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interviewBLAST· 17 juillet 2026

EDOUARD PHILIPPE : NICOLAS SARKOZY, LE RETOUR

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Cette semaine, on va parler d'Edouard Philippe, principal candidat à droite pour la présidentielle de 2027 et ancien premier premier ministre macroniste. Alors, qu'est-ce qu'il propose ?

Bah, c'est simple, non ? Des trucs de droite. Pire que ça, la résurrection du sarcosisme sans le talent populaire du délinquent mais avec l'insoutenable appel des macronistes.

OK. Et c'est quoi les autres sujets rigolos pour qu'on souffle un peu ? [rires] Bon épisode de dissolution. [musique] Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale.

Édouard Philippe, on en a soupé. Seul à pouvoir battre l'extrême droite, macroniste, pascroniste, républicain intelligent. Bref, le gendre parfait.

Il faut quand même rappeler qu'il y a une instruction pour soupçon de détournement de fonds public, qu'il n'est que maire du Havre, que sa gestion du mouvement des gilets jaunes a mené 24 personnes à finir et bornier, cinq autres à avoir la main arrachée et que la première vague du Covid, c'était lui aussi municipal maintenu et le désastre des masques. Et vous savez quoi ? Moi je sais pas utiliser un masque.

Ce sont des gestes techniques précis. Sinon, on se gratte le nez sous le masque, bah en fait, on a du virus sur les mains et ça peut être même contre-productif. Et enfin, il a commis une série politique qui ne parle pas de politique.

Ça c'est impardonnable. Derrière son viligo qui le rend sympathique se cache un macroniste assoiffé de pouvoir déterminé à ressusciter l'UMP d'entre les morts. Ça s'est vu à son meeting du 5 juillet 2026 à l'Adidas Arena. [musique] [musique] Vraiment, on vit dans une époque particulière.

Le sarcosisme est réanimé. dans un stade au nom d'une marque allemande de chaussures. La manœuvre de rapprochement était particulièrement visible à son meeting du 5 juillet.

On se serait cru à un meeting sarciste, la guille en moins. Ah ouais vraiment ? Chiche.

Quoi chiche ? Bah vas-y, compare. D'un côté les discours de Sarco de 2012 et de l'autre celui de Philippe, je te regarde.

Non mais attends, je suis épuisé. La canicule m'a rincé et là franchement OK, pas de souci. Tu en es pas capable, c'est pas grave.

Oh tu vas voir si j'en suis pas capable. Accroche tes légumineuses, ça va péter. Ouh !

Humour de végan ! On va comparer avec deux discours de Sarkoi de 2012, Villepinte le 11 mars et le Trocadero le 1er mai. Bon, la qualité est absolument infamme mais comme ça, on n'est pas obligé de voir le gobelin en HD, ça nous fera des vacances.

Mais d'ailleurs ces meetings ceux de l'affaire Big Malion ? Si si villepinte aurait réellement coûté entre 3 et 6 million d'euros pour environ 1,5 million d'euros de facture manquante. Et c'est ça la qualité qu'il nous propose avec cette tune, c'est vraiment des escrocs à l'UMP hein.

Ah bah l'UMP hein. Allez on déroule la matrice dans l'ordre. Le portefeuille, l'ordre, la frontière. [raclement de gorge] Et pour finir le décor avec la mise en scène du Camelot.

Dans la droite lignée du conservatisme libéral, Édouard Philippe nous a fait la sérénade de la dette. Vous vous pensez à la dette ? Ça vous angoisse pas la dette ?

Et enfin angoissé sur la dette. Bon dieu la dette [ __ ] de bord de merde. Mais vous pensez aux enfants nom de Dieu mais [ __ ] les enfants [cri] quoi.

La dette les enfants. La dette les enfants la dette les enfants les enfants quoi la dette rien la [cri] dette les enfants la dette. La dette.

La dette est habissale. Notre projet est-il de préserver la situation actuelle en la faisant financer par nos enfants ou sommes-nous prêts déterminés à les aider à construire leur avenir ? Et qui sait qui disait déjà ça ?

Je dis qu'une génération qui laisse à la génération suivante des comptes en déséquilibre, c'est une génération qui devrait avoir honte devant le regard de ses enfants. Mais c'est plus qu'un point commun. Toute la ligne, deux droites libérales qui imposent du néolibéralisme à la louche après des crises qui auraient exigé l'inverse.

