Florian Philippot propose de remettre sa carte d'adhérent du FN à Manuel Valls !
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Nous recevons aujourd'hui Florian Philippot, vice-président du Front National. Bonjour. Bonjour.
Avec vous, nous allons revenir sur les sujets marquants de la semaine. Florange, le budget, les Roms et la préparation des élections municipales. Caroline Vigoureux a regardé aussi la toile et les réseaux sociaux pour savoir ce qu'on dit de vous, votre irréputation.
Elle vous interrogera. Alors d'abord, revenons à Florange. En annonçant la création d'un laboratoire de recherche publique, François Hollande a-t-il rassuré, selon vous, les ouvriers et tous les gens qui vivent autour de l'entreprise Mittal ?
Non, il suffisait de voir la manière dont il a été accueilli et surtout la manière dont ses annonces ont été accueillies. Il est évident que ce n'est pas du tout à la hauteur de la situation. C'est totalement dérisoire.
D'ailleurs, essentiellement, ces 20 millions d'euros pour ce laboratoire, ce sont 20 millions d'euros redéployés, qui étaient déjà prévus dans le pacte Lorrain et lui-même étaient déjà prévus, en réalité, dans le contrat de projet État-région. C'est-à-dire qu'on fait un tour de passe-passe financier et au final, on fait une annonce de communication, mais il n'y a rien derrière. Il revient, il tient quand même une promesse et il met sur la table 300 millions dans le cadre du pacte Lorrain.
Si sa promesse est simplement de revenir sur le lieu de son crime, ce n'est pas ce que j'appelle une promesse très constructive. C'est bien de la tenir, mais ça ne sert strictement à rien. Ce n'est pas ça qui va faire renaître les emplois et sauver la sidérurgie.
S'il avait voulu faire un déplacement et une annonce utile, il aurait annoncé que la France changeait radicalement de politique industrielle. Mais ça suppose de se défaire des contraintes ultra-libérales de l'Union européenne. Ça suppose d'accepter le protectionnisme intelligent.
Vous savez, aux États-Unis, pour l'ACIER, ils ont fait le même constat que nous au Front National. Ils se sont rendus compte qu'il y avait une concurrence internationale déloyale massive. Eh bien dans ce cas-là, on met en place des outils pour rééquilibrer la concurrence des droits de douane intelligents.
Et on fait en sorte de redresser la filière française. Mais là, ce n'est pas du tout ce qu'il fait. Il continue dans les pas de Sarkozy à se soumettre aux injonctions de l'Union européenne. — Restons sur le terrain européen.
Manuel Vasse a estimé cette semaine que les Roms avaient vocation à retourner en Roumanie. Ça doit rejoindre vos positions. Vous qui militez contre l'espace Schengen. — Bien.
C'est vrai que j'ai entendu le ministre de l'Intérieur. Je me suis dit qu'on pourrait presque lui donner sa carte d'adhérent au Front National. Ce qu'il dit est très intéressant.
C'est assez novateur, d'ailleurs, de nous dire que des populations qui ne sont pas assimilées, qui ne sont pas intégrées, ont vocation à retourner dans leur propre pays. D'ailleurs, on pourra tirer le fil du raisonnement. Ça pourra nous amener à des choses extrêmement intéressantes parce qu'il n'y a pas que les Roms qui sont concernés.
Je pourrais...
Et on pourra lui remettre sa carte d'adhérent à condition – et c'est une condition importante – qu'il change radicalement de position sur la question des frontières, sur la question de Schengen et sur la question de la libre circulation dans l'Union européenne. Et on en revient encore une fois à une question européenne. Vous voyez comme cette question est partout. parce que, bien évidemment, ce ne sont que des effets d'annonce, comme du temps de Nicolas Sarkozy.
On avait déjà eu le même sketch, le même cinéma. Si on ne remet pas en place des frontières, alors il est évident qu'on reconduira les Roms à des frontières qui n'existent plus. Ils reviendront le lendemain, comme ça se fait déjà.
