Françoise Gatel, ministre déléguée chargée de la ruralité
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Questions et réponses
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- 1:10OuverteÉludée
Jusqu'à quand serez-vous ministre, Françoise Gattel ?
- 1:20OuverteRéponse directe
François Bayrou a appelé hier à la stabilité. Ça devient urgent, la stabilité ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Est-ce que le discours de François Bayrou va dans la bonne direction selon vous ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Avant de venir sur les retraites, je voudrais évoquer avec vous l'étude des cahiers d'oléances des Gilets jaunes.
- 4:56RelanceRéponse partielle
Concrètement, qu'est-ce qu'il y a de nouveau cette fois ?
- 5:05RelanceRéponse directe
Donc concrètement, comment on la résout ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58Invité politiqueFait
« Si nous on veut un budget, arrêtez ce qu'ils appellent vos chicailleries, disent les élus locaux. »
- 2:35Invité politiqueFait
« François Bayrou, il décrit la réalité de notre pays, les difficultés pour ces 22 millions d'habitants qui composent la ruralité. »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« c'est 88% de nos communes françaises, c'est 10 millions de jeunes de moins de 20 ans dans des communes moyennes. »
- 3:30Invité politiqueFait
« les Gilets jaunes étaient l'expression ou extrêmement visible de l'exaspération de nos concitoyens qui expriment ce sentiment, on n'a pas cessé de le dire, de déclassement, d'abandon et de perte d'espérance. »
- 5:42Invité politiqueFait
« Non, on doit avoir une méthode différente qui avait été initiée par le plan ruralité qui est faite dans certains territoires mais qui n'est pas faite dans d'autres. »
- 6:00Invité politiqueFait
« La réalité démographique, c'est la baisse de la natalité partout. »
- 8:01Invité politiqueFait
« Je pense que la baisse démographique est très préoccupante, elle est inquiétante. »
- 11:58Invité politiqueChiffre
« les formalités de sécurité sociale qui sont aujourd'hui rassemblées dans à peu près 2700 maisons France Service partout dans le territoire. »
- 12:17Invité politiqueChiffre
« Et depuis 2023 que ça a été mis en place, il y a à peu près 9 millions de demandes qui ont été traitées. »
- 13:35Invité politiqueChiffre
« dans la part de la ruralité générale, c'est, je crois, entre 4 et 8%. »
Temps de parole
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- Présentateur19 %
- Présentateur 24 %
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Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. Discours de politique générale pendant une heure et demie. François Bayrou a détaillé hier après-midi son cap pour les prochains mois. Le Premier ministre a voulu ménager la chèvre et le chou, voulant jouer l'apaisement en envoyant des signaux à sa gauche et à sa droite. Il a remis le sort de la réforme des retraites entre les mains des acteurs sociaux. Il a aussi indiqué vouloir remettre en question la pyramide des normes, un geste également envers le monde agricole avec une charge contre l'Office français de la biodiversité. Beaucoup de sujets, Louis Dauphrenne.
Et oui, que nous allons explorer puisque nous sommes un peu conduits à faire l'exégèse du discours de politique générale de François Bayrou avec notre invité ce matin qui, de surcroît, représente son gouvernement. Bonjour, Françoise Gattel. Bonjour. Vous êtes ministre déléguée chargée de la ruralité. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Sénatrice, vous avez été présidente de l'association des petites cités de caractère. La motion de censure sera débattue demain à partir de 15h et mise en vote à 17h30, annonce de Yael Brunpivet ce matin. Jusqu'à quand serez-vous ministre, Françoise Gattel ?
Eh bien, écoutez, je ne sais pas. Tout est provisoire dans la vie, n'est-ce pas ? Y compris la fonction de ministre.
François Bayrou a appelé hier à la stabilité. Ça devient urgent, la stabilité ?
