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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 24 juin 2017 56 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Macron : la reprise en main #cdanslair 24.06.2017

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 45 %Défensif 45 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:05OuverteÉludée

    Emmanuel Macron est-il derrière toutes ces décisions, le remaniement, les postes clés au gouvernement et à l'Assemblée ?

  • 5:46OuverteRéponse partielle

    Pourquoi avoir choisi Richard Ferrand comme président du groupe parlementaire LREM ?

  • 8:17OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Benjamin Griveaux, proche de Macron, a-t-il été placé auprès de Bruno Le Maire ?

  • 11:35OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Macron reste-t-il si discret dans les médias malgré son pouvoir ?

  • 14:55FerméeRéponse directe

    Le président a-t-il voulu retenir François Bayrou malgré les affaires ?

  • 17:58OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron veut-il tous les pouvoirs, y compris sur la défense ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:13InvitéFait
    « C'est bien sûr le président qui est en train de mettre en place un système pyramidal, parce que c'est bien de cela dont il s'agit, qui part de lui-même, de l'Elysée, du nombre important de collaborateurs, parce que c'est la diète pour les ministres. »
  • 9:32PrésentateurFait
    « Il a des pouvoirs, j'allais dire, à nul autre pareil sous la Vème République. »
  • 10:05PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron est encore plus puissant que le général de Gaulle. »
  • 12:31InvitéFait
    « Il part, dit-il, pour ne pas exposer davantage Emmanuel Macron et pour sauver sa loi de moralisation de la vie publique. »
  • 18:33InvitéFait
    « Ils tiennent leur élection au fond de la volonté d'un homme, de l'identification à un projet qui est celui d'En marche et l'identification à un homme qui est Emmanuel Macron. »
  • 22:08InvitéFait
    « C'est, bien sûr, leur attachement, en effet, au libéralisme économique. Un certain attachement au libéralisme culturel. Et puis, tout de même, une demande de démocratie. »
  • 28:44InvitéFait
    « le parti doit rester dans l'opposition, comme le souhaite la motion majoritaire. »
  • 36:54PrésentateurFait
    « le PS d'Épinay, on le sait est mort, pas les idées sans doute elles survivront. »
  • 46:07InvitéFait
    « il interpelle Emmanuel Macron pour lui demander d'introduire du protectionnisme économique. »

Temps de parole

  • Présentateur49 %
  • Invité21 %
  • Invité 215 %
  • Invité 34 %
  • ?3 %
  • Invité 43 %

≈ 18,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

Bonsoir

0:07
Présentateur

à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Cette fois, tout est prêt, tout est en place. Après quasiment un an de campagne électorale, primaire, présidentielle, législative, il est temps de passer à l'action. Le gouvernement a été remanié, plus profondément qu'on l'imaginait, notamment à cause de l'affaire du Modem et du cas Ferrand. Et la nouvelle Assemblée nationale s'apprête à siéger pour la première fois. Ce sera mercredi. En attendant, l'énorme groupe parlementaire République En Marche s'est réuni. On voit la photo d'ailleurs. Aujourd'hui, ils sont 308 et ils ont désigné, comme prévu, Richard Ferrand pour être leur patron dans l'hémicycle. À droite, c'est la confusion.

Une partie des députés Les Républicains a décidé de faire bande à part. Les constructifs, c'est leur nom, s'allient aux centristes de l'UDI et devraient voter bon nombre de lois proposées par le gouvernement. À gauche, le PS devrait s'afficher dans l'opposition en refusant de voter la confiance au Premier ministre, tandis que la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon se prépare à animer bruyamment les premiers débats à l'Assemblée. Tout ça sous l'égide d'Emmanuel Macron, plus que jamais aux commandes. Cette semaine politique a clairement ressemblé à une reprise en main. On en parle avec nos invités.

Pascal Perrineau, vous êtes politologue, professeur à Sciences Po, spécialiste de la sociologie électorale en France et en Europe. Et vous venez de publier cette France de gauche qui vote FN aux éditions du Seuil. Nathalie Saint-Cricq,

1:27
Locuteur

vous

1:27
Présentateur

êtes chef du service politique de France 2. Et vous co-animez tous les dimanches le rendez-vous politique de France Inter. Question politique. Mathieu Croissandeau, vous êtes directeur de la rédaction de l'Obs. En une de votre magazine cette semaine, La Bombe Bayrou enquête sur les affaires du Modem. Jean Garrigue, vous êtes historien, spécialiste de la vie politique.

1:46
Locuteur

Vous

1:46
Présentateur

présidez le comité d'histoire parlementaire

1:49
Locuteur

et

1:50
Présentateur

politique. Bonsoir à tous les quatre. Merci beaucoup de participer à cette émission. Nous attendons bien sûr vos questions par SMS et Internet. Bon, on ne

1:55
Locuteur

l

1:55
Présentateur

'a quasiment pas vu de la semaine, mais aucun doute, c'est bien Emmanuel Macron qui est derrière toutes ces décisions, le remaniement, les postes clés au gouvernement, mais aussi à l'Assemblée. C'est le président qui était à la manœuvre ?

2:07
Locuteur

Pascal Perrineau.

2:07
Invité

L'homme de l'ombre. Enfin, on ne peut pas parler d'ombre. Mais c'est bien sûr le président qui est en train de mettre en place un système pyramidal, parce que c'est bien de cela dont il s'agit, qui part de lui-même, de l'Elysée, du nombre important de collaborateurs, parce que c'est la diète

2:26
Locuteur

pour

2:26
Invité

les ministres. Ça ne l'est pas pour le président. Il y a une quarantaine de collaborateurs de haut niveau autour du président. Ensuite, on voit bien comment le lien Elysée-Matignon s'est renforcé, avec un œil du président, puisque vous savez qu'une partie des collaborateurs sont communs maintenant au président et au Premier ministre. Donc c'est un Premier ministre

2:47
Locuteur

sous

2:47
Invité

une forme de surveillance. Ensuite, on l'a vu dans le romaniment, une tutelle forte sur les ministres. On a vu apparaître, d'ailleurs, parmi les ministres, j'allais dire des jeunes de la garde vraiment rapprochée, du président, par exemple, Benjamin Griveaux. Et puis ensuite, c'est aujourd'hui, se met en place le contrôle du groupe parlementaire sous la tutelle de l'homme qui a été au cœur de la République en marche et de la machine,

3:16
Locuteur

je

3:17
Invité

n'ose parler partisane, mais enfin, c'est bien en train de devenir le parti du président, à savoir Richard Ferrand. Et aujourd'hui, on le renvoie certainement à ces jeunes entrants, puisque vous savez qu'on n'a jamais eu un parlement dans lequel il y

3:29
Locuteur

a

3:29
Invité

eu un tel renouvellement, eh bien, les éléments de langage et peut-être les éléments de discrétion nécessaire au fonctionnement de quoi ? Au fonctionnement du parti, du président. Parce que quand on a un groupe aussi important, plus de 300 députés, les couacs ne viennent pas forcément des oppositions, on le verra tout à l'heure, très diversifiées, très affaiblies, des petits groupes. Quand c'est un groupe conséquent comme l'ELR,

3:55
Locuteur

c

3:55
Invité

'est déjà un groupe divisé. Les couacs peuvent venir de l'intérieur. Et là, il y a la volonté, certainement, de ce président hyper-président. Parce qu'au fond, qu'est-ce qui se réinvente sous nos yeux ? C'est une forme d'hyper-présidence. On avait utilisé le terme pour Nicolas Sarkozy, mais là,

4:09
Locuteur

il

4:09
Invité

y a bien une hyper-présidence. Alors, on pourra rentrer dans le détail pour voir ce qui est similaire et ce qui est différent.

4:17
Présentateur

Voilà. Mais ce que j'allais dire,

4:19
Locuteur

c

4:19
Présentateur

'est, au fond, est-ce que c'est si exceptionnel ? Tous les présidents qui viennent d'être élus n'ont pas envie de tout mettre à leurs mains ?

4:27
Invité

Oui. Ce qui est exceptionnel, c'est que pour quelqu'un qui était censé être loin de la politique politicienne et pas du tout à se mettre les mains dans le cambouis,

4:33
Locuteur

c

4:33
Invité

'est l'un des présidents les plus politiques qu'on puisse connaître. C'est-à

4:36
Locuteur

-dire

4:36
Invité

qu'il décide de tout, il fait tout, y compris quelque chose d'un peu surprenant, notamment dans la séparation des pouvoirs, c'est que le président du groupe législatif soit désigné dans le bureau de l'exécutif. Alors, ça, c'est la première chose très étonnante

4:49
Locuteur

pour

4:50
Invité

ceux qui verraient les choses à l'extérieur. Ensuite, on voit quand même qu'il a beaucoup appris de Nicolas Sarkozy et de François Hollande,

4:55
Locuteur

c

4:55
Invité

'est-à-dire de cette espèce de,

4:56
Locuteur

non

4:57
Invité

pas de laisser aller, mais de, de parler quoi que successif qu'on a eu pendant le quinquennat. Et puis, ils ont une formule qui est très amusante, c'est qu'ils disent, enfin, qui vient de M. Delevoye, qui dit qu'il ne demande pas de l'obéissance, mais de la fidélité. C'est très intéressant, ça sera intéressant de voir dans les semaines qui viennent où on se met là, où est la frontière entre l'obéissance. Et c'est vrai, quand on voit tout à l'heure la désignation de Richard Ferrand à main levée, c'est-à

5:19
Locuteur

-dire

5:19
Invité

qu

5:20
Locuteur

'il y a

5:20
Invité

quand même quelques-uns qui ont demandé si par hasard, pour ne

5:22
Locuteur

pas

5:22
Invité

faire trop Corée du Nord, il pouvait y avoir un autre candidat et si par hasard on pouvait faire éventuellement par bulletin secret, eh bien non, pas de discours de Richard Ferrand, ils ont tous voté, il

5:31
Locuteur

y

5:31
Invité

a

5:31
Locuteur

eu

5:31
Invité

deux abstentions, je crois, sur 300. Donc là, c'est en marche. On va voir si le verrouillage est aussi efficace. On comprend qu'il veuille le faire. Après, on va voir si ça va tenir et si ce n

5:40
Locuteur

'est

5:40
Invité

pas un petit peu excessif.

