Mort de Jacques Delors, avenir de la Nupes... le 8h30 franceinfo d'Éric Coquerel
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Bonjour Eric Coquerel, qui était, que représentait Jacques Delors pour vous ?
Une certaine idée humaniste et noble de la politique, de sincérité, mais aussi à gauche, une gauche dans laquelle moi je ne me reconnais pas forcément. C'est-à-dire que Jacques Delors, mais je crois avec, encore une fois, sincérité, a pensé que la construction européenne valait de passer par l'édification d'un grand marché unique, adapté un peu aux règles actuelles du capitalisme, c'est-à-dire des régulations, libre-échange, politique de rigueur, de façon à bâtir l'Europe. Et puis qu'après on verrait certainement l'Europe sociale. Le problème c'est qu'on n'a pas vu l'Europe sociale.
Alors lui au moins, je pense qu'une chose, c'est que son objectif, très certainement façonné par quelqu'un qui a vécu la guerre, je pense que ça a été aussi la volonté d'une Europe de paix chez cette génération, lui au moins cet objectif, il l'a poursuivi sans voir le résultat. Le problème c'est qu'il y a des gens qui l'ont succédé, je pense à François Hollande, puis tout ça a donné, ensuite après François Hollande finalement, le macronisme, qui eux ont vu les résultats et ont continué cette politique qui est une politique, on va dire sociale-libérale pour aller vite.
Donc voilà, d'un côté, quelqu'un dont je reconnais que, encore une fois, je crois que ses intentions étaient humanistes, mais d'un autre côté, une politique qui aujourd'hui a amené la défaite de la gauche dans pas mal d'endroits et finalement le fait qu'elle intègre le système qu'elle entendait autrefois contester.
– Éric Coquerel, quand il refuse d'être candidat pour 1995 à l'élection présidentielle, il s'en explique plus tard sur France Inter, nous l'avons entendu sur France Info ce matin chez Yves Calvi à l'époque, il a dit en 2010, donc c'est avant l'élection de François Hollande, pardonnez-moi, je devais soit mentir aux Français, c'est ce que dit Jacques Delors, soit mentir au Parti Socialiste, une sorte de schizophrénie, d'autres l'ont fait après, c'était quoi, une sorte de vision réaliste ? – Non, non, une forme de sincérité. – Est-ce que la gauche déjà était, on va dire, double à l'époque ?
– Non, je ne sais pas, je ne vais pas rentrer dans des explications psychologiques. Je pense que sincèrement, il pensait que pour bâtir, pour lui, la question, l'idée de bâtir l'Europe était essentielle. Il pensait que pour bâtir l'Europe, il fallait notamment accepter, par exemple, en 1983, de rester dans le serpent monétaire européen. Vous savez que c'est ça qui a provoqué le fait qu'on ait fait un choix entre la politique dite de la gauche et puis un tournant de la rigueur.
Il a pensé aussi, très certainement, qu'il fallait accepter, parce que ça a été ça aussi, les conditions des Allemands, c'est-à-dire d'une monnaie forte qui remplace le Marx, c'était l'euro, et d'une politique qui était celle d'un grand marché, mais qui finalement a été tout le temps la manière de bâtir l'Europe pour les grands fondateurs. Moi, je pense que c'est une erreur, parce qu'on ne peut pas unir les pop sur une libre concurrence entre eux, sur un dumping généralisé, etc. Et c'est l'erreur, à mon avis, qu'il a commise, mais encore une fois, lui ne connaissait pas la fin du film, contrairement à certains de ses successeurs. Mais quand il dit...
Et j'observe, attendez, j'observe juste qu'il y a quelques temps de ça, si je ne me trompe pas, il a regretté, justement, le manque de solidarité en Europe. Donc, manifestement, il y avait peut-être un regard... Ça, c'était sur la crise sanitaire, effectivement. Oui, sur la crise sanitaire, mais je pense que ça allait un peu plus loin que ça, parce qu'encore une fois, à la différence de nous, je crois à la sincérité de l'ordre. D'ailleurs, je voudrais aussi rendre hommage et apporter toutes mes condoléances à sa famille, notamment Martine Ouvry. Je crois à sa sincérité.