Et puis, ils servent des leçons de dette à tout le monde, dettes qu'ils ont fabriqué. J'ai dit qu'en 2016, la France aura un budget à l'équilibre parce que on n'est pas indépendant et on n' pas la maîtrise de son destin lorsqu'on croule sous les déficits et sous les dettes. Savourz l'ironie, cette dette honte devant nos enfants, gonflé par les sauvetages bancaires de 2008 et 15 ans de baisse d'impôts non compensés.

Ceux qui l'ont creusé la moralisent quand ils ne sont pas occupés à très très mal parler portugais. Portugais Bom dia. Ouais, bravo.

Ça va ? Ah non mais centrigar warning là c'est infect. Limite je préférais le petit tour en auto tamponneuse là. [musique] [musique] Voilà, tu es content.

C'est sympa ces petites escales dégueu là au milieu du programme. Ça détend, ça rafraîchit. Ouais.

Bon, retour à nos deux néoconservateurs et leur remède unique quand on a mal à la dette. Ah, le pasteur des notates. Oui, oui.

Crème goût réduction de la dépense publique. La mère de tous les mots. Vous savez, cette puissance publique qui se goinfrerait en exigeant des efforts des particuliers sans voir que ces services vont à ces mêmes particuliers.

Mes amis, soyons sérieux. Il s'agit pas de sang ou de larme. Il s'agit peut-être d'un peu de sueur.

Oui. D'effort, de sérieux, de détermination à l'État, à ses agences, aux collectivités que les Français attendent d'eux, qu'il se serrent la ceinture et donnent l'exemple. Alors, on va me dire que ça fait beaucoup, que c'est pas populaire peut-être.

Ah bah, il le reconnaît lui. Enfin, presque. Nous sommes tout à fait capables de le faire aussi en baissant la dépense plutôt qu'en augmentant les impôts et en travaillant plus.

Ah oui, les efforts, on a déjà entendu ça quelque part, hein. Vous essayez de faire croire que nous pouvons sortir de la crise sans effort. Vous ment.

Vous mentez au travailleurs sur les retraites même narratif ne pas être à la charge de ses enfants. Je veux un nouveau modèle social français où ceux qui ont travaillé toute leur vie pourront vivre leur retraite sans être à la charge de leurs enfants. Philippe reprend l'idée.

Pour financer les retraites, serrer la ceinture. Fini les baguettes. Baguette maintenant.

Voilà. C'est pas mal. Non.

Ah non mais c'est une obsession Xavier Bertrand là. Ah ben oui, avec la droite faut qu'il se recycle les vieux. J'assume de dire au retraité qu'il faudra contribuer davantage au financement de notre système social.

Au fond le retraité ne produit plus une charge. Vous comprenez sa retraite pas une cotisation payée toute une vie pas un salaire en décalé. Non une charge.

Et les vieux ils ne veulent pas être des charges. Alors la droite ressort sa solution. travailler plus ou plus longtemps et parfois les deux.

J'ai dit que la décision de réformer les retraites était une décision juste. C'était une décision sociale. Que cela permis à 15 millions de retraités d'assumer la maîtrise de leur destin et de ne pas être obligé de dépendre du travail de leurs enfants.

Comme c'est charmant et la version contemporaine n'est pas plus agréable. J'assume de dire au cadre au cadre et aux employés au cadre et aux employés du secteur public et privé qu'il faudra travailler plus longtemps. Ah mais ça va, vous avez entendu ?

Promis, c'est que les cadres et employés. Derrière tout ça, une idée bien de droite. Le travail crée le travail, le travail crée la valeur.

La souffrance crée la valeur et seul compte la valeur économique et financière. Bien entendu, le travail c'est le socle. Le travail c'est le moyen.

C'est le travail qui crée le travail. En partageant le travail, on le détruit. Les 35 heures ont sapé la valeur du travail dans le cœur et dans l'esprit des Français.

Je crois pour ma part à une autre voix, la vérité, la lucidité, le travail, l'effort, la liberté, la confiance. Le parallèle est confondant. Posture pro business, libéré libérer les entreprises des contraintes fiscales ou normatives.

Il faudra, je le dis mes amis, reprendre la politique de l'offre interrompue en 2020. Elle avait donné d'excellents résultats en terme d'investissement, de baisse du chômage, en terme de croissance économique. Vous comprenez ?