5:41
Présentateur

Arrêtons-nous sur deux cas qui ont été cités à l'instant, Richard Ferrand et Benjamin Griveaux. Alors pour Richard Ferrand, Mathieu Croissandeau, c'est un poste très important et là, on a effectivement le sentiment président du groupe parlementaire République en marche à

5:56
Locuteur

l

5:56
Présentateur

'Assemblée. Ça s'est décidé tout à l'heure. C'est quand même un signal là aussi. Mais c'est surtout d'une pierre deux coups parce qu'il fallait quand même avoir un poste pour exfiltrer Richard Ferrand. On sait qu'il avait été mis en cause dans la gestion des deniers de la mutuelle qu'il dirigeait en Bretagne. Et puis, il fallait surtout avoir un homme qui soit dans la main du président, en tout cas très très proche de lui, à la tête du groupe. Donc voilà, ça a permis de sortir Ferrand du gouvernement en le mettant là. Ce qui est une bonne chose, ce

6:23
Locuteur

qui

6:23
Présentateur

est assez inédit comme le soulignait Nathalie, c'est vrai que ce soit le président de la République qui dédigne. On sait qu

6:27
Locuteur

'il

6:27
Présentateur

y a toujours des discussions. Mais c'est normal au fond parce que ce n

6:29
Locuteur

'est

6:29
Présentateur

pas un parti en marche. Il n

6:30
Locuteur

'y a

6:30
Présentateur

pas de courant, il n

6:31
Locuteur

'y a

6:31
Présentateur

pas de famille à l'intérieur. C'est assez curieux parce que ce président qui ne voulait pas être, quand il était ministre, l'obligé de François Hollande a créé des obligés autour de lui. Leur maniement de ce point de vue-là est assez symbolique parce que pour poursuivre ce que disait Pascal Perrineau, il est tout puissant d'autant plus qu'il n'y a plus de poids lourds politiques des

6:56
Locuteur

experts

6:56
Présentateur

et des proches qui donneront le meilleur. Mais il n'y a plus de personnalité qui ait une forme d'autonomie politique qui construit un parcours politique seul qui puisse avoir des discussions sur la ligne, qui puisse réclamer des arbitrages. Là, on a vraiment des ministres qui sont là pour s'occuper de la tâche qui leur a été confiée et celle la seule et qui correspond en plus très souvent à la carrière qu'ils ont menée. Donc on ne va pas du tout être dans un gouvernement où il y aura des débats politiques, des petites phrases, des choses comme ça.

7:28
Locuteur

On

7:28
Présentateur

est dans un système managérial qui ressemble à celui d'une entreprise avec un président du conseil de surveillance et un directoire. Le directoire étant le Matignon. Et tout est structuré comme ça avec des chaînes de décisions très courtes avec très peu de collaborateurs,

7:45
Locuteur

c

7:45
Présentateur

'est vrai, dans les cabinets des ministres avec un autre étage auquel il va falloir s'intéresser désormais qui sont les directeurs d'administration centrale,

7:51
Locuteur

c

7:51
Présentateur

'est-à

7:51
Locuteur

-dire

7:51
Présentateur

les plus hauts fonctionnaires français, il y

7:53
Locuteur

en

7:53
Présentateur

a à peu près 200, on sait bien, qui sont parfois plus puissants que les ministres. On l'a souvent dit à Bercy, le directeur du Trésor a une importance considérable. Là, Macron leur a envoyé un signal très fort, vous vous mettez en ligne, vous faites ce qu'on vous dit, évite, parce qu'il se souvient qu'au moment de la loi Macron, il avait réclamé que les décrets d'application soient publiés très vite et ça avait mis en fait beaucoup plus longtemps que prévu. Là, il veut aller très vite. Donc c'est tout le monde en marche pour le coup, en marche, en file plutôt.

Parmi les nouveaux ministres, alors Benjamin Griveaux, c'est un nom qui ne dit pas forcément grand-chose au grand public, c'est quelqu'un de très proche d'Emmanuel Macron. Alors justement, pour rebondir sur ce qui vient d'être dit, ce qui est frappant, c'est que Benjamin Griveaux, qui est un très proche, qui incarne cette nouvelle génération Macron justement, on l'a mis comme secrétaire d'État auprès de celui qui aurait pu être ce fameux poids lourd du gouvernement, Bruno Le Maire.

Et on voit bien, ça c'est une stratégie d'ailleurs assez courante, enfin courante sans exagérer, mais qu'on a déjà vue sous la Vème République, qu'on place un homme comme ça, qui est fidèle du président de la République, auprès d'un ministre qui pourrait avoir des vérités d'autonomie, d'indépendance ou de fidélité auprès du Premier ministre lui-même. Et là, on voit très bien en œuvre le dispositif d'Emmanuel Macron.

Alors je ne parlerai pas d'hyper-présidence parce que l'hyper-présidence renvoie à la présidence de Nicolas Sarkozy qui avait fait de son Premier ministre un collaborateur et qui, au contraire d'Emmanuel Macron, ne prenait pas du tout de distance vis-à-vis de l'événement du quotidien qui était toujours à réagir tel un Premier ministre, tandis que la structure qu'Emmanuel Macron a choisie est différente. Mais en revanche, ce qui est vrai, c'est qu'il a des pouvoirs, j'allais dire, à nul autre pareil sous la Vème République.

Et lorsqu'on pense par exemple à la désignation du président de groupe, même le général de Gaulle n'avait pas pu imposer, alors ce n'était pas le président de groupe, c'était le président de

9:48
Locuteur

l

9:48
Présentateur

'Assemblée nationale, le général de Gaulle voulait au début de son mandat que ce soit Paul Reynaud qui préside l'Assemblée nationale, je vous renvoie à un passé assez lointain, mais c'est finalement Jacques Chabon-Delmaz qui s'était imposé en étant soutenu par la majorité du groupe gaulliste. Donc au fond, Emmanuel Macron est encore plus puissant que le général de Gaulle. Voilà une phrase qui tombe à l'instant sur le plateau de ses dents l'air. Il est extrêmement puissant, on l'a compris en ce début d'émission, mais il est extrêmement discret et muet quasiment dans les médias. Un

10:23
Invité

télésyncrique. Pourquoi d'ailleurs ? D'abord parce qu'il y a intérêt probablement, ensuite parce qu'il les éloigne volontairement, contrairement à un François Hollande qui avait une sorte de passion pour les journalistes et je précise pour les journalistes politiques, peut

10:37
Locuteur

-être

10:37
Invité

qu'il avait raté sa vocation. Dès qu'on lui posait une question, qu

10:40
Locuteur

'on

10:40
Invité

s'approchait de lui, il répondait. Là, dans les déplacements, moi je ne les fais pas, mais les journalistes de mon service, comme j'ai Vittemberg ou Maurice Burgot, quand ils se déplacent avec Emmanuel Macron,

10:49
Locuteur

il

10:49
Invité

y avait notamment un déplacement il y

10:50
Locuteur

a

10:50
Invité

quelques jours où les journalistes étaient à une centaine de mètres et c'était dans un lycée agricole, il y avait des lycéens, il y avait des enseignants,

10:57
Locuteur

il

10:57
Invité

y avait des agriculteurs. Il a fait son speech et après il a demandé aux gens s'ils avaient des questions, s'ils avaient des questions à lui poser, donc ils lui ont posé des questions et les journalistes étaient là en regardant, on

11:06
Locuteur

se

11:06
Invité

demande si un jour il pourrait dire quelque chose.

11:08
Locuteur

C

11:08
Invité

'est assez bien joué pour l'instant. Alors après, je pense qu'il va doser son retour vis-à-vis des journalistes, qu'il reparlera, mais avec cette volonté toujours qu'on avait déjà, dont on avait parlé, de choisir plutôt des spécialistes, c

11:23
Locuteur

'est

11:23
Invité

-à

11:23
Locuteur

-dire

11:23
Invité

qu'il a plutôt envie de parler avec des journalistes d'éducation, de défense, de politique étrangère et il ne veut plus de politique politicienne. Il considère que les petites phrases, les commentaires et ça va avec ce que disait Mathieu sur la composition de son gouvernement, des techniciens, des experts, quand on les rencontre, ils ne parlent pas de politique, ça ne les intéresse absolument pas, ils veulent parler de leur dossier et c'est peut-être très bien, mais tout ce qui était l'espèce d'écume, ce petit plaisir de politique politicienne de savoir, c'est terminé.