Quand je l'ai vue, par exemple, à la télé, renoncer à une campagne présidentielle dont on disait qu'il pouvait gagner, je crois qu'il y a des valeurs qu'il animait, qui, en gros, n'étaient pas celles d'une soif du pouvoir, de vouloir à tout prix, coûte que coûte, devenir président de la République. Pas assez politique, en fait. Comment ? Pas assez politique ? De ce point de vue-là, peut-être une politique, moi, qui me va bien. C'est-à-dire qu'on peut passer ses convictions, d'abord, et puis un certain sens des valeurs. Mais, par contre, sur le plan économique et social, encore une fois, ce n'est pas la gauche dans laquelle je me reconnais.
Pour aller vite, c'est la gauche du oui au traité conseil européen, par exemple. Et là, heureusement, il me semble, et c'est la seule possibilité pour être une alternative, et notamment faire barrage à la montée de l'extrême droite en Europe, il me semble qu'il faut rompre avec cette vision sociale libérale.
Donc, voilà, d'un point de vue, j'allais dire que Delors, l'homme politique, était celle d'un humanisme droiture, puis j'ai encore plus envie de le dire parce qu'il disparaît hier, et que, dans ces cas-là, je pense qu'il faut regarder le côté positif des choses avant tout, mais sur le bilan politique, c'est-à-dire la manière, pour le socialiste, de transformer les choses, de rompre avec un système injuste qui est celui du capitalisme financiarisé, constatons qu'il y a un échec.
C'est le ministre de la rigueur, Jacques Delors, et il disait que ce n'est pas qu'une notion droite. La rigueur est inséparable de toute politique qui veut réussir. Est-ce que le président de la commission des finances que vous êtes valide ?
Je ne sais pas. Si la rigueur, notamment, on dit que c'est Delors, par exemple, qui est à l'origine des fameux 3% de déficit qu'il ne faut pas dépasser. Moi, je pense que ce n'est pas ça qui doit être, par exemple, aujourd'hui, l'objectif, mais peut-être qu'il serait d'accord, d'ailleurs. Ce serait intéressant parce que les années ont passé. Aujourd'hui, par exemple, à mon avis, la dette financière est bien moins importante que la dette écologique. Et on doit avoir comme préoccupation essentielle le fait de réduire notre bilan carbone, le fait d'une bifurcation écologique. Et ça, ça nécessite des investissements. Donc, ça nécessite très certainement de la dette.
Ça nécessite aussi, par exemple, de rompre avec une forme de dérégulation, de baisse des impôts continu pour les plus riches, pour les revenus capitales, etc., qui est toute la politique de compétitivité auquel nous soumettent, aujourd'hui, les règles européennes. Donc, ça, c'est, pour moi, la rigueur. Je ne sais pas ce que je veux dire. Moi, je suis rigoureux en matière écologique. Voilà. Pour moi, c'est ça qui est essentiel, plutôt que la question de savoir si ça doit contenter les marchés qui, ensuite, investiront en France, etc., enrichiront le pays. Ce dont on voit que ce n'est pas ça qui se passe.
Éric Coquerel, 2024 approche. Que doit faire le président Emmanuel Macron, à vos yeux, après le feuilleton qui n'est pas terminé sur la loi de l'immigration ? Il faut remanier ?
Écoutez, je crois que la question, ce n'est pas tant le remaniement que la politique menée. Et à mon avis, je ne vois pas très bien quel conseil je peux lui porter, parce que je pense qu'il dérive toujours plus à droite. Quelque part, c'est un an en même temps entre maintenant la droite et l'extrême droite, Emmanuel Macron. Donc, je pense que s'il y a remaniement, il y a, et à mon avis, il va y avoir remaniement, ne serait-ce que parce qu'il y a quand même des ministres, s'ils sont fidèles à ce qu'ils ont dit, qui souhaitent démissionner, souhaitent partir.
