Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Autreyoutube.comPortrait personnelImmigration & asileSolidarités & famille

Aïssa Maïga incarne une pasteure évangélique en Tunisie dans "Promis le ciel" d'Erige Sehiri

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Fait
    « La religion évangélique n'est pas autorisée en tant que tel en Tunisie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je me souviens de deux sermons, celui qu'on a fait en tout début de tournage et celui qu'on a fait en fin de tournage. Et celui-là, j'avais eu beaucoup plus de temps pour le travailler. Et là, le il y a vraiment des moments où tu peux complètement être dans une sorte de lâcher-prise qui est assez proche finalement du travail d'acteur.

Et puis il y a aussi le rapport au public, le rapport aux fidèles qui sont là assis, qui ont une qualité d'écoute qui est extraordinaire et qui viennent vraiment à ce rendez-vous hebdomadaire pour puiser de la force, pour supporter en fait le poids de tout ce qu'ils ont à vivre dans leur vie de migrants ouest-africain en Tunisie. J'ai rencontré notamment une pasteur qui a été vraiment mon ma clé d'entrée euh vers son monde. Et c'est une femme qui a une puissance dans à la fois évidemment son rapport à la foi, mais aussi dans sa sa conviction euh d'être là pour aider, pour vraiment nourrir l'âme mais aussi l'esprit de des fidèles.

Et c'est une femme qui est extrêmement charismatique, qui a vraiment l'art oratoire, l'art du verbe. Et elle m'a elle m'a beaucoup donné et juste par le simple fait de la regarder, ça m'a aussi beaucoup beaucoup inspiré. La religion évangélique n'est pas autorisée en tant que tel en Tunisie.

C'est une communauté qui est habituée à ne pas trop se faire remarquer dans son dans sa pratique du culte. Mais pour autant, c'est pas invisible du tout. C'est là et je pense qu'en plus il rendent un euh un un service social euh les gens qui anime le culte qui qui est très important parce que on n'imagine pas en fait ce qu'est la vie de personnes qui sont en transit prolongé sans certitude de ce qu'il va leur arriver.

La plupart du temps, ils viennent en Tunisie dans l'idée que c'est une étape pour aller vers un ailleur meilleur. Qu'il faut savoir en plus, c'est que 80 % de des migrations des africains ont lieu sur le continent africain. Donc, il y a aussi beaucoup d'intoxication en terme d'information sur ce sujet-là.

Et et je pense que ce qui fait aussi très mal, c'est ce qui me fait mal, c'est bon, le racisme dans son dans sa globalité, sous toutes ses formes, mais pour parler de ce sujet-là, c'est l'espèce de constance qu'il y a dans le monde vis-à-vis des corps noirs. Une espèce de de de violence qui s'abat parfois, qu'elle soit policière, étatique, qu'elle soit dans des faits divers comme enfin voilà, j'ai même pas besoin de citer les exemples, ils nous viennent tous en tête. Et c'est vrai qu'il y a enfin pour moi c'était aussi important de faire ce film parce que c'est important de montrer l'humanité derrière euh derrière les chiffres, de montrer l'humanité dans ce cas-là aussi de plus singulier.

Euh les êtres sont des personnes à part entière qui ont une histoire, qui ont une trajectoire, qui ont une mémoire et on les voit pas assez souvent sur les écrans.

Aïssa Maïga incarne une pasteure évangélique en Tunisie dans "Promis le ciel" d'Erige Sehiri — Selma Labib · Pourquijevote