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interviewSénat (sur YouTube)· 6 mars 2026 90 min

Marges de la grande distribution : audition des représentants de Concordis et CWT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

en vous remerciant vraiment de de votre présence. Donc nous recevons à présent deux représentant de CWT, la centrale européenne de service de Carrefour et Coopérative U donc basé en Suisse ainsi que les représentants de Carrefour et Coopérative U qui supervisent au nom de l'alliance Concordice les activités de CWT pour les services et de la centrale d'achat de RCK. Donc madame Marion Libreac et monsieur Hervé Daudin tous de membres des comités de pilotage de Concordice pour ERKA et CWT.

Monsieur Éric Dubouchet directeur général CWT Partners madame Valentine Brown Skerbacov c'est c'est bien comme cela voilà directrice du partenariat de la négociation internationale de CWT Partners. Donc merci beaucoup mesdames messieurs de de votre présence. Je vous rappelle la règle de nos commissions d'enquête qui consiste à notamment à prêter serment avant d'être entendu.

Serment bien sûr de dire la vérité et toute la vérité. Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête et passible de peine qui sont prévus aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. Donc je vous demander peut-être l'un après l'autre d'ouvrir vos micros.

Donc le voyant rouge, parfait. De lever la main droite et de dire "Je le jure, je le jure." Merci madame.

Merci. Je le jure. Merci.

Merci à vous. Euh par ailleurs, il y aurait-il des liens d'intérêt ou des des engagements actuels que vous souhaiteriez porter à la connaissance de la commission d'enquête ? Aucun.

Aucun. Aucun non plus. Aucun.

Très bien. Merci beaucoup mesdames, messieurs. Donc merci encore de votre présence.

On a important pour nous de vous entendre pour mieux comprendre comment fonctionnent les centrales de service. Nous avons par ailleurs convié une nouvelle fois madame Libreac et monsieur Daudin pour mieux apprécier la relation entre d'une part la centrale d'achat et la centrale de service puisque vous supervisez les deux et d'autre part entre les actionnaires et les centrales et les centrales puisqu'ils représentent respectivement coopérative U et Carrefour. Donc je vous remercie de nous présenter, de revenir sur l'articulation entre ces deux centrales et les relations entre celles-ci et les actionnaires.

S'agissant de CWT, vous voudrez bien nous exposer le type de services qui sont proposés, les modes de rémunération et leur utilité en particulier pour de très grands groupes industriels. Donc on pourrait penser qu'ils disposent déjà en interne des des informations sur les données de et de la force de vente nécessaire pour leur développement commercial. Mais vous nous expliquerez euh comment vous êtes sollicité par ces industriels et comment vous y répondez.

Je vous propose qu'on fonctionne en deux temps. Euh d'abord en vous laissant la parole ensuite enfin même en trois temps. Vous laissant la parole la parole à madame la rapporteur et puis ensuite les questions des membres de la commission.

Est-ce que vous intervenez tous les quatre ? Oui. Non.

Qui interviendra ? C'est juste pour la répartition du temps de par une intervention sur Concordis qui a été établie en commun. D'accord. et et ensuite on se partagera quelques minutes t tous les deux.

Très bien. Bon ben je vous demande de gérer peut-être 10 minutes pour Concordisse 10 minutes pour Donc je vous laisse la parole monsieur Daudin pour commencer si j'ai compris. Merci.

Merci beaucoup madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames messieurs, vous avez souhaité nous convoquer de nouveau Marion Libersac ici à mes côtés et moi-même, non plus au titre de coopérative U ou de Carrefour, mais en tant que membre de la gouvernance de Concordice. Nous vous remercions pour cette invitation et nous sommes naturellement à votre disposition pour approfondir tous les sujets cette fois-ci peut-être un petit peu plus technique que vous souhaiterez. Coopérative U, Carrefour et RTG, notre partenaire allemand ont officiellement fondé Concordice le 1er décembre dernier, quasiment au moment même où vous lanciez les travaux de votre commission.

Vous évoquez souvent depuis lors les centrales d'achat européennes Concordis, Eurelec, EVest et cetera. Elles ont tout en commun la volonté de négocier de manière plus équilibrée avec les gros industriels internationaux, mais elle revête en réalité des organisations très différentes concordissent tout comme les prestataires qu'elle mandat à des singularités que nous allons vous détailler. Nous profiterons donc de cette courte intervention en notre nom à tous les deux pour vous présenter d'abord les principes qui ont présidé à la création de notre alliance. puis sa gouvernance et enfin notre code de conduite qui est un peu le règlement intérieur de notre partenariat.

Tout d'abord, les trois grands principes que nous nous sommes donnés pour concevoir Concordice. Premier principe, peut-être le plus important, fonder une alliance qui soit une centrale de négociation et non pas une centrale d'achat. Vous l'avez compris lors de toutes vos auditions, c'est le point essentiel.

Quand on fonde une centrale de négociation, tous les partenaires négocient ensemble mais continuent à acheter commander sur leur géographie initiale. La création de la centrale de négociation est donc neutre sur le régime juridique, c'est-à-dire le rattachement des contrats des droits nationaux. À contrario, quand on fonde une centrale d'achat, les partenaires négocient ensemble mais surtout achètent, commande ensemble.

Le régime juridique des contrats commerciaux avec la centrale d'achat devient alors le régime juridique des contrats de la nouvelle géographie dans laquelle les produits sont négociés, achetés et commandés ensemble. Notre alliance à nous est une alliance de négociation. Les partenaires de Concordis ont pour leur contrat le même régime juridique qu'ils avaient avant Concordise.

Par la nature même de notre alliance de négociation et non d'achat, il ne peut y avoir aucun procès pour contournement des lois existantes. Deuxème principe, exclure tout impact direct sur les PME et sur le secteur agricole. J'irai vite sur ce point.

C'est ce que nous avons fait en ayant une liste très limitative de fournisseurs internationaux et en excluant certains gros industriels pourtant présents chez d'autres centrales européennes. Vous avez accès aux listes qui ont d'ailleurs été largement examiné par les autorités de concurrence. Vous pouvez le vérifier aisément.

Je comprends que vous avez abordé longuement ce sujet avec Reka précédemment, mais nous sommes naturellement également à votre disposition pour répondre à toutes vos questions. Enfin, 3è principe, adopter une stratégie de négociation constructive plutôt que destructrice. Nous sommes par tradition coopérative U et Carrefour favorable à des stratégies concordantes basé sur des plans d'affaires mais disposé aussi à réallouer sans état d'âme des volumes entre industriels en cas de désaccord.

Ce sont aussi les orientations que nous donnons à ERKA et CWT dans le cadre des mandats qui leur sont confiés. Au total, nous ne nous reconnaissons absolument pas dans les attaques qui sont faites contre les centrales d'achat européennes. Le dispositif concordiste que nous avons conçu entre Coopérative U Carrefour et RTG il y a quelques mois répond précisément aux critiques qui lui sont faites aujourd'hui à Tort.

Voilà pour les principes. Venons-en désormais à la gouvernance. Pour mémoire, Concordis n'achète rien, ne négocie rien.

Elle ne dispose que d'un petit budget de fonctionnement. Ce n'est que la gouvernance de notre alliance. La gouvernance de Concordice est donc en réalité la gouvernance de notre alliance.

Concordis dispose tout d'abord d'un conseil d'administration qui fixe les grandes orientations de l'alliance, en particulier l'évolution du nombre de partenaires et la validation du code de conduite. Et pour tenir compte de la différence de nature et de périmètre entre d'un côté les négociations aux achats et d'un autre côté la vente de services, il existe deux comités spécialisés des stirco, c'est-à-dire des comités de pilotage dont nous faisons partie Marion Liberac et moi-même. Et oui, compte tenu du caractère stratégique de ces deux comités, nos entreprises ont choisi de désigner dans les deux cas comme représentant leur directeur marchandises respectifs.

Ces deux comités de pilotage sont le cœur opérationnel de la gouvernance et sont en interface avec les prestataires mandataires Eurea Trading et CWT Partners que vous rencontrez aujourd'hui et ici représenté à mes côtés. Ces deux comités ont notamment chacun dans leur domaine plusieurs pouvoirs. Fixer la liste des fournisseurs, valider et discuter les objectifs de négociation ou de recettes additionnelles de vente de services.

Veillez à la bonne application du code de conduite. d'éventuelles audits et enfin valider les ressources ou le prix du service des prestataires. Enfin, une gouvernance de Concordice qui s'appuie sur un code de conduite.

Ce sera mon troisème point. C'est une forme de règlement intérieur qui définit les règles qui gouvernent les relations entre les partenaires, les prestataires de services, les fournisseurs et la gouvernance de Concordice. figure ainsi dans ce code de conduite les modalités de respect des règles de concurrence, les clauses de confidentialité, l'encadrement des partages d'informations entre partenaires, les sessions de formation à dispenser au sein des équipes pour les sensibiliser sur ces questions, la traçabilité des actions prises dans le cadre des négociations et au titre des relations avec les fournisseurs figure surtout ce qui est le plus important dans le code de conduite d'une centrale, les modalités de gestion des échecs de négociation avec les industriel, en particulier les marges de manœuvre strict dont disposent les deux commissionnaires.

La capacité à réallouer des volumes d'affaires, la période durant laquelle ces réallocations peuvent s'opérer, le nombre de fournisseurs potentiellement concernés, leur concentration par catégorie et cetera. Et si ces marges de manœuvre doivent être dépassées, elles doivent l'être dans le cadre d'accord explicite des stirca de Concordice. Pour conclure, nous sommes convaincus que nous avons besoin de disposer d'alliances européennes pour mieux peser vis-à-vis de grands industriels internationaux et infinés pour le pouvoir d'achat de nos consommateurs.

Maintenant que le 1er mars est passé et que comme chaque année tous les acteurs vont retrouver leurs esprits, nous confirmons que nous sommes à disposition en lien avec les autorités de concurrence pour participer à l'élaboration d'une charte de bonne pratique de ces alliances. Au pouvoir public aussi de réfléchir aux harmonisations européennes qui nous faciliteraient également grandement la tâche. Nous vous remercions pour votre attention avec Marion Libersac.

Nous espérons avoir répondu à vos interrogations et nous sommes ravisner la parole à CWT, le prestataire de Concordiste en charge de la vente de services internationaux. Merci monsieur. Donc c'est monsieur de Bouchet qui je vais commencer et madame Br finira.

