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interviewBFMTV· 6 juillet 2025 43 min

A69, sécurité, présidentielle de 2027: Mathilde Panot (LFI-NFP) était l'invitée de BFM Politique

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Merci d'être avec nous, vous êtes bien sur BFM Politique, notre invitée ce matin, la patronne des députés de la France Insoumise à l'Assemblée Nationale, Mathilde Panot. Bienvenue à mes côtés pour vous interroger, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV, et Jules Pécnard de La Tribune Dimanche, notre partenaire pour cette émission.

Alors on a de nombreux thèmes à évoquer avec vous, la politique étrangère évidemment, menée notamment par Donald Trump, la question, on le disait effectivement, du budget, la question de la sécurité également, sécurité écologique, qui justement se confronte parfois avec hier, cette mobilisation des opposants au chantier de l'autoroute A69, manifestation qui avait été interdite par la préfecture, en tout cas pas autorisée, et qui a dégénéré en fin de journée avec un affrontement avec les forces de l'ordre.

Le préfet du Tarn a mis en avant ce que les forces de l'ordre ont pu retrouver justement, ce qui leur a été balancé dessus, on a vu des haches, des boules de pétanque, tout un certain nombre de choses qu'on ne voit pas normalement dans des manifestations qui se voudraient pacifiques. Est-ce que ce matin, vous condamnez ou pas ces agissements ?

1:00
Mathilde Panot

Écoutez, nous avons un problème dans notre pays, que nous avons vu à Sainte-Solines, que nous avons vu dans les manifestations des Gilets jaunes avec des gens qui ont perdu leurs mains, leurs oeils en manifestant avec les Gilets jaunes, et maintenant à la 69, où le rapporteur spécial des Nations Unies pour les défenseurs de l'environnement est venu l'année dernière dire que la France était aujourd'hui le pire pays d'Europe sur la criminalisation des militants écologistes.

Donc je crois que ce qui arrive dans notre pays doit nous interroger sur la manière dont est organisé justement le maintien des manifestations, avec des choses qu'on ne voit nulle part ailleurs en Europe, et c'est ça que je crois qu'il faut condamner, avec une situation, je veux quand même le dire sur la 69, qui est ubuesque, puisque la 69, donc cette autoroute, pour que tout le monde comprenne, qui doit faire gagner seulement 15 minutes de temps en artificialisant, c'est-à-dire en bétonnant, 360 hectares de terres agricoles et de terres naturelles, donc qui sont complètement à l'encontre des objectifs écologiques que doit se donner notre pays, eh bien cette autoroute a été jugée illégale par la justice, avec un tribunal qui a ensuite dit que le chantier pouvait reprendre, mais en ne jugeant pas sur le fond, avec toujours une décision qui dit que c'est illégal, donc il faut faire respecter l'état de droit et que le tribunal d'appel de Toulouse puisse statuer immédiatement sur le fond.

2:19
Présentateur

– Ce sera avant la fin de l'année, effectivement, cet examen, mais je reprends ce que vous disiez, Mathilde Panot, donc ce matin, vous condamnez l'action des forces de l'ordre, vous ne condamnez pas les manifestants qui leur ont jeté des boules de pétanque, des haches, on va voir ce que le préfet, notamment du Tarn, a mis en avant, vous ne condamnez pas l'action de ces militants ?

2:38
Mathilde Panot

– Sinon, je condamne l'action d'un gouvernement qui pousse, justement, à ce qu'il y ait des affrontements extrêmement violents, comme on l'avait vu à Sainte-Sauline, avec 4000 grenades qui avaient été lancées, notamment des rapports des institutions internationales qui montrent que les secours ont été empêchés, et je vais vous dire, nous, nous sommes toujours du côté de ceux qui manifestent pacifiquement.

2:57
Invité

– C'est une manifestation qui, normalement, n'était pas autorisée, sauf sur un espace privé autour d'un château prêté par un propriétaire.

3:07
Mathilde Panot

– Alors, pourquoi est-ce que ça pousse à des affrontements ? D'abord, je le dis, il n'y a qu'en France qu'on voit cela, et je veux d'abord dire que l'immense majorité des manifestants qui manifestaient contre la 69 étaient des manifestants absolument pacifiques. Pourquoi est-ce qu'ils poussent à ça ? Ils n'autorisent pas la manifestation, ils ne mettent pas en place ce qu'il faut pour qu'ensuite la manifestation puisse bien se dérouler, et on voit maintenant trop souvent dans notre pays des affrontements qui tournent, y compris à des drames qui auraient pu être mortels.

– Forcément, quand on voit cette matière, Mathilde Panot, – Non, mais je vais aller jusqu'au bout, pourquoi est-ce que c'est grave ?

3:41
Invité

– Ils ne peuvent pas croire que ces manifestants veulent être pacifistes.

3:43
Mathilde Panot

– Oui, mais l'immense majorité, si, si, est pacifiste. D'ailleurs, tous vos confrères l'ont dit lorsqu'ils ont fait le report sur…

3:49
Présentateur

– Alors, Mathilde Panot, c'était peut-être pas le cas de tous, mais regardez juste ces images qui ont été publiées par le préfet du Tarn hier. Quand on voit des… alors voilà, les casques, on voit aussi des paires de ciseaux, on voit sur d'autres images des haches, des boules de pétante. – Des paires de ciseaux. – Non mais des haches et des boules de pétante. – Des paires de ciseaux. – Non mais vous allez voir, d'abord déjà, est-ce qu'on va manifester avec une paire de ciseaux ? Ça, je vous laisse libre de le savoir, mais des haches… non mais quand on voit des haches, des boules de pétante, est-ce que c'est légitime d'aller balancer ça sur les forces de l'ordre, oui ou non ?

4:16
Mathilde Panot

– Mais certainement pas, certainement pas, mais encore une fois, il y a un problème avec la manière dont le gouvernement est en train de gérer ce dossier-là.

4:23
Présentateur

– Est-ce que vous apportez, oui ou non, votre soutien aux forces de l'ordre ?

4:26
Mathilde Panot

– J'apporte mon soutien à tous ceux qui sont victimes de violences, et ce ne sont pas seulement les forces de l'ordre. Michel Force, le rapporteur spécial de l'ONU, parle de privation de sommeil. – Mais dans ce qui s'est passé hier… – Les ordres qui sont donnés par un gouvernement qui ne fait que la politique du fait accompli. Est-ce que vous vous rappelez du contournement autoroutier de Strasbourg ? Le contournement autoroutier de Strasbourg, il y a eu des manifestations partout pour empêcher que ce contournement autoroutier puisse être construit. Qu'a dit la justice ? La justice a dit que ce contournement autoroutier était illégal, ne respectait pas les lois françaises.

Problème, l'autoroute avait déjà été construite. C'est ce qui est en train de se passer sur la 69. Donc moi je veux bien, monsieur Daré, que vous m'expliquiez, parce que moi je suis prête à condamner toutes les violences. Nous n'avons jamais prôné la violence.

5:09
Présentateur

– Donc vous condamnez les violences d'hier ?