Et on ne pourra pas régler la situation. Qu'est-ce que vous feriez, vous, si vous étiez au pouvoir des 20 000 Roms qui sont présents en France et pour certains depuis de nombreuses années ? Déjà, permettez-moi de douter beaucoup de ce chiffre de 20 000.
Parce que pas mal d'études nous disent que rien qu'en Ile-de-France, ils seraient déjà plus nombreux et que dans l'intégralité du pays, ils seraient près de 100 000 et non pas 20 000. 100 000 Roms en France, vous dites. Vous mettez en doute les chiffres de Manuel Valls ?
Je reprends pour le coup les chiffres d'un député dont on se sent assez proche, M. Dupont-Aignan, qui dit lui-même qu'il serait près de 100 000. Apparemment, il a étudié la question.
Et il est certain qu'on voit, vu le nombre de campements, rien qu'en Ile-de-France, ils sont plus de 20 000 au niveau français. Mais bon, à la limite, c'est une question qui est assez secondaire. Alors qu'est-ce que vous feriez de...
D'abord, on prend acte du fait que ce sont des clandestins. Ils sont donc en situation illégale. Il faut donc démonter, démanteler ces campements.
Première chose, qui n'est pas faite ou qui est faite sous les yeux, sous le regard des caméras, de temps en temps, sous le regard des caméras...
Oui, mais de temps en temps, sous le regard des caméras, et les Français voient les bidonvilles se multiplier. Et on voit que la situation n'est pas régulée. Ensuite, je les reconduis aux frontières, aux frontières françaises.
Mais on sait qu'ils peuvent revenir par la suite. Voilà, parce qu'il n'y a plus de frontières. Et c'est pour cela qu'il faut dire à l'Union européenne, stop !
Voilà, il faut récupérer notre souveraineté territoriale, nos frontières. Vous savez, ces frontières qui existent dans 95% des pays du monde, en dehors de l'Union européenne. Ce n'est pas quelque chose d'extraordinaire.
C'est nous qui sommes l'anomalie. L'anomalie, c'est l'Union européenne. Il faut donc nous mettre dans la situation normale d'avoir des frontières, faire en sorte, bien sûr, que jamais ces pays ne rentrent dans l'espace Schengen, parce qu'il y a toujours cette menace qui plane, et puis dire aussi à l'Union européenne qu'on ne peut plus...
Vous demandez à François Hollande et Jean-Marc Ayrault de mettre un veto pour la suspension de l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans Schengen. Oui, bien sûr, mais ce ne sera pas suffisant, parce qu'en dehors de Schengen, il y a déjà la libre circulation au sein de l'Union européenne. C'est donc toutes les règles, tous les traités, toutes les directives de l'Union européenne qu'il faut revoir de fond en comble, et même les revoir tellement profondément qu'on doit proposer aux Français, nous le pensons, un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne, parce qu'on voit bien qu'il n'y a pas de solution.
Et l'UMP est coincée. L'UMP est pris aussi dans ses contradictions. Ils n'ont rien fait en 10 ans de pouvoir, et aujourd'hui, ils n'ont rien à proposer parce qu'ils sont aussi pour la suppression des frontières.
En avance, M. Philippot, les chiffres du chômage sont tombés. 50 000 chômeurs de moins au mois d'août.
Le président est en train de réussir son pari ? Oui, je lis ce que dit la DARES, qui est le centre d'études du ministère de l'Emploi. Les statistiques publiées peuvent être affectées par une hausse d'une ampleur inhabituelle des sorties.
Il y a eu 77 000 sorties de plus, statistiquement, qu'en juillet, un chiffre tout à fait exceptionnel. C'était du jamais vu. Donc permettez-moi de douter, là aussi, de la réalité de cette baisse qui ne s'expliquerait.
Vous pensez que le gouvernement manipule les chiffres ? Non, mais peut-être. Mais je pense qu'au moins, il y a eu un problème statistique.
Un problème, et d'ailleurs, il paraît qu'ils ont cherché un peu partout dans les ordinateurs de la DARES et de Pôle emploi pour voir s'il n'y avait pas un souci statistique. Je pense que ça n'a pas de réalité. Vous ne croyez pas à l'inversion de la courbe du chômage, même durablement, même au mois prochain ?