Madame la présidente, madame la rapporteur, madame la sénatrice, messieurs, merci de nous recevoir aujourd'hui et de nous donner l'opportunité de répondre à vos questions afin d'apporter des éclairages dans le cas de cette commission. Dans le groupe de Carrefour, depuis plus de 30 ans, j'ai commencé ma carrière en hypermarché en France avant de la poursuivre au niveau européen au développement des marques Carrefour au niveau Europe puis à l'international où j'ai eu des responsabilités notamment en Asie. J'ai ensuite rejoint CWT que je dirige désormais depuis 8 ans.

Je suis accompagné aujourd'hui donc de madame Valentine Bron qui est responsable à sécurité du partenariat de la négociation internationale avec les grandes marques du PGC donc spécialisé sur le PGC et sur l'ensemble de nos généographies dans le monde. Fondé en 1991, CWT existe donc depuis plus de 30 ans et j'insiste sur ce point particulièrement parce qu'il est essentiel. Nous ne sommes pas une structure récente.

Nous nous inscrivons dans des relations stables, durables, des collaborations multipays, multicontinent construit dans le temps long avec souvent des contrats pluriannels nous ne sommes pas une centrale d'achat. Nous ne négocions pas le prix des produits. Nous ne décidons pas des référencements des marques dans les pays et nous n'achetons pas de marchandises.

Fort de notre empreinte internationale, nous construisons des partenariats mondiaux avec les grandes marques. Ce sont d'abord nos partenaires et pas nos concurrents. Et par contre, ces grandes marques entre elles, se livrent une forte concurrence partout dans le monde où Carrefour a une forte présence.

C'est pourquoi à travers nos partenariats globaux, elle nous demande de les prioriser dans leur dans dans leur développement international, de renforcer leurs priorités stratégique commerciale et marketing en Europe, en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Les partenaires industriels qui ont accès à nos services internationaux sont des grands groupes, aucune PME. Ils produisent et commercialisent dans le monde entier.

Ils lancent leurs innovations majeures souvent à l'échelle continentale voire internationale quand on parle de leur très grande marque milliardair comme il les appelle. Ils définissent et pilotent leurs engagements climat et sociétaux au niveau global aussi. Et ça c'est un axe aussi très fort de notre collaboration mondiale avec les grands groupes partners et si vous souhaitez on pourra y revenir avec Valentine qui en a à charge.

Il n'est pas rare que dans leur segment de marché deux à trois grands groupes représentent près de 80 % des ventes hors marque de distributeur. C'est un phénomène de concentration qui s'illustre par exemple avec presque 10000 des marques les plus connues dans le monde qui sont en réalité la propriété de 11 grands groupes. 10 Américains britannique ou Suisse, un seul groupe est français.

Notre mission s'inscrit donc dans cette réalité internationale, celle d'animer, d'accompagner et de développer une communauté de marques partenaires au service de millions de consommateurs, de partager notre connaissance unique et irremplaçable de milliards d'actes d'achat dans plus de 30 pays et demain 60 pays à l'horizon 2030. Notre raison d'être depuis près de 35 ans est donc de vendre des services internationaux dit on top au-dessus d'eux en français, c'est-à-dire distincte et complémentaire des plans d'affaires discutés dans le monde entier par nos différents pays. Nos interlocuteurs sont les directions exécutives commerciales à l'échelle d'un ou plusieurs continents.

Ce sont aussi les présidents, directeurs exécutifs des grandes multinationales que nous rencontrons une à deux fois par an dans le cadre de nos alignements de priorité stratégique avec les dirigeants de Carrefour de groupe mondial à groupe mondial. Dans le cadre du mandat qui nous est confié par les partenaires de l'Alliance Concordis, nous n'achetons pas de produits, nous ne négocions pas les prix d'achat. Nous agistons comme prestataires de services pour négocier les services internationaux avec les grands groupes industriels au nom de Carrefour et de coopérative U sur leur géographie européenne.

Pour finir, mon proposiminaire, avant de laisser la parole à ma collègue, j'aimerais aussi rappeler que CWT Partners est une société filiale détenue à 100 % par le groupe Carrefour, composé de femmes et d'hommes de six nationalités parlant 10 langues différentes. des profils internationaux expérimentés, salarié du groupe Carrefour avec une ancienneté moyenne de plus de 10 ans et qui ont tous exercé dans beaucoup de nos géographies comme en Argentine, en Belgique, au Brésil, en Chine, en Espagne, France, Italie, Pologne, Roumanie, Suisse ou encore Turquie. Cette richesse culturelle et expertise de talent venue du monde entier est reconnue tant par nos collègues dans les pays que par nos partenaires industriels. comme en témoigne le panéliste canadien indépendant et expert de la grande distribution mondiale Advantage Report qui vous qui vous avait été cité déjà par un intervenant et qui interroge plus de 30 grands groupes industriels dans le monde et sur des critères comme la négociation collaborative, la confiance, la qualité des services, le respect des engagements ou encore l'expérience des équipes, il nous classe premier des centrales internationales depuis 2022.

Je tiens à votre disposition le rapport si vous voulez qui date de début décembre de 2025. Je vous remercie de votre attention et je me tiens évidemment à votre disposition pour répondre à vos questions à la suite du propos de Valentine. Monsieur à vous.

Madame, madame la présidente, madame la rapporteur, madame la sénatrice, mesdames messieurs. Permettez-moi de me présenter également. Je travaille pour le groupe Carrefour depuis 15 ans, d'abord à l'échelle européenne sur les marques distributeur puis depuis 12 ans pour notre filiale CWT Partners.

Dans cette dernière, j'ai exercé des fonctions de négociation puis de direction dans l'alimentaire et non alimentaire. Je suis aujourd'hui en charge de la coordination et du développement des marque PGC. Je vais compléter les propos liminaires d'Hervé Éric et vous décrire plus précisément nos services.

Nos contrats internationaux reposent sur trois piliers fondamentaux. Le premier est la coordination stratégique multipays de nos fournisseurs internationaux. Elle s'articule autour de plusieurs missions.

Le rôle de CWT peut être d'aider le fournisseur à développer son courant d'affaires dans nos géographies communes et d'accompagner les fournisseurs au gré de leur stratégie sur différents continents. Nous pouvons aussi servir de facilitateur entre nos pays et les industriels lorsque les relations se tendent. Enfin, nous développons des relations stratégiques autour de sujets clés tels que l'omnicanalité, le digital ou la responsabilité sociétale des entreprises et j'y reviendrai plus tard.

Le second pilier est la vente de données au service de la performance et de la croissance de nos partenariats. La data comme on l'appelle chez CWT Partners, la data qu'est-ce que c'est ? Un outil marketing puissant qui donne une vision de son activité aux fournisseurs, de l'entrepôt, aux caisses de nos magasins.

Nous ne parlons pas de fichier Excel, mais de plusieurs outils développés pour et en partenariat avec nos différents partenaires industriels. Comme nous parlons de data, je vais vous donner quelques chiffres clés. 31 pays couverts, plus de 10 milliards de transactions répertoriées dans nos outils, 120 sessions de formation prodiguées à nos fournisseurs utilisateur en 2025 et plus de 11000 sessions ouvertes sur une seule de nos plateformes en ligne en 2025 également.

Enfin, le trème pilier de nos relations internationales offre aux fournisseurs la possibilité de développer des initiatives commerciales à l'échelle globale. Le pilotage de ces initiatives multipays est distinct et additionnel au plan d'affaires locaux. Le choix est large.

Il peut s'agir d'un événement commercial RSE à l'échelle mondiale comme d'intestes merchandising dans quelques hypermarchés. Cela représente environ 12000 initiatives par an sur l'ensemble de nos géographies. Tout archivé, contractualisé et mesurables.

Les services proposés par CWT sont acceptés formellement à l'issue d'une négociation de gré à gris. Ils sont décrits dans des contrats détaillés, sont chiffrés et sont suivis avec une confirmation de réalisation de la part des industriels. Enfin, je souhaite ajouter un point souvent absent du débat.

Nos relations avec ces multinationales ne sont pas uniquement commerciales et transactionnelles. Elles portent aussi sur des engagements stratégiques majeurs. CWT Partners fut par exemple l'incubateur d'initiative globales telles que le pacte de transition alimentaire Carrefour.

Initié en 2019 avec six de nos fournisseurs, il rassemble désormais une trentaine de fournisseurs carrefour. La quasi totalité de nos partenaire CWT respecte aujourd'hui une trajectoire climat + 1,5° fixé par l'accord de Paris et intégré dans le plan stratégique Carrefour. Ces trajectoires concernent la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la transformation des chaînes d'approvisionnement, la réduction des emballage plastique notamment et la transition énergétique.

Notre coordination internationale permet d'harmoniser ses exigences et de capter les synergies entre les différents pays. Elle permet d'éviter que chaque pays avance isolément et d'accélérer la transition environnementale. Autrement dit, notre structure est aussi un levier d'alignement stratégique en matière climatique.

Pour finir, il semble important de bien comprendre avec qui nous travaillons. Un partenaire industriel type réalise plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires. Il opère à l'échelle globale et nos contrats couvrent en moyenne 13 pays parmi lesquels l'Argentine, la Belgique, le Brésil, l'Espagne, les Émirats arabes unis, la France, la Pologne, la Roumanie ou la Turquie pour ne citer que les plus grands. 86 % d'entre elles sont des entreprises dont les sièges sociaux sont étrangers à la France et 30 % d'entre elles sont américaines.

Enfin, face à ces géants mondiaux des PGC, Carrefour représente en moyenne moins de 2 % de leur chiffre d'affaires mondial. Les discussions sont parfois exigeantes, mais toujours dans le respect des uns et des autres et avec des partenaires puissants et organisés. En espérant avoir déjà répondu à une grande partie de vos questionnements.

Merci mesdames messieurs pour votre écoute. Merci madame. Donc la parole à madame la rapporteur pour les premières questions.

Bien. Alors je vous remercie. Peut-être mes premières questions à CWT.

Euh je reviendrai après sur Concordis et les liens entre entre vous. Vous avez compris que ça m'intéressait que ça nous intéressait particulièrement. Alors CWT mais là aussi ça nous intéresse puisque les centrales de service vous l'avez vu hein au cours des différentes auditions ont été j'allais dire quelque peu mal menés.

Les industriels nous disent "Bah nous, on nous vend des services dont on n pas besoin. On a vu des gens ironisés sur les datas dont vous nous parliez en disant "Ben, on achète des datas mais évidemment on en a pas besoin." Euh donc euh ben nous ça nous interroge.