Faut offrir aux entreprises, offrir de l'argent, offrir de la dérégulation, bref faire des cadeaux. Je veux un nouveau modèle français où le poids des normes et des règles qui pèse si lourdement sur chacun de vous sera allégé parce qu'au lieu de protéger le travail, l'excès de norme finit par le détruire. Le travail comme valeur suprême mais hors sol, couper des corps qui triment.

La dépense publique comme péché mais couper des services qu'elle pai. L'entreprise a libéré mais coupé des désastres capitalistiques qu'elle produit et au-dessus de tout la tête. Jamais un paramètre qui se discute qui l'a creuser, pourquoi mais une faute morale une honte devant nos enfants.

Surtout une angoisse. Perdre la maîtrise de notre destin comme ils disent tous les deux. Un pays convaincu que son destin lui échappe accepte sueur et ceinture.

Et quand tout file entre les doigts, compte, avenir, destin, reste une promesse. Remettre de l'ordre partout. Ah [soupir] voilà, on arrive aux choses encore plus sympas.

L'ordre, la République, l'ordre. L'ordre. Aujourd'hui, il nous revient à nous tous de remettre de l'ordre dans les affaires de la France, de l'ordre dans la rue d'abord.

La logique de l'ordre n'est pas que sécuritaire, elle renvoie à l'imaginaire d'une société bien rangée. Je veux un état concentré sur ces missions. Protéger ses enfants, éduquer, garantir l'ordre, tenir les comptes, sécuriser les retraites.

Puis la litanie droitière, tout va mal, c'est la crise, il faut de l'autorité. Je crois, mes amis, en l'ordre républicain qui n'est pas la loi du plus fort et qui n'est pas la puissance du plus riche. l'ordre républicain qui permet à chacun d'être libre parce qu'on est jamais libre quand on a peur de sortir de chez soi ou seulement quand on a peur d'être soi-même.

Lorsque la République est en crise et ça lui est arrivé, il appartient au républicain de rétablir l'ordre. C'est ce qu'a fait Gambetta au début de la 3e République. C'est ce qu'a fait Clémenceau en 1906.

C'est ce qu'a fait le général de Gaulle en 1958. C'est la matrice autoritaire. L'État doit se faire respecter partout dans toutes ces actions.

Une école de l'exigence où on apprendra aux enfants, à nos enfants, à tracer la frontière. La frontière entre le bien et le mal. La frontière entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas.

La frontière entre la vérité, le mensonge et la fonction idéologique du Globi Bulga est assumée. La République, mes amis, ne baissera ni les ni la tête, ni les yeux, ni la garde devant le fondamentalisme, l'entrisme, le séparatisme, l'obscurantisme. [applaudissements] La République, elle ne se discute pas.

Elle ne se négocie pas. [cri] Elle est un bloc. Ce dispositif qui protège les intérêts établis, il faut le déguiser.

Alors, voici l'infame fiction de la méritocratie. Les exigences sociales inaudibles. Puisque la société est juste, elle est méritocratique.

Je crois, mesdames et messieurs à l'égalité du mérite et nous devons nous battre pour revenir à ce mérite. Le mérite, c'était déjà la clé de vous de chez Sarkozi. Les Français exigent la récompense du mérite, la récompense de l'effort, la récompense du talent.

Vieille antienne droitière, avant c'était la méritocratie qui repose sur les fort. Aujourd'hui, tout le monde est fénéant. La preuve que leur méritocratie c'est du vent, l'école.

Elle n'est pas là pour former des citoyens ni permettre d'échapper à sa condition sociale. Non, elle ne vise qu'un socle minimal de savoir pour rester dans sa classe. Lire, écrire, compter.

Mettons le paquet sur les savoirs fondamentaux. Lire, écrire, compter. Pas parce que il faudrait revenir à l'école du passé, mais parce que lire, écrire, compter ces savoirs fondamentaux, ce sont les savoirs grâce auxquels on est capable d'apprendre d'autres choses.

C'est quasiment mot pour mot du sarcozi. Je veux un nouveau modèle social français où plus aucun enfant n'entrera au collège sans savoir lire, écrire, compter. Voilà le tableau.

