📺 Racisme et antisémitisme : même ennemi, même combat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 53 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il est pertinent de dire le racisme et l'antisémitisme ? Est-ce que l'antisémitisme fait pas partie de racisme ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment croiser les combats contre l'islamophobie, l'antisémitisme et le racisme ?
- 25:00OuverteRéponse partielle
Comment un écrivain peut employer la littérature pour combattre le racisme ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Que faire pour mener un combat unifié contre toutes les formes de racisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:00DanielFait
« La lutte contre l'antisémitisme est utilisée pour alimenter l'islamophobie. »
- 8:00Locuteur 2Fait
« On peut pas venir et financer des organisations qui luttent contre l'antisémitisme alors qu'elles sont islamophobes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] Bonjour tout le monde. Bonjour le monde. Comme d'hab, c'était pas le bon générique mais il y avait quand même Daniel dessus. [rires] Bienvenue à Zam, bienvenue Eyal, bienvenue Abdurrahman, bienvenue Daniel.
Et on attend que Albert Lévi arrive à à régler ses problèmes techniques et il nous rejoindra en cours d'émission. Euh donc le thème de cette table ronde euh antisémitisme euh racisme euh antisémitisme euh même ennemi, même combat. Azam, je te passe la parole.
C'était ton idée, c'est toi qui pilote et moi je repars en coulisse m'occuper du chat. Je vous embrasse. Bonne émission.
Merci. Merci merci sublime. Merci.
Bonjour tout le monde. Merci LF Monde pour cette table ronde pour deux thématiques qui se croisent qui sont la même chose en fait, c'est le racisme et l'antisémitisme. Euh même ennemi, même combat.
On a intitulé cette table ronde. Nous avons Daniel Daniel Obonau qui est député lesfi à France insoumise de Paris depuis 2017. Bonjour Daniel, tu es membre. de la Coordination nationale des membres de la commission des lois et présidente du groupe d'étude sur le racisme, sur l'antisémitisme, sur le la discrimination raciale et religieuse à l'Assemblée nationale.
Bonjour Daniel, on est content que tu sois avec nous. Bonjour, merci pour l'invitation. Merci à toi Daniel.
Je me rappelle, j'ai lu un texte de toi en 2006, c'était dans un livre avec Daniel Ben Saïd. Euh moi aussi j'étais LCR [rires] à cette époque donc euh je suis content que tu sois avec nous. Euh il y a aussi avec nous Il y a Svan euh franco-israélien, militant, anticolonialiste, euh antiraciste.
Euh voilà, vous êtes producteur et réalisateur de cinéma. Tu as pres euh de commentaires, hein. Le premier c'était en 87 et le dernier c'était l'année dernière en 2024.
J'ai beaucoup aimé aussi ton film qui s'appelle en 2009 euh 2009, oui, Java, c'est la ou Java la mécanique de l'orange, c'est je trouve c'est original. Euh je demande à tout le monde, je conseille à tout le monde de le regarder. Merci.
Merci Yel d'être avec nous. Et on a aussi notre ami et camarade Abdurrahman Weberi. Je prononce avec l'arabe exactement Abdurrahman [rires] qui est professeur d'université écrivain euh militant humaniste.
Ton dernier livre auto portrait avec Mélenchon l'homme qui a sauvé la gauche. Je l'ai lu, je l'ai fouillé ligne par ligne et on a discuté de ce livre avec toi si tu te rappelles bien, il y avait un mois presque. Voilà Abdurrahman, on est content que tu sois avec nous.
Moi, je suis à Zamamine, personne va me présenter. Je suis un franco-syrien euh maître de conférence en psychologie sociale et interculturelle. Euh je suis à Lyon actuellement et il y a Albert Lévi qui devait être avec nous.
Albert Livi qui est un ancien magistrat euh membre de syndicat, je sais pas si Albert Tikou si ça marche ou non. Tu peux reprendre la parole dès que ça marche. Euh donc membre de syndicat de la magistrature euh membre de conseil d'administratif de l'observatoire national de l'extrême droite, donc c'est important, intéressant. et Albert notre candidat de la France insoumise à la mairie de 3e arrondissement de Lyon.
Euh il est accompagné par député de Lyon Anaïs Beloisa Sheriffi qui est notre candidate de la France insemise à la mairie centrale. Bon, nous allons parler ensemble et j'espère Albert va régler le problème technique qu'il a. Nous allons parler d'un sujet très controversé, très large.
On peut aller dans tous les sens et parler dans tous les sens, mais on va essayer de cibler. Donc, il s'agit de l'antisémitisme et de racisme. Ma question à toi d'abord Daniel, est-ce qu'il est pertinent de dire le racisme et l'antisémitisme ?
Est-ce que l'antisémitisme fait pas partie de racisme ? Pourquoi dire l'antisémitisme ? l'islamophobie, euh la nigrophobie où on parle d'une manière générale de racisme.
Est-ce qu'il faut spécialiser ou non ? C'est à toi Daniel. Euh bah bonjour à tous et toutes.
Merci beaucoup pour l'invitation comme je disais à Limon de participer à cette discussion. Il se trouve que je viens de terminer euh euh la séance de formation du Coursius de la Boessie euh l'Ilb qui était précisément sur l'intitulé de de ce cours qu'on donne maintenant depuis euh depuis 3 ans sur race, racisme et antiracisme. Donc je continue sur la lancée.
Et tu as euh expliqué que donc j'étais membre de la commission des lois à l'Assemblée. C'est pour expliquer le le contexte et d'où je parle. C'est toujours important de savoir euh en tant que insoumise, militante antiraciste et depuis euh euh 8 ans maintenant, mon poste de combat euh c'est l'Assemblée nationale, donc député.
à la commission des lois, je travaille sur euh la commission des lois s'occupe euh des donc lois constitutionnelles quand on fait des réformes constitutionnelles, l'administration générale de l'État et donc est censé travailler sur les questions de droits et liberté fondamentales et donc qui inclut euh normalement la lutte contre les discriminations, mais en fait le constat euh c'est que depuis 8 ans, on a peu l'occasion de d'aborder la question de la lutte contre le racisme notamment euh souvent de manière détournée, souvent aussi de manière instrumentalisée. On va y revenir en en en en en l'occurrence sur la question de de de l'antisémitisme. Et donc en fait c'est une des raisons pour lesquelles notre groupe avait a demandé euh la lors de de la nouvelle session parlementaire du nouveau le début du nouveau mandat, la création d'un groupe d'études sur la question du racisme et les discriminations raciales et religieuses.
Et c'est la première fois qu'un groupe d'études de ce type existe avec cet intitulé là. Et on a on a au cours de de la session là organiser une une quinzaine de d'auditions. Je vous invite à aller voir sur le site de l'Assemblée nationale, tous les compte-rendus sont en ligne.
Et on a voulu le faire aussi dans le cadre donc de ce travail qu'on a entamé à la France insoumise depuis plusieurs années maintenant. Euh j'avais eu l'occasion d'organiser des colloques autour de la journée du 21 mars euh de d'élimination des discriminations raciales et euh voilà un travail de formation avec la bois sur la question du racisme et penser et et porté comme euh un système et expliqué comme un système global qui inclut formes de racisme dont l'antisémitisme, l'islamophobie, l'antitiganisme, la négrophobie et pour nous euh c'est aussi ce qu'on a exprimé dans la proposition de résolution que j'ai déposé en juin dernier et signé avec les collègues de la France insoumise pour lutter contre l'antisémitisme dans le cadre de la lutte contre toutes les formes de racisme. Et alors, pourquoi ça nous a semblé important de euh porter cette résolution et à travers cette résolution d'expliquer comment la France insoumise mène la lutte contre l'antisémitisme ? parce que effectivement dans le dans le bon il y a beaucoup il y aurait beaucoup de choses à dire sur la politique institutionnelle, la politique d'état en matière de lutte contre le racisme en fait qui n'existe pas voire même le contraire puisque nous on considère que la politique qui est menée depuis les h dernières années notamment est une politique en fait qui produit et reproduit du racisme et des discriminations raciales et religieuses.
Et il se trouve que sur la question de l'antisémitisme, c'est peut-être la forme de racisme où ce qui est assumé, c'est d'avoir une posture de lutte contre l'antisémitisme et avec beaucoup de déclarations et aussi un certain nombre de politiques mais qui au cours des dernières années s'est avéré aussi être utilisé comme une manière en fait de dissocier la question de l'antisémitisme des autres formes de racisme. Et c'est pour ça que nous on a voulu proposer à travers la résolution et exposer, y compris ayant été l'objet d'un certain nombre d'attaques visant à disqualifier notre mouvement, à salir notre mouvement et au final qui qui amène en fait à affaiblir la lutte contre le racisme, à affaiblir la lutte contre l'antisémitisme parce qu'elle est instrumentalisée à déf politicienne. Euh on avait aussi besoin de de mettre sur noir sur blanc quel était notre positionnement.
Et c'est vrai que euh nous nous assumons de de mener cette lutte contre l'antisémitisme, non pas de manière distincte euh de la lutte contre toutes les formes de racisme, mais en l'incluant justement à la différence de la manière dont c'est souvent abordé. Donc, on va parler de la lutte contre l'antisémitisme et contre le racisme avec en mettant de côté en fait. Et il me semble que c'est une manière et une approche euh qui affaiblir le le combat contre l'antisémitisme et contre les autres formes de racisme et qui donne le qui prête le flanc aux instrumentalisations qui servent à opposer les luttes contre les formes de les différentes formes de racisme et notamment à opposer la lutte contre l'antisémitisme à celle contre l'islamophobie et cetera et cetera.
Et donc je dirais pour euh revenir du coup à l'exposé précise de ta question, je crois que il faut dire les termes, c'est-à-dire il faut parler d'antisémitisme quand il y a des actes antisémites, quand on quand on quand on euh se donne pour tâche de faire reculer la question de l'antisémitisme quand il s'agit de condamner euh les actes antisémites. Il faut dire les termes quand on parle d'islamophobie, l'analyser, le reconnaître là où il est. Aujourd'hui, c'est du plus haut sommet de l'État que cette politique est est menée.
