Qui va gagner la primaire à gauche ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:07OuverteRéponse directe
Est-ce que ces débats ont été utiles selon vous, Pablo ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Ces débats ont-ils permis de clarifier les positions, Elisabeth ?
- 2:54RelanceRéponse directe
Est-ce que les débats sont utiles ou au contraire affiche des divergences ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Quel est le vrai problème de cette primaire ?
- 4:18OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est le Parti socialiste qui a chuté en termes de militants ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les primaires sont un outil aléatoire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:35Chiffre
« Entre les chiffres de 2011 et ceux de 2016, vous aviez plus d'un million et demi de votants, voire deux millions de votants dès le premier tour pour 2011 et un million et demi en 2016. »
- 3:54Chiffre
« Pour la primaire dite populaire qui n'était pas une primaire ouverte en 2021, c'était quand même 390 000. »
- 4:50Fait
« Toutes les primaires, à droite, tant qu'à gauche, n'ont finalement donné aucun vainqueur. »
- 5:00Fait
« La primaire est un outil assez aléatoire. »
- 5:20Chiffre
« Dans les 90 000, vous en avez 40 000 qui viennent du Parti socialiste, 20 000 annoncés par place publique et 2 000 annoncés par le Parti de 23 000. »
- 11:52Chiffre
« Il y a 70 % des Français qui considèrent que Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas possible. »
Temps de parole
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5 candidats, 3 débats et un vote qui aura donc lieu samedi Premier tour de cette primaire de la gauche Qui est favori ? Les débats ont-ils eu un impact ? Cette primaire va-t-elle abîmer ou donner un élan à celui qui en sortira vainqueur ? On va en parler avec nos éditorialistes. Bonjour Elisabeth Martichoux. Bonjour Aurélien. Merci d'être là Elisabeth Arnaud Benedetti directeur de la nouvelle revue politique. Bonjour Arnaud. Bonjour Aurélien. Merci également d'être avec nous et Pablo Piovivien. Salut Pablo, rédacteur en chef de la revue Regards. J'imagine que comme nous vous avez regardé avec attention ces débats avant votre pronostic. Est-ce que selon vous, ces débats ont été utiles Pablo ?
Oui, moi je pense qu'ils ont été utiles d'abord pour que chacun et chacune puisse clarifier à la fois la proposition qu'il avait ou qu'elle avait pour la France, mais aussi la voie, et c'est là-dessus en fait que se sont concentrés les débats, la voie qui était envisagée par chacune et chacun jusqu'à la présidentielle. Parce qu'en vérité, c'était ça l'enjeu principal, c'était de savoir qu'est-ce que ça veut dire être de gauche, qu'est-ce qu'on fait avec Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise, comment on se situe en ayant comme adversaire principal Marine Le Pen et le Rassemblement national, comment on se situe pour faire gagner en fait un camp qui ne serait pas celui-là ?
Est-ce qu'il faut plutôt aller vers les macronistes ? Est-ce qu'il faut plutôt aller vers le reste de la gauche ? Voilà, c'était ça les enjeux et pour le coup je trouve que après les trois débats, on voit à peu près ce que chacun et chacune pense. Ils ont permis de clarifier les lignes, Elisabeth, ces débats ? Si vous me posez la question est-ce que c'est utile ? C'est utile et délétère. C'est utile parce qu'effectivement on voit à peu près les positions, il y a deux duos et un cinquième au milieu le duo Fort-Royal face au duo Glucksmann-Guech et puis Emmanuel Morel au milieu c'est un peu le le challenger, celui, on peut le dire, qui ne gagnera pas, mais qui apporte une forme de fraîcheur. Vous savez, il y a toujours quelqu'un qu'on découvre dans les primaires.