Une école qui ne transmet plus, une rue qui fait peur, un mérite bafoué par les assistés, des institutions qu'on ne respecte plus. Bref, une société à remettre en rang. Une société à rangé.

Or, une société rangée, c'est chacun a sa place et surtout on décide qui n'y a pas sa place. C'est mécanique, chacun sa place et les robots seront bien gardés. Je pense que le prochain président devra faire en sorte que notre pays prenne cette vague de l'intelligence artificielle.

Ce sera vraiment l'un de ses chantiers prioritaires. En plus, il s'est reconverti en auteur coach, bien-être, développement personnel. un délice.

Je trouve qu'il y a beaucoup de pessimisme en ce moment, société française [musique] et tout ça et moi je reste persuadé que dans les bons repères, il y a l'optimisme. C'est une belle boussole l'optimisme. Je reste persuadé que le potentiel de rebond, il [musique] est incroyable.

Allez, c'est l'heure, on monte sur scène. Prêt ? Prêt.

C'est vraiment un désastre ces inserts. Oh moi, tonton Xavier qui fait mumuse, ça me fait marrer. C'est presque un Byrou en formation.

Encore quelques années, il sortira des chef-dœuvres comiques. Oui. Bah, n'oublions pas, Bairou comme Bertrand sont foncièrement de droite.

Ah oui, mais il aime le Portugal Xavier, ça c'est pas pareil. Oui, surtout les pastels de Natha. Moutto Obrigado.

Blague à part, la pâtisserie ne masquera pas le dispositif droitier. L'angoisse du désordre se fixe toujours au même endroit, la frontière. Le désordre viendrait du dehors, celui qui rentre, celui qui ne devrait pas être là. après les comptes et la rue, l'ordre aux frontières.

Et là, Philippe ne recycle plus seulement le programme sarkoien, il en reprend les pires réflexes. La proximité sarcoziste passe aussi par des positions coupablement proches du populisme xénophobe du président délinquent sur le terrain sécuritaire. Bien entendu, renforcer la coopération avec police et gendarmerie d'abord.

Trop de procédures sont abandonnées et trop de malfras échappent à la sanction parce que le formalisme des procédures est trop lourd et que les systèmes d'information ne se parle pas. Il ne se parle pas. J'ai entendu le peuple de France demander que le profiteur, demander que le tricheur, demander que le fraudeur soit puni parce qu'ils veulent l'argent des Français qui travaillent et parce qu'ils prennent à ceux qui ont besoin de la solidarité nationale.

Ah ben dis donc, mais le profiteur fraudeur tricheur se foutrait pas un peu de nous là ? Revenons au avrai. Faire en sorte qu'il soit possible de condamner très tôt à des peines de prison très courtes, systématiques, sans attendre la récidive qui est toujours celle de trop.

Classique à droite, la solution au problèmes socio complexes, c'est la prison. Derrière, il y a évidemment les victimes qui ne demandent pas la débauche sécuritaire he juste plus de justice et un meilleur traitement. message.

Si je veux donner à la victime le droit de faire appel dans les procès d'assise, c'est parce que je veux que la victime ait les mêmes droits que le coupable. [applaudissements] Je ne veux pas d'une justice, de la vengeance, mais je veux que la victime puisse donner son avis sur la sanction et sur la décision de libération. Toujours pareil, la peur, l'angoisse, la droite bayonne structurellement les victimes, sauf quand ça arrange ses discours sécuritaires et xénophobe.

Sa rhtorique ne change pas. Je ne suis pas xénophobe mais rien ne serait plus contraire à l'idéal européen que la peur de l'étranger, que la haine de l'autre, que le repliement frileux sur soi. Mais mais dans la situation économique et sociale qui est la nôtre, si l'Europe ne maîtrise pas les entrées sur son territoire, elle ne pourra plus accueillir dignement ceux qui arrivent.

Elle ne pourra plus répondre à la demande d'intégration de ceux qui ont tant de mal à trouver leur place dans notre société. Elle ne pourra plus financer sa protection sociale. Philippe reste dans le même schéma.

Il ne faut pas avoir peur des étrangers. Ça c'est le RN. Le Rassemblement national va nous dire comme il le fait à chaque fois pendant les campagnes que tout est de la faute des étrangers, de l'Europe, des riches, des fénéants, des villes qui méprisent la campagne.

