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interviewyoutube.com 89 min

Entretien d'actualité n°31 - 07/09/2016

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:10
Présentateur

Bonjour François Asselineau. Quel est votre avis sur le Burkini ?

0:15
François Asselineau

Bonjour à toutes et à tous. Nous sommes effectivement aujourd'hui le 7 septembre 2016 et je reprends les entretiens d'actualité pour maintenant cette grande période qui s'ouvre devant nous, qui est la période qui va nous conduire à l'élection présidentielle puis aux élections législatives du printemps prochain. Alors c'est vrai qu'il y a eu le terrible attentat de Nice le 14 juillet sur lequel je m'étais exprimé par un entretien d'actualité de 18 et puis ensuite je ne me suis pas exprimé tout simplement parce que comme beaucoup de Français j'ai pris quelques congés. J'étais néanmoins en France à la campagne et il ne m'a pas échappé effectivement qu'il y a eu cette polémique sur le Burkini.

Alors certains se sont parfois un peu manifestés. On a reçu quelques courriers pour s'étonner du fait que je ne m'étais pas exprimé sur cette affaire du Burkini. Maintenant que l'affaire commence à se calmer, les Français commencent à comprendre un petit peu mieux, je pense, ce qui s'est passé. Moi je n'aime pas trop réagir à chaud, surtout sur une affaire comme ça qui, quand on a un petit peu d'expérience et je commence à en avoir, sentait à 100 km la manipulation. Pourquoi je ne me suis pas exprimé ?

D'abord et avant tout parce que je rappelle que l'UE est un parti politique dont l'objectif est de rendre aux Français leur démocratie, leur liberté et ceci en sortant de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Et dans notre charte, il est bien précisé que les débats clivants n'ont pas leur place dans notre mouvement. J'ai donc considéré que cette polémique, qui ne concernait finalement que quelques dizaines de personnes, me paraissait largement médiatisée, largement orchestrée, avec des objectifs derrière bien particuliers. Alors sur le fond des choses, qu'est-ce que je pense ? Moi, j'ai vu des gens qui écrivent « Il faut dénoncer ».

J'ai vu des gens, notamment des sympathisants du Front National, qui nous ont écrit « Vous ne dénoncez pas l'islam, il faut dénoncer le Coran, etc. » Bon. Eh bien c'est vrai, je ne dénonce pas l'islam et je n'énonce pas le Coran, « Je ne dénonce pas non plus la Bible, la Torah, le christianisme, le bouddhisme, le confucianisme. Je ne dénonce pas non plus la choucroute garnie ». Ça veut dire quoi « Dénoncer », d'ailleurs ? Concrètement, qu'est-ce que propose, par exemple, le Front National ? Concrètement, il propose d'interdire le Coran ? Il propose d'interdire la pratique de l'islam en France ?

Il propose que ce soit une religion qui soit interdite et que les gens qui sont ses fidèles, ses croyants, soient chassés du pays ? Je ne le crois pas. Je suis même sûr qu'il ne le propose pas du tout. Je me permets d'ailleurs au passage de souligner qu'aucun parti politique en France ne le propose. D'ailleurs, ce serait contraire à rien moins qu'à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et à la Charte de l'Organisation des Nations Unies. Normalement, dans un pays, dans une république, tout le monde a le droit d'avoir la religion de son choix ou d'ailleurs de ne pas avoir de religion du tout.

J'ajoute qu'en France, il y a des lois qui prévoient qu'on a la liberté d'aller et venir théoriquement et aussi on n'est pas là pour imposer un vêtement ou l'absence de vêtement. Donc du point de vue... On a vu d'ailleurs ce que ça a donné avec l'analyse du Conseil d'État. Le Conseil d'État qui a annulé des arrêtés municipaux qui avaient été pris par une poignée de maires des Républicains et qui allaient chasser sur les terres du Front National et qui ont pris des arrêtés qui étaient contraires à la loi, tout simplement. Alors je vois aussitôt des gens qui vont dire « Oh là là, voilà, il prend le parti des musulmans ». Et c'est ça. Non, je ne prends pas le parti des musulmans.

Je prends le parti de la République. Je prends le parti de la République et j'attire maintenant l'attention de mes compatriotes et notamment des musulmans, comme d'ailleurs de mes compatriotes qui sont proches des thèses du Front National, en essayant de leur faire comprendre qu'ils sont tombés les uns et les autres dans un sacré piège. C'est quoi le piège ? Le piège, c'est d'essayer de semer la zizanie entre les Français. Délibérément, il est quand même assez extraordinaire que personne ne se soit intéressé, par exemple, sur ce que c'est que le Conseil contre l'islamophobie en France, qui en rajoute dans la chasse à l'islamophobie.

C'est financé, on le sait maintenant, par Open Society Foundation, par M. George Soros. Tiens donc. On sait également que c'est l'Arabie Saoudite et le Qatar qui financent, notamment dans les banlieues, un certain nombre de mouvements islamistes fondamentalistes. Donc il y a des gens derrière qui essayent tout à la fois de faire monter l'opinion publique contre l'islam et en même temps de faire monter un islam fondamentaliste. L'objectif de ces gens, c'est d'essayer de semer la division entre les Français. En Américain, ça se dit « divide and conquer ». Il y a d'ailleurs, ces jours-ci, on a vu apparaître maintenant des revendications communautaristes des Chinois.

Là aussi, il y a des gens qui sont derrière pour essayer de faire toujours se diviser le peuple français. On a vu aussi, il y a quelques jours, qu'il va y avoir à l'Organisation des Nations Unies à Genève, il va y avoir je ne sais quelle association qui va aller présenter, militer pour la reconnaissance du peuple et de la nation bretonne. Et ceux-ci bénéficient là aussi de soutien, de soutien médiatique notamment et parfois financier. Je l'ai dit tout à l'heure, le Conseil contre l'islamophobie en France est soutenu financièrement par Soros. Alors je voudrais dire ici à mes compatriotes, notamment musulmans, ne vous trompez pas de combat. La situation en France, elle est grave.

Elle est grave parce que nous assistons à la paupérisation de la France, à la montée en puissance du chômage. On ne sait plus combien il y a de chômeurs d'ailleurs. On assiste à l'alignement complet de la France sur la géopolitique américaine. On soutient des mouvements. On soutient l'Arabie Saoudite, le Qatar, des mouvements qui sont parmi les plus rétrogrades de l'islam. On s'est alignés derrière les États-Unis d'Amérique pour aller détruire les régimes politiques de pays qui étaient tous les régimes laïcs du Moyen-Orient. Kadhafi, qui était quand même le pays quasiment le plus riche d'Afrique. La Syrie, le régime de Bassir al-Assad n'était sans doute pas une merveille de démocratie.

C'est un fait. Moi, je connais bien la Syrie. J'y étais allé il y a longtemps. C'est un pays merveilleux où il y avait une parfaite accord entre les différentes communautés religieuses. L'Irak de Saddam Hussein. Tout ceci a été détruit par des gens dont j'ai déjà eu l'occasion de souligner qui c'était. Tout ça, ce sont les forces euro-atlantistes. Et ça se situe à Washington. Alors moi, je voudrais dire ici ce que nous, nous proposons face à ça. Il faut être réaliste. On ne change pas, on n'interdit pas une religion, de même qu'on n'interdit pas une opinion politique. On le sait d'ailleurs comment s'est développé le christianisme sous l'Empire romain.

Ce n'est pas faute que les empereurs les persécutaient. Il y avait donc bien une force qui était au-delà de la persécution, à une toute petite échelle, mais qui est intéressante. La façon dont l'UPR est persécutée médiatiquement ou dans tous les domaines, il n'est jamais question de nous... Est-ce que ça vous empêche d'adhérer ? Pas du tout. On a fait un score remarquable d'adhésion pendant cet été. On a fait, je crois, quelque chose comme plusieurs centaines d'adhésions. J'en suis même sûr. Entre le 14 juillet et le 29 août, je crois qu'on a fait 400 adhésions. C'est tout à fait extraordinaire. Donc ça n'est certainement pas...

En prenant des arrêtés comme l'on fait pour des raisons vicieuses de petites politiques politiciennes, en prenant des arrêtés contre tel ou tel Burkini ou je ne sais pas quoi, que l'on va lutter contre le développement de l'islam fondamentaliste, qui, par ailleurs, découle de tout à fait autre chose. Découle, je l'ai dit, de la paupérisation de la société française. Découle du fait que beaucoup de Français, en particulier des Français d'origine immigrée, ont le sentiment que la France n'est plus la France et qu'elle pratique le deux poids deux mesures au Moyen-Orient. En particulier le fait que nous sommes alignés complètement derrière les États-Unis d'Amérique.

Donc moi, je dis que face à ça... Et j'appelle ici à la fois mes compatriotes français de tradition, comme je le suis. Je ne suis pas musulman. Je suis de tradition catholique. Il faut qu'ils se ressaisissent. Et puis il faut que nos compatriotes musulmans également comprennent qu'ils sont manipulés. Leur émancipation, leur bonheur ne va pas d'aller se mettre un Burkini. Il n'est jamais question de Burkini dans le Coran. J'attends qu'on me montre la Sourate. Il n'est pas du tout d'aller s'habiller de cette façon-là. Ça n'est pas interdit. Mais ça, c'est une vision rétrograde de l'islam. Et c'est surtout une vision qui vise à parceller, à morceler le peuple français.

Redonnons aux Français le pouvoir. Redonnons la démocratie. Sortons de l'UE. Sortons de l'euro. Sortons de l'OTAN. Rapatrions tous les soldats français qui sont au Moyen-Orient de façon illégale au regard du droit international et qui participent à des exactions et à des crimes qui, d'ailleurs, normalement, devraient tomber sous l'incrimination du tribunal de Nuremberg. En tout cas, les dirigeants. Développons une politique sociale. Une politique de justice sociale. Arrêtons de voir défiler en permanence des ministres qui sont inculpés pour corruption ou des députés et qui, en fait, entre l'évasion fiscale, la corruption, l'abus de biens sociaux, tout ceci finit en eau de boudin.