5:10
Mathilde Panot

– Oui, si vous voulez, je condamne toutes les violences. Mais moi je dis, ceux qui sont responsables de la violence, c'est un gouvernement qui joue avec le fait accompli et qui est complètement à rebours de l'urgence écologique.

5:21
Invité

– Mais juste à un panneau, vous disiez que le gouvernement ne met pas en place les conditions pour que la manifestation se déroule dans le calme.

5:28
Mathilde Panot

– Tout à fait.

5:29
Invité

– Vous pensez sérieusement que si ces conditions avaient été réunies, d'ailleurs qu'elles sont-elles, il n'y aurait pas eu de manifestants qui auraient amené des objets aussi dangereux ? Vous pensez que… voilà, il y en a…

5:40
Mathilde Panot

– Je ne sais pas, vous pensez que par exemple, je ne sais pas, en Allemagne, en Suisse, dans d'autres pays, il n'y a pas des manifestants qui amènent des choses dangereuses ? Pourquoi ça ne dégénère pas comme ça ? Pourquoi ? Peut-être parce que les ordres ne sont pas les mêmes ? Peut-être parce que la manière de faire à la fois, par exemple, des sommations, par exemple en Allemagne, vous avez des camions qui font des sommations que tout le monde entend. Bon, par exemple, ça c'est des choses qui sont intéressantes. Pourquoi est-ce que la France ne participe pas au groupe dans lequel participent 12 pays européens sur la manière dont on gère pacifiquement une manifestation ?

Qui est un groupe au niveau européen qui explique des choses avec notamment des sociologues, qui sont des choses très claires, par exemple, qu'une foule est naturellement solidaire entre elles. Et donc, si vous parlez à un seul individu ou que vous chargez comme cela, eh bien, ça amène à des choses qui sont extrêmement graves.

6:26
Présentateur

Mathilde Panot, vous faites souvent des manifestations ? Très souvent. Est-ce que vous allez dans une manifestation avec une hache ou des boules de pétanque ?

6:33
Mathilde Panot

Mais non, mais non. Je ne vais pas en manifestation avec une hache et une boule de pétanque. Vous voulez que je vous le dise ? Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on vienne avec des haches et des boules de pétanque. Voilà. C'est clair, ça mérite d'être clair.

6:43
Invité

Est-ce que vous pensez néanmoins que la défense de l'écologie dans les années à venir passera par de la désobéissance civile ? Est-ce que vous l'encouragez, même cette désobéissance civile, comme une forme de combat contre ce que l'État voudrait faire aujourd'hui ?

6:56
Mathilde Panot

Oui, je pense que ça passera par de la désobéissance civile. Et je veux dire que là, nous sommes comme d'habitude en train de parler des soi-disant violences. Vous avez parlé de barbares tout à l'heure, ou je ne sais plus quels mots. C'est le bien m'employé. Oui, oui, ministre de l'Intérieur qui parlait d'éco-terroristes à l'époque, etc. Ça, c'était Gérald Berman. Qui a tenté de soulever, de dissoudre les soulèvements de la terre. Je n'ai jamais vu dans notre pays de tenter de dissoudre un mouvement écologiste, ce qui, fort heureusement, a été cassé par la justice.

Mais il faut quand même réaliser que ce dont nous devrions tous parler, y compris sur ce plateau, c'est que les scientifiques alertent, depuis des années, mais notamment depuis dix jours, sur le fait que le plus 1,5 degré de réchauffement est désormais inéluctable, qui était l'objectif donné aux accords de Paris. Et qu'on parle pour 2040 de plus 4 degrés. Voilà ce dont on est en train de parler. Je veux dire, c'est la question de savoir si nous gardons un écosystème compatible avec la vie humaine.

7:48
Présentateur

Mais est-ce que l'action des manifestants que nous avons vus hier s'affrontée avec les forces de l'ordre est à vos yeux légitime ou non ?

7:53
Mathilde Panot

Moi, je soutiens pleinement et entièrement ceux qui ont manifesté hier, je le redis, à leur immense majorité pacifiquement, et qui tentent par tous les moyens d'empêcher une autoroute qui n'a aucun sens, qui n'a aucune utilité et qui va encore bétonner des terres agricoles, alors que vous avez vu ce qu'ont fait les pluies diluviennes il y a quelques jours, avec deux morts dans notre pays, et que cela ne va pas s'arrêter.

8:15
Présentateur

Pour vous, c'était des militants écologistes ou des casseurs ?

8:18
Mathilde Panot

Moi, je ne sais pas. Dans chaque manifestation, vous avez des gens qui tentent d'aller à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Regardez ce que dit Bruno Retailleau. Et dans tous les pays, on arrive à faire en sorte de séparer ceux qui sont là pour peut-être casser et ceux qui manifestent avec des revendications très fortes.

8:32
Présentateur

Bruno Retailleau explique à ses yeux que ce ne sont pas des militants de la cause écologique, mais des groupes de barbares sans limite.

8:38
Mathilde Panot

Non mais il faut arrêter en fait. Il faut arrêter. C'est scandaleux en fait de toujours aller vers une escalade comme ça. Parce que qu'est-ce qu'on cherche à faire en faisant cela ? On cherche à discréditer les milliers de personnes qui manifestent et qui revendiquent pour dire qu'il n'est pas possible dans notre pays d'être toujours sur la politique du fait accompli. Je ne sais pas si vous réalisez ce que ça veut dire. On vient de vivre un épisode caniculaire. Dans cet épisode caniculaire, il y a chaque année des milliers de personnes qui meurent du fait de la canicule.

9:05
Présentateur

On y va voir dans quelques instants, vous avez un plan avec 13 propositions spéciales. Alors on voit ce qui s'est passé hier. C'est la question de la sécurité, aussi de la sécurité du quotidien. Ce matin, le gouvernement, par la voix du ministre qui est à côté de Bruno Retailleau, qui est du ministre délégué à l'intérieur qui s'appelle François-Noël Buffet, dévoile des propositions pour la police municipale. Très concrètement, le gouvernement veut donner plus de pouvoir à cette police municipale. Demain, si ce qu'il souhaite est adopté, les policiers municipaux pourront fouiller les véhicules, ouvrir les coffres, saisir les objets dangereux.

Il souhaite aussi que les policiers municipaux puissent, par exemple, dresser des amendes pour ce qui relève effectivement de l'aspect délictuel, par exemple les stupéfiants. Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce que vous voterez ces mesures ?

9:45
Mathilde Panot

Certainement pas. Et je vais vous dire, ça va même être l'objet dans nos campagnes municipales de dire que nous ne voulons pas de police du maire, mais que nous voulons une police républicaine qui est un service public pour les citoyens et les citoyennes. Pourquoi vous ne votez pas ça ? Parce que ce sont des ruptures d'égalité. Et nous, nous voulons que la police municipale soit réintégrée dans la police nationale avec une police de proximité. Je rappelle que la sécurité est une prérogative de l'État, une prérogative républicaine qui revient à l'État.