Enfin qu'est-ce qu' vous prend ? On siffle pas les autres ici. Il ne siffle pas le RN peut-être parce qu'il en reprend la rhtorique.

Les étrangers ne sont pas un problème. Mais il faut également rétablir remettre la France sur la bonne voie et et remettre de l'ordre à nos frontières. C'est le deuxième point.

La France est évidemment souveraine lorsqu'il s'agit de dire qui a le droit de séjourner sur son sol. Et à propos du droit d'asile, ce droit ne peut pas être dévoyé. Or, il l'est trop souvent.

Il reviendra au Parlement de voter tous les ans une liste de pays sûr qui permettra d'accélérer les procédures et de mettre un terme aux dérives. Car ces dérives sont en train de tuer littéralement notre capacité à traiter comme nous le devons celles et ceux qui viennent en France bénéficier d'un droit d'asile juste, ancien et historique. Nous devons sauver ce droit d'asile en écartant fermement toutes celles et ceux qui l'utilisent à contreemploi.

Je ne vois pas bien comment on peut utiliser le droit d'asile à contre-emploi. Soit quelqu'un en a besoin et on le lui donne. Emploi parfait.

Soit quelqu'un n'en a pas besoin et on ne le donne pas. Avoir l'asile, c'est en avoir besoin. Mais j'imagine qu'il doit parler des gens qui abusent.

Vous savez, ceux qui font semblant d'être en danger dans leur pays, ceux qui ne sont pas vraiment gay ou pas vraiment menacés par la mafia. Mais rassurez-vous, Philippe s'en fiche et reprend le thème de campagne sarcosiste. L'immigration choisie et non subie.

Sortie de son discours du 9 juin 2005. Mais faisons en sorte de maîtriser ce flux plutôt que de le subir en accueillant ceux qui respectent la France, ses valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité qui viennent travailler dans des domaines dont nous avons besoin et l'immigration dont on ne veut pas en veillant notamment à ce que les étrangers délinquants soient expulsés et n'ai plus le droit aux aides sociales. Bref, revoilà la figure de l'immigré clandestin parasite et profiteur.

L'étranger qui vient en France pour le seul attrait de nos prestations sociales et qui ne respecte pas la France, cela aussi les Français considèrent que c'est une injustice. Même chanson, je n'ai rien contre les étrangers mais il profitent. Il faut les punir et les expulser ou les exploiter.

Ça, c'est le côté capitaliste intéressé. Nous aurons et disons-le besoin d'accueillir dans les années qui viennent des étudiants, des médecins, des aides soignants, des ingénieurs étrangers sur notre sol. L'étranger n'est pas forcément attaqué de front, ça c'est le RN, mais il est toujours suspect.

Suspect de dévoyer l'asile, de profiter, de délinquer. On ne dit pas les étrangers dehors, on dit maîtriser les flux, écarter fermement, expulser les délinquents. Un populisme xénophobe à basab bruit. la matrice de 2012 moins les outrances.

C'est peut-être ça le projet de Philippe, le sarcosisme sans SarkoZi. Sauf que la copie n'a pas le coffre de l'original. Ça se voit jusque dans la mise en scène.

SarkoZi avait la guille populaire qui faisait oublier malgré le bling bling ses origines de haute bourgeoisie. L'article Wikipédia famille de Nicolas Sarkozy est savoureux. Edouard Philippe lui a un anticarisme technocratique indécrotable.

Un peu comme sa ville d'ailleurs parce que je sais pas si vous avez déjà mis un pied au mais attention hein le terrain est miné comme le dénonce un collectif. Alors pour combler l'absence de charisme, Philippe nous a sorti le violon misérabiliste. Je suis issu de la méritocratie républicaine.

Je viens des classes modeste. Moi aussi comme pour des millions d'enfants de la classe moyenne, la seule manière ou en tout cas la manière la plus évidente de progresser, c'était de travailler à l'école. Je voulais progresser, donc j'ai travaillé et j'ai travaillé dur.

Allez, vous en reprendrez bien un peu. On était pas riche mais on était pas pauvre non plus. J'ai grandi dans un HLM des Ha de Ran.

J'ai appris à l'école publique et au conservatoire. J'ai joué au club de foot de la Grand-Mar où a été prise la première photo de moi qui est paru dans la presse locale à 9 ans. Cette photo n'a aucun intérêt.