C'est délétère parce que les primaires, elles permettent effectivement d'entendre chaque candidat sur des positions à l'intérieur de la même partie heureusement qu'ils sont dans le même parti parce que s'ils ne l'étaient pas je pense qu'ils termineraient en chair à canon ou en bouillie tellement effectivement mais c'est le problème des primaires ça aiguise les tensions et donc c'est délétère parce que ça laisse des traces toutes les primaires ont laissé des traces donc voilà je vous réponds rapidement dans un premier temps à cette question oui évidemment on va avoir le temps de développer Arnaud c'est les socialistes d'ailleurs qui ont lancé en France le concept de primaire 2006 est-ce que les débats sont utiles ou est-ce
qu'au contraire ça affiche des divergences au moment où il faudrait plutôt chercher un élan les débats sont utiles Pablo l'a dit parce qu'ils permettent en effet aux uns et aux autres de pouvoir décliner leur proposition et de se différencier ça c'est important en l'occurrence après en effet le problème des débats c'est que ça affiche ouvertement parfois des divergences qui peuvent tourner au pugilat ça a été quand même un peu hier le cas notamment en début de débat c'est un équilibre à trouver entre la nécessité de dégager des convergences et en même temps de se différencier sans rentrer dans un conflit ouvert donc exercice difficile les débats peuvent être utiles pour les candidats
et les débats peuvent faire bouger les lignes dans une Ça s'est passé déjà dans le primaire antérieure. On l'a vu. Le vrai problème de la primaire et de cette primaire en particulier, ça sera la mobilisation du corps électoral. Parce que moi, j'ai regardé les chiffres avant de venir. Vous allez les voir, les chiffres sont très éloquents. Entre les chiffres de 2011 et ceux de 2016, vous aviez plus d'un million et demi de votants, voire deux millions de votants dès le premier tour pour 2011 et un million et demi en 2016, si mes souvenirs sont bons. Et pour la primaire dite populaire qui n'était pas une primaire ouverte en 2021, c'était quand même 390 000.
Là, on nous dit que si on atteint plus de 100 000, ça sera déjà un succès. Donc si vous voulez, la primaire, elle doit donner un élan... – Mais comment vous l'analysez, Arnaud ? Est-ce que c'est le Parti socialiste qui a chuté en termes de militants ? Est-ce que c'est les primaires qui, aujourd'hui, sont jugées inutiles par les sympathisants et les militants d'un parti ? C'est quoi ? – C'est-à-dire qu'il y a les deux, récemment. Si vous voulez, vous avez une crise de tous les partis de gouvernement, LR et PS compris. Ensuite, les primaires, à l'exception notable de 2011, qui a finalement désigné celui qui serait le vainqueur au bout du bout, c'est-à-dire François Hollande. Toutes les primaires, à droite, tant qu'à gauche, n'ont finalement donné aucun vainqueur.
Donc il y a aussi vraisemblablement cette idée que la primaire est un outil assez aléatoire. Mais sur le quorum, sur les gens qui vont voter, en fait c'est intéressant de regarder ces 90 000. Dans les 90 000, vous en avez 40 000 qui viennent du Parti socialiste, 20 000 annoncés par place publique et 2 000 annoncés par le Parti de 23 000. Mais en gros, il vous reste 20 000 qui se sont inscrits directement sans être adhérents d'aucun des trois Et qui va se mobiliser à l'intérieur, en fait, de ces parties ? On imagine que les 20 000 qui ont donné 15 euros juste pour participer à la primaire,
j'imagine qu'ils vont participer assez largement. En revanche, est-ce que les adhérents du Parti Socialiste vont largement se mobiliser ? Est-ce que les adhérents de place publique vont largement se mobiliser ? Là, il y a un espèce de point d'interrogation. Et est-ce qu'ils vont se... Enfin, pour qui va aller... Qui va bénéficier, en fait, de ces 20 000, par exemple personnes qui ont payé 15 euros. Ça, j'avoue que c'était quand même aussi une petite barrière à l'entrée. Beaucoup de gens... Moi, dans mon entourage, il y a des gens qui voulaient participer à cette primaire et qui m'ont dit... Quand ils ont vu le prix... 15 euros ! Non, mais enfin ! Il pensait que c'était 2 euros. En fait, assez naturellement, puisque dans les dernières primaires, c'était plutôt de l'ordre de 2 euros.