Et donc nous ne sommes pas d'accord avec le fait qu'ici et là, il y ait des polices municipales qui en sont en plus fortement armées et qui coûtent extrêmement cher aux collectivités, au détriment de d'autres politiques, notamment de politiques sociales.

10:25
Invité

C'est-à-dire que vous souhaitez, vous, que les polices municipales soient à rebours de ce qui se passe en ce moment ? Elles sont de plus en plus armées, soient désarmées ?

10:32
Mathilde Panot

Je pense qu'une police municipale de proximité n'a pas besoin d'être armée. Oui, effectivement, et c'est le sens de ce que nous avions dit sur le fait de refonder la police de la cave au grenier. Lorsque vous faites une police de proximité, en allant discuter avec les commerçants, en allant faire de la médiation à des endroits, en allant arrêter effectivement un flagrant délit à des moments sur des choses, eh bien d'abord, il faut avoir la formation d'un policier national. Et parce que vous savez qu'ils n'ont pas les mêmes formations et que du coup, ça crée des inégalités de traitement entre les citoyens, ça c'est la première chose.

Et la deuxième chose, oui, je pense qu'ils n'ont pas besoin d'être armés.

11:06
Invité

Et vous savez que leurs missions sont de plus en plus complexes, notamment la lutte contre une criminalité plus forte, contre une délinquance plus forte, contre des trafics de drogue qui se développent dans des petites villes, dans des villes moyennes. Comment est-ce qu'ils font s'ils sont désarmés, ces policiers municipaux ? Ils sont un peu seuls au monde dans ce cas-là ? Non, puisqu'ils sont réintégrés dans la police nationale, je viens de le dire.

11:25
Mathilde Panot

Oui, mais néanmoins non armés, de vos voeux. Pour la police de proximité, là je parle. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas une police nationale qui n'est pas armée. Mais sur les propositions très concrètes qui sont évoquées. Mais une police de proximité, à quoi ça sert ? À une police de proximité, ça sert, et d'ailleurs ça a existé dans notre pays, ça a fonctionné extrêmement bien, et nous regrettons qu'elle ait été démantelée. Mais la police de proximité sert à créer du lien avec les habitants, et justement à pouvoir, par exemple, investiguer sur des choses avec des habitants qui vous disent des choses, donc d'être un service public.

Vous savez qu'en Espagne, par exemple, le service public de la police est souvent contrôlé par les habitants eux-mêmes, c'est-à-dire qu'il y a des réunions avec les habitants, donc on remet le fait que ça soit un service public, avec des habitants qui peuvent faire un retour sur ce qui se passe avec la police, et qui recréent des liens de confiance. Le problème que nous avons dans notre pays, c'est qu'il y a un lien de confiance qui est brisé avec la police.

12:15
Invité

Au-delà du lien de confiance, là vous parlez de la campagne des municipales, vous pensez vraiment que c'est ce qu'une majorité d'électeurs français veulent, c'est-à-dire une police de proximité ?

12:23
Mathilde Panot

Je pense que...

12:24
Invité

Mais désarmée, vous pensez que c'est audible, ça, aujourd'hui ?

12:26
Mathilde Panot

Je pense que oui, la majorité des citoyens...

12:28
Invité

Vu les chiffres de la criminalité, de la petite délinquance...

12:30
Mathilde Panot

Je peux répondre ? Oui, bien sûr, bien sûr. Je pense que la majorité des citoyens de ce pays veulent avoir le droit à la sûreté, et faire croire avec des choses populistes, comme la police municipale, ou le nombre de camarades de surveillance qu'on met partout, dont personne n'a jamais réussi à prouver, prouvez-moi le contraire, qu'elles ont une efficacité. Eh bien, cela ne réglera rien. Donc, si elles font...

12:49
Invité

Si elles ont une efficacité, par exemple, lors des rodéos urbains, les policiers les réclament.

12:54
Mathilde Panot

Oui, mais ça s'appelle la police de proximité. Quant au trafic de drogue dont vous parliez tout à l'heure, nous nous sommes opposés très fortement à la réforme de la police judiciaire qui a été faite par Darmanin, et nous nous redisons que la première des choses qu'il faut faire, c'est s'attaquer à la tête des réseaux, et notamment avoir des policiers d'investigation...

13:11
Présentateur

Mais Mathilde Panneau, au-delà même de l'armement, pourquoi ça vous pose problème que demain les policiers municipaux puissent éventuellement fouiller les véhicules, ouvrir les coffres, dresser des amendes pour des délits ?

13:21
Mathilde Panot

Parce que, je vous le dis, je ne suis pas favorable à une police municipale où dans une ville, il y aura une police municipale avec des règles, dans une autre police municipale avec des règles, et dans une troisième, il n'y aura pas de police municipale. Moi, je redis que la police est une prérogative de l'État et que donc, nous, nous sommes pour la police nationale qui doit être renforcée par ailleurs dans ces effectifs.

13:40
Présentateur

Et alors, très concrètement, les municipales sont dans moins d'un an. Est-ce que ça veut dire que dans toutes les communes où demain, un maire de la France insoumise serait élu, il n'y aura plus de police municipale ? Ou en tout cas, la police municipale ne sera soit pas armée si elle ne l'est pas, soit désarmée si elle l'est jusqu'à maintenant ?

13:56
Mathilde Panot

Oui, ça fait partie de notre programme. Et encore une fois, nous, dans notre programme, nous avons mis sur les programmes de rupture un certain nombre de points clés. Notamment, nous voulons mettre des référendums d'initiatives citoyennes à l'échelle des municipalités. Nous voulons avoir, par exemple, la cantine gratuite alors que de plus en plus d'enfants, c'est le seul repas qu'ils vont pouvoir manger à ce moment-là. Ou encore, dire que nous ne voulons pas que l'eau, par exemple, soit en délégation de services au privé avec des multinationales comme Veolia et d'autres et qu'elles soient gérées en régie publique de l'eau.

14:25
Présentateur

Mais sur cette question de la police municipale, c'est-à-dire que vous dites aux habitants de communes qui nous écoutent, qui peut-être demain auront une liste à l'EFI dans leur municipalité, dans leur ville, si vous élisez un maire de la France insoumise, nous désarmerons la police municipale de votre ville si elle est armée ?

14:39
Mathilde Panot

Oui. Oui. Et nous nous battrons pour qu'au niveau national, ils soient réintégrés dans la police nationale avec de la police de proximité.

14:49
Présentateur

Et vous enlèverez les caméras de vidéosurveillance aussi dans les villes où vous seriez élue, où il y aurait des caméras ?

14:53
Mathilde Panot

Écoutez, quand on arrivera et qu'il y a, vous savez, un certain nombre d'agents qui sont là de police municipale, on ne va pas les faire disparaître du jour au lendemain ni leur enlever leur travail du jour au lendemain. Mais les caméras de vidéosurveillance ? On ne sait pas pour l'intégration. Et quant aux caméras de surveillance, là aussi, il faut voir dans le cadre des contrats, mais moi, je le redis, je ne suis pas favorable à ce qu'on mette des caméras de surveillance partout qui n'ont, encore une fois, jamais prouvé leur utilité.