Personne ne la trouvera jamais. Classique, se poser en allié de classe pour justifier un massacre social. Sa politique de l'offre à laminer les classes populaires et moyennes.

Mais ça ne saurait être vrai. Il vient lui aussi de la classe moyenne. Vous avez vu là j'ai été très bon.

C'est de la bouillie tout ça. C'était pas mauvais. C'était très mauvais.

Voilà. La greffe populaire prend mal et c'est pas faute d'essayer. Jusque dans la posture finale, le calque continue.

Je ne suis [raclement de gorge] pas le candidat de la lutte des classes. Oh shit, Sherlock. Ça n'a échappé à personne.

Mais je ne serai pas non plus celui de la lutte des classes d'âge parce qu'une nation divisée entre ces classes d'âge, c'est une nation en danger. Oui. Bon, macronisme classique, vous allez dire, regardez de plus près.

Je n'ai pas vu une France de droite, je n'ai pas vu une France de gauche, je n'ai pas vu une France du centre. J'ai entendu le peuple de France uni. Ah oui hein.

Comme quoi en 2017, on pouvait déjà savoir où ça allait ce nini macronien. Il n'y a pas pour nous un peuple de droite et un peuple de gauche. Il n'y a pas pour nous une histoire de droite et une histoire de gauche.

Évidemment, c'est un truc de droite. La gauche voit dans l'histoire des rapports de force en général défavorables aux opprimés. Pour la droite, c'est un truc glorieux et apolitique.

C'est la France de Pegy, la France de Camu, la France de Zola, la France de Félixboué, c'est la France de Marie Curry. Et il l'a fait plusieurs fois son collier de perles de 3e là. On ne comprend pas la France si on oublie Louis X et sa reprise en main de l'État.

Si on est ignorant de Richelieu ou de Turgo, de Bayard ou de Turen, de Jean d'Arc ou de jeunes Achette. Sarko faisait le même inventaire au Trocaderro. Nous sommes les héritiers. d'une immense culture.

Nous sommes les enfants de Voltaire, de Château Brillant, de Victor Hugo, de Massant. Nous ne voulons à aucun prix de l'aplatissement culturel du monde. Nous sommes les héritiers d'une immense histoire, [applaudissements] les héritiers de John Dark, de Bonaparte, du général de Gaulle, les héritiers de la renaissance, de la résistance des tres glorieuses.

Jusqu'au bout, Philippe reprend les figures droitières. Après 1 heure à cracher l'inquiétude, un dernier tour de piste d'optimisme de commande. Nous vaincrons en faisant une campagne heureuse, joyeuse, optimiste.

Une campagne qui ne parle ni de la peur ni à la colère, lesquelles sont toujours mauvaises conseillères. Une campagne qui conjuguera l'enthousiasme des soldats de Valm avec le calme des vieilles troupes. Oui.

Bon, ça c'est pour ses soutiens, pour élargir le spectre. Voici la tarte à la crème. J'ai foi en la France, en cette nation.

Vieille de 1000 ans, [acclamation] 1000 fois en danger, 1000 fois sauvé. Ah non, mais déjà si on arrive à la sauver 1000 fois des 100 ans de macronisme, ah non euh 10 fois des 1000 ans non euh euh 1000 ans des 100 fois. Ah non, ça c'est pareil.

Si on arrive à sauver 1000 fois des 1000 ans de macronisme, ça sera bien. Oh oui, 2017- 2027, ça vaut bien 1000 en souffrance. Il faut garder foi.

Enfin, je n'ai rien perdu de ma foi dans l'avenir. Je n'ai rien perdu de mon envie d'agir, de mon envie de faire bouger les choses et par-dessus tout de ma confiance dans le génie de la France. La mise en scène, elle a changé. 2012, l'AC de tous les excès.

La scène est indécente, le public enivré d'une opulence suspecte mais prometteuse. L'incarnation égotique crève l'écran. lui au-dessus de tous derrière ces marches qui séparent symboliquement les citoyens du président, la médiation institutionnelle à agravir pour monter en scène.

Lui en surplomb parle sans bouger. Incarnation descendante directe sans médiation. Le slogan dit tout.

La France forte. Forte grâce à SarkoZi. Faible parce qu'en danger, mais forte quand même si vous votez pour lui.

La narration est directe. C'est l'appel au Cvelé. La scénarisation philippienne a évolué.