Et là, tout d'un coup, il fallait payer 15 balles. Donc ça a un peu, je pense, freiné les ardeurs de certaines personnes qui, pourtant, pouvaient se reconnaître dans cet espace social-démocrate. Les primaires, elles ont lieu parce que les grands partis n'ont plus la puissance de feu propre à désigner un candidat qui représentera leur camp. C'était simple quand c'était cela. On voit bien que les deux partis qui y parmiennent, c'est le Rassemblement national et les LFI qui ont tous les deux des processus démocratiques, de désignation pas tout à fait évidents. Et au milieu, tous les autres partis ne savent plus faire cela. Ils n'ont plus encore une fois la puissance électorale.
Après, on verra, mais vous aviez raison de rappeler que les primaires, c'est passionnant à analyser, mais ne désignent pas en général le candidat qui va gagner la présidentielle. Et le drame de cette primaire-là, c'est que l'espace politique du Parti Socialiste ne lui permet pas de rêver à une élection en 2027. On peut toujours dire que rien ne se passe comme prévu, il va y avoir des surprises extraordinaires, etc. L'hypothèse selon laquelle c'est le vainqueur de cette primaire qui va entrer à l'Elysée... Franchement, je veux bien parier avec vous, mais pas beaucoup de topic, comme on dit.
D'autant que le candidat dont il a été le plus question pendant ces trois débats n'était pas autour de la table des débats, c'est Jean-Luc Mélenchon et on va écouter un extrait du débat d'hier, un échange un peu tendu entre Jérôme Guedj et Olivier Faure sur la question des alliances avec la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon n'est pas Voldemort, nous pouvons nommer qu'à gauche aujourd Aujourd'hui, il est un boulet sur la perspective de victoire face au Rassemblement national. Et laisser entendre, comme cela a été fait d'interview en interview, c'est ta stratégie, Olivier. Elle est respectable, mais elle est délétère. De laisser entendre que nous aurions des passerelles possibles, je le dis et je le redis, c'est tous nous fragiliser.
Il faut mettre à chaque débat les mêmes sujets comme si c'était le seul sujet. Il a cette volonté de me coller à Jean-Luc Mélenchon pensant qu'il a un atout électoral et que parce que les gens détesterait Jean-Luc Mélenchon, il viendrait voter pour lui. Extrait du débat hier soir chez nos confrères de BFM TV. Est-ce que cette primaire d'UPS, elle est en train de se transformer en référendum anti LFI, anti Jean-Luc Mélenchon – Moi, je pense que c'est la ligne de fracture principale aujourd'hui. On le voit bien. Sur les trois débats, ça a été le sujet essentiel. Comment on se positionne par rapport à Jean-Luc Mélenchon ? De toute façon, c'est la question qui se pose à la gauche depuis presque 4-5 ans, en l'occurrence, mais encore plus aujourd'hui.
Fort n'a pas tort, à mon avis, sur le plan tactique. Je ne vois pas comment la gauche peut gagner sans, à un moment donné, l'apport de Mélenchon d'une manière ou d'une autre. Donc ça me paraît totalement impossible. Ou alors on change de configuration totalement. C'est-à-dire que la gauche social-démocrate, plutôt Glucksmann et Gage doit dire si elle est prête à une alliance avec ceux qui sont un peu plus à droite qu'eux, c'est-à-dire globalement le centre-gauche, les macronistes. Gabriel Attache, hier dans Le Parisien, dit qu'il faut Le problème, quand vous allez à une élection, il faut être clair sur les alliances. Si vous n'êtes pas clair sur les alliances, vous créez la confusion dans votre propre électoral.
