d'un EHPAD parce qu'il y a qu'une aide-soignante et qu'il y a pas de médecin qui a pas d'infirmière on peut pas la renvoyer à l'Ehpad l'aide-soignante n'a pas la la compétence pour mettre en oeuvre un traitement elle peut pas poser une perfusion injecter un médicament faut qu'il y a une infirmière voilà donc il faut embaucher des infirmières dans les EHPAD c'est ce qu'on réclame depuis 20 ans il faut qu'il y ait des médecins qui s'occupent de ces personnes en EHPAD si on veut donc prioriser le maintien à domicile le maintien à domicile il faut du personnel qui se déplace qu'on a pas aujourd'hui donc et puis il faut redonner un sens au travail pour arrêter l'hémorragie des missions de l'hôpital des missions et abandon du métier nous chiffrons aujourd'hui à environ 200 000 le nombre d'infirmières diplômés en âge de travailler qui ont changé de métier si on ajoute à ça les 40000 à 50000 qui chaque jour vont travailler en Belgique au Luxembourg en Allemagne en Suisse vous voyez le problème donc tous ces tous ces éléments là ça fait donc vous savez la qu'est-ce que nous propose monsieur Braun la déclinaison du fameux CNR dans la santé donc de la parlotte non le diagnostic les rapports il y en a eu 15000 y compris une McKinsey les rapports qu'on a mis à la poubelle mckinssem et les rapports du Sénat de l'Assemblée nationale du 16e on a le diagnostic alors je vais vous parler maintenant en termes médicaux donc on a un diagnostic d'un malade qui est en train de mourir est-ce qu'on se met autour de la table pour discuter de son cas non on met en oeuvre un traitement avant qu'il meurt donc on a besoin du traitement et le traitement on le connaît c'est ce que je vous ai énoncé voilà il y a les mesures d'urgence il y aura des mesures à moyen terme et à long terme mais les mesures d'urgence elles sont très simples c'est celle que je vous ai décrit tout à l'heure des années que les personnages du secteur de la santé tirent la sonnette d'alarme mon collèguemines on s'en souvient il avait reçu en mai dernier Pierre il faut obtenir qui est un infirmier aux urgences de nuit l'hôpital exactement qui nous alerter sur une situation d'une gravité sans précédent vous a également reçu pour parler des mobilisations qui avait lieu courant mais fin juin la situation en quoi la situation la situation actuelle est-elle différente en fait la situation actuelle est différente dans le sens où dans la population on est en train de gagner la bataille des idées vous voyez c'est à dire que aujourd'hui je peux vous dire que les élus de terrain quel que soit leur couleur politique ils ont l'impression de leur population voilà ils veulent la mettre saint traitant ils veulent un hôpital et donc ils montent au créneau hein et donc nous on compte parce qu'on croit encore un minimum à la démocratie même s'y mettre un butin de vote ça suffit pas toujours mais là on espère qu'il va y avoir un débat sur la loi de finance de la sécurité sociale et on va pousser pour que les vraies questions soient posées voilà et ensuite on parlait tout à l'heure d'un référendum initiatique populaire nous on propose un référendum sur une question qui permettrait quand même de débloquer la situation c'est est-ce que on doit exclure le secteur marchand du domaine de la santé du médico-social si on a la possibilité de faire ce référendum on le gagne on le gagne on sait que c'est majoritaire dans la population mais après bah on s'organise c'est le service public donc c'est le service public et bien ça permet effectivement d'avoir de la programmation on regarde quels sont les besoins et puis on répond aux besoins voilà et avec en discutant avec les professionnels les illu locaux les syndicats pour que la santé ne devienne pas une marchandise comme une autre et qu'on aboutisse plus rapidement que certains le pensent ou d'autres le craignent un système à l'américaine parce que le problème c'est pas de dépenser moins les Américains dépensent 18% du PIB pour la santé nous on a 12 et demi la c'est quoi c'est le business c'est que on a ouvert le marché donc c'est le marché de l'offre de soins des médecins privés des cliniques privées de l'assurance privée voilà et ça on voit bien que c'est très coûteux et la question c'est une question politique et on l'amènera sur le terrain politique et je peux vous dire que nous on sent quand même que la colère monte dans la dans la population et on fera tout pour qu'il y ait une expression de cette population auprès de leurs élus dans les territoires pour que effectivement on arrête de fermer les hôpitaux qu'on régule l'installation des médecins et puis que on soit pas obligé d'avoir une complémentaire et une surcomplémentaire pour se soigner parce que c'est ça quand même aujourd'hui comment expliquer qu'on a qu'on est toujours pas réussi à tirer des enseignements de cette pandémie on l'a rappelé tout à l'heure il y a eu 5700 lits qui ont été qui ont été fermés après une crise mondiale comme celle-là on aurait dû préserver cet hôpital public parce qu'on passe du vous voyez on passe d'une d'une priorité à une autre c'est à dire qu'il y a eu la crise les gens étaient focalisés sur le système de santé maintenant c'est le pouvoir d'achat voilà on est dans un système politique et qui qui dysfonctionne on voit bien de moins en moins de gens participent aux élections il y a un véritable problème alors moi je peux vous dire je vous donner l'exemple du CPE qui a été une grande lutte et on a gagné un mois avant on était en réunion inter syndicale on savait pas comment on allait mobiliser les gens on sentait bien que il y avait la