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InterviewRTL (sur YouTube)· 27 août 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesJusticeBudget & impôtsSolidarités & famille

François Ruffin : ""L'honneur réclamerait qu'Emmanuel Macron pose sa démission"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Je vous ai vu vous étrangler un peu sur les 211 milliards et la lecture de François Langlais.

  • 0:44FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous faites partie de ceux qui vont mettre à coup sûr un clou sur le cercueil du gouvernement de François Bayrou le 8 septembre prochain ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Mais la situation telle qu'elle est aujourd'hui, ça sera stop ou encore pour François Bayrou ?

  • 2:27RelanceÉludée

    Vous ne prenez pas la main tendue ? Ce n'est pas le moment d'essayer de mieux travailler avec lui ?

  • 3:14OuverteRéponse directe

    Vous n'écoutez plus François Bayrou, parce qu'hier il a dit qu'il voulait demander un effort spécifique aux hauts revenus.

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Vu l'état du pays, vu les taux d'emprunt à 10 ans, qu'on fait déjà pire que l'Espagne, le Portugal et même la Grèce, il n'y a pas un moment où il faut que tout le monde se mette autour de la table ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « Oui, à coup sûr, oui, je refuserai la confiance au gouvernement Bayrou. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « Quand on décide, et évidemment c'est la mesure phare, d'aller chercher deux jours fériés sur les salariés, mais qu'on décide aussi d'aller chercher de l'argent sur les retraités, qu'on décide également d'aller chercher sur les malades longue durée »
  • 1:55Invité politiqueChiffre
    « Une baisse de 55 milliards, dont la baisse de l'impôt sur les sociétés, dont la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, dont l'instauration de la flat tax, et ainsi de suite. »
  • 2:03Invité politiqueChiffre
    « On arrive à 55 milliards de baisse d'impôt à l'arrivée. »
  • 2:59Invité politiqueFait
    « Pour vous, on est en 1788, on est à la veille de la révolution en France ? »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « Le gouvernement Barnier, qui n'avait pas non plus ma grande sympathie sur le plan du fond, avait instauré un impôt exceptionnel de deux ans sur les grandes entreprises et sur les hauts revenus. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « Il a supprimé cet impôt exceptionnel qui devait durer deux ans et qui finalement n'a duré qu'une seule année. »
  • 4:23Invité politiqueChiffre
    « Les 500 fortunes qui représentaient 5% du PIB il y a 30 ans maintenant, qui représentaient 20% du PIB à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, qui aujourd'hui ont dépassé les 40% »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « Je rappelle que le dernier budget en équilibre, c'est 1974. »
  • 5:27Invité politiqueChiffre
    « Jamais on a eu un déficit à hauteur de 5,8%. »
  • 6:15Invité politiqueFait
    « L'homme qui est le verrou qui empêche de mener une autre politique fiscale et qui souhaite faire une politique de l'offre en déversant des centaines de milliards comme il l'a fait sur les grandes entreprises et les grands patrimoines, sans que ça produise des effets. »
  • 6:28Invité politiqueChiffre
    « Parce qu'on a aujourd'hui une industrie qui est passée sous les 10% du PIB. »
  • 8:10Invité politiqueFait
    « Jamais la demande de logement sociaux n'était aussi importante dans notre pays. »
  • 8:28Invité politiqueChiffre
    « Quand on dit que sur les dix dernières années, il y a une baisse de 20% de la natalité »
  • 9:54Invité politiqueFait
    « On a l'impression d'une répétition de l'histoire, et 30 ans après, ce sont les Français qui viennent dire non au plan Bérou. »

Temps de parole

  • François Ruffin81 %
  • Présentateur15 %
  • ?4 %

≈ 14,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 7h42, l'invité d'RTL Matin. Ce matin, François Ruffin, député NFP de la Somme. Bonjour et bienvenue sur RTL, François Ruffin. Bonjour. Je vous ai vu vous étrangler un peu sur les 211 milliards et la lecture de François Langlais. C'est comme ça, on remet à peine les pieds sur le tarmac, qu'on a le

0:14
François Ruffin

droit à un vote de confiance qui sera refusé à François Béroud d'un côté et ça secoue. Et puis pour se réveiller, on a aussi François Langlais. Je pense que vous devriez organiser un débat avec Fabien Gué, l'un des co-rapporteurs communistes du rapport. Et je pense qu'il ne voit pas dans le rapport ce que vous y lisez. Mais voilà, il est évident que c'est une source. Moi, j'ai toujours dit ciblage, on n'a pas de ciblage des aides. Contrepartie, contrôle. Aujourd'hui, ces trois choses-là n'existent pas.