Euh, il faut il faut spécifier parce qu'il forme de raciste. Il y a de racisme, il y a des histoires particulières euh il y a des histoires longues aussi qui sont inscrites dans la la fabrique des sociétés européennes qui ont une matrice commune. On pourra revenir sur y compris les prémisses et la manière dont différentes formes de racisme dans dans l'histoire européenne dès le dès l'origine du du développement du racisme comme système sont liés.
Je pense notamment à l'islamophobie et l'antisémitisme et la question de la néprophobie et le tournant que que joue euh l'esclavage dans la constitution de la matrice raciale européenne. Bref, don donc je pense que c'est important de tenir compte et dans l'histoire européenne, bah le génocide euh des juifs, la choa a une histoire particulière, mais que nous nous inscrivons dans une continuité plutôt que dans une rupture, dans une continuité des violences euh européennes et des violences raciales. et et du coup l'enjeu c'est d'analyser ce système là avec les formes qu'elles ont qu'elles ont prises et d'apporter une réponse qui construit la convergence de la lutte des des opprimés plutôt que leur concurrence et certainement encore moins l'instrumentalisation d'une lutte pour alimenter et comme c'est le cas aujourd'hui malheureusement euh une autre une forme d'oppression aujourd'hui par l'État notamment les médias, la lutte contre l'antisémitisme est utilisée pour alimenter l'islamophobie.
Voilà ce que Merci. Merci Daniel. Tu as tuas tuas tu as présenté les choses d'une manière euh générale, très clair et et là tu dit qu'il faut spécifier de temps en temps et là je je vais m'adresser à IAL.
Il faut spécifier, il faut parler de l'antisémitisme quand il y a euh des attaques antisémites, il faut parler euh de l'islamophobie quand il y avait de de des attaques contre les musulmans. qu'il faut spécifier mais il y a des moments je pense et ça ma question hier spécifier tout le temps dissocier dissocier l'antisémitisme de racisme c'est c'est une façon d'instrumentaliser aussi c'est une façon de mettre le combat contre l'antisémitisme contre le combat contre l'islamophobie et cette instrumentalisation on sait hier et en rapport avec on va dire le contexte géopolitique en rapport avec Israël, en rapport avec le gunicide à Gaza. Cette question d'antisémitisme qui a été instrumentalisée, trop instrumentalisé.
On peut pas critiquer Israël sans être traité d'antisémitisme en en ce moment. De moment on dit "On est pour la paix, on est contre le gunicide à Gaza, on est pour la paix". Tout de suite, on va euh être traité comme antissémitisme.
Comment croiser les deux combats ? le combat contre l'islamophobie, le combat contre l'antisémitisme et le combat contre le racisme d'une manière générale. Comment faire pour dire c'est le même combat ? le même combat.
C'est à toi peut-être tu as déjà fait ça via tes films, via tes tes écrits, mais peut-être tu as une idée pour euh nos médias en ce moment, notre gouvernement en ce moment qui joue sur cette séparation, qui joue beaucoup sur cette instrumentalisation pour mettre les uns contre les autres, la droite, la gauche. Voilà, je te laisse la parole Yal parce que je vais pas me lancer moi aussi je peux aller trop dans ce débat. Vas-y.
Merci Azam pour euh cette question. Je pense qu'il faut partir euh mes réponses parce qu'il y a pas une réponse mais je pense qu'il faut partir des titres de cette émission. Le titre de l'émission et est la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.
Alors que on vient t'entendre, on vient entendre Daniel en disant mais finalement il s'agit des mêmes choses et tout. Il faut se poser la question mais pourquoi sur la chaîne des LFI et cetera, on emploie cette séparation que finalement il se trouve que ni toi ni Daniel, j'ai pas entendu corp à Abdahman la réfute. Et euh et donc ça veut dire ça veut dire qu'elle existe autant que telle et que il y a quelque part un malaise pour dire la lutte contre le les racismes.
Il y a une sentiment de nécessité, peut-être une nécessité d'opportunité de dire mais on lutte aussi contre l'antisémitisme. C'està dire comme si la lutte contre les racisme est une négation de la lutte contre l'antisémitisme. On a entendu Daniel dire mais la formation, on a fait une formation maintenant l'université desfit contre le racisme et l'antisémitisme.
C'est-à-dire que d'une certaine manière mais qui ceux qui réfutent cette séparation sont obligés de certain manière de la mettre comme une séparation. Alors, je pense que là-dessus, il faut peut-être partir dans une chose qui est de dire mais ceux qui y tiennent absolument à cette distinction entre racisme dans leur forme diverse d'un côté et l'antisémitisme, leur argument euh fondamental ce serait puisque la haine de juif au juif tout et les non pas du racisme puisque les juifs ne sont pas une race. Ça c'est l'argument qu'on va entendre de façon généralisée.
Ce qui est quand même extrêmement pervers parce que les sous-entendus de ça, c'est que les noirs, ça serait une race, les asiatiques, ça serait les race, les les trons, ça serait une race. C'est-à-dire que on va dire non, il faut distinguer les racismes de l'antisémitisme puisque l'antisémitisme sous-entendu, c'est un argument en réalité qui est un argument raciste. Ça c'est un point.
Mais il y a quand même une distinction. Il y a quand même une distinction. Et qu'est-ce qui est cette distinction avant de rentrer dans la deuxième partie de de ta question qui est la relation avec les conflits israélo-palestiniens, Gaza et cetera ?
Et la distinction, c'est peut-être elle est que il se trouve que l'antisémitisme, la lutte contre l'antisémitisme, c'est la lutte contre un racisme consensuel. C'est dire tout le monde est d'accord qu'il y a un racisme qui est pas bien de l'extrême droite en tous les cas de point de vue de déclarative préformative de l'extrême droite à l'extrême gauche si ça existe l'extrême gauche la gauche radicale ça don est d'accord que l'antisémitisme ça c'est vraiment pas bien alors que sur les questions de l'homophobie on peut en discuter le la négritude tout mais les romes mais l'antisémitisme c'est là qui est barê les barêes de qu'est-ce qui est le racisme. Si nous voulons dire que nous sommes pas racistes, on dit on est contre l'antisémitisme.
Ce qui devient en réalité un boulevard des permissivités d'être raciste. Quand je suis pas antisémite, je suis pas raciste. Je peux être islamophobe, je peux être homophobe, je peux être négrophobe.
Ici, je mets la barre de l'antisémitisme comme le fait que l'antisémitisme c'est pas bien les boules vaard ouvert. Et c'est ça en réalité ce qu'on appelle la instrumentalisation. Qu'est-ce que l'instrumentalisation ?
L'instrumentalisation, c'est de dire il y a un groupe qui est un groupe absolument intouchable et qui est exclu des autres formes. C'est-à-dire que l'idée de la spécificité de la lutte contre l'antisémitisme est une forme de racisme. La spécificité de la lutte contre l'antisémitisme est une forme de racisme puisque elle exclut justement un groupe de tous les autres.
Et c'est ça les dangers de justement mettre sur les débats publics en permanence cette séparation de dire non, il faut ce que moi je propose c'est en réalité ajouter un s à la lutte contre les racismes. les racisme, c'est-à-dire en général, ça c'est la deuxième chose, c'est la question de qu'est-ce qui est finalement l'antisémitisme ? Parce que ça c'est la chose que nous entendons pas.
On entend une arcade, une éventail de choses que les qualifie comme l'antisémitisme. Et l'antisémitisme à partir des fins des années 90 et surtout avec 2000 avec la FAD, il y a eu une déviation de la notion même de qu'est-ce qui est l'antisémitisme. L'antisémitisme. l'antisémitisme et ça c'est quelque chose qui est né en France par une figure française qui est Jean-Pierre Tagief qui était l'idée d'une nouvelle forme d'antisémitisme.
C'est appelle ce que appelle la judéophobie. Et c'est quoi cette nouvelle forme d'antisémitisme ? en réalité la critique radicale de l'État d'Israël ou leisme et je cite là un rapport de l'État française commandé par le président de la France Nicolas Sarkozy qui va commander à Jean-Pierre Ruffin écrivain français un rapport sur les nouveaux antisémitismes.
Et qu'est-ce qu'il nous dit ce rapport ? Il nous dit clairement l'antisionisme ou la critique radicale d'Israël, c'est l'antisémitisme. C'est-à-dire que justement prenons les deux éléments que je vient ensemble, on prend ce racisme que tout le m d'accord que celui-là il est inadmissible alors que les autres on discute d'ailleurs qui discutent est-ce qu'il y a de l'islamophobie ou pas ?
Est-ce qu'il y a spécifé ? On discute pas ça sur l'antisémitisme et bien on dit que ces racismes là dans lequel on a un consensus que c'est une forme raciste, on change son sens et tout d'un coup c'est la critique de l'État d'Israël qui devient justement l'interdit. Et donc à partir de là, on voit très bien.
Ceux qui critiquent de façon radicale l'État d'Israël, prenant l'exemple des LFI, sont les antisémites. Et les antisémites historiques français, l'extrême droite française proélienne aujourd'hui ultra sioniste, bah ils sont plus antisémites. C'estàdire le problème c'est que on a dévié complètement le sens même de la notion de de l'antisémitisme.
Ça c'est un élément. Et 2è 2e élément le plus important plutôt c'est que en faisant cela, on vient nier la forme la plus prenante, la plus importante, la plus présente en France de l'antisémitisme qui est lequel l'antisémitisme que considère que considère un élément qui est pouvoirs ou le sourvoir des juifs partout les pouvoirs tentaculaires, les juifs sont dans les médias, les juifs sont les décisionnaires et cetera qui est une forme d'antisémitisme historique et primaire et qui fait qu'il y a une surprésence de de la notion d'antisémitisme partout dans les débats français. le fait que on en parle de l'antisémitisme pendant la dernière campagne électorale qu'il y a eu.
L'antisémitisme était le sujet les plus importants de France. Il faut rappeler, il s'agit de communauté de moins de 1 % de la population. C'est dire c'est pas les problèmes des handicapés, c'est pas les problèmes de musulmans de France, c'est pas les problèmes de France des femmes de France qui étaient qui sont des sujets majeurs.