Ça devient absolument nécessaire. Depuis le début du mois de janvier, comme beaucoup d'élus, moi je parcours des cérémonies de vœux. Il y a énormément d'assistance à ces vœux. Et les personnes qu'on y rencontre, les élus disent une seule chose, ça suffit. Si nous on veut un budget, arrêtez ce qu'ils appellent vos chicailleries, disent les élus locaux. Rassemblez-vous, vous avez des idées différentes, mais rassemblez-vous. Il nous faut un budget parce qu'on sait que les finances de la France sont plus qu'en dérapage et que ce qui se passe ne fait que s'aggraver. Donc moi je pense que les gens sont loin de ce que j'entends ici ou ailleurs.
Est-ce que le discours de François Bayrou va dans la bonne direction selon vous ?
C'est un discours de politique. C'est un discours de politique générale. Donc un discours de politique générale donne un esprit, une orientation. Moi je trouve que ces mots, il a des mots très forts. J'ai beaucoup aimé ce mot de promesse française. François Bayrou, il décrit la réalité de notre pays, les difficultés pour ces 22 millions d'habitants qui composent la ruralité, c'est 88% de nos communes françaises, c'est 10 millions de jeunes de moins de 20 ans dans des communes moyennes et des citoyens qui aujourd'hui se sont aussi un peu déclassés. On a des personnes qui sont en difficulté, des entreprises qui ont besoin de stabilité.
Et je trouve qu'il a aussi renvoyé, on en parlera sûrement, par sa proposition sur les retraites, à la responsabilité, au dialogue et à la concertation.
Avant de venir sur les retraites, je voudrais évoquer avec vous l'étude des cahiers d'oléances des Gilets jaunes. C'est une annonce qu'il a faite. C'était pourtant il y a 6 ans les Gilets jaunes. Est-ce que c'est parce qu'il y a une crainte de la part du gouvernement de voir ressurgir le mouvement des Gilets jaunes à l'aune justement de ce climat politique plutôt chahuté ?
Alors les Gilets jaunes étaient l'expression ou extrêmement visible de l'exaspération de nos concitoyens qui expriment ce sentiment, on n'a pas cessé de le dire, de déclassement, d'abandon et de perte d'espérance. Vous voyez, c'est-à-dire ces gens, ils sentent que le futur s'écrit sans eux. Et qu'être dans les territoires euros, comme on dit dans ma Bretagne, c'est des ploucs qui n'ont pas d'avenir. C'est à côté du monde. Et cette expression qui a été extrêmement violente et forte a vraiment nous a tout saisi. Et quand même si je puis dire, cette expression ou cette réalité, elle existe depuis longtemps. C'est Jacques Chirac qui avait inventé un fracture territorial.
Et on voit bien que la France, quand je dis, elle se disperse, c'est-à-dire elle s'éclate en territoires un peu différents qui ont plus ou moins d'atouts aujourd'hui, qui traversent des périodes très difficiles. Et que François Bayrou, quand il parle de la promesse française, c'est ça. C'est-à-dire au cœur de notre action politique, il doit y avoir chaque Français, chaque citoyen, quel que soit l'endroit où il habite, son âge, sa situation. Chacun doit avoir une promesse. Enfin, moi je le dis pour la ruralité, c'est une promesse d'avenir.
Mais on a l'impression d'avoir déjà entendu ça avec Michel Barnier. Concrètement, qu'est-ce qu'il y a de nouveau cette fois ?
Non mais, que vous l'ayez entendu, la fracture territoriale, vous continuez à en entendre parler parce qu'elle existe profondément.
Donc concrètement, comment on la résout ?
Non mais, il en a parlé, je rappelle, c'est un discours de politique général. Ensuite, il y a tout un volet, il en a parlé sur l'école, c'est-à-dire il place l'école. Assez peu l'école, il n'a pas dit grand-chose. Il a quand même dit, oui, mais il a dit une phrase en disant que l'école était l'essentiel de cette promesse d'espérance. Elisabeth Borne est quand même...
François Gattel, on ferme les classes justement dans les territoires ruraux parce que la démographie est déclinante. Donc l'éducation nationale anticipe les fermetures de classes et sur la base d'une démographie déclinante alors qu'elle en ouvre ailleurs.