0:43
Présentateur

Bon, François Ruffin, est

0:44
Locuteur

-ce

0:44
Présentateur

que vous faites partie de ceux qui vont mettre à coup sûr un clou sur le cercueil du gouvernement de François Bayrou le 8 septembre prochain ?

0:49
François Ruffin

Oui, à coup sûr, oui, je refuserai la confiance au gouvernement Bayrou. Donc vous voterez contre ? Je voterai contre, pour des raisons d'évidence qui sont d'abord l'injustice du plan Bayrou. Quand on décide, et évidemment c'est la mesure phare, d'aller chercher deux jours fériés sur les salariés, mais qu'on décide aussi d'aller chercher de l'argent sur les retraités, qu'on décide également d'aller chercher sur les malades longue durée, et que dans le même temps, pendant tous ces mois, on ne renonce pas le mot dividende,

1:19
Locuteur

on

1:19
François Ruffin

ne prononce pas le mot patrimoine,

1:20
Locuteur

on

1:20
François Ruffin

ne prononce pas le mot héritage, on ne prononce pas le mot profit et qu'on n'en fait pas la priorité, quand on sait qui sont les grands gagnants de la politique d'Emmanuel Macron depuis 8 ans maintenant, c'est une évidence qu'on a là une politique qui est foncièrement injuste. Donc vous allez vous ranger du côté du chaos, comme l

1:37
Locuteur

'a

1:37
François Ruffin

dit François Bayrou ? Vous savez, les hommes du chaos, ils sont aujourd'hui au gouvernement et il est à l'Elysée. Jamais dans notre pays, on a creusé le déficit public de cette manière-là. Comment ils l'ont fait ? Comment a fait le Mozart de la finance ? Il ne

1:50
Locuteur

l

1:50
François Ruffin

'a pas fait en augmentant les dépenses de l'État, il l'a fait en baissant les recettes. Une baisse de 55 milliards, dont la baisse de l'impôt sur les sociétés, dont la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, dont l'instauration de la flat tax, et ainsi de suite. On arrive à 55 milliards de baisse d'impôt à l'arrivée. Il y a eu un rapport, une commission d'enquête qui avait été lancée sur la dette publique, à laquelle j'appartenais, et les économistes qui définaient, venant nous dire que le problème, ce n'est pas la hausse de dépenses de l'État, c'est la baisse des recettes de l

2:19
Locuteur

'État.

2:19
Présentateur

Mais la situation telle qu'elle est aujourd'hui, il

2:21
Locuteur

y

2:21
Présentateur

a ce rendez-vous du 8 septembre, ça sera stop ou encore pour François Bayrou, il a dit qu'il était prêt à se battre comme un chien pour convaincre. Vous ne prenez pas la main tendue ? Ce n

2:28
Locuteur

'est

2:28
Présentateur

pas le moment d'essayer de mieux travailler avec lui, peut-être même de lui mettre la pression, puisqu'il joue son poste ? Il a eu des mois et des mois

2:33
François Ruffin

pour faire de la justice fiscale sa priorité. Vous savez, moi je considère... Mais trop tard ! En 1788, la France avait à l'époque un immense déficit, le roi avait creusé les caisses, pourquoi ? Parce qu'on avait mené la guerre d'indépendance aux côtés des États-Unis contre notre ennemi héréditaire, l'Angleterre. Et à ce moment-là, le roi décide de mener les États généraux, qui... Pourquoi ? Parce qu'à l'époque, on a à la fois le clergé et l'aristocratie qui refusent de payer. Pour vous, on est en 1788, on est à la veille de la révolution en France ? Je ne lis pas dans une bouche de cristal.