Tout d'un coup, ces segments étaient la chose la plus importante dans les débats et on a parlé que de ça. On a parlé que de ça. Pour moi, ça c'est pour moi la forme la plus perverse de l'antisémitisme qui est la nécessité permanente des médias, des politiques et tout de parler absolument de de l'antisémitisme.
Pourquoi ? Parce que il faut parler de ces gens-là qui ont un surpouvoir tentaculaire un petit peu partout et si on parlera pas, il va avoir quelque chose qui risque de nous arriver. C'est-à-dire que justement on s'attaque pas à la racine même de l'antisémitisme.
C'est l'idée qu'il faut absolument en parler en permanence d'une façon obsessionnelle des juifs parce que il représentent à pouvoir cette sourre de la question de l'antisémitisme en France pour moi c'est [rires] cette sous-résentation de la thématique qui est le signe de l'antisémitisme. En fait, c'est c'est une instrumentalisation qui banalise qui banalise l'antisémitisme même. On attaque n'importe qui pour qui critique.
Tu que euh l'antonisme, les critiques euh une sorte de critique radicale, c'est de l'antisémitisme. Mais même si on critique un petit peu Israël, même si on dit les enfants palestiniens, dommage, si on est triste pour les enfants palestiniens, on est traité tout de suite d'antisémitisme. C'est ça l'instrumentalisation.
Et pourquoi on a choisi ce titre ? C'est moi qui ai c'est moi qui ai choisi ce titre, le racisme et l'antisémitisme parce que la FI est attaquée depuis le 7 octobre, même avant est attaqué par malheureusement par la droite, par l'extrême droite, par les sionistes en disant voilà on est antisémiste. Et pourquoi ? parce que le 7 octobre, on n' pas qualifié le Hamas d'un mouvement terroriste.
On a refusé de dire le mot terroriste qui a un mot idéologique, qui est un mot euh qui est pas un mot juridique. Par contre, la FI, la France insoumise et le communiqué de 7 octobre à 10h du matin qui a qualifié euh ce qui se passe le 7 octobre des massacres contre l'humanité, ça suffit pas. Ça suffit pas.
Non, il faut dire que ce sont des touristes et comme ça on va justifier ce qu'il allit produire par Nan. Excuse-moi, excuse-moi mais justement ce que tu es en train de dire, ce que tu es en train de dire, une articulation, je l'entends beaucoup dans les cercles militants quand quand je fais je participe à des meetings et cetera. C'est les besoins absolument permanents, insistant, un petit peu obsessionnels de dire je suis pas antisémite.
Pourquoi ? Parce que les autres me traitent d'antisémite. C'estàd je trouve que là il faut faire justement attention.
C'estàdire la première chose la première chose à distinguer entre une position qui a une position raciste et une position politique, c'està-dire les faire les la passerelle. faire la passerelle et dire non mais moi j'ai quand même condamné machin la preuve que je suis pas antisémitiste. C'est accepter les prémisses.
C'est accepter les prémisses même que l'antisémitisme est aussi une forme de critique politique. Non, l'antisémitisme c'est du racisme. H les positions politiques sont distinguées.
Distingué. L'antitionme antisionisme est une position politique où on peut la condamner. On peut l'admettre, on peut adhérer, c'est une position politique et la réfutation c'est la réfutation de faire la passerelle.
Je n'ai pas à me justifier que l'antitionnisme ce n'est pas de l'antisémitisme parce que j'ai quand même condamné ça dans un communiqué. Non, c'est une position politique point à la ligne. H Et d'ailleurs, si on veut y ajouter, il faut se rappeler que quand même l'antisionisme est d'abord et avant tout une position historique juif.
Exactement. Pour ça qu'il y a un livre très important qu'il faut lire qui est un sionisme, une histoire juif, une histoire juive qui insiste là-dessus. C'est là l'élément qui est fondamental.
L'élément fondamental c'est n'est pas commencer à c'est justifier. Vous savez j'arrive beaucoup de gens me disent vient me voir, ils disent "Mais vous savez, moi je suis pas antisémite, je peux pas être antisémite puisque je suis sémite." On l'entend souvent.
Alors là-dessus, il y a deux réponses. La première, c'est celle que je donne. Vous savez, moi je peux pas être misogyne puisque j'ai une mère et une sœur. [rires] Ça c'est un.
Et deuxièmement, c'est rappeler que même l'idée de ces mythes, c'est une idée raciste. Là-bas, ça n'existe pas. les gens se il y a des langues se mais cette besoin de se justifier en permanence je suis pas un il pose en lui-même un problème et je pense que justement dans le cadre dans lequel nous sommes, c'est la première chose à affirmer.
C'est la première chose à affirmer. Nous pouvons avoir des positions radicales. Et évidemment là où il y a et c'est le seul moment où j'accepte la notion d'instrumentalisation que j'aime pas beaucoup, c'est essayer de délégitimer une position politique en la excluant des champs politiques pour la mettre dans le champ de l'interdit qui est le racisme.
Merci pour Teromar. Pourquoi on est à la défense ? Est-ce que dans tous les médias 24/ 24 c'est lechage médiatique contre la FI contre les positions politiques de la FI contre les positions humanistes et humanitaires de LFI ?
Et il y a des moments où il faut descendre, il faut dire non. Il faut savoir, voilà, il y a des moments, il faut aller dans ces médias dire non, c'est pas parce que j'ai dit on est contre Israël, contre la politique d'Israël et euh on est euh antisémite. Il faut le dire, il faut le dire des moments. ce que tu viens d'expliquer, je le connais et je connais les les les les les premiers combats des des juifs socialistes, des juifs révolutionnaires contre le sionisme contre le sionisme en disant que le sionisme est une forme d'antisémitisme.
Et pourquoi l'idée du sionisme, c'est que les juifs, ils peuvent pas s'intégrer en Europe, ils peuvent pas s'assimiler à la société européenne, à la société occidentale. Donc il faut aller faire un état nation euh un état pour ces juifs. Voilà, c'est le sunisme est une idée antisémite en fait.
Et les gens ne connaissent pas l'histoire pas les gens d'une manière générale. Bien évidemment l'histoire juif en Europe, on la connaît. L'histoire des bondistes qui ont commencé le combat contre les sionistes et qui étaiit écrasé par les sionistes et par les nazis d'une part et par les Staliniens d'autre part.
Donc voilà, c'est c'est un peu difficile de comprendre toute cette histoire. Euh il faut il faut lire, il faut se documenter, mais il y a la télé qui est là, les les les médias probolorés, pro euh euh oligarches qui sont là, qui sont en train de euh empoisonner la le le débat public. Euh pourquoi il y a des moments, il faut se défendre.
Mais je viens vers toi Abdurrahman euh pour une question concernant le racisme, l'antisémitisme d'une manière générale. Tu es écrivain Abdurrahman. Comment tu peux employer la littérature pour combattre combattre le racisme d'une manière générale et dans toutes ses formes ?
Comment tu as écrit sur ton histoire ton histoire personnelle le dernier livre ? Tu parles de de l'école, tu parles de l'université, tu parles de quand tu es arrivé à Paris dans les années 80 à mon avis. Comment un pullo ?
Voilà, il y a Albert Dommage qui est pas qui arrive pas à être avec nous et Abdurrahman il est parti. Euh donc euh voilà, je reviens vers toi. Alors Daniel, comment tu peux répondre à Yvan qu'on a besoin toujours de se défendre et de dire on n'est pas parce qu'il y a alors il y a il y a plusieurs niveaux déjà peut-être pour corriger.
Je je peut-être que je me suis mal exprimée. La formation la formation c'est bon la formation qu'on qu'on qu'on fait à la France insoumise donc c'est le cas d'abord de de de Daniel tu as un problème de tuentends bien ? Oui, oui, oui, tout le monde m'entend, c'est bon.
Oui, vas-y, vas-y. Donc, je voulais je voudrais clarifier un point. La formation que nous nous faisons euh c'est une formation dont l'intitulé c'est race, racisme et antiracisme.
Justement, le parti prix, c'est de dire on veut expliquer à analyser ce que nous nous appelons et nous nous analysons comme le racisme, comme un système euh qui a une histoire, qui a un développement dans des contextes historiques, qui a des formes particulières et cetera et cetera. Donc déjà, on s'inscrit dans une démarche qui va à l'encontre de euh l'idéologie un peu dominante de voir le racisme comme simplement les actes et les expressions euh un peu voilà le le et pas voir le phénomène social et historique. Et dans ce cadre-là, on inclut euh la question de l'antisémitisme, la question de l'islamophobie, enfin le le la formation c'est c'est affinée. parce qu'on a besoin en fait de cette formation.
Cette formation, s'assit aussi dans le cadre d'un mouvement politique qui est relativement jeune et qui a cette diversité mais aussi une hétérogénéité. C'est pour ça en fait que les que la que la Boessie s'est constituée aussi pour pouvoir former les militants parce qu'on est un un mouvement jeune avec le son est OK pour tout le monde. Ouais.
Ouais. Ouais. avec des gens qui ont en fait les références dont tu dont tu parlais Azam euh qui sont pas celles de tous les militants LFI.
Et ça c'est une réalité qui se pose sur la question du racisme en général sur bien d'autres sujets par ailleurs que le racisme, le matérialisme euh l'human Excusez-moi Daniel, est-ce que tout le monde entend bien ou c'est cochez-moi si excusez-moi bien ? Tout va bien ? Je pense qu'on a parce que je vois sur ils sont en train de euh Oui, ils sont OK.
Vas-y Dan. Vas-y. Donc voilà, je voulais quand même expliquer le cadre parce que pour moi ça répond aussi en fait à la raison pour laquelle on aborde une des raisons qui est pas simplement défensive.
Pourquoi est-ce que on aborde la question de l'antisémitisme de manière spécifique parce que ça s'inscrit cette cette formation spécifique dans le cadre d'une formation globale de nos militants, de notre mouvement. Euh et euh parce que on a besoin de ça en fait, on a besoin d'être formé et on l' on a d'autant plus que on a on a évolué politiquement. Notre mouvement euh celui de 2016 n'est pas le même que aujourd'hui sur la compréhension de la place du racisme comme un élément de de l'offensive stratégique en fait des dominants.