15:12
Présentateur

Donc, il y aura un plan pour enlever les caméras de vidéosurveillance dans les villes où la France insoumise serait élue ?

15:16
Mathilde Panot

Oui, mais en fait, ne faites pas semblant que c'est extrêmement choquant de proposer ça. Je vais vous dire, tous ceux qui ont mis de la police municipale à tout va, qui l'ont surarmé à tout va et qui ont mis des caméras de surveillance, qu'est-ce que ça a créé ? Qu'est-ce que ça a créé ? Vous ne faites que de dire que la situation sécuritaire est catastrophique. Donc, ce ne sont pas des solutions. Ce ne sont pas des solutions. Une partie de l'électorat populaire

15:39
Invité

qui votait à gauche, est partie au Rassemblement national pour davantage précisément de mesures sur la sécurité.

15:46
Mathilde Panot

Ça, c'est disant. Non, non, non, ce n'est pas un fait. Et pour le coup, vous pouvez lire, par exemple, Piketty et KG qui montrent que l'électorat est beaucoup plus populaire, par exemple, pour Jean-Luc Mélenchon que pour Marine Le Pen. Mais bon, passons là-dessus. Mais ce que je suis en train de dire, c'est que toutes les mêmes solutions qui sont toujours de dire nous allons faire une surenchère, nous allons faire des grandes opérations place nette, tout cela est un échec patent. Et donc, la question qui est posée, c'est comment on s'y prend ? Parce qu'effectivement, tout le monde a le droit à la sûreté dans notre pays.

Eh bien, par exemple, dans le droit à la sûreté, il y a la question de la prévention. N'êtes-vous pas choqués que partout dans des départements, on enlève ceux qui, justement, étaient les médiateurs de rue, faisaient de la prévention pour suivre des familles à qui on enlève des moyens les uns après les autres ? Ne réfléchissez-vous pas sur le fait que les associations sont en train d'être complètement asséchées financièrement et que, du coup, on se retrouve dans une situation où il n'y a plus les associations qui faisaient à la fois du lien social de la prévention à des endroits. Eh bien, c'est tout ça qu'il faut reconstruire pour pouvoir faire en sorte d'avoir un vrai droit à la sûreté.

16:47
Présentateur

La prévention municipale, on l'a vu, est très importante aussi dans la gestion de l'urgence climatique. On l'a vu cette semaine avec la canicule qui a touché la France. Et vous faites partie de ceux qui se sont montrés très critiques avec la gestion du gouvernement.

16:56
Invité

Oui, alors, il va y avoir peut-être... On nous annonce une troisième vague de chaleur dans les prochains jours. Au pic de la précédente, 84 départements étaient en vigilance orange. C'est record. D'abord, question simple. La réponse gouvernementale à cette canicule, donc, 2025, quelle a été-t-elle, d'après vous ? Est-ce que vous avez trouvé le gouvernement à la hauteur ?

17:17
Mathilde Panot

Non, elle est catastrophique et il y a une responsabilité. Aujourd'hui, ce n'est pas la chaleur qui tue, c'est l'inaction climatique qui tue. Et je rappelle qu'Emmanuel Macron a été condamné deux fois pour inaction climatique. Il a été condamné pour effondrement du vivant et multiple fois condamné sur la qualité de l'air. Je vais vous dire, quand vous voyez le nombre d'écoles qui ferment, par exemple, on doit se poser les questions pour savoir pourquoi la France n'est pas prête à affronter ces épisodes de chaleur qui vont se multiplier. Nous étions à la 51e vague de chaleur depuis 1945, depuis l'après-guerre. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Deux tiers se trouvent après 2000. Donc, on sait que ça va se multiplier. Nous, nous avons proposé un plan canicule. Dans ce plan canicule, il y a à la fois des mesures d'urgence, mais il y a aussi cinq propositions de loi que nous avons demandées à inscrire à la session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Par exemple, dedans, il y a la demande d'avoir un congé canicule pour les parents lorsqu'ils doivent garder leurs enfants pour qu'ils puissent être payés, même s'ils doivent garder les enfants.

Il y a une adaptation, c'est une loi qui a été faite avec la loi pour le logement des défavorisés, une adaptation des logements, notamment à la question des bouilloires thermiques dont souffrent 12 millions de personnes dans ce pays, ou encore une adaptation du Code du travail aux chaleurs extrêmes, puisque vous avez vu que, par exemple, lundi dernier, un homme de 35 ans est mort à Besançon sur un chantier. Et j'étais en train de discuter avec un travailleur sur le tarmac de l'aéroport qui m'a montré que là où il travaillait, il faisait 46 degrés. Donc, il faut adapter le Code du travail. Et nous, nous demandons à ce que ça soit inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée.

Ce sont des mesures d'urgence.

18:48
Invité

Vous avez une réponse ?

18:49
Mathilde Panot

Alors, nous n'avons pas de réponse, mais je vais vous dire que la semaine prochaine, nous avons la loi simplification, qui est une loi trumpiste qui vise à supprimer je ne sais combien d'agences, atteindre au droit à l'environnement, au droit des travailleurs, ou encore la loi pesticide qui va encore augmenter le nombre de cancers pédiatriques, notamment dans notre pays. Le cancer qui n'est aujourd'hui plus une maladie, mais une épidémie. Eh bien, à la place de cet ex, on devrait examiner ce que nous, nous proposons. Vous parliez justement de... Pour l'instant,

19:14
Présentateur

nous n'avons pas de réponse. Vous évoquiez il y a quelques instants justement la question de Donald Trump qui va recevoir cette semaine, demain, à la Maison-Branche, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, espère-t-il pour annoncer un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël ? Si c'est le cas, est-ce que vous direz merci et bravo Donald Trump ?

19:33
Mathilde Panot

Non, certainement pas. Certainement pas, puisque si le génocide a cours depuis maintenant 20 mois, c'est parce que les États-Unis ont choisi... Vous savez qu'il y a toujours

19:41
Présentateur

une contestation du terme génocide.

19:43
Mathilde Panot

Non, enfin, on ne va pas revenir là-dessus. Enfin, je veux dire, là, pour le coup, les instances internationales sont extrêmement claires dessus. Ça l'a fait maintenant depuis plus que janvier, c'est-à-dire plus qu'un an et demi que la Cour pénale internationale ait dit risque génocidaire, qui s'est ensuite doublée d'une famine utilisée comme arme de guerre. Vous avez vu que chaque jour, encore hier, il y a 35 Palestiniens complètement désarmés qui venaient juste chercher à manger pour leur famille sur des points de distribution qui sont celles de la fondation soutenue à la fois par Israël et par les États-Unis.

20:16
Présentateur

Si Donald Trump annonce demain un cessez-le-feu, est-ce que vous dites merci et bravo Donald Trump ?