En rejoint, je sais qu'on est dans la même situation sur le plan fiscal et sur le plan d'un blocage sociologique.

3:08
Locuteur

C

3:08
François Ruffin

'est-à-dire qu'aujourd'hui, ceux qui ont l'argent refusent de payer. On peut penser

3:12
Présentateur

au GAFAM en

3:14
Locuteur

particulier. J'ai l'impression que vous

3:14
Présentateur

n'écoutez plus François Bayrou, parce qu'hier,

3:16
Locuteur

il

3:16
Présentateur

a dit qu'il voulait demander un effort spécifique aux hauts revenus. Ça doit vous parler, ça. Il a eu

3:21
François Ruffin

des mois pour nous proposer ça. Il a eu des mois pour mettre comme priorité la justice fiscale. Il ne l'a pas fait. Et même quand il dit ça, ça reste très flou et très vaille. Le gouvernement Barnier, qui n'avait pas non plus ma grande sympathie sur le plan du fond, avait instauré un impôt exceptionnel de deux ans sur les grandes entreprises et sur les hauts revenus. Ça ne vous a pas empêché de le faire tomber ? Mais qu'a fait le gouvernement Bayrou ? Il a supprimé cet impôt exceptionnel qui devait durer deux ans et qui finalement n'a duré qu'une seule année.

3:51
Locuteur

Mais ça, s

3:51
Présentateur

'il vous disait, on y va, on le remet pour une année supplémentaire, non,

3:54
Locuteur

c

3:54
Présentateur

'est pas... Vu l'état du pays, vu les taux d'emprunt à 10 ans, sachant qu'on emprunte quasiment au même coût que l'Italie, qu'on fait déjà pire que l'Espagne, le Portugal et même la Grèce, il

4:03
Locuteur

n

4:03
Présentateur

'y

4:03
Locuteur

a

4:03
Présentateur

pas un moment où il faut que tout le monde se mette autour de la table et que vous discutiez ? Je vous dis,

4:09
François Ruffin

M. Soto, que je suis prêt à discuter avec n'importe qui qui fera de la justice fiscale de sa priorité. C'est-à-dire qu'il dira que dans son budget, suite à son budget, dans notre pays, le capital sera taxé au moins à l'égal du travail. Et qu'est-ce qui se passe après ? Et que dans notre pays, les 500 fortunes qui représentaient 5% du PIB il

4:29
Locuteur

y

4:29
François Ruffin

a 30 ans maintenant, qui représentaient 20% du PIB à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, qui aujourd'hui ont dépassé les 40%, que ces 500 fortunes seront au moins taxées à l'égal de vous, du vigile qui se trouve à l'entrée. Aujourd'hui, on est dans un pays où ces gens-là payent à peu près deux fois moins d'impôts en proportion que la femme de ménage qui va venir s'occuper de

4:49
Locuteur

ce sujet.

4:49
François Ruffin

Qu'est-ce qui

4:50
Locuteur

se

4:50
François Ruffin

passe le 9 septembre,

4:51
Présentateur

une fois que le gouvernement est

4:51
François Ruffin

tombé

4:52
Locuteur

?

4:52
François Ruffin

Eh bien, c'est le président de la République qui a malheureusement la main. Moi, je crois que sa responsabilité est engagée.

4:59
Locuteur

Ça veut dire quoi ? Parce

5:00
François Ruffin

que quand vous parlez du chaos tout à l'heure...

5:02
Locuteur

C'est pas moi, c'est

5:02
Présentateur

François Bayrou.

5:04
François Ruffin

Quand vous reprenez les mots de François Bayrou à propos du chaos, mais le chaos, l'homme du chaos, c'est le premier, c'est Emmanuel Macron. Ça veut

5:11
Présentateur

dire quoi ? Qui doit partir

5:12
François Ruffin

?

5:12
Locuteur

Un chaos

5:12
François Ruffin

social installé avec les gilets jaunes, les réformes sur les retraites, un chaos budgétaire, je l'ai dit, imaginez que ce soit la gauche qui ait creusé, le déficit de cette manière-là.