Et c'est aussi parce que il y a eu cette évolution là qu'on a avancé dans notre dans notre clarification, dans notre compréhension des mécanismes du racisme, notamment la question de l'islamophobie. La manière dont on l'abordait en 2016 n'est pas celle avec laquelle on l'aborde aujourd'hui. Je pense qu'elle est beaucoup plus euh juste, elle est beaucoup plus politique de comprendre ce que c'est.
On a euh on est je pense une des forces qui a réussi à euh éviter le piège de l'instrumentalisation de la laïcité à des fins islamophobes. Mais ça ça a été un débat. Ça a été aussi des interpellations des personnes directement concernées.
Ça a été aussi d'être confronté à des choix politiques de faire à un moment donné d'être de côté des personnes qui sont attaquées quoi que l'on pense par ailleurs, de telle forme euh pratique religieuse et cetera. Donc ça ça a été des débats. Ce que je veux dire c'est que c'est notre euh évolution de notre compréhension, elle a aussi elle a aussi avancé comme ça.
Et c'est dans ce cadre là que aussi se pose la question de l'antisémitisme parce que je pense qu'il y a aussi de manière général à gauche, il y a aussi une perte de cette analyse là de de l'antisémitisme comme une question matérialiste, comme une question structurelle parce que on a été baigné justement dans cette hyperproduction de discours sur ce que disait Eal quoi. C'est l'anthiracisme évident institutionnel. Et en fait la manière de l'aborder là ça ça a été d'autant plus facile de l'aborder de manière déconnectée des autres formes de racisme que ça avait l'air évident y compris à gauche y compris dans la gauche radicale.
Donc on a aussi besoin c'est pas simplement en défensive bien sûr que c'est pour répondre aux attaques, mais je pense que on avait aussi besoin comme sur les autres formes de racisme comme sur la question du racisme systémique de de se former à gauche pour comprendre la nature en fait stratégique de la lutte antiraciste. Et je pense que c'est c'est dans ce mouvement là de global que ça inscrit aussi la nécessité que c'est inscrit aussi la nécessité d'être plus mieux formé sur comment on analyse le racisme l'antisémitisme comme une forme de racisme inscrite dans un voilà cette dynamique structurelle et pour répondre pas simplement sur la défensive mais à l'offensive face aux attaques qui ont été faites contre qui qui ont été faites contre nous et c'est vraiment ce que ce que ce qu'on développe dans la proposition de résolution euh qu'on a qu'on a déposé en juin dernier et c'est pour ça que je disais c'était une mise à plat de ça. Donc oui, on a on a réagi à à aux attaques qui étaient fait contre nous, mais ça s'inscrit aussi dans cette nécessité de renforcer notre compréhension de la lutte, enfin notre appropriation de la lutte antiraciste dans ces dans ces différentes euh formes sur la question de l'islamophobie, sur la question de l'antisémitisme.
J'aais quand même noter, il y a des formes aussi sur lesquelles on a on a on a commencé à travailler, mais il faut développer. Je pense par exemple à la question de l'antitiganisme qui est souvent en fait minoré et dont y compris la l'histoire longue dans l'histoire euh européenne et française est peu connu. Ce que je veux dire, c'est que ça a l'air évident quand on est militant politique engagé sur ces questions depuis très longtemps, mais ça ne l'est pas en fait euh cette analyse de toutes les formes de racisme, de leur caractère structurel et cetera euh pour une pour une pour une majorité y compris de de membres de la France insoumise, d'où le la nécessité et l'utilité de faire ce de ce travail de formation générale et spécifique.
Merci Daniel. Merci Daniel. En fait, j'ai j'ai une question qui est assez large.
Que faire ? Que faire pour mener un combat, un seul combat contre toutes les formes de racisme ? Est-ce que tu as une réponse euh Yal ?
J'aurais bien aimé poser la question à Abdurrahman et sur la r de la littérature. La technique est contre nous là. Oui, je pense que avant de évidemment je je n'ai pas la solution miracle pour un un problème centenaire, mais je pense qu'il faut faire quand même certains rappels.
Et le première peut-être le plus important, c'est rappeler que si le racisme est un est pose problème pose problème au quotidien aux personnes qui sont les victimes de ce racisme, ce n'est pas le problème de racisé. Le racisme c'est le problèmes de dominant/ash blanc. Ça, je pense que c'est un truc extrêmement important.
C'est-à-dire peut-être je vais le dire d'une façon plus personnelle, en étant juif, moi je suis conscient, je suis conscient que je vis dans une société, je vis dans une société dans lesquelles elle a un socle antisémite. Hm. Ce n'est pas mon problème.
Ce n'est pas mon problème. C'est le problème de la blanchitude. D'abord, il faut comprendre.
Ça veut dire que la lutte contre le racisme, en l'occurose par exemple, la lutte contre l'antisémitisme, c'est pas une lutte sur les conséquences, sur les droits, sur machin, sur ça pour moi est une lutte transformative de la conscience blanche. H c'est comment la blanchitude se constitue face à ceux qui ne le sont pas. C'està dire c'est déjà dire c'est alors c'est vrai c'est imprégné d'une pensée qui s'appelle l'aphroessimisme Ouais qui est fait de dire oui les blancs sont racistes cette c'est un fait c'est les constituants même de la société dominante.
Elle se constitue elle s'efforge elle se forge face à des minorités assignées et c'est ça la transformation qu'il faut faire. Ce n'est pas former en l'occurrence les racisés, les juifs, les noirs, les euh euh les trans, les romes et cetera à l'antiracisme. C'est former le blanc au problème de la blanchitude elle-même.
C'est quoi cette nécessité ? C'est quoi cette nécessité, cette pérennité de l'attitude de l'attitude de la segmentation du commun ? ce que ils appellent race, groupe et cetera.
Ça, je pense que la première chose donc c'est-à-dire c'est un changement je dis paradigme de l'idée de la lutte contre le racisme. C'est dire c'est le problèmes et c'est la société dominante et blanche qui ne peut pas avancer et sortir de sortir de son constituant en continuant à être raciste. C'està-dire elle sera toujours draîné plongé dans cette violence qui est raciste. fait et j'imagine Daniel que tu partages d'une certaine manière ça.
C'est-à-dire le fait que toi tu subis le racisme, c'est blessant. C'est ça. C'est pas ton problème, c'est l'ordre problème, c'est les problèmes des hommes.
La violence masculine, ça pose. Donc c'est ces changements, c'est ces changements là. C'est-à-dire la nécessité de la domination ne peut se faire que sur le dos de ceux qui sont dominés.
Sinon, il y a pas domination. C'est-à-dire si vous voulez continuer à garder ce pouvoirs dominant, forcément vous êtes racistes par définition. Donc c'est ça que je propose je sais pas quoi faire.
Ce que je pense qu'il faut faire, c'est changer les paradigmes paradigmes d'abord donner la force au racisé de tous leurs forme de juif aux Rome, aux trans, aux handicapés, au noir au et cetera en disant en disant il y a sortir de la sidération et de les étonnements de comment ça se fait que ils sont racistes. Ils sont racistes parce que c'est leur constituant. Nous pouvons vous aider.
C'est ça ma réponse. Bah écoute, il a il y a un commentaire qui m'a fait rire euh selon lequel le jour où il y a un débat de son niveau sur nos midi en France, bon bah celle ou celui qui a mis ce com Mais c'est pas nos médias, c'est leur médiia. C'est leur médiia.
Voilà, c'est leur médiia. C'est vrai, c'est leur médiia. J'ai la j'ai l'impression que leurs médias euh sont le le principal cause de de racisme en ce moment.
Le le média en ce moment joue un rôle fondamental dans le racisme. Ça veut dire le racisme comme phénomène psychologique, sociologique, politique, ça existe sur le terrain. Mais c'est les médias qui euh qui instrumentalisent qui qui voilà jouent un rôle très négatif les médias.
Et l'autre fois, j'ai dit à quelqu'un, il suffit de regarder ces news pendant une semaine pour être fâch. Ça c'est je quel rôle les médias peuvent jouer euh dans le sens négatif ou dans le sens positif en menant ce ce débat euh antiracisme, on va dire. Si je peux intervenir à ce moment-là d'abord parce que c'est important de rappeler euh la proposition de changement de paradigme fait paral est est intéressante parce que ça rappelle que euh les les les dominants sont euh aussi prisonniers d'un système collectivement.
Exactement. Et en matière de de d'oppression spécifique raciste, il y a une racialisation des blancs. Quand on a ce qu'on dit les blancs, c'est c'est une racialisation par le haut comme on racialise.
Donc et c'est important, je trouve que c'est toujours important de rappeler ça parce que tout le monde est racialisé. Le blanc n'existe pas uniquement dans le système de domination raciale et de suprémisme et y compris c'est intéressant cette histoire de la blanchité dont tu parles parce que on voit qu'elle est relative. Il y en a qui n'étaient pas blancs qui le sont devenus.
Euh et puis il y en a qui sont toujours un peu à la frontière qu'on accepte plus ou moins, qui sont blanc à parenté mais qui risque qui courent toujours le risque de de rebasculer. Et donc je trouve que c'est ça fait partie du changement de parentique de de se rendre compte en fait la racialisation elle est double, elle est elle racialise euh euh les dominants et les dominés et et la racialisation des dominants, c'est celle qui l'affirme leur leur suprématie. Donc je trouve que c'est intéressant, c'est le c'est Solen Brun qui a revenu qui est revenu sur ça qui dans ce bouquin sur la domination blanche qui est vraiment éclairant notamment sur l'histoire des différentes populations aux États-Unis, les Arméniens.
Bon, il y a l'histoire des Irlandais aussi, les Juifs, comment les uns et les sont devenus blancs ou ont été blanchis. Et je trouve que c'est intéressant effectivement parce que ça renverse la charge, on va dire, de la responsabilité par rapport au système. et et mais je trouve que c'est important quand même de de de rappeler que c'est un système qui euh voilà les les les la majorité des blancs sont blancs malgré eux sans l'avoir demandé et bénéficie de cette position là sans l'avoir demandé et et et en étant aussi racialisé de ce point de vue-là.