Nous on connaît pas vos pratiques, on ne sait pas comment vous fonctionnez, on a on reçoit des témoignages du genre et donc moi j'aimerais comprendre ce qui se passe sur la question des services. Donc déjà ma première question c'est est-ce que tous vos fournisseurs sont totalement libres de prendre ou de ne pas prendre vos services ? Par exemple, est-ce qu'il y a des fournisseurs à vous qui n'ont pas de data, qui n'achètent pas le service data ou est-ce que tout le monde a le service data d'office ou tout le monde l'achète d'office ?

Je laisserai Valentine si elle veut compléter dans le détail, mais déjà tout de suite pour vous rassurer euh on fonctionne avec un système de menu et il y a pas de mise d'office d'un service plus qu'un autre. S'il y a un menu, il y a trois blocs, il y a toute la partie de partenariat qui va plutôt travailler sur euh l'alignement des stratégies, l'homogénéisation dans tous les pays. L'industriel qui vient nous voir veut s'assurer que sa stratégie va être comprise dans l'intégralité des pays et que selon les zones et les continents, il peut ça peut être ça peut être différent. différencié et il veut absolument que ces priorités qui coïncident avec nos priorités stratégiques soient homogènes dans les pays.

Bien sûr, ensuite les pays font leur négociation mais il y a ce rôle de médiation, d'accompagnement, de développement historiquement dans les années 90 quand CWT enfin c'est c'est fondé, c'était essentiellement du développement à l'étranger. C'était essentiellement des de des paliers de croissance et dans les années 2000 a commencé à avoir les industriels ont commencé à avoir besoin de data pour leurs études de marché comprendre Carrefour qui qui était implanté qui était représentatif dans des marchés représenter plus qu'un panel représenter une réalité de ce qu'il pouvait faire et avec le temps ça s'est développé. Donc non, c'est pas obligatoire mais sauf si je fais une erreur parce que j'ai bien conscience que je suis sous sermon.

Je pense que tout le monde a du data et je vais vous dire je vais vous donner une raison. Après, on pourrait rentrer dans dans ce que je considère être comme un des meilleurs outils de pilotage d'activité qui part qui va du niveau global mondial avec une nomenclature qui est complètement intégré intégrée à Carrefour et qui est comparable à tous les pays. C'està dire vous êtes un dirigeant d'entreprise, vous êtes vous êtes capable d'avoir une vision mondiale par continent et jusqu'au magasin avec la même nomenclature, avec la même capacité de faire du benchmark de de la comparaison, d'analyser vos marques.

Mais il faut savoir aussi que vous avez accès en tant qu'industriel à la vision de vos concurrents. Donc si lui ne la souhaite pas l'avoir, il peut ne pas l'avoir, il y a pas de problème. Mais il sait que son concurrent peut l'avoir.

Donc on le propose par définition à tout le monde et aujourd'hui je crois pas qu'il y ait qui que ce soit qui en est pas mais c'est pas parce que c'est obligatoire, c'est parce que dans un menu, ils font le choix de l'avoir et et et puis l'attractivité et les l'intérêt de de de ces outils font que il nous le réclament systématiquement et il nous en demande même beaucoup plus. Il voudrait toujours aller plus loin dans la granularité. Oui, pardon, je pensais que vous vouliez rajouter quelque chose.

Madame Cher, je peux je peux rajouter que c'est vraiment le pilier stratégique de nos relations avec nos fournisseurs quand on réalise des rendez-vous avec eux pour et voir où ils doivent se développer ou alors où est-ce que le business ne se porte pas bien. Sans data, on peut pas faire ça. Donc c'est vraiment le fondement de toutes nos relations avec nos fournisseurs. peu importe le nombre d'équipiers que comprend leur leur contrat.

Et ensuite effectivement, c'est le fruit de négociation où ils ont la liberté de choisir telle ou telle option parmi ce qu'on ce qu'on propose. Et sans sans data aujourd'hui, un industriel il peut il ne peut pas piloter son activité au sein de Carrefour. Aujourd'hui, on propose un outil qui est qui leur permet de trouver de l'agilité.

On propose aussi des outils supply chain qui leur permettent d'ajuster leurs outils de production, d'éviter certaines ruptures et d'ajuster leur production par rapport à la demande des consommateurs. Donc il y a il y a des études claires qui montrent que quand même en utilisant la data, un fournisseur est bien plus agile et bien plus performant sur les marchés dans lesquels on opère. Toujours est-il et là je je ne fais que répéter ce qui nous a été dit et ce qui nous a été dit en audition pour une pour la plupart publique euh que une grande partie enfin beaucoup d'entreprises nous ont dit ne pas vouloir de data et être obligé par la centrale de service de prendre ces datas et ne pas en vouloir parce qu'elles-mêmes sont déjà équipées compte tenu de leur force commerciales de leur puissance et cetera puisque vous travaillez essentiellement avec des grandes entreprise.

Donc moi, j'entends ce que vous nous dites et je vais dire je ne vais pas le contester puisque vous êtes sousment donc je ne vais pas je ne vais pas contester la véracité de vos propos. Je dis juste qu'ils viennent en contradiction avec d'autres propos entendus également sous serment. Voilà, c'est et donc juste un petit complément, mais tout toutes les informations que vous pouvez nous faire passer de nature à nous démontrer bien sûr que euh qu'il s'agit bien de de choix euh euh des de vos de vos fournisseurs, que ce sont des choix qui ne correspondent à des informations qu'ils n'ont pas déjà que le l'argument c'est souvent de nous dire qu'en fait ces datas pour la plupart ils les ont déjà surtout que vous vous adressez à des grands groupes des multinationales qui ont eux-mêmes des services très développés. et qui ont en fait ces éléments.

Donc donc le sujet c'est de savoir comment nous législateurs extérieur à votre à votre schéma, on peut avoir la certitude que il y a un véritable choix parce que vous vous rendez bien compte que comme visiblement en fait tous vos clients sont aussi des clients qu'on qui ont par ailleurs un un contrat d'achat, c'est quand même c'est quand même étonnant quoi. Voilà que tous systématiquement éprouvent le besoin d'acheter en parallèle des services. Voilà.

Donc on veut bien croire vos vos propos bien évidemment mais il faut nous en apporter les aiments parce que vos vos fournisseurs nous tiennent les propos opposés vous voyez. Donc donnez-nous des éléments pour fonder un peu tout cela. J'ai même eu d'ailleurs un échange avec certains d'entre eux à qui je disais ben c'est une forme de droit de péage.

Et il m'était répondu bah non, c'est une forme de raquette. Donc voilà, je je vous dis clairement ce qui m'a été dit et donc je m'adresse à vous en disant ben garantissez-nous, prouvez-nous qu'il y a la liberté de choisir ou de ne pas choisir ces services. Mais si aujourd'hui vous me dites par exemple que les datas tout le monde les a, c'est aussi ce qu'il nous disait. il nous disait "Ben vérifier les datas en fait on nous les impose.

Donc tout le monde sera client de du service data. Donc y a-t-il des services que tout le monde ne prend pas ? Dans ce cas-là, on pourra commencer par vous enfin on vous croira et on dira bah oui, tout le monde n'a pas tel ou tel service.

Si ça vous pouvez nous l'envoyer, ça nous serait très utile parce que nous vraiment on n' pas spécialement envie de de vous incriminer plus que d'autres. On veut simplement essayer de comprendre ce qui se passe dans les centrales de service réellement. Est-ce que vous vendez du service ou est-ce qu'uniquement vous êtes un des outils de la négociation pour faire baisser les prix ?

C'est en fait ça notre question derrière tout ce qu'on dit. Est-ce que c'est juste une manière de contourner les choses et de faire baisser les prix ? Et donc on vend des services qui existent pas tout à fait ou presque qui existent presque ou qui sont pas tout à fait utiles ou est-ce que réellement il y a une vente de service avec derrière une réalité tangible qui permet en fait de se dire que c'est une activité qui est positive pour tout le monde et pour vous et pour vos et pour vos et pour vos fournisseurs.

Non, je vous je vous entends très bien madame la rapporteur. plusieurs choses, plusieurs commentaires déjà. J'ai effectivement suivi vos auditions, j'ai entendu surtout des critiques sur le fait qu'il recevait un fichier Excel ou je sais pas quoi.

C'est limite si j'entendais pas qu'il recevait un fax. Alors, c'était le reproche qui était fait il y a 20 ans. Donc donc non, bien sûr que euh je vous rassurer et mon objectif ici, c'est aussi de vous rassurer.

Donc, on a reçu votre questionnaire et on a déjà préparé beaucoup d'éléments de réponse parce que la spécificité de nos accords aussi, c'est que les industriels nous demandent d'avoir une clause de confidentialité. Donc il y a beaucoup d'éléments, je peux citer des nombres, des proportions, je peux donner beaucoup d'exemples mais je peux pas citer ou donner l'impression que je me que je parle d'un industriel en particulier. Donc vous l'aurez séparément questionnaire.

Et vous pouvez d'ailleurs neutraliser le nom qu'on n'est pas obligé de le voir et de toute façon on est nous aussi tenu au secret. Donc vous pouvez nous trans une information qu'on gardera secrète. Exactement.

Je voulais deux choses effectivement, j'ai été choqué comme vous qu'on parle de raquette ou de droite pH parce que les mots ils ont un sens bien sûr. Et je suis aussi ici là, je suis ici parmi vous pour témoigner à la fois des femmes et des hommes qui travaillent honnêtement tous les jours qui essayent de faire leur métier et leur mission avec éthique, valeur, c'est à la fois celle de l'entreprise mais c'est aussi les miennes personnelles. Donc je non, je je m'inscris en faux total. de de ce type de de de raquette quoi que ce soit.

Ça c'est la première chose. Donc non, ils n'ont pas obligation. Euh maintenant, ce qui est important aussi peut-être pour vos travaux à comprendre, c'est s'ils ont tous des datas, ils n'ont pas tous le même data, c'està-dire qu'il y a une certaine granularité et ça va dépendre du nombre de catégories de de de du nombre de pays.

Certains vont vouloir avoir aller très loin, c'est-à-dire avoir certains veulent avoir accès que aux ventes donc sorti caisse des actes d'achat pour analyser la performance de leur marque et éventuellement l'événement qui s'est passé pour un de leurs concurrents. D'autres vont vouloir aller plus loin dans la granularité. Il y a plus de de 36 niveaux de granularité qui leur permet d'aller jusqu'à étudier le comportement client, ce qu'on appelle shoper migration.