Et c'est la difficulté d'ailleurs des deux partis de gouvernement. Tant de LR que du PS. Ils ne sont pas clairs sur leurs alliances. Et à partir de là, il ne faut pas qu'ils s'étonnent qu'il y ait des phénomènes d'éviction vers d'autres offres politiques. Il est clair Olivier Faure sur les nains ? Parce que c'est un peu ce que lui dit Jérôme Gage. Voilà. Oui ou non, on fait alliance avec la France insoumise. Mais pour l'instant, personne n'est clair. Je veux dire ni Raphaël Glucksmann et Jérôme Gage, ni Olivier Faure et Ségoyenne Royale. Parce que je comprends ce qu'essayent de faire Olivier Faure et Ségoyenne Royale lorsqu'ils disent bon ben la gauche, c'est toute la gauche. C'est les communistes, les écolos et la France insoumise. D'accord bon ils sont désignés qu'est ce qu'ils font ?
Où est le chemin ? Genre comment est-ce qu'ils vont négocier avec Jean-Luc Mélenchon ? Alors pour l'instant Ségoyenne Royale par par exemple ce qu'elle dit c'est moi je vais négocier d'abord avec les communistes et les écologistes. Ah mais jusqu'à preuve du contraire ils ont un candidat à la présidentielle donc qu'est-ce que ça veut dire quand Ségoyenne Royale dit je vais faire une alliance avec les communistes qui ont désigné lors d'un vote un candidat à la présidentielle qui s'appelle Fabien Roussel. Elle parle du second tour peut-être ? Non non non non non elle parle du premier tour. Au second tour elle dit justement là on réunira même en allant chercher du côté des macronistes. Non non elle parle du premier tour avec les avec les communistes et les écologistes.
Donc je ne vois pas comment elle le fait. Quant à Jean-Luc Mélenchon c'est encore pire. Enfin je veux dire ils n'ont jamais décidé de s'ouvrir de quelque manière que ce soit au reste de la gauche. Et c'est d'ailleurs ça c'est les trois points en fait que Raphaël Glucksmann et Jérôme Gedge appuient en fait pour dire que ce n'est pas possible avec la France insoumise. Il y a la question des principes et des valeurs avec les questions d'antisémitisme, de rapport à la démocratie etc. Mais il y a aussi la question de l'accord de gouvernement. Lorsque LFI dit le gouvernement c'est un gouvernement, c'est carré, ce sera des insoumis. Ils disent mais elle est où la place pour les autres, pour les écologistes, les communistes et les socialistes ? Il n'y a pas de place.
Et le dernier ça a été aussi dit par Jérôme Gedge, c'est que question de l'efficacité électorale. C'est-à-dire que Jérôme Gedge et Raphaël Guzman disent qu'il y a 70 % des Français qui considèrent que Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas possible. Donc si on commence à l'avoir dans notre camp, on ne va pas réussir, ce n'est pas propulsif. C'est-à-dire que ça permet de faire 22, 23, 24%, peut-être, genre dans le meilleur des cas. Mais derrière, ça ne nous permet pas de remporter l'Elysée au second tour. Donc pour ces trois raisons, voilà, ici oppose. Le seul problème, c'est qu'on ne voit pas très bien, comme l'a très bien dit Arnaud, c'est quoi l'alternative ? Est-ce que c'est faire comme dit c'est Séguène Royal qui dit à Raphaël Glucksmann « Toi, tu veux faire une alliance avec
la droite et les macronistes. » Ça n'a pas l'air tout à fait faux, mais ça qu'est-ce qu'il propose Raphaël Glucksmann ? Il dit je vais y aller tout seul avec Place Publique et Parti Socialiste, mais la dernière fois ils ont fait 1 ,75%. – Est-ce que du coup le candidat qui sortira vainqueur de cette primaire est dans une impasse sur cette ligne, Elisabeth ? Soit ils s'allient avec LFI et ils perdent une partie de leurs électeurs socio-démocrates qui ne veulent plus de cette alliance. Soit ils ne s'allient pas avec LFI et comment ils gagnent sans Jean-Luc Mélenchon ? – Donc on est d'accord, tous d D'accord, le Parti socialiste ne peut pas gagner tout seul. Il ne peut pas gagner sans l'union de la gauche. Maintenant, le Parti socialiste, il y a une question existentielle