Mais je dirais que par rapport à la je vais réagir là-dessus parce que je trouve que c'est voilà, c'est intéressant de renverser la charge. Euh mais plein de choses d'abord sur le fait que euh la la les conséquences pour les personnes racialisées euh euh de manière dominante, enfin pour les personnes dominées, euh c'est c'est ce sont des questions de vie ou de mort aussi en fait. Et et donc du coup rappeler cet impact là, la CNCDH le rappelle enfin le donne les chiffres.
Il y a plus d'un million de personnes qui sont en France euh qui disent être victime d'une forme d'atteinte raciste ou pas, c'est un propos, une injure ou une violence ou une discrimination. Et quand on regarde euh au bout de la chaîne euh judiciaire qui est censée euh réparer et sanctionner, on a euh à peine un millier de de condamnations. et ce qui montre en fait le décalage entre la réalité du préjudice et des violences que subissent en fait les personnes dominées par la par le supprimacisme et la racialisation et et la la réparation sont même parler de la protection parce que et c'est là où je pense que quand tu disais comment on peut faire, c'est aussi demander des comptes aux États et au gouvernement parce que aujourd'hui les États malgré euh ce qui a été gagné par le droit international, je pense à la convention internationale pour l'élimination de la discrimination raciale qui a obligé en fait la France à introduire la pour la première fois dans les années 70 dans sa législation euh la la sanction de des propos racistes et à chaque fois en fait c'est les injonctions internationales qui ont obligé la législation française à à à évoluer malgré malgré les l'intégration formelle de ce droit-là euh les le les le gouvernement euh en matière de y compris de d'antisémitisme, encore plus en matière d'islamophobie, de négrophobie, d'antidiganisme euh ne fait rien pour prévenir voire contribue à alimenter.
Et je pense qu'une manière de réagir du coup, c'est aussi de mettre en cause le gouvernement, y compris quand ces gens se permettent de dire "Bon, la la France insoumise et Mélenchon, responsable de tous les mots possibles de la terre, en particulier de l'antisémitisme et cetera, mais de dire en fait, c'est ces gens-là en fait dont la responsabilité justement est de garantir l'égalité des droits, de lutter contre les discriminations et ils ont ils sont en échec total. Euh madame Hurore Berger euh ministre supposé de la lutte contre les discriminations qui passe son temps euh à nous insulter et la ministre en charge d'un gouvernement qui depuis 8 ans n'a rien fait de conséquent pour faire diminuer euh les actes antisémites, qui a participé à à à augmenter les actes racistes xénophobes et cetera, donc les mettre en accusation et on peut s'appuyer y compris sur le bilan que font aujourd'hui des institutions aussi vénérables que la CNCDH. dont le dernier rapport dit littéralement que aujourd'hui les politiques, les responsables politiques et du gouvernement, parce que c'est eux qui ont cette responsabilité là, euh ne ne prennent pas en charge de manière sérieuse cette question et tous les plans qui ont été censés mettre mis en œuvre sont des échecs parce que notamment ils ne prennent pas en compte en compte la question systémique.
Donc moi je pense que dans le dans justement on n pas être sur la défensive, c'est eux qui doivent rendre des comptes. C'est eux qui sont inconséquents. C'est eux qui alimentent et qui permettent en alimentant l'islamophobie de de de d'augmenter l'antisémitisme en menant toutes les politiques xénophobes racistes et xénophobes contre les personnes étrangères, contre les personnes migrantes.
Ils alimentent le racisme sous toutes ces formes dont l'antisémitisme comme le montre le rapport de la CNCH, il montre comment en fait les préjugés antiimmigrés sont ceux qui sont le plus corrélés à toutes les autres formes d'oppression dans la la le les préjugés antisémites, les préjugés sexistes et cetera et cetera. Et donc il y a une corrélation entre le fait de mener des politiques xénophobes et d'alimenter la mécanique raciste. Et dernière chose du coup sur ce que ce que ce que ce qui est dit sur la question des médias, je pense que de fait les médias et en fait toutes les les superstructures idéologiques ont toujours servi en fait à relayer les les idées les idées dominantes. sont les idées de la classe dominante et c'est c'est aujourd'hui extrêmement vrai dans les médias les médias télévisuels, les médias des réseaux sociaux.
Avant, c'était d'autres structures idéologiques qui qui produisaient et reproduisaient. la science à une époque euh aid a théorisé euh justement le le la le suprémisme euh blanc et et le racisme. Et c'est vrai que les médias euh sont aujourd'hui bah en fait c'est les médias sont tenus par les dominants, par les par les par des gens qui ont intérêt à maintenir euh et à exaccer en fait la division la division du peuple.
Et euh il y a les travaux de Vincent Tibéri là qui montrent justement comment euh la droitisation et dans la droitisation, il y a euh l'exacerbation de de de l'idéologie euh raciste et et l'adhésion de plus en plus claire au courant de la droite à cette vision raciste de la société. Il montre comment en fait la droitisation de la société française elle a elle a lieu par le haut en fait par les élites bien plus que par le bas. Et évidemment que les médias euh télévisuels quand ils sont achetés et que il y a un monopole euh par des milliardaires d'extrême droite qui mène une politique d'extrême droite vont être le relais de cela.
Mais je dirais quand on voit aussi la manière dont les médias publics du service public aujourd'hui aux ordres d'un pouvoir qui mène justement ces politiques xénophobes et de plus en plus islamophobes assumés euh voilà court après l'extrême droite et reprennent les mêmes modes euh de euh mode médiatique, je veux dire France info aujourd'hui des fois on peut tomber sur des plateaux, on se demande si on est sur France info ou c'est news quoi. et et donc c'est voilà, ça montre aussi le fait que même les médias publics en fonction de la nature du pouvoir politique ben vont être le relais de de ces de ces politiques là. Et on voit la nature la nature du pouvoir macroniste, sa nature de de raciste et xénophobe à travers ce que ce qui est permis aujourd'hui sur le sur les médias du service public.
Merci Daniel. Merci Daniel. tu as répondu à une question que je voulais poser sur le rôle des politiques.
Tu en as parlé assez et c'est vraiment nos politiques, pas nous, c'est les politiques actuelles en France. Euh le gouvernement Macron, chaque fois il y a un problème. Chaque fois euh le gouvernement de Macron est dans une crise, il va aller chercher chez les immigrés les problèmes de la d'insécurité.
Et depuis 20 ans, je suis en France depuis 27 ans. Depuis 27 ans, dès qu'on parle de l'insécurité, on parle des immigrés. Voilà.
Donc c'est de de la droite comme de la gauche libérale entre parenthèses socialiste, on va dire à l'époque de de Hollande, on sait qu'est-ce qu'il a fait Hollande et son gouvernement. Et maintenant avec Macron que chaque fois il parle euh des problèmes de l'immigration, des des des idées, des préjugés à la télé qui circulent librement. Euh malheureusement, les médias jouent un rôle très très négatif.
Euh et là, il y a Sublime qui voulait prendre la parole un petit peu parce qu'on a un un problème avec Abdurrahman et un problème avec Albert. La nouvelle technologie est contre nous aussi. [rires] Donc trouvez bien seul.
Alors je suis je me suis dit je vais rentrer dans la danse [rires] aussi même si tuarrives pas à rentrer. On te voit pas sublime. Ah si si moi je la vois.
Si si si. è c'est moi qui a un problème. [rires] Oui.
Non, là moi je sais je sais qu'on me voit et euh mais en fait euh je voudrais revenir sur ce que ce que ce que disait Yal. C'est c'est vrai que je comprends bien ce point de vue de dire oui effectivement le le racisme c'est un problème de dominant mais enf oui intellectuellement certes et et mais je pense aussi que qu'on soit juif ou euh arabe ou noir ou quoi que ce soit d'autre enfin moi je suis blanche au Japon euh c'est je je le vis pas sous souvent, mais je le je l'expérimente de temps en temps. Euh et l'expérimentant de temps en temps en subissant la violence incroyable, je me mets à la place des gens qui vivent ça tous les jours.
Alors que moi, en 40 ans, je dois le compter sur les doigts d'une main. Euh c'est quand même euh ça a des conséquences sur des gens, quoi. C'est-à-dire qu'effectivement d'un point de vue intellectuel, on peut se dire euh moi je suis juif et je vous emmerde, je c'est pas mon problème.
Votre antisémitisme n'est pas mon problème. quand on quand on est quand quand on est aussi dans une position plus bourgeoise grâce à grâce à une position grâce à une position dans dans les dans dans la dans les classes sociales, on on a on peut avoir les moyens de de dire "Écoutez, c'est votre problème, ça m'intéresse pas." Par contre euh on est quand on est dans des situations, je veux dire je sais pas euh Naël, il se serait peut-être pas fait tirer dessus à bout portant s'il était pas arabe.
Adama Traoré non plus. Euh il se serait peut-être pas fait tuer. Enfin voilà, je veux dire tout tous les t tous les en ce moment effectivement c'est dangereux euh de subir le racisme en fait.
C'est c'est ça devient aussi un problème pour les gens qui enfin c'est ça a toujours été un problème aussi pour les gens qui le subissent. Donc je je comprends intellectuellement cette position mais en même temps je enfin en tant qu' en tout cas en tant que militante moi je j'ai j'ai appris une chose grâce à à mon réinvestissement dans la politique c'est de m'apercevoir qu'en fait ne pas être raciste c'était pas suffisant il fallait être politiquement antiraciste en fait et que ça demandait effectivement de s'iguiser l'esprit à ce niveau-là même répondre je voudrais je voudrais répondre de deux choses. Une chose peut-être j'étais mal compris.
J'ai bien dit j'ai bien dit ça pose évidemment problème pour ceux qui vivent le racisme. Évidemment le racisme est mortère. Le racisme est pose des problèmes au quotidien des gens.
Ça c'est une chose pose problème mais c'est pas les problèmes d'eux. Et une des choses, c'est justement la question de statistique. La question des statistiques, c'est que on voit qu'il y a une énorme un énorme gap entre les racismes enregistrés et la et les quantités de plantes que d'ailleurs ressemble quelque chose qui est la violence faite aux femmes.