5:22
Locuteur

Elle a ça pas, François Bayrou l'a dit,

5:23
Présentateur

tout le monde.

5:24
François Ruffin

Je rappelle que le dernier budget en équilibre, c'est 1974. Jamais on a eu un déficit à hauteur de 5,8%. Si la gauche faisait ça, on n'accepterait pas ça.

5:32
Locuteur

Il y aurait tous les jours des éditorialistes qui

5:34
François Ruffin

reviendraient dire, c'est le Titanic, c'est tragique. Enfin, chaos politique, on a un Emmanuel Macron qui l'an dernier a opéré une dissolution improvisée. Et je dis, sur cette

5:45
Présentateur

question de la justice fiscale... Attendez, je voudrais juste qu'on aille au bout d'une idée quand même. Est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron doit partir

5:50
Locuteur

?

5:50
François Ruffin

Oui. Je pense que l'honneur réclamerait qu'il pose sa démission, qu'éventuellement il se représente à nouveau devant les Français pour réclamer leur confiance. Il l'a abîmé au fil de ces huit années. Et je le dis qu'aujourd'hui, quand on réclame la justice fiscale dans notre pays, le verrou se trouve à l'Elysée. C'est Emmanuel Macron qui mène... Donc vous dites, attendez,

6:11
Locuteur

pour qu'on comprenne bien. Je vais ouvrir

6:12
François Ruffin

mon idée à moi. L'homme qui est le verrou qui empêche de mener une autre politique fiscale et qui souhaite faire une politique de l'offre en déversant des centaines de milliards comme il l'a fait sur les grandes entreprises et les grands patrimoines, sans que ça produise des effets. Parce qu'on a aujourd'hui une industrie qui est passée sous les 10% du PIB. Donc en plus ça ne marche pas. L'homme qui est un verrou pour que soit menée une autre politique dans notre pays, une autre politique fiscale, une autre politique économique, c'est Emmanuel Macron.

6:42
Présentateur

Est-ce que vous soutenez Jean-Luc Mélenchon qui veut lancer une procédure de destitution ?

6:46
François Ruffin

Ça peut être l'un des outils dont on sait que, comme il faut deux tiers des parlementaires à la fois à l'Assemblée nationale et au Sénat, elle n'aboutira pas. Donc la clé est entre les mains d'Emmanuel Macron, qui, je pense, devrait de lui-même poser sa démission dans la balance. Et une dissolution, vous y êtes favorable ou pas

7:03
Locuteur

?

7:03
François Ruffin

C'est une clé... Je pense que le mandat qui est en jeu, c'est celui du Président de la République, plus que celui des députés, qui vient d'être renouvelé l'année dernière. Mais vous savez, moi ce qui m'apporte, c'est comment on fait pour rouvrir une espérance dans notre pays ? Comment on fait pour rouvrir un horizon ? Et ce que je vois de désespérant dans la politique menée ces dernières années, c

7:23
Locuteur

'est que non seulement

7:25
François Ruffin

elle est injuste, mais en plus,

7:27
Présentateur

elle ne répond pas à une question fondamentale.

7:28
Locuteur

Ce n'est pas l'ensemble de

7:28
Présentateur

la classe politique incapable de se mettre autour d'une table, de discuter

7:31
Locuteur

de droite, de gauche, du milieu et d'ailleurs... Rassembler

7:33
François Ruffin

autour de cette table n'importe qui qui est d'accord pour que la priorité soit mise à la justice fiscale et à ce que le capital soit taxé à l'égal du travail, et je ferai... Mais vous savez,

7:44
Locuteur

l'inquiétude qui ronge

7:46
François Ruffin

les Français, c'est de se dire, je vis moins bien que mes parents, et demain mes enfants vivront encore pire.

7:54
Présentateur

L

7:54
Locuteur

'inquiétude

7:55
Présentateur

qui ronge les Français, vous parlez du Titanic, c'est qu'ils ont l'impression que la classe politique aujourd'hui, c'est l'orchestre qui joue, non ? Pendant que le bateau sombre.