20:19
Mathilde Panot

Non, je ne dis pas merci et bravo Donald Trump parce que cela fait 20 mois maintenant qu'un génocide est en cours.

avec une volonté de détruire entièrement le peuple palestinien et évidemment, je me réjouirais s'il y a un cessez-le-feu parce qu'il faut que l'horreur cesse à Gaza mais Donald Trump est celui qui, par exemple, demande instantanément depuis plusieurs mois à ce qu'il y ait un plan de déportation des Palestiniens de Gaza en demandant à la Jordanie et à l'Égypte de les accueillir et Netanyahou continue aussi dans cette optique-là et donc je crois que ce qu'il faut faire prévaloir aujourd'hui, c'est le droit international et notamment qu'il y ait des sanctions contre Netanyahou et contre l'extrême droite israélienne dont je rappelle qu'on a un président de la République qui dit tout et n'importe quoi.

Il a d'abord dit qu'il souhaitait reconnaître l'État de Palestine depuis maintenant plus d'un an et il tergiverse toujours pour le faire et puis un président qui dit qu'il souhaite qu'il y ait une modification dans l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël l'Union européenne premier partenaire commercial d'Israël et cette semaine alors que nous présentions une résolution sur cette question et bien ses propres députés ont voté contre le fait juste de faire respecter le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre Netanyahou Vous appelez au boycott

21:32
Présentateur

des produits israéliens par exemple des entreprises israéliennes ?

21:34
Mathilde Panot

Bien sûr mais rendez-vous compte il y a eu 17 trains de sanctions contre Vladimir Poutine sur l'agression et les violations du droit international depuis maintenant trois ans en Ukraine qui doivent impérativement cesser 17 trains de sanctions combien y en a-t-il eu contre Netanyahou ? Zéro Zéro devant le premier génocide filmé en direct de l'histoire de l'humanité Savez-vous contre qui se batte l'armée génocidaire de Netanyahou ?

Contre des enfants la moitié de la population de Gaza c'est des enfants c'est des enfants dont nous sommes en train de parler des enfants qui meurent de faim des enfants qui meurent sous les bombes des enfants qui meurent sous les débris et c'est insupportable pour quiconque regarde ça parce qu'ainsi la France n'a plus une voix qui est écoutée car elle a une défense du droit international qui est à géométrie et à géographie variable et je le regrette profondément

22:21
Présentateur

En tout cas ça pose la question de la politique étrangère menée par Donald Trump

22:24
Invité

Oui puisque sur le dossier iranien les Etats-Unis se sont engagés avec des frappes est-ce qu'aujourd'hui vous pensez que le monde est plus sûr maintenant que l'Iran a ses capacités nucléaires réduites à défaut d'être détruites ?

22:37
Mathilde Panot

c'est un excellent résultat donc violation du droit international derrière que s'est-il passé il faut dire la suite l'Iran a décidé de sortir de l'AIEA donc de l'agence sur l'énergie atomique donc de sortir de tout moyen de surveillance qu'il pouvait y avoir je rappelle que c'est directement de la responsabilité de Trump ça personne ne le dit mais en 2018 c'est lui qui a décidé de sortir unilatéralement du traité sur la non-prolifération nucléaire que l'Iran à l'époque respectait scrupuleusement tout le monde le sait enfin tout le monde le sait non on ne le dit pas beaucoup donc c'est lui qui est responsable Emmanuel Macron

23:08
Invité

a essayé de le retenir à l'époque et derrière

23:11
Mathilde Panot

vous avez eu des frappes israéliennes sur la prison d'Evin dans lequel se trouvent Jacques Paris et Cécile Collère donc deux otages français avec 71 personnes qui sont mortes parce qu'il n'y a pas seulement les deux otages français il y a aussi toute la jeunesse iranienne qui est pour beaucoup condamnée à mort

23:27
Présentateur

deux otages français qui ont été inculpés cette semaine pour espionnage pour le compte du Mossad est-ce que vous jugez que la diplomatie française est à la hauteur et fait suffisamment ce qu'il faut pour les faire libérer

23:37
Mathilde Panot

écoutez il faut impérativement les faire libérer et je vais vous dire le fait que la France ait cotisé à la guerre préventive sur la question de l'Iran avec des mensonges qui ont été dit notamment que l'Iran serait au seuil d'avoir la bombe nucléaire et bien en faisant cela s'il y a guerre préventive alors il n'y a plus le droit international donc il faut faire respecter le droit international et il faut que la France puisse avoir une diplomatie qui est forte pour libérer Cécile Colère et Jacques Paris

24:04
Invité

vu le stade où nous en sommes est-ce que vous souhaitez la chute du régime des Mollah à ce stade ?

24:09
Mathilde Panot

mais moi j'ai toujours combattu nous n'avons jamais soutenu le régime des Ayatollahs jamais moi-même je m'arraine comme présidente de groupe parlementaire et comme députée un citoyen iranien qui est condamné à mort depuis le mouvement Femmes, Vie, Liberté donc nous ne les avons jamais soutenus mais si vous croyez un seul instant que c'est par des bombes qu'on libère un peuple alors là nous ne serons jamais d'accord avec cela savez-vous ce qu'est la leçon de l'Irak ?

L'Irak où la France s'était honorée à ne pas participer en 2003 la leçon de l'Irak c'est que justement en faisant croire qu'il y avait des armes de destruction massive dont tout le monde sait qu'elles n'ont jamais existé mais en plus de cela en disant qu'il fallait changer le régime de Saddam Hussein qui était effectivement tyrannique et bien le résultat c'est un million de morts c'est l'Irak qui est toujours aujourd'hui déstabilisé 20 ans après et c'est la naissance de Daesh qui est née de cette déstabilisation donc maintenant ça suffit d'agir comme cela en disant que n'importe quel pays a le droit de bombarder un autre pays nous ne sommes pas d'accord avec ça et il faut revenir aux règles à la fois de l'ONU et aux règles du droit international et c'est comme ça que la France aura une voix écoutée dans le monde

25:15
Présentateur

Cette question du prochain Moyen-Orient est très présente dans le débat politique français le CRIF a pris pour cible la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon lors de son dîner annuel cette semaine le président du CRIF dit notre priorité politique doit être de rendre je cite résiduelle l'influence politique de la France insoumise quand il évoque tour à tour certains de vos parlementaires alors européennes par exemple Rima Hassan ou français Thomas Porte David Guiraud Emeric Caron le président du CRIF considère je cite qu'ils sont de faux amis des palestiniens et de vrais ennemis de la république vous êtes des vrais ennemis de la république