C'est-à-dire c'est pas toute femme qui se fait insulter ou qui a à son égard d'attitude misogyne va aller porter plainte. Et pourquoi ? Parce que justement la conscience phén est extrêmement claire que on vit dans une société misogyne.
Donc pas tous les jours. À chaque fois que on me regarde, que on me dit, que on me fait la remarque et tout, je vais et je vais déposer plainte. Et ça c'est vrai.
Ça c'est vrai pour tous les racisés. C'est-à-dire que en effet c'est mort et il y a les exemples que vous venez de de donner mais justement les gens dans le quotidien transclasse en l'occurrence et tout disent bah voilà ils sont racistes et c'est ainsi. Ça c'est une chose c'est-à-dire c'est je ne veux pas passer mon quotidien à porter plante pour chaque fois qu'on me fait une remarque sur les voiles et tout.
Pourquoi ? Parce que je considère que c'est le constituant. C'est ça que je voulais dire.
Ce n'est pas intellectuel. Je dis et c'est à partir de là qu'il faut réfléchir l'articulation de la lutte contre le racisme. H et tout.
C'est-à-dire, c'est pas la lutte contre les cas avérés de racisme, les plantes, c'est pas ça. Après, il y a un autre remarque peut-être il fallait le faire comme préliminaire, c'est c'est dire il ne suffit pas se déclarer antiraciste, hein, pour ne pas être raciste. C'estàd que quand on vient quand on vient, on dit "Mais il y a des l'antisémitisme à gauche." La question c'est ce n'est pas possible puisque je suis un internationaliste, je suis pour l'égalité et tout donc je peux pas être raciste.
Non, c'est-à-dire c'est admettre que le racisme il a aussi l'antisémitisme en l'occurrence il a aussi un composant qui est le composant de ressentiment et qu'on peut pas le nier. C'est-à-dire on peut pas venir dire à quelqu'un tu sens qu'il y a de l'antisémitisme. C'est pas vrai.
Il y a pas de l'antisémitisme. ressentiment doit être pris d'une façon sérieuse. D'une façon sérieuse.
Donc ça c'est un deuxème deuxème élément qui me paraît assez important. C'est-à-dire que on peut admettre, on peut admettre que y compris dans la gauche radicale et cetera, il y a de formes extrêmement ancrées du racisme et c'est il ne suffit pas il ne suffit être pour les développements, l'égalité et cetera qu'on n'est pas négrophobe. C'est pas vrai.
Il y a et on les connaît et on le voit. Et donc c'est là-dessus ça c'est une autre articulation articulation qui est extrêmement important. s'était posé se poser la question intérieure de comment une lutte contre quelque chose qui est constituant et qui sointe un petit peu partout.
La troisème, c'est la question de médias. Là-dessus, je suis beaucoup moins instrumentaliste. Euh je n'y crois pas je n'y crois pas que il y a un conclave de dirigeants de médias qui décide comment les choses doivent se faire et cetera et cetera. d'abord, je trouve qu'ils sont pas assez intelligents pour prendre de ce genre de décision.
Je pense qu'il y a une grande une énorme paresse qui existe dans les médias, dans les milieux médiatiques. D'un côté, il y a l'injonction l'injonction de euh du spectacle qui qui est à bout euh pécunier, c'est-à-dire comment on fait plus de audimat, comment on fait plus de lectures. Il y a une chose, apparemment vous êtes des spectateurs de ces news.
Moi, je ne le suis pas. Moi, j'augmente pas l'audimat de ces news. J'ai beaucoup d'amis dans le milieux de la gauche radical qui passent leur temps à regarder ces news BFM.
Écoutez, les fachot à haut, en bas, à droite, à gauche et qu'on regarde les statistiques. Aujourd'hui, c'est news, c'est première chaîne d'information en France et je suis sûr que ce n'est pas à cause des adhérents mais c'est beaucoup par les gens qui s'opposent. Donc une des choses, c'est aussi la relation qu'il faut avoir ce médiat.
Il y a pas à le regarder, il y a pas à les donner la place qu'ils ont. Et je pense qu'il faut éviter ce que je suis en train de faire parler tout le temps de ces news parce que c'est ça qu'on appelle la publicité et tout. Donc ça ça chose aussi donc leur augmentation et après il y a donc à l'intérieur de cette paress cette articulation dans lesquel il y a les choix de comment augmenter l'odimat c'est que justement si on accepte mon paradigme déconstituant et tout il y a quelque chose qui peut plaire beaucoup à beaucoup de spectateurs.
C'est voir les juifs les arabes qui se mettent sur la gueule. C'est un beau spectacle. C'est un beau spectacle.
Et ça ça fait partie de l'articulation de spectacle. Non pas parce queon veut que les Juifs et les Arabes se mettent sur la gueule parce que ça fait de l'imbat parce que c'est super. D'ailleurs, si on regarde les médias français depuis le 7 octobre, il y a une dominance des juifs fachaots qui sont sur les médias français.
Quelle image ça donne des juifs ! C'est terrible. Est-ce que ça c'est est-ce que ça c'est pas une forme d'antisémitisme ? justement, est-ce que on amène des gens pour parler de la situation à Gaza tout simplement par leur appartenance juif ?
Juif hm et tout. Non pas des Israéliens, n'ont pas des gens qui ont travaillé, qui ont une expertise sur les domaines. Non, le fait d'être juif, c'est une expertise sur les conflits israélo-palestiniens.
Ça, c'est quelque chose qui n'est pas décidé par les dirigeants de médien. C'est c'est issu de la réussite extraordinaire, de l'amalgame, de la confusion, de la des de télescopage entre juifs, sionistes, israélien et cetera. C'est pareil, c'est la même chose.
Et on mélange tout ça et on les donne au spectacle. On les donne au spectacle. Je pense que les l'élément spectacle et le fait que ça fait de l'imat, ça fait de la vente, il suffit de voir les magazines, les magazines hebdomadaires et cetera.
Combien de couvertures il y en a ? Il y en a soit sur les Arabes ou les musulmans et soit sur les Juifs et ça se vende en grand. Donc il y a ici des choix commerciaux de qu'est-ce qui est le spectacle et comment ces spectacles de polarisation entre deux groupes c'est vendable.
Le troisème élément qui me paraît extrêmement important sur la question de pourquoi on se focalise sur ces sujets-là, c'est il faut poser la question qu'on parle de ces sujets-là, c'est-à-dire de l'antisémitisme ou qu'on crache à l'ur des journées sur des musulmans de quoi on parle pas. Comment ces thématiques là on les pousse comme des thématiques d'importance majeure et derrière et derrière les pouvoirs d'achat, les sentiments d'insécurité ou de solitude et cetera et cetera bah sont pas des thématiques importantes h parce que il y a celle-ci comme des thématiques. Il y a ça va être à mettre en avant des thématiques que moi je les trouve si je peux me permettre je dirais presque secondaire c'estàdire secondaire au sens secondaire ce sens que ell elles ne sont pas fédératrices elles sont clivantes alors que la question de les sentiments de l'insécurité face à catastrophe climatique pourrait être un thématique beaucoup plus euh euh commune qui pe créer du commun et ben On parle pas de ça.
Combien de temps si on ferait simplement les calculs de minutes si la comm nous donnait les minutes de combien de temps on donne à cracher sur les arabes et parler de l'antisémitisme en France, on verra que c'est d'une façon exponentielle beaucoup plus important que d'autres thématiques. Et d'ailleurs quand on regarde qu'on fait des sondages en France et tout, on voit que ça c'est pas les thématiques les plus importants pour les gens. Ça permet à ne pas parler de certaines choses.
C'est vraiment et je voudrais vas-y. Et et je voudrais et je voudrais terminer par par une chose qui qui qui me parlait qui me paraît un assez fondamental et qu'on a de mal à le dire, à parler. Il y a une commission actuellement de la conivance ou de l'ingérance étrangère la commission antielfi qui s'est transformé en quelque chose qui est un spectacle dérisoire contre ceux qui ont formé cette commission.
Bah, il faut savoir qu'il y a une ingérence étrangère en France extrêmement forte dans lesquelles il y a pas d'enquête, il y a pas de des études puisqu'elle est assimilée, le dire est assimilé l'antismitisme qui est l'ingérence de l'État d'Israël dans les affaires intérieures françaises. H et ce n'est pas quelque chose que Alival invente. Ça fait partie des projets déjà forgés au début des années 2000. par un think tank israélien qui s'appelle Reout à Tel Aviv qui devant la devant la conférence de sécurité nationale état a mis à quelque chose qui s'appelle un paper policy, c'est-à-dire un programme un programme euh politique qui est il faut partout dans le monde et dans les laboratoires un ça sera les en Europe ça sera en France et en Allemagne et par États-Unis travailler à montrer à montrer une convergence entre la gauche radicale d'un côté et les mouvements islamistes de l'autre et en 2010 c'est posé comme un programme dans lequel le gouvernement israélien va investir des millions de dollars comme un programme officiel ce n'est pas caché dans lesquels on va monter des groupes des avocats international pour attaquer tout ce qui est la critique d'Israël comme de l'antisémitisme dans lequel la notion de l'islamogo gauchisme est une invention de think tank israélien.
C'est-à-dire que il y a un intérêt d'un état en l'occurrence on parle des ingérences de pays comme les Qatar et les Émiratis et la Russie et cetera, mais penchons-nous une seconde sur le travail exemplaire excellent d'ailleurs qui fait le gouvernement israélien pour une ingérence au sein des sociétés européennes pour un but politique. Ils font leur travail, ils le font bien pour arriver à des clivages sociaux au sein des société européenne. Et moi, je pense qu'à partir de là, on peut regarder qui sont ceux qui ont intérêt un intérêt à démontrer à démontrer qu'il y a de l'antisémitisme énorme et surtout qui vient des milieux arabo-musulmans.
Et je vais finir par une autre remarque qui peut paraître un peu dure. C'est qui sont les acteurs aujourd'hui en France de la lutte par exemple contre l'antisémitisme qui est financé par l'État qui a un aujourd'hui reçoit les subventions et cetera pour lutter contre l'antisémitisme. Écoutez, si on va poser la question si on va poser la question quelle est la première cause aujourd'hui d'immigration vers Israël des juifs de France ou des Français juifs ?