Alors le le le transferts, comment se comportent les clients pour transférer leur acte d'achat d'une marque propre vers leur marque ou inversement ? Donc ça va très loin et donc ça on pourra vous démontrer que nos contrats sont différents, sont distincts. De la même manière que tous les services, c'est un menu avec différentes thématiques, tout le monde n'a pas l'intégralité.

Certains ont tout, certains en ont moins et évidemment, il y a pas d'obligation. Et si je voulais vous témoigner sousement, peut-être aussi pour essayer de de vous éclairer, je je sais pas qui vous a dit, je me sens pas tellement concerné, mais si c'est le cas, euh sans sans chercher à savoir qui ça peut être, je suis très surprise que c'est pas le reproche qu'on fait. On fait souvent le reproche quand on m'appelle, c'est quand mes équipes éventuellement ils ont une semaine de retard, de mise à disposition dans l'outil.

Mes patrons de pas l'avoir très sincèrement. Donc donc voilà déjà peut-être pour vous rassurer ce que je pouvais vous dire et je conclurai comme vous avez eu des témoignages. On a aussi bon d'ailleurs pourrait voir sur nos réseaux internet sur des plateformes professionnelles comme LinkedIn des témoignages d'industriel qui sont très satisfaits de la collaboration qu'ils peuvent avoir avec Carrefour Link qui est l'entité qui gère notre collaboration Data Sharing avec nos fournisseurs.

Et je vous citerai juste deux fournisseurs puisqu'on parle de témoignage. Tout d'abord, un fournisseur multicatégorie international. L'utilisation de Carrefour Links nous a vraiment aidé à changer notre façon de travailler avec Carrefour, nous permettant de mieux découvrir les insight Shopper et de créer de la demande via des activités ciblées.

Je vous citerai un autre fournisseur euh fournisseur euh sur l'épicerie. accéder à la plateforme Carrefour Link, ça a radicalement changé la donne pour moi. Voilà, c'est quelques échantillons, on en a plusieurs.

On vous a aussi donné les statistique d'usage qui font état du fait que nos plateformes sont utilisées. Merci. Je vous remercie.

Et pour terminer et j'en ai terminé, mais je crois que c'est important de de que d'essayer d'apporter de la pédagogie. Euh j'ai aussi suivi dans vos travaux un témoignage d'industriel qui était plutôt satisfait ou qui donnait une plutôt une un retour de d'intérêt notamment pour ce type de service. Il faut savoir que ce type d'industriel comme certains autres grandes différentes catégories construisent les outils avec nous.

Certains vont les utiliser complètement parce qu'ils ont pas les moyens où ils ne souhaitent pas investir et donc ils utilisent nos outis. Mais certains autres mettent à disposition leur data, les nôtres dans toutes les géographies mondiales dans ce qu'on appelle un safe event. Donc c'est un genre de cloud commun où chacun il y a a il y a une étanchéité puisque c'est fait ensuite par une société externe.

Ça les panélistes peuvent pas le faire et les panélistes n'ont pas le droit de donner la donnée concurrente. Donc forcément c'est complémentaire et et peut-être si je devais apporter une dernière preuve ou enfin essayer de vous convaincre c'est que les panélistes même viennent tous me voir pour faire mon data. On leur donne on leur donne accès à nos datas.

C'est important parce qu'ils peuvent avoir toutes les enseignes et ça complète. Mais on a décidé et fait le choix de développer nous-même nos outils notamment parce que quand on a collaboré avec Tesco qui possède Donon B qui un des panélistes, on a découvert le prix, la valeur de ce qui demandait pour le faire et croyez-moi par rapport à ce qu'on vous a dit, on se sent pas du tout disproportionné dans ce qu'on vend par rapport au panélistes et ce que les panélistes nous demandaient pour le faire avec eux, on a fait le choix d'investir pour faire nous-mêmes. Vous faites une très bonne transition puisque ma question suivante était sur le montant des des prix de ces services.

Est-ce que vous pouvez nous dire par rapport au pour par rapport au chiffre d'affaires que représentent ces clients pour Concordis au chiffre d'affaires de vente ? À combien s'établit le chiffre d'affaires de service ? Ce que j'aimerais c'est le ratio.

Vous avez compris ? Est-ce qu'on est à 100 % ? Est-ce qu'on est à 30 % ?

Excusez-moi. Non, je vous ai pas suivi. Je pensais vous m'avez pas suivi.

Mais si on prend le chiffre d'affaires de l'ensemble de vos clients avec Concordis, alors vous allez me dire "Non mais Concordis n'achète pas, ne vend pas d'accord mais avec l'ensemble des négociations conclues par chez Concordis et chez Eurekaa plus particulièrement. Quel est que mesurez-vous en terme de service par rapport à ce chiffre d'affaires ? Quel est votre poids ?

Est-ce que si il y a 100 de chiffre d'affaires, vous vous vendez combien de services ? Vous vendez 100 de services, 50 de service ? 30 de services ?

C'est pas clair. Non, j'ai du mal à vous suivre parce que est-ce qu'il y a une proportion ? questionnaire dans le questionnaire, je vous ai j'ai commencé à préparer pour vous donner pour pour vous éclairer sur la part le le la part pour le ratio de ce que représente le la valorisation de nos services.

Ça vous l'aurez séparément, je peux pas le commenter là. Euh après la question c'est est-ce que la question c'est de savoir si des industries, la part d'industriels qui ont des services sbrétés par rapport à ceux qui sont chez Eureka ou non ? Moi ma question c'est un industriel qui vous vend un produit à 100 qui vend un produit à Eka à 100, il paye combien de services ?

Combien il achète de services ? C'est ça qui m'intéresse. C'est cette part là.

Est-ce qu'il achète 30 de services ? Est-ce qu'il achète 100 de services ? Non non on n'est pas du tout dans cette proportion mais je vous répondrai dans dans le questionn voà ça.

Je veux bien voir cette part là parce que j'entends des choses très très différentes de la part des industriels. Certains nous disent que c'est 5 % d'autres nous disent que c'est 45 %. Et donc autant les 5 [rires] % je commence je comprends mais les 45 % ce serait très abusif 45 % de service.

Voilà. Donc c'est pour ça que je vous demande je je évidemment pas qu' c'est c'est pas dans ces propensions ou alors il faudrait que ce soit une valeur fixe sur pas de chiffre d'affaires, je sais pas mais on répondra pas la réponse maintenant hein. Je veux bien que vous nous en parliez.

J'avais entendu monsieur Daon qui parlait de 2 %. Voyez, je commenterai même pas par rapport à nous. On vous donnera les chiffres.

Avez compris, vous avez compris ma question en tout cas. Maintenant, en tout cas juste précision par exemple, si vous pouvez nous donner en offre les chiffres de par exemple de 2025, donc le nombre de contrats de prestation de services que vous avez eu, le volume total de ce que ça a représenté et combien ça représentait par par exactement. C'est c'est dans votre questionnaire, c'est ce qu'on et si on peut avoir un comparaison sur le temps, c'est intéressant aussi sur quelques années pour Oui.

Dans votre questionnaire, vous nous avez demandé de faire une comparaison entre 2020 et 2025. Donc, on a préparé effectivement ça et pour que vous puissiez voir sur les donc les fournisseurs concernés concordistent, les 65 la part d'évolution qu'on a et combien ça représente en valeur et en ratio. Merci.

Alors, je veux quand même dire que par le passé, vous avez déjà été condamné, hein, pour enfin pas vous, pas vous CWT, mais en tout cas Carrefour. Carrefour l'a déjà été. Jamais jamais au titre des services intentionaux, des services ECWT.

Jamais en peut-être que j'ai été étonné cette question. Carrefour l'a été. Oui oui mais ça concerne Carrefour France de ce que j'étais sur internet pour vérifier pour très quand je vous ai entendu dire ça jamais depuis sa création CWT n'a été condamné a eu la moindre sanction et contrôlé régulièrement bien ben c'est bien ça vous permet de rectifier puisqueeffectivement moi je savais que Carrefour avait été condamné du coup j'ai pensé que c'était vous mais c'est peut-être effectivement Carrefour ou Carrefour France qui l'a été on va vérifier tout ça est-ce que vous pouvez nous dire quel est le coût annuel de CWT puisque Là aussi, est-ce que vous fonctionnez comme nous a expliqué Eka comme un centre de coût ?

C'est-à-dire que vous avez un certain nombre de collaborateurs qui que vous payez bien entendu et qui représentent des coûts partagés entre les différents actionnaires. C'est ça l'idée ? C'est ça.

Dans dans le cadre donc de l'alliance, CWT en tant que prestataire a des coûts de fonctionnement. On est on est c'est une équipe de sep personnes à peu près qui qui travaillent et donc on a euh on attribue une code par notre coût c'est essentiellement salaire, loyer, frais de transport. Donc c'est très limité et euh et comme et pour anticiper une de vos questions, l'intégralité des revenus est reversé et on ne garde rien.

Euh le coût et l'infime quelques cas pour respecter le code fiscal suisse qui nous est taxé en Suisse qui représente enfin vous l'aurez dans le questionnaire epsilon. Euh donc euh on affecte un un coût euh un code part de coût de de nos coûts de fonctionnement. Euh OK.

Ce n'est donc pas un lieu de dégagement de bénéfices comme on a pu l'entendre ou comme on on peut l'imaginer. D'accord. Très bien.

Je vous remercie. J'aimerais maintenant qu'on arrive si vous voulez bien au lien entre Concordis CWT et Eka parce que quand même la question que je posais précédemment à vos représentants de Reka euh nous nous avons du mal à penser enfin parce que les industriels nous disent que ça n'est pas le cas qu'il n'y a pas de lien entre l'achat et le service. Donc, est-ce que vous pouvez, vous qui êtes CWT déjà me dire s'il y a un lien entre l'achat et le service ?

Autrement dit, est-ce que quand on vous envoie des clients en disant ben voilà, on va passer par la case service et puis on reviendra après à la case négociation, est-ce que ça arrive ou non ? C'est Non, ça fonctionne pas comme ça. On m'envoie pas de client.

Il y a une liste de fournisseurs qui a été définie pour les négociations de services on top donc par Concordis. euh qui est une liste différente de celle de RCA en nombre. Il y a quand même beaucoup de de d'industriel commun évidemment, mais c'est différent.