possibilité mais ça décolle pas et puis bon bah à un moment donné la mayonnaise a pris et puis on a réussi à initier un mouvement de grande ampleur là on sent que les le terrain est favorable quand est-ce que ça pourra partir mais je sais pas mais pour moi moi je suis je suis un fiefé optimiste je pense que oui les débats pour lesquels je suis invité je sens que là il y a un niveau de colère qu'on a jamais connu voilà la question c'est voyez bien je vous disais tout à l'heure il y a une crise de la démocratie comment on fait comment on fait on vote blanc on vote noir c'est la même politique que menée alors il y a un moment mais moi je suis pas pour prendre le fusil mais je suis pour qu'on crée le rapport de force d'être différemment alors est-ce qu'il faut un moment donné que sur la question du système de santé on se donne les moyens comme ça ça peut être fait une époque on rassemblant l'ensemble des parties de gauche des syndicats là il y a la marche au pouvoir d'achat ce qu'il faudra faire une grande marche pour la santé à un moment donné avec un million de personnes à Paris bah peut-être que oui c'est peut-être la solution à avoir comment on prend la construire mais c'est chaque pierre est importante la mobilisation d'aujourd'hui est importante pour redonner [Musique] moi je je suis plutôt rassuré par le fait que sur cette question et Orpa le scandale leur pa nous aide sur cette question qu'on doit exclure la santé le médico-sociale du secteur marchand on a gagné sur l'idée si on a gagné sur l'idée ça donne la possibilité ensuite de gagner politiquement alors comment on s'organise pour créer des rapports de force pour gagner politiquement moi j'ai pas la solution mais enfin j'apporterai ma pierre avec d'autres et puis voilà et puis il faut toujours regarder dans la dans la tête cette formule qu'on répète en permanence de Brest voilà ce qui se bat pas a déjà perdu celui qui se bat peut gagner peut perdre mais il peut gagner aussi on a envie de se battre on a envie d'être optimiste comme vous mais c'est vrai que l'actualité est plutôt désespérante on l'a dit tout à l'heure un homme de 80 ans est mort le 1er septembre après avoir passé une vingtaine d'heures sur son brancard aux urgences du nouvel hôpital civil de Strasbourg vous l'avez rappelé la famille va porter plainte et vous lui avez apporté votre soutien on peut aussi évoquer le cauchemar qu'avec une résistance de 98 ans aveugle contente contrainte d'attendre 24 heures sur un brancard dans l'hôpital parisien sans rien manger alors son sort et celui des millions de Parisiens et de français c'est elle qui a tenu à le rappeler dans une interview très honnêtement on sait même plus quoi faire pour que ça bouge il y a des morts qui vont dans le sens dehors il y en a 10 qui sont pas médiatisés et là Madeleine riffaux que je connais bien effectivement elle a utilisé son aura pour dénoncer la situation dans laquelle se trouve des des centaines de milliers des centaines de milliers de personnes âgées qui passent aux urgences chaque année voilà et donc le fait que c'est un tel retentissement et voyez que sa lettre a été reprise sur les réseaux sociaux par des professeurs de médecine qui sont plutôt voyez font partie de l'état de l'établishment c'est quand même aussi un signe que il y a quelque chose qui va pas et là pour vous donner un petit signe d'optimiste parce que mettre à laquelle le directeur n'a pas répondu oui mais ici il a commencé à répondre mais dans mon hôpital la dernière commission médicale d'établissement la semaine dernière à l'unanimité les médecins ont voté une motion défiance contre la direction de l'Assistance publique vous voyez c'est quand même nouveau ça avec des médecins qui sont permis interpellé le directeur d'établissement de manière assez virulente voilà ce qui est assez nouveau c'est des gens qui sont plutôt traditionnellement des gens qui votent plutôt voilà à droite mais qu'il a c'est un cri du coeur un collègue qui dit Monsieur le Directeur je n'ai plus les moyens de soigner mes patients vous voyez quand c'est un professeur de médecine qui dit ça alors que c'est quelqu'un qui est en fin de carrière qui s'est jamais rebeller mais jamais de sa vie hein c'est qu'il y a quelque chose qui va pas bien dans ce pays voilà donc moi je suis pour pousser à ce que de manière un petit peu virulente on le bordel on le bordel pour que monsieur Macron se retrouve en difficulté dit seul de l'Assemblée nationale et puis qu'on puisse être dans une dynamique positive pour dire on peut changer les choses si on élit une autre majorité à l'Assemblée nationale il va rester sur cette proposition c'est Christophe Prudhomme merci merci d'avoir accepté notre invitation bien évidemment on va suivre les mobilisations qui vont qui vont succéder à celles qui a lieu aujourd'hui il y a un autre rendez-vous très important le 28 28 29 voilà 29 il y a le 29 qui a la journée d'actions syndicale et puis il y a la marche du 16 octobre elle appelle des parties de gauche bon malheureusement les syndicats pour l'instant souhaitent pas s'y associer mais bon les militants ils seront et et c'est important vous voyez de rythmer le 29 c'est interdit syndical c'est la manifestation traditionnelle un jour de semaine le 16 c'est un samedi le samedi c'est un dimanche pardon ça va permettre qu'il y ait des cartes qui viennent de province voilà que il y a une mobilisation qui permette de montrer quand même la force des gens qui ne sont pas satisfaits de la politique qui est menée à l'heure actuelle merci Christophe podom médecin urgentiste dans le 93 à Bobigny exactement