L'éditorial du 23 janvier : retraites et salaires, faire encore monter la pression !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Nathalie ArthaudFait
« quand il s'agit de trouver des milliards pour les tanks et pour les missiles, là, il n'y a pas de problèmes, ça ne se discute même pas »
- 3:30Nathalie ArthaudFait
« il y avait dans cette manifestation des salariés, y compris, qui faisaient grève pour la 1ère fois de leur vie »
- 5:00Nathalie ArthaudFait
« un certain nombre de députés disent que ils ne sont pas près à voter ce projet en l'état »
- 7:00Nathalie ArthaudFait
« les confédérations syndicales ont fixé le 31 pour une nouvelle journée d'action générale de grève générale et de manifestations à l'échelle de tout le pays »
- 9:00Nathalie ArthaudFait
« il faut se souvenir de la haine qu'avait suscitée la grève des salariés des raffineries en septembre et octobre dernier dans les milieux patronaux »
- 11:00Nathalie ArthaudFait
« il faut porter le fer, bien sûr sur les retraites, mais pas seulement, il faut aussi porter le fer sur les salaires »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Cette semaine, on parle bien sûr mobilisation contre l'attaque des retraites. Alors je ne veux pas revenir sur la grossièreté de cette énième attaque contre les retraites Juste quand même souligner un aspect C'est que le lendemain de la mobilisation donc le lendemain du jeudi 19, le gouvernement a annoncé la nouvelle loi de programmation mititaire qu'il porte à 413 milliards, c'est-à-dire 100 milliards supplémentaires sur 7 ans, alors clairement, on voit que quand il s'agit de trouver des milliards pour les tanks et pour les missiles, là, il n'y a pas de problèmes, ça ne se discute même pas, il n'y a que pour trouver de l'argent, quelques milliards pour les retraites, pour les salaires ou pour les hôpitaux que ça se discute. Alors voilà, tout ça, ça dit tout, je pense, de la politique de ce gouvernement.
Pour revenir sur la mobilisation elle-même, Je crois que tout le monde l'a bien vu, elle a été massive, les manifestations ont partout été impressionantes ça a été vrai dans les villes petites, moyennes, grandes, à Paris elle a été aussi impressionnante, malgré la grève des transports, Et ce qui était très notable dans toutes ces manifestations, c'était la présence aussi du Privé. Cette fois, ont répondu à l'appel non seulement les gros bataillons du Public, la SNCF, la RATP, l'Education nationale, mais aussi beaucoup beaucoup de salariés du Privé des grosses entreprises, mais aussi des moyennes, des sous-traitants, de tous les secteurs. En fait il y avait dans cette manifestation des salariés, y compris, qui faisaient grève pour la 1ère fois de leur vie, beaucoup de gens qui n'étaient pas syndiqués, et qui se lançaient, là, dans la bagarre.
Tout ça, c'est vraiment un gage pour la suite de la mobilisation. Alors je crois que tous ceux qui ont participé aux manifestations ont réalisé l'immense force que recèle le monde du travail. Ils l'ont découvert pour certains, pour d'autres, ils l'ont redécouvert et cette force, elle compte, parce que, aujourd'hui, regardez le gouvernement, regardez les ministres, regardez les députés, ils font profil bas, il y a même des failles qui sont apparues dans la Majorité, puisqu'un certain nombre de députés disent que ils ne sont pas près à voter ce projet en l'état.
Alors ça montre une chose, ça montre que nous les avons déjà mis sous pression. Eh bien cette pression, il faut encore la faire monter. Alors la voie à suivre est claire, les confédérations syndicales ont fixé le 31 pour une nouvelle journée d'action générale. de grève générale et de manifestations à l'échelle de tout le pays.
Alors ce sont les organisations syndicales qui ont ce pouvoir, de fixer le calendrier, de fixer les dates, mais le succès, la réussite de ces journées ils dépendent de nous tous, de chacun d'entre nous, en fait, c'est nous qui pouvons faire en sorte que ça soit un tremplin pour cette mobilisation. Donc il faut s'y atteler au jour-le-jour aller au travail avec l'idée que l'on n'a pas seulement les profits patronaux à produire, mais que l'on a aussi à discuter, à multiplier les réunions, à nous organiser, à discuter de nos revendications pour être plus nombreux encore en grève le 31 janvier, et plus nombreux aussi en manifestation. Et j'insiste, être en grève le plus nombreux possible, faire que cette grève touche le maximum d'entreprises, parce que c'est ça qui va gêner et le gouvernement, et le grand patronat.
Il faut se souvenir de la haine qu'avait suscitée la grève des salariés des raffineries en septembre et octobre dernier dans les milieux patronaux. Là on voit tout de suite que c'est la ligne rouge pour eux, il ne faut pas toucher à la production de leurs profits, il ne faut pas toucher à la production de leurs dividendes. C'est là que l'on peut effectivement se faire craindre.
Si, il y a la menace que ces grèves, elles se multiplient, qu'elles gènent le patronat, c'est le patronat lui-même qui ira demander à Macron de remballer sa réforme. Alors pour finir, je voudrais dire eh bien qu'il faut battre le fer quand qu'il est chaud, les paroles de l'Internationale, et il faut porter le fer, bien sûr sur les retraites, mais pas seulement, il faut aussi porter le fer sur les salaires, parce que c'est le problème essentiel de tous les salariés aujourd'hui face à la flambée des prix, il faut porter le fer aussi sur les conditions de travail. Il nous parle, là, le gouvernement, de pénibilité, mais la pénibilité, ce n'est pas l'exception, c'est la règle aujourd'hui dans le monde du travail.
Il faut porter le fer sur l'emploi des jeunes, sur la précarité, et c'est, justement, en nous battant et en réussissant à renverser le rapport de force sur les retraites que nous seront sans doute en mesure de gagner, y compris, sur tous ces terrains-là. Et je suis convaincue aussi que ça ouvrira des perspectives pour contester ceux qui nous gouvernent aujourd'hui ceux qui nous dirigent, et qui mènent la société à la catastrophe que l'on voit avec toutes ces crises, et y compris, ces menaces guerrières qui s'approchent à grands pas.