On en a même un qui va se présenter, semble-t-il, à l'élection présidentielle. Revenons à une certaine morale en politique. Redonnons à la République française ses lettres de noblesse. Eh bien, je peux vous dire qu'à ce moment-là, tous nos compatriotes se rendront compte que ce n'est pas en s'affublant d'un burkini qu'on va bâtir l'avenir de la France. On va bâtir l'avenir de la France en étant un peuple uni et solidaire, développant son avenir légitimement. Face à cette volonté de l'Union populaire républicaine de rassembler tous les Français, en regardant vers l'avenir de façon positive et pour un avenir commun.

Et les Français sont tout à fait capables de le faire, contrairement à tous les prophètes de malheur. Il suffit d'aller voir dans certains endroits de France. Je pense par exemple à l'île de la Réunion, où on a une excellente traditionnelle bonne entente entre les Français venus de tous les horizons et avec toutes les religions. La quintessence de l'esprit français, c'est le refus du communautarisme. C'est que la France, c'est la laïcité. L'État ne connaît pas de religion. Plus exactement, il connaît toutes les religions et il n'en reconnaît aucune. A l'Union populaire républicaine, nous ne reconnaissons pas un catholique, un juif, un protestant, un musulman sunnite, un musulman chiite.

Nous, nous ne nous connaissons que des citoyens français. À ce titre d'ailleurs, on peut être un peu surpris de voir cette floraison d'institutions représentatives musulmanes que l'on veut nous imposer. Je connais quelqu'un qui est à Paris, un de nos adhérents, et qui est musulman, qui est français totalement comme les autres, et puis qui un jour a découvert qu'il était censé être représenté par le Conseil Constitutatif du culte musulman créé par M. Sarkozy, avec des gens qui n'ont été élus par personne et qui sont reçus à l'Élysée avec une djelaba et des babouches. Et lui, il me dit « Mais c'est quoi, ça ? ». Lui, il m'a dit « Moi, je croyais que mon député, c'était M.

Cambadélis, député du 20e arrondissement ». Qu'est-ce que ça signifie ? Arrêtons le communautarisme et la dérive communautariste. « Arrêtons de jeter de l'huile sur le feu ». J'ai été assez scandalisé de voir à quel point il y a des partis politiques en France qui jettent de l'huile sur le feu sans apporter quoi que ce soit comme possibilité. Que ce soit les Républicains, le Front national ou M. Dupont-Aignan, qui, en ces temps de Jeux olympiques, a renforcé la palme d'or de l'hypocrisie. M. Dupont-Aignan, qui a sur RTL un soir – parce qu'évidemment, il a table ouverte dans les médias qui me sont refusés – M.

Dupont-Aignan, qui a sur RTL dit un soir ou sur un message Twitter, je ne sais plus, que c'est un scandale, cette affaire de Burkini, parce que ça sera bientôt la charia, c'est-à-dire la loi telle qu'elle existe en Arabie saoudite. Et puis le lendemain, il passe aux 20h de France 2 au journal télévisé. Il est interrogé là-dessus. Il dit « Non, non, non, mais c'est un sujet à peu près sans importance ». Pourquoi M. Dupont-Aignan a-t-il fait ça ? Pour ratisser l'argent, pour plaire aux uns et aux autres. Quelle confiance pouvez-vous faire à quelqu'un qui se comporte de cette façon ? Avec l'UPR, vous pouvez me faire confiance, puisque finalement, je dis toujours la même chose, en définitive.

Nous, nous sommes des gens droits, des gens honnêtes. Et d'ailleurs, je me réjouis de savoir que toutes les grandes religions se reconnaissent dans le refus de l'hypocrisie. Les hypocrites sont aussi bien condamnés dans le christianisme que dans l'islam. Il y a une sourate dans le Coran, « Al-Muna fecoun », qui veut dire justement les hypocrites. Les hypocrites, ce sont ceux, comme dans la Bible aussi, où quand on fait l'aumône, il faut que ça soit discret. Donc assez d'hypocrisie. Ne suivez pas – je m'adresse ici à mes compatriotes musulmans – les mauvais bergers venus d'Arabie saoudite, comme si – alors vous le savez, les dirigeants saoudiens sont des monstres d'hypocrisie.

Avec cet islam wahhabite qui ne représente que 10% de l'islam dans le monde et dont tout le monde sait que par ailleurs c'est la corruption, c'est l'alcool, la drogue, le sexe – ne suivez pas ces mauvais bergers. Faites confiance dans la République. Mais finalement, il faut que la République apparaisse pour ce qu'elle doit être, c'est-à-dire un régime respectable, un régime qui refuse le deux poids deux mesures – je l'ai dit tout à l'heure – et qui propose un avenir commun.

16:46
Présentateur

Que vous évoque la démission de Macron ?

16:49
François Asselineau

Oui. Alors ça a été la grande affaire. À part le burkini, on a eu le burkikron, si j'ose dire, le burkikron. On a eu une orchestration médiatique du départ de M. Macron. C'est quand même assez extraordinaire de noter que BFM TV, par exemple, avait organisé une émission spéciale où on suivait M. Macron, qui allait, ses faits et gestes. C'est quand même inouï. J'ai eu l'occasion – j'y renvoie à les auditeurs – de publier un article où je dressais la liste de toutes les erreurs, pour pas dire les tromperies, pour pas dire les mensonges, pour ne pas dire l'escroquerie ou la mythomanie de M. Macron. Je renvoie à notre article sur le site. M.

Macron a laissé dire qu'il était normalien, ce qui est faux. Il a fait croire qu'il avait fait une thèse de philosophie avec Métienne Balibar, un professeur de philosophie connu, lequel a dit que non, non, il n'en gardait aucun souvenir. M. Macron a laissé entendre également que là, récemment, dans Match, qu'il était en contact pour réfléchir sur l'islam avec un penseur tunisien. Les internautes ont découvert qu'il était mort depuis 2 ans. M. Macron a inventé des marcheurs, paraît-il. Il paraît que j'en ai déjà parlé lors d'entretiens antérieurs. Il paraît qu'il y a des milliers de marcheurs à travers la France qui sont là pour vous demander votre avis.

Les fameux marcheurs de Macron, ça n'existe pas. Moi, je n'en ai vu aucun. J'ai lancé un appel au secours, un appel à l'SOS. Je vous demande, si vous en avez vu, de nous les adresser. C'est un spécimen rare, sans doute à protéger, comme le rhinocéros blanc de Java. Moi, je n'en ai vu aucun. Ça n'existe pas. M. Macron nous a gratifiés, nous a appris qu'il avait lancé son parti politique. Et puis 4 jours après, il avait 15 000 adhérents. Le canard enchaîné a fait valoir qu'en fait, ce n'était pas 15 000 adhérents, c'était simplement 15 000 clics sur son site. Aux dernières nouvelles, il paraît qu'il a 75 000 adhérents à son parti politique. Moi, je n'en connais pas.

Je suis quand même allé voir sur le site. Effectivement, il y a une curiosité sur le site de « En marche » de M. Macron. C'est que l'adhésion est gratuite. Alors ça, évidemment, si l'adhésion est gratuite, s'il suffit de cliquer pour dire coucou, vous souriez, vous êtes adhérents, ben effectivement, il pourra y avoir 250 000, 500 000, 10 millions, 300 millions de personnes qui, pour rigoler, vont aller cliquer là-dessus, parce que ça ne coûte rien. Au passage, d'ailleurs, j'aimerais que l'on m'explique. Mais nous allons suivre ça de très très très. Je m'adresse ici aux 2-3 personnes qui vont être autour de M.... Excusez-moi, j'allais me tromper sur ce moment. Autour de M.

Macron, qui lui font peut-être rapport de ce que je dis. Nous allons suivre très précisément ce qu'il va faire en matière financière. Parce que je rappelle qu'il y a des règles de financement des partis politiques. Alors si vous avez un parti politique où l'adhésion est gratuite, il vit de quoi ? Il vit d'amour et d'eau fraîche ? Il y a quand même un organisme qui s'appelle la Commission nationale des comptes de campagne et des financements de partis politiques, et qui est là pour veiller au grain. Et j'ajoute que les dons sont autorisés uniquement par des personnes physiques et uniquement sous un plafond maximum de 7 500 €. Alors M. Macron, c'est quand même assez extraordinaire.

Il lance un parti politique où l'adhésion est gratuite. Donc en fait, il ne se fait pas trop d'illusions sur les sommes que ses compatriotes sont prêts à lui verser. Et il est allé une fois, puis deux fois, semble-t-il, à Londres, à la City londonienne, pour essayer de récupérer de l'argent auprès de milliardaires. On voit qu'il finance M. Macron. On a déjà parlé... Enfin j'ai déjà parlé. Je n'ai pas été le seul de Jacques Attali qui était derrière. On en a appris quand même d'autres. Il y a une personnalité qui est derrière M. Macron, qui n'est pas très connue, qui s'appelle M. Henri Hermand, qui est une personne qui a déjà un certain âge, puisqu'il a 92 ans. Et M.

Henri Hermand, semble-t-il, a fait fortune dans l'immobilier commercial. Et M. Hermand a créé une espèce de fonds qui s'appelle HH Développement. Alors si vous allez regarder sur Internet, HH Développement découvrirez que cette structure participe au financement d'un think tank socialiste qui s'appelle Terra Nova, dont M. Macron était proche. Enfin comme M. Macron est allé voir M. De Villiers pendant les vacances et il a dit à la cantonade, vous savez, pour être honnête, je ne suis pas socialiste, ce qui fait quand même assez fort de café, ça aussi. Donc on ne sait plus très bien si M. Macron est proche ou pas proche de Terra Nova, mais quand même.

Je signale en tout cas que Terra Nova a organisé, il n'y a pas très longtemps, un colloque sur les jeunes et la justice, je crois, qui était financé par HH Développement, mais qui était également financé par l'Open Society Foundation de Georges Soros. Décidément. Décidément, dès qu'il y a, comment dirais-je, un loup quelque part, vous soulevez la pierre et coucou qui voit loup, eh bien vous avez Georges Soros. Comité contre l'islamophobie en France, Georges Soros. Macron, Georges Soros. Alors M. Macron a démissionné. On a eu droit à une couverture médiatique inouïe. Et puis maintenant, on va voir ce qui va se passer.