On n'est pas sur le même rythme de négociation donc il y a pas de lien direct. Je référence pas donc je dééférence pas non plus. et et les négociations sont faites complètement dans un dans le mandat du comité de pilotage dédié au service donc le comité de pilotage on topco euh qui m'a donc attribué la liste de fournisseur une feuille de route qui a validé les objectifs de négociation que j'ai proposé et qui suit ensuite la négociation.

Donc il n'y a pas de lien déjà d'un point de vue fournisseur éventuellement un industriel dans notre rôle de médiation va venir nous trouver s'il y a un sujet au Brésil parce qu'en ce moment il y a des négociations au Brésil aussi compliquées et ils vont nous demander de de d'organiser une rencontre avec les avec nos nos collègues dans le pays que ce soit pour présenter une une innovation nous présenter des initiatives qui ont été faites Dubaï par exemple, c'est un incubateur de beaucoup d'initiatives vu la modernité dans le monde du snacking des des softs et autres. Et donc on intervient comme ça. Mais par contre directement au sein de Concordis, on a à la fois signé des ND, enfin des des engagements de confidentialité personnelle.

On a une charte de confidentialité au sein de Concordice. On a aussi un manifeste sur les qui qui régit tout le code de conduite et il y a absolument pas de lien d'échange d'information ne serait-ce que de pilotage ou quoi que ce soit. Enfin de pilotage si tout de même.

Non tout de même. Vous avez les mêmes personnes qui pilotent toutes les entités. Donc je veux bien que vous m'expliquez qu'il y a pas de gain de pilot mon propos après je je laisserai je laisserai vous regardez vous regardez.

Donc la il faut comprendre juste que CWT est l'altère EGO de Rea. On est deux entités 100 % carrefour et on reporte chacun distinctement sans lien entre nous, même si on est tous salariés carrefour avec des donc des non disclosure agreement enfin des des très clairement et on est à la fois une entreprise éthique de valeur qui respecte des engagements et le droit et il y a aucun lien de c'est l'empilement de tout on est d'accord avec tout ça monsieur qu'on veut comprendre c'est l'empilement de tout ça et quel intéristement de réa et on reporte dans le cadre de nos missions au donc le comité de pilotage de qui représenté de Concordis. Voilà.

Concord. D'accord. Donc vous reportez bien au comité de pilotage qui à la fois pilote l'achat et les services.

On est d'accord. Alors monsieur Din, vous allez Non non non non madame rapporteur, excusez-moi. Non c'est important.

Non mais vous avez raison. C'est important pour la pédagogie. Le comité de pilotage auquel je reporte ne s'occupe que des services.

D'accord. Très bien. Alors, monsieur Dodin, expliquez-nous.

Alors, lors de mon introduction, je essayer de l'expliquer mais je vais essayer d'être encore plus pédagogue. Effectivement, il y a deux comités de pilotage correspondant à deux entités qui sont de nature différente. Vous avez compris qu'il y en a là, un qui achète au meilleur prix des produits et l'autre qui vend des services.

Vous avez compris même en terme de profil que vous avez des profils qui sont plus des profils d'acheteurs et puis davantage des profils de vendeurs, de commerciaux qui sont capables de de vendre des services à l'ensemble des industriels. Vous avez compris également qu'il y a des périmètres différ des périmètres différents pardon. D'un côté il y a 65, de l'autre côté il y en a 45.

Vous avez compris également qu'il peut y avoir des différences de partenaires qui sont autour de la table puisque dans le cadre de Re, ce sont les partenaires à la fois coopérative U, Carrefour et RTG. Alors que dans le cadre de la vente de services internationaux, ça ne sont que Coopérative U et et Carrefour. Donc la la différence des deux nécessite d'avoir deux comités de pilotage différents.

Alors vous allez nous poser la question maintenant pourquoi alors qu'il y a deux comités de pilotage différent nos entreprises ont décidé qu' tenu du caractère très stratégique et de l'un et de l'autre choisir le directeur marchandise. Bah je pense que vous avez la réponse. C'est tellement stratégique qu'on s'est dit qu'on allait prendre ceux qui dans la hiérarchie du groupe portaient la marchandise au plus haut niveau.

Donc c'est à la fois moi-même et Marion qui peut compléter. Et si nous avions voulu, puisque je comprends derrière toutes vos questions, vous dites "Mais finalement, il y a de la porosité. Ceux qui ont écrit les accords Concordis, vous les avez sous les yeux.

Donc si on avait voulu créer de la porésité entre les uns et les autres, on aurait fait un seul comité de pilotage. On serait pas embêté à en faire deux. On a on a on a clairement décidé d'en faire deux parce que c'est parce que les fonction sont différentes et que on mélange pas des des chou et des carottes.

Mais moi je je comprends maintenant ça interpelle ça interpelle que vous soyez les mêmes personnes à la tête à la fois du service et de l'achat. D'autant qu'on nous dit que le passage par le service est obligatoire pour l'achat. Si on n'avait pas ces témoignages d'industriel qui nous qui nous explique ça, qui nous explique que c'est une forme de péage, bien sûr qu'on ne se soucierait pas du fait que vous soyez à la tête de l'un et de l'autre.

Là, ce qui nous ce qui nous interpelle, c'est de nous dire ben ça n'est pas complètement étanche puisque ce sont les mêmes personnes et à la tête de l'un et de l'autre et qui plus si vous permettez justement comme vous voulez le dire des directeurs marchandises qui en plus sont les directeurs de de la centrale de service alors que vous venez de nous expliquer que c'est complètement différent et que l'un ne passe pas forcément par l'autre. Alors pourquoi le directeur qui s'occupe des achats de marchandises et justement celui qui s'occupe de la centrale des services ? Tu veux prendre le point ?

Non non, écoutez, de toutes les façons, toutes ces personnes reportent de manière ultime au patron de coopérativeu ou au patron de de de Carrefour. Donc si vous posez une question sur est-ce que l'un discute avec l'autre et l'autre discute avec un, bah par nature oui. Et d'ailleurs, il est de notre rôle de s'assurer qu'il y a une totale visibilité sur ce que fait l'un et ce que fait l'autre. que ça soit la même personne ou que ça soit des personnes différentes mais qui reportent à la même personne qui a cette vision globale, c'est totalement équivalent.

Ce que simplement ce que ça vous dit sur le fait que c'est la même personne mais en l'occurrence que ce sont les directeurs marchandises qui ont été choisis, ça vous dit simplement que pour nous ces sujets sont hyper stratégiques. Sont hyper stratégiques à la fois d'un point de vue quantitatif et économique et sont hyper stratégiques également d'un point de vue juridique. On ne peut pas faire n'importe quoi dans ces comités.

Euh, on doit respecter un certain nombre de règles. On voit ces diverses commissions et cetera. Et donc les entreprises se sont dites, on va mettre sur l'un et l'autre les éléments qui sont le plus haut dans la hiérarchie marchandise pour porter ces sujets stratégiques.

Voilà pourquoi on est là. Mais mais on a on a on a d'autres fonctions. On a des fonctions sur les fruits et légumes, on a des fonctions sur le tex.

Vous comprenez que en plus quand vous dites qu'il est décisif pour un directeur marchandise de savoir comment son fournisseur négocie des service par ailleurs parce que si c'est décisif, c'est décisif sur les deux plans. Oui. Voilà.

C'est là où on on se pose des questions sur le côté totalement hermétique et comme vous l'aveiez dit tout à l'heure gagnant gagnant du contrat entre l'industriel et le distributeur sur la centrale de service. Et d'ailleurs ce qu'il faudrait c'est que vous nous Moi, je serais intéressé aussi à avoir la liste des industriels qui n'ont plus finalement de contrat de service. Est-ce qu'il y en a aussi des industriels qui ont eu et qui n'ont plus ? parce que c'est c'est cette espèce de concomitant systématique de tout entre l'achat, les contrats d'achat et les contrats de service qui j'entends bien vos discours mais qui quand même au bout d'un moment interroge et continue à interroger finalement au vu de vos vosos vosos explications.

Mais mais pour être honnête avec vous, on ne comprend pas votre interrogation. D'accord. Non mais franchement on la comprend pas.

On a vu effectivement vous avez trituré nos nos prédécesseurs lors de la session précédente sur Ra en leur posant cette même question. On s'est réuni juste avant en disant "Mais qu'est-ce qu'ils ont derrière la tête ? Si on avait voulu triturer les uns et les autres et se retrouver avec et se retrouver avec potentiellement mélanger des choux et des carottes, à ce moment-là, on aurait fait un même comité.

Ça aurait pas été gênant. Nous aujourd'hui, on est, pour vous donner un exemple, on est on est on est, je dirais patron de la délégation des Jeux Olympiques d'hiver. On a des biathlètes d'un côté, on a des du patinage artistique de l'autre.

Je dire à la fin des fins, je vais pas mettre du patinage artistique à la place de du des biathlètes et ce qui compte c'est d'avoir le meilleur le meilleur nombre de médaille d'or en quelque sorte pour la la fonction France. Ce sont des fonctions différentes de nature différentes des équipes différentes mais il est de notre responsabilité à nous Carrefour mais je pense que ce serait la même chose du côté coopérative U également de s'assurer que les choses sont faites correctement en respectant parfaitement la loi que les enjeux économiques sont au rendez-vous et donc on a mis bah désolé on a mis les personnes qui et et si on avait mis certains de nos collaborateurs à la fin des fins vous nous auriez posé la même question ces collaborateurs auraient donné des comptes au même personnes qui sont nous-mêmes. Donc a il y a à la fin des fins a la fin des fins dans une entreprise toujours quelqu'un qui coordonne l'ensemble de ces fonction bien sûr on comprend très bien qu'il y a toujours quelqu'un qui coordonne et on comprend bien là il y a pas de problème.

Ce qui nous embête juste c'est que vous nous expliquez qu'il que c'est étanche les services et l'achat c'est ça que vous nous dites. Et nous mais c'est c'est c'est pas parce qu'on on n'est patron d'une centrale de textile qu'on est patron d'une centrale c'est étanche c'est pas la même chose. Pourtant et pourtant à la fin des fins et pourtant à la fin des fins, ça répond à un objectif économique global de l'entreprise qui doit être suivi avec attention.

OK. Vous nous avez expliqué que l'ensemble de ces services concerne des datas des voilà donc on pourrait penser que ça peut totalement intéresser votre direction du marketing ch et non il se trouve que c'est le directeur achat qui supervise tout cela. C'est effectivement c'est c'est un choix mais c'est un choix qui interroge surtout quand vous nous expliquez qu'en fait les deux choses sont totalement et sont totalement scindé et que ça n'a pas de lien.