11:52
Présentateur

En tout cas, quelle semaine ? Trois poids lourds du gouvernement qui s'en vont, François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, sans oublier Richard Ferrand, recasé à l'Assemblée et un nouveau gouvernement encore plus macroniste avec l'arrivée de proches du président. Thomas Jarion, Barbara Aztec et Ariane Morrison. 306 voix pour, deux abstentions. Sans surprise, il est sur toute

12:16
Invité

considération

12:17
Présentateur

personnelle. Le lendemain, Marielle de Sarnez et François Bayrou, les deux autres ministres modem, eux aussi concernés par l'affaire, quittent à leur tour le gouvernement. L'éphémère garde des Sceaux assure que c'est un choix personnel. Il part, dit-il, pour ne pas exposer davantage Emmanuel Macron et pour sauver sa loi de moralisation de la vie publique. On devinait bien que le débat qui se prépare au Parlement

12:42
Locuteur

allait

12:42
Présentateur

par ces polémiques être détourné de son sens. Or, c'est une loi à laquelle je tiens beaucoup,

12:50
Locuteur

à

12:50
Présentateur

laquelle j'ai beaucoup donné

12:52
Locuteur

et

12:53
Présentateur

il se trouve

12:54
Locuteur

que

12:55
Présentateur

j'accorde plus de prix au but à atteindre,

12:58
Locuteur

à

12:59
Présentateur

l'œuvre que nous avons à construire

13:00
Locuteur

qu

13:01
Présentateur

'à mon rôle personnel au titre, au privilège et au galon.

13:05
Locuteur

Ce

13:06
Présentateur

qui devait être un remaniement technique après la victoire aux législatives devient un remaniement politique de grande ampleur.

13:13
Locuteur

Ce

13:13
Présentateur

sont 11 nouveaux membres qui intègrent le gouvernement, des experts, aucun poids lourd de la politique et une arrivée remarquée des macronistes, Benjamin Griveaux en tête. Porte-flingue attitrée du président, il arrive à Bercy comme secrétaire d'État, aux côtés de Bruno Le Maire.

13:31
Locuteur

Moi,

13:31
Invité

je suis très heureux d'avoir Benjamin Griveaux comme secrétaire d'État. Je pense qu'il va m'apporter beaucoup, plein de choses qu'il connaît que je ne connais pas. Il a une expérience dans le secteur privé que je n'ai pas. Donc je pense qu

13:46
Locuteur

'on

13:46
Invité

va faire un tandem très solide.

13:48
Locuteur

Si

13:48
Présentateur

Emmanuel Macron était à la manœuvre pour gérer le remaniement, il s'est en tout cas montré très discret. Lors du premier conseil des ministres, il a tout de même eu un mot pour les partants, des propos rapportés par son porte-parole.

14:00
Locuteur

Il

14:01
Invité

a voulu réévoquer celles et ceux qui ont quitté le gouvernement ces jours-ci, qui ne sont pas aujourd'hui au conseil des ministres, en indiquant qu'ils avaient servi loyalement et qu'il voulait leur redire à la fois son soutien, sa confiance. Et il a rappelé que la vie politique était longue.

14:15
Locuteur

Elle

14:15
Invité

peut être cruelle, mais chacun sait qu'elle est longue.

14:18
Locuteur

Le

14:19
Présentateur

président cadenas sa parole publique, refusant de répondre directement aux questions sur cette crise politique. Son terrain de jeu favori reste l'international, hier encore, il s'est affiché aux côtés d'Angela Merkel à Bruxelles.

14:32
Locuteur

Nous

14:33
Invité

allons travailler sur la lutte contre le terrorisme, sur les sujets de migration.

14:40
Locuteur

S

14:40
Présentateur

'il veut apparaître comme étant au-dessus de la mêlée, il n'est pourtant pas épargné par la nocivité des affaires.

14:46
Locuteur

Selon

14:46
Présentateur

un récent sondage, il aurait perdu trois points de popularité chez les Français, retombant à 59% d'opinions favorables.

14:55
Locuteur

J

14:55
Présentateur

'aimerais qu'on revienne un instant sur l'opération Bayrou. Est-ce qu'avec quelques jours de recul, on en sait un petit peu plus sur ce qui s'est passé ? Le président a-t-il voulu retenir François Bayrou

15:06
Locuteur

? Non,

15:07
Invité

je ne crois pas.

15:08
Locuteur

Je

15:08
Invité

ne crois pas. Pour différentes raisons, cette enquête préliminaire rappelle d'autres enquêtes préliminaires, en particulier celle qui a été engagée contre les assistants parlementaires du Front National. Il y a un véritable dossier sérieux, ce n

15:24
Locuteur

'est

15:24
Invité

pas simplement de la polémique, comme vient de le dire François Bayrou dans sa conférence de presse. Il y a un vrai dossier. Et comme c'est la première mesure, c'est comme ça que la présidence Macron rentre en politique, il y avait sur ce dossier de la moralisation de la vie politique le besoin d'envoyer un message clair et non pas de commencer par un brouillage qui est un brouillage majeur. D'autre part, on l'a vu dans ses premiers pas au gouvernement, il y avait un poids lourd. C'était en effet le garde des Sceaux, François Bayrou, qui comptait bien, on l'a vu dans l'affrontement avec le Premier ministre, qui comptait bien faire entendre son petit champ particulier.

16:05
Locuteur

Et

16:05
Invité

bien sûr, dans ce que l'on vient de décrire, c'est-à-dire cette volonté d'hégémonie présidentielle, tout simplement, François Bayrou faisait tâche parce qu'on sait que François Bayrou, c'est un tempérament

16:16
Locuteur

et

16:16
Invité

un poids lourd. Un tempérament et un poids lourd dans ce type de gouvernement, eh bien voilà, il est mieux en dehors.

16:23
Présentateur

Mathieu Croissando, vous avez décrit déjà la situation de ce nouveau gouvernement, ce côté managérial. Il y a un autre aspect qui transparaît, c'est qu'on a le sentiment que le président veut rester le vrai patron de chaque dossier. Je prends l'exemple de la défense, les armées. Florence Parly qui est nommée, est-ce que ce n

16:43
Locuteur

'est

16:43
Présentateur

pas le signe que le vrai patron de la défense sera lui ? Alors là, c'est très insignificatif parce que pour le coup, ce n

16:49
Locuteur

'est

16:49
Présentateur

pas une spécialiste de l'armée.

16:50
Locuteur

Alors

16:51
Présentateur

que sur les autres ministères, on a des spécialistes. Là, sur un ministère,

16:57
Locuteur

un

16:57
Présentateur

portefeuille qui est évidemment très régalien, il le prend pour lui. Ce

17:00
Locuteur

n'est

17:00
Présentateur

pas un hasard qu'il ait appelé milice des armées parce que lui est chef des armées donc ça montre bien que c'est de lui que ça dépend. Et puis Florence Parly était connue pour avoir été secrétaire d'État au budget et puis avoir une petite carrière au Parti socialiste sur des lignes d'ailleurs qui sont assez différentes. Il faut se rappeler qu'en 2008, elle rejoignait Marie-Noëlle Lindemann et Paul Quilles, ancien ministre de

17:20
Locuteur

la

17:20
Présentateur

Défense pour le coup, mais qui était une ligne sans doute beaucoup plus à gauche que celle que défendra aujourd'hui Emmanuel Macron. Donc oui, il veut tous les pouvoirs, oui, il va l'exercer, ce qui lui confère une immense responsabilité aujourd'hui parce que si ça ne marche pas

17:35
Locuteur

pour

17:35
Présentateur

le coup, ça sera de sa faute. Il ne pourra pas invoquer ni la croissance puisqu'on voit qu

17:40
Locuteur

'il

17:40
Présentateur

y

17:40
Locuteur

a

17:40
Présentateur

quelques signes de reprise, ni une majorité qui aurait été confuse, brouillonne ou agitée puisqu'il a un groupe parlementaire qui le soutient et qui dispose à lui seul de la majorité absolue, ni une opposition qui leur ait mis des bâtons dans les roues, on le verra, elle va compliquer la vie au Parlement mais elle n'a pas les moyens de contrecarrer les projets du Président. Donc là, il n'aura plus d'excuses évidemment s'il n'arrive pas à faire et à mener à bien son projet, il ne pourra en tout cas s'en prendre qu'à lui-même ou aux personnes qu'il a choisi.

Question SMS, pour le moment, presque aucun faux pas dans le parti d'Emmanuel Macron, tout le monde a l'air de s'accorder, cela peut-il durer ? Tout à

18:15
Locuteur

l

18:15
Présentateur

'heure, Nathalie Saint-Cric racontait effectivement le vote à main levée pour désigner Richard Ferrand comme patron du groupe parlementaire. Tout le monde est au garde à vous là pour l'instant ? C'est-à-dire qu'ils tiennent quand même

18:26
Locuteur

plus

18:26
Présentateur

encore que d'autres majorités qui ont pu être absolues dans le passé, ils tiennent leur élection au fond de la volonté d'un homme, de l'identification à un projet qui est celui d'En marche et l'identification à un homme qui est Emmanuel Macron. Il n'était que de voir la campagne législative où tous les portraits des candidats figuraient avec ceux d'Emmanuel Macron. Les majorités absolues qu'on a connues auparavant, y compris celles de François Hollande, on voit à quel point elles étaient divisées parce qu'elles étaient le fruit d'accords de clans, d'accords de courants dans les partis ou d'accords entre des partis comme Naguère, le RPR et l'UDF.

Tandis que là, vous avez un parti qui est homogène, qui vient de la plateforme En Marche et qui vient essentiellement de la volonté jupitérienne d'Emmanuel Macron. Donc vous avez une docilité particulière vis-à-vis de ce créateur de majorité, d'autant plus que beaucoup de ces hommes politiques-là n'ont pas beaucoup d'expérience, sont des néophytes. Donc enclin évidemment à une sorte de soumission. En revanche, le temps va passer. Peut-être que vont se révéler aussi des personnalités, que des sensibilités vont se... Des

19:32
Locuteur

débats sur les sociétés sensibles ? Des débats sur les sociétés sensibles.