25:43
Mathilde Panot

Moi je regrette la violence des propos du président du CRIF qui a dit par exemple que ceux qui combattaient le génocide qui est actuellement court en Palestine souhaitaient ce génocide par antisémitisme et je regrette d'autant plus non pas ce qu'il n'a pas dit seulement jeudi soir à la tribune mais ce qu'il n'a pas dit depuis 20 mois c'est à dire qu'il n'a eu aucun mot pour les crimes de masse contre les palestiniens aucun mot sur la famine utilisée comme arme de guerre aucun mot sur les violations du droit international et je vais vous dire moi je le regrette d'autant plus que nous nous ne serons jamais mais alors jamais d'accord pour qu'on assimile nos concitoyens juifs dans ce pays avec la politique d'extrême droite génocidaire de Netanyahou je ne suis pas d'accord parce que c'est cela qui les met en danger et là on voit l'objectif politique qui est celui du président du CRIF c'est à dire d'aligner de s'aligner sur le discours qui est tenu de Netanyahou il faut lui demander pourquoi il veut faire le porte-parole de Netanyahou je crois que justement il aurait d'autres choses à dire et notamment peut-être que le président du CRIF aurait pu parler de Caroline Parmentier qui est députée du Rassemblement National qui parle de lobby juif dans ses articles ou alors il aurait pu parler de Marine Le Pen dont le plus grand regret de sa vie a-t-elle dit récemment encore est d'avoir exclu son père du Rassemblement National à l'époque Front National alors que c'est justement celui qui a été condamné à de multiples reprises notamment pour négation de crimes contre l'humanité et du génocide

27:10
Présentateur

avec le détail de l'histoire qui concerne la France en matière de politique internationale Amandine

27:14
Invité

avec l'Algérie puisqu'on a appris cette semaine que la peine de l'écrivain Boalem Sansal qui est emprisonné en Algérie a été confirmée 5 ans de prison et le président algérien Teboune a refusé une grâce qu'est-ce que ça vous inspire et comment vous qualifieriez ce régime algérien autoritaire à minima est-ce que c'est une dictature même ?

27:36
Mathilde Panot

Je pense qu'il y a oui il y a un autoritarisme et nous nous ne cessons de demander à la fois la libération de Boalem Sansal je parle aussi de Christophe Gleize qui cette semaine a écopé de 7 ans de prison pour avoir juste fait son métier c'est-à-dire son métier de journalisme pour apologie du terrorisme et donc nous nous demandons la libération à la fois de Boalem Sansal de Christophe Gleize et j'ose espérer que peut-être le jour de la fête nationale bon il n'y ait pas eu de grâce présidentielle mais j'espère encore qu'il y ait une possibilité de sortir un homme qui par ailleurs est malade de prison

28:09
Présentateur

régi d'opinion Régime autoritaire vous répondez à Amandine dictature oui ou non ?

28:13
Mathilde Panot

Non mais en fait arrêter le forçage je vais vous dire pourquoi nous avons un ministre de l'intérieur non mais juste pour vous non ce n'est pas une dictature nous avons un ministre de l'intérieur monsieur Rotaillot qui souffre d'une algérophobie aiguë et qui ne cesse de vouloir monter en tension avec l'Algérie nous je le dis nous ne serons jamais d'accord avec cela nous avons beaucoup en commun avec les peuples du côté de la Méditerranée de l'autre côté de la Méditerranée et notamment par la négociation avec l'Algérie

28:42
Invité

qu'on avance aujourd'hui l'Algérie qui refuse de reprendre ses ressortissants algériens présents en France oui je pense que c'est par la négociation vous trouvez que la méthode Rotaillot a bien fonctionné ? et vous pensez que la négociation a mieux fonctionné avant ?

28:55
Mathilde Panot

je pense que la négociation fonctionne mieux c'est-à-dire que ce sont des échecs quoi qu'il en soit ? non non ce ne sont pas des échecs quoi qu'il en soit vous savez on peut respecter nos autres partenaires on peut sortir d'une forme de néocolonialisme qui existe toujours en France et qui est absolument insuperable on le voit avec la Nouvelle-Calédonie on le voit aussi avec d'autres territoires dits d'outre-mer et on le voit avec les relations avec les pays d'Afrique du Nord donc nous nous ne sommes pas d'accord avec cela et nous ne serons jamais d'accord

29:21
Présentateur

est-ce que justement est-ce que c'est de la diplomatie que l'un de vos députés est allé faire cette semaine en Algérie ?

29:24
Invité

votre collègue Sébastien Delogu donc député des Bouches-du-Rhône et probable candidat de LFI à Marseille alors LFI a fait un communiqué là-dessus mais Sébastien Delogu a été interviewé par la télévision d'État algérienne où il n'a fait aucune mention contrairement à vous de Christophe Glez de M. Boualem Sansal mais a expliqué qu'il avait été bien accueilli que tout le monde est beau tout le monde est gentil est-ce que vous réitérez que ce n'est pas votre ligne qu'il y est allé de lui-même sans vous en tenir informé ?

29:53
Mathilde Panot

Oui mais d'ailleurs Sébastien Delogu l'a dit lui-même dans un communiqué il y a été pour des raisons personnelles notamment pour se rendre sur la tombe de son grand-père

30:01
Invité

Il s'est fait interviewé par la télévision d'État algérienne dans 50 minutes

30:04
Mathilde Panot

Oui mais c'est pour ça c'est pour ça que nous avons réaffirmé quelles étaient les positions de la France insoumise et que donc ce voyage était un voyage personnel et non pas un voyage où il s'exprimait au nom à la fois du groupe parlementaire et du mouvement insoumis

30:18
Présentateur

Mathilde Panot le président de la République Emmanuel Macron s'est rendu hier invité un peu surprise au meeting des 10 ans des jeunes avec Macron il a fait passer quelques messages extrêmement clairs il dit notamment je cite j'ai aussi besoin de vous dans les 2 ans dans les 5 ans dans les 10 ans qui viennent comment vous comprenez cette phrase ? Emmanuel Macron prépare déjà son retour dans une candidature à la présidentielle de 2032 ou plus tard ?

30:42
Mathilde Panot

Je pense qu'Emmanuel Macron essaye de mettre notre pays dans la fin du projet démocratique il n'a déjà pas respecté le résultat des urnes en juin et en juillet dernier et là il explique qu'il n'a toujours pas compris que sa politique a été battue trois fois dans les urnes qu'il restera dans l'histoire non seulement comme le président le plus autoritaire de la 5ème République mais en plus de ça comme celui qui a ramené la France à l'état d'un pays qui a un dans la 7ème puissance économique au monde avec un français sur trois

31:10
Invité

qui se prie régulièrement de repas pour nourrir ses enfants En quoi ce serait antidémocratique ? Emmanuel Macron a parfaitement le droit s'il le souhaite de se représenter en 2032

31:18
Mathilde Panot

Il a tout à fait le droit mais je pense qu'il ne comprend pas à quel point il est détesté dans le pays il ne comprend pas que la jeunesse de ce pays est massivement antiraciste massivement anticapitaliste a soif de justice sociale est massivement féministe et est consciente des enjeux écologiques et que c'est pour cela qu'elle a voté pour la moitié pour le nouveau Front Populaire en juin et en juillet dernier donc il pourra faire bien ce qu'il lui souhaite mais juste Emmanuel Macron est aujourd'hui un président qui appartient au passé et dont nous avons hâte de tourner la page ainsi que de battre l'extrême droite puisqu'il est historiquement responsable de cette montée de l'extrême droite

31:51
Invité

En parlant de pages il y en a une autre qui se tourne ce mardi c'est l'impossibilité pour Emmanuel Macron de dissoudre à nouveau l'Assemblée nationale il l'a fait en 2024 est-ce que vous souhaitez est-ce que la France insoumise souhaite que le président de la République dissolve à nouveau l'Assemblée nationale et déclenche à nouveau des législatives

32:07
Mathilde Panot

Nous, nous n'avons pas peur du retour devant le peuple ce qui n'est pas le cas du Rassemblement national qui cette semaine encore a refusé de voter la censure C'est la huitième fois

32:15
Invité

Sébastien Chenu déclare dans le JDD aujourd'hui que le Rassemblement national souhaite une dissolution

32:20
Mathilde Panot

Ah, c'est donc pour ça qu'ils n'ont pas voté la censure pour huit fois qu'ils ont refusé de leur fait qu'on puisse discuter de la destitution du président de la République en hémicycle qu'ils sont responsables du pire budget austeritaire

32:30
Présentateur

Mais vous, est-ce que vous appelez une dissolution, oui ou non ?