Donc voilà et et pourquoi on se pose la question monsieur ? Ben c'est parce qu' un certain nombre d'intervenants, on l'a évoqué tout à l'heure, même le médiateur des relations commercial nous nous dit que ce sont des p c'est pas né dans notre tête à nous hein. Enfin voilà voyez parce que vous interrogez pourquoi on comprend pas.

Ben figurez-vous qu'on a déjà fait un certain nombre d'auditions que c'est un sujet qui qui est récurrent donc on vous interpelle. Voyez c'est pour ça c'est normal et Marion va Marion Libersac pardon va forcément compléter. On on parle bien de directeur marchandises.

Moi je ne suis pas directeur des achats uniquement, je suis directeur marchandise. Voyez donc c'est c'est à ce titre qu'effectivement le directeur marchandise a également la responsabilité de Lyx ou des services. Ma fonction est plus large.

C'est pour ça que je suis à cette place- là. Vous voyez je suis pas le directeur des achats. Oui, vous auriez mis le directeur des achats purs sur des fonctions de service, vous seriez posé la question.

Mais on a trouvé l'élément commun qui était l'élément commun qui est d'un point de vue stratégique permettait de gérer ces deux des autres entités. Moi, je voudrais quand même après je euh après madame Libersac pourra euh pourra répondre, mais il n'y a pas que les industriels hein, qui nous ont parlé de droits de péage et cetera et qui ont considéré que les centrales des services avaient ce rôle-là, y compris le médiateur euh au aux relations commerciales nous en a parlé et a évoqué la question du droit de péage. Et c'est quelqu'un qui a une grande expérience du métier puisque c'est l'ancien médiateur, celui qui est parti à la retraite il y a quelques mois.

Donc simplement pour dire qu'il n'y a pas que vos fournisseurs dont on pourrait dire c'est un jeu pour avoir le meilleur prix ou pour avoir la meilleure réduction. Ça n'est pas ça. Euh il y a également le médiateur qui évoquait la question euh d'un droit de péage pur et simple.

Mais il y a il y a deux questions, si je puis me permettre. Il y a la question du droit de péage mais je laisserai l'occasion à CWT de répondre. il l'a déjà fait notamment sur la notion de raquette et puis il y a l'organisation d'un groupe.

Euh et j'essaie de vous expliquer que le fait qu'il y ait une personne qui soit commune à deux comités ou qui supervuse deux comités n'a rien à voir avec la notion de raquette. Euh si si nous voulions faire du raquet, il y aurait pas besoin d'avoir deux personnes différentes. On pourrait on pourrait avoir deux personnes différentes si rapportom.

Voyez c'est c'est indépend mais là on le prend excusez-nous mais on explore quelques mais vous avez raison d'explorer. J'essaie de vous le tourner positivement parce qu'en réalité c'est la réalité c'est on a fait en sorte compte tenu du caractère stratégique. Mais pourquoi il est stratégique ?

Est-ce que vous-même vous posez des questions, vous-même vous vous dites est-ce que vous respectez égalim, pas égalim ? Vousmême vous posez des questions en terme de concurrence. Ces sujets sont tellement stratégiques, engagent tellement l'entreprise, peuvent conduire à des pénalités, peuvent tenir qu'on se dit voilà, on doit mettre entre guillemets les personnes qui dans la hiérarchie sont au plus haut niveau pour pour être capable de les suivre.

Excusez-moi. Non non, c'est bon. En en fait effectivement nous on porte une fonction aussi où on est en adhérence avec la politique commerciale.

Moi je gère pas que les achats, je gère aussi toute la partie catégorie management et donc développement du business. Donc en réalité le directeur achat est même pas présent dans les instances de pilotage en dessous sur les parties CWT. Donc nous on est au bien là.

Les services constituent une partie de notre politique commerciale au même titre que l'achat fait aussi partie de notre politique commerciale. C'est une brique en fait. Voilà.

Madame, vous êtes bien directrice quand même des achats produits grande consommation. C'est pas que en fait j'ai aussi toute la partie développement de business et donc c'est à ce titre que toute la partie prestation de services va nous aider à aller développer le business parce que on permet à nos industriels d'analyser davantage toutes les données shopurs qui vont leur permettre à un moment donné d'émerger dans nos catégories. Donc c'est plus cette branche là qu'on va aller chercher dans notre jargon.

C'est vraiment directeur marchandise fait plus de choses qu'un simple directeur enfin qu'un directeur d'achat. Oui, c'est ça a davantage de fonction. Et peut-être juste pour éclairer vos débats concernant droits de péage parce que je me reconnais pas du tout non plus dans dans ce type de terme.

Oui. Euh vous nous avez déjà un peu répondu quand même. Oui.

Oui. Mais mais vous donnez quelques chiffres que je peux vous donner publiquement. Le reste sera dans le questionnaire.

Euh sachant que ce qui ça vous avez été cité assez tôt dans les auditions par le médiateur mais qui par définition ne voit que très peu de dossiers quand ça aboutit pas. Près de 70 % de mes contrats sont pluréannuels. Donc complètement déconnecté des négociations avec la date butoire chaque année.

Donc c'est pas un droit de pH. Il faudrait qu'à chaque fois que que je remette en question les contrats euh et à 90 % et quelques puisqu'il reste quelques industriels euh peu français mais quelques-uns, quelques français ou quelques Italiens qui nous accompagnent et qui souhaitent avoir accès à des marchés pour développer. Il ils nous demandent via leur structure export d'aller exporter au Brésil.

Puis une fois que le marché est mature et qu'ils se sont développés, il utilisons nos datas d'ailleurs, il nous demande des accompagnés. Donc je rencontre ensuite donc ils installent une direction générale au Brésil, je les rencontre avec mes collègues et et il demandent des engagements et je suis là pour formaliser des engagements sur plusieurs années pour qu'ils puissent avoir la vision et ils construisent des usines ensuite au Brésil. Euh mais plus de qu près un peu plus de 90 % des industriels.

Euh je vais vous donner quelques exemples par rapport à et je vais pas vous je vous épargner les 1,5 % chez les uns, chez les autres, d'accord ? Juste comprenez prenez les 10 15 plus grosses catégories qui sont gérées avec ces qui sont gérées qui sont euh dans le scope de CWT. Et les bières trois multinationales, c'est 70 % de part de marché.

Les boissons gaz de sans alcool de multinational c'est 80 %. Je parle de mes catégories, je parle chez Carrefour. Les lessives de multinational c'est 90 % de part de marché.

Dans les couches, deux multinationales, c'est 80 % de part de marché. Dans les soins dentaires, deux multinationales, c'est 95 % de part de marché. Dans les shampoings, deux multinationales, c'est 80 % de part de marché.

Dans les cafés, deux multinationales, c'est 80 %. Snacking apéritif, trois multinationales, 60 % de part de marché. chewinggum de multinational 98 % de part de marché les aliments pour animaux 80 % je vais m'arrêter là juste vous dire qu'il y a pas une dépendance des uns des autres que c'est que c'est des discussions qu'il y a pas un droit de péage et que si c'était un droit de péage et que j'avais le pouvoir avec ces géants mondiaux qui pèent 98 % de mes catégories de leur imposer avant d'aller négocier quoi que ce soit, c'est pas du tout comme ça qu'on travaille.

Je vous assure. D'accord. Très bien.

Est-ce qu'on peut parler peut-être juste un ultime complément pas sur le fond, c'est un peu le sens de notre introduction, c'est-à-dire il y a des centrales internationales, il y a des centrales d'achat et certaines ont leur négociation mais elles ont leur singularité, c'est tout. Donc ne mettez pas tout dans le même panier. Vous voulez dire que certaines travaillent mieux que d'autres ?

C'est ça que vous voulez dire. Je me permettrai pas de dire certaines travaillent moins bien que d'autres. sont différentes que d'autres.

D'accord. En tout cas, on est êt capable de En tout cas, vous êtes capable de juger à l'issue de toutes vos auditions, quelles sont les différences et potentiellement quelles sont les bonnes pratiques ou la façon dont on peut faire évoluer le système si vous le souhaitez. Alors, moi j'ai quand même une question sur les conditions générales euh de vente entre vous.

Euh bon, vous comprenez vous comprenez bien où on veut aller. C'est Eurekaa qui nous expliquait tout à l'heure qu'ils avaient pour objectif d'obtenir la même évolution des prix pour chacun de vous. Est-ce que ça c'est une décision qui est prise dans Concordice par votre comité stratégique ou est-ce que c'est pris ailleurs ?

Alors condition générale de vente, je suis pas sûr de de de de prendre le point. Condition générale de vente, c'est quelque chose qui s'impose et qui est donné par les industriels et qui est le même pour tous les pour tous les pour tous les distributeurs. Ce que vous évoquez, c'est effectivement l'objectif qu'on se donne en terme de négociation qui est un objectif d'avoir le même améliorateur, c'est ça de négociation au global euh sur l'ensemble l'ensemble de REC.

Donc ça effectivement c'est une mesure euh qui existe dans nos accords donc qui est qui n'est même pas rediscuté en au niveau des au niveau des divers comités de pilotage parce qu'elle est contractuelle, elle est fondamentale en quelque sorte dans notre accord en terme d'équité qui est de dire on va se mettre ensemble, on va négocier ensemble dans le cadre d'une centrale commune mais par contre on va avoir une sorte de principe d'équité qui est que ensemble on doit obtenir la même amélioration de conditions d'achat. Donc ça c'est le premier point et la le deuxième point c'est que ce mode de fonctionnement est un mode de fonctionnement très classique dans les centrales d'achat. C'est le mode de fonctionnement qui depuis 10 15 ans existe dans d'autres centrales.

Ça fonctionne comme ça. Ça fonctionne comme ça. C'est comme ça que ça a été présenté et discuté d'ailleurs avec l'autorité de la concurrence.

Et c'est un dispositif qui est justement un dispositif qui n'est pas celui de l'alignement euh de conditions puisqu'il ne s'agit à aucun moment d'aligner les conditions avec l'interdiction d'alig et cetera. Mais par contre, on c'est pas qu'on aligne, c'est qu'on se donne l'objectif stratégique en étant ensemble par ce principe d'équité de faire évoluer nos conditions d'achat euh de manière symétrique. Mais vous comprenez qu'un fournisseur, il peut très bien choisir d'avoir un contrat spécifique avec Carrefour qui a une plus grande force de frappe qu'avec U. et donc compte tenu que les volumes sont pas les mêmes et cetera, il peut très bien choisir de ne pas avoir de ne pas faire le même effort.