Et ces jours-ci, le 7 septembre, il a été reçu à la French American Foundation, dont il est l'un des young leaders, pour participer à un breakfast, puisque dans tout ce petit monde, il ne parle que l'américain. Voilà. Alors probablement, les gens se perdent en conjecture. L'avenir proche va nous le dire. Est-ce qu'il va se présenter à l'élection présidentielle ? Je rappelle qu'il faut quand même avoir 500 parrainages. Et que ça ne se trouve quand même pas comme ça. Parce que pour avoir les 500 parrainages, il y a deux possibilités. Soit vous avez un grand parti politique derrière vous qui a énormément d'élus et qui vous les donne. Ce n'est pas le cas de M.

Macron, puisque son parti politique, pour l'instant, a fait zéro voix, puisqu'il ne s'est jamais présenté nulle part. D'ailleurs, M. Macron lui-même ne s'est jamais présenté aux élections. L'autre possibilité, c'est d'avoir un parti politique avec beaucoup d'adhérents et de militants qui vont chercher des parrainages. Alors comme je ne crois pas que ce soit le cas de M. Macron, on va voir la suite des événements.

23:47
Présentateur

— Que pensez-vous de l'exclusion de Pierre Larouturou, le cofondateur de Nouvelle-Donne ?

23:53
François Asselineau

— On va en parler rapidement. Mais cette affaire de Nouvelle-Donne, c'est un peu triste. Là, je pense notamment aux gens qui y ont cru. C'est quoi, Nouvelle-Donne ? Ça avait été lancé par M. Larouturou, qui est un proche du Parti socialiste, très proche, d'ailleurs, du Parti socialiste et proche de Michel Rocard. Et ça avait commencé par un comité qui s'appelait le Comité Roosevelt. Déjà, décidément, on a l'impression que dans la politique française, aucun parti politique sauf l'UPR ne prend ses instructions aux États-Unis d'Amérique. Bon. Pourquoi le Comité Roosevelt ? Parce que ça faisait référence à ce que le président Franklin Roosevelt avait fait à partir de 1936.

Face à la grande crise qui traversait les États-Unis, il avait lancé un programme socialisant, enfin plus socialisant que jamais les États-Unis n'avaient connu. Il avait notamment lancé quelques services publics. Tout le monde a à l'esprit la TVA. C'est pas la TVA qu'on connaît. C'est la Tennessee Valley Authority, c'est-à-dire un établissement public pour réguler le cours du Tennessee. Voilà. Et puis il avait lancé des couvertures sociales comme les Américains n'en connaissaient pas. Voilà. Et tout ceci avait été baptisé « New Deal », qui en français veut dire « la nouvelle donne ». Donc ça a commencé par un comité Roosevelt.

On a essayé de jouer auprès du public sur l'image de Franklin Roosevelt, le président des États-Unis, élu quatre fois – c'est le seul cas de l'histoire – élu quatre fois président des États-Unis, le vainqueur de la Seconde Guerre mondiale. Et on a essayé de... Les gens qui ont lancé ça ont essayé de jouer là-dessus en lançant un truc qui s'appelle « nouvelle donne ». Le 28 novembre 2013, au matin, c'est-à-dire quelques heures à peine, après avoir lancé ce mouvement, M. Larou-Turou était l'invité de 8h20 de France Inter. Excusez-moi, mais quand même le faire. Moi, fin 2013, ça faisait 6 ans et demi que j'avais créé l'UPR. Nous avions déjà plusieurs...

Fin 2013, nous, on avait déjà plusieurs milliers d'adhérents. Je n'avais... Et je n'ai d'ailleurs toujours pas, alors que nous allons bientôt franchir les 12 000 hésirants. Je n'ai toujours jamais été invité en plus de 9 ans par France Inter. Donc déjà, le fait que quelqu'un crée un mouvement politique et le lendemain, il passe sur l'une des émissions politiques les plus connues et les plus écoutées de France, déjà, ça devrait mettre la puce à l'oreille. Ce qui mettait également la puce à l'oreille, c'était de découvrir que le programme était... Il n'y avait rien. C'est comme chez Macron. Non. Derrière le programme de M. En Marche, il n'y a rien, rien que des belles paroles.

Le programme de M. Delarouturou, c'était des paroles du s'il faut faire la politique autrement. Il faut du nouveau dans la politique française. Ça ne peut plus durer. Il faut désormais reprendre les choses en main pour avoir une République solidaire et écologique. Ça ne veut rien dire. Mais si vous passez avec des journalistes sur France Inter, sur Europe 1, sur RTL, sur TF1, sur France 2, qui vous disent « Ouh là là, voilà ce qu'il y a du nouveau », eh bien malheureusement, malheureusement, un certain nombre de nos compatriotes tombent dans le panneau. C'est ce qui s'est passé. Au même moment, d'ailleurs, il y avait eu un autre mouvement du même acabit qui s'appelait « Nous, citoyens ».

Alors « Nous, citoyens » était censé être un nouveau mouvement mouvement de droite, avait été lancé par un milliardaire qui s'appelle Denis Paix. Et « Nouvelle-Dôme » était un nouveau mouvement dit de gauche qui avait été lancé par la Routure. Ils ont été ultra-médiatisés, rappelez-vous, de telle sorte qu'au moment des élections européennes, nous, nous ne passions pratiquement nulle part. Enfin nulle part, on peut le dire. On a fait 0,4% des voix. Alors que ces deux mouvements, dont les analyses reposaient sur rien, ont fait quand même... Ils n'ont pas fait des scores extraordinaires, mais ils ont quand même fait 1,2%, 1,5% des suffrages uniquement parce qu'ils avaient été ultra-médiatisés.

Et qu'est-ce qui se passe aujourd'hui, en septembre 2016 ? Mais en septembre 2016, je crois que « Nous, citoyens » est quasiment moribond. Je ne sais plus exactement ce qui s'y passe. Il y a eu des séries de révolution de palais. Le président fondateur de NIPER est parti. Il y a eu Jean-Marie Cavada qui y est passé. Après, il y a eu une espèce d'OPA de l'UDI là-dessus. Je ne sais plus très bien ce qui s'y passe. Enfin je crois qu'il ne se passe pas grand-chose, rien du tout même. D'ailleurs, ils n'ont pratiquement pas été... Ils ont été très peu présents au moment des élections régionales. Et l'UPR, en revanche, c'est beaucoup développé par nos propres forces.

On a fait beaucoup plus de voix aux élections régionales. Quant à Nouvelle-Dôme, eh bien Nouvelle-Dôme, voilà ce qui s'est passé. Il y a quelques jours, on a appris patatras. On a appris qu'en fait, c'était une gigantesque escroquerie. M. Larouturu a été... C'est quand même inouï. Il a été choisi par les adhérents de Nouvelle-Dôme pour être le candidat à l'élection présidentielle en juillet. Et au mois d'août, à peine un mois après, il a été débarqué. Alors on ne sait pas ce qui s'est passé. Il a été débarqué par le bureau national. Finalement, les langues se sont déliées. Et puis il y a eu un dossier qui a été publié par le magazine Politis. Et qu'est-ce qu'on a découvert ?

On a découvert que Nouvelle-Dôme, qui annonçait 12 000 adhérents dans Wikipédia, semble-t-il, n'en reconnaît plus maintenant que 2 500. Donc c'est pas exactement pareil. Et puis également, on a découvert que la comptabilité n'était pas tenue. Le comptable, l'expert comptable a tiré la sonnette d'alarme. Et puis on a découvert qu'il y a une dette de 300 000 €. On se demande d'ailleurs où est-ce qu'est passé cet argent ? C'est 300 000 €. Avec 2 500 adhérents, ça veut dire que chaque adhérent a une dette potentielle sur son dos de 120 €. C'est quand même beaucoup. Moi, je ne vois pas du tout ce qui se passe.

Je n'ai jamais vu une seule affiche ou pratiquement pas une seule affiche pour Nouvelle-Dôme. Je ne vois pas qu'il y ait des manifestations extraordinaires. Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui se passe. Je ne suis pas le seul, d'ailleurs, à ne pas savoir ce qui se passe. Parce que si j'ai bien compris, le Bureau national de Nouvelle-Dôme a quand même saisi le procureur de la République, ce qui ne sent pas bon. Alors j'ai regardé ce qui s'est passé avec Nouvelle-Dôme en matière de médiatisation. Et depuis la création de Nouvelle-Dôme, pour simplement se tenir à M.

Larouturou, il est passé dans 45 émissions de très grandes audiences, sur toutes les grandes télés et toutes les grandes radios nationales. C'est incroyable. C'est incroyable de comparer ça au sort qui est réservé à l'Union populaire républicaine, sur lequel je reviendrai tout à l'heure, où nous, malgré nos demandes constantes, nous sommes totalement blacklistés. Alors il y a une justice immanente. La justice immanente, c'est que Nouvelle-Dôme, les pauvres adhérents, les pauvres personnes qui ont cru dans cette escroquerie, eh bien maintenant se retrouvent avec un mouvement qui n'existe quasiment plus, avec des dettes. Je ne sais pas qui va éponger le passif.

Et puis l'UPR continue son développement. Nous, nous allons vraiment franchir le cap des 12 000 adhérents. Et nous, nous avons... Tout le monde peut aller se renseigner en allant sur les comptes de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements de partis politiques. Vous pouvez me faire confiance. Nous, nous avons zéro euro de dette. Et j'y tiens beaucoup. Nous avons une gestion qui est extrêmement rigoureuse à l'UE, avec un secrétaire général Guillaume Serrano, une trésorière Catherine Gargasson-Lassonnais, à qui je rends hommage à l'un et à l'autre. Nous avons bien entendu d'un expert comptable. Nous avons bien entendu des commissaires aux comptes.

Et nous avons déposé nos comptes à la CNCCFP, qui ont été avalisés sans aucun problème. Nous avons zéro euro de dette. Alors d'ailleurs, j'en profite pour élargir le débat. Allez regarder les autres partis politiques. Nous ne sommes pas les seuls dont les comptes ont été validés par des commissaires aux comptes et par la Commission nationale des comptes de campagne et de financement des partis politiques. Ça, il y en a d'autres. Ça, c'est un fait. Mais regardez la situation comptable des autres partis politiques. L'UDI est en faillite. L'ELV est subclaquant. L'ENPA est moribond. Les Républicains ont une dette extraordinaire qui a été ramenée, si j'ai bien compris, à 55 millions d'euros.