Non, on doit avoir une méthode différente qui avait été initiée par le plan ruralité qui est faite dans certains territoires mais qui n'est pas faite dans d'autres. C'est-à-dire, on a une réalité démographique. La réalité démographique, c'est la baisse de la natalité partout. Et qu'en même temps, je rappelle que depuis quelques années, le gouvernement avait dédoublé des classes, y compris en ruralité et qu'aujourd'hui, ce qu'il nous faut faire, et ça commence à être fait, c'est travailler avec les élus. C'est-à-dire, il faut que les directeurs d'académie, les directeurs d'académie rencontrent les élus et travaillent avec de la visibilité.
On ne peut plus aujourd'hui accepter que c'est en février que le DAZ, il fait très bien son travail, il appelle le maire, il dit, alors monsieur le maire, moi je ferme une classe au mois de septembre et que ça ne se discute pas. Ça, ce n'est plus possible. C'est-à-dire, il faut qu'on donne des solutions et des organisations. On a des solutions.
En même temps, s'il n'y a pas d'enfants ?
Oui, mais vous ne pouvez pas. Vous savez, c'est le cercle vertueux. C'est-à-dire, si vous fermez des écoles, vous n'accueillerez pas de famille. Et si des familles habitent dans une commune et qu'ils doivent, pour scolariser leurs enfants, faire 7 ou 8 kilomètres quand les enfants ont 3 ans, ça ne se fera pas. Donc, ce que dit François Bayreau et ce que nous disons avec François Réves-Samelle, c'est qu'il faut faire du travail de dentelle et qu'il faut regarder comment on répond à cette promesse française qui n'est pas la même à Paris, dans le 7e, qu'elle peut être dans la Lozère ou dans les Côtes-d'Armonde.
On a parlé de la démographie. Vous avez parlé d'espérance aussi et de promesses, Françoise Gattel. Quand on voit cette natalité, les chiffres de l'INSEE hier sont effrayants, natalité au plus faible depuis 1945. On se rappelle, il y a un an, les propos d'Emmanuel Macron qui avaient parlé au réarmement démographique, expression abondamment commentée. Est-ce que l'espérance, ou plutôt le manque d'espérance des Français, ne se traduit pas aussi dans la natalité ? Et en quoi un discours comme celui d'hier peut-il redonner cette espérance ?
Certes, il y a ces mots de promesses d'avenir, mais il y a aussi le brouhaha en face, il y a aussi en face l'expression de la volonté politique de ménager la chèvre et le chou. En quoi un discours comme ça peut redonner de l'espérance ?
Je pense que la baisse démographique est très préoccupante, elle est inquiétante. Elle renvoie effectivement à la question des interrogations de ceux qui sont en âge, d'avoir des enfants, portent sur l'avenir. Et puis on a aujourd'hui une société qui est très différente de ce qu'elle était. mais un, il y a des gens qui ont peur de l'avenir, deux, il y a aussi des gens qui considèrent que ce monde est tellement difficile, notamment écologiquement, qu'on ne peut pas contribuer à aggraver les choses.
Et puis vous avez aussi des vies personnelles et professionnelles qui font qu'il y a une priorité qui à un moment peut être donnée à la vie professionnelle, qu'après ça devient plus difficile d'avoir des enfants. Et aujourd'hui, comment dire, je pense aussi que ce qui était la logique d'une vie, voilà, où à un moment on avait des enfants, on s'installait, on créait une famille, voilà, ce modèle-là devient,
n'est plus la norme. Mais c'est l'expression d'une désespérance ou la faute à un modèle qui semble aujourd'hui dépasser ?