8:01
François Ruffin

Écoutez, moi je ne joue pas, d'accord ? Moi je vois les soucis de logement par exemple, qu

8:05
Locuteur

'ont

8:05
François Ruffin

en particulier les gens. Vous savez, jamais la demande de logement sociaux n'était aussi importante dans notre pays.

8:10
Locuteur

Oui, mais pour tout ça, j'entends bien,

8:13
Présentateur

mais pour tout ça, il faut un gouvernement, quel qu'il soit. Est-ce que par exemple Emmanuel

8:17
Locuteur

Macron... Non, pas

8:18
François Ruffin

quel qu'il soit justement, parce qu'il nous faut un gouvernement qui se dise, ok, on règle la question budgétaire, mais il y a d'autres phases du redressement. Il y

8:24
Locuteur

a

8:24
François Ruffin

un redressement industriel qui est nécessaire, et il

8:26
Locuteur

y

8:26
François Ruffin

a un redressement en termes de logement par exemple. Quand on dit que sur les dix dernières années, il y a une baisse de 20% de la natalité, la première cause chez les jeunes couples, c'est de

8:35
Locuteur

se

8:35
François Ruffin

dire, qu'est-ce qu'on va faire en matière

8:36
Locuteur

de logement ? Si Emmanuel Macron

8:37
Présentateur

vous proposait de former un gouvernement,

8:38
Locuteur

est

8:38
Présentateur

-ce que vous étudieriez la question, vous

8:40
Locuteur

?

8:41
François Ruffin

Écoutez, je pense que l'hypothèse n

8:42
Locuteur

'est

8:42
François Ruffin

franchement pas sur la table, et je vous dis, je refuse de... Qui a Matignon après Bayrou ? Je vous dis, n'importe qui,

8:49
Locuteur

je

8:49
François Ruffin

ne me place pas dans le jeu des petits noms et de petites ambitions. Ce n

8:52
Locuteur

'est

8:52
François Ruffin

pas un jeu, ce

8:53
Locuteur

n

8:53
François Ruffin

'est pas un jeu. N'importe qui, du moment que la première chose qui est posée sur la table, c'est la question de la justice fiscale. De dire, on va demander aux Français des efforts. Il y a deux conditions pour moi pour ça, pour qu'il

9:04
Locuteur

y ait

9:04
François Ruffin

des efforts qui soient demandés aux Français. C'est que ça se soit des efforts qui soient faits dans la justice, que les petits payent petits et que les gros payent gros, et qu'on n'est pas à l'inverse un pays où c'est les petits qui payent gros et les gros qui payent petits. C'est la première chose. Et la deuxième chose, c'est que ça rouvre un horizon, qu'on dise aux Français, voilà l'effort que vous allez faire, mais voilà pour quel réconfort, parce que votre pays va mieux se porter, parce que vous allez pouvoir mieux vous loger, mieux vivre, simplement vivre de votre travail.

9:28
Présentateur

Bloquons tout, ça a encore un sens le 10

9:29
Locuteur

septembre

9:30
François Ruffin

? Écoutez, moi je pense que notre rôle est de débloquer tout dans le pays, mais évidemment... Vous êtes plus débloquons tout que bloquons tout ? Je pense qu'il nous faut un débloquons tout, mais vous savez ce qu'il faut débloquer ? C'est ce disque rayé qui circule depuis 40 ans, et qui fait qu'on nous dit concurrence, croissance, mondialisation, marché, et que c'est un mantra qui est aujourd'hui mort. Il y a 30 ans déjà, on était en 1995, et il y a 30 ans déjà, les Français disaient non à ça, ça s'appelait le plan Juppé. On a l'impression d'une répétition de l'histoire, et 30 ans

9:57
Locuteur

après, ce sont les Français qui viennent dire non au plan Bérou.

9:59
François Ruffin

de revivre ce qu'on a

10:00
Locuteur

vécu il y a un an. Merci François Ruffin. Parce que les

10:02
François Ruffin

politiques ne changent pas d'orientation, alors il y a un désir profond chez les Français d'en changer. Regardez,

10:06
Locuteur

il

10:06
François Ruffin

est là,

10:07
Présentateur

avec des oreilles, il va vous

10:08
François Ruffin

donner son regard sur tout ça. A tout de suite.