Ils ont une situation nette négative. Ça veut dire en termes financiers. Ça veut dire que le passif au bilan dépasse l'actif de 35 ou 38 millions d'euros. Ça veut dire qu'ils sont en quasi-faillite. Ils ne sont soutenus que par des banques. C'est comme Nouvelle-Donne. Si Nouvelle-Donne survit, c'est parce qu'il y aura des banques qui injecteront de l'argent. Il y a un grand proverbe dans ce bas-monde. Qui paye commande ? Tous les partis politiques français qui ont des dettes très importantes sont en fait tenus par les banques. L'UPR n'est tenue par personne. Nous avons zéro euro de tête.

Nous ne sommes financés que par nos adhérents et nos donateurs, de façon totalement transparente, validée, comme je viens de le dire, par des experts comptables et des commissaires aux comptes qui mettent leur responsabilité pénale derrière. Je terminerai d'ailleurs là-dessus il y a quelques jours, à la fin août. C'est passé assez inaperçu. C'était, je crois, le 31 août 2016. C'était le 50e anniversaire d'une déclaration qu'avait faite le 31 août 1966, je crois de mémoire, au 30 août. Charles de Gaulle, qui était à l'Élysée. Alors je n'ai pas le verbatim précis à l'esprit, mais j'ai très exactement précis et à l'esprit ce qu'il avait dit.

Ce jour-là, il avait expliqué à ses ministres que la France venait de rembourser son dernier franc de dette extérieure. Et il avait dit maintenant « La France n'a plus de dette extérieure. Nous sommes redevenus un pays libre et souverain ». Que tous ceux qui m'écoutent méditent cela. Nous, nous voulons rendre à la France sa liberté et sa souveraineté. Mais la gestion même de l'UPR montre que nous arriverons, lorsqu'on sera au pouvoir, à rendre à la France sa liberté. Pourquoi ? Parce que tout simplement, je gérerais la France comme je gère l'UPR.

L'UPR est un mouvement indépendant, libre, souverain, parce que personne ne nous tient, parce que les seules personnes à qui nous devons des comptes, c'est les gens qui m'écoutent. C'est les Français qui sont nos adhérents et nos donateurs. C'est exactement le même état d'esprit que Charles de Gaulle, qui savait que les seules personnes qui finançaient la France, c'était le peuple français lui-même.

36:06
Présentateur

Que pensez-vous de l'actualité en Allemagne ?

36:08
François Asselineau

La situation en Allemagne, assez rapidement, il y a quand même deux choses importantes à savoir. D'abord, il y a eu les élections qui se sont déroulées dans un des Landes d'Allemagne, un ancien des Länder de l'Allemagne de l'Est. Dans la Mecklenburg-Pomeranie, c'est-à-dire le nord-est de l'Allemagne, le berceau quasiment de la Prusse. Ces élections ont été marquées par une gifle pour le parti de Mme Merkel, puisque la CDU, le parti de Mme Merkel, est arrivé en troisième position.

En un, sont arrivés les socialistes du SPD, mais en deux, et ça a été ça le coup de tonnerre, c'est le mouvement Alternative für Deutschland, c'est-à-dire Alternative pour l'Allemagne, qui est ce parti à la fois anti-euro, mais également très réservé, plus que réservé, qui est hostile à l'entrée massive de ce qu'on a appelé les migrants, qui sont en fait des réfugiés de guerre, alors que Mme Merkel avait ouvert les vannes largement. Il y a quasiment un million de réfugiés qui sont arrivés en Allemagne, pour le plus grand profit d'ailleurs du poitronat allemand, puisque ça permet de faire effectivement une pression considérable sur les salaires.

Alors le résultat, c'est que Mme Merkel, maintenant, se sent complètement désavouée. Alors c'est important, c'est important parce que ça prouve quand même qu'il y a un sacré malaise en Allemagne, un sacré malaise d'ailleurs dans l'ensemble du continent européen, puisqu'on trouve cette hostilité des peuples d'Europe à la façon dont l'UE a géré la question migratoire qui est considérable. Alors ça n'est pas réservé au Front national et au mouvement d'extrême droite. Cette affaire, c'est un vrai problème.

Je rappelle quand même que cette affaire des migrants – ce qui ne sont pas des migrants, ce sont des réfugiés de guerre – a été créée ex nihilo par la fameuse politique dont je parlais tout à l'heure au moment de l'affaire du Burkini, c'est-à-dire cette politique. Notamment, je rappelle que M. Sarkozy, à son intervention en Libye, l'intervention de la France en Syrie a largement contribué à tout ceci.

Et puis la deuxième chose qui s'est passée en Allemagne ou qui est en train de se passer, c'est qu'il y a un institut économique qui s'appelle IFO qui vient de sortir ces jours-ci une prévision comme quoi l'Allemagne devrait battre son record historique et un record mondial devrait avoir une médaille d'or de l'excellent commercial sur l'année avec quelque chose comme 278 milliards d'euros, ce qui représenterait 8,9% du PIB, du PIB, du PIB de l'Allemagne. Alors c'est important à savoir parce que la Commission européenne elle-même a essayé de fixer des garde-fous en disant que normalement, un pays ne devrait pas dégager plus de 6% d'excédent commercial, 6% de son PIB en excédent commercial.

Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Au-delà, c'est un peu de la technique commerciale et financière, ça veut dire quand même plusieurs choses importantes. La première chose, c'est que si l'Allemagne dégage tels excédents commerciaux qu'il va... D'ailleurs, l'Allemagne va avoir un plus gros excédent commercial que la Chine populaire. C'est quand même incroyable. Mais pourquoi ça ? On va pas reparler. J'ai pas le temps de parler ici du tissu industriel allemand qui ont constitué de très nombreuses PME allemandes dans de très nombreux domaines. La qualité allemande, le sérieux allemand... Enfin tout le monde connaît ceci.

Ce sont des choses qui se sont développées sur des décennies et des décennies entières. Il est très difficile de corriger ça d'un coup de baguette magique, en tout cas, que les pays du sud de l'Europe essaient de s'en inspirer. Ça fait des décennies qu'ils le font. Ils n'y arrivent pas. Mais ce qu'il signifie, ce score, signifie aussi autre chose. Ça veut dire que la valeur externe de l'euro sur les marchés d'échange, eh bien que l'euro n'est pas assez cher par rapport à la compétitivité de l'industrie allemande, alors que l'euro est trop cher pour la compétitivité des produits français.

Si nous n'avions pas d'euro, s'il y avait un Deutsche Mark, s'il y avait un franc français ou une drachme grecque, eh bien progressivement, il se serait passé quoi ? Il se serait passé que le Deutsche Mark, compte tenu de la forte demande de l'extérieur pour acheter des produits allemands, se serait enchéré sur les marchés d'échange. Les produits allemands fussent devenus beaucoup plus chers et donc l'excellent commercial allemand aurait diminué. Quant à la France, avec un franc français, nous, nous aurions eu une monnaie qui se serait légèrement dépréciée.

Ça nous aurait permis de développer nos exportations, alors que vous savez que nous sommes en ce moment avec un très lourd déficit commercial. Faire de l'excédent commercial, il faut comprendre en termes macroéconomiques, faire de l'excédent commercial dans le commerce extérieur, ça veut dire faire venir de l'emploi sur le territoire national. Dégager du déficit commercial, ça veut dire qu'on fait travailler les gens qui sont à l'extérieur, donc c'est créer du chômage dans le pays en question. On voit donc ici une nouvelle fois le fait que l'euro est une cote mal taillée, que l'euro est à mi-chemin et que l'euro aggrave toutes les situations.

L'euro devrait être plus cher sur les marchés d'échange pour être compatible avec la compétitivité de l'industrie allemande. L'euro devrait être moins cher pour être compatible avec la compétitivité de l'industrie française, pour ne pas parler des industries espagnoles, italiennes ou grecques.

41:56
Présentateur

— Que vous évoquent les humiliations subies par Obama au G20 ?

42:00
François Asselineau

— Alors le sommet, cette espèce de grande messe mondiale qui se tient chaque année, qui s'appelle le G20, se tenait cette année en Chine, dans la ville de Hangzhou, qui est située pas très très loin de la ville de Shanghai. Ça fait partie des deux cités célèbres. Il y a même, je crois, un proverbe chinois qui dit que dans sa vie, il faut avoir vu Suzhou et Hangzhou. À Suzhou, vous avez les grands jardins classiques chinois. Et puis à Hangzhou, il y a un grand lac avec un paysage typiquement chinois. Et c'est dans cette parage-là qu'il y a les fameux jardins de thé du Lang Jingcha, du thé du puits du dragon. Bref, c'est à Hangzhou que se tenait cette année le G20.

Et donc il y avait chef d'État et de gouvernement qui étaient attendus et reçus par le président chinois de la République populaire du Chine, le président Xi Jinping. Vous avez eu l'inénarrable François Hollande, malheureusement, qui est encore président. Il faut espérer qu'il n'y sera plus l'année prochaine pour le G20 l'année prochaine. Vous aviez la chancelière d'Allemagne. Vous avez eu Shenzhou Abe, le premier ministre japonais, Vladimir Poutine. Tous les chefs d'État et de gouvernement sont arrivés à l'aéroport de Hangzhou. Ils ont eu droit à sortir de l'avion l'escalier avec le tapis rouge. Ils sont sortis. En général, ce qui se passe...

J'ai connu ça quand j'avais accompagné François Mitterrand ou Jacques Chirac pour des visites d'État. Il y a toujours l'ambassadeur du pays du chef d'État qui est accrédité en Chine, par exemple, qui vient accueillir son chef d'État, qui monte à bord et qui l'invite à descendre. Le chef d'État descend suivi de l'ambassadeur, suivi ensuite des conseillers. Et puis en bas, il y a soit le chef d'État, soit un ministre qui est là pour accueillir le chef de l'État.