La réponse, ça sera l'antisémitisme, c'est la première cause d'immigration vers Israël. Et bien quand on regarde qui sont les organisations qui ont en main les grands budgets de la lutte contre l'antisémitisme, c'est les mêmes organisations qui offrent pour l'immigration pour vers Israël. Ici, il y a une petite contradiction quand même.
Pourquoi ? Mon but c'est engendrer de l'immigration vers Israël dans lesquels la première cause est l'antisémitisme. Pourquoi je lutterai contre l'antisémitisme ?
Et je pense qu'à partir du moment où on ose et c'est ça passer à l'offensive de la défensive, oser poser ces questions d'une façon claire. Donc ça c'est une preuve de non antisémitisme puisque j'ose h c'est la première fois que j'entends ça. Je c'est pas vous même.
Euh moi je voulais rebondir sur une chose et bon il y a il y a eu en fait sur les sur les ingérences, j'allais dire comme l'a expliqué Jean-Luc Mélenchon sur les les ingérences de l'Arabie Saoudite des Émirats et cetera, c'est bien leur droit. Tout le monde fait de l'ingérence. la France en premier lieu.
Euh la question c'est est-ce que nous on accepte euh d'être le jouet des des ingérences ? Et dans dans le cas de la commission d'enquête, c'est les luttes d'influence entre Qatar euh euh avec le Qatar euh ou d'autres quoi. Je veux dire, les États-Unis font de l'influence, Israël en fait. et et donc du coup d'où euh l'importance aussi en terme en tant que responsable politique bah de de de refuser que notre pays soit le lieu de ces ingérences. quand on parlait et et une dimension euh qui est apparu ces derniers jours, j'avais pas lu l'article précisément, peut-être les camarades l'ont vu sur la manière dont pour le coup la Russie dont on parle beaucoup dont on parle beaucoup des des ingérences euh pour ne pas parler d'autres ingérences comme celle des États-Unis ou d'Israël, mais la Russie utilise y compris dans des opérations de déstabilisation l'antisémitisme et l'islamophobie avec alors c'est pas toujours clair sur quels sont les commanditaires et cetera.
Euh mais il semble apparaître que ils utilisent précisément ça pour diviser, pour alimenter d'un côté l'islamophobie et l'antimitisme parce qu'ils savent que c'est un terrain fertile et rendu fertile précisément par l'inaction des autorités et par leur participation eux-mêmes à à ça. Donc je pense que quand on quand on parle de tout ça, faut avoir ça en tête. et et comme l'a dit très bien Jean-Luc Mélenchon, notre devoir nous c'est de refuser que notre pays et notre peuple soit l'objet de ces instrumentalisation et tout notre peuple.
Voilà pourquoi la question de lutter contre l'antisémitisme et l'islamophobie est une question fondamentale pour nous insoumis qui faisons de l'unité du peuple un élément de de stratégie. Mais dans une des choses que tu disais et et juste pour dire, il y a eu aussi là dernièrement, on en a peu parlé mais euh je crois que c'est la le recteur de la mosquée de Paris ou une association qui a qui a qui a qui a porté à la justice le fait que euh alors j'ai j'ai pas les fait les les éléments précis, mais ça a été récemment documenté euh d'une d'une ingérence israélienne visant à euh surveiller euh les les des populations musulmanes. Je sais pas si si des camarades retrouveront ça dans le chat.
Faudra que je le retrouve parce que je veux pas être euh dire des bêtises. Euh et ça a été peu un peu relé sur les réseaux. Je vais la je vais le rechercher tout à l'heure et je pourrais vous donner le la précision.
Mais je voulais revenir en fait sur une chose que qu'a dit euh euh Stevan euh sur le le fait de parler de ça, c'est une manière de ne pas parler du reste. Bien sûr, ça occupe l'espace politique et ça entretient les divisions. Mais je pense que c'est plus que ça même en fait, c'est c'est une manière en fait de mettre un filtre sur la manière de poser les les débats.
Le le c'est pas c'est pas juste de parler de de stigmatiser les uns pour pas parler de l'autre, mais c'est mais en fait ça donne une grille de lecture. et j'en reviens au travail, je crois que c'est Félien Fori ou tous ces tous ces chercheurs là qui qui qui étudient le le l'électorat de de l'extrême droite. Et il montre comment en fait leur lecture de du monde est une lecture racialiste parce que les termes y compris de la question sociale euh euh sont portés en termes ratiaux.
On euh c'est c'est pour ça qu'il faut s'attaquer à la question du racisme en tant que tel, si on veut, y compris pouvoir euh euh aborder la nature de classe de l'oppression et de l'exploitation. Et c'est l'exemple par exemple, si on on va on va parler de la question sociale et de dire voilà l'état de l'hôpital, pourquoi est-ce que il y a tous ces problèmes dans l'hôpital parce que le gouvernement fait des casses et cetera. le le la le filtre raciste permanent va traduire pour euh pour euh pour les personnes qui vont être qui vont écouter le discours de droite et d'extrême droit raciste exénophobe vont traduire la crise de l'hôpital en des termes racistes.
Ça veut dire c'est le problème, c'est l'AME, c'est les étrangers alors que ça n'a aucune base objective. Mais la persistance et l'omniprésence du discours sur l'immigration et cetera fait que la question sociale est comprise à travers le prisme racial. Et c'est euh et c'est pas juste la droite et l'extrême droit extrême quand Emmanuel Macron explique que le problème de l'hôpital c'est les Mamadou qui occupe les urgences, c'est précisément la traduction de ce filtrage de toutes les questions par la racialisation et que tout et c'est pour ça qu'en fait comme les dominants et les dirigeants parlent ce langage là, bah les électeurs ils le comprennent comme ça.
Donc toutes les questions, le problème de l'école, ça va être un problème des enfants, des racailles, des petites racailles et cetera. Le problème qui sont et derrière le terme racaille bien sûr c'est un mot chargé qui va parler des noirs des arabes et cetera. Le problème de l'hôpital ça va être ça.
Le problème de de des violences sexuelles et sexistes par excellence avant tout les étrangers délinquents, les immigrés et cetera. Donc tout le tout le tout le monde social est matrixé par cette lecture euh racialiste. Et je pense que c'est aussi comme ça qu'il faut comprendre l'effet et l'objectif de ce discours permanent. euh euh qui sature l'espace mental euh des gens avec bah des des des thématiques racistes, xénophobes et cetera.
C'est pour faire entendre et parce que c'est le c'est le bah c'est le la justification politique par ailleurs de la droite et de l'extrême droite. Enfin, ça n'a pas toujours été l'essentiel pour la droite, mais de plus en plus une droite qui s'extrême droitise, voilà, c'est c'est leur c'est leur carburant politique en fait, la justification euh de leur de leur politique que de comprendre le le le monde et le monde social euh par le prisme racial. En effet, en effet, Daniel, ils ont inventé ce que ils il s'appelle la lutte des races pour cacher la lutte des classes.
Voilà, on peut résumer. Ils ont inventé comme ça. Il y a un problème la lutte la lutte raciale est une lutte des classes.
La lutte des classes est une lutte raciale aussi que voilà et cache la lutte des classes par la lutte des races. Ils ont inventé le mot race, le mot de le de race. Le problème à l'hôpital comme tu viens de le dire, c'est problème des immigrés.
Le problème à l'école, ce sont des Arabes. Le problème je sais pas dans les quartiers c'est c'est c'est les noirs, les Arabes, les musulmans. Les logements, ce sont eux qui prennent les logements c'est pas c'est pas un problème de pauvreté, c'est pas un problème de d'ultra riche, c'est pas un problème de domination, c'est ce sont des problèmes de race en fait.
C'est comme ça elles disent. Euh, désolé, moi j'ai raté pas mal de débats. Apparemment, c'est très intéressant d'un niveau très euh élevé.
C'est bien. Euh je dois parler un petit peu d'Albert Lévi euh notre candidat de la France insoumise euh à la mairie du 3e arrondissement à Lyon. Albert a reçu des attaques antisémites sur les réseaux sociaux.
Euh c'est parce qu'il s'appelle Albert Lévi et il est à la FI. Donc comment être à la FI ? Alors tu appelles, tu t'appelles Levi.
Donc c'est des schémas un petit peu racistes aussi, antisémite. Donc dommage, il est pas avec nous. Euh dommage que Abdou aussi Abdurrahman Weber qui est un écrivain qui a écrit qui est qui qui qui milite aussi contre le racisme, il est pas avec nous.
Ce sont des problèmes de la nouvelle technologie. Je sais pas si Sublime tu veux rajouter quelque chose ? Je je voulais tout à l'heure quand quandal parlait de de justement du fait que euh toute l'agitation de de de l'idéologie des idéologies racistes des de toute l'excitation au racisme euh qu'on peut voir effectivement dans les dans les médias et et et qui se répercute effectivement ça empêche de penser ça empêche de penser à au mur climatique. qu'on va se prendre tôt ou tard.
Ça ça empêche de penser au vrai problème. Ça empêche de penser à à la à la à la à la comment dire à l'aspect complètement mortifère délétaire de la société capitaliste dans laquelle on vit. et ça empêche de se poser les bonnes questions.
Et ça m'a rappelé quelque chose que je en écoutant en écoutant l'audition de de Jean-Luc Mélenchon justement lorsqu'il s'est mis à par qu' sont mis à parler du voile et je me disais c'est quand même alors il y a il y a c'est vosquier qui veut interdire le voile au enfin déjà le voile le voile en l'occurrence pour moi un voile il va jusque là donc c'est un foulard déjà le pas et et donc on voudrait interdire ça au au aux jeunes filles mineures de moins de 16 ans et là j'ai eu un flash j'ai vu passer des témoignages en ce moment à laux à la à l'aide sociale pour l'enfance l'état est défaillant à un point qui qui dépasse même le supportable dans des foyers les enfants, les les jeunes filles et les jeunes garçons se prostituent. Les marques viennent les chercher en voiture devant le foyer. Personne ne fait rien.