qu'il n'a pas tranchée. Et c'est vrai que c'est assez intéressant d'entendre ces débats. Il faudrait qu'à un moment, le Parti socialiste, s'il n'avait pas un premier secrétaire aussi loup-voyant puisse effectivement trancher dans le vif. C'est Jean-Luc Mélenchon qui est hégémonique à gauche. Il a réussi ce que François Mitterrand avait réussi lui en 1981 par rapport au Parti communiste. Donc il a cette victoire qu'il a engagée en 2022 et a fortiori en 2024 depuis le Parti socialiste n'a pas tranché. Est-ce que je m'allie à Jean-Luc Mélenchon pour être au pouvoir et je m'assois sur un certain nombre de valeurs
ou eh bien j'essaye de me reconstruire tout seul et je tourne le dos à une possible conquête du pouvoir. C'est cela qui n'a pas été tranché, c'est cela que les débats quand même éclairent assez bien parce que comme le disait Arnaud il y a eu trois débats et dès le premier débat ça a été vraiment la ligne de fractures, je vous l'ai dit entre Fort et Royal d'un côté qui sont pour cette union en fait plus ou moins assumée avec Jean-Luc Mélenchon pour gagner et puis Gedge et Glucksmann qui sont pour une scission parce qu'ils estiment, comme le dit Jérôme Getsch, que c'est un boulet qui de toute façon ne sera pas gagnant non plus, sauf à se faire bouffer tout cru par le grand méchant loup. Donc voilà, on en est là, ça n'est pas tranché
et malheureusement aujourd'hui, le Parti Socialiste ne peut pas gagner. Il lui faudra des années, des années avant d'arriver éventuellement à retrouver une forme de prééminence ou de position prépondérante à gauche. Ça n'est pas le La référence que fait Isabette à François Mitterrand est extrêmement intéressante, à une nuance près. C'est que là, la difficulté pour la gauche, c'est que c'est la gauche la plus radicale qui était hégémonique. François Mitterrand était une gauche modérée, social-démocrate, qui se voulait réformiste, même s'il parlait du rupture avec le capitalisme. Et on savait très bien que dans la bouche de François Mitterrand, ça avait finalement assez peu d'impact et ce n'était pas vraiment sa conviction profonde.
Le problème là, c'est qu'en l'occurrence, on est à front renversé des années 1980. C'est une gauche plus radicale qui est hégémonique par rapport à la gauche dite modérée. Comment vous faites revenir au pouvoir une gauche en France lorsque ce n'est pas la gauche réformiste qui a le leadership ? C'est la vraie question qui se pose. La gauche a gagné chaque fois en France, c'est vrai depuis 1936 et même avant, depuis 1924, lorsque c c'était finalement la gauche réformiste qui était en position de force dans le bloc de gauche. Là, ce n'est plus le cas. On est dans une situation qui est un peu similaire à celle qu'on a connue sous la 4e République où le Parti communiste dominait largement la Mais sauf qu'à l'époque, en termes d'alliance,
qu'est-ce qu'avait fait la SFIO, qui était le parti socialiste de l'époque ? Elle s'était alliée avec le bloc central. C'était la tripartition de la 4e République. Il y avait une alliance entre les démocrates chrétiens, les radicaux et le MRT. Ça veut dire que Jérôme Gage, il a raison de dire que Jean-Luc Mélenchon c'est un boulet pour la gauche ? Il a raison de dire que la gauche ne gagnera pas avec Jean-Luc Mélenchon ? C'est un boulet mais c'est un boulet dynamique. Parce qu'aujourd'hui, c'est le seul... C'est le prof des boulis, d'ailleurs. En termes de... C'est le seul qui prend, maintenant, semaine après semaine, il prend des points, en fait, dans les sondages. Et aujourd'hui, le Parti socialiste quand on regarde que ce soit quand rafael glucksmann est testé par exemple désolé
mais il est stagnant voir il parfois il perd un ou deux points donc je vois les arguments qui sont avancés par rafael glucksmann mais ils se heurtent à une réalité, c'est qu'aujourd'hui le projet de la France insoumise, c'est le plus costaud, c'est celui qui parle le plus au peuple de gauche et donc nécessairement aujourd'hui, aux jeunes mais au peuple de gauche en général. En 2017 et en 2022, Jean-Luc Mélenchon a fait la démonstration que le vote utile à gauche, c'était lui. Là, il est en train de refaire la démonstration que le vote utile à gauche, attention, je ne parle pas pour l'ensemble de la France, mais à gauche, c'est lui encore c'est ce que c'est pour ça que il peut faire 22 % 23 % si tous les gens de gauche on dit que la gauche ça pèse à peu près 30 entre 30 et