Alors ça s'est passé comme ça pour tous les chefs d'État et de gouvernement, y compris pour le Premier ministre japonais, Shenzhou Abe, alors que ceux qui suivent un petit peu la situation savent que les relations sino-japonaises ne sont quand même pas faciles. Maintenant, depuis un certain temps, toujours des suites de la Seconde Guerre mondiale et du refus des Japonais d'avoir une position très claire sur les crimes commis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Mais la grande surprise a été effectivement que le président Obama, quand il est arrivé à bord de son 747, s'il vous plaît, avec donc trois ponts – il y a le pont normal, il y a un pont supérieur et puis il y a le pont des Soutes – Air Force One. Eh bien quand il est arrivé, il n'y avait pas d'escalier, ni de tapis rouge. Résultat, Obama est sorti par la petite pente, par une espèce de châtière. Il a fallu lui ouvrir la porte au milieu des Soutes et il est descendu comme ça sur le tarmac. Alors évidemment, ça a fait le tour du monde, d'autant plus que tout ceci s'est assorti d'un certain nombre de vexations.

Il y avait tous les journalistes présents américains qui étaient là, qui étaient cantonnés. Ils ne pouvaient pas s'approcher. Il y avait Susan Rice, qui est la conseillère à la Sécurité nationale, qui avait précédé l'arrivée du président Obama. Et puis Ben Rhodes, qui était un de ses adjoints qui étaient là et qui ont voulu franchir, qui se sont faits – si on comprend bien – violemment. Il y a eu une violente altercation avec les services chinois. Les services chinois ont dit qu'il fallait que les journalistes dégagent. Il y a un Américain qui a dit « Mais c'est notre président et c'est notre presse ». À ce moment-là, un officiel chinois lui a rétorqué, lui a renvoyé dans les gencives.

« C'est notre pays, notre aéroport ». Vous voyez l'ambiance. Parait-il quand même, à un moment, quelqu'un des services secrets qui a dû s'interposer entre des gens qui étaient, semble-t-il, au point d'en arriver aux mains. Et puis après, tout ce petit monde s'est transféré à la résidence d'été du lac occidental, le fameux lac de Hangzhou dont je parlais tout à l'heure. La rebelote. Il n'y avait pas de liste. Il y avait des problèmes. Les Chinois ne voulaient pas laisser passer les barrières de sécurité. Enfin ça a été quelque chose d'assez rocambolesque. Alors certains se diront « Mais pourquoi ils nous parlent de ça ? ». Si, je vous parle de ça, parce que c'est quand même très important.

J'ai été – je le disais tout à l'heure – en situation dans ma vie, quand j'étais conseiller pour les affaires internationales auprès du ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur pendant un gouvernement de cohabitation. J'ai accompagné François Mitterrand. Et mon ministre à l'époque était Gérard Longuet, donc c'était sous le gouvernement Balladur. J'ai accompagné François Mitterrand en Corée et au Kazakhstan. Nous avions été reçus à la Maison Bleue, qui est l'équivalent de l'Élysée, à Séoul. Nous avions été reçus à Almaty. Almaty, c'était la capitale à l'époque du Kazakhstan, par le président Nazarbayev.

J'ai accompagné Édouard Balladur dans une visite d'État en Arabie Saoudite, à Riyad. On avait été reçus par le roi Fahad. J'ai accompagné Jacques Chirac au Japon, en Chine. En Chine, on avait été reçus à Jiang Hanai et ainsi était interdite par le président chinois de l'époque, le président Jiang Zemin. J'ai accompagné Jacques Chirac au Brésil, en Argentine, en Bolivie, etc., etc. Je peux vous dire que des incidents comme ça, ça n'arrive pas. Ça n'arrive pas. Quand vous avez un chef d'État... Alors ça serait un chef d'un tout petit État perdu au favori du Pacifique Sud.

Peut-être que le protocole pourrait avoir éventuellement un petit peu traité ça par-dessus la jambe, ce qui ne serait pas bien. Mais là, il s'agissait du président des États-Unis d'Amérique, la première puissance militaire au monde, dont le budget militaire représente presque la totalité de tous les autres budgets militaires réunis. Ce n'est pas... Il y a eu des... Il y a eu une volonté derrière. Alors c'est ça qui est intéressant. Qui a eu la volonté d'humilier Obama en long, en large et en travers ? Alors bon, pourquoi ?

Il est vrai que, comme le disent les Américains, Obama est actuellement « lame duck », c'est-à-dire un canard boiteux, puisque c'est exactement comme ça que l'on traite un président des États-Unis qui a été réélu lors de sa 8e année d'exercice, puisque c'est la dernière. Il ne peut pas être réélu. Donc on sait que dans quelques mois, le président Obama ne sera redevenu un citoyen comme les autres, et donc que chaque jour qui passe, son pouvoir s'amenuise un peu.

Donc les Chinois ont pu être tentés d'envoyer un coup de semence au président des États-Unis en se disant, de toute façon, et à coup sûr, le 21 janvier prochain, il ne sera plus là, puisque le prochain président prendra ses fonctions aux États-Unis le 20 janvier 2017, avec des élections qui se tiendront au mois de novembre. Mais il faut aller au-delà. Qu'est-ce qui se passe ? Alors j'ai regardé. J'ai regardé les gazettes. J'ai regardé... Parce que cette affaire a fait le tour du monde. J'ai regardé ce qu'on dit aux États-Unis, ce qu'on dit au Japon, ce que l'on dit en Russie, etc. Il y a plusieurs interprétations possibles.

Pour certains, c'est parce que les États-Unis mettent leur grain de sel sur ce qui se passe en mer de Chine du Sud, où la Chine essaye de revendiquer toute cette portion de mer énorme qui est au sud de la Chine et qui va allonger les côtes du Vietnam, les côtes du Cambodge, les côtes de la Thaïlande, de la Malaisie, et puis Singapour, et puis les côtes de l'Indonésie, et puis les côtes de l'île de Borneo du Nord et des Philippines. Voilà.

Donc en fait, la Chine veut revendiquer une grande partie de cette mer, ce qui est quand même effectivement un peu beaucoup, parce qu'il y a évidemment des intérêts derrière, non seulement halieutiques, comme on dit, en matière de ressources en poisson, mais aussi probablement des ressources en hydrocarbures très importantes. Alors évidemment, les pays riverains, les Philippines, la fédération de Malaisie qui est présente par l'État de Sabah et de Sarawak, le sultanat de Brunei d'Aroussalam, l'Indonésie, le Singapour, la Malaisie, la péninsule malaise, la Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge, tout ce petit monde voit ça d'un très mauvais œil.

Et les Chinois en ce moment ont mis la main, ils ont construit notamment une piste d'aviation sur un des îlots Spratlys, etc. Alors sans entrer dans trop de détails, il faut savoir que les États-Unis soutiennent la position des Philippines, de la Thaïlande, du Vietnam sur cette question. Donc première hypothèse, la Chine aurait envoyé un message au président américain pour dire arrêtez de vous mêler de ce qui se passe en mer de Chine du Sud. Deuxième hypothèse, les États-Unis sont toujours prêts à essayer de donner des leçons de morale à la Chine, notamment en matière de droits de l'homme.

Troisième hypothèse, c'est également dans le cadre des négociations au sein de l'OMC ou sur des grandes affaires économiques et financières que la Chine aurait ainsi envoyé un message. Et puis il n'y a peut-être aucune d'ailleurs de ces hypothèses finalement ne s'exclue nécessairement l'une de l'autre. Il y a aussi fondamentalement un point. Et c'est ça qui est peut-être le plus important.

Le point peut-être le plus important, c'est que d'une certaine façon, une partie des autorités chinoises a voulu envoyer un message à sa propre population en disant « Vous voyez, la Chine est devenue maintenant suffisamment puissante pour qu'on se paye le luxe d'humilier le président des États-Unis d'Amérique ». Alors les spécialistes ont regardé ça de très près. Il semble que dans cette méli-mélo qui est arrivée à Hangzhou, il y avait les représentants du Wei Jiobu, comme disent les spécialistes des ministères chinois des Affaires étrangères, qui étaient très très inquiets, qui ont tout fait pour arranger la situation, alors que d'autres officiels, eux, jetaient de l'huile sur le feu.

Donc j'ai lu une analyse qui n'est pas forcément inintelligente, comme quoi ce seraient en fait des représentants du Parti communiste chinois locaux qui auraient voulu avoir cette politique d'offense qui ne correspondait pas à d'autres cercles du pouvoir à l'intérieur du gouvernement chinois. C'est possible. En attendant, ça veut dire quoi tout ça ? Ça veut dire tout simplement que les Chinois, comme beaucoup de peuples, en ont assez de la mégalomanie et de l'hyper-impérialisme américain et qu'ils entendent le dire. C'est pas pour rien que Vladimir Poutine a été reçu avec des honneurs extraordinaires dans ce même aéroport de Hangzhou.

Et d'ailleurs, quand Emmanuel n'arrive jamais seul, vous savez peut-être... Alors c'était pas au moment du G20, mais c'est quelques jours après, puisque le président américain s'est rendu ensuite au Laos, à Vientiane, pour avoir des entretiens avec les chefs d'État et le gouvernement des pays de l'Asie. Il y a le chef d'État philippin, qui est un sacré lascar, il est vrai, qui est un type un peu bizarre, mais enfin le nouveau président philippin, qui, lors d'une conférence de presse, s'est permis de traiter le président des États-Unis en exercice de fils de... Voilà. La décence m'interdit de poursuivre. Voilà. Obama est un fils de... Alors évidemment, ça a fait... Enfin on n'a jamais vu ça.

Du coup, Obama, qui devait le rencontrer à Vientiane, a dit finalement qu'il a dit du président philippin, c'est un garçon pittoresque, je ne vais pas le recevoir. Bon. Résultat de tout ça, ça veut dire que l'on... Pour un futurologue, pour les gens qui veulent voir ce qui va se passer dans l'avenir, c'est exactement ces deux phénomènes, l'humiliation de Hangzhou, la déclaration du président philippin en Extrême-Orient, où de plus en plus le centre géopolitique de la planète est en train de se situer, eh bien ça veut dire plus le président russe qui est allé à Vladivostok, j'ai oublié de le signaler.