32:33
Mathilde Panot

Mais oui, nous sommes d'accord avec le fait qu'on retourne devant le peuple et d'ailleurs, je le dis à tout le monde et à toutes celles et ceux qui nous écoutent inscrivez-vous sur les listes électorales vérifiez que vous êtes bien inscrits sur les listes électorales car il y a aujourd'hui 10 millions de nos concitoyens qui sont non inscrits ou mal inscrits alors qu'ils ont le droit de vote et donc faites-le parce que ça sera utile au moment donné et dans les prochaines échéances

32:52
Présentateur

Le RN donne rendez-vous à l'automne au moment du budget effectivement François Bayrou doit dévoiler ses pistes le 15 juillet Concrètement, qu'est-ce que vous en attendez de ce rendez-vous ?

33:00
Mathilde Panot

D'abord, moi j'aimerais que l'Assemblée nationale puisse continuer de siéger pour qu'on puisse juste pouvoir discuter des pistes qui vont être annoncées Donc vous demandez la prolongation de la session extérieure ? Bien sûr, d'ailleurs j'ai dit des propositions de loi qu'on pourrait mettre dedans La deuxième chose c'est qu'aujourd'hui cette semaine sont tombés les masques puisque l'ensemble de la gauche de l'hémicycle il a voté la censure du gouvernement Bayrou-Retailleau Les seuls qui aujourd'hui permettent de maintenir la politique de malheur de Macron c'est le Rassemblement national et l'extrême droite qui ont donc refusé de voter cette censure Sauf que, juste un petit panneau

33:31
Présentateur

Ça ne les a jamais gênés de voter vos motions de censure Parfois, c'est déjà arrivé S'ils déposent eux une motion de censure à l'automne est-ce que vous voteriez une motion de censure

33:40
Mathilde Panot

déposée par le RN ? Vous avez raté quelque chose je crois, monsieur Darez Nous sommes plus nombreux qu'eux Oui Et donc, lorsque nous sommes plus nombreux Pas le défi Le nouveau Front populaire Oui, mais la motion qui est examinée en premier c'est toujours la nôtre et donc leurs motions de censure sont généralement absolument inutiles donc la question ne se pose jamais Pas par principe Donc ça, c'est la première chose Donc c'est eux qui permettent aujourd'hui à Emmanuel Macron et à François Bayrou de continuer encore leur politique de malheur pendant plus de deux mois Mais ensuite, sur les annonces qui vont être faites le 15 juillet on nous parle d'une année blanche Une année blanche

34:11
Présentateur

C'est-à-dire que pendant un an on ne revalorise pas les prestations sociales on ne revalorise pas par exemple les retraites à hauteur de l'inflation

34:17
Mathilde Panot

Par exemple, je vous donne des exemples pour que tout le monde comprenne Si on fait une année blanche par exemple pour ceux qui reçoivent les APL ça veut dire moins 70 euros par an pour ceux qui reçoivent les APL ça veut dire moins 120 euros par an pour ceux qui touchent le RSA ou par exemple pour ceux qui sont à l'allocation adultes handicapés c'est moins 180 euros par an Je vais vous dire si cette année blanche se fait ou si on continue la politique austéritaire alors on va tuer l'économie française parce que le moteur de l'économie française c'est la consommation populaire et c'est notamment ce que dit l'OFCE c'est que ça fait peser un risque de récession sur l'économie française et donc il faut aller chercher l'argent là où il est dans la poche des plus riches et nous avons démontré l'hiver dernier que nous pouvions le faire en récupérant facilement même très facilement les 40 milliards d'euros d'économie qu'ils cherchent

35:05
Présentateur

Alors on a vu que la gauche effectivement s'était réunie pour voter une motion de censure cette semaine mais dans la perspective de la présidentielle c'est pas encore le cas

35:11
Invité

Non parce que vous êtes extrêmement divisé aujourd'hui à gauche on comprend que Raphaël Glucksmann va se lancer de son côté Jean-Luc Mélenchon certainement décision probablement après l'été la gauche anti-LFI est en train d'essayer d'organiser une primaire comment est-ce que vous allez avec tout ça réussir à vous qualifier qui que ce soit pour le second tour de l'élection présidentielle est-ce que finalement celui qui va tirer son épingle du jeu c'est Raphaël Glucksmann

35:38
Mathilde Panot

Et bien d'abord première chose nous nous continuerons à porter une constance autour de l'union populaire autour d'un programme de rupture et je le dis comme quelque chose qui est très important parce que c'est ça qui permet non seulement de tourner la page de la Macronie mais aussi de battre l'extrême droite et peut-être avez-vous vu mais le groupe parlementaire que je préside est celui qui est le premier opposant à Macron le premier opposant au RN alors que la Macronie et le Rassemblement National votent ensemble à 76% dans 76% des votes est le plus cohérent politiquement donc nous continuerons autour de cette ligne-là et je veux dire ce qui vous explique qu'il faut absolument une primaire où on se parlerait entre soi alors que l'urgence c'est de parler au pays font une erreur politique majeure

36:19
Invité

là on parle de Marine Tondelier de Clémentine Autain de François Ruffin font une erreur politique majeure

36:26
Mathilde Panot

parce que l'urgence c'est de parler justement à l'ensemble du pays et surtout l'épisode de la résignation on nous l'a déjà fait en 2022 rappelez-vous des gens main sur le cœur qui nous disaient que s'il y avait la possibilité d'avoir un candidat au second tour alors ils retiraient leur candidature le résultat c'est qu'à 420 000 voix nous avons raté le second tour avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon et que donc il est tout à fait possible lorsque les gens retournent massivement aux urnes de pouvoir gagner c'est d'ailleurs ce qu'on a regardé du côté de Zoran Mamdani qui a gagné les primaires démocrates justement en ramenant des jeunes et des abstentionnistes à la primaire et qu'est-ce qui s'est passé ?

Vous avez vu que son concurrent qui a perdu se présente quand même à la mairie de New York preuve que les primaires sont vraiment une stratégie de défaite

37:10
Présentateur

Raphaël Glucksmann pourquoi est-ce qu'il ne pourrait pas incarner cette rupture avec Emmanuel Macron ?