L'État ne fait rien. C'est de notoriété publique apparemment. Et alors et alors là, on va vouloir protéger des petites filles parce que leurs parents vont vouloir leur mettre un un foulard sur la tête mais on protège pas les enfants de la ze contre la prostitution, contre la drogue, contre et et ça revient au même en fait.
Ça ça revient à ce que Yal disait tout à l'heure, c'est les vrais problèmes, les vrais les vrais ignomini en fait sont cachés derrière derrière du baratin qui lui-même fait aussi évidemment beaucoup de mal et c'est vrai comment comment on peut alors certes par par l'éducation populaire par ce qu'on est en train de faire par mais comment on peut faire encore plus juste j'ai si je peux me permettre de je comme je voulais pas vas-y Daniel euh parler d'une d'une chose sans préciser donc c'est le le CF CM le conseil français du culte musulman qui a a a annoncé saisir la justice et le l'acnil en fait selon suite à à des les affirmations d'un d'un essayiste. euh qui parlait d'information collectée transmise au service de renseignement israélien sur les les Français de confessions musulmane euh et les auteurs auraient évalué dès que les musulmansements de France ser auraient une menace sur la communauté juive à Ban voilà et donc donc il y a il y a il y a bien une une plainte du coup de de du CFCM et qui demande la lumière sur ces affirmations et qui qui étaient dans le même contexte que le sondage sur les musulmans. Enfin voilà, le même contexte islamophobe.
Et c'est un exemple y compris de la manière dont est-ce que c'est qui disait en fait de de d'opposer et de mettre de mettre en en concurrence et en opposition les la population la population juive et la population musulmane en France et qui nous rend du coup particulièrement vulnérables à toutes les opérations de déstabilisation d'État étranger de tout bord et de tout régime qui utilise ça justement afin afin de bah de semer la pagaille dans le pays quoi. Et euh voilà, je voulais juste euh préciser euh la référence à laquelle euh que que j'ai donné. Et donc il y a un communiqué du CFCM euh qui a été fait à ce propos euh qui date de du 28 novembre pour les gens les gens pouront pourront retrouver.
Ils saisissent l'accil et euh qui est chargé de la protection des données et interroge le gouvernement y compris sur l'implication de service de renseignement français dans cette dans cette opération. Et est-ce qu'on parle de de ça au mia ou pas encore ? Bah je pense que ça a pas beaucoup circulé ça.
Ça j'ai vu moi j'ai vu circuler l'information sur les réseaux sociaux parce que il y a c'est bizarre. Oui, c'est bizarre que person beaucoup discuté mais c'est au milieu de le sondage complètement bidonné contre les musulmans en fait. Voilà, c'était un des exemples, bon dans ce que disait Yal de voilà des stratégies de déstabilisation intérieure en utilisant islamophobie et antisémitisme et en l'instrumentalisation.
Et je pense que c'est un des enjeux aussi une des raisons pour lesquelles nous on insiste spécifiquement sur la question de l'islamophobie parce que c'est mené aujourd'hui une politique par depuis le plus haut sommet de l'État euh et que c'est la forme de racisme qui euh euh relie la droite et l'extrême droite et qui ce qui qui est qui est aujourd'hui une offensive voilà euh presque assumée en tant que telle euh et de relié à la question de de la lutte contre l'antiémitisme justement pour opposer à ces tentatives de de division et d'instrumentalisation des de de de de des populations entre elles et de lier à chaque fois la convergence de de la lutte antiraciste autour de ces questionsl quoi. Et je pense que c'est c'est enfin c'est un des éléments nous de ce qu'on de ce qu'on défend à la France insoumise de de rien lâcher et de tenir bon et de rien lâcher et de pas être sur la défensive sur l'antisémitisme, sur l'islamophobie, sur le racisme. C'est pour ça qu'on a porté nous la nécessité d'avoir un groupe d'études parlementaire parce que ça nous donne des des des outils de compréhension et de et d'analyse et ça légitime aussi le fait de porter et de parler de ces débats-là au sein de l'Assemblée nationale.
Donc je pense que partout où on est on mène cette bataille et qu'il faut qu'il faut rien lâcher là-dessus quoi. Merci Daniel, merci. Je donne la parole à Yel.
Yal, tu as la parole et c'est avec toi on va terminer cette euh cette émission, cette magnifique émission. Euh je te laisse la parole hier. Euh merci, merci aussi pour la responsabilité de finir [rires] un tel débat infini.
Euh moi, je voudrais apporter deux éléments concrets euh qui sont un il y a la question la question de statistique justement, c'est-à-dire que il y a un travail d'assainissement et d'explication de comment on constitue les statistiques du racisme et euh et l'occurrence parce que c'est comme ça qu'ils sont constitués racisme et antisémitisme. Et il faut savoir que il y a d'un côté l'accumulation de plantes et on sait que ça c'est vraiment une minorité de cas et de l'autre côté c'est ce qu'on appelle la remontée à partir de communauté et cetera. Je pense que là il y a un travail d'assainissement à faire de les statistiques à la définition.
Qu'est-ce qui est du racisme ? Qu'est-ce qui est cette autre forme de racisme qui est l'antisémitisme ? C'estd qu'on regarde les rapports qui a été fait qui a été fait ensemble avec les griffes sur les questions de racisme à l'école et qu'est-ce que les enfants et là en l'occurrence dans les écoles maternelles et tout témoignent comme un acte de racisme.
Bah c'est c'est la déviation de ce que j'ai parlé au début de l'émission de voilà la transformation de qu'est-ce qui est antisémitisme vers la critique d'Israël. Et ben ça c'est comptabilisé à la théorie. Donc déjà F, je pense que Jean-Luc Mélenchon, on a parlé lors de la commission qui a posé la question "Mais comment on constitue ces statistiques en France ?
Qui quelles sont ?" Donc ça c'est un premier. Et le deuxième élément plus concret, c'est justement euh faire un petit peu le ménage dans les organisations de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et se posait sérieusement la question est-ce que toutes ces organisations bénéficiens de subvention d'État et cetera sont des organisations qui en effet ont un intérêt dans la lutte contre le les racismes en pluriel dont l'antisémitisme ?
Est-ce que c'est d'une certaine manière des organisations dans lesquelles ils s'attaquent à la question même de racisme structurel ou finalement au finalement c'est des organisations qui font peser la question de racisme aux populations racisées eux-mêmes en disant oui euh il faut s'intégrer, il faut s'assimiler, il faut arrondir les angles. Donc là, il y a deux questions qui sont extrêmement concrètes. C'est-à-dire que qu'est-ce qu'on comptabilise comme chiffre ?
Comment arrivent les chiffres ? Comment on fait une statistique dans un domaine dans lequel on sait que les plaintes sont dérisoires de point de vue et il y a des communautés plus armé que d'autres à organiser à organiser les statistiques 1. Deuxièmement c'est la question de essayer d'un petit peu voir qui est légitime et pas légitime dans le domaine de la lutte contre le racisme.
C'est-à-dire on peut pas venir et financer des organisations qui luttent contre l'antisémitisme alors qu'elles sont islamophobes. On en connaît par exemple, c'est-à-dire c'est-à-dire ce n'est pas parce que vous êtes dans un champ unique unilatéral de la lutte parmi les racismes en pluriel que vous êtes en puisqu'on parle de lutte donc en combattant contre le racisme. Non, c'est soit c'est le tout et le total, soit c'est rien.
C'est-à-dire un petit peu le racisme c'est comme être enceinte. On n'est pas un petit peu enceinte, on l'est on ne l'est pas. Ça veut dire, on peut pas être oui, moi je je lutte contre l'antisémitisme mais je suis pas sûr l'islamophobie ça n'existe pas vraiment et cetera.
C'est-à-dire les lutte contre le racisme on revient au point de départ de l'émission, c'est on lutte contre les racismes où on n'est pas dans la lutte contre le racisme. H Merci Yal, merci pour ce débat euh passionnant. Merci Daniel.
On a appris beaucoup de choses avec vous hein. On a appris que les vrais problèmes dans notre société, c'est pas des problèmes de race ni de culture. Ce sont des problèmes d'une société capitaliste en crise.
Euh je peux résumer en disant euh la meilleure lutte contre le racisme dans toutes ces formes, c'est la justice sociale. À mon avis he je vais résumer avec cette belle conclusion. Quand il y a la justice sociale, voilà, le racisme baisse.
Euh, les racistes ne trouvent pas leur place dans notre société et les médias vont être un peu plus justes, un peu plus euh, on va dire neutre. Voilà, merci euh à vous. J'ai envie d'ajouter j'ai envie d'ajouter à moi parce que j'ai vu passer dans le euh de de Bad Testers dans le chat la référence enfin qui qui a fait référence à madame Kuckerman la la porte-parole du PC là qui a fait une prestation absolument catastrophique à l'humanité il y a quelques jours et euh petite fille de communiste chevrené, je me suis dit vraiment vraiment voilà un exemple Pourquoi faut rien lâcher sur rien par rapport au racisme ?
Parce que voilà où ça nous mène quoi. Voilà où ça mène de de lâcher la de de lâcher de lâcher ça. Tu arrives là et et c'est mort quoi.
Voilà. Donc faut rien lâcher. Nous on lâche rien les ins lâcher.
Il faut continuer à s'imputer l'esprit parce que c'est super important de de politiser l'antiracisme en fait. C'est super important. On lâche rien.
Voilà, on va terminer. Merci beaucoup, merci beaucoup Daniel, merci beaucoup Azard mais merci à à Albert et Abdurracasion très patient et très persévérant mais bon la technique aujourd'hui sur les réseaux si vous suivez pas déjà et on leur envoie plein de force notamment Albert pour la campagne. Oui, pour la campagne.
Merci, merci merci Daniel. Albert, trouve-toi un bon appareil parce qu'on va te réinviter pour justement pour le pour les municipales. Euh merci à tous, merci beaucoup pour tout à ce travail que vous faites et il y a le travail que tu fais artistique, intellectuel Daniel à l'assemblée et vraiment euh Azam avec nous et franchement franchement il y a pas photo hein.
Merci, c'est un débat de haut niveau. Voilà. Merci.
Merci à tous. À bientôt. À bientôt.
On vous police si vous avez 2 minutes. C'est Ah. [musique]
Danièle Obono