À Vladivostok, il a inauguré un gigantesque aquarium à la présence du Premier ministre japonais. Et ils ont relancé des négociations sur l'appropriation des îles Kuril du Sud, qui sont une pomme de discorde entre le Japon et l'Union soviétique sous Staline, et la Russie encore aujourd'hui. On voit bien qu'il y a des mouvements, des forces très importantes géopolitiques qui se déroulent là-bas, et on voit bien concrètement ce fait porteur d'avenir, comme disent les futurologues, ces faits porteurs d'avenir, c'est que l'Empire américain perd de la puissance de mois en mois, en tout cas d'année en année.

Il y a un beau proverbe, je crois, africain qui dit « Lorsque le lion est mort, même la gazelle monte dessus ». Et puis c'est pas un proverbe africain, mais c'est une citation de Charles de Gaulle que vous trouverez dans le CT de Gaulle. Un jour, il avait dit à l'imperfite, en parlant de cet impérialisme américain insupportable, la façon de vouloir maîtriser la planète entière, notamment par l'OTAN, c'est bien ce qui se passe. Charles de Gaulle avait dit à l'imperfite « Les Américains finiront par se faire détester par tout le monde ».

56:08
Présentateur

Auriez-vous des nouvelles du Brexit ?

56:11
François Asselineau

Alors l'actualité est très très très riche, effectivement, en cette rentrée 2016. Sur le Brexit, plusieurs choses à dire. La première, c'est que – j'aurai l'occasion d'y revenir dans d'autres entretiens d'actualité – la situation économique au Royaume-Uni continue d'être de plus en plus florissante. La livre sterling s'est dépréciée de l'ordre de 8 à 10 %. On a vu d'un seul coup d'un seul, évidemment, les produits britanniques devenir plus attractifs. Donc les ventes de produits britanniques à l'étranger se sont accrues. C'est l'illustration de ce que je disais tout à l'heure sur l'Allemagne et sur la France. Alors le Royaume-Uni n'est pas dans l'euro.

Et grâce au fait qu'elle n'est pas dans l'euro, ils ont laissé un petit peu se déprécier la livre sterling. Deuxièmement, puisque la livre sterling est plus basse, ça a rendu plus attractif un séjour au Royaume-Uni. Et ça n'a été pas suffisamment souligné par les médias français. C'est un tort. C'est que la saison touristique au Royaume-Uni a été excellente. Il y a eu énormément de touristes qui se sont rendus – enfin, énormément, oui – je crois 10 ou 15 % de plus que d'habitude qui se sont rendus au Royaume-Uni cet été, et pour deux raisons.

La première, c'est justement parce que la livre sterling, ayant baissé de l'ordre de 10 %, un séjour au Royaume-Uni est 10 % moins cher quand vous payez en yens ou en euros ou en roubles. Mais il y a sans doute une deuxième raison, à mon avis. Certains diront que je vois Midi à ma porte. Je ne suis pas sûr. Je pense que le Brexit a intéressé beaucoup les peuples d'Europe et même les peuples du monde entier. Ils se sont dit « Tiens, on va quand même aller voir ce peuple britannique qui n'est quand même pas rien, qui a quand même réussi, alors que toute l'oligarchie lui avait promis l'apocalypse, le truc et le truc, eh bien qui a quand même dit « On va en sortir ».

Et donc les gens, je pense, sont allés le voir. En tout cas, ce qui est intéressant, c'est que vous savez que l'industrie touristique, c'est un truc très important. La France, c'est en train de devenir une de nos principales sources de richesse. En France, c'est plus de 10% du PIB. Si on ajoute les hôteliers, les cafetiers, les restaurateurs... Le problème, c'est qu'en France, les hôteliers, les cafetiers et les restaurateurs ont fait triste mine. Pourquoi ? Parce que nous, d'une part, on a l'euro, qui est quand même très cher. D'autre part, on a un gouvernement qui fait rigoler la planète entière. Les gens n'ont pas spécialement envie.

Actuellement, il y a des gens qui ont envie d'aller en Russie, parce que c'est Poutine. Ils ont envie d'aller au Royaume-Uni, parce que tiens, ça a changé. Ça attire un petit peu, les gens. Les gens n'ont pas envie d'aller en France sous la présidence de M. Hollande, qui est considérée dans le monde entier comme une nullité venimeuse. Mais il y a une deuxième chose, en plus. S'agissant de la France, ce sont les attentats dont nous avons souffert et qui ont été non seulement ultra-médiatisés, mais on a eu, rappelez-vous, rappelez-vous ce qu'a dit M. Valls, qui a dit qu'il faut que les Français s'habituent à vivre avec des attentats, parce qu'il y en aura d'autres.

Du coup, les Chinois, les Japonais ont déserté la France. Ces jours-ci, on bradait les paris Tokyo sur les compagnies aériennes. Moins 20%, moins 30% par rapport à des billes. C'est vide. Voilà la fine gestion de la fine équipe qui squatte l'Elysée sans titre et l'hôtel de Matignon. Voilà ce qui se passe en ce moment pour le Brexit. Alors autre chose. Mme Theresa May, qui est arrivée au G20, elle a eu droit au tapis rouge. Elle s'est rencontrée avec le président Poutine. Elle a d'ailleurs déçu Poutine, parce que Poutine espérait qu'elle introduirait un coin dans les sanctions, et qu'elle se désolidariserait des sanctions européennes vis-à-vis la Russie, ce qui n'a pas l'air d'être le cas.

Parce que Mme Theresa May, vous savez qu'elle était contre le Brexit, donc elle est venue Premier ministre britannique dans des conditions qui sont floues. Et c'est pas clair. En ce moment, il commence à y avoir un mouvement d'opinion au Royaume-Uni, à juste titre, qui s'impatiente de savoir quand est-ce qu'elle va déclencher l'article 50 qui permet de lancer les négociations de sortie de l'UE. Mais alors il y a les docteurs « tant pis », les docteurs « tant mieux ». Il y en a certains qui disent « en fait, vous allez voir, ce Brexit n'aura jamais lieu ». Moi, je ne le pense pas.

Enfin peut-être que je vais être démenti par l'événement, mais quand même, je suis la situation au Royaume-Uni d'assez près. Mme May, effectivement, elle tergiverse. Mais quand même, on va bien dans la direction, semble-t-il, d'une sortie prudente, à pas compter. En attendant, lors du G20 qui s'est tenu à Hangzhou, Mme Theresa May a annoncé à la presse internationale qu'elle avait déjà sur la table des négociations en cours pour avoir un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et puis l'Inde, le Royaume-Uni et le Mexique, le Royaume-Uni et la Corée, le Royaume-Uni et l'Australie, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande, etc.

Alors donc, tout ça montre que le Royaume-Uni n'est pas du tout isolé, qu'il va sans doute bien tirer son épingle du jeu. Vous savez, les Britanniques sont toujours des gens extrêmement pragmatiques. Il est tout à fait probable qu'ils vont parfaitement bien retomber sur leurs pieds. Ça a d'ailleurs à hériter un petit peu M. Juncker de la Commission européenne qui a mis son grain de sel en disant que juridiquement, le Royaume-Uni est toujours dans l'UE, ce qui est exact. Il n'est pas encore sorti, puisqu'il n'a même pas encore commencé la procédure de l'article 50.

Même si tous les esprits ont commencé à tirer un trait sur la présence du Royaume-Uni dans l'UE, de facto, déjuré, comme on dit, c'est-à-dire en droit. Le Royaume-Uni fait partie de l'UE. Et M. Juncker, le président de la Commission européenne, a dit, a rappelé... Attention, attention, les accords de libre-échange, c'est l'UE qui doit les négocier. Voilà. Affaire à suivre sur le Brexit. En attendant, tous ceux qui avaient annoncé l'apocalypse en sont pour leurs frais. Actuellement, tous les indicateurs macroéconomiques sont au vert, sont passés au vert. Alors qu'en France, tous les indicateurs sont au rouge, au rouge carmin, au vermi rond, à l'orange ou carrément au noir.

La situation va se décanter progressivement et il va devenir de plus en plus difficile pour les partisans de l'euro d'expliquer aux Français la différence de situation entre la France et le Royaume-Uni.

1:03:45
Présentateur

Que penser de l'affaire Apple ?

1:03:48
François Asselineau

Alors l'affaire Apple, c'est un peu compliqué. Et c'est simplement la Commission européenne qui a annoncé qu'elle allait faire un redressement fiscal au motif que Apple, en Irlande, puisque c'était essentiellement situé en Irlande, aurait fait de l'évasion fiscale pour un montant qui est de l'ordre de 13 milliards, je crois, d'euros. Et donc la Commission européenne exige de Apple qu'elle verse 13 milliards d'euros. Alors pourquoi cette affaire ?

Je ne l'ai pas bien regardée dans le détail, mais si j'ai bien compris, la Commission européenne essaye de toucher l'opinion publique en disant « Vous voyez que nous sommes là pour une justice sociale, que face à un grand groupe américain, on tape du poing sur la table », et c'est ça. Donc ça, c'est la lecture qu'on va présenter aux Français dans les journaux pour dire « Vous voyez, la Commission européenne, elle fait son boulot », et c'est ça, et qu'elle n'est pas dans la main des Américains.

En réalité, la situation est beaucoup plus compliquée que ça, parce que ce qui se passe, c'est qu'effectivement, Apple a versé, si j'ai bien compris, un impôt sur les sociétés en Irlande qui est de l'ordre de 0,05 à 0,005% de son chiffre d'affaires. En gros, rien. Mais Apple bénéficie de ce que l'on appelle en droit fiscal français un rescrit, c'est-à-dire ce qu'on appelle en anglais un ruling, c'est-à-dire en fait que les autorités irlandaises, notamment les autorités fiscales, avaient accordé spécialement à Apple les dispositions fiscales dont elles bénéficient. Donc l'entreprise Apple dit qu'elle n'a rien du tout à payer. Elle se retranche derrière ça.

Et le gouvernement irlandais prend le parti de Apple. Parce que bien entendu, si l'Irlande a accordé cette situation extrêmement favorable en termes fiscales à Apple, c'est justement pour qu'Apple s'installe en Irlande. Alors là-dedans, c'est un festival d'hypocrisie incroyable, puisque le président Juncker, le président de la Commission européenne Juncker, était lui-même au Luxembourg Premier ministre. Et lui, des rescrits, des rulings, il en avait fait à la peine, si je veux dire, puisque c'est justement le scandale dit « LuxLeaks » où on s'est aperçu qu'ils avaient accordé à des centaines de grandes entreprises mondiales la faculté de ne quasiment pas payer d'impôts au Luxembourg.