37:13
Mathilde Panot

Parce que je crois que dans ce que porte M. Glucksmann et vous n'avez qu'à voir son programme il y a sur les 30 mesures d'urgence qui étaient dans le programme du nouveau Front populaire 21 qui ne se trouvent plus par exemple le fait de revenir à la retraite à 62 ans et à 60 ans par exemple le fait d'abroger Parcoursup et on pourrait continuer longtemps nous en avons fait une analyse et nous en avons dit donc que M. Glucksmann était aujourd'hui un autre Macron possible et que nous nous voulons justement faire une rupture avec la politique qui est menée depuis des années

37:44
Présentateur

Un autre Macron possible ? En quoi ?

37:46
Mathilde Panot

Je pense que lorsque vous enlevez les trois quarts des mesures d'urgence du nouveau Front populaire notamment le fait d'augmenter immédiatement le SMIC etc. vous êtes plutôt dans une gauche d'accompagnement et nous nous sommes plutôt une gauche de rupture

38:01
Invité

Il n'est pas assez commode pour vous justement que Raphaël Glucksmann mène cette candidature un peu celle démocrate ?

38:08
Mathilde Panot

Je crois que c'est la démocratie c'est la démocratie et que les électeurs et les électrices trancheront mais je le redis il ne faut pas céder à la résignation ce que nous nous avons démontré dans les dernières années et que nous continuons de faire c'est de montrer qu'un autre monde est toujours possible et que si tout le monde s'y met nous pouvons les submerger dans les urnes à la fois les macronistes et l'extrême droite et gagner ce pays

38:28
Invité

Question assez rapide Est-ce que vous croyez à Dominique de Villepin dont on parle comme un éventuel candidat pour 2027 qui viendrait peut-être vous concurrencer dans les quartiers notamment ? Est-ce que c'est la droite populaire ?

38:40
Mathilde Panot

Non, je ne crois pas qu'il viendrait nous concurrencer on verra s'il est candidat en tout cas il en exprime le souhait Moi je veux redire que Dominique de Villepin est quelqu'un qui je crois nous a beaucoup aidé dans un moment où il y avait tellement peu de voix pour s'élever contre le génocide en cours en Palestine mais Dominique de Villepin est comme vous l'avez dit très bien un homme de droite qui ne propose rien de ce que nous proposons sur beaucoup des aspects c'est celui qui a privatisé les autoroutes c'est celui et on pourrait continuer longtemps donc je crois que non nous ne sommes pas du tout sur la même offre politique C'est un homme de droite d'après vous ?

Oui bien sûr un homme de droite et d'ailleurs j'invite la droite à se rappeler un peu de ce que pouvait être la droite républicaine à un moment et je pense que ce sont des adversaires politiques qui nous conviennent mieux sur la teneur des arguments que d'autres qui ne cessent de courir après l'extrême droite comme le fait M. Retailleau M. Vauquet et beaucoup d'autres

39:32
Présentateur

Emmanuel Grégoire a été choisi cette semaine par les socialistes parisiens pour être le candidat des socialistes à la mairie de Paris lors des prochaines municipales Est-ce qu'Emmanuel Grégoire est un partenaire ou un adversaire de la France Insoumise ?

39:43
Mathilde Panot

Je crois que ça sera un concurrent à l'élection municipale et que nous avons beaucoup d'autres choses à proposer que ce que propose Emmanuel Grégoire dans la ligne du bilan qui a été celui de Mme Hidalgo

39:54
Invité

Lui a expliqué qu'il ne voulait pas s'allier à la France Insoumise dans le cadre des élections municipales Est-ce que l'inverse est vrai dans la perspective d'un second tour ? Est-ce que pour battre Rachida Dati par exemple ?

40:05
Mathilde Panot

Je pense que du coup à partir du moment où vous dites cela tout a été tranché puisque eux-mêmes ne veulent pas et que nous ne partageons pas le bilan de Mme Hidalgo à Paris Donc à partir de là je crois que encore une fois c'est normal dans une démocratie qu'il puisse s'exprimer différents projets politiques et notamment un projet politique qui explique qu'il n'est pas normal qu'à Paris on ait une ville aussi chère que cela où les gens doivent partir ailleurs pour pouvoir vivre dignement

40:31
Invité

Certains soupçonnent Mme Chiquirou de maintenir sa candidature dans une espèce de deal tacite avec Rachida Dati les deux s'entendent très bien pour en gros faciliter la victoire de Rachida Dati et donc Mais les filles

40:44
Mathilde Panot

alliées de Rachida Dati ?

Bien sûr C'est pour ça que nous avons battu en début de semaine le projet de loi qui a été porté par Mme Rachida Dati sur le visuel public Donc ce deal est tout à fait évident et comprendra tout le monde Bon cela n'a aucun sens Vous savez dans une élection vous présentez des projets politiques et ensuite les électeurs et les électrices tranchent C'est ça une élection Le problème après c'est d'en respecter le résultat et c'est ce que n'a pas fait Emmanuel Macron et tout ce que nous vivons maintenant lorsqu'on parle du budget lorsqu'on parle du gouvernement vient de ce déni démocratique qui a été fait il y a un an dans ce pays et qui je crois est extrêmement dommageable pour la démocratie

41:19
Présentateur

Juste, Mathilde, pas de questions courtes réponses courtes Je vois que ça réagit beaucoup ce matin dans les différentes émissions politiques suite aux propos notamment de François Bayrou cette semaine après le rapport notamment sur les violences dans les établissements scolaires et ce qui s'est passé à Bétaram le rapport qui a mis en avant je cite un défaut d'action de François Bayrou lui il dit manipulation politique c'est absolument le contraire de ce que j'ai fait

41:36
Mathilde Panot

Ben si moi je voulais d'abord saluer le travail remarquable qui a été fait par Paul Vannier qui a gagné cette commission d'enquête mais aussi par Violette Spilbout qui était la co-rapporteure Renaissance qui a montré qu'il y avait à la fois une omerta et une défaillance systématique de l'État qui ont mis des générations et des générations d'enfants en danger Qu'est-ce que vous demandez ? Qu'est-ce que vous dites

41:54
Présentateur

à François Bayrou ?

41:55
Mathilde Panot

Ben nous nous demandons à ce qu'il y ait un parjure puisque M.

Bayrou a menti deux fois il a menti lorsqu'il a dit qu'il n'avait aucune connaissance des violences physiques a fortiori de violences sexuelles à Bétaram or on savait qu'il le savait depuis 1995 et 1998 et puis ensuite il s'est parjuré lors de la commission d'enquête dans un système qui continue l'omerta mais quand même pour que tout le monde réalise les défaillances dont on parle il y a eu en 6 ans 12 contrôles sur les 7500 établissements sous contrat catholique et lorsqu'on parle du lycée Averroès musulman sous contrat dont le contrat a été rompu dont la justice a dit qu'il n'aurait pas dû être rompu on parle de 14 contrôles en 2 ans on voit bien la discrimination et l'islamophobie qui sous-tend tout cela et donc nous réclamons des contrôles beaucoup plus poussés sur ces établissements pour protéger les enfants et que plus jamais il n'y ait de Bétaram