Comment ça pourrait avoir la moindre réalité ? Comment voudriez-vous avoir une baisse aussi massive, 50 000 en un mois, alors que nous sommes à 0 ou 0,1% de croissance ? Il n'y a aucun sens.
On sait qu'on crée de l'emploi à partir de 1,5% de croissance en France. Ça n'est donc pas possible. Ça sera possible si on change de politique économique.
Si on réarme la France face à la mondialisation sauvage par le patriotisme économique, vous savez, donner la priorité dans les marchés publics, par exemple, aux PME françaises, par le fait qu'on retrouve la souveraineté monétaire. Parce que ce qui dissout, et c'est vrai aussi dans le dossier de Florange, ce qui dissout le tissu industriel français aujourd'hui, c'est l'eurochère, c'est la monnaie unique qui est en train de liquider totalement, comme elle l'a fait depuis 10 ans, notre industrie. Il faut retrouver l'arme monétaire, l'arme des frontières intelligentes, en un mot, les armes qu'utilisent tous les pays du monde, encore une fois en dehors de l'Union européenne, dans la mondialisation.
Pour la première fois cette semaine, la France, qui a présenté son gouvernement au Conseil des ministres, va le soumettre à la Commission européenne dans le cadre d'une meilleure coordination des politiques macroéconomiques. Ça permet notamment de coordonner les politiques budgétaires allemandes, françaises, italiennes, espagnoles. Qu'en pensez-vous ?
Oui, de les coordonner et de les mettre au diapason germanique, c'est ça ? C'est assez choquant. L'Allemagne n'a pas que des mauvais résultats économiques.
Oui, c'est pas si brillant que ça, d'ailleurs. Si on regarde vraiment dans le détail, c'est une croissance assez molle depuis longtemps, et c'est beaucoup de pauvreté. 7% de chômeurs ?
Oui, et beaucoup de pauvreté. Des gens qui sont payés 500 euros par mois, ce n'est pas le modèle non plus que je défends. Mais si l'Allemagne défend ses intérêts nationaux, tant mieux pour elle.
J'aimerais que la France défende ses propres intérêts aussi. Pour quelqu'un qui est très attaché à la démocratie, à la République comme moi, c'est très choquant de voir qu'une autorité supranationale a le droit de modifier, de contrôler, d'amender nos budgets, qui normalement est l'acte de souveraineté par excellence, le vote du budget. On avait déjà perdu la monnaie, on a perdu les frontières.
Voilà maintenant qu'on a perdu le budget parce qu'il y a un an, des parlementaires, UMP et PS, ont voté ce fameux traité budgétaire européen, ainsi que les règlements européens qui vont avec et qui brident notre souveraineté budgétaire. Eh bien si c'est pour que l'Europe nous impose les mesures qu'elle a déjà imposées à la Grèce, à l'Espagne, au Portugal, etc., avec le succès qu'on connaît, c'est-à-dire nul en termes de croissance d'emploi et d'endettement, parce que la dette continue d'augmenter dans ces pays-là, je dis non.
Je préfère que les Français soient maîtres chez eux de leur budget, de leur choix de politique économique. Et je trouve assez navrant, affligeant même, de voir nos dirigeants et M. Moscovici, qui cette semaine ronronnent sous les caresses de la Commission européenne, parce que la Commission européenne lui a dit que son budget n'était pas si mal que ça.
C'est navrant, ça n'est pas digne de notre démocratie. Alors, les députés sont pas sans pouvoir. Caroline ?
Vous, si vous étiez parlementaire, quel amendement vous proposeriez pour le pouvoir d'achat des plus modestes ? Eh bien, c'est toute une politique qu'il faut changer. Mais là, dans l'urgence, je ferai en sorte de mettre en place ce que nous avions dans notre projet présidentiel, c'est-à-dire cette augmentation de 200 euros des petits salaires jusqu'à 1,4 fois le SMIC.