Le fast a disparu. Toujours seul en scène, un peu au-dessus des autres, mais deux drapeaux seulement. Une scène réduite, des lumières simples.

Fini le fast sarcosien un peu corrompu. Une arène, un ring. Le champion milieu.

Pasodin. Philippe est un boxeur assidu. Plus de slogan.

Il est écrasé par son propre nom. Même plus un nom de famille. Mitteran, Giscar, Chirak, Sarkozi, mais un prénom pour une proximité flactice et laborieuse.

Plus de programme, plus de promesse, seul une incarnation. Un contrôleur de gestion qui promet après 10 ans de son camp en manette que tout va changer. Alors pour dissimuler l'infame béqué et le charisme d'enarqu, les slogans sont donnés aux militants pour faire croire à la naissance populaire d'une candidature en réalité faisant des par 10 ans de macronisme avec le petit bravo à vous aussi condescendant que ridicule.

Voilà la boucle est bouclée. Le gendre parfait du début, le seul peut-être capable de battre l'extrême droite selon la sondoie. Le républicain intelligent un sarco au rabet.

Même triptique travail mérite autorité même ni droite ni gauche même roman national même immigration maîtrisé tout y est sauf la guille. Sarkozy vendait cette camelotte avec un bac vous certain. Philippe la récite avec l'enthousiasme d'un rapporteur de la cour des comptes.

Seule vraie question de 2027 peut-être. La France rachètera-t-elle la même politique à un vendeur péniblement dépourvu de charisme ? Un flambi de droite en somme ?

Ah non, un canelé dur dehors, mou dedans et ça vient de Bordeaux, la mec des jupéistes. Malgré le lifting scénographique, les deux racontent la même histoire. Un responsable au pouvoir depuis des années, comptable ou complice des fautes commises qui jure un futur dur mais plein d'espérance.

Comme si le passé n'était pas à sa charge. Les deux concoctent la même recette. Des choix politiques transformés en fatalité, des fatalités en faute morale et hop, plus rien à débattre.

Justifier l'austérité. Fastoche, la dette, elle n'est pas le fruit de choix désastreux et de baisse de prélèvement non compensé. C'est un fait qui tombe du ciel dont les responsables serait les autres.

Retraités au crochet de leurs enfants, assister collectivité, tout le monde sauf Sarco et Philippe. Cette déresponsabilisation sert à se défaire d'un héritage encombrant et à jouer le renouveau factis. Toujours les mêmes politiques lentement recuites sur le fourneau du national libéralisme.

Sous une condamnation molle des mots de l'extrême droite, la droite radicalisée reprend l'essentiel de la rhtorique et des mesures frontistes. Une France incroyable Atlantide engloutie sous la dette. Les normes, l'insécurité et les flux migratoires.

Ce discours de peur neutralise deux fois. 1. Le régime français devient une merveille.

Et oui, si tant de gens veulent vos aloes et vos emplois, c'est que ce que vous avez, c'est vraiment tip top. Vos demandes sociales excessives. La France donne déjà tant de le ressentiment populaire est délégitimé par la peur de perdre les clopinettes que le capitalisme à bout de souffle nous laisse et il est redirigé vers la figure menaçante de l'étranger.

Comme si on bouclait ses finements en tabassant les citoyens et en déportant des migrants se faire massacrer là d'où ils viennent. Résultat : rien pour ceux qui en ont besoin. Tout pour les plus riches, le tout maquillé en ordre et en sécurité.

Édouard Philippe et les macronistes incarnent aujourd'hui le conservatisme. Reste à savoir quelle saveur de cette carcasse les Français voudront. La version plutôt très libérale du RN ou plutôt très libéral des macronistes ?

Voilà pour cette fois. On se retrouve très vite pour commenter l'actualité politique et parlementaire. Likez, commentez, partagez pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous.

Et en attendant, la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation inspirante. L'argument du moindre mal a une faiblesse constitutive. Ceux qui choisissent le moindre mal oublient bien vite qu'ils choisissent le mal.

Anna Harent, responsabilité et jugement. Je vais être attaqué mais je m'en moque parce que j'ai dit la vérité, parce que c'est ma conviction, parce que c'est ce que chacun de vous pense au fond de soi sans oser le dire. Il est temps de dire les choses telles qu'elles sont. [musique]