En attendant, l'Irlande est en train de bloquer le système. Tout ça va partir en eau de boudin. Mais on aura eu un coup de pub de la Commission européenne. Commission européenne, quand même, qui précise bien que son objectif n'est pas du tout d'augmenter l'impôt sur les sociétés au niveau européen. Il ne faut pas s'y méprendre. Il n'est pas non plus de militer pour la réintroduction de contrôles des mouvements de capitaux. Il ne faut pas rêver. Ça, c'est nous. C'est l'Union populaire républicaine qui propose d'en revenir à de la justice fiscale, qui propose que les grands groupes payent ce qu'ils doivent payer, et qui propose aussi de rétablir le contrôle des mouvements de capitaux.

J'ai bien dit le contrôle. Ça n'est pas une interdiction. Je me suis déjà exprimé 50 fois sur le sujet. Mais ça n'est pas inintéressant de le redire une 51e fois. En réalité, la Commission européenne et la commissaire européenne qui est derrière s'inscrivent parfaitement dans un schéma ultralibéral. En d'autres termes, cette affaire Apple va retomber probablement au cours des jours qui viennent dans l'anonymat dont elle n'aurait jamais dû sortir. C'est un petit coup de pub que la Commission européenne essaie de se faire pour essayer de trouver quelque chose qui plaise un temps soit peu au peuple d'Europe. Caramba, c'est encore raté.

1:07:46
Présentateur

Auriez-vous un dernier mot pour cet entretien ?

1:07:49
François Asselineau

Pour terminer, c'est un entretien très très long. Il y aurait eu beaucoup de choses à dire. J'aurais voulu dire un mot sur l'éviction de Dilma Rousseff au Brésil, qui est quand même assez inquiétante. On voit bien qu'il y a derrière des manipulations venues du grand voisin du Nord, venues de Washington. Une façon pour s'implifier. Est-ce que les BRICS vont rester les BRICS ou vont devenir les RICS ? Bon. Donc qu'est-ce qui se passe exactement au Brésil ? J'aurais aimé parler aussi de l'affaire du TAFTA. J'ai mis en ligne ces jours-ci sur le site.

Un article qu'ils ont rédigé avec Antoine Sylvestre, Charles-Henri Gallois, où nous montrons qu'il y a eu des rumeurs comme quoi les négociations du TAFTA étaient arrêtées. Elles sont suspendues. Mais en réalité, elles sont suspendues pour cause d'élections. D'abord parce qu'il y a les élections aux États-Unis d'Amérique qui arrivent. Et j'aurai l'occasion d'y revenir, puisque, à mon avis, je l'ai déjà dit, me semble-t-il, je le redis, l'élection, paraît-il triomphale de Mme Clinton que nous disent tous les médias français, elle n'est pas du tout assurée. Il y a beaucoup de choses à dire.

On a appris d'ailleurs ces jours-ci que Mme Clinton, semble-t-il, aurait détruit 18 téléphones qui lui appartenaient. Je ne parle même pas du nombre suspect de morts qu'il y a eu au cours des dernières semaines et des derniers mois parmi ses anciens collaborateurs. Et surtout, ce qui se passe en ce moment aux États-Unis, c'est des doutes de plus en plus sérieuses sur la santé mentale de Mme Clinton. Il va y avoir les élections en France. Il va y avoir les élections générales en Allemagne en 2017. Donc l'oligarchie a dû se dire « Ouh là là, on va mettre un petit peu l'affaire du TAFTA, du TTIP ou TAFTA ». Il y a aussi d'ailleurs le TISA sur les services.

« On va mettre ça un petit peu en arrière-plan et puis en attendant des jours meilleurs ». Il faut garder l'œil et le bon et ne pas baisser la garde sur cette affaire.

1:09:56
Présentateur

— Quoi de nouveau pour cette rentrée de l'UPR ?

1:10:00
François Asselineau

— Je voudrais quand même conclure, comme je le fais souvent, par l'UE et par ce qui va se passer pour l'UPR. L'UPR... Je suis désolé. C'est toujours un peu la même litanie. Ça devient un peu lassant pour nos adversaires. Mais franchement, l'UPR se porte très très bien. Au cours de l'été, on n'a jamais eu autant d'adhésions à l'UPR que pendant l'été qui vient de s'écouler. C'est d'autant plus remarquable qu'il n'y a pas d'échéance électorale à très court terme. On a fait... On a fait, je l'ai dit je crois tout à l'heure, 400 adhésions entre le 14 juillet et le 30 août ou quelque chose comme ça. C'est beaucoup. On a eu un petit fléchissement.

À la mi-août, on était tombé, si j'ose dire, à 4 ou 5 adhésions journalières, ce qui est quand même pas mal, pour un 15 août. Mais on a eu... Je me rappelle, fin juillet, début août, on a eu des pointes à 15 ou 16 ou 17 adhésions par jour. L'UPR se porte donc très bien. Deuxièmement, je vous annonce que notre campagne de collecte pour les parrainages se poursuit. Là, un peu comme pour les adhésions, il y a eu un petit moment de ralentissement, même quasi arrêt aux alentours du 15 août, parce que les maires sont en vacances et puis nos démarcheurs sont en vacances. Mais le mois de juin et le mois de juillet, en termes de collecte, avaient été favorables.

Et là, depuis le mois de septembre, la collecte a très bien redémarré. Alors je voudrais là aussi m'adresser à chacune et à chacun d'entre vous, parce que je sais que beaucoup m'écoutent et qu'ils suivent mes conseils. Ils suivent mes conseils. J'ai lancé plusieurs fois des appels en disant si vous avez un de vos proches, un père, une mère, un oncle, une tante, un frère, etc., ou tout simplement un ami, un ami d'enfance qui a le pouvoir de parrainage, qu'il soit maire, qu'il soit conseiller départemental, qu'il soit conseiller régional, qu'il soit conseiller territorial outre-mer, etc., s'il vous plaît, contactez-le.

On a eu quelques parrainages qui nous sont parvenus par ce canal de gens qui étaient proches et qui ont réussi à convaincre qu'il fallait parrainer ma candidature pour la démocratie, pour le bon fonctionnement de la démocratie. Je ne peux pas vous dire, mais vous finirez bien par le savoir, je ne vais pas vous dire encore pour l'instant combien de promesses nous avons réunies. Mais croyez-moi, je ne mens pas. D'abord, je mens vraiment très rarement. C'est un principe de vie. Mais là, vraiment, je ne mens pas. Nous avons beaucoup de promesses. Il nous en manque encore. Il nous en manque encore un certain nombre, même un nombre certain. Donc il nous faut continuer.

Il nous faut nous mobiliser tous, parce que si nous continuons sur le rythme que l'on a pu atteindre depuis maintenant une semaine, il est possible, réellement possible, que l'on parvienne à notre objectif, qui est d'avoir 500 promesses et même un petit peu plus pour avoir une marge de sécurité. Donc je voulais vous le dire. C'est encore loin d'être fait. Mais ça n'a plus rien à voir. La situation n'a plus rien à voir avec 2012. Et pourquoi, d'ailleurs ? Pour trois phénomènes. D'abord parce que les événements nous donnent raison.

Maintenant, dire qu'il faut sortir de l'UE, ça ne suscite plus du tout dans le grand public les cris d'orfraie, d'effroi que l'on entendait il y a encore un an ou il y a encore six mois. Et notamment, l'affaire du Brexit sert considérablement les analyses de l'UPR. Donc déjà, les événements nous donnent raison. Deuxièmement, nous avons une mobilisation réellement formidable de nos adhérents et de nos militants. J'en profite pour rendre hommage. Je l'ai fait tout au long du mois de juillet et d'août, notamment sur la page Facebook. Mais j'en profite pour le faire oralement.

Nous avons eu pendant le Tour de France des équipes de militants qui ont eu l'idée d'aller peindre mon nom ou UPR ou Asselineau 2017, etc., sur les routes du Tour de France, de telle sorte qu'au moment où il y avait les caméras de France 2 qui diffusaient les images, on voyait les cyclistes avec UPR, UPR partout. Et puis même si les téléspectateurs, parfois, ne le voyaient pas toujours très bien. D'abord, nous avions nos services, en particulier Dominique Frutte, auquel je rends hommage, qui tous les jours faisait des captations vidéo pour nous donner les bons passages où on voyait UPR. Mais il y avait aussi le public qui a massé le long des routes qui ont vu cela.

Cette affaire s'est poursuivie au mois d'août par une activité militante remarquable qui a fait de l'UPR – je l'ai dit, je le maintiens – le premier parti militant de France. que ceux qui me disent que ça n'est pas vrai me présente un autre parti politique qui, dans le courant du mois de juillet, ait été aussi présent sur le Tour de France et qui, au courant du mois d'août, ait été aussi présent pour coller des affiches, distribuer des tracts, tenir des tables d'information sur les marchés que l'UPR. On a mis en ligne – je vais continuer à mettre en ligne – cette mobilisation remarquable. Alors je vais pas citer de nom parce qu'il faudrait que je remercie énormément de gens.

En tout cas, un grand merci. C'est pas moi, d'ailleurs, qui dis merci. C'est nous tous. C'est tous les adhérents de l'UPR qui s'autocongratulent. Ça veut dire que la mayonnaise UPR a bien pris et qu'il y a un vrai, vrai, vrai sentiment de dynamisme et de développement du mouvement. Et puis la troisième raison également pour laquelle l'UPR se développe très vite, c'est le champ de ruines que l'on constate autour de soi. Je vais pas revenir. J'en ai déjà parlé tout à l'heure sur « Nouvelle donne, nous, citoyens ».

Bon, ce qui se passe aux Républicains, où c'est les haines cuites et recuites et re-recuites, où chacun sort son bouquin, chacun applique les mêmes méthodes marketing, chacun s'envoie des petites phrases assassines, etc. Au Parti socialiste, c'est exactement la même chose. Bon, je parle même pas du reste. Tout ceci fait que notre mouvement politique apparaît comme une espèce d'oasis de sérénité, de droiture, de rectitude sur la scène politique française. Nous sommes le seul mouvement politique où tous les responsables disent la même chose. Et c'est pas parce qu'on est une secte. C'est tout simplement parce qu'on applique un programme et une charte fondatrice.