35 % si tous les gens de gauche décide que ça va être jean-luc mélenchon leur candidat ils peuvent même faire 30 % derrière ça veut pas dire qu'ils gagnent l'élection présidentielle parce que genre il reste entre 65 et 70 % de gens qui vont dire ah non non non surtout pas jean-luc mélenchon donc il n'a pas genre résolu cette quadrature du cercle là mais pour l'instant dans le peuple de gauche et il s'adresse à la gauche jean-luc mélenchon je veux dire sur le mouvement des lycéens par exemple on voit très bien jean-luc mélenchon et la france insoumise ils écoutent ce qui se dit ce que disent les lycéens et hop ils font les y est prennent les cahiers des de doléances et ils disent nous on est de leur côté et ça, ça parle à la gauche Ils écoutent, ils écoutent pas seulement
ils agissent hein Louis Boyard Ben si, bien sûr que si Oui, le 21 septembre dans le lycée de Seine-Saint trois jours après la première grève le 18 septembre à côté dans le département voisin. Non mais attendez, vous parlez de dynamique, c'est une stratégie avec laquelle, pardon, Jean-Luc Mélenchon a un savoir-faire extravagant. Non, je veux dire, la gauche a un savoir-faire extravagant, en fait, sur aller sur les piquets de grève. Non, la gauche l'avait. La gauche l'avait. La gauche socialiste l Maintenant, c'est la gauche. Mais là, pardon. Non, mais c'est intéressant aussi. Je rebondis sur ce qu'il ne fait pas qu'écouter.
Les filles ne font pas qu'écouter. Elle agit, encore une fois. C'est une stratégie extrêmement huilé qui remonte au calendrier. Oui, au moins pour la gauche. Au 20e siècle, oui. Bien sûr. On était dans la grève de fourmis, on était dans toutes les grèves enfin je veux dire la gauche était dans toutes les grèves pendant tout le 20ème siècle non mais je veux dire qu'il n'écoute pas seulement c'est pas seulement un réceptacle c'est aussi quelqu'un qui s'est accompagné de ce débat et qui a des capteurs, parce que qui avait des capteurs dès le début du mouvement lycien qui a compris le malaise ? C'est LFI. Et donc après, ils y vont. Mais ça amène aussi à une question que pose cette primaire, c'est est-ce que le PS,
le courant social-démocrate, en tout cas, n'est-il pas trop englué dans cette primaire ? Et on oublie les préoccupations des Français, la contestation lycéenne, le pouvoir d'achat. Est-ce que du coup ça ne va pas leur nuire ? Ça ne va pas les faire apparaître comme déconnectés Ah oui, vraisemblablement. Enfin, vraisemblablement, j'en sais rien. Mais enfin, ce qui est sûr, c'est qu'en l'occurrence, on voit bien que, encore une fois, si vous voulez, le PS n'est plus en position de force comme il l'était il y a encore une quinzaine d l'année, ça c'est clair, le PS, il y a une page qui s'est tournée et le PS essaye de se reconstruire. Mais il essaye de se reconstruire en effet plus avec des questions d'appareils, une fine, des questions d Parce que finalement,
encore une fois, on ne retient que ces sujets-là. Je prends le pari que si on interroge les Français sur les propositions des uns et des autres de ces candidats socialistes, je ne suis pas sûr qu'ils soient capables aujourd'hui de différencier les uns des autres, à l'exception notable, en en effet, de la relation vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon. Donc Jean-Luc Mélenchon a gagné d'une certaine manière puisque on ne parle que de lui. C'est ça le vrai sujet. Et donc je ne vois pas dans ces conditions comment finalement cette primaire peut dégager une ligne claire et peut dégager surtout... Ce n'est pas tant une ligne claire, parce que celui qui l'emportera, en effet, nous dira quelle est la relation qu'il veut nouer avec Jean-Luc Mélenchon.