Donc, pris sur les cotisations sociales, directement, et compensé, parce qu'il faut bien compenser, ça coûte de l'argent, par cette taxation à 3% à nos frontières des importations. Voilà, ça s'appelle cette contribution sociale à l'importation qu'on veut voir mettre en place, qui a deux vertus, rééquilibrer les échanges internationaux, et en même temps, donner tout de suite une bouffée d'oxygène à nos travailleurs et à nos retraités. Mais je dois aussi avoir l'honnêteté de dire que ça n'est pas une solution à long terme.
Il n'y a pas de baguette magique. Il faut changer radicalement de politique économique dans le sens que j'ai indiqué précédemment. Alors, venons-en aux municipales.
Vous êtes candidat à Fort-Bac en Moselle. À quoi ressemblerait Fort-Bac, ville dirigée par le Front National ? Si vous aviez une ou deux mesures à expliquer.
Donc, à quoi ressemblera Fort-Bac l'année prochaine ? On ressemblerait Fort-Bac. On verra.
C'est dans six mois. Voilà. Je suis assez optimiste, je l'avoue.
Ce sera une ville plus sûre, déjà, parce que c'est une ville qui, aujourd'hui, craint pour sa sécurité. Et il faut mettre le paquet. Notamment, on a des choses à faire sur la vidéoprotection, sur la police municipale.
Ce sera aussi une ville qui regarde vers l'avenir. Parce que moi, je suis affligé de voir qu'on a laissé tomber une région tout entière, même au-delà de Fort-Bac, la Moselle Est, qui était une grande région minière. Les mines ont fermé il n'y a pas si longtemps que ça.
Et on les a laissées tomber. On les a laissées prospérer dans une espèce de défaitisme et de déclinisme qui est insupportable. Il y a des talents, il y a des savoir-faire, il y a une jeunesse qui veut y arriver.
À côté, il y a la frontière allemande. On a des choses à faire aussi avec l'Allemagne, en bonne intelligence. Et bien, je pense que je redonnerai une perspective d'avenir à cette ville.
Et j'emploierai toutes les compétences municipales pour redonner de l'énergie à Fort-Bac. On a vu par le passé que les villes dirigées par le Front National, ça s'était soldé par un échec dans la gestion. Qu'est-ce qui, vous, aujourd'hui, vous permet de dire que vous êtes prêt, maintenant, à diriger ces villes ?
Alors, tout ça est déjà assez ancien. J'avais 14 ans à l'époque. Mais il n'y a plus aucun dirigeant, d'ailleurs, actuel du Front National qui était en poste à l'époque dans ces villes.
Il y a eu une bonne gestion financière. On a été assez injustes avec ces villes. Les chambres régionales des comptes ont souligné la bonne gestion financière.
Et moi, ce sera un de mes engagements importants. Aucune augmentation des impôts locaux pendant tout le mandat. Et ensuite, en revanche, il y a eu, c'est vrai, et il ne faut pas le cacher, un problème de maturité politique.
Certaines de ces villes ont voulu être des vitrines nationales, sortir des compétences municipales, mettre en place le programme national. Ça n'est pas du tout notre état d'esprit aujourd'hui. Aujourd'hui, on est professionnalisés et on est surtout très pragmatiques.
On fera des communes d'excellence dans leurs compétences. Alors, Caroline a scruté pour nous les réseaux sociaux pour savoir ce qu'on disait de vous. Alors, il y a une internaute qui vous demande sur Twitter si vous seriez éventuellement favorable à organiser une primaire au Front National pour l'élection présidentielle.
Et si oui, est-ce que vous pourriez être candidat ? Alors, vu le résultat des primaires dans les autres partis, et notamment à l'UMP, je ne proposerais certainement pas de m'aventurer dans ce type. Mais vous dites que vous êtes amoureux de la démocratie.
C'est démocratique. Oui, mais je crois aussi que la République n'est pas le régime des partis. Je suis très égolien, égoliste aussi de ce point de vue-là.
Je n'aime pas beaucoup les primaires internes dans les partis, surtout pour l'élection présidentielle. Je pense que la présidentielle, c'est la rencontre entre un homme ou une femme, et chez nous, c'est une femme, et la nation. Évidemment, non, je ne serai certainement pas candidat.