C'est ça qui m'étonne en fait, c'est que du coup vous imposez un effort en cumulant vos forces. Or, malgré tout euh on impose, on négocie un effort partagé, équilibré entre les parties. Voilà ce qu'on fait.

C'est c'est une alliance. Il y a des plus, il y a des moins et ça c'est nous on est potentiellement parfois plus gros. euh coopérativeu est parfois plus agile sur certaines fonctions et donc c'est c'est cet ensemble, c'est cette diversité d'ensemble qui crée la force de l'alliance et mais ça c'est autorisé.

Oui. Ben non seulement non seulement c'est autorisé mais ça a été euh 20 fois présenté et x autres centrales fonctionnent de la même manière. D'accord.

Non, mais la question c'est de savoir parce qu'on s'interrogeait aussi tout à l'heure par rapport au droits de la concurrence sur l'autonomie des contrats. Bah, écoutez, je je parce que là globalement on comprend que vous gérez ces contrats de manière parallèle. Donc, est-ce qui est-ce que le principe de l'autonomie des contrats, ce qu'on peut considérer, mais peut-être qu'on qu'on questionnera l'autorité de la concurrence là-dessus, qu'il soit respecté dans un contexte où on lit les deux.

Ce que je vous conseille, c'est effectivement d'interroger l'autorité de la concurrence puisque ces sujets ont été vus main et main de fois que le schéma qui est proposé est un schéma très classique qu'il a été vu pendant 4 mois par l'autorité de la concurrence détaillé et donc je serais pas capable de refaire un débat sur le droit des contrats vis-à-vis non mais c'est ce qu'on va faire bien entendu c'est que là on le découvre avec vous on l'avait pas découvert avec les autres avec les autres centrales puisque vous dites que c'est une pratique courant on avait pas compris compris que c'était une pratique courante. En tout cas, moi je l'avais pas compris. Je le découvre aujourd'hui.

Ce qui fait que c'est vrai que j'en étais un peu étonné. Donc bien sûr, on ne manquera pas de réinterroger et cette pratique courante a parmi de multiples avantages du point de vue de l'autorité de la concurrence mais parion Libersac pourrait naturellement compléter que ça permet que enfin en tout cas ça donne la possibilité à ce que ni le partenaire coopérative U ni le partenaire Carrefour est connaissance enfin qu'aucun des deux ait connaissance des conditions d'achat réelles de l'un et de l'autre puisqueen fait on ne on ne fait que que que négocier la variation mais jamais le montant absolu. Oui, mais après bon, ça change pas grand-chose ça.

Bah, ça veut dire que on les contrôle, elles ne sont jamais communiquées. Vous paraissez sceptique mais je pense que en tout cas Carrefour a mis en place un dispositif, je le dis devant Coopérative U, mais je pense que Coopérative Uit dire la même chose pour qu'à aucun moment Coopérative Uit accès aux conditions d'achat de Carrefour et on y tient très fortement. et coopérative, je crois euh tient la même chose.

Donc nos conditions d'achat restent totalement étanches euh et euh enfin l'autorité de la concurrence trouvait que c'était un point aussi important. Après, il y a deux documents majeurs qui légifèrent un petit peu notre alliance. C'est la charte de confidentialité dans laquelle est établi l'ensemble des règles que l'on se fixe entre nous et le code de bonne conduite.

C'est aussi deux documents qu'on pourrait vous Oui, tout à fait. Si vous pouvez nous les envoyer, serait bien. Très bien.

Et je vous remercie. Moi, je voulais revenir monsieur Dubouchet sur les éléments que vous évoquiez tout à l'heure par rapport au poids effectivement des multinationales avec des chiffres effectivement importants puisque vous parlez 80 % voilà. Mais c'est juste pour confirmer ces chiffres.

Ces chiffres c'est uniquement la part des marques nationales parce que ça ça ne prend pas en compte toutes vos MDD. Voilà. qu volume global hors MDD voilà parce que le MDD c'est quand même pas loin de 30 40 % donc est-ce que vous pouvez nous redonner les chiffres réels en fait dans la globalité du marché parce que nous dire que les chiffres des multinationales c'est c'est non mais quand vous enlevez la marque propre ce qui reste du marché de marque avec les autres marques entre toutes les autres marques, c'est les chiffres que je c'est ce que je vous ai je vous ai donné donc les les marques propres c'est environ 40 % 40 % donc on déduit 40 Si vous regardez ça, il pèse entre 80 et 95 % 60% des 60 % c'est c'est quand même Oui, mais c'est pas tout à fait la même chose.

Voilà, c'était juste pour la élément. C'est ce que je vous ai précisé dans mon propos liminair, c'est hors marque propre bien sûr, mais nous on traite on traite pas d'où étaient les marques propres, mais c'est et c'est juste pour être peut-être équilibré les auditions et les débats que vous avez eu. Ils sont pas en situation de dépendance de nous et ils nous prêtent à la fois des pratiques.

J'ai écouté aux auditions que en 30 ans et je parle sousement, j'ai jamais vu, j'ai jamais encouragé. Enfin, c'est et euh et en plus un rapport de force qui n'est que en fait une négociation de gré à gré dans la recherche d'un compromis où j'ai des services que j'essaie d'avoir le plus attractifs possible, pertinents, non fictifs, euh au contraire effectif, validé en terme de contractualisation, d'exécution par des commissaires au compte. J'ai pris l'initiative depuis 2021 de faire valider toutes mes procédures de négociation de process et là aussi j'ai amené le rapport et si ça vous intéresse, je pourrais je vous le transmettre de façon à ce que les CAC valident non seulement les comptes les flux financiers mais aussi les procédures la manière dont on fait les négociations qu'on contractualise le nombre de services chez des industriel on vous parlait de 12000 services avec suivi par une scorecard une formalisation de la charge d'appru qui nous est envoyée par le l'industriel et certifié par les commissaires au compte.

Juste une petite question plus globale avant peut-être de donner notre la parole à notre collègue Eveline. Tu as des questions Eveline pour des observateurs extérieurs que nous sommes, à la différence de vous qui êtes impliqué dans les négociations commerciales, c'est quand même difficile. Enfin, comment est-ce que vous pouvez expliquer que vos partenaires dans un contexte que vous expliquez gagnant gagnant de vente de service, quel serait quel est leur intérêt de de de nous faire remonter des enf de nous pointer voilà ce genre de manquement de pratique.

Voilà, économiquement, quel est leur intérêt si on est bien dans un service gagnant gagnant qui leur permet comme vous disiez madame de développer leur marché à l'international. Quel peut-être leur intérêt d'aller euh voilà dénigrer ou tenir ses propos sur des services dont visiblement normalement ils ont besoin pour développer leur activité ? Alors, je peux pas répondre à leur place.

Est-ce que dans la manière de dénigrer ou de la manière dont ils le font euh pour ça fait des années des années que je travaille avec ces grandes marques sur à peu près tous les territoires dans le monde entier, euh j'ai je saurais pas vous répondre l'intérêt de dénigrer à moins que et ça je sais pas ce qui se passe en dehors de mon entreprise des pratiques qui vous ont été citées sont pas soi pas conforme mais je me sens pas euh je me sens moins casque enfin perplexe plutôt plutôt perplexe pour et j'ai j'ai j'ai ramené j'ai ramené j'ai j'ai en suivant vos auditions j'ai j'ai demandé à mes équipes de regarder sur une période de 5 ans et spécifiquement en France puisque c'est c'est surtout c'est c'est c'est le pays qui vous intéresse parmi les 31 que que dans mon de mon périmètre les grandes marques multinationales qui ont des accords avec ces WT ont cru 1,8 fois plus vite que les PGC en France d'après LSA. Donc à progrès bah j'ai et et c'est et pour répondre à une question que vous aviez eu, il peut arriver que des contrats s'arrêtent. Il y en a eu hein depuis depuis depuis il y en a eu d'ailleurs quelques-uns post Covid.

En général, c'est des entreprises qui soit font le choix de se recentrer sur leur marché domestique. Donc elles estiment qu'elles ont plus besoin, elles ont plus besoin de développement. Euh où on change la nature du service, où on baisse le nombre de services et donc le niveau de rémunération.

Et donc il peut y avoir différents cas. Vous avez auditionné d'ailleurs une entreprise avec qui nous n'avons plus de contrat parce qu'ils ont racheté leur marque et puis ils ont décidé de se recentrer en France. Ils veulent plus être dans les différents pays.

Bon ben, on a arrêté. Ils nous ont dit mais pour le coup ils ont quand même un contrat de d'achat. Non, ils nous ont dit on veut plus développer international, on a plus d'inter mais plus de pour l'arrêter le contrat.

D'accord. Et et les retours qu'on a des industriels, c'est une relative satisfaction des services qui leur sont octroyés et évidemment il y a toujours des contestations sur les prix. Chaque service est contesté parce qu'on estime toujours qu'un service est trop cher.

Mais en réalité sur la nature même du service, on a beaucoup de retours d'industriels qui sont très satisfaits de ce qu'on leur apportait. On pourrait vous donner des exemples très clairs. Ah ben donnez-nous des exemples si on peut les auditionner.

Je peux vous donner sera ravi. L'exemple récent d'un de de de d'une discussion entre deux CEO. Le nôtre est le CEO d'un d'un industriel qui expliquait que il était peu présent au Brésil.

Il ne l'était d'ailleurs pas du tout. Il avait un concurrent qui était présent au Brésil et il se posait la question de potentiellement aller au Brésil ou non. Euh grâce aux données euh transmise euh par Carrefour, euh grâce au plan stratégique établi avec Carrefour, il prend la décision de s'implanter au Brésil, pas uniquement de s'implanter et exporter des produits de l'Europe pour se mettre au Brésil, mais potentiellement d'investir dans une unise au Brésil qui lui permet de se développer. et il a aujourd'hui dans son segment, je pense ça doit être 30 % de part de marché au Brésil.

Donc en fait le l'aide stratégique, les données transmises, la capac la capacité à identifier, c'est dans telle région euh qu'on sera qu'on doit capable de qu'on doit être capable, pardon, d'exporter les produits ou dans telle région qu'on doit être capable de mettre l'usine et cetera fait que voilà, il s'est développé. Et aujourd'hui, la valeur entre guillemets d'avoir pris 30 % de part de marché au Brésil, elle est colossale pour lui et pour nous, c'est colossal d'avoir mis au Brésil quelqu'un qui qui rééquilibre le marché qui était quasi monopolistique au Brésil. Je vous ferai passer naturellement le nom des à la fois de l'acteur déjà présent au Brésil et de l'acteur.