S'il y a remaniement, je pense que ce sera malheureusement toujours plus pour essayer de trouver des majorités à droite, pour mener une politique que sur le plan social, sur le plan sociétal, qui conduit, qui fait dériver le macronisme malheureusement à droite, et y compris en empruntant, comme sur la loi de l'immigration, des idées d'extrême droite. Nous sommes avec Éric Coquerel, député de la France Insoumise de la Sainte-Saint-Denis,
qui préside la commission des finances de l'Assemblée nationale. Éric Coquerel, nous parlions du remaniement. Pourquoi faire ?
À mon avis, il y a un remaniement, si on regarde ce qui vient de se passer depuis quelques mois, qui est pour faire une politique toujours plus libérale, et une politique toujours plus autoritaire, sécuritaire, et qui emprunte à l'extrême droite ses vues sur la question, par exemple, de l'immigration, les questions des étrangers. Donc voilà, je ne suis pas très optimiste. J'ai l'impression que Mme Borne est peut-être arrivée au bout d'un certain chemin.
En tout cas, son départ ne m'attristerait pas, parce que le bilan est quand même assez catastrophique, entre la loi retraite imposée par le 49.3, des budgets imposés par le 49.3, qui sont quand même les mesures les plus antidémocratiques qui existent, et qu'elle manie parce qu'elle n'a pas de majorité, entre une loi immigration où elle a beau réagir de manière courroussée, quand on lui dit dans l'Assemblée que c'est une loi d'extrême droite, mais enfin, sur le fond, c'est la déchéance nationale, c'est la préférence nationale, etc., pour essayer de trouver une majorité. Pour une femme qui, soi-disant, a été de gauche, c'est vraiment une dérive absolument terrible.
Vous souhaitez son départ, donc ? En tout cas, c'est un départ qui ne m'attrisserait pas, mais j'ai l'impression que, vu que le court pris par le macronisme, ce ne serait pas pour nous donner un gouvernement plus à gauche. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, moi, je crois que maintenant, on a un gouvernement de droite qui lorne vers l'extrême droite, contre lequel on est opposé, et qui n'a pas de majorité, et je pense que c'est...
Mais il n'y aura toujours pas de majorité si on...
En tout cas, moi, j'entends toujours le combattre.
Il n'y aura toujours pas de majorité, même en cas de changement de ministre.
Non, non, mais c'est ça. Le problème majeur, il est là. Et là, à partir de là, il y avait deux solutions. Quand vous n'avez pas de majorité, soit vous essayez de chercher des compromis, d'abord, avant, avant de proposer des lois, soit vous faites comme ils font, c'est-à-dire que vous utilisez le 49.3, qui est un procédé de la Vème République absolument délétère, et vous l'utilisez en plus de la manière qu'il utilise, c'est-à-dire, par exemple, où on a réussi à avoir l'exploit de discuter du budget, qui est quand même une des prérogatives centrales du Parlement, sans une minute quasiment de débat en plénière, ce qui est quand même incroyable.
Et donc, toute cette façon de gouverner, à la fois dure, autoritaire sur la forme, et puis me faisant passer des politiques toujours plus libérales et toujours plus autoritaires, le moins qu'on peut dire, c'est que c'est un bilan catastrophique. En tout cas, ils n'avaient pas été élus pour ça. Ils avaient été élus, paraît-il, pour faire barrage à l'extrême droite, et ils finissent par prendre le programme de l'extrême droite sur l'immigration.
Justement, la loi immigration, est-ce qu'avec le recul, Éric Coquerel, vous ne regrettez pas cette motion de rejet qui a été adoptée, parce qu'il n'y a pas eu de débat, du coup ?
Donc, il aurait fallu accepter une version première qui était déjà, selon Claire Edon, défenseur des droits, une remise en cause des droits fondamentaux. Vous voyez bien que non. Mais c'est la plus dure qui passe. Oui, mais en fait, le scénario qui serait passé... Et vous n'auriez plus faire entendre vos arguments. J'entends bien. Mais le scénario qui serait passé pour la CMP, c'est-à-dire où, pour essayer de trouver un compromis, on essaie de le trouver avec la droite, et même l'extrême droite, de manière hypocrite, mais c'est ce qui s'est passé, on l'aurait vu dans l'Assemblée. Ne vous l'aurez pas.
C'est-à-dire qu'on aurait eu des amendements qui, pour avoir le vote des Républicains, auraient été acceptés. Donc, le scénario qu'on a vu dans la commission mixte paritaire, excusez-moi, j'utilise CMP, les gens ne comprennent pas forcément, entre les représentants du Sénat et de l'Assemblée, pour sortir un texte toujours plus à droite, et d'extrême droite, on l'aurait vécu dans l'Assemblée. Donc, ce n'est pas la motion de rejet. La motion de rejet était le préalable pour espérer battre cette loi. Mais de toute façon, en plus de ça, vous allez voir, je l'espère, il faut se mobiliser pour ça, mais il sera battu par le Conseil constitutionnel. On l'aurait dans ses pires éléments.
Vous la rejetez en totalité ? Ah oui, totalement.
C'est une loi qui a deux défauts. Un, elle vient sur le terrain, mais ça, ce n'est pas nouveau, de l'extrême droite, pour dire que le problème fondamental en France serait l'immigration, alors qu'on a un problème d'accueil de l'immigration. On n'est plus un grand pays d'immigration. Si on compare par rapport à nos voisins européens, on manque même d'immigration de travail. Ce n'est pas moi qui le dis, même le patronat l'explique. On n'a pas de problème de regroupement familial, ce n'est plus que 4% des visas. Donc, c'est le fantasme de l'extrême droite. Pour diviser les gens, on met l'immigration en pâture comme débat.
Et puis la deuxième chose, c'est qu'on applique une loi qui nous fait sortir de nos principes républicains. Rendez-vous compte, des séances de nationalité pour les bides nationaux, préférences nationales, remise en question du droit du sol, tout ça, l'extrême droite l'a rêvé, et M. Macron l'applique. Donc, le moins qu'on puisse dire, c'est que cette loi est achetée entièrement. Et j'espère que le Conseil constitutionnel va supprimer la plupart des aspects.
Éric Ocrel, si tel n'est pas le cas, si la plupart des mesures sont validées par le Conseil constitutionnel,
qu'est-ce que vous faites ? J'y crois pas. Très sincèrement, j'y crois pas. Je pense même d'ailleurs que, de la part de la majorité du gouvernement, il y a un jeu un peu dangereux, qui est de jouer la constitution contre les élus, quelque part. C'est-à-dire l'idée que... Et donc, du coup, l'idée qu'il faudrait peut-être changer la constitution. Il y a quelque chose d'assez délétère. Mais qu'est-ce qu'on fera ? On continuera à se mobiliser pour demander qu'elle ne soit pas promulguée. Il y a une manifestation, je crois, qui est prévue le 14 janvier, des associations, des partis, des syndicats. Il faut se mobiliser là-dessus.
Et puis, j'allais dire, il faut aller jusqu'à faire ce que font les départements de gauche, c'est-à-dire les départements qui ont décidé, non pas qu'ils désoblieraient la loi, mais qu'ils mettraient des mesures compensatrices pour permettre de faire bénéficier des allocations, les gens qui en seront privés, par l'État. Je pense qu'il faut trouver tous les moyens pour que cette foi ne soit pas appliquée.
Sur le climat dans ce pays, nous regardons en 2024, Henri Coquerel, vous avez apporté votre soutien à l'adjointe au maire de Saint-Denis, Oriane Filou, qui a été agressée dans la rue. Le président, c'était il y a trois semaines, il l'avait confié au journal Le Monde, a parlé d'un grand rendez-vous avec la nation en janvier. Il a dit vouloir envoyer un message d'unité. Ce pays, vous le sentez fracturé, divisé ? Il faut ce message ? Il faut cet appel ?
Tout est fait pour le diviser. La loi immigration, par exemple, c'est fait pour diviser le pays. Les politiques qui sont nées où on voit bien qu'il y a le racisme, la xénophobie, la discrimination, les mesures, y compris sociales, qui sont prises toujours envers les pauvres, les chômeurs, etc. Tout ça est fait pour diviser le pays. Pour essayer de le réunir, il faudrait d'abord avoir une politique qui soit toujours fidèle à nos principes républicains. Aujourd'hui, ce n'est pas ce qui se passe. Vous avez parlé de Rianne Filou, à qui j'ai apporté mon soutien, même si l'enquête doit continuer à se faire.