C'est bien ça, un parti politique. La meilleure façon d'arnaquer les Français, c'est d'avoir des partis politiques où vous avez autant de programmes que de responsables. À ce moment-là, vous ne savez plus pourquoi vous votez. Je le dis et je le redis. Avec l'UPR, vous pouvez savoir ce que vous aurez. Et vous savez aussi ce que vous n'aurez pas. Il suffit de lire notre charte fondatrice, notre programme et puis toutes les conférences, les entretiens que j'ai pu donner, mais pas seulement moi, mais également d'autres responsables. Vincent Brousseau, Charles-Henri Gallois ou d'autres qui commencent à écrire et qui nous ont rejoints.

Alors tout ceci explique effectivement la très bonne santé du mouvement en matière d'adhésion, en matière également de cotisation. Alors de temps en temps, on a des gens, quelques-uns de nos adhérents, qui nous écrivent en disant « Là, j'ai une passe à vide. Est-ce que je peux attendre 6 mois pour verser ma cotisation ? » Évidemment. Mais on a un versement des cotisations qui est très très bien, qui est impeccable. Enfin pas impeccable, mais qui marche quand même très très bien. D'ailleurs, on a quelque chose qui est un indice très intéressant. C'est que les cotisations d'un adhérent la deuxième année, statistiquement, la moyenne est supérieure à la première année.

Ce qui veut dire que des adhérents qui ont adhéré la première année, par exemple à 30 €, très souvent, quand ils versent leurs cotisations de la deuxième année, passent à l'adhésion de soutien à 60 €. C'est très intéressant parce qu'il y a un véritable phénomène statistique qui est derrière, qui montre que ceux qui nous rejoignent, eh bien ils hésitent, ils hésitent. Puis finalement, un jour, ils se lancent. Et puis ils découvrent que finalement, ils sont très contents d'avoir rejoint la communauté des adhérents de l'UPR. Ils découvrent des gens qui pensent comme eux. Ils vont tracter, etc. Et puis ils s'aperçoivent que c'est nous qui sommes dans le vrai.

— Alors ce constat étant fait, je dresse un autre constat qui est, lui, négatif. C'est que le barrage médiatique dont nous souffrons continue. C'est un barrage incroyable. Il y a eu ces jours-ci une réunion qui s'est tenue à Reims devant 500 chefs d'entreprise, organisée par les assises du Produire en France, où ils ont organisé un grand oral de l'Élysée et où je n'ai pas été invité. Ça a été co-organisé par Yves Gégaud, des Républicains, et Arnaud Montebourg du Parti Socialiste, un des frondaux, qui s'entendent évidemment parfaitement comme la ronze en foie et qui ont invité... Alors vous avez la ribambelle Alain Juppé, Marine Le Pen, M. Dupont-Aignan, M. Montebourg soi-même, M.

Mélenchon... Voilà. Je crois qu'il y a même Mme Duflo. M. Cheminat lui-même a trouvé à se faufiler là-dedans. Mais nous, on n'a même pas été invités. Et quand j'ai écrit pour demander à être invité, je n'ai même pas eu de réponse. D'ailleurs, nous avons publié sur la page Facebook et sur le site le courrier que nous avons envoyé. Je renvoie les lecteurs pour voir l'incroyable discrimination dont l'UPR en général et ma personne en particulier sommes les victimes, puisque nous avons des mauvais pérenants, des tricheurs. Ils voient bien que l'UPR se développe à toute allure. Ils en sont vers de rage et de jalousie. Ils en sont très inquiets.

Ils essaient de tout faire pour nous interdire d'avoir accès à la notoriété nationale qui nous est due. Et à ce propos, en matière de médias, eh bien nous avons écrit une lettre au CSA, encore une lettre, très circonstanciée, pour montrer une carte sur table. Et comme ce n'est pas la première fois que nous écrivons au CSA et que le CSA, pour l'instant, nous a en réalité répondu en faisant la sourde oreille, c'est-à-dire en éludant le sujet, eh bien nous avons décidé que nous allions rendre publique la lettre que nous avons écrite au CSA. Vous la trouverez sur la page Facebook et sur le site Internet. Et vous verrez que nous avons des arguments qui sont irréfutables.

Je vous demande donc à toutes et à tous de lire cette lettre que nous avons écrite au CSA et de la faire circuler non pas aux médias – ça, c'est nous qui nous en occupons –, mais de la faire circuler à toutes vos connaissances, à tous vos amis, pour que vos amis et vos connaissances, vos collègues de travail et votre famille découvrent une situation qui est digne d'un pays totalitaire, puisque nous avons d'un point de vue objectif toutes les qualifications pour passer infiniment plus que... C'est pas difficile. Nous ne passons nulle part. Et puis je voudrais terminer ce propos par un événement important et réjouissant. C'est notre prochaine université.

L'université d'automne va se tenir le 15-16 octobre, au même endroit que l'année dernière, donc à l'abbaye de Réigny, dans Lyon. Pourquoi ? Parce que c'est un très bel endroit. C'est commode d'accès pour à la fois non seulement les Parisiens, mais aussi tous les gens qui habitent dans la grande partie est de la France, les gens qui ne sont pas très loin de l'autoroute A6, l'autoroute du Sud, donc les Bourguignons, les Lyonnais, les gens qui habitent en Provence, etc. Alors évidemment, on va me dire « Oui, et qu'est-ce que vous faites des Toulonais, des Bordelais et des Brestois ? ». Je ne les oublie pas. Mais évidemment, il faut bien faire un choix. C'est assez proche de Paris.

C'est un très bel endroit. Je vous invite à vous mobiliser pour venir. Pourquoi ? D'abord parce que je vous promets que l'endroit est magnifique. Deuxièmement, nous allons y avoir deux tables rondes le samedi qui seront vraiment intéressantes, avec une table ronde le matin sur le Brexit, où nous avons eu l'accord – je garde encore un petit peu l'effet de surprise – mais nous avons eu l'accord de quelques personnalités, notamment britanniques, qui vont venir. Et j'en pense qu'on aura vraiment une table ronde tout à fait passionnante sur le Brexit. On est en plein dans l'actualité. Et puis ça correspond exactement à l'un des objectifs cardinaux de l'UP.

Le samedi après-midi, nous aurons une table ronde que j'espère non moins intéressante, qui concerne les questions de réforme territoriale en France, mais aussi d'unité nationale. Et là aussi, je pense que nous aurons peut-être une ou deux surprises. Je ne veux pas déflorer le sujet, mais faites-moi confiance. Et puis le soir même, le samedi soir, je ferai le traditionnel discours de rentrée qui, en l'espèce, je l'espère, vous donnera des éléments très satisfaisants et des éléments de mobilisation pour l'année 2017 qui arrive. Voilà. L'UPR ne va pas végéter, ne va pas s'effondrer. Je pense que l'année 2017 sera un très grand cru pour l'UPR. Donc venez. Venez.

Et si vous y venez d'ailleurs, je vous invite à rester le lendemain, puisque le lendemain, nous aurons des ateliers de travail, un atelier pour la poursuite de la recherche des parrainages, un atelier très spécialement consacré au militantisme, et puis aussi un atelier consacré à la préparation des élections législatives. Et là, j'en profite et je terminerai mon propos là-dessus pour m'adresser à toutes et à tous d'entre vous. Me suivre sur Internet, c'est bien. Être convaincu par ce que je dis et par ce que disent les cadres dirigeants de l'UPR, plus tous les militants qui relaient les analyses, c'est encore très bien. Finir par adhérer, c'est encore mieux.

Une fois qu'on a adhéré, aller militer, aller coller des affiches comme le font toutes nos équipes à travers la France, c'est presque parfait. Mais pour que ce soit vraiment parfait, il faut que vous preniez, vous... Comme moi, je l'ai pris il y a bientôt 10 ans maintenant, il y a 9 ans et demi, il faut que vous preniez votre part du fardeau. Ça veut dire qu'il faut que vous vous investissiez personnellement, politiquement et publiquement pour le redressement de notre pays. C'est ça que veut dire la participation aux élections législatives. Il y a 577 circonscriptions législatives en France et Outre-mer.

Mon objectif, c'est que nous puissions être présents par des candidats et des suppléants dans la plus grande majorité des circonscriptions, sinon peut-être même dans quasiment toutes les circonscriptions. Alors si ça vous intéresse, et du point de vue à la fois politique, mais même du point de vue de l'expérience humaine, croyez-moi, c'est tout à fait passionnant de se confronter au suffrage universel, venez, renseignez-vous, On vous dira la marche à suivre. On vous donnera des conseils. On donnera bien entendu la préférence aux gens qui sont adhérents depuis longtemps à l'UPR et bien entendu aux adhérents. Donc nous donnerons également... Nous veillerons à avoir la plus...

d'être le plus près possible de la stricte parité homme-femme pour... D'abord pour des questions de principe, mais aussi pour ne pas être sanctionné financièrement au moment du résultat des élections. Mais c'est très très important puisque je vous rappelle que le nombre de voix que nous ferons aux élections législatives sera le sésame qui nous permettra d'avoir de l'argent public pour les 5 années suivantes pour l'Union populaire républicaine. Donc s'il y a un grand moment politique en France, de la rentrée politique en France, c'est pas pour aller assister au... Comment dirais-je...

A la cour des Borgias, là, qui se tient aux Républicains, où tout le monde a une dague et puis une bague avec du poison pour s'empoisonner les uns les autres. C'est pareil au Parti socialiste. Enfin laissez tous ces trucs glauques. C'est plus la France, ça. C'est terminé. Il y a un grand mouvement de redressement national qui est le nôtre. Sa rentrée, c'est le 15 et le 16 octobre à la ville de Rény. Je vous y donne rendez-vous et j'essaierai, si vous venez, de pouvoir m'adresser personnellement à chacune et à chacun d'entre vous. Vive la République. Vive la France.

Entretien d'actualité n°31 - 07/09/2016 — François Asselineau · Pourquijevote