Ça nous intéresse beaucoup. Je vais laisser la dernière question parce qu'on a plus que 5 minutes à ma à ma collègue Éveline Renault Carab. Merci.

J'ai deux questions à vous poser. Euh la première, je voudrais revenir sur les facturations euh des différents services aux fournisseurs. Est-ce qu'il s'agit principalement euh d'outils ou de dispositifs qui sont utilisés en interne par Carrefour ? des outils d'analyse.

Donc, ils ont besoin pour leur implantation internationale des outils d'analyse, des suivis de vente, de pilotage du dispositif marketing que ensuite vous mettez à la disposition des différents fournisseurs dans le cadre des prestations dont on parle et qui sont facturées ou bien est-ce qu'il s'agit de de services qui sont spécifiques et qui ont été conçus pour les fournisseurs qui en font la demande ? Ça c'était la première question que je voulais vous poser. Vous voulez y répondre ou je vous donne la deuxième question ?

Vous voulez ? Moi c'est métigal. Voilà.

La deuxième question, depuis le début de nos auditions, j'ai certains dirigeants, et c'est peut-être eux qui nous induisent en erreur, certains dirigeants de grands groupes de distribution, ils évoquent régulièrement la notion de contrepartie pour décrire les services qui sont facturés aux fournisseurs dans le cadre des relations commerciales. AL moi c'est un terme qui me surprend parce que dans la plupart des secteurs, lorsqu'une entreprise elle recourt à un service ou à un conseil, elle rémunère une prestation qui est identifiée sans que celle-ci soit considérée comme la contrepartie parce que ma contrepartie c'est contrepartie d'un avantage. Lors d'une audition qu'on a eu précédemment, j'ai peut-être vu, il faudra peut-être revoir, Thierry Cotillard qui est le président du groupe des mousquetaires a apporté un élément d'explication en rappelant que le de droit commercial prévoit qu'un avantage financier qui est consenti par un industriel, qu'il s'agisse d'une baisse de prix ou d'une modération de hausse doit être assorie d'une contrepartie généralement formalisée sous la forme de service facturé conformément au dispositif du code de commerce.

Alors, la question que je vous pose, c'est est-ce que les services que vous facturez aux industriels doivent-ils être compris comme des prestation autonome, définies et valorisé pour elle-même, pour ce qu'elle représente ou bien comme une traduction contractuelle d'un avantage tarifaire qui est obtenu dans le cadre des négociations par la centrale de négociation et sur quel critères vous en déterminez la valeur ? Et et si et l'autre question j'ai c'est est-ce que les les les clients prestataires avec lesquels vous travaillez, est-ce que ce sont ceux qui sont ceux de la centrale de négociation, les 45 de la centrale de négociation ou bien ce sont ceux des autres fournisseurs du groupe Carrefour ? Réponse en quelques minutes.

Merci. Je vais prendre une partie de la réponse, madame la sénatrice, et je laisserai ma collègue compléter euh sur euh contrepartie. Euh alors je je je pense qu'il y a une confusion. euh le fait on ne négocie pas de prix d'achat, on ne cherche pas à faire baisser les prix d'achat, on n'achète pas de marchandises.

Donc nous la valorisation du service c'est effectivement suite à une négociation on a un échange entre la nature du service l'étendue du service et en échange on a alors vous allez excuser mon anglais on parle pas trop partie on parle soit d'initiatives qui sont mises en place où souvent nos industriels parce que les négociations sont souvent en anglais parlent de pay for performance donc on définit un service dans un menu Il y a un menu, il y a différentes granularités de services. L'industriel dans le cadre de nos discussions choisit la nature du service. La nature est détendue de de ce service et en fonction de ça et de son intérêt qu'il porte et de l'attractivité qu'il porte à ce service, on discute et on trouve un compromis sur sur son sur le prix. et le prix, la valeur pour essayer d'aller dans pour répondre à votre question dépend du euh du nombre de service et de la granularité du service sur euh le j'ai si 45 60.

Ah oui, les les fournisseurs Concordis. Dans le cadre de Concordis, moi j'ai reçu une liste de 65 euh sans et vous vous aurez le questionnaire et on vous répondra avec beaucoup. avec transparence.

Je peux juste affirmer aujourd'hui ici que euh c'est beaucoup de commun mais il y a des fournisseur de chez Eurea euh que je n'ai pas moi je n'ai pas de contrat de service. Et pour élarger un peu la question, si vous prenez les trois plus gros pays de Carrefour, donc France, Brésil, Espagne, vous prenez les 100 plus gros fournisseurs du PGC. En moyenne, les industriels qui sont qui ont des d'un partenariat de service avec CWT représente entre 40 et 50 % du nombre de fournisseurs, donc à peine la moitié sur les 100 plus gros de chaque des pays.

Donc c'est donc du fait de de fait, ça peut ne pas être les mêmes et on peut en retrouver certains sur le fait que sur la facturation data versus spécifique fournisseur. Oui, la data, elle est coconstruite avec des très grands industriels en fonction de leurs besoins, ce qui nous a fait aussi nous-mêmes évoluer dans dans le type de data et de et de granularité. Euh mais peut-être Valentine, si tu voulais compléter, je te je te laisse compléter.

Je vais compléter sur la data effectivement. Merci pour votre question. Donc c'est à la fois un pilotage parce que enfin pour travailler avec nos équipes en interne bien sûr parce que ça permet aux industriels d'avoir un langage commun avec tous nos pays.

Ce qui rend unique les outils qu'on a développé au sein de CWT, c'est que imaginez, on travaille dans 30 géographies, il a fallu rendre comparable toutes les données, enfin dans un magasin du Qatar et un magasin en France, avoir les mêmes nomenclatures et cetera. Et donc, on donne vraiment une vision globale à nos industriels euh sur des KPIA, enfin des outils, des indicateurs qui sont communs et qui peuvent être compris de manière macro. Et donc bien sûr quand on discute de notre business avec ces industriels, ça nous permet d'avoir des indicateurs de performance qui peuvent aussi utiliser avec nos pays.

Mais c'est aussi des outils qui sont développés pour leur performance et leur agilité commerciale sur leur géographie. Il faut imaginer que c'est enfin Carrefour dans son ensemble a plus de 50 millions de consommateurs encartés et nous on vend cette data, c'est plus qu'un panéliste qui peut avoir parfois quelques centaines de milliers de consommateurs. Donc ça lui donne des indicateurs clés sur des comportements de consommateur qu'il aura nulle part ailleurs.

Donc c'est à la fois un outil interne pour piloter son activité au mieux avec Carrefour, mais c'est aussi des données d'une richesse unique. Et quand il fait un test dans un magasin Carrefour, peu importe dans dans un pays, il peut très bien le répliquer dans un magasin concurrent. On appelle ça un best practice et ça peut être on peut aussi s'inspirer parfois de choses qui sont faites dans la concurrence mais on aura pas la data.

Donc c'est à la fois un pilotage interne et un outil puissant marketing pour nos fournisseurs. Je vois l'heure mais vous me permettez un un un point très intéressant, l'origine des datas. C'est pour ça que j'étais j'étais je suis un peu perplexe par rapport à vos commentaires.

L'origine de la data, c'est les industriels qui sont venus trou qui sont venus nous trouver nous et je l'ai vécu il y a il y a 25 ans. C'était tabou chez Carrefour de donner de l'information et on a été les premiers à le faire au tout début des années 2000. Alors effectivement, à l'époque, c'était des fichiers Excel et c'était que de la sortie caisse et c'est à la demande des industriels, c'est eux qui souhaitait l'avoir.

Donc c'est pour ça que je trouve que le débat il est il est il est un peu étonnant. Et avec le temps, je dirais honnêtement parler le même langage sur la même data, sur le tel scope de représentativité que représente Carrefour et avec ses partenaires encore plus et Omnihannel Omnicanal pardon euh apaise les débats. Je vous assure, il nous utilise pour apaiser parce que nous on intervient aussi comme médiation mais convaincre un catégorie manager que la data et que la réalité de la performance de cette marque, c'est bien la réalité de performance de cette marque et qu'il y a pas de de bluff ou de quoi que ce soit de négociation parce qu'on vient chacun avec des sources différentes, je vous assure ça apaise des débats et c'est un des rôles qu'on très bien.

Nous, on veut bien le croire mais ce sont les industriels qui doivent en être convaincus. C'est eux qui financent les services. Je pense que c'est pas je je peux pas croire que ce soit les industriels et encore moins à l'adresse remet évidemment pas en question.

Non mais enfin non mais vous regardez les auditions, vous allez bien vu. Voilà. Ouais, on a entendu des industriels très satisfaits et on a entendu des représentants industriels caricaturés parler de raquettes et enfin de et à un moment donné parler de fichiers Excel disproportionnés avec des Je suis d'accord hein, franchement, j'achèterai pas le fichier Excel à je sais pas au prix que certains représentants ont annoncé pour le moins monsieur je pense que dans votre communication avec vos clients, que sont ces industriels ?

Il y a des petites choses à préciser quoi ? parce que nous on vous reporte ce qu'on entend une fois encore on vous reporte même de manière brute et cache ce qu'on entend. Je voulais juste madame Liversac dans le les précédentes auditions vous nous avez bien dit que les recettes issues des centrales de services ne sont pas réinvesties dans les produits de vente consommateur mais bien dans la logistique du groupe hein.

Vous confirmez c'était dans la dans la transformation de l'entreprise essentiellement. Ouais. Pas uniquement le vrai pour C'est vrai aussi pour euh non du côté du côté Carrefour, l'ensemble de ces recettes participe à la politique commerciale.

Donc ça ça va dans le cagnotage, les points de fidélisation, tout ça peut par exemple aller dans le cagnotage, ça peut être dans un investissement prix de tel ou tel produit. Ça participe de la politique commerciale. D'accord.

D'accord. Très bien. Et bien merci beaucoup mesdames messieurs.

Je crois qu'on a fait le tour de nos questions. En tout cas merci de de votre présence et de votre de vos réponse et puis on a on est attentif à vos propos enfin au compléments écrits que vous voudrez bien nous adresser. Merci beaucoup.

Un petit peu de retard, toutes nos excuses. Yeah.

Marges de la grande distribution : audition des représentants de Concordis et CWT — Anne-catherine Loisier · Pourquijevote