19:35
Présentateur

D'autant qu'a priori, le discours macronien les pousse à ce débat. Il s'agit de... Et c'est toute l'ambiguïté de Macron qui est à la fois verticale mais aussi horizontale. Il pousse au débat démocratique. qu'on va refaire ce qu'on a fait dans En Marche. Non mais, ça fait partie des éléments de langage, j'allais dire, de Macron. Je ne dis pas que c'est une réalité mais en tout cas, ça fait partie d'une espèce de contradiction entre ce besoin d'autorité absolue et puis cette volonté de participation démocratique. Nathalie Saint-Cricq.

20:06
Invité

Moi, je pense qu'il veut tout.

20:07
Locuteur

Il

20:07
Invité

veut concentrer tous les pouvoirs.

20:09
Locuteur

Il

20:09
Invité

prend des gens qui sont effectivement... La version sympathique, c'est de dire des néophytes et des gens qui n'ont pas la culture des partis politiques. Il suffit de voir

20:16
Locuteur

ce

20:16
Invité

qui se passe au Parti Socialiste depuis des mots ou ce qui se passe encore cet après-midi où il y a la sous-tendance face à d'autres sous-tendances où ils adorent se battent. Non, là, ceux-là, ce n

20:27
Locuteur

'est

20:27
Invité

pas du tout ça. Ce n

20:28
Locuteur

'est

20:28
Invité

pas du tout le genre. Ce n

20:29
Locuteur

'est

20:29
Invité

pas cette culture de parti où on aime bien les débats idéologiques. Ils sont contents d'être là. Effectivement, ils y sont arrivés grâce à Emmanuel Macron. Alors, ils ont le droit de s'exprimer sans doute. Et puis, une fois qu'ils sont exprimés, ils y vont et on ne leur demande pas forcément leur avis. Donc, c'est effectivement quelque chose qui devrait quand même marcher un certain temps parce que le temps qu

20:48
Locuteur

'il

20:48
Invité

y

20:48
Locuteur

a

20:48
Invité

une rébellion... Et puis, pour qu

20:49
Locuteur

'il y

20:49
Invité

ait une rébellion, il faut qu'il y

20:50
Locuteur

ait

20:50
Invité

des cadres qui organisent cette rébellion. Il y en a chez les socialistes, il y en a chez les républicains. Là, pour l'instant, ils sont aussi une population...

20:57
Locuteur

Ça peut venir.

20:58
Invité

Bien sûr, mais on ne le souhaite pas spécialement.

20:59
Locuteur

C'est long, 5 ans. Ça

21:01
Invité

peut venir et ça viendra normalement. Mais leur souci d'efficacité, de productivité un peu dans une logique d'entreprise fait qu'ils veulent travailler et obtenir des résultats.

21:11
Présentateur

Expliquez-nous, le

21:11
Invité

séminaire des nouveaux députés, ça sert à quoi

21:15
Locuteur

?

21:15
Invité

Ça sert à ce qu'ils se rencontrent, ils sont tellement nombreux. Ça sert probablement à... C'est des trucs qu

21:20
Locuteur

'on

21:20
Invité

fait dans les entreprises aussi. Vous savez, quand on est obligé de passer un week-end avec des gens qu'on voit toute l'année et tous les jours pour donner une espèce de dynamique de groupe, c'est une méthode...

21:29
Locuteur

C'est une différence

21:29
Présentateur

près qu'ils ne se sont pas vus toute l'année.

21:31
Locuteur

Puisque précisément, l'idée, c'est d'instaurer une forme d'esprit d'équipe et de faire connaissance. C'est pour faire du lien social, j

21:35
Invité

'imagine. Mais ce n

21:36
Locuteur

'est

21:36
Invité

pas plus que ça. Et puis pour désigner... Faire connaissance du Premier ministre aussi. Voilà.

21:40
Présentateur

Du chef de la majorité. Parce que le chef de la majorité, c'est le Premier ministre. Cette majorité. Oui. Alors, Pascal Perrineau.

21:45
Invité

Mais on voyait bien, tout de même, c'est vrai qu'il n'y a pas, contrairement aux autres, beaucoup de référents idéologiques comme à gauche ou à gauche de la gauche. Beaucoup d'histoires organisationnelles passées comme à droite. Mais il y avait une vague, tout de même, idéologie dans la campagne de Macron et dans le groupe

22:04
Locuteur

de

22:05
Invité

députés qui vient d'être élu. C'est, bien sûr, leur attachement, en effet, au libéralisme économique. Un certain attachement au libéralisme culturel. Et puis, tout de même, une demande de démocratie. Il dénonçait, en effet, des appareils politiques qui avaient fait mal vivre la démocratie. Et là, on voit apparaître le début d'une tension, le début d'une contradiction. Comment ces hommes et ces femmes, plus de 300, qui se sont beaucoup battus pour instaurer de nouveaux modes d'expression démocratique ? Souvenez-vous, il

22:35
Locuteur

y

22:35
Invité

a quelques semaines, on nous présentait La République en marche comme un vrai réseau démocratique face à des partis qui n'avaient que les apparences de la démocratie. Or, là, on découvre peu à peu, alors c'est peut-être la contrainte du système présidentiel, le vécu présidentiel de ce jeune président Macron. On découvre, en effet, une atmosphère qui est plutôt une atmosphère, alors, entrepreneuriale au mieux,

23:00
Locuteur

militaire, j'allais dire, ou martiale au pire.

23:03
Invité

Donc, il risque d'y avoir des tensions. C'était intéressant. On voyait ce député tout à l'heure dans Marche qui, à la sortie du séminaire et du vote pour Richard Ferrand, disait, ça aurait été bien tout de même qu'il y ait une femme. Donc, on voit, on commence à avoir quelques signaux faibles, non pas d'une révolte, bien sûr, et puis il ne

23:22
Locuteur

faut

23:22
Invité

pas espérer que ce groupe, d'ailleurs, va être traversé par de multiples révoltes, mais on sent le début, ici et là, d'une frustration, surtout que ce sont, j'ai regardé la composition du groupe, beaucoup de professions intellectuelles, de cadres, sont des gens diplômés, sont des gens exigeants, sont des gens qui peuvent être assez ennuyants aussi pour un pouvoir qui cherche à être trop vertical. Donc, il faut attendre quelques semaines ou quelques mois avant de

23:50
Locuteur

se rendre compte de l'efficacité.

23:51
Présentateur

Il

23:51
Locuteur

y a peut-être des

23:51
Présentateur

emmerdeurs, si

23:52
Locuteur

vous me permettez l'expression, potentiellement... D'abord, il

23:56
Invité

faut qu'il y ait des emmerdeurs dans tout groupe humain parce qu'il faut des contre-pouvoirs. Tout de

24:02
Locuteur

même,

24:02
Invité

Emmanuel Macron, dans sa campagne, très souvent, mettait en avant l'idée que la démocratie, c'était un pouvoir et des contre-pouvoirs. On voit très bien le pouvoir,

24:10
Locuteur

c'est où les

24:11
Invité

contre-pouvoirs ?

24:11
Présentateur

Mathieu Croissandeau,

24:12
Locuteur

ils sont où les contre-pouvoirs ? Pour qu'il

24:14
Présentateur

y

24:14
Locuteur

ait

24:14
Présentateur

des contre-pouvoirs dans ce groupe, il faudrait qu'il y

24:15
Locuteur

ait

24:15
Présentateur

des débouchés politiques. Alors, pour l'instant, il n

24:17
Locuteur

'y a

24:17
Présentateur

pas d'autre débouchés politiques que de soutenir le président. On verra. Peut-être que dans l'histoire naissante de ce groupe, des personnalités vont émerger, des familles de pensée vont se reconstituer, mais actuellement, ça n'est pas possible. Qu'est-ce qui explique que dans les autres groupes, ça explose ? C'est parce que vous avez un tel qui, en gros, veut prendre la place d'un tel ou espère renverser un tel au prochain congrès. Il

24:38
Locuteur

y a

24:38
Présentateur

des traditions et tout ça qui, évidemment, incarnent des familles de pensée, comme on le disait. Ça, ça n'existe pas aujourd'hui puisque le corpus même macronien, on ne le connaît pas. Il n

24:48
Locuteur

'y a

24:48
Présentateur

qu'Emmanuel Macron qui en a dessiné à grands traits les lignes à venir dans son projet présidentiel, mais on n'a pas encore ce réflexe partidaire qui fait qu'un député socialiste peut, sur n'importe quel sujet, réciter une forme de catéchisme socialiste qu'il a entendu depuis 20, 30 ans ou qu'un député républicain peut faire la même chose de l'autre côté. Pour poursuivre ce que disait Pascal, Emmanuel Macron n'est pas un président qui tournera la page de la Ve République du tout. Ce n

25:15
Locuteur

'est

25:15
Présentateur

pas la VIème République avec Emmanuel Macron, c'est qu'on retourne aux sources de la Ve avec un parti présidentiel et une respiration, je parle sous le contrôle de Jean bien sûr, très très gaulliste, gaullienne de l'exercice du pouvoir. Donc oui, ça a été un formidable mouvement de fraîcheur, ces ateliers participatifs où chacun pouvait inspirer le projet, donner des idées, cette structure très très horizontale se heurte à une pratique extrêmement verticale du pouvoir. Alors on verra si ça marche dans les deux sens, si les idées remontent ou pas, mais on est vraiment dans les canons de la Ve. Nathalie Saint-Cricq, qui est au perchoir ? Qui va présider l'Assemblée nationale ?

C'est un poste extrêmement important.

25:56
Invité

Alors

25:56
Locuteur

là, ce ne sera

25:56
Présentateur

pas un job facile à mon avis, cette fois

25:58
Locuteur

-ci. Il

25:58
Invité

était question d'une femme. Il y

25:59
Locuteur

en

25:59
Invité

a deux, je crois, qui sont candidates. François de Rugy est candidat aussi. C'est Catherine Bourguignon, c'est ça qui est candidate. Alors comme il y a pas mal de femmes dans le gouvernement, peut-être que ça n'ira pas jusqu'au bout, mais effectivement, c'est très important comme rôle. Ce qui sera amusant, c'est la gestion des débats quand Mélenchon ira à

26:18
Locuteur

la

26:18
Invité

tribune ou Marine Le Pen. Mais tout ce qu'il

26:22
Locuteur

y

26:22
Invité

a autour du président de groupe,

26:24
Locuteur

c

26:24
Invité

'est

26:24
Locuteur

-à-dire

26:24
Invité

les autres postes, que ce soit les caisseurs, les présidents de commissions, ça aussi, ça sera très intéressant de voir qui gère les différentes présidences. Ça sera moins emblématique que la présidence de l'Assemblée nationale, mais ça sera extrêmement intéressant de voir si c'est des verrouilleurs et surtout si ce sont des vieux députés. Et ça sera des vieux députés qui connaissent l'Assemblée, ce qui est quand même le minimum.

26:42
Locuteur

Et

26:42
Invité

à mon avis, les petits jeunes, les petits en marche qui arrivent, on les mettra autour de la table et la présidence, ça sera des socialistes passés en marche, mais comme d

26:51
Locuteur

'ailleurs... –

26:53
Présentateur

Mais non, pardon, vous coupez juste sur la présidence de l'Assemblée.

26:56
Locuteur

Ça

26:56
Présentateur

va se passer comme pour Richard Ferrand ? C'est-à-dire que c'est...

26:59
Locuteur

–

26:59
Invité

Ah non, là, il

26:59
Locuteur

y a

26:59
Invité

déjà des candidats. Alors déjà, ça sera mieux.

27:01
Locuteur

–

27:01
Présentateur

Donc on l'a dit, François de Rugy, donc l'ancien ministre

27:03
Locuteur

écologiste. – J'ai oublié le... – Madame

27:05
Présentateur

Bourguignon.

27:06
Locuteur

– Voilà.

27:06
Invité

Et alors notre problème à nous,

27:08
Locuteur

c

27:08
Invité

'est comme il y

27:08
Locuteur

a

27:08
Invité

tellement de gens nouveaux, c'est qu'on ne les connaît pas. Donc au

27:10
Locuteur

final,

27:10
Invité

vous, on a du mal à retenir leur nom et je sais que... – Sophie

27:13
Présentateur

Errente,

27:14
Locuteur

je crois, a pris partie de... – Vous

27:15
Invité

êtes très bon.

27:16
Présentateur

– C'est l'oreillette qui est très bonne aussi. Quand vous disiez que ça ne

27:21
Locuteur

serait

27:21
Présentateur

pas pareil,

27:22
Locuteur

c

27:22
Présentateur

'est que là,

27:22
Locuteur

il

27:22
Présentateur

y aura un vote, ça sera un vrai vote, ça ne

27:24
Locuteur

va

27:24
Présentateur

pas se passer à main levée comme on l'a

27:26
Locuteur

fait. – Non, non. – Mais il

27:27
Présentateur

est élu, le président de l'Assemblée.

27:29
Invité

– Il est vraiment élu. –

27:30
Locuteur

Bien.

27:31
Invité

– Cela dit, le président de la République, il aura son mot à dire dans l'implication, l

27:38
Présentateur

'infusion qu'il va donner à ce vote. –

27:41
Locuteur

Il

27:41
Présentateur

peut y avoir des consignes. – Il y aura des consignes.

27:43
Locuteur

– Il

27:43
Présentateur

y

27:43
Locuteur

aura

27:43
Présentateur

des consignes. Et je disais que ce sera un job difficile parce qu'il y a, et on va en parler dans quelques instants, évidemment, des nouveaux députés, je pense à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, qu'il faudra, évidemment, maîtriser dans l'hémicycle. À quoi va ressembler l'opposition ? Le PS doit décider s'il vote ou non la confiance au gouvernement, sauf surprise, ce sera non. À droite, une vingtaine de députés, les Républicains, ont rejoint les centristes de l'UDI pour créer un nouveau groupe. Les constructifs gauche et droite sont déboussolés. Myriam Zéard, Gladys Lafitte, Arnaud Fora et David Lemarchand.

28:21
Locuteur

Il

28:21
Invité

y a des réunions de familles plus difficiles que d'autres. Conseil national du Parti socialiste, cet après-midi à Paris.

28:28
Locuteur

Près

28:29
Invité

d'une semaine après la claque des législatives, le temps est aux retrouvailles.

28:33
Locuteur

–

28:33
Présentateur

Quel plaisir de

28:34
Locuteur

vous. –

28:35
Présentateur

Pour voter la confiance.

28:35
Locuteur

–

28:35
Présentateur

Et

28:36
Invité

aux explications. Au programme, la position que devront adopter les députés PS face au vote de confiance le 4 juillet prochain. Pour le futur ex-premier secrétaire, les choses sont claires, le parti doit rester dans l'opposition, comme le souhaite la motion majoritaire.

28:52
Locuteur

La

28:53
Invité

majorité s'est réunie ce matin et elle va préconiser au Conseil national

28:59
Locuteur

un

28:59
Invité

vote de clarification

29:02
Locuteur

et

29:03
Invité

avec Emmanuel Macron

29:04
Locuteur

et

29:05
Invité

avec Jean-Luc Mélenchon.

29:07
Locuteur

L

29:08
Invité

'idée que nous ne serons pas dans la majorité présidentielle

29:11
Locuteur

et

29:11
Invité

donc que nous voterons pas la confiance.

29:13
Locuteur

Au

29:13
Invité

sein du parti, difficile de se mettre d'accord sur ce vote de confiance.

29:18
Locuteur

Trois

29:18
Invité

lignes s'opposent, les contre, les pour, invisibles cet après-midi et ceux qui prônent l'abstention comme Patrick Cannaire, ancien ministre du gouvernement Valls.

29:29
Locuteur

Ma

29:29
Présentateur

petite personnelle, je ne suis ni en marche

29:32
Locuteur

ni

29:32
Présentateur

en marge. Donc soyons intelligents par rapport aux enjeux qui sont devant nous.

29:38
Invité

Bref, rétablir l'unité semble bien compliqué.

29:42
Locuteur

Nous

29:43
Invité

avons des divisions que vous connaissez, qui sont profondes, qui ont amené la gauche là où elle est aujourd'hui et donc nous allons entamer un processus de convergence entre nous qui va prendre du temps. Et le temps, ce n

29:55
Locuteur

'est

29:55
Invité

pas 15 jours, c'est des mois, voire des années.

29:59
Locuteur

Grand

30:00
Invité

absent cet après-midi, Manuel Valls, l'ancien Premier ministre, réélu député sans étiquette, serait de son côté à la recherche d'un refuge.

30:09
Locuteur

Un

30:09
Invité

nouveau groupe dit Macron compatible pourrait se former sous l'impulsion du député ex-socialiste, Olivier Falorni.

30:16
Locuteur

Des

30:17
Invité

discussions seraient en cours avec Sylvia Pinel

30:19
Locuteur

ou

30:20
Invité

encore Yves Gégaud et Laurent Hénard du Parti Radical ainsi qu'avec l'écologiste François-Michel Lambert.

30:28
Locuteur

L

30:29
Invité

'hémicycle, lieu de toutes les divisions, y compris à droite. Mercredi, effervescence dans les jardins de l'Assemblée.

30:38
Locuteur

Ce

30:39
Invité

jour-là, le Palais Bourbon continue d'accueillir ses nouveaux députés.

30:43
Présentateur

On est dans la salle des quatre colonnes, je crois, qui est la salle de rencontre avec les journalistes.

30:48
Locuteur

Pendant que non loin, un air de front se joue du côté du groupe Les

30:52
Invité

Républicains.

30:53
Locuteur

C

30:54
Invité

'est désormais officiel, la famille est coupée en deux.

30:57
Présentateur

Nous avons décidé de travailler ensemble à la construction donc d'une nouvelle force parlementaire à travers la constitution d'un groupe parlementaire qui s'appellerait le groupe Les Républicains constructifs UDI et indépendants.

31:14
Invité

Constructif,

31:15
Locuteur

un

31:16
Invité

nouvel adjectif qui ne passe pas du tout auprès des Républicains

31:20
Locuteur

tout

31:20
Invité

court. Comment expliquer que le premier acte de ceux qui se baptisent constructifs

31:27
Locuteur

soit

31:27
Invité

d'être destructifs parce que la division c'est destructeur ? Si la justification

31:34
Locuteur

c

31:35
Invité

'est cette idée aussi nouvelle ébouriffante inattendue

31:38
Locuteur

que

31:39
Invité

de dire que lorsqu'un texte est bon un projet de loi est utile il faut le voter et bien là nous sommes tous d'accord.

31:46
Locuteur

La

31:47
Invité

réplique du parti elle aussi ne tarde pas. A l'issue du bureau politique réuni l'après-midi même Bernard Acoyer secrétaire général met en garde contre la division.

31:57
Présentateur

L'inscription à un autre groupe que celui des Républicains équivaudrait à une prise de distance vis-à-vis de notre famille politique. Nous incitons fortement nos collègues députés à rester au sein du groupe des Républicains.

32:10
Locuteur

Pas

32:11
Invité

de sanctions proprement dites

32:12
Locuteur

mais

32:13
Invité

une cacophonie qui devrait se confirmer mardi

32:16
Locuteur

à

32:16
Invité

l'occasion de l'ouverture d'une nouvelle session parlementaire

32:19
Locuteur

où

32:20
Invité

les différents groupes de l'hémicycle seront désormais officiels.

32:25
Locuteur

Oui

32:26
Présentateur

alors comme l'opposition est atomisée on a compté il va y avoir 7 ou peut-être 8 groupes parlementaires à

32:34
Invité

l'Assemblée c'est du jamais vu non

32:36
Locuteur

?

32:36
Invité

Non c'est jamais vu c'est l'opposition façon puzzle voilà en effet les partis la défaite est d'une telle ampleur à droite et à gauche que tous ces partis toutes ces forces politiques extrêmement anciennes sont rentrées dans un profond processus d'intégration et avant d'envisager une recomposition vous avez entendu tout même Olivier Faure le dirigeant des députés socialistes dire ça prendra des années il est peut-être lucide d'ailleurs en disant cela ça ne se refait pas en un mois une recomposition d'une ampleur d'une ampleur pareille donc avant qu'il y ait cette phase de recomposition il faut la phase de décomposition totale et là on y est et c'est 7 ou 8 groupes c'est le symptôme d'une décomposition absolue les familles éclatent totalement mais toutes les familles parce que prenez la gauche de la gauche et bien les communistes et la France insoumise ont été incapables de faire un même groupe on verra peut-être d'ailleurs je ne sais pas on dit que le Front National mais qui n'a pas de groupe est susceptible de se diviser on verra peut-être des députés du Frontal de sensibilité différente dans quelques temps les LR c'est fait voilà et les socialistes c'est en train de se faire on le verra sur le vote de confiance au gouvernement entre les abstentionnistes ceux qui soutiendront le gouvernement qui sont certainement une minorité et la grosse majorité qui votera compte pour se situer comme c

34:00
Locuteur

'est

34:00
Invité

la tradition d'ailleurs sous la 5ème République clairement dans l'opposition et puis il y aura ce groupe éventuel de M. Falorni Valls et autres qui est un groupe d'ailleurs qui semble pêcher à la fois auprès de députés de droite et de députés que je ne peux plus appeler de gauche du courant je ne sais plus comment social-libéral mais ce qui est intéressant derrière cet apparent chaos

34:23
Locuteur

il

34:24
Invité

y a au fond ce que les historiens connaissent bien c'est-à-dire le pluralisme des droites et le pluralisme des gauches qui explosent parce que tous ces groupes on pourrait vous savez René Raymond parlait des 3 droites Julliard qui est le meilleur spécialiste des gauches parlait des 4 gauches 4 plus 3 ça fait 7 on n'est pas très loin des 7 groupes

34:43
Présentateur

Oui et on est même assez proche de la configuration des assemblées parlementaires de la 3ème république sauf que là à l'époque on était dans un système parlementaire il n

34:53
Locuteur

'y

34:53
Présentateur

avait pas le président il n'y

34:55
Locuteur

avait

34:55
Présentateur

pas ce parti omnipotent qui sera en marche on a une configuration effectivement de décomposition totale des vieux partis ça pose d'ailleurs d'un point de vue historique un vrai comment dirais-je un vrai hiatus parce que vous avez ceux comme Brice Hortefeux qui ne veulent pas qui n'admettent pas à ce qui est en train de se produire qui veulent rester sur le vieux schéma de la bipolarité de la bipolarisation c'est pareil aussi à gauche si on soule un peu les reins et les cœurs de ceux qui comme Olivier Faure par exemple pensent à une reconstruction de la gauche dans ce sens ou même Jean-Christophe Cambadélis et puis il

35:30
Locuteur

y

35:30
Présentateur

a ceux qui au fond souscrivent à ce grand chambardement à cette transformation savoir si elle est définitive ou si c'est une transition ça c'est autre chose mais qui sont déjà lancés dans cette reconfiguration

35:44
Invité

c'est ce qui donne les constructifs les recuits puisque c'est l'acronyme recuits de la droite constructif ils devraient prendre un autre nom

35:55
Présentateur

c'est vrai que

35:55
Locuteur

c

35:55
Présentateur

'est pas terrible non

35:56
Locuteur

c'est pas

35:57
Présentateur

terrible c'est pas terrible mais en tout cas on voit bien l'idée et de la même manière dans le groupe des valsistes l'idée ce sera aussi de prendre en compte ce qui est en train de se produire fait une reconfiguration totale de la vie politique dans cette reconfiguration question SMS les éléphants du PS ne pèsent-ils donc plus rien

36:16
Locuteur

?

36:16
Présentateur

Mais qui sont les éléphants du PS ? Ils sont tous dans le cimetière des

36:20
Locuteur

éléphants

36:20
Présentateur

c'est fini terminé c'est fini et quand on voit aujourd'hui ça me fait penser

36:24
Locuteur

à

36:25
Présentateur

Ferdinand Lassalle à ne pas confondre avec Jean Lassalle un socialiste allemand du 9ème siècle

36:29
Locuteur

qui

36:30
Présentateur

écrivait à Marx les luttes internes sont un signe de vitalité du parti c'est lui qui est l'auteur de la phrase le parti se renforce en s'épurant

36:37
Locuteur

ce

36:38
Présentateur

concept là l'épuration est faite parce qu'ils sont encore là à vouloir se sanctionner si jamais il y

36:47
Locuteur

a

36:47
Présentateur

des socialistes qui soutiennent Macron donc on est dans

36:50
Locuteur

une

36:52
Présentateur

famille qu'on ne reverra plus telle qu

36:53
Locuteur

'on

36:53
Présentateur

l'a connue ça c'est sûr le PS d'Épinay on le sait est mort pas les idées sans doute elles survivront mais en tout cas cette configuration là n'existe plus alors après ce qui va être très compliqué pour toutes les oppositions d'ailleurs que ce soit à droite ou à gauche c'est que pour se reconstruire ils vont devoir le faire sur la radicalité la droite aujourd'hui on voit bien elle est piégée entre l'étiolement c'est-à

37:12
Locuteur

-dire

37:12
Présentateur

le soutien à Macron qui va la diluer ou une forme de radicalité sur des bases pour pouvoir réexister retrouver un discours et même chose à gauche et quand on est sur des radicalités c'est difficile de faire une majorité donc peut-être on aura pour longtemps des groupes d'opposition qui vont se faire entendre fortement on entendra Jean-Luc Mélenchon on entendra le Front National mais peut-être et les républicains et ce qui restera des radicalistes sont obligés de monter au créneau avec des approches très clivantes très tranchantes qui à mon avis ne leur permettront pas de constituer un rassemblement une majorité à moyen terme en tout cas à droite à

37:47
Locuteur

droite

37:47
Présentateur

c'est la zizanie la chianlie pour les plus gaullistes

37:51
Invité

à

37:52
Présentateur

quoi jouent les constructifs

37:54
Locuteur

ils

37:54
Invité

jouent ils sont honnêtes on peut les créditer

37:57
Locuteur

d'une

37:57
Invité

forme de netteté on peut considérer très

37:58
Présentateur

bien des

37:59
Locuteur

gens comme

38:00
Invité

Jean-Pierre Raffarin qui n

38:02
Locuteur

'est

38:02
Invité

évidemment pas député ou des gens comme Thierry Solaire considèrent que l'obstruction systématique aux idées de Macron est idiote et on peut penser également qu

38:08
Locuteur

'au

38:08
Invité

Parti Socialiste il y

38:09
Locuteur

a

38:09
Invité

des gens qui considèrent que cette obstruction est idiote donc vous avez des constructifs des deux côtés mais comme le disait Mathieu des gens qui si on allait jusqu'au bout devraient être en marche mais qui se disent que s'ils veulent exister à terme ils ne peuvent pas y être donc on a des en-marches des en-marches déguisées d'un côté en personne de droite et de l'autre côté en personne de gauche bon tout ça c'est qu

38:26
Locuteur

'il

38:26
Invité

y

38:26
Locuteur

a

38:26
Invité

un gros centre centre gauche centre droit et puis il

38:29
Locuteur

y

38:29
Invité

a des extrêmes après donc là cet après-midi au Parti Socialiste ils étaient à se demander s'ils allaient exclure les gens ils vont finir à quatre alors que sur le fond même des gens comme Olivier Faure ne sont pas fondamentalement éloignés de Emmanuel Macron donc tout ça en plus il n

38:43
Locuteur

'y a

38:43
Invité

même plus d'idéologie il y

38:44
Locuteur

a

38:44
Invité

juste une tactique qui est pour exister il faut être dans l'opposition donc on va être dans l'opposition quitte à tendre la main des gens avec lesquels on n'a aucun rapport donc ils jouent à ça en ce moment

38:53
Présentateur

il y a aussi un problème à droite c'est qu'on n

38:55
Locuteur

'a

38:55
Présentateur

pas forcément soldé la présidentielle tu es d

38:57
Locuteur

'accord avec ça d

38:58
Invité

'accord mais

38:58
Locuteur

rien n'a été

38:59
Invité

soldé à gauche ils n'ont pas soldé François Hollande ils en veuillent encore à Stéphane Le Foll de revenir en ayant peur que Stéphane bon voilà et à droite parce que ça s'est soldé sur plusieurs semaines l'histoire Fillon donc les choses n

39:12
Locuteur

'ont

39:12
Invité

pas été soldées et puis idéologiquement il faudrait qu

39:14
Locuteur

'ils

39:14
Invité

sachent clairement s'ils sont proches d'une Marion Maréchal Le Pen comme à Laurent Wauquiez ou s'ils sont proches d'une autre ligne dite humaniste comme celle de Raphaël ça va venir ça va venir je pense que tous les congrès auxquels on aura droit en 2018 il y aura peut-être une explication claire et nette et qu'on retrouvera un petit peu de corpus idéologique pour savoir qui est chez qui

39:32
Locuteur

ben

39:32
Présentateur

oui ce qui s'est passé toute la séquence politique depuis un an elle a fait exploser ces unités factices qui tenaient encore la droite comme la gauche d'ailleurs sur au fond quelque chose d'artificiel puisqu'on a très bien vu lors des primaires et là les primaires ont fait éclater tout ça qu'il y avait deux gauches irréconciliables en tout cas pour l'instant on ne

39:53
Locuteur

pouvait

39:53
Présentateur

pas se réconcilier mais aussi des droites très différentes alors le problème est peut-être moins grave pour les droites parce que les droites elles arrivent toujours à se remettre ensemble à partir du moment où elles trouvent notamment un leader un leadership alors pour l'instant on ne le voit pas tellement émerger ce leadership mais peut-être que du moment où on trouverait un leader il pourrait y avoir à se passer quelque chose mais à gauche où la tradition c'est précisément une tradition de confrontation des idées confrontation des courants là aussi ça ne suffirait pas d'avoir un leader qu

40:22
Locuteur

'on

40:22
Présentateur

ne voit pas non plus émerger mais il y

40:23
Locuteur

a

40:23
Présentateur

aussi une difficulté à trouver une convergence idéologique parce qu'entre les sociolibéraux et puis ceux qui regardent du côté de Jean-Luc Mélenchon on est quand même dans des oppositions majeures et j'ajouterais juste quelque chose c'est que cette radicalité dont on parlait tout à l'heure c'est-à

40:39
Locuteur

-dire

40:39
Présentateur

cette marche forcée vers la radicalité elle va se heurter au fait que sur leur gauche comme sur leur droite aux extrêmes il y a déjà des gens qui occupent le terrain et qui eux ont des leaders c'est-à-dire d'un côté Jean-Luc Mélenchon et de l'autre côté Marine Le Pen même si c'est un leader éventuellement menacé à vous entendre on se dit que la vraie opposition ce sera la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon l'opposition franche

41:05
Invité

systématique il faut bien voir pour l'instant qu'on est dans un schéma majorité opposition tout à fait nouveau sous la 5ème République parce que sous la 5ème République il y avait cette bipolarisation quand la gauche était au pouvoir il y avait une droite dans l'opposition quand la droite était au pouvoir il y avait une gauche dans l'opposition là en effet tout a été tourneboulé alors à la présidentielle au second tour l'opposition c'est qui

41:26
Locuteur

c

41:27
Invité

'est Marine Le Pen

41:27
Locuteur

on

41:28
Invité

l'a bien vu et aux législatives on le voit et bien c'est en effet une myriade d'organisations dans lesquelles ceux qui sont quelque part le plus visible qui font entendre le plus haut leur voix c'est

41:42
Locuteur

le

41:43
Invité

Front National même si ça n'a pas été en espèce sonnante et trébuchante de députés et la France insoumise qui a connu tout de même un assez beau succès électoral et d'autre part ces deux forces auront leur ténor leur tribun ce sont des formations protestataires qui fonctionnent avec des tribuns de la plèbe ils auront leurs deux tribuns de la plèbe dans le Sénat ici l'Assemblée Nationale donc cette opposition est tout à fait nouvelle on va avoir une opposition où les forces protestataires très incarnées par leurs tribuns vont tenter de se faire le porte-voix d'un mouvement social qui se passerait dans la rue c'est ça le schéma compte en tête des hommes comme Mélenchon Ruffin et Marine Le Pen dans la galaxie Front National Jean-Luc Mélenchon il veut faire quoi

42:36
Locuteur

à

42:37
Présentateur

l'Assemblée

42:37
Locuteur

? Il

42:38
Présentateur

veut mettre le feu à l'Assemblée ?

42:40
Locuteur

Il

42:40
Présentateur

veut... Non mais pas

42:42
Locuteur

au sens propre

42:42
Présentateur

mais...

42:43
Locuteur

Il

42:43
Présentateur

veut être l'incarnation de cette gauche tribunicienne qui crie très fort et il

42:47
Locuteur

a commencé à crier

42:48
Présentateur

très fort en arrivant à l'Assemblée en commençant à insulter Cédric Villani Voilà c'est le...

42:54
Invité

Le drapeau européen Le

42:55
Locuteur

drapeau européen Donc il

42:56
Présentateur

va... Si il s'agit d'avoir une opposition qui crie on va l'avoir ça c'est sûr avec Marine Le Pen et avec Jean-Luc Mélenchon Est-ce que c'est une opposition qui peut vraiment compliquer la vie du gouvernement ?

Probablement un peu dans le jeu parlementaire parce qu'ils peuvent batailler déposer des amendements ralentir le travail parlementaire des choses comme ça mais il y a quand même une majorité ce qui fait que les textes passeront On risque d'avoir une opposition de posture et non pas une opposition qui puisse renverser un gouvernement en tissant des liens avec d'autres députés enfin voilà essayer d'élaborer quelque chose une autre forme politique ça ne sera pas possible Alors vous l'avez cité à l'instant François Ruffin c'est un des nouveaux visages de l'Assemblée nationale en effet ancien journaliste auteur du film Merci Patron César du meilleur documentaire député mélenchoniste de la Somme député d'Amiens la ville natale d'Emmanuel Macron sera-t-il le premier opposant du président son portrait avec l'autil de Marafco Victoria Rouxel et David Lemarchand Il

44:04
Locuteur

est

44:05
Invité

venu en métro

44:10
Locuteur

Le

44:11
Invité

nouveau député a fait le tour de l'Assemblée nationale pour trouver la bonne entrée

44:15
Locuteur

et

44:16
Invité

déjà une haie de journalistes se dresse devant lui

44:19
Locuteur

Son

44:19
Invité

arrivée inattendue au Palais Bourbon intrigue Dimanche soir dans son fief picard François Ruffin fête son élection comme il a mené campagne avec une manifestation improvisée

44:32
Locuteur

Ses

44:33
Invité

longs mois à sillonner la circonscription ont payé et lui ont permis de rattraper les 10 points de retard qu'il avait sur son adversaire de la République en marche

44:45
Locuteur

Vous

44:46
Invité

avez préparé un discours de défaite moi ? Ce mandat inespéré il va l'utiliser à son maximum dès son arrivée à Paris

45:00
Locuteur

Ah

45:02
Présentateur

bon ? Là je laisse mon prochain je ne

45:03
Locuteur

peux

45:03
Présentateur

pas poser une question écrite Je ne

45:05
Locuteur

sais

45:05
Présentateur

pas il

45:05
Locuteur

faut

45:05
Présentateur

que

45:05
Locuteur

j

45:05
Présentateur

'en ai me renseigne quand est-ce que moi je ne peux pas poser une question écrite

45:09
Locuteur

très

45:09
Présentateur

rapidement D

45:10
Invité

'abord pour témoigner parfois armé d'une caméra contre la politique d'austérité Ici à Paris pour le ministère de l'économie pour monsieur Macron ça s'appelle réduction des déficits mais pour les gens ça s'appelle du malaise ça s'appelle de la souffrance il va falloir montrer sur le terrain ce que donne cette politique ce que ça engendre comme maltraitance mais depuis des décennies

45:30
Locuteur

mais

45:31
Invité

surtout pour agir et mettre en échec le Front National en proposant un autre avenir politique

45:38
Locuteur

Je

45:39
Invité

trouve qu'il a fait un travail remarquable qu'il a redonné espoir et il a supporté la colère en fait la colère d'un monde ouvrier qui est laminé par les politiques néolibérales et voilà je pense que je pense qu'il a un tempérament et une liberté qui font du bien au monde politique

45:55
Locuteur

Un

45:56
Invité

espoir qu'il a distillé tout ce printemps aux côtés des Whirlpool Quand la campagne présidentielle s'invite dans la grève il interpelle Emmanuel Macron pour lui demander d'introduire du protectionnisme économique

46:09
Locuteur

Vous

46:10
Présentateur

êtes au milieu des vaincus de la mondialisation Vous ne pouvez pas venir leur dire que la mondialisation et que l'européanisation elle est bonne alors qu'ici dans le coin on s'est pris des coups depuis 30 ans on se prend les coups dans la tronche

46:23
Invité

François Ruffin a commencé son militantisme par le journalisme A 24 ans il crée un trimestriel Fakir qu'il vend à la crier Pendant 17 ans il écrit des articles des livres avant que le grand public ne le découvre avec son documentaire Comment vous faites pour vivre avec

46:39
Locuteur

3

46:40
Présentateur

euros par mois ? Mange quoi ? Pardon ? Mange quoi ? Et bien on va se faire vos porte-parole

46:44
Locuteur

Merci

46:45
Invité

patron obtient César

46:47
Locuteur

Pour

46:48
Invité

son ancienne camarade d'école de journalisme ce succès n'a pas changé l'homme mais elle n'imaginait pas qu'il se lance un jour en politique Qu

46:56
Locuteur

'il

46:57
Invité

soit acteur de mouvements que son journal contribue à faire connaître des problèmes à proposer des solutions oui bien sûr mais personnellement je ne m'y attendais pas précisément parce que

47:09
Locuteur

je

47:09
Invité

pensais qu'il était trop timide et trop solitaire député il s'est engagé à être payé au SMIC ses électeurs pourront le révoquer à tout moment et il attribuera sa réserve parlementaire en fonction des choix d'un jury populaire

47:25
Locuteur

C

47:26
Invité

'est un vrai état d'esprit ce gars il ne joue pas un rôle il est comme ça tout le temps et c'est très très très

47:32
Présentateur

précieux pour nous il va nous secouer je le sais il croit que je n

47:36
Locuteur

'ai

47:36
Présentateur

pas vu arriver

47:37
Locuteur

Jean

47:38
Invité

-Luc Mélenchon ne sera sûrement pas le seul secoué François Ruffin assure pourtant qu'il privilégiera le combat de longue haleine au coup d'éclat médiatique