Alors moi je ne cherche jamais les fautes des gens. Je pense que ce qui se passe dans une société, dans une société, c'est le fruit de cette société. Ce que l'on constate aussi factuellement, c'est qu'il nous faut une politique avec des actions très concrètes, favorables à l'enfance et à la petite enfance. On parle des écoles, on parle aussi des modes de garde des enfants, de l'éveil. Voilà, il faut aujourd'hui faciliter la vie des gens et quand la France baisse un peu son action ou son engagement en faveur des familles, quelles que soient les familles, à un moment, on voit bien, il y a une sorte de corrélation et que la baisse démographique, elle est là. Donc c'est un choix de société.
En tant que ministre de la Ruralité, à quoi mesurez-vous que vous aurez atteint les objectifs ?
Alors moi, je suis un colibri. Vous connaissez l'histoire du colibri ? Donc modeste. Mais le colibri est extrêmement important parce que le colibri, c'est ce tout petit oiseau avec un tout petit bec qui à un moment contribue à éteindre un incendie. Alors ça fait rire tout le monde parce qu'on dit qu'il est ridicule. Mais c'est cette idée à laquelle je crois. Si chacun fait sa part, les choses fonctionneront mieux. Et donc moi, je suis ce colibri. Je suis là où je suis aujourd'hui parce que c'est la résultante de mon engagement d'élu local. J'étais maire pendant 17 ans, présidente d'une interco.
Et moi, c'est aussi le résultat, je vais dire, de mon éducation parce que j'étais éduquée en quelque sorte. J'ai vécu dans une famille, dans un univers où il était naturel, comme on respire, d'avoir un engagement. Tout ça. Donc maintenant, moi, ce sont des chiffres qui parlent. Il y a deux choses. C'est d'abord, est-ce que le regard de tous ceux qui ne vivent pas dans la ruralité sur la ruralité a changé ? C'est-à-dire, est-ce qu'on n'a pas une sorte de, vous voyez, comment dire, pas de misérabilisme en faire la ruralité ? La ruralité est à part entière une composante de notre société. Elle est des plus modernes pour deux raisons.
C'est quand même 22 millions d'habitants, 88% de la population. Et la ruralité, elle n'a jamais été aussi moderne et aussi utile, parce que les villes seront asphyxiées si elles n'ont pas une réciprocité de la ruralité qui leur fournit l'eau, qui fournit l'alimentation et qui fournit l'énergie renouvelable. Donc, on doit avoir un regard entre la ville et la ruralité assez complémentaire. Et puis, il y a des choses qui marchent.
Vous prenez ces maisons France Service, vous avez 18 opérateurs, enfin 11 opérateurs pour la retraite, lesquelles allocations familiales, les formalités de sécurité sociale qui sont aujourd'hui rassemblées dans à peu près 2700 maisons France Service partout dans le territoire.
Des clichés uniques en fait.
Oui, à moins de 30 minutes de chez vous, parfois c'est 20 minutes, vous allez, on vous aide à démêler un dossier compliqué de retraite, de sécurité sociale. Et depuis 2023 que ça a été mis en place, il y a à peu près 9 millions de demandes qui ont été traitées. Mais tout ça, vous voyez, c'est invisible parce que personne ne s'y intéresse.
Mais vous parliez, on parlait de la démographie tout à l'heure, le sujet pour la ruralité, c'est aussi l'âge ?
Alors, la ruralité, je ne veux pas faire ma savante, mais la ruralité, c'est comme tout, c'est un peu plus compliqué que ce qu'on prend. Il y a quatre types de ruralité. Vous avez une ruralité autour des villes, on va dire, de provinces et des villes moyennes parce que vous avez un collège, vous avez un lycée, vous avez une attractivité autour, vous avez des petites villes qui se sont développées en habitation. Vous avez une ruralité qui est une ruralité touristique qui va plutôt bien. Vous avez une ruralité qui est une ruralité où il y a des industries, des usines.
Et puis, vous avez une partie de ces 22 millions d'habitants et des 88% des communes qui est cette ruralité en grosse difficulté. C'est la ruralité essentiellement, on va dire, agricole. Dans des territoires enclavés où vous avez une population vieillissante et une baisse démographique.
Quelle est sa part, cette ruralité en nombre ?
Alors, dans la part de la ruralité générale, c'est, je crois, entre 4 et 8%. Ce n'est pas la partie la plus importante de la ruralité.
Mais c'est celle qu'on se représente quand on évoque le mot ruralité.
Eh bien, voilà. Eh bien, justement, je vous dis, on dit qu'il y a 22 millions d'habitants dans la ruralité et une ville de 5 000 habitants, voire de 10 000 habitants, peut être dans la ruralité parce que c'est une question de densité de population.
Ce que vous dites, en fait, Françoise Gattel, c'est qu'en réalité, 95% ou 90% de la ruralité se portent plutôt bien. Ce n'est pas qu'elle
se porte plutôt bien. Mais elle n'est pas, elle n'est pas forcément déclinante, elle est fragile parce que là, vous avez de la désindustrialisation. On a beaucoup de difficultés parce que c'est aussi dans cette ruralité qu'on a des ouvriers. Donc, vous voyez bien que la volonté des gouvernements successifs de réindustrialiser la France est absolument nécessaire parce que c'est dans la ruralité qu'on va mettre des usines. Et puis, il y a ce malaise agricole qui est plus qu'un malaise qu'on doit traiter parce que les agriculteurs sont bien des essentiels pour un pays et pour notre souveraineté et qu'on a ce secteur de la ruralité qui est très difficile. Mais toute la ruralité ne va pas mal.
Et notamment, on voit aujourd'hui se développer dans des territoires qui ont un environnement assez remarquable. prenez l'exemple de la loi à vélo. C'est devenu une forme de tourisme que les gens adorent. Eh bien, ce tourisme à vélo le long de la loi peut descendre jusque dans la Haute-Loire et faire que vous avez une forme de tourisme tout au long de l'année, un tourisme familial, tranquille, paisible, qui va permettre de rénover de l'habitat, de faire des chambres d'eau, qui va faire vivre des commerces. Donc, la ruralité, elle est aussi en train de se réinventer parce qu'il y a quelque chose qu'on a un peu perdu dans notre pays, c'est cette synergie et cette solidarité entre les gens.
Vous allez dans n'importe quelle petite ville ou village de la ruralité, les élus travaillent avec tout le monde, ils travaillent avec les entreprises, ils travaillent avec les associations. Il faut inventer, il faut inventer son présent et inventer son avenir. Et vraiment, moi je trouve qu'il y a des choses fabuleuses parce que ce sont des territoires où on ne renonce pas. C'est compliqué, c'est difficile, il n'y aura jamais des choses extrêmement dimensionnées mais moi je trouve qu'il faut retrouver le sens du commun, le sens du projet dans un territoire.
La vie, elle est là. Est-ce que c'est important qu'il y ait des ministres, peut-être même davantage, qui soient justement issus de la ruralité, issus de ces territoires ?
On doit avoir des ministres qui représentent la société dans sa diversité mais je pense que vous prenez...
Vous le regrettiez, avant on avait beaucoup critiqué les précédents gouvernements parce qu'ils étaient trop parisiens ou très parisiens.
Mais, je veux dire, le fait d'être parisien ou pas, moi je n'aimais pas de critique là-dessus, je dis simplement qu'un gouvernement, il gouverne pour toute la France et tous les Français. Ça aide quand on connaît un peu. Enfin, moi je mens, il y a des sujets dont moi je ne parlerai pas parce que je ne connais pas. et surtout, le fait d'avoir, et vous voyez, des élus locaux dans un gouvernement, ce sont des gens qui fabriquent les décisions politiques à partir de la réalité. Et on ne décide pas, nous on ne pense pas qu'on doit décider depuis Paris de ce qui est bon pour la Lausère ou le territoire.
Merci beaucoup Françoise Gattel, je rappelle que vous êtes ministre délégué en charge de la ruralité, vous êtes sénatrice, vous avez été président de l'association des petites cités de caractère. Sous-titrage Société Radio-Canada
Françoise Gatel