Mais, par exemple, sachez que les élus insoumis sont soumis à des agressions verbales sur les réseaux sociaux, parfois sur leur permanence, parfois même de menaces physiques en permanence. Là, c'était encore notre collègue Catherine Couturier, députée dans la Creuse, qui a vécu des tags contre elle et qui, en plus, étaient des tags islamophobes. Ça aussi, on en parle peu, mais ça se développe dans ce pays. Donc, le moins qu'on peut dire, oui, c'est que ça serait bien qu'il y ait des actes de solidarité un peu plus importants venant des élus, notamment de la majorité et du gouvernement, y compris quand c'est les insoumis qui en sont les victimes.
Est-ce que la gauche, est-ce que la NUP, aujourd'hui, est en capacité de réunir la nation, comme vous dites, et le pays ?
Elle est fracturée. À l'instant. Au moment où on se parle, non. Non, on se parle, non. On a, d'un côté, Fabien Roussel qui dit la NUP, c'est fini. Est-ce qu'elle est finie ? On a le PS qui propose un moratoire. Vous vous posez la question. Je vous réponds. Ce que je crois, c'est que quand il y a une montée de l'extrême droite dans un pays, des idées d'extrême droite, en général, la gauche se rassemble, même quand elle a été très divisée avant. C'est l'histoire de 1934 où le Front Populaire se rassemble après une manifestation contre l'extrême droite, entre des gens qui, avant, avaient des mots pas très doux entre eux, le Parti communiste, le Parti socialiste à l'époque.
Donc, moi, je crois que la montée de l'extrême droite peut favoriser le fait qu'on retrouve une gauche qui se rassemble. Mais, elle ne peut pour gagner que se rassembler sur ce qu'a fait sa force en 2022, c'est-à-dire un problème de rupture, qui était le problème de la nupesse. Si, par exemple, c'est une gauche qui se rassemble sur le plus petit dénominateur commun, qui serait juste le refus de l'extrême droite, mais qui serait, finalement, le fait de s'accommoder du système, ça, on connaît, ça nous a donné Hollande, ça a donné Macron, ça, ça ne marche pas.
Donc, pour vous répondre, c'est ça qui doit, à mon avis, rester les recettes gagnantes de la gauche qu'on a fait en 2022, c'est-à-dire, grâce au succès de Jean-Luc Mélenchon, le gros résultat aux présidentielles, le fait de rassembler une gauche et plus largement, d'ailleurs, ce que nous, on appelle l'Union Populaire, qui est une espèce de nouveau Front Populaire, derrière des idées de rupture. Et derrière Jean-Luc Mélenchon ? Attendez, attendez, juste une chose. Là, pour l'instant, avant de parler de Jean-Luc Mélenchon, on a fait une proposition aux différentes parties de gauche de se voir. Parce que la loi immigration, c'est une bascule.
Un gouvernement qui était élu pour faire barrage à l'extrême droite, qui applique une loi d'extrême droite, enfin, qui est en tout cas la vote, c'est une bascule. Donc, on a fait une proposition pour s'encontrer. J'espère. Ils n'ont pas donné encore de retour. J'espère qu'ils vont le faire pour qu'on puisse discuter de ce qu'on fait par la suite, ne serait-ce que déjà face à cette loi et comment on rebâtit ce qui a été l'espérance de 2022. Voilà. Donc là, je vous réponds. Et puis après, si tout ça marche, tout ça fonctionne, il sera temps de se poser la question du candidat, le meilleur candidat que nous avons à présenter. Moi, je l'ai déjà dit.
Je pense qu'à l'heure où nous sommes, c'est toujours Jean-Luc Mélenchon qui serait le meilleur et le plus apte à gagner.
Éric Coquerel, merci d'avoir accepté l'invitation du 8.30 France Info ce matin, député de la France Insoumise, président de la Commission des Finances de l'Assemblée.
Éric Coquerel