M .Gluxman, de ce point de vue-là, il est très clair lui et monsieur fort aussi d'une certaine façon aussi quand même et madame royal aussi mais le problème c'est que après je veux dire c'est pas suffisant pour créer une dynamique alors il ya Il y a la question de la relation avec Jean-Luc Mélenchon et puis il y a la question du vainqueur. Sera-t-il soutenu par les autres ? On va écouter ce qu'en disait hier soir Emmanuel Morel sur BFM. Ce n'est pas la question que j'ai envie de poser puisqu'il faut interpeller c'est est ce que ça sera une primaire comme en 2011 c'est à dire où martin aubry battu au deuxième tour par françois hollande a été hyper loyal et a soutenu françois hollande jusqu'à la victoire ou est-ce que ce sera
une primaire de type 2017 où benoît hamont chaque semaine voyait un nouveau traître partir chez emmanuel macron et bah je vous la pose à tous parce que moi en tout cas en ce qui me concerne j'ai tranché je soutiendrai le ou la gagnante et je donnerai de toute mon énergie et de toute ma force, même si j'ai des divergences avec les uns et les autres, parce que j'ai envie qu'on gagne. Est-ce que c'est le risque? Est-ce que ces primaires vont déboucher sur des fractures irréconciliables ou vont donner un élan au vainqueur? Oui, Martine Aubry, elle a soutenu François Hollande. Mais quand il y a un flou, il y a un loup, c'est resté collé à la basket. Il l'a dit Olivier Faure hier. Chez moi, il n'y a pas de flou, il n'y a pas de loup.
C'est-à-dire que même 15 ans après, c'est une expression qui Ça n'a pas empêché Hollande de l'emporter. Non, mais ça lui s'est resté pendant tout son quinquennat. Et après, il y a eu les frondeurs, etc. Il l'a alimenté lui aussi. Des traces, c'est ça ? Pardon ? Je dis il l'a alimenté lui aussi par sa pratique du Il l'a alimenté. Bien sûr, mais... Donc on verra. Non, c'est vrai que le Parti socialiste aussi est un peu traumatisé par la trahison, entre guillemets, de Manuel Valls, qui n'a pas soutenu Benoît à Mont, et qui d'ailleurs après on a payé aussi le prix le prix de la traîtrise et de la parole manquée on verra, c'était amusant parce qu'Emmanuel Morel pendant tous les débats ils jouent un peu les arbitres à un à un moment, il intervient, il calme les esprits.