47:47
Locuteur

même

47:48
Invité

s'il avoue ne pas savoir encore tout à fait qu'il sera vraiment une fois dans l'hémicycle

47:57
Présentateur

François Ruffin déjà connu par ce documentaire qui avait fait quand même beaucoup de bruit on l'a beaucoup entendu évidemment aussi pendant la campagne il avait été aussi invité d'une émission sur France 2 face à Emmanuel Macron à l'émission politique ça va devenir une star une star de la politique une star de l'Assemblée si ce n'est pas déjà le cas question SMS François Ruffin est-il un visionnaire ou un démagogue

48:19
Locuteur

qui

48:20
Présentateur

veut se lancer Jean Garrigue en tout cas il porte incontestablement la parole de cette France qui souffre dont on a dit qu'elle avait été un peu qu'elle s'était volontairement d'ailleurs écartée des législatives qu'elle s'était abstenue et donc qui n'est pas représentée sociologiquement et politiquement à sa juste mesure dans l'hémicycle du Palais Bourbon donc dans cette posture-là dans ce rôle-là il occupe ce rôle cette fonction qui d'ailleurs auparavant était celle du Parti Communiste et on voit bien que le Parti Communiste a perdu cette aura précisément tribunicienne cette aura protestataire qui faisait sa spécificité en tout cas pendant 30 ou 40 ans en même temps parce que tout est toujours dialectique et là je pense que Macron a raison de dire souvent cette formule il y a effectivement un discours qui est quand même très démagogique parce qu'on est plus dans la dénonciation d'un certain nombre de choses qui ne vont pas dans cette société dans la défense des petits de ceux qui souffrent mais les solutions apparaissent bien souvent assez floues il n'y a pas un véritable corpus très cohérent de propositions émanant de François Ruffin en tout cas pas à ma connaissance et on sait bien aussi que politiquement il ne représente pas de manière très concrète il représente un groupe qui est minoritaire et où je le rappelle d'ailleurs on parlait de je dirais un certain autoritarisme dans la désignation du président du groupe En Marche là ce me semble pour la désignation du président de groupe de la France Insoumise il n

49:58
Locuteur

'y a

49:58
Présentateur

pas eu trop de questions pour que ça soit Jean-Luc Mélenchon Mais la différence c'est pas un Mélenchoniste pur jus du tout il faut le dire à mon avis le problème va commencer à se poser au sein de la France Insoumise c'est une

50:11
Locuteur

prise de guerre la médiatisation

50:13
Présentateur

non c'est un militant qui a construit sa carrière sur le militantisme un militant d'une forme de journaliste beaucoup plus agressive moins institutionnelle dénonciatrice qu'il a fait en créant son journal Fakir lui il s'est présenté dans un coin qu'il connaît il n

50:29
Locuteur

'a

50:29
Présentateur

pas été parachuté il s'est fait lire et il est dans une fonction de dénonciation un peu tripale si j'ose dire c'est-à-dire qu'il est dans l'émotion il n'est pas dans les discours extrêmement construits il n

50:42
Locuteur

'est

50:42
Présentateur

pas formé à la trotskiste comme j'allais dire comme un certain cadre de la France Insoumise et on va voir émerger à mon avis dans cette nouvelle génération de France Insoumise qui entoure Jean-Luc Mélenchon qui est reconnu comme le chef suprême des premières bagarres de qui est l'incarnation il

50:59
Locuteur

y

50:59
Présentateur

a Alexis Corbière qui lui est pile dans les pas de son patron et une personnalité comme François Ruffin qui n'est pas quelqu'un qu'on peut tenir

51:08
Locuteur

on n'est pas dans le

51:10
Présentateur

catéchisme révolutionnaire on l'a vu il avait dit qu'il votait Macron il a fait une tribune dans le monde assez maladroite parce que c'est sous le coup encore de l'émotion c'est pas quelqu'un qui

51:20
Locuteur

a

51:20
Présentateur

un discours politique

51:22
Locuteur

construit

51:22
Présentateur

forcément il

51:23
Locuteur

risque d'avoir un propre leadership

51:24
Invité

c'est-à-dire qu'on voit mal Jean-Luc Mélenchon pour qui c'est absolument un rêve absolu de rentrer à l'Assemblée il n

51:29
Locuteur

'est

51:29
Invité

jamais rentré c'est typiquement ça va lui rappeler les meilleures heures de la Troisième République qu'il n'a pas connue mais il aime tellement parler à la tribune c'est tellement son plaisir de parler en meeting que là maintenant s'il n'avait pas été à l'Assemblée il aurait été en manque donc là il va vouloir en profiter il a proposé aux communistes de venir avec lui mais sous peine de se taire que ce soit le culte de l'être suprême comme d'habitude et là il risque d'avoir peut-être du fil à retordre avec un Ruffin qui de toute façon est ni dieu ni maître c

51:53
Locuteur

'est

51:53
Invité

-à

51:53
Locuteur

-dire

51:53
Invité

qu

51:53
Locuteur

'il

51:53
Invité

n

51:53
Locuteur

'a

51:53
Invité

pas du tout l'intention de prendre des ordres et il risque d'y avoir effectivement un choc de culture entre le chef suprême Jean-Luc Mélenchon et un profil comme celui de François Ruffin qui à mon avis ne sera franchement insoumis

52:04
Locuteur

il

52:05
Invité

faut voir comment il en parle il dit ce gars

52:07
Locuteur

mais

52:07
Invité

avec Ruffin c'est intéressant parce qu'au fond au-delà des 7-8 oppositions ou groupes qui sont en train de se mettre en dehors en ordre de bataille en dehors de la République en marche François Ruffin est le symptôme de quelque chose qui se passe depuis de longues années dans la société française c'est la montée de la révolte

52:27
Locuteur

de

52:27
Invité

la révolte extra-parlementaire certes il a été élu député mais c'est la révolte on a vu dans de multiples villes françaises par exemple souvenez-vous de la ville de Nantes sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes

52:40
Locuteur

ou

52:40
Invité

la nuit debout

52:40
Locuteur

aussi

52:41
Invité

la nuit debout

52:42
Locuteur

la nuit

52:42
Invité

debout souvenez-vous des manifestations qui ont coûté la vie à Rémi Fraisse etc il y a depuis de nombreuses années on le voit bien des mouvements qui sont de l'ordre de la révolte et c'est intéressant ce personnage de Ruffin ce gars Ruffin parce que c'est à mon avis un des seuls à l'Assemblée qui est l'expression de cette révolte qui dans certains milieux de la société française ne cesse de monter

53:09
Présentateur

mais Pascal Perrineau il y a des règles strictes

53:13
Locuteur

à

53:13
Présentateur

l'Assemblée on ne peut pas faire un happening dans l'hémicycle

53:18
Locuteur

on peut

53:19
Invité

essayer mais c'est compliqué il en respectera je vous assure le minimum parce que ce type de profil politique c'est aussi d'être celui par lequel le scandale arrive on l'avait bien vu avec certains dans un tout à fait une autre famille de pensée on avait vu en 1986 souvenez-vous quand un groupe Front National était

53:41
Locuteur

arrivé

53:41
Invité

il y avait un ou deux députés du Front National qui étaient spécialistes de ce rôle je suis celui par lequel le scandale arrive par rapport la France en dehors de ces institutions dites bourgeoises et bien Ruffin est certainement sur le même créneau même s'il ne partage bien sûr aucune des options du Front National c'est une vieille tradition parlementaire c'est vrai qu'elle était souvent portée par Naguère les

54:05
Présentateur

bonapartistes ou ensuite l'extrême droite pendant l'entre-deux-guerres voire par Jean-Marie Le Pen au début de la Ve République qui était coutumier du fait on peut retrouver ce type de sortie d'explosion venant de quelqu'un comme

54:18
Locuteur

Ruffin

54:18
Présentateur

récemment Noël Mamère avait été condamné

54:22
Invité

je ne pense pas qu'ils ne vont pas respecter les règles de l'Assemblée Nationale simplement il risque d'y avoir un hiatus entre des gens comme Jean-Luc Mélenchon comme François Ruffin comme Marine Le Pen qui ont un sens de la tribune qui ont un sens oratoire très développé et probablement des jeunes députés en marche qui sont plus dans la discussion quotidienne mais qui ne vont pas aller haranguer les foules en montant à la tribune donc on risque d'avoir un niveau différent entre ce sens de la parole qui est quelquefois un peu surfait y compris aux questions d'actualité mais qui est parfaitement maîtrisé par un Jean-Luc Mélenchon ou un Ruffin même dans son genre ou une Marine Le Pen et avec des novices qui ne seront pas capables de faire

54:59
Locuteur

vivre

55:01
Invité

c'est pas de leur faute mais c'est pas leur culture c'est pas une culture contemporaine quand on a 35 ans et qu'on a été consultant ou qu'on est profession libérale on sait peut-être ou médecin ou je ne

55:11
Locuteur

sais

55:11
Invité

pas quoi on n

55:12
Locuteur

'est

55:12
Invité

pas forcément super doué pour aller raconter des choses même fausses simplement qui feront vibrer les foules

55:16
Locuteur

mais

55:16
Présentateur

il y a des règles vous le disiez c'est trois choses l'Assemblée c'est l'hémicycle c'est une fois par semaine et c'est les questions au gouvernement là c'est très encadré la parole de l'opposition est encadrée c'est les commissions là c'est le travail c'est là que

55:27
Locuteur

se

55:27
Présentateur

fait les lois et puis c'est les 4 colonnes la fameuse salle des 4 colonnes