Mais nous avons une excellente candidate qui est Marine Lefebvre. Justement, vous dites que je suis très gaullien. Vous vous présentez souvent comme gaulliste.
Et alors, il y a une autre internaute sur Twitter qui vous demande pourquoi, dans ce cas-là, vous ne rejoignez pas l'UMP. Ah, mais parce que je suis gaulliste, je ne peux pas être à l'UMP. Parce que l'UMP, non seulement, a trahi tous les engagements du gaullisme, l'indépendance nationale avec l'OTAN, avec l'Union européenne, avec la soumission à la finance, avec la réduction massive du budget militaire.
Mais non seulement l'UMP l'a trahi, mais elle fait aujourd'hui de l'antigaullisme. Je considère quasiment sur l'échiquier politique que l'UMP est l'un des partis les plus anti-gaullistes, parce qu'il n'a eu de cesse et il n'a de cesse de rabaisser la France. Quand on voit que Sarkozy a fait voter le traité de Lisbonne, qu'il a fait rentrer la France dans le commandement intégré de l'OTAN, alors que le général de Gaulle l'avait quitté, et qu'il a soumis notre diplomatie, comme François Hollande, au désidérata et à l'impérialisme américain, je me dis que c'est tout sauf l'héritage du général de Gaulle.
Caroline. Pour parler un peu plus de vous, vous êtes parfois décrit comme le techno-parisien du FN, un peu aux antipodes du profil classique des sympathisants FN. Vous, qu'est-ce que vous répondez à cette description ?
Déjà, je réponds que j'ai été parisien d'adoption lorsque j'étais étudiant en classe préparatoire. Mais vous n'avez pas un profil classique. J'étais du nord de la France et que ma famille est encore dans le nord de la France.
Je ne suis pas du tout parisien, pure souche et technocrate, parce que j'ai fait HEC Elena. Mais vous savez, ces écoles-là, elles ont un grand mérite. C'est leur formation d'excellence.
En revanche, elles ont un grand défaut, un immense défaut. C'est le formatage idéologique. Je considère que j'ai pris le meilleur, la formation d'excellence, et j'ai su laisser de côté le moins bon, le formatage.
Et j'ai toujours été un esprit libre en ce sens. Je ne pense pas être un techno. Je suis quelqu'un qui connaît bien les dossiers comme beaucoup d'autres, mais qui est d'abord et avant tout un militant politique de ses idées.
Allez, encore une petite question. Vous êtes très présent dans les médias. On vous voit beaucoup sur les plateaux télé.
On vous entend sur les radios. Et sur votre page Facebook, il y a beaucoup d'internautes qui se demandent pourquoi finalement vous, qui dénoncez régulièrement le système médiatique, vous participez à, je cite, ces émissions bobos parisiennes. Ah oui, sur ma page Facebook, peut-être pour une émission particulière.
Non, non, pour plusieurs. Mais effectivement, non, mais si vous voulez, on s'est plaint pendant des années de ne pas être invité dans les médias et à juste titre. Aujourd'hui, si on nous propose d'aller exposer nos idées, non seulement dans les médias, mais moi je fais aussi beaucoup de réunions publiques où il n'y a pas de médias, où on expose nos idées, eh bien on en prend évidemment l'opportunité, on saisit cette opportunité.
Mais donc vous participez à ce système que vous dénoncez parfois. Bon, écoutez, ce serait très difficile aujourd'hui de faire de la politique sans passer dans les médias, ou alors on espère, en tout cas quand on espère arriver au pouvoir pour changer les choses. Mais vous savez, on reste, d'après les chiffres du CSA, à 5% du temps d'antenne au premier semestre 2013.
C'est beaucoup mieux qu'avant, mais ça n'est pas du tout encore un autre poids dans les sondages et dans les élections. Eh bien c'est sur cette phrase que nous terminerons. Merci Florian Philippot et à la semaine prochaine pour un nouveau numéro de Décideurs politiques.
Merci. Merci. Merci.
Merci.
Florian Philippot