Quand vraiment il s'écharpe, il dit qu'il rappelle les enjeux et il essaye de remettre tout le monde... Il joue aussi, les rassembleurs ? C'est ça, les orbites, les rassembleurs, tout à fait. Celui qui veut ramener un Alors ce n'était pas le dernier des frondeurs à l'époque. Si, si, si. Non mais c'est vrai que l'image de Martine Aubry qui vient parce qu'elle était première secrétaire du PS, qui vient et qui prend la main de François Hollande pour la soulever, c'est vrai que cette image disait « nous sommes ensemble ». Vous savez que Manuel Valls a sauvé la main de Benoît Hamon, avec Cambadélis. Mais après pour mieux la tordre. Mais le problème c'est que d'ores et déjà la tenue des débats, la façon dont se sont tenus les débats ont été délétères.
Vous avez parlé de « quand c'est flou il y a un loup ». Il y a là Raphaël Glucksmann le stagiaire. Et ça, lorsque Ségolène Royal a dit ça, en fait elle lui a collé un chewing-gum qui va se trimballer, s'il l'emporte dans cette primaire, il va se trimballer, Raphaël Gluckspann, le stagiaire, pendant toute la campagne. Pendant toute la campagne, il y a ses adversaires politiques, que ça soit du côté de la France insoumise ou du côté de la droite, vont lui rappeler, vont lui dire monsieur le stagiaire. C'est une évidence. Et bon, on peut réfléchir à pourquoi est-ce que ça a autant marché que, ben voilà, quand elle l'a appelé le stagiaire, tout le monde a dit ah bah oui c'est vrai, genre c'est pas faux. Et genre je dis pas qu'il y a un fond de vérité mais genre le fait est que...
Mais vous me dites un peu quand même. Je dis que genre pour qu'une insulte parce que c'est une insulte et moi je trouve que c'est pas au niveau de Ségoyenne royale que d'insulter ses adversaires politiques dans le cadre d'une primaire socialiste. Mais pour qu'une insulte marche et qu'elle ait autant de résonance, c'est-à-dire que ça y est maintenant vous voyez sur les plateaux télé genre tout le monde utilise ce... Enfin les les gens n'utilisent pas ce terme mais ils s'y réfèrent et on le voit en fait. C'est un énorme problème et ça va être pour le coup un boulet d'ores et déjà pour Raphaël Glucksmann. Oui mais en même temps elle a joué sur quelque chose qui est très important dans une élection présidentielle c'est l incarnation donc qu'est-ce qu'elle nous dit subliminalement
c'est que finalement vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas occuper le costume en d'autres termes et ça quelque part c'est une élection présidentielle c'est une élection d'individus de charisme de personnalité donc Donc ça joue, en effet, dans le combat politique. Mais une fois que tu as dit ça, comment tu fais pour le soutenir ensuite ? Dernier tout de table, puisque c'est l'intitulé du débat. Je vais vous demander un petit pronostic, puisque le vote est samedi. Selon vous, au vu des trois débats, qui est le mieux parti ? Et de la dynamique de cette campagne pour les primaires, qui est le mieux parti pour l'emporter ? – Normalement, ça doit être Raphaël Glucksmann qui doit l'emporter. D'abord parce qu'il y a déjà eu un sondage qu'il donnait gagnant au premier tour
et ensuite parce que aussi place publique a engrangé alors ce sont leurs chiffres mais à engranger le plus d'adhésion ils sont passés de 8000 à 23000 en l'espace de quinze jours donc on imagine que c'est autant de gens qui vont aller voter pour à la primaire après tout peut se passer et pas mieux voilà pas mieux je voudrais juste dire une toute petite chose il n'y a pas une fois où ils ont parlé sérieusement la crise financière et ni d'écologie d'ailleurs donc c'est c'est vous dire à quel point quand même c'est un entre soi qui à mon avis est un peu préoccupant c'était un sujet aujourd'hui encore plus sier pas de pronostic alors moi ça fait très longtemps que je fais plus de pour nos sticks c'est une barre d'ordre de rire c'est Pablo il faut faire vrai
avec l'humidité tout le monde s'en est à ce qu'a dit Pablo merci beaucoup merci à tous les trois pour ce débat merci à tous de nous avoir suivi on se retrouve demain très bonne journée public sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez