Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 24 septembre 2026 89 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

#Direct 🔴 Primaire PS : l'ombre de Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 58 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Quel bilan faites-vous de ce premier débat de la primaire PS ?

  • 6:38OuverteRéponse directe

    Cette ligne de fracture sur l'alliance avec Mélenchon vous a-t-elle semblé centrale ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon était-il l'éléphant dans la pièce ?

  • 9:26OuverteRéponse partielle

    Sur quels sujets les candidats se distinguent-ils vraiment ?

  • 10:06OuverteRéponse directe

    Pourquoi les questions économiques ont-elles été abordées de manière superficielle ?

  • 11:28OuverteRéponse directe

    Qui a le plus à perdre dans cette primaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:15Jérôme Gat DegenFait
    « Un front républicain incluant les insoumis contre l'extrême droite n'aurait selon lui aucune chance d'aboutir. »
  • 3:56Olivier FortFait
    « Moi, je pose simplement une question simple. Parce que contrairement à ce que vient de dire Jérôme, moi ça m'intéresse un groupe parlementaire parce que si c'est pas un groupe parlementaire de gauche, c'est un groupe parlementaire d'extrême droite qui sera plus important. »
  • 8:42Frédéric SaviFait
    « Donc au fond c'est ça qui est un peu pourrait dire un peu bizarre dans cette manière effectivement de focaliser sur un après hypothétique plutôt que de dire écoutez oui là-dessus effectivement on n'est pas d'accord avec les fill sur la question de la dette. »
  • 35:55Raphaël GluxmanFait
    « Il n'a aucune intention de négocier avec nous. Aucune. À aucun moment il montre le premier signe de vouloir négocier avec les Européens. »
  • 45:05Donald TrumpFait
    « Si nous perdons, vous allez perdre vos frontières, vous allez perdre vos baisses d'impôts, vous allez perdre votre sûreté et votre sécurité, vous allez perdre votre richesse. »
  • 54:21Donald TrumpFait
    « Je vais essayer de tricher comme jamais ils le font. Il n'y a jamais eu de plus grands tricheurs. Je m'en fiche. Je vais aller chercher mes amis, ma famille et nous allons voter le 3 novembre. Allez tricher. »
  • 53:36Fait
    « Il a dit surtout tricher. N'hésitez pas à tricher. »
  • 55:23Fait
    « Si je perds, c'est la fraude. »
  • 56:06Fait
    « Le vote par correspondance est un vecteur de fraude majeur. »
  • 56:51Chiffre
    « Une majorité des républicains n'ont pas confiance dans le système. »
  • 57:33Fait
    « Donald Trump ne peut pas perdre. Il n'a jamais rien perdu. »
  • 1:03:23Fait
    « La Maison Blanche vient de refuser de mettre à exécution cet ordre judiciaire. »
  • 1:06:50Chiffre
    « Les républicains sont là aussi plus nombreux. 53 sénateurs contre 45 démocrates. »
  • 1:12:31Fait
    « Le big beautiful bill qui était quand même un passage au force et qui a eu un impact. »
  • 1:23:34Fait
    « Les États-Unis sont une nation qui tend plutôt vers la droite. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Le royaume disparu de Carnac nous aura légué bien plus que des pierres dressées. Il marque un tournant dans l'histoire de l'humanité. Ici a eu lieu une mutation décisive aux conséquences irréversibles. Aujourd'hui, elle raisonne encore. Oh.

0:50

Sens public avec la Banque Postale. La banque pourra avoir un temps d'avance sur le développement de votre territoire. La Banque Postale citoyenne.

1:09

Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous de débat, chroniques et reportages. Vous connaissez la promesse de l'émission donner du sens à l'actualité. se mettre au service du public, vous proposez des clés de compréhension, des mutations de notre société avec au sommaire de ce 24 septembre, le premier débat de la primaire PS publique. Quatre candidats, une candidate sur la ligne de départ, des lignes de fracture sur l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon, sur les conflits en Ukraine et au Prochrient. Mais pas de grande différence sur l'économie et le social. Ce scrutin interne peut-il donner à son vainqueur un élan suffisant pour s'imposer ensuite dans la course à l'Élysée ? On en débat dans une minute. Et puis dans la seconde

1:49

partie de ce sens public Zoom, sur les midtermes, les élections de mi-mandat aux États-Unis dans 40 jours, les Américains votent et cet élu démocrate espère un tournant majeur. Nous sommes à un tournant ici aux États-Unis d'Amérique. La question est quelle direction allons-nous choisir ? Nous voulons faire avancer l'Amérique. Les extrémistes essaient de revenir en arrière. Que se passerait-il en cas de victoire démocrate ? Donald Trump va-t-il contester les résultats ? Pourra-t-il contribuer d'imposer ses réforme ? Est-ce un nouveau test pour l'une des plus vieilles démocraties au monde ? On en débat dans tris qu4 d'heure et comme tous les soirs, j'attends vos réactions. Il vous suffit de scanner ce QR code. Je

2:32

serai votre porte-parole auprès de nos invités. On commence avec la primaire socialiste. Gros plan sur une question stratégique. Faut-il s'allier avec les insoumis ? Céline Schmidth. Plus de 3 heures de débat et un sujet qui a cristallisé les tensions. Quand on a un problème avec une formation politique avec son dirigeant, on en tire les conséquences. On ne dit pas un jour plus jamais Jean-Luc Mélenchon comme ça a été fait au moment des élections municipales après les propos rel antisémites où c'était dit par le Parti socialiste, il n'y aura plus d'accord avec la France insoumise et au moment où ça a lieu au moment des élections municipales, on au moment des élections municipales, on regarde ailleurs. Dès les premières minutes, Jérôme Gat Degen, un front républicain incluant les

3:15

insoumis contre l'extrême droite n'aurait selon lui aucune chance d'aboutir. Une ligne anti LFI défendue également par Raphaëlman, candidat place publique. Il faut être net et clair et le dire maintenant. Il n'y aura pas au présidentiel d'accord avec la France insoumise et il n'y en aura pas non plus. Il n'y en aura pas non plus aux législatives. Au centre des critiques, Olivier Fortfondateur du Nouveau Front populaire pour les législatifs de 2024. Le défenseur de l'Union de la gauche maintient son capé ceveux pragmatique. Moi, je pose simplement une question simple. Parce que contrairement à ce que vient de dire Jérôme, moi ça m'intéresse un groupe parlementaire parce que si c'est pas un groupe parlementaire de gauche, c'est un groupe parlementaire d'extrême

3:56

droite qui sera plus important et que ça la vie des Français elle va changer et que le danger pour moi, il est d'abord celui de l'extrême droite. Une ligne défendue également par Emmanuel Morel qui reconnaît tout de même un problème avec Li. en face, s'il y a les fascistes, si on n'est même pas capable de se rassembler à gauche et même d'aller au-delà, bah je suis désolé mais bon, je me pose des questions sur ce qui fait le sens de notre engagement. Face à son camp divisé, Ségolen Royal joue le trait d'union. La dynamique d'une présidentielle, c'est pas d'ostraciser tel ou tel parti. Plus vous faites d'obsession sur Lfi, plus vous les remettez au centre du jeu. Les électeurs ont encore de semaines pour trancher. Le premier tour aura lieu

4:39

les 9 et 10 octobre prochain. L'ombre de Mélenchon, voilà le titre de notre débat. J'accueille Adrien Brog. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes politologue, directeur des études politiques à l'institut via Voice et vous publiez portrait moderne de la gauche française. C'est aux éditions de l'au. Sandrine Cassini, bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste au monde en charge de la gauche. Frédéric Saviki, bonsoir. Bienvenue à vous aussi. Professeur de sciences politiques à l'université parien Panthéon Sorbonne, chercheur au centre européen de sociologie et de sciences politiques et vous publiez avec Igor Martinach. La fin des parties point d'interrogation c'est au presse universitaires de France et Christine je suis ravi d'accueillir Christine sur ce plateau. Bonsoir Christine merci

5:17

merci d'être là et d'être à mes côtés une fois par mois comme éditorialiste dans notre émission dans Sens public. Peut-être une question assez générale pour ce premier tour de table. Quel bilan Adrien Broge vous faites de ce premier débat de la primaire PS place publique ? Moi, j'ai trouvé que c'était un débat relativement euh bien tenu d'abord puisque les questions en fait inflammables et dont on pouvait s'attendre à ce qu'elle créer des cissions et euh et des euh et des désaccords sont arrivés vraiment à la fin. Donc il y a eu plus de 2 heures de débat j'allais dire de débats d'idée, c'est peut-être le mot peut-être un petit peu fort en réalité parce que les enjeux de fonds on été abordés sans énormément forcément de de d'idées neuves en tout cas qui ont été apportées

5:57

mais les différents candidats ont pu s'expliquer sur effectivement l'économique et le social avec relativement peu de différence he ça reste un dénominateur commun à gauche he cette cette cet affecte égalitaire qui malgré tout dans une primaire qui est celle de la gauche démocratique tend à tempérer les différences donc assez peu de différence là-dessus plutôt de la tenue. Il y avait évidemment des enjeux différents. Les enjeux étaient asymétriques selon les candidats. C'est le principe d'une primaire. Les candidats qui bénéficiaient déjà d'une forte notoriété dans l'opinion. C'était le cas évidemment de Segolen Royal ou de Raphaël et Gluxman et plutôt des problématiques de ne pas faire de faux pas et c'est plutôt ce qui a été réalisé du côté de Raphaël Luxman et puis des

6:38

candidats un peu plus en retrait moins bien identifiés dans l'opinion pour lesquelles il fallait s'affirmer. On y reviendra sur la stratégie des uns des uns et des autres. Je rebondis sur le le reportage d'ouverture de de Céline Schmid. Cette ligne de fracture là dont on dont on parle autour de l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon et les insoumis. Sandrine Cassini, est-ce que ça vous a semblé finalement central dans dans ce débat ? Écoutez, euh on pourrait dire que non parce que c'est arrivé à la fin et euh en fait euh c'est très juste c'est-à-dire qu'en fait tous ces candidats-là sont plus ou moins d'accord sur le fond à quelques nuances près mais c'est des nuances qui sont pas irréconciliables et c'est la question stratégique qui les divise. Et ce que je

7:17

trouve intéressant c'est que c'est vrai que ça cristallise toutes leurs disputes, toutes les fractures et ça va sûrement irriguer probablement la campagne. Alors que c'est une question qui se pose bien en amont et qui repose un peu sur du vide parce qu'en fait avant c'est l'élection présidentielle qui va conditionner les alliance, on le sait. Donc en fait il y a Morel a dit hier c'est un piège absurde et il a il a quand même un peu raison parce que tout ce qui est dit maintenant et tout ce qui est dit maintenant s'effondrera en fonction sera remis en cause sera rebattu en fonction du résultat à la présidentielle. On l'a vu en 2022, on le voit à chaque fois, on l'a vu au aux législatives. Donc voilà, c'est eux-mêmes qui qui sont en train qui ils sont en train de créer

8:00

une des frictions qui euh va un peu les parasiter, qui vont un peu les parasiter. Est-ce que vous diriez que Jean-Luc Mélenchon, c'était un peu l'éléphant dans la pièce ? Frédéric Savi qui est omniprésent, jamais trocé ou pas hein ? Bah à la à la fin c'est évidemment le spectre est sorti du de l'armoire ou du placard mais euh c'est que la noyal bon qui par ailleurs sur laquelle les positions qu'elle a adopté hier pour on pourrait y revenir sans doute mais a bien résumé les choses à la fin. Je trouvais que l'extrait qui a été cité était assez pertinent, c'est de dire mais vous vous êtes en train de de fabriquer effectivement pour dire une centralité à Jean-Luc Mélenchon et quand on regarde ce débat alors on apprend on apprend des choses, on constate la

8:42

convergence sur beaucoup de points mais forcé de constater qu'un électeur qui regarde ça qui est pas forcément hyper convaincu et qui qui peut hésiter entre la candidature de Jean-Luc Mélenchon et puis un des candidats ou une des candidates présentes hier, il se dit "Mais au fond c'est quoi la différence avec au-delà du style ou là éventuellement des sorties antisémites du chef Mélenchon mais comme l'a rappelé Olivier Fort 84 ou 85 % des des amendements sont votés au sein de l'Assemblée nationale. Donc au fond c'est ça qui est un peu pourrait dire un peu bizarre dans cette manière effectivement de focaliser sur un après hypothétique plutôt que de dire écoutez oui là-dessus effectivement on n'est pas d'accord avec les fill sur la question

9:26

de la dette. Bon, ça a été un peu effleuré hein sur la sur la question de là là à ce moment-là, mais pour le reste, je trouve que c'est euh quit à parler et se distinguer de la France à soumise, il vudrait peut-être mieux le faire quand même sur le fond euh plutôt que de cette se focaliser exclusivement là-dessus. Mais je parle là d'un point de vue de voilà de mon mon sentiment du débat finalement en me mettant un peu à la place de quelqu'un qui hésiterait. Bon euh voilà. Hm Christine, c'est vrai que vous vous plongez dans l'actualité internationale depuis des années. Je vous ai obligé, je m'en excuse, à revoir ce débat des et commencé hier soir par la primaire. Oui. Le débat de la primaire qui était d'ailleurs bien tenu comme ça a été dit. Ouais. Euh comment

10:06

du coup on est un peu déçu parce que voilà, on est quand même des spectateurs, des téléspectateurs et donc et c'était très soft, il y avait pas vraiment de friction sauf effectivement vers la fin mais il est dommage en particulier, je suis d'accord avec vous que sur les questions économiques et cette idée quand même totalement farfelue de Jean-Luc Mélenchon, juste d'effacer la dette comme si c'était que ça n'ait pas été au cœur de la discussion parce que ça aurait permis probablement d'obliger Olivier Fort à être un peu plus précis. Ouais. Mais on comprend bien que lui ce qui l'obsède ce sont les législatives pas plus encore enfin pas plus mais autant que leur présidentielle.

10:50

D'ailleurs Scid sera peut-être un thème. Est-ce qu'on sait déjà quel thème seront abordés dans les prochains débats ou est-ce que c'est beaucoup trop tôt pour le dire le prochain ? C'est le premier octobre. le 1er octobre sur France Télévision et tout à fait pardon et France inter je ne sais pas effectivement il va falloir qu'il renouvelle un peu le style mais de fait il y a il y a tout un couloir notamment les questions économiques et sociales ont été abordées de manière très superficielle en réalité il existe il existe des différences quand même. On est dans une situation économique très compliquée et effectivement ça a été ça n'a été abordé que de manière très superficielle quoi. Adrien Broch, vous vous avez commencé à l'évoquer tout à l'heure. Celui qui a le plus à perdre,

11:28

c'est celui qui était alors moi je je regarde à la gauche de de l'écran derrière vous, c'est-à-dire Raphaël Gluxman. Est-ce qu'il en voulait vraiment de ses primaires ? Il était il y va un peu contraint et forcé. Oui, exactement. le sentiment qui qui qui va forcer d'abord à cette primaire dont il se serait bien passé, à ce premier débat dont il se serait bien passé aussi qui av demandé que cette discussion soit réduite de trois à un seul débat en l'occurrence sur le service public. Donc il y a effectivement ce sentiment qui dit aussi beaucoup de sa candidature politique et d'une forme de de de conviction qui malgré tout est amendée par la réalité des choses quoi. C'est-à-dire une position de principe qui consiste à dire je ne me mêlerai jamais à une primaire.

12:08

Et évidemment, de facto, il est contraint de le faire pour des raisons de soutien euh euh notamment du Parti socialiste. Et puis ensuite le débat, il est bien contraint de s'y rendre parce que c'est là-bas euh malgré tout que ça se passe. Donc ça dit aussi, je trouve quelque chose de cette de cette articulation entre des positions de principe et puis un sentiment de réalité avec lequel il est forcé de composer mois après moi. Avec un exercice qui est pas si simple, Frédéric Saviki, c'estàd il faut parler à qui ? Faut parler d'abord à ceux qui peut-être vont voter ou alors il faut parler à tous les Français. Bah c'est il faut il faut essayer de faire les deux parce que de toute façon bah vous voyez cette émission on commande ce débat. J'imagine que les spectateurs qui sont

12:45

derrière nous ne sont pas forcément a priori tous des gens qui sont intéressés ou qui vont voter à cette primaire. Donc c'est aussi celui qui celui ou celui qui sera désigné va devoir ensuite être confronté à à croître l'audience et on part quand même de d'assez bas. Donc évidemment que c'est très très important. Je pense que pour R Luxman se joue aussi là une forme de crédibilité voilà d'apparaître comme un homme d'état et non pas comme un stagiaire comme lui a envoyé ses Golen Royal de de d'être capable de sortir uniquement des questions internationales pour savoir. Donc il a beaucoup insisté sur voilà la République des travailleurs. Ça m'a frappé comme expression. Je pense qu'it un peu espèce de guimiic là. Bon et on

13:29

parle de travailleur au travail enfin et cetera. Donc voilà, donc il faut s'adresser. En même temps, on sait pas très bien qu'il va voter. Donc ce qui m'a frappé moi quand même par rapport à ça, je je trouve que ils ont fait assez peu de retape si j'ose dire à la fin pour pousser les les les personnes les spectateurs, les téléspectateurs à ceux qui nous regardent. Voilà. Non mais alors hier au débat, moi je m'attendais qu'à la fin voilà chacun dise écoutez inscrivez-vous. Par exemple, on dit "Oui, 15 € mais si vous payez des impôts, c'est pas 15 € c'est 5 €." Euh c'est important pour la démocratie, ça va ça va conférer une légitimité très forte, nous avons l'intention après de créer un mouvement populaire. Enfin, il y avait pas de là-dessus. Peut-être que ça viendra,

14:14

mais je je ne sentais pas pourrait dire, on avait l'impression qu'ils étaient tous à se dire "Ou là là, faut peut-être pas qu'il y ait trop de gens qui s'inscrit parce qu'on sait pas qui pour qui ils vont voter quoi." Donc on se contente de nos 50 ou 60000 votants identifiés. Voilà. Donc ça ça m'a ça c'est un point qui m'a quand même assez frappé. Je m'attendais à ce qu'il y a un peu plus d'appel pour dire un peu mobilisateur quoi parce que c'était quand même ça l'objectif. Alors justement, on va se poser cette question là et on va rappeler les règles de cette primaire. C'est le thème de la chronique de Quentin Calmet tout de suite.

14:48

Question centrale évidemment. Bonsoir Quentin. Qui est appelé aux urnes pour cette primaire de la gauche ? Bonsoir, on parle avec ce processus électoral de primaire semi-ouverte. Le nom officiel, un choisir 2027 ou encore primaire, socialiste et démocratique concerne les militants du PS, les militants socialistes, également ceux de place publique, le parti de Raphaël Gluxman également la gauche républicaine et socialiste, petit parti d'Emmanuel Morel et ainsi donc que les Français qui aur qui auront cotisé à une association créée pour l'occasion baptisée association de financement de la désignation de la candidature de la gauche socialiste et démocratique. l'adhésion qui coûte 15 € 10 € pour les personnes qui ne payent pas l'impôt sur

15:32

le revenu, les chômeurs également les étudiants. Peut-être que certains de nos téléspectateurs et téléspectatrices se posent cette question. Est-ce qu'il est encore temps ? Est-ce qu'on peut s'inscrire pour voter ? Tout à fait, vous pouvez. Le 5 octobre, voilà la date limite d'adhésion pour voter au premier tour de la primaire. C'est lundi prochain. Pour rappel, et bien le 9 et le 10 octobre se tient le premier tour de la primaire par vote électronite électronique début du vote à 8h le 9 fin le 10 à 20h. Ensuite la prochaine date c'est le 12 octobre. Ça c'est la date limite pour s'inscrire pour et bien pouvoir voter au second tour. Et le second tour de cette primaire c'est 16 et 17 octobre. Alors on a commencé à évoquer les chiffres. Est-ce qu'on a une idée du

16:15

nombre de votants, du nombre d'inscrits ? Début septembre, Patrick Menucci, l'ancien député des BCH du Rône qui a été choisi pour présider la commission d'organisation de la primaire, parlait de 50000 votants. Ce sont les émissions de télé qui peuvent déclencher un mouvement pour intéresser les citoyens et faire monter ce chiffre à 100000, disait le même Patrick Menucci au Parisien le 14 septembre. place publique, le parti de Raphaël Gluxman a communiqué mardi parlant de 300 nouvelles adhésions quotidiennes, ce qui pourrait permettre au parti d'atteindre bientôt les 20000 militants. Avec 100000 votants à cette primaire, on se dit qu'on est quand même très loin des chiffres de la primaire de 2011. En 2011, 2,8 millions de français s'étaient déplacés pour départager François

17:00

Hollande et Martin Aubri au second tour de la primaire de la gauche. 2 millions de votants également pour le second tour de la primaire entre Benoît Amont et Manuel Vals. Et 4,4 millions quand même he pour la primaire de la droite en 2016. Merci beaucoup Quentin pour pour toutes ces informations. Alors évidemment, on va continuer de s'intéresser à cette potentielle faible participation. Est-ce que vous y voyez un un signe ? Je vais rester avec vous rester avec qui parce que votre livre c'est la fin des partis pour l'interrogation. C'est un signe de l'affaiblissement de ce parti en tout cas ou du parti ou de au moins de ce parti là parce que évidemment tout le problème du Parti socialiste, c'est que son son en tout cas celui qui est favori pour l'instant c'est quelqu'un qui qui

17:40

n'est pas membre du parti qui a une histoire qui est qui est une histoire très singulière, on va dire qui n'est même pas liée à à aucun autre parti de gauche. Et le problème du Parti socialiste depuis 2017, c'est que son son leader n cessé d'être contesté, de perdre des soutiens en interne, d'être sur un siège éjectable, de d'avoir passé passer son temps en quelque sorte à essayer de préserver en soit peu l'unité. Euh bon et donc évidemment n'apparaît pas comme un leader naturel et forcé de constater que à côté de lui c'est challenger interne pas plus quoi. Donc évidemment là on mesure bien si on le compare avec le Parti socialiste de 2012. Alors on va même pas remonter avant parce que ça

18:24

serait pourrait dire assez douloureux. Je sais pas du temps de d'un Michel Recard d'un Lionel Jospin d'un Fabius d'un Cheevainement. Enfin bon voilà, on pourrait multiplier une partie nobri. Là, on est clairement de dans un parti où il y a bah voilà, le Parti socialiste, c'était 30 députés en 2010 2017 euh jusqu'en 2022. Après, c'était un petit à peine plus que 60. Il y a plus effectivement de personnel politique suffisamment aptes et ceux qui auraient pu bah voilà comme François Hollande ou Cazu se sont mis mis de côté. Donc voilà, il faut offert des primaires malgré tout, mais des primaires sans avoir l'appareil. Euh en

19:06

2012 euh c'est des milliers de militants euh d'adhérents du parti qui tiennent les bureaux de vote. Euh c'est comme ça que ça se passe. Donc là déjà on passe à un vote électronique. Bon euh tant mieux hein, ça peut potentiellement permettre à plus de gens de voter mais en même temps euh sans évidemment la capacité de relais que peut que peut apporter un parti de 150000 adhérents ou 120000 adhérents sur le terrain. Et donc bah on en est là quoi. Et j'ajoute d'ailleurs une remarque un peu intéressante, c'est que les écologistes ont fait une primaire à l'élection présidentielle précédente. Ils avaient aussi appelé à voter de manière électronique. Bon, c'était pas 15 € mais il y a quand même eu 100000 votants. Donc pour le parti écologiste dont on moque souvent

19:46

l'inorganisation, la faiblesse et cetera. Donc si c'est 100000, ça sera si j'ose dire quand même pas très glorieux et ça sera un finalement assez révélateur euh de cette de ce qu'il faut bien appeler un effondrement de de de de ce grand parti là qui tel qu'il a été. En tout cas, Christine, il y a toujours une question qu'on se pose avec la primaire qu'elle soit de gauche ou de droite. Est-ce que c'est une machine à perdre ? Qu'est-ce que vous répondez à cette question ? Mais c'est beaucoup moins drôle que du Féo. Mais on se dit alors la primère elle est ouverte, elle est fermée. Parce que Féo dit ouverte et fermé, pas ouverte ou fermée ou entrouverte. Et en fait, quand on se replonge dans l'histoire de cet exercice euh on s'aperçoit qu'après le renoncement

20:31

douloureux de Jacques Delor, donc là on est en 95, c'est une primaire fermée. Euh les adhérents, les chiffres varient. Vous venez de le rappeler, c'est étonnant hein. En 95, 79000 adhérents c'est fermé ou se prononce et Lionel JPIN écrase Henri Emmanuelie. Néanmoins, il il perdra à la présidentielle face à Jacques Chirag. En 2006, c'est à nouveau fermé là 180000 personnes. Donc un chiffre qui a doublé Solen Royal bas Dominique Stroscal. et échou devant Sarkozi 2011. Là, c'est ouvert à tous les

21:15

citoyens et c'est le chiffre que Quentin mentionnait tout à l'heure 2008 et là François Hollande à la primaire bat Martin Aubri et gagne la présidentielle 2016 pour 2017. C'est ouvert. Mais ouvert à qui ? Aux adhérents. En tout cas, il y a 2 millions de personnes quand même qui se mobilisent. et Benoît Amont bat Manuel Valz. Néanmoins, au premier tour des présidentiels, il fait 6,36 %. Et alors en 2021 là c'est le pompeau parce que il n'y a plus que 22200 euh adhérent. C'est fermé 22200 et Annie

22:00

Dalgot, on s'en souvient, bat Stéphane le folle ou et ne récolte au premier tour de la présidentielle qu' 1,74 %. Donc ce qui est très curieux dans cet exercice, c'est qu'au fond le Parti socialiste n'a pas de doctrine s'agissant des primaires. On pourrait penser que voilà, c'est un exercice qui pourrait devenir un rituel et puis voilà, c'est au moins les citoyens s'y s'y retrouveraient. Si vous comparez avec les États-Unis, c'est toujours la même mécanique aux États-Unis ou alors Ah non, c'est encore plus embrouillé. C'est infernal aux États-Unis, mais ça a une autre échelle. Donc à l'échelle du pays ici, on pourrait on pourrait penser quand même que voilà le Parti socialiste aurait intérêt à figer

22:44

à ritualiser ses règles et à ritualiser pour au moins fidéliser au moins ses adhérents. Alors votre avis là-dessus primaire parce que c'est c'est un vieux débat effectivement. Je commence avec vous Adrien Broch, il y a le contreexemple de François Hollande sinon c'est une machine à perdre. On n'est pas obligé de faire le lien entre la primaire et l'élan que c'est censé donner à celui ou celle qui l' remporte. Non, bien sûr. Et puis tout dépend effectivement des des contextes qui sont toujours très particuliers. 2017 n'est pas l'élection à laquelle on va avoir à laquelle on va faire face l'année prochaine. Donc ça dépend aussi évidemment toujours des contextes. Ça dépend aussi beaucoup en l'occurrence puisque ce sera un candidat a priori ici de centre gauche qui en sortira de la

23:25

capacité d'un autre candidat centrist fort dans les urnes. Tout ça va aussi dépendre, c'est des vases communiquants de de la manière dont le le le l'offre politique va se formuler de la gauche dite démocratique en réalité au centre voire au centre droit parce que effectivement si Raphael Gluxman s'impose dans cette primaire et est le candidat qui représente le Parti socialiste et place publique, il aura sûrement intérêt lui tactiquement et c'est ce qu'il tente déjà de faire d'aller chercher aussi des voix des ce qu'on appelle des macronistes déçus issus de là plutôt de du vivier social-démocrate. en 2017 qui avait fait la bascule. Ce qui est certain en revanche, c'est que ça ne confère pas effectivement une légitimité d'ampleur au au candidat qui sortira vainqueur de

24:07

cette primaire. Donc je pense qu'il faut tenir effectivement ces ces éléments-l ensemble. Ouais. Alors on entendait dans la chronique de Quentin que Patrick Menouci espérait que les débats allaient activer une dynamique. Il y avait 700000 téléspectateurs en moyenne hier soir sur sur LCI. Un pic à 1 million. Double question Sand Cassini. Est-ce que le Est-ce qu'il y a des réactions interne PS ? Est-ce qu'il s'en réjouissent de ce officiellement de ce de ce de ce chiffre et puis est-ce que d'après vous ça peut effectivement créer une dynamique c'estàd inciter certains de de celles et ceux qui regardaient le débat hier profeur d'CI à à s'inscrire quoi ? Écoutez, je pense que quand même en fait en toute fin d'émission quand même c'est vrai que Raphaël Gluxman était très réticent, il

24:49

en voulait pas de cette primaire, c'était la machine à perdre et il avait peur d'être la cible et d'ailleurs ça l'a été un peu hier mais maintenant ils ont ils ont visiblement changé un peu d'optique et ils veulent en faire une dynamique parce que ils s'instruisent aussi des dernières élections et quand même ils ont constaté Benoît Amont qui partait de rien est sorti de la primaire lui-même propulsé. Donc comme quand même Raphaël Gluxman est pas du tout aujourd'hui en position d'aller au second tour, il espère quand même profiter de de cet exercice auquel il est contraint pour se hisser euh se donner un petit coup de boost euh après euh faire ses preuves aussi d'une exercice qui pose un alors en interne au PS en interne au PS et chez public publique il y avait un peu deux écoles.

25:34

Il y avait les l'école de gens qui avaient été autour d'Hidalgo qui disaient effectivement pas trop de débat donc on en fait qu'un, il faut le préserver parce que c'est la machine à perdre et puis d'autres qui nous ont dit en fait il faut que tuen bav il faut que tuen baves parce que la la présidentielle c'est on en bave quoi. C'est prendre des coups c'est une épreuve et autant les prendre tout de suite que dans 6 mois. Donc il y avait un peu ces deux écoles-là et là maintenant ils espèrent quand même avoir euh avoir cette dynamique sur la primaire. Juste pour rebondir sur ce que disait mes mes camarades, quand on parle avec François Hollande qui est quand même sorti, qui est quand même l'exemple de la primaire réussie et cetera, en fait quand même lui mais aussi autour

26:16

de lui ils font ils font quand même le constat. François Hollande, il raconte ça très bien. Il dit "De toute façon, après Sarkozi, on savait que le gagnant de la primaire serait le prochain président de la République parce queil y aurait l'alternance en fait, l'alternance droit droite gauche après SarkoZi c'était c'était elle était acquise." Donc la question elle n'était que si vous écoutez les sarcozistes, ils disent à 15 jours près différent. Bah oui, mais bon bah fallait avoir plus de chance sur le calendrier. En tout cas, en tout cas, ils étaient en meilleure position donc c'était l'alternance droite gauche, c'était notre époque. On était pas donc quand même c'était acquis. Mais ça a créé quand même quelque chose. Les frictions euh au sein qui se sont euh produites au

26:58

sein de de de cette primaire ont quand même perduré après euh dans l'exercice du pouvoir. Elles ont laissé des traces et euh c'est aussi ça un petit peu qui a amené euh voilà qui a fait naître un peu les frondeurs. Donc il est pas complètement euh il est pas complètement positif non plus. lui. Bon évidemment il a pas voulu y aller donc on peut dire qu'il a tout intérêt à dire ça mais même d'autres autour de lui qui ou qui étaient à cette époque ont le même récit que ça. Adrien un mot ? Non, mais c'est vrai que par rapport à François Hollande et euh et aux 10 socio-démocrates qui ne sont pas allés à la primaire, ça pose aussi une question sur la périmètre et la le périmètre et la lisibilité du périmètre de cette primaire qui est une primaire en effet euh aux partis socialistes et à

27:38

place publique qu'on appelle parfois primaire de la social-démocratie mais sans l'intégralité des socio-démocrates. Donc ça fait quand même beaucoup de cherché comment comment nos confrères la nommaient. Alors il y a il y a un peu tout pas n'importe quoi. En tout cas c'est compliqué quoi. C'est c'est assez compliqué. Donc j'imagine aussi pour les pour les les les nos concitoyens qui ne suivent pas l'actualité politique au jour le jour, ça fait beaucoup de paramètres à prendre en compte. C'estàd effectivement est-ce que c'est de cette primaire là que sortira le candidat du sautre gauche ou est-ce qu'il peut y avoir un outsider en dehors de la primaire ? Effectivement, c'est sans doute le paris de François Hollande. Tiens, il y a il y a plusieurs absents, je vais pas tous les citer,

28:10

mais notamment les deux principaux selon nous, en tout cas, François Hollande, François Ruffin qui ne sont pas présents dans cette primaire. Euh, Frédéric Saviki, est-ce que leur absence, elle ne la rend pas finalement moins euh décis, moins cruciale ? probablement il y a d'autres absences, c'est les écologistes quand même hein parce que mine de rien euh euh au cours de ces dernières années euh même si le parti écologiste a pu euh comme toujours avoir des performances électorales en dancis, c'est quand même aujourd'hui un groupe parlementaire d'un peu plus de 30 députés à l'Assemblée nationale. Il y a des sénateurs, il y a des les écologistes participent à toutes les coalitions dans les villes, les régions qui sont gouvernées par les socialistes. Hier, j'ai l'impression

28:51

qu'on faisait comme si, j'allais dire leur leur absence de la primaire allait automatiquement amener la majorité d'entre eux à se rallier au vainqueurs. Et c'est vrai que de ce point de vue-là, c'est quand même c'est quand même très hypothétique, on va dire. Et c'est la même chose pour Clémentine Autin ou alors bon pour François Ruffin compte tenu des relations avec les fill Jean-Luc Mélenchon sa pas très bien ce qu'il va faire mais bon ça va être un peu compliqué mais enfin bon on s'est focalisé tout sur Mélenchon et sur LFI mais on s'est quand même assez peu préoccupé d'envoyer des signaux Ouais moi j'étais frappé quand Raphael Guxman à un moment évoque la puissance de l'État qu'est-ce qu' va chercher le plan Mesmer de 1900 1971 de construction des

29:36

centrales nucléaire. Je bon est-ce que c'était euh clairement une prise de position en faveur du nucléaire ? Mais enfin, sachant qu'il a recruté entre guillemets Yannick Jade comme son principal conseiller, enfin une de ses principales prises, je sais pas comment Jado a dû prendre ça, mais c'est quand même très étrange. Je parle même pas pour le coup de partie des écologistes français. Donc c'est vrai que ça c'est quand même voilà le fait d'avoir dit attention à ce périmètre peut-être un peu trop restreint pour donner un élan suffisant. Soit on fait un périmètre restreint et à ce moment-là quand même on s'adresse clairement aussi on envoie des signaux aux autres en leur disant "Bon écoutez, on vous a pas invité à la table mais au banquet final vous serez

30:14

présent et puis vous aurez tout ce qu'il faut." Mais là, j'avais plutôt l'impression que cette clôture aboutissait finalement effectivement à ne pas chercher à à élargir. Alors, on a on a vu des extraits de ce débat dans notre sujet d'ouverture. Là, on en a choisi deux pour parler de d'autres lignes de fracture sur les questions internationales. C'est Golen Royal notamment a a provoqué l'indignation de plusieurs associations juives quand elle a dit ceci. Il y a une montée de l'antisémitisme qui est très inquiétante. Et cette montée de l'antisémitisme, elle est pas du à Israël, elle est d aux actuels dirigeants d'Israël. Mais c'est très difficile en effet pour eux de dire de dénoncer ce que fait les dirigeants ce

30:57

que font les dirigeants d'Israël parce que avec cette théorie de se dire "Mais si on commence à les critiquer, on va nous affaiblir." Moi, je crois qu'au contraire, il faudrait plus de voix israéliennes et jives pour dire que ce qui se passe est absolument intolérable parce que c'est ça aussi qui va freiner la montée de de l'antisémitisme. Donc réaction immédiate sur le plateau lors du débat de Jérôme Geg 2, Raphaël Gluxman et puis dans la foulée Johan Harfi, le président du CRIF, le conseil représentatif des des institutions juives de France. Il parle, je le cite, d'une trahison de l'idéal républicain. Est-ce que pour vous c'était le moment le plus tendu de ce débat ? Sandrine Cass ? Ah oui, je pense que incontestablement sur le fond c'était

31:40

c'était vraiment le dérapage enfin moi qui regardez toute l'émission parce que les disputes avec elle etf on les connaît en réalité elles sont d'ordre stratégique elles touchent pas aux valeurs. Là on était quand même sur quelque chose je dois dire d'assez surprenant de beaucoup plus de beaucoup plus grave. Enfin, on touchait vraiment à un tabou euh au tabou tabou très fort à gauche quand même. C'est ces reproches qu'on a fait à la France sont mise carrément dérapé sur le plateau hier de LCI. Ouais. Est-ce que c'est une elle un peu rétropédalée ce matin dans cette intervention Adrien Broch ? C'est une bourde pour vous de la part de Colen Royal ? Je ne sais pas si c'est une bourde.

32:23

C'est une stratégie, c'est c'est c'est dommageable mais je rejoins ce qui a été dit. C'est-à-dire en réalité, il y a des questions de valeur derrière les désaccords avec LFI, mais c'est vrai qu'ils sont souvent masqués maintenant par, on les résume à la question de l'alliance ou pas avec la France insoumise davantage que d'aller sur le fond des sujets. Là en l'occurrence le le verbime de S Golen Royal, il est en effet sur le fond très très dommageable quoi. Parce que c'est vraiment la question de de l'individu réduit et assigné à en l'occurrence à des faits qui lui sont extérieurs et pour lesquels il serait rendu comptable quoi. Donc sur le fond, j'ai trouvé ça très perturbant et d'ailleurs ça a été très rapidement soulevé mais au moins il y avait là une

33:02

divergence de fond. Je ne sais pas si c'est Golden Royal le pensent vraiment si c'est tactique ou pas. En l'occurence il y avait vraiment un débat là ici de fond. Ouais, le pensou. Et alors, je reviens à notre titre. Est-ce qu'il y a pas là l'ombre de de Jean-Luc Mélenchon finalement qui pèse sur cette partie du débat ? Frédéric Sav qui ? Je je ne pense pas que ce soit forcément un lien, j'allais dire direct. que je quand on regarde les déclarations de Colon Royal au cours de ces dernières années, elle n'en est pas, j'allais dire à sa première enfin bourde ou en tout cas déclaration scandaleuse. Enfin, on pourrait revenir quand même aussi sur ces prises de position sur le ça s'est revenu hier aussi sur la sur la la responsabilité ou non de la Russie. Euh et bon voilà

33:46

alors je je sais pas si sa stratégie s'il y en a une c'est justement une une stratégie de rupture de provocation déjà en 2006 2007 dans sa campagne primaire et puis ensuite elle elle est quand même elle est un peu coutumière quand même aussi de de de ça. Donc alors peut-être que effectivement sa tête, il s'agit de d'envoyer des signaux à l'électorat, une partie d'électorat évidemment de Jean-Luc Mélenchon, mais je pense qu'elle a pas mesuré totalement la bourde qu'elle faisait parce qu'elle s'est Non, mais c'est toute la porosité Mélenchon. Il est évident que l'antisémitisme la la manière très digne d'ailleurs dont Jérôme Gedge et Raphael Gluxman faisant état de leur propre racine personnelle

34:30

élargissent le débat alors que Segolen Royal au contraire le rétrécit de façon mais ça c'est hélas c'est du mélanchon c'est-à-dire c'est cette cette espèce de comment dire de de facilité et de dérapage permanent plus ou moins contrôlé dans le cas de Mélenchon. Hélas, on a l'impression que c'est très contrôlé. Dans le cas de Colines royales, le dérapage c'est pas le premier et probablement pas le dernier, mais c'est particulièrement déplaisant. Alors au cœur de ce dernier chapitre sur les les questions internationales, une une interrogation d'un de nos téléspectateurs qui nous écrit d'Ajin. Le vainqueur de la primaire est-il assuré que les autres le suivront ? Ce n'était pas toujours le cas par le passé. Je veux bien vous entendre là-dessus Adrien Broch parce que est-ce

35:14

que ce débat vous laisse entendre que euh il y aura pas de de vraies cohésion au contraire vous êtes dire après tout ils sont peut-être complémentaires, ils vont ils vont pouvoir travailler ensemble après. Il y a la question de de de l'engagement et des statuts et ils ont répondu à la question à la fin du débat. Effectivement David Pujadas leur a demandé par le peut-être la voix d'un téléspectateur mais ou parce que c'était des questions face s'engageait à respecter la la victoire. Je crois qu'ils ont tous répondu oui. Raphaël Gluxman émettant une astérie sur oui mais mais pas forcément au législatif dans le cas où effectivement il y aurait des alliances. Bon c'est c'est le seul bémol qui a été fait. Et puis après il y a la question de de la réalité. On l'a vu en 2017 la réalité

35:55

politique avait fait que Manuel Vals n'avait pas soutenu la la victoire de Benoît Amon. C'est très difficile en réalité d'aujourd'hui de le savoir d'anticiper. Oui effectivement. Alors l'autre thème clivant sur ces questions internationales, la guerre Russie Ukraine, on écoute Raphaël Gluxman réagir à la main tendue, le mot est certainement trop fort mais en tout cas l'intér l'idée de ces golines royales qui dit Vladimir Poutine, il faut négocier avec lui. Écoutez Raphaël Guxman, il n'a aucune intention de négocier avec nous. Aucune. À aucun moment il montre le premier signe de vouloir négocier avec les Européens. Et donc il nous considère comme ses adversaires. Lisez les textes des Russes, les services secrets russes, le SVR, les services extérieurs russes. Ils ont publié une

36:35

doctrine pour expliquer que les États-Unis n'étaient plus leur adversaire depuis que Donald Trump, tu m'étonnes, depuis que Donald Trump avait pris le pouvoir aux États-Unis, mais que désormais l'adversaire c'était quoi ? L'eurofascisme. Et alors, c'est sans doute le thème sur lequel Raphaël Gluxman est le plus fort, le plus cohérent. Il alerte, il alerte l'Europe, il alerte la France, les Français depuis depuis longtemps. Est-ce que pour autant c'est un thème important dans une primaire interne ? Ah, je crois que dans dans alors primaire interne, en tout cas à gauche euh pour les gens qui suivent le plus la politique, c'est un élément important de démarcation quand même avec LI et donc là la position de Colen Royal clairement la la ramène de ce côté-là.

37:19

Donc c'est je pense que c'est quand même un élément essentiel dans la campagne présidentielle elle-même. Ça dépendra du contexte international mais on sait que traditionnellement les questions internationales, sauf quand elles impactent très directement à travers l'évolution des cours de pétrole et cetera, sont pas forcément essentiels. Et quand même à ce stade, je pense que et puis faut pas oublier quand même que un président de la République, c'est quand même d'abord quelqu'un qui s'occupe de défense et d'affaires étrangères en France et que c'est aussi comme ça qu'on marque malgré tout sa crédibilité, hein. C'est pas pour rien d'ailleurs que souvent les candidats vont faire des voyages à l'étranger ou essayent de montrer queils ne sont pas complètement coupés du monde extérieur.

38:01

Donc ça ça c'est quand même un atout potentiel pour Raphaël Guxman. euh plus la situation euh pourrait dire de de crise internationale dans laquelle on est euh va se poursuivre et il y a pas on voit pas tellement comment elle ne pourrait pas se poursuivre. plus d'une certaine façon, il a quand même intérêt à essayer de d'internationaliser ou de globaliser les les les problèmes et les questions. Donc je pense que voilà et puis la question, on voit bien en Allemagne aux dernières élections, la question de l'aide apportée euh à l'Ukraine, c'est aussi une question intérieure. C'est une partie du budget de la défense qui augmente fortement et cetera. Et donc c'est une controverse. C'est ça. Ça potentiellement ça peut devenir effectivement un élément ça prend dans les autres, j'allais dire

38:44

dans les autres élections en Europe. Il y a pas de raison qu'en France ça ça ne vienne pas aussi sur le tapis sous cet angle-là euh puisque c'est pas simplement de savoir si on va mourir pour pour kiff, c'est aussi de savoir si on continue d'augmenter fortement les dépenses militaires. Et ça à gauche, c'est un truc très sensible. C'est on voit bien les communistes aussi là-dessus qui sont sur une ligne là de de de critique des dépenses militaires de de voilà. Donc c'est c'est je pense que c'est c'est important. Peut-être Christine fait un mot là-dessus. Est-ce que c'est un pour vous un marqueur important pour les les candidats et candidates à cette à cette Je crois que cette fois-ci oui. Je crois que l'an prochain euh on peut craindre qu'aucune des guerres, aucun des conflits ouverts euh

39:29

et singulièrement sur notre continent ne soit résolu. Et donc je crois que là euh les les Français en sont en ont parfaitement conscience et qu'ils en ont même peur pour certains d'entre eux. Enfin, on entend ça beaucoup. Hm. Et et je crois que la façon euh dont les candidats et c'est certainement un atour effectivement pour euh pour Gluxman dont on ne peut pas nier qu'au Parlement européen où on envoie beaucoup de députés qui ne font rien. Euh c'est d'ailleurs je crois Rachida Dati qui s'en est venté là dans son procès en disant "Moi, vous savez au Parlement européen jeus d'avoir fait quoi ce soit au moins Gluxman lui il a

40:11

été très actif. Donc je crois que oui, cette fois-ci ça peut peser fortement sur les choix des Français. Oui, effectivement c'est important mais en même temps je pense que ça peut être aussi à double tranchant. Oui. Parce que dans l'opinion publique à la fois peut-être il y a cette peur mais il y a aussi le sentiment de manière justifiée ou pas que c'est aussi ça qui fait augmenter le prix de la vie. Enfin, surtout dans les classes populaires et les classes moyennes qui ont du mal. On a assez donné à l'Ukraine. On a assez à donner à l'Ukraine. Mais bien sûr, on l'entend, on l'entend et c'est un argument qui peut le côté on va encore donner plus ou même qui peut paraître un peu vat en guerre.

40:55

Euh pour certains, ça peut nous paraître bien mais aussi le desservir électoralement. Ouais. Votre avis là-dessus Adri ? Non, je je rejoins ce qui a été dit. C'est évidemment un une conviction très forte pour lui. Donc je pense qu'on peut pas effectivement le le soupçonner de de que ce soit une manœuvre politique ou politicienne. Deux, il se trouve que c'est un sujet qui parle quand même beaucoup aux électeurs discentristes aujourd'hui. Dans toutes les enquêtes d'opinion, vous voyez les les classements des sujets qui importent, hein. Donc, vous avez la le pouvoir d'achat, la santé et cetera. En général, les électeurs de ce qu'on appelle le bloc central sont largement surreprésentés sur les questions internationales, le soutien à l'Ukraine. Donc ça permet aussi, et je ne dis pas

41:32

qu'il le fait pour ça parce que je crois que c'est un un enjeu important pour lui de conviction intime, mais ça permet aussi d'arrimer euh dans le cas où effectivement il faudrait qu'il aille voir du du côté de ses électeurs exmcronistes déçus à ce sujet-là qui est extrêmement important pour effectivement une partie des électeurs très attachés à l'idée européenne et aux questions internationales. Le prochain débat, on l'a dit, c'est le 1er octobre sur France 2 et France interre. Peut-être une forte audience potentielle plus importante que celle du débat d'hier sur LCI. Frédéric Saviki. Est-ce que les outsiders sont condamnés à la surenchère ? Qu'est-ce qu'on peut anticiper d'un d'un deuxième débat ? Bah les outsiders, ça dépend quels outsiders c'est Royal est pas tout à

42:11

fait dans la même position si vous voulez que Jérôme Gage ou Emmanuel Morel. Donc pour un morel, ce qui ce qu'il est important aussi, c'est justement de montrer son à la fois sa détermination, son calme. Il est pas du on l'a vu hier, il était pas du tout dans la dans la provocation. Bon, c'est plutôt voilà, on montre ça. C'est on on dit que je suis un petit candidat mais en fait je suis parfaitement crédible. J'ai autant d'idées que les autres et puis je suis bon voilà pour ces golen royal bah effectivement c'est quand même on parlait de là c'est pas c'est l'éléphant dans dans la pièce là l'éléphante c'est c'est bon voilà je je provoque je je je je je je je je je voilà donc c'est c'est c'est c'est pour ça que c'est pas

42:55

il y a pas forcément une seule ligne. Moi je pense sur le deuxième débat que vous évoquiez, le fait que ce soit sur une chaîne publique ouverte à grande audience et où du coup des gens peuvent tomber sur le débat à leur penser à regarder un film ou une série, euh ça peut effectivement mécaniquement je dirais amener quand même beaucoup plus de de de téléspectateurs. Et là, pour ce débat là, on peut espérer quand même qu'après ce tour de chauffe, les les les candidats, sachant qu'ils seront plus regardés, peut-être travaill un petit peu mieux leur dossier de leur dossier dans certains cas soit un petit peu plus clair et puis aborde un peu plus de front des des questions qui qui dérangent. Merci beaucoup à toutes à tous d'avoir participé à notre débat, vos livres.

43:40

Frédéric Saviki, la fin des parties au presse universitaire de de France. Adri Amroge, votre portrait moderne de la gauche française est aux éditions de l'aube Sandrine évidemment Castini, on vous lit dans les colonnes du du monde et puis je fais votre promo et on va faire aussi la nôtre hein. On vous donne rendez-vous dimanche toute la journée, ça commence à partir de midi spéciale élection sénatoriale avec Tamtranu, Alexandre Poussard, Steve Jourdin, tous nos envoyés spéciaux. On vous propose une journée spéciale jusqu'à 22h30 du pour cette dernière élection avant la présidentielle. Je vous dis encore une fois merci et à bientôt sur Public Sénat. J'ouvre le second débat de ce sens public consacré au Midterms. Les élections de mi-mandat 3 novembre prochain aux États-Unis. Quels sont les

44:21

enjeux ? À quel point une victoire démocrate pourrait entraver l'action de Donald Trump que fera le président en cas de lourde défaite ? On est à 40 jours du scrutin avec des sondages qui ne sont pas favorables à son camp Jérôme Ravier. À 6 semaines des élections cruciales demi-mandat, Donald Trump est au plus bas dans les sondages. Seul 32 % des Américains approuve son action du jamais vu depuis son retour à la Maison Blanche. Mais il reste persuadé que lui seul peut faire gagner ses élections. Je vous demande donc de faire comme si j'étais sur le bulletin de vote. Je suis sur le bulletin de vote. Je suis sur le bulletin de vote. une dernière fois parce que si nous perdons, vous allez

45:05

perdre vos frontières, vous allez perdre vos baisses d'impôts, vous allez perdre votre sûreté et votre sécurité, vous allez perdre votre richesse. Pour tenter de rassembler sa base, Trump fait du Trump. Il s'en prend au médias qui répondraient des fake news et les expulses de la Maison Blanche. Un juge a depuis annulé cette décision, mais qu'importe, le message est passé. Il reste un président anti establishment. En revanche, il est plus difficile de masquer les difficultés des Américains, y compris sa base électorale qui souffre de l'inflation et du prix du baril de pétrole qui dépasse désormais fréquemment les 100 dollars. Nous avons des activités dans les clôtures et les chantiers. Alors, le prix du plein de carburant que nous mettons chaque jour à quasiment doubler,

45:50

ça fait vraiment une grosse différence. Principale cause de cette flambée, la guerre en Iran déclenchée par Trump et qui s'éternise un élément déterminant pour les Américains. La classe moyenne ne peut plus respirer. Les répercussions de la guerre en Iran sont terribles et évidemment touchent au portefeuille les magas, he l'électorat de cœur de Donald Trump. Ce même électorat est en train de se détourner de ce président. Donc pour répondre très clairement, oui, aujourd'hui les enjeux sont économiques. Donald Trump promet que la guerre avec l'Iran n'est qu'une passade, qu'elle sera bientôt finie et qu'ensuite tout redeviendra rose sans résultat concrets. D'ailleurs, le prix du pétrole baissera dès que nous aurons gagné la guerre contre l'Iran qui est en cours en ce moment.

46:32

Du résultat de ces midtermes dépendra la marge de manœuvre du président américain pour ces deux dernières années. S'il perd la chambre des représentants et le Sénat, le bras de fer avec les démocrates promet d'être enragé et son action entravé. Et on se demande si Donald Trump est devenu le boulet des Républicains. J'accueille Ludvin Gil. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes directrice de l'observatoire Amérique du Nord à la fondation Jean Jorè. Vous publiez États-Unis le vote confisqué. C'est aux éditions de l'aube Alexis Pichard, bonsoir. Bienvenue. Chercheur en civilisation américaine à l'université Paris Nanterre. Je cite votre livre la présidence américaine, un tournant impérial aux éditions Hais. Galer Fenwick, bonsoir. Heureux de vous retrouver sur ce plateau. Galager

47:14

éditoraliste de politique internationale ALCI, ancien correspondant à Jérusalem et à Washington. Évidemment, Christine Crent est resté à mes côtés, éditorialiste pour sance publique. Mais alors, je signale votre livre Mon Trump de A à Z euh qui est publié aux édition de Noël. On va redonner les bases la date 3 novembre, les élections de demi-mandat euh avec un renouvellement de la totalité de la chambre des représentants 435 sièges au total qui seront renouvelés et puis un tiers des sièges du Sénat. On va voir s'afficher cette infographie aussi là. Voilà. 100 sièges au total 35 renouvelés. Alors question générale tiens là aussi Ludvid Gil est-ce que c'est la chronique d'une défaite annoncée pour le le camp de

47:59

Donald Trump ou est-ce que je vais trop vite en besogne ? vous allez trop vite en besogne. H effectivement en fait alors les les prévisions, c'est beaucoup plus facile pour le passé surtout en tant qu'historienne que pour l'avenir. Oui. Et comme toujours, on se retrouve avec des tendances euh mais des une histoire qui n'est tout de même pas écrite à l'avance. Est-ce que les Républicains vont se prendre une heure à clé ? peut-être. Mais en fait, vu le contexte qu'on a, vu ce qu'ils ont mis en œuvre euh pour limiter leurs défaites, je pense aux entraves, aux droits de vote dont je parle dans mon ouvrage, je pense aussi

48:41

au charcutage électoral euh qu'ils ont mis en œuvre de manière historiquement brutale depuis l'année dernière. Ce sont des éléments qui ne leur garantissent pas de garder le contrôle mais qui pourrai limiter les pertes. Ouais. la la base maga des républicains est-ce qu'elle est toujours aussi puissante ? Est-ce qu'elle est toujours aussi fidèle à Donald Trump ? elle est toujours relativement inoxydable au sens où euh indépendamment des des crises de la guerre en Iran euh de l'inflation, il y a toujours un il a toujours il bénéficie toujours d'une d'une base extrêmement solide euh qui est en partie désenchanté par justement ces ces promesses de ne pas entrer dans des guerres infinies et finalement cette guerre en en Iran qui dure de manière discontinue depuis le mois de février et

49:24

qui pèse justement sur les dépenses contraintes euh le carburant, la nourriture. Donc effectivement, il y a quelques désaffections de sa base, mais sa base reste malgré tout extrêmement solide et ce qui est assez assez exceptionnel au vu de justement des tristes des crises qu'il traversent et de l'impopularité générale qu'il qu'il subit. Alors, personne n'a de boule de cristal, hein. Euh, vous non plus, Gallpen mais mais en revanche, on on on peut quand même se dire que médias observateur peut-être adversaires politiques de Donald Trump peut-être d'ailleurs surtout lors de sa première élection l'ont souvent sous-estimé. Est-ce qu'il y a pas ce risque aussi ? Bien sûr qu'il est là et c'est la raison pour laquelle je suis d'accord avec ce qui a été dit. Il faut toujours se

50:04

méfier quand Tromie de l'équation des des prédictions et des prévisions qui ont prouvé leur capacité à se tromper de manière assez monumentale dans un passé pas si pas si lointain. Vous avez également d'autres éléments, je crois qui compliquent en fait la lecture qu'on peut faire du du rapport de force. Il y a des fractures au sein même des partis. Ça vaut pour les démocrates, ça vaut pour les républicains. Et puis mon sentiment et ça n'engage évidemment que moi, c'est que il y a pour avoir couvert déjà plusieurs élections de demi-mandat qui sont, il faut le rappeler même si tout le monde le sait, généralement perdu par le président en exercice. C'est c'est assez classique. Je crois que sur les on dire quelque chose comme les 10 derniers ou quelque chose comme

50:43

ça. Moi, j'ai souvenir de Bush qui l'emporte en en 2002 parce qu'il y a un effet drapeau après le 11 septembre. Clinton dans les années 90 parce qu'on est quand même dans un moment de de croissance avec plein de d'effets bénéfiques et cetera. Mais euh je crois qu'il y a trois facteurs qui me marquent dans le rapport que les Américains et les Américaines que je lis ou avec lesquels je m'entretiens ont avec cette élection. La première, c'est le sentiment dans chaque camp que l'autre va tricher. Ils en ont la certitude. Les républicains sont persuadés que les démocrates vont utiliser votre parance et cetera pour tricher. Et inversement, les démocrates disent "Vous allez voir, Donald Trump va tout faire par les tribunaux, par ses pouvoir exécutifs et cetera pour

51:26

tromper les électeurs, tricher sur ce l'autre sentiment, c'est tous les candidats vont diront toujours c'est l'élection la plus importante de votre vie." Bah là pour le coup, il y a un sentiment que c'est effectivement il y a quand même quelque chose d'assez existentiel. C'est ce que l'rome dit depuis cette convention farfelue dont il a exigé l'organisation ça n'existe pas normalement poste d'élection de mi-mandat et au centre duquel il a voulu se placer avec un effet repoussoir ou attirant pour certains et cetera. Euh et puis il y a aussi une immense défiance qui pas entièrement nouvelle mais qui s'est accrue des électeurs par rapport à la démocratie, au processus électoral, c'està-dire cette croyance et j'en termine par là que le gouvernement fédéral ou local ne peut pas ou tout

52:10

simplement ne veut pas impacter favorablement leur vie. Ouais. Christine Ukraine, vous vous suivez, vous êtes souvent aux États-Unis, vous suivez ces campagnes depuis longtemps. Est-ce qu'elle se démarque de campagne précédente cette cette campagne des midmes ? Est-ce que nous on a un prisme ? Souvent, on a on est un peu biaisé dans notre façon de de ressentir un processus électoral américain. Comment vous qui le connaissez de aussi bien, vous le percevez ? Vous la percevez cette campagne ? Mais je crois que déjà on méconnaît ce système qui n'a rien à voir avec le nôtre. Il y a un problème d'échelle, c'est un continent. Hm hm. Et ensuite, les élections sont au pouvoir des États et non pas au pouvoir fédéral.

52:53

Et à partir de là, il y a un sondage qui est sorti ce matin de Sharenstein qui est l'école média à Harvard qui dit que 2 tiers des Américains 2/3 ne comprennent rien au système électoral dans leur propre état. Donc c'est dire le galimatia parce que d'un état à l'autre les règles changent, les procédures de contrôle changent et par rapport à cette toile de fond président qui adore le chaos. Trump adore ça. Il dit "Le chaos, c'est génial, il y a c'est une opportunité, on peut toujours faire des deals et cetera." Et là, comme vient de le dire Galager,

53:36

il s'ébite en scène à son détriment parce qu'apparemment c'était pas plein du tout à Dallas à la mi-septembre. Euh et et il a eu ce cri, on l'entendait d'ailleurs au début euh dans le rappel en image de de ce thème, il disait euh ben votez comme si vous votiez pour moi. Donc euh et surtout tricher. Oui. Non, il a dit ça. Il a dit surtout tricher. N'hésitez pas à tricher. On est quand même Ouais. Je vous interromp je vous interromps Christine parce que ce sont on l'avait sélectionné effectivement Donald Trump qui dit clairement à ses partisans allez-y tricher on l'écoute.

54:21

Levez la main droite s'il vous plaît. jure

54:30

au plus grand président de l'histoire des États-Unis

54:38

qui nous aime tellement qu'il peut à peine respirer que j'irai voter avec ma famille, mes amis. Je le ferai quoi qu'il arrive. Je me fiche de savoir si je suis inscrit ou non. Je vais essayer de tricher comme jamais ils le font. Il n'y a jamais eu de plus grands tricheurs. Je m'en fiche. Je vais aller chercher mes amis, ma famille et nous allons voter le 3 novembre. Allez tricher. Lud. C'est moi je je j'ai j'ai un peu mal à à la démocratie américaine en en entendant ça. Et vous ? Oui. Oui. Oui. Et c'est pas nouveau, hein. Ven de Donald Trump. Il parle de fraude et de vol d'élection avant même depuis

55:23

avant même la première élection. Il en a il en parlait dès les élections primaires en 2015 en disant "Si je perds, c'est la fraude." Et donc d'un côté, il agite ses ses arguments en disant que s'il perd c'est que l'élection a été volée. D'un autre côté, il appelle à tricher. Et un autre paradoxe aussi, c'est que l'une de ces cibles depuis un certain temps déjà, c'est le vote par correspondance en disant le vote par correspondance est un vecteur de fraude majeur et c'est comme ça que les démocrates auraient gagné en 2020. Donald Trump a voté par correspondance en 2017, en 2018, en 2020. Il a voté deux fois par correspondance en 2026. et

56:06

ça ne l'empêche pas de voter par il vote par correspondance le matin et ça ne l'empêche pas ensuite de dire l'après-midi que ça devrait être interdit parce que c'est une fraude. Donc finalement c'est une grande mise en scène tout le temps. Mais pour rebondir sur ce que Galager disait tout à l'heure, ça pose un problème parce que ces accusations répétées de fraude de la part de Donald Trump mais reprises en boucle par son parti depuis des années, elles réussissent parce que aujourd'hui une majorité des républicains n'ont pas confiance dans le système. C'est une chose. Une majorité des républicains pensent que l'élection de 2020 a été volée encore aujourd'hui. Oui. Mais on a même des démocrates aujourd'hui en nombre non

56:51

négligeable qui pensent que le vote par correspondance est vecteur de fraude électorale. Donc ça veut dire que même les démocrates commencent à douter de la sincérité du scrutin. Christine, il y a dans dans le la logoré dans les les mots employés par Donald Trump, il y a il y a souvent des menaces. Il agite un certain nombre de menaces. Ah mais il n'arrête pas, il ne fait que ça. D'abord, il faut savoir que Donald Trump ne peut pas perdre. Il n'a jamais rien perdu. Il il n'a jamais fait aucune faillite. Toutes les femmes lui tombent dans les bras. Il gagne tous ses d Bon, tout ça est faux bien évidemment, mais on est presque, comment dire, on est tellement habitué maintenant à cette forme de de logoré. On l'a entendu

57:33

encore à la Tribune des Nations- Unies il y a de jours. Donc dans ce climat préélectoral avec quand même des primaires, nous parlions de la primaire socialiste tout à l'heure, là vous avez des primaires pour chaque poste électif dans chaque état dans dans plusieurs cantons des États-Unis. Euh donc la chambre des représentants un/ers du Sénat. Et par rapport à cela, moi ce que j'entends beaucoup euh c'est la montée des craintes euh des craintes que Donald Trump et son administration et notamment Steven Miller qui est qui est le numéro 2, le le secrétaire général adjoint si vous voulez de la Maison Blanche qui est un fou furieux queon a vu à l'œuvre

58:17

notamment imposant des quotas pour les forces anti-immigration et cetera et donc il y a plusieurs périls, plusieurs menace sur ces élections. L'UNDIVIN en a dit quelques-unes. Le vote par correspondance le plus cocasse qui dit à Donald Trump le 15 août de l'année dernière "Fais attention parce que c'est le vote par correspondance qui t'a fait perdre en 2020. C'est un certain Vladimir Poutine, vous souvenez, il se rencontre à Corage, le tapis rouge et cetera et Donald Trump raconte un journaliste de de la radio Fox News dans l'avion du retour, il dit "Ah ben oui, mais mon ami Vladimir m'ont dit oui, c'est à cause du vote par correspondant. En Russie, on vote aussi par correspondance. On a vu le résultat

59:02

hein, cette admirable élection transparente. Donc le vote par correspondance euh tous les États ne le pratiquent pas mais la Poste est en fait une institution fédérale. Ouais. Et donc c'est par l'intermédiaire de la poste pour aller vite euh que euh Donald Trump a essayé de frapper mais la Cour suprême il y a quelques jours lui a dit "Non, ça pas possible, c'est trop court les délais enfin les et d'ailleurs les motivations des différents juges, y compris le juge conservateur qui a fait la bascule pour bloquer cette histoire. Tout tout est ambigu mais en tout cas voilà le vote par correspondance dans certains états aura lieu. Ça c'est une première menace. Le le redécoupage

59:46

électoral chaque parti les démocrates comme les républicains charcutent la carte en principe tous les 10 ans à chaque recensement. Là, ça a été fait sans recensement au milieu et c'est terrible parce que nous qui allons aux États-Unis maintenant, vous avez l'adresse postale de quelqu'un, vous pouvez à peu près dire pour qui il vote tellement les concentrations partisanes ont été retravaillées. plus dangereux et ce que j'entends beaucoup ces derniers jours, c'est la la menace de manifestation plus ou moins gonflée, plus ou moins provoqué qui permettrait l'intervention de force

1:00:30

de l'ordre. Il s'agisse de la garde fédérale. Il l'a fait notamment à Los Angeles, c'était l'été dernier, l'été 25 où là il y avait des manifestations mais à l'échelle de Los Angeles mineur et qui ont été gonflées et du coup en voie de la garde nationale et même en voie de l'armée, ce qui est en principe interdit par la Constitution. Donc ce qu'on entend beaucoup, c'est est-ce qu'il risque d'y avoir des manifestations de ce genre ? Et puis bien évidemment la contestation en justice parce qu'aux États-Unis voilà on va on va tout de suite en justice et là aussi c'est horriblement complexe parce que

1:01:13

si des sièges sont contestés c'est pas à la justice de décider si tel ou tel a gagné ou perdu. cette infiné tantôt à la Chambre des représentants, tantôt au Sénat lui-même de dire si ce candidat a été ou non convenablement élu. Donc en principe, le congrès actuel siège jusqu'au 3 janvier prochain. Hm hm. Ah, il pourrait euh faciliter la nouvelle chambre. OK, compris. Le nouveau Sénat en principe s'installe mais il pourrait y avoir des siègies. D'accord. Très intéressant. Euh il y a aussi, je crois avoir vu ça Galera Finwick, euh la mobilisation de l'ICE, la police de de l'immigration pour alors on en revient un peu à ce que vous évez. Pourquoi contrôler les les listes

1:01:57

électorales, c'est ça ? Et et quel usage Donald Trump pourrait en faire à après ? intimidé intimidé et madame Okren a fait référence à Steven Miller. C'est un peu son bébé hein avec ce chiffre. qui visait 3000 personnes arrêtées par par jour pour arriver Donald Trump ador chiffreront au millions à l'année donc des gens qui sont inscrit sur les listes et qui ne devrai pas y être cette idée. Je sais pas si vous imaginez quand bon vous êtes né à l'étranger, vous êtes naturalisé américain relativement fraîchement et puis un copain vous amène et là vous avez des types avec le visage masqué, voiture banalisée et des gens qui vous disent bah c'est quand même bizarre ce qui se passe à côté du bureau

1:02:40

de vote et a priori ça se déroulera dans des circonscriptions et madame l'a très bien expliqué où on sait qu'on vote démocrate. Ça va intimider les gens, ça va faire baisser le taux de participation et le nombre de voix pour le ou la candidate démocrate selon la circonscription. Donc c'est manœuvre d'intimidation et puis après vous pouvez échafauder, j'allais dire tout un tas de de scénarios selon votre bon vouloir parce que Donald Trump franchit tellement de de Rubicons euh et la question que vous posiez sur le fait qu'il assume pleinement d'enjoindre la foule à à tricher dit à la fois l'assaut contre le réel mais aussi l'assaut contre le droit et la manière dont cela abîme la démocratie aux États-Unis. Vous avez un juge qui vient juste de donner une décision

1:03:23

favorable, vous savez, aux trois médias qui ont été bannis de la Maison Blanche. La Maison Blanche vient de refuser de mettre à exécution cet ordre judiciaire. Ça n'est pas rien. Quand si on y réfléchit, on peut se dire "Bon, c'est cosmétique, ils ont pas eu l'annonce ou je sais pas quoi" et cetera. Donc tous ces petits signaux mettent cette démocratie sous tension. Ouais. avec l'exploitation par l'exécutif de ces gigantesques pouvoirs. Et dans ces élections de Mandat et j'en termine par là, ce qui se joue aussi, c'est dans cette idée, cette perspective d'un éventuel renouvellement des majorité avec peut-être démocrate à la chambre et au Sénat, c'est le fait d'explorer à nouveau ce qu'un Congrès dans une démocratie américaine qui

1:04:08

fonctionne correctement peut faire et ne peut pas faire en terme de frein, en terme d'empêchement, en terme d'enquête. ou c'est pour ça que je disais ça pose aussi une question sur le fonctionnement de la démocratie américaine et ce sera passionnant de le scruter. Alors puisqu'on est dans ce chapitre sur les menaces ou les ou la triche, Benoît qui nous écrit de CompiN revient sur cette promesse d'offrir 5000 dollars aux électeurs. Il nous dit "Est-ce que ça ça améliore les chances des républicains ? Si s'il gagne. Oui, s'il gagne évidemment. Ah bah oui, il faut bien qu'il y a quelque chose. Alors moi quand j'ai vu ça d'abord un peu comme tout le monde aussi, c'est enfin comment hostile et euh c'est légal enfin bon quelle quelle forme ça pourrait prendre. C'est toujours

1:04:52

compliqué parce qu'on se retrouve à commenter sérieusement des propositions de Donald Trump qui le sont peut-être pas mais bon c'est parfaitement incantatoire et c'est parfaitement illégal dans ce thème politique américain de donner de l'argent. C'est c'est presque du chantage. C'est acheter des voix. Donc c'est enfin c'est c'est dur de commenter une une aberration aussi évidente et surtout aussi ostentatoire. C'est Donald Trump, on l'a dit tout à l'heure, c'est quelqu'un qui est dans le grand, dans dans l'abu, dans et il en il en joue, il en joue quand il incite ses ses ses comment dire ses électeurs à tricher, il est il a pas peur en fait d'être pris au d'être ridicule et d'être dans l'exagération permanente en se disant que peut-être ça va convaincre notamment

1:05:29

sa base qui s'est un petit peu comme on l'a dit tout à l'heure un petit peu euh détourné de lui de peut-être de de d'être à nouveau très proche de de ce qu'il promet en sachant que bah le coût aussi de ce que ça représente C'est considérable. Sachant que la la dette américaine a des niveaux record sur Donald Trump. Le coût pour l'état fédéral serait phénoménal en tous les cas. Oui. Alors, on va on va se projeter sur ce qui peut se passer à partir du 4 novembre. les différents scénarios ou scénari, c'est le thème de la chronique de Quentin Calmet tout de suite.

1:06:07

Et pour bien comprendre ce qui se joue le 3 novembre, c'est le jour du il faut partir de la composition actuelle Quentin de ce congrès américain. Exactement. Parlement américain, le congrès bicaméral en deux chambres comme en France avec une chambre des représentants l'équivalent en France de l'Assemblée nationale qui va être renouvelée entièrement. et le Sénat qui lui est renouvelé par Tierre tous les 2 ans. Commençons par The United States House of Representatives, la chambre des représentants composé de 435 élus. Elle compte à l'heure actuelle 218 républicains contre 214 démocrates. Trois postes sont vacants, mais donc le camp de Donald Trump dispose d'une majorité courte mais nette. Si on

1:06:50

regarde le Sénat américain qui lui est composé de 100 sénateurs, deux pour chacun des 50 États fédérés, les républicains sont là aussi plus nombreux. 53 sénateurs contre 45 démocrates, également euh deux indépendants qu'on mentionne. Une chambre de représentants et un Sénat favorable ont permis depuis janvier 2025 à Donald Trump d'aller vite rapidement mettre en œuvre ses réformes aussi sa réorganisation de l'administration fédérale de renforcer sa politique migratoire de continuer à nommer des juges conservateurs dans les juridictions fédérales. Alors, les sondages, on reste prudent évidemment, mais ils indiquent que les démocrates pourraient reprendre la chambre des représentants. Avec quelle conséquence

1:07:34

pour Donald Trump ? Et bien si Trump perd le contrôle de la chambre des représentants, cela pourrait signifier davantage de commission d'enquête parlementaires pour interroger par exemple les liens financiers de la famille Trump avec les prises de décisions de la Maison Blanche. L'administration Trump serait même en train déjà de recruter des avocats pour se préparer à de telles investigations dans les prochaines semaines. Autre carte que pourraient jouer les opposants à Trump, le budget. Les démocrates auront un levier pour forcer les négociations avec l'administration Trump en faisant planer comme ça hein le danger d'un fameux shutdown quand l'administration n'a plus de budget. Faute de vote du Congrès. Écoutez Frédéric Sandreto. Elle est enseignante en civilisation américaine à Science

1:08:16

Pro. Il y aura certainement un développement des enquêtes parlementaires par rapport au par rapport au président et aussi certainement une relance de l'impeachment de la procédure de destitution qui ont été lancé contre le président. Ça reste une pression politique, j'ai envie de dire mineure. Par contre, s'il y a les deux chambres là, ça devient beaucoup plus préoccupant pour le président américain. Effectivement, des conséquences encore plus lourdes si les Républicains perdent également le Sénat. Voilà. Les démocrates auraient alors le pouvoir de bloquer les nominations à des postes clés comme celles de juge à la Cour suprême qui se font avec le l'accord du Sénat. Le contrôle des deux chambres du Parlement et bien les opposants pourraient faire voter des lois qui et

1:08:58

bien euh et bien euh seraient sur auquel Donald Trump pourrait s'opposer avec un véto mais au-delà de ces considérations institutionnelles, ces élections de mi-mandat, elles sont aussi un test politique avant la présidentielle 2028. Une défaite dans les deux chambres du Parlement pourrait envoyer un signal au camp républicain, encourager les courants alternatifs à Donald Trump. Même chose pour les démocrates qui pourraient servir d'une victoire comme rampe de lancement pour les prochaines élections. Merci beaucoup Quentin. Alors on se projette. Alors évidemment, c'est c'est pas le même cas de figure si l'une des la chambre des représentants seul ou si la chambre des représentés et le Sénat, on vient de le comprendre, sont perdu par les par les républicains. Est-ce que

1:09:40

ça entra à vrai Ludin Gil Gil tant que ça l'action de Donald Trump ? Parce que j'ai il a pas fait voter tant de loi depuis qu'il est à la maison revenu à la maison. Non, effectivement et c'est effectivement quand on compare l'activité parlementaire du 119e congrès à l'activité des précédents congrès, on voit que il a été très très peu actif, notamment parce que la majorité dont disposent les républicains, elle existe mais elle est extrêmement mince. Et ça c'est vrai à la fois à la Chambre et au Sénat. En revanche, on n' pas eu un congrès qui a joué son rôle

1:10:22

de contrepouvoir, c'est-à-dire le rôle institutionnel qui lui est réservé par la Constitution. Et ça, si la majorité change à la fois à la chambre et au Sénat, ça freinerait tout de même les ardeurs d'une administration de Trump. Je pense qu'il faut souligner deux aspects. D'une part, l'État a tout de même besoin d'un budget pour fonctionner et ça c'est le rôle du Congrès. Donc ça peut mettre des bâtons dans les roues d'une d'une administration. Et l'autre point qui a été mentionné brièvement, là c'est en regardant à plus long terme. Si les démocrates reprenaient le Sénat, ils empêcheraient la confirmation de nouveaux juges fédéraux. On parle pas de juges à la Cour suprême nécessairement,

1:11:06

mais il y a à peu près 800 juges fédéraux aux États-Unis. Depuis un an et demi, il constitue le rempart principal avec la société civile à l'action de l'administration de Trump. le euh Donald Trump, on a nommé et fait confirmer une cinquantaine à ce stade. Il est un peu en retard avec le rythme de de George Bush Junior. Euh et aujourd'hui aux États-Unis, on a à peu près moitié de juges fédéraux nommés par des présidents démocrates et moitié de juges fédéraux nommés par des présidents républicains. Ça c'est un impact à moyen et long terme euh d'une défaite aux élections de mi-mandat pour lesquelles par ailleurs l'impact restera tout de même assez modern. Sur l'hypothèse de commission d'enquête

1:11:50

parlementaire Gal Fenwick, il y a cette information que nous donnait euh Quentin Calmer qui est quand même intéressante. Est-ce que effectivement le le camp quand Trump se prépare c'està-dire engage des avocats, imagine des des commissions d'enquête parlementaire ? Ça a été très bien dit par Quentin Calmet parce que c'est la famille qui sera visée. Maintenant, il faut, j'allais dire tempérer un peu peut-être les ardeurs pour plusieurs raisons. D'abord, si les Républicains retiennent une majorité au Sénat, c'est une énorme victoire pour Donald Trump. Donc je ne sais pas si les démocrates prendront les les deux chambres. Ensuite, une des raisons pour lesquelles, et c'est vrai, il a très peu fait légiférer, il faut pas oublier le big beautiful bill qui était quand même

1:12:31

un passage au force et qui a eu un impact qui se fait encore ressentir aujourd'hui important. C'est aussi du fait de la conception que Donald Trump a et on en a entendu un exemple lors de son meeting à Dallas de la démocratie américaine. Le Congrès, j'essaie d'utiliser un langage poli, euh il en a voilà, il a pas énormément de respect pour une conception quand même très unitaire de la manière de conduire les affaires de la de la nation sur les affaires de de corruption, c'est la première des priorités des démocrates, c'est de convoquer Sapinas. Donc Jared, Steve, Donald Junior, Eric, toute la clique pour qu'il réponde de l'enrichissement et qu'il ait des comptes qui soient rendus sur ce qui est

1:13:15

pleinement assumé par cette administration, c'est le conflit d'intérêt permanent entre la diplomatie, les affaires familiales, les affaires de l'État et tout ça aggloméré dans un gloulement assumé avec un dernier scandalaire. On est déjà passé à autre chose. Un fils qui se fait payer une partie de son mariage par un oligarque russe dans le monde précédent, celui qui s'est tristement éteint sous nos yeux. Mais ça aurait fait un scandale mais mon Oui. Et une dernière chose qu'il faut garder à l'esprit et qui n'a pas été dite encore, c'est qu'il faut en cas de victoire regarder la marge de cette victoire parce qu'il y a des histoires de majorité qualifié ou non. Pour par exemple, les gens évoquent la possibilité destitution. Je rappelle que

1:13:58

ça a été tenté deux fois et ça a échoué. C'est la chambre qui le déclenche, le Sénat qui juge l'autorité du patron de la Cour suprême. Donc il y a toutes ces choses-là effectivement qui sont en jeu égal. On va parler du camp démocrate dans un instant parce qu'il y a aussi beaucoup d'enjeux sur la stratégie des démocrates dans dans les dans les prochains mois et les prochaines années en fonction des résultats de ces élections de mi-mandat. Euh mais mais quand même un un dernier mot sur euh Donald Trump, la la famille, cette confusion Christine au crainte entre ses intérêts personnels et euh la marge de l'État euh et les commissions d'enquête parce que jusqu'à présent, si vous allez peut-être me démentir, mais j'ai l'impression qu'il s'est nourri des commissions d'enquête.

1:14:42

Ça l'a jamais vraiment fragilisé ou ou affaibli, il des commissions contre lui. Il y a eu des commissions d'enquête pendant le premier mandat. Mais le second mandat euh je crois que c'est Éric le le deuxième fils ou euh qui est un peu mieux organisé que Don Junior l'aîné. Euh donc c'est Éric qu'on envoie dans les monarchies du golfe avec des sacoches en quelque sorte euh pour prendre l'argent et je crois que c'est Éric qui a dit avec une certaine ingenuimité, il a dit bah au fond euh pendant le premier mandat on on a rien fait. On enfin on n pas pris assez. Oui. On était pas assez process, on nous a rien dit.

1:15:24

Donc là, on prend le formule un tout petit peu différemment ce qu'il dit. Pardon, il dit il dit "Pendant le premier mandat, nous avons été raisonnables, on nous a accusé de corruption. Donc parce qu'on sait qu'on va être accusé de corruption, quoi qu'on fasse, autant y aller." C'est totalement c'est totalement assumé. le Financial Times qui n'est pas une feuille de chou a chiffré ou euh c'était le mois dernier donc en un mois milliard voilà 1,4 milliards de dollars euh sans compter le nombre de conseils d'administration où les deux fils euh et et le gendre sont deux gendres sont placés et à chaque fois voilà les caisses les caisses se remplissent. Mais

1:16:07

ça va dépendre beaucoup aussi, même si le parti républicain garde la majorité au Sénat, de l'identité des nouveaux sénateurs républicains ou de ceux qui sont reconduits. Oui. Et donc de leur proximité ou non avec la famille. Oui. Et là on commence à voir et c'est fort intéressant des interrogations des candidats républicains. Est-ce que j'ai vraiment intérêt à coller à ce point à Donald Trump ? Ouais. Et ça c'est en train de bouger effectivement. Dernier mot là-dessus. Ensuite, on parle des démocrates. Alexis Pichard, il y a il y a le camp non maga parce qu'il y a encore euh au sein des républicains des nomas. Est il y en a trois. Ouais. Bon d'accord. Alors c'était c'était l'objet de ma question. Est-ce

1:16:50

que est-ce que il va ressortir quoi ou est-ce qu'il peut profiter de ce scrutin ? Ce qui est compliqué, c'est que la base Maga, elle noyote en fait le ceux qui font les élections. C'est-à-dire que les primaires aux primaires républicaines, ce sont justement ces électeurs les plus hardcore, les plus radicaux qui vont voter pour les pour les pour les candidats. Et donc ces candidats ont tout intérêt à être le plus proche de Trump possible parce que sinon ils ont ils n'ont aucune chance de passer ce premier barrage alors même que à l'échelle peut-être plus nationale ou à l'échelle de des États en particulier, ils n'auront peut-être moins de chance de s'ouvrir parce que ils ont une politique qui est trop radicale. Donc c'est un en fait, ils doivent être à

1:17:25

chaque fois sur une ligne de crête, être extrêmement radical lorsque c'est la primaire et ensuite s'ouvrir et être plus modéré lorsqu'ils font qu'on fasse un candidat ou une candidate démocrate. Mais pour l'instant, c'est toujours la sphère maga qui qui est fause de roi parce que les la Trump est toujours quelqu'un qui est qui est extrêmement puissant parmi des les républicains. Il nous reste une dizaine de minutes comme promis. On s'intéresse au camp démocrate. Zoom d'abord sur un candidat démocrate dans le Michigan. Il s'appelle Abdou Al Sayed. Il est médecin, épidémiologiste, musulman. Il fait campagne notamment sur le pouvoir d'achat. Écoutez, je me présente parce que ça ne devrait pas être si difficile. Dans le pays le plus riche et le plus puissant du monde.

1:18:00

Ça ne devrait pas être si difficile de remplir son CAD, de rembourser son prêt immobilier ou de consulter un médecin. Vous devriez pouvoir payer vos impôts et savoir que cet argent sera dépensé pour vous et vos enfants plutôt que pour larguer des bombes sur d'autres gens et leurs enfants. Abdouah Said qui était d'ailleurs soutenu par mardi dans sa campagne par Camala Haris la la candidate qui a perdu le la dernière élection présidentielle face à Donald Trump. Allez, on commence Gal fengwick avec vous. Pourquoi il est important ce candidat ? Parce que il y a une vraie question qui se pose à la fois à gauche et à droite de l'échiquier, c'est est-ce que la fracture qu'il représente, elle est horizontale ou verticale ? C'est-à-dire est-ce que Abdou Al Sayyad,

1:18:38

il marque un parti qui seinde en deux avec une aile très à gauche et une aile dont on va dire qu'elle est plus modérée mais on assistant en même temps à une redéfinition de ce qu'est la modération. Est-ce que c'est vraiment modéré comme Camala Haris de continuer d'envoyer des bombes pendant ce mandat à Israël pour commettre à Géocus à Gaza ? C'est aussi ça c'est et et il incarne le lien qui est fait entre la fin du mois et le rôle que les États-Unis doivent jouer dans le monde. Et c'est ça le le l'extrait que vous venez de de passer à l'instant. Ou alors est-ce que cette fracture elle est horizontale ? C'est-à-dire est-ce qu'on assiste à un détachement entre l'élite ses rail et la base ? Typiquement Zoan Mamdani, le maire de New York, il a reçu le soutien de Donald Trump avant de

1:19:20

recevoir celui de Hakim Jeffrees et Chuck Schumel, respectivement patron des minorités démocrates au Sénat et et à la soutien de Donald Trump. Bien sûr, Donald Trump a reçu avec tous les honneurs Zoran Mamdani à la maison blanche son élection. Oui. Parce qu'il voit en lui qu'il aurait adoré avoir, un chaman, quelqu'un de très charismatique et cetera. Ma th alors c'est un adversaire politique. Oui, mais c'est un adversaire politique pour quelqu'un si vous voulez qui vit sa meilleure vie et qui a priori dans quoi que cette partie de des candidats ou des élus démocrates, elle est pas forcément adoubée par le le parti démocrate luiême totalement rejeté. Et c'est pour ça que le rapprochement entre Kamala Haris et

1:20:03

Abdou Sayed, il est potentiellement délicat et dangereux pour Abdouel Sayed. Parce que le choix, comme le disait Alexis Pichard, c'est soit on fait du chimiquement pur, soit on essaie d'élargir. Le génie de Donald Trump, Flair qu'il caractérise quand il a choisi Jade Event, c'est de comprendre que les gens ne veulent plus un élargissement et une modération. Ce qu'il faut, c'est consolider un sol. Quand vous modélisez votre électorat sous la forme d'une maison, votre sol est haut mais votre plafond est bas et donc plutôt que d'aller chercher vers le plafond qui de toute façon est bas, vous consolidez le sol. Ça veut dire vous faites du chimiquement pur. Donc est-ce que Abdou Sayad, un peu comme Ocasiio Cortez, va dire "Bon, le walkisme à ces dérives et cetera ou alors est-ce qu'au

1:20:44

contraire, il continue de faire ce qui lui a permis de l'emporter face à une candidate qui avait des dizaines de millions de dollars pour elle à la fois du lobby proélien, à la fois du serrail du parti et lui était seul contre tous et il l' emporté et j'en au primaire, on est bien dans la primaire démocrate dans un état et ça c'est un immense paris du Paris démocrate qui est le Michel chigan qui est un état pivot. Donc c'est un peu comme si au poker vous mettiez quand même beaucoup de jetons sur une carte sur laquelle vous n'avez pas de certitude. C'est très intéressant les G parce qu'il y a une question de de d'entagonisation, le mot est pas très joli, mais de la de la la société ou des électeurs américains. Est-ce que c'est aussi ça ? C'està-dire un parti républicain qui

1:21:27

devient maga même si Donald Trump est peut-être un peu fragilisé et un parti démocrate qui deviendrait un peu moins centriste quoi, si je comprends bien. Oui, mais il y a aussi une autre façon de voir les choses, c'est que euh en faisant une campagne euh telle que celle que l'a fait Abdou El Sayed, ce qu'il essaie de faire, c'est de renouer avec l'ancienne base du Parti démocrate qui a quitté le Parti démocrate. D'accord. Et là où je dis que ça peut être paradoxal, c'est qu'en fait qui on a dans la base maga aujourd'hui ? On a notamment d'anciens démocrates, des gens qui se désintéressaient de la politique, des gens qui pensaient que les hommes femmes politiques ne leur parlent plus. Absolum.

1:22:11

Et donc le pari d'Abdou Sayed de toute cette frange là, c'est de dire on reconsolide une base mais on va en fait on rebat les cartes pour aller dans votre sens. Pardon juste une toute petite anecdote. Quand j'ai suivi la campagne de 2016 et que je me suis rendu dans des états pivots, le nombre de fois j'ai arrêté les compter où les gens me disaient "J'hésite entre Bernie Sanders et Donald Trump." Donc vous avez totalement raison. Et ne pas oublier que le le parti démocrate, le Srail, le DNC, le comité organisateur a piqué l'élection à Bern Sanders. Il y avait un scandale où Dona Brasil qui était l'organisatrice donnait les questions du débat par avance à Hillary Clinton. pour favoriser sa les

1:22:54

démocrates n'ont pas oublié ça et donc ces gens-là Abdou et cetera, sont en train de dire à l'établissement du parti démocrate on s'est tenu sagement laissait le serrail vous avez tout perdu maintenant c'est à nous je simplifie hein volontairement j'assume. L'ile gauche du parti démocrate est-elle en train de le de l'emporter ou potentiellement peut-elle sortir renforcé de ce de ces de ces élections de mi mandat ? C'est compliqué et je pense que vous avez énoncé une partie de la réponse en disant que aux États-Unis comme en France, on a ce climat de conflictualisation et de polarisation extrême qui favorise de fait ces positions plus plus dures. Il reste à savoir si les États-Unis sont une nation qui tend plutôt vers la droite ou qui tend plutôt vers la gauche. Pour l'instant, on a eu

1:23:34

l'impression plutôt que c'était plutôt vers la droite. Donc c'est c'est très dur de faire des des spéculations. Mais il semblerait en tous les cas que ces midterms favorisent nettement les démocrates puisque si on prend le cas du Michigan par exemple, on a on a justement l'opposante qui est qui est républicaine et qui a pris ses distances vis-à-vis de Trump justement pour se centraliser, se gauchiser en quelque sorte notamment rejetant sa politique économique, sa politique étrangère et sa politique migratoire avec le beaucoup de soupçons qui étaient porté sur l'ICE. Donc peut-être que ça dépendra en fait des États euh et que cette cette agglomération de de résultats des États fera une très générationnel aussi au sein du parti démocrate avec les classiques qui sont tous très

1:24:16

anciens et là depuis toujours. Et puis effectivement, une jeune génération qui veut reconquérir, comme l'a dit Ludiv en fait, euh l'électorat euh de la classe moyenne inférieure qui est celle qui souffre le plus de la de l'inflation et du prix de l'essence. Et en fait, ce sera à nouveau the economy stupid. C'était la phase de Bill Clinton, ça c'était la phase de Carville qui était le conseiller de Clinton. Et la présidentielle, la campagne pour la présidentielle commence le 4 novembre. et Donald Trump sera un canard boiteteux. Et ce qui va être très intéressant, c'est que c'est là que les gens vont le regarder parce que ils vont vouloir se positionner. Donc il faudra surveiller les marques au Rubio, les jet events,

1:25:00

les paroles, les prises de position. Sil commence à se détacher de de Donald Trump pour se préparer à la à la présidentielle. Un dernier mot, il faut toujours parler d'argent quand on parle d'une campagne aux États-Unis. Bah oui, évidemment. Regardez, c'est c'est l'agence Alpac qui suit les dépenses des de publicité politique. C'est intéressant. Dépenses prévues d'ici au 3 novembre, 888 millions de dollars pour les Républicains. 666, c'est des chiffres ronds, hein pour les les démocrates. Est-ce que c'est inhabituel Alexis Pichard pour des élections de mi-mandat, un tel déferlement d'argent ? Alors tendantiellement, on a une augmentation justement des dépenses de campagne qui s'explique notamment par plusieurs décisions de justice de la Cour fédérale qui ont des d prfoné en fait les les

1:25:43

dépenses de campagne et jusqu'à récemment, il y a encore une décision de justice. Alors, je crois que c'était cette année qui a en quelque sorte contourné justement tous les systèmes de d'organisation au sein des partis des des sommes reçues. Donc c'està dire qu'il y a plus de plafonnement et en plus il n'y a plus d'organisation de ces dépenses. Donc en gros, les plus gros milliardaires peuvent donner leur argent à qui ils le souhaitent et au candidats qui le souhaitent. surtout les milliardaires de la tech qui ont créé un fond spécial pour soutenir les candidats favorables à l'accélération de l'intelligence artificielle pour aller plutôt triste. Ouais. Ludili c'est si je reviens au camp républicain euh c'est Donald Trump qui paye les républicains voudraient qu'il paye plus. Comment ça

1:26:24

alors ? Donald Trump a une très grosse cagnotte. Il a au selon les dernières informations, c'est de l'ordre de 400 millions. C'est ce qu'on appelle des super packs. Donc c'est des des groupes qui reçoivent les contributions financières. Mais Donald Trump aime beaucoup sa cagnotte en fait et il a du mal à se séparer de de ses millions. Ce qui fait que donc les Républicains de manière globale ont beaucoup plus d'argent que les démocrates à dépenser. En revanche, Donald Trump ne voulant pas jusqu'à présent contribuer énormément, les Républicains ont commencé à se plaindre et à lui demander de contribuer. qu'il a fait récemment au Texas où il y a des petites tensions, ça fait

1:27:08

des décennies que le Parti démocrate essaie de remporter une élection dans l'ensemble du de l'État. Ils n'en ont pas gagné depuis 1994 à l'échelle de l'État. Donc il ils essaient Donald Trump a commencé à à aider. Merci beaucoup. Nouveau livres Lud Vin États-Unis le vote confisqué aux éditions de l'aube Alexis Pichard la présidence américaine un tournoi impérial aux éditions au Freeze et Christine votre Trump de A à Z est aux éditions de Noël merci à tous à très bientôt sur l'antenne de public sénat. Je vous dis à dimanche hein, n'oubliez pas journée sénatoriale à partir de midi avec Tam Tranui, Alexandre Poussard, Steve Jourdin, tous nos envoyés spéciaux. Ça démarre à midi donc ça dure jusqu'à au moins 22h30. Belle soirée sur les chaînes parlementaires. Salut.

1:27:57

C'était sens public avec la Banque Postale. La banque pourra avoir un temps d'avance sur le développement de votre territoire. La Banque postale citoyenne.

1:28:11

Eux, ce sont les petits jeunes du haut qui veulent toujours tout savoir. C'est de quelle origine ? H mon artisan bouché, quel plaisir d'y revenir. Venez faire la fête chez votre artisan bouché. Le tribunal déclare monsieur Noé, coupable de trafic de stupéfiant qu'il commettra dans 14 ans et le condamne à 9 ans d'emprisonnement. Aucun enfant ne devrait être condamné à maltourner. Aidez-nous à changer leur vie. Faites un don sur apprentiuteil.org.

1:28:48

Si on me donnait le choix, est-ce que je garderai mon cerveau ? Franchement non. Si j'avais le choix, je t'assure que je voudrais d'un truc plus tranquille, plus pépère. Un philo cognitif, c'est très simple. C'est un peu comme des des racines, des lianes qui partent un peu dans tous les sens. TDH HPI, neurodivergence, trouble du spectre autistique.