Genevard Mercosur
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Genevar hier Ursela von a signé l'accord du Mercosour au Paraguay malgré le nom de la France. Une question simple, comment est-ce que vous personnellement et en tant que ministre de l'agriculture, comment est-ce que vous le vivez ? Bah je vous savez que ma position a été constante sur l'accord avec les pays du Mercossû.
C'est un accord d'abord qui a été initié il y a 25 ans. Un moment où on était 15 dans l'Union européenne, un moment où la concurrence internationale n'était pas aussi féroce et un moment où l'on créait l'OMC donc qui fixe les règles du commerce international. Donc le le contexte était totalement différent.
Aujourd'hui, pourquoi est-ce que je me suis opposée au au Mercosur, enfin l'accord avec les pays du Mercosur ? Parce que ça expose des filières extrêmement sensibles dans notre pays. C'est le bœuf, c'est le poulet, la volaille, c'est le sucre, c'est l'éthanol et c'est le miel.
Pour ne citer que quelques-unes heures évidemment, même si le bœuf c'est 99000 tonnes maximum, donc c'est 1,2 ou 1,5 %. C'est le contreargument qu'on nous oppose toujours, mais il faut prendre la mesure de l'effet cumulatif d'un accord de libre échange à un autre accord de libre échange. Il y a toujours les mêmes filières et en particulier les filières.
Vous parlez de quelques filières agricoles, mais l'ensemble de l'économie française, l'industrie, même certaines filières agricoles, je parle au produits laitiers ou alors au vin au spiritueux vont bénéficier de cet accord. D'abord, d'abord, ça reste à voir. Je pense heureusement, c'est un bon accord, non ?
Pour l'industrie française ? Non, je pense que un bon accord n'est pas un accord qui choisi de sacrifier certaines filières au bénéfice d'autres. Voilà, c'est un accord équilibré et or il ne l'est pas.
Et c'est la raison pour laquelle, tout en disant non, la France a pris l'initiative de mesure correctives de cet accord et on ne peut pas les passer sous silence. Certains obsédés par l'idée de mettre en cause les uns ou les autres et notamment le président de la République considère que la clause de sauvegarde qui est un frein d'urgence qu'on a activé pour l'Ukraine par exemple que les mesures miroirs ou que les l'augmentation des contrôles sont sont compte pour rien. En réalité ce sont des initiatives françaises.
Moi, j'ai fait la tournée des capitales européennes pendant des mois pour porter ces mesures et elles sont objectivement aujourd'hui encré et je pense que les futurs accords de libre échange, parce que ce qui est en cause, c'est aussi ce qu'on fera dans le futur. L'Europe a décidé de faire des accords de libre échange un axe de sa politique économique. C'est pas bien.
Bah euh on commerce avec le monde. H on est plutôt d'ailleurs euh euh positif avec les pays quand les quand quand on voit que la Chine et les États-Unis sont en train de se refermer. Est-ce que les accords de libre échange avec une zone comme le mercour c'est pas une bonne chose ?
C'est c'est le raisonnement que fait l'Union européenne. Mais moi je je n'en suis la droite, la famille politique à laquelle j'appartiens, on y reviendra. euh euh euh évidemment considère que c'est un cette liberté économique, elle a elle a du prix, elle est elle est utile à notre économie, mais elle ne peut pas se faire sans sans cadre et et voir sans frein parce que soit on se laisse aller à un libéralisme totalement débridé et là on expose nos filières et nos notre agriculture.
Si les agriculteurs protestent aussi violemment et moi je suis leur voix, je suis leur bouclier, et bien c'est parce que il voit dans ces accords qui sont mal négociés une exposition dangereuse. Yeah.
Annie Genevard