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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 30 octobre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Colère sociale : Philippe Martinez invité de BFMTV - 30/10

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes ce soir un homme inquiet ?

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Philippe Martinez, on s'inquiète ou pas ce soir ? Est-ce que vous considérez que Laurent Nunez en fait trop ?

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Ou est-ce que vous aussi, vous estimez qu'une frange radicale liée à l'ultra-gauche ou des casseurs peuvent casser le mouvement demain ?

  • 6:51OuverteRéponse directe

    Comment vous lutteriez contre les casseurs ?

  • 10:15OuverteRéponse directe

    Sur l'une des réponses proposées par le gouvernement : la loi casseur-payeur. Vous en pensez quoi ?

  • 13:37OuverteRéponse directe

    Les dernières statistiques de l'économie française ont été publiées ce matin. Pas folichon. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:46Invité politiqueFait
    « Je suis toujours inquiet quand les mobilisations légitimes et les revendications légitimes sont mal rapportées parce qu'il s'est passé autre chose que l'écoute des revendications dans les manifestations. »
  • 4:16Invité politiqueFait
    « C'est comment on fait en sorte que la police encadre les manifestations et s'occupe de ce qui se passe à l'extérieur des manifestations. »
  • 7:15Invité politiqueFait
    « Il y a effectivement des personnes qui viennent habillées normalement et qui d'un seul coup, il y a des techniques, on soulève un drap et quand le drap se baisse, ils ne sont plus du tout habillés de la même façon. »
  • 8:50Invité politiqueFait
    « Ces personnes qui n'étaient pas venues là pour manifester se confrontaient directement aux manifestants, et pas à la police d'ailleurs. »
  • 12:34Invité politiqueFait
    « C'est une loi qui veut dissuader de manifester, en gros. Parce que tous ceux qui seront dans la rue au moment où il y a des problèmes seront considérés comme complices de ceux qui ont fait les problèmes. »
  • 15:16Invité politiqueFait
    « On l'a vu pour les gilets jaunes, on l'a vu au moment de la réforme des retraites, où, je le rappelle, quand tous les syndicats disent « ça ne va pas », c'est suffisamment rare en France pour qu'il y ait un petit truc qui connecte dans la tête. »
  • 17:55Invité politiqueFait
    « C'est le fruit d'abord du travail des salariés. Après, c'est cet argent, à qui il va servir et à quoi il va servir ? »
  • 20:31Invité politiqueFait
    « On l'a fait, on commence à essayer de le faire pour les GAFA par exemple. »

Temps de parole

  • Invité politique39 %
  • Invité35 %
  • Présentateur14 %
  • ?8 %
  • Intervenant4 %

≈ 38,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Je vous laisse nous rejoindre sur ce plateau et Philippe Martinez, qui en a connu quelques-unes des manifestations en tant qu'ancien secrétaire de la CGT, syndicat qu'il a dirigé pendant 8 ans, de 2015 à 2023, et qui nous rejoint ce soir pour un Face à Alain Doamel. Bonsoir cher Alain, comment allez-vous ? Bonsoir. Ravi de vous retrouver. Bonsoir Philippe Martinez. Bonsoir. Soyez le bienvenu. Merci.

0:21
Locuteur

Vincent

0:21
Présentateur

Vantiguem, petit rappel simplement ce soir pour tous ceux qui nous font l'amitié de nous rejoindre sur BFM TV. Mais le gouvernement isse le drapeau rouge avant cette nouvelle journée de manifestation. Demain, ce n

0:33
Locuteur

'est

0:33
Présentateur

pas le drapeau rouge,

0:35
Locuteur

c'est une

0:35
Présentateur

image. C'est original comme image. Le drapeau rouge, attention aux violences urbaines, ça Laurent Nunez le dit depuis 24 heures. Le ministère de l'Intérieur dit même aujourd'hui, il faut s'attendre peut-être à des épisodes de violences comparables à ceux du 17 octobre.

0:48
Intervenant

Exactement. Le ministre de l'Intérieur, les autorités au sens large, anticipe, prévoit et redoute, j'ai envie de dire, trois phases dans la journée qui nous attend demain. Une phase de manifestation sans doute demain matin, parce qu'on parle beaucoup de la manifestation parisienne, mais il

1:02
Locuteur

y

1:02
Intervenant

a 150 cortèges prévus dans toute la France, beaucoup demain matin. Des manifestations déclarées, autorisées, qui selon les autorités, devraient, pourraient bien se passer. Mais ensuite, on a deux craintes. La première, c'est la crainte de manifestations ou de cortèges sauvages dans les villes où ça a été interdit, dans l'après-midi, avec des scènes, évidemment, éventuellement de casses, de pillages. C'est l'une des craintes des autorités.

Et puis surtout, demain soir, la soirée Halloween, j'ai envie de l'appeler comme ça, parce que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, y fait directement référence en disant qu'il y a de nombreux appels sur les réseaux sociaux à profiter de la fête d'Halloween pour venir déguiser, masquer et commettre des exactions. Et ça, c'est une véritable inquiétude pour les forces de l'ordre demain qui seront mobilisées.

1:45
Présentateur

Alain Demel, est-ce que vous êtes ce soir un homme inquiet

1:47
Locuteur

?

1:48
Invité

Je suis attentif et circonspect,

1:53
Locuteur

parce

1:53
Invité

qu'on sait bien que dans des circonstances de ce genre, il y a forcément des risques de débordement qui ne sont pas souhaités au départ par des organisateurs. Mais c'est vrai que l'addition de deux types, Halloween d'un côté et de revendications sociales de l'autre,

2:12
Locuteur

c

2:13
Invité

'est toujours un peu plus difficile à gérer que quand il y a un seul des deux. C'est une banalité, mais c'est une réalité. Et c'est encore une nouveauté, parce qu

2:21
Locuteur

'en

2:22
Invité

d'autres époques, Halloween, ça n'existait

2:25
Locuteur

même

2:26
Présentateur

pas en France. Philippe Martinez, on s'inquiète ou pas ce soir ? Est-ce que vous considérez que Laurent Nunez en fait trop et qu'il vaut mieux en faire trop que pas assez ? Ou est-ce que vous aussi, vous estimez qu'une frange radicale liée à l'ultra-gauche ou des casseurs peuvent casser le mouvement demain ?

2:45
Locuteur

Je

2:46
Invité politique

suis toujours inquiet quand les mobilisations légitimes et les revendications légitimes sont mal rapportées parce qu'il s'est passé autre chose que l'écoute des revendications dans les manifestations.

3:01
Locuteur

Alors,

3:02
Invité politique

moi, on a connu,

3:06
Locuteur

j

3:07
Invité politique

'écoutais votre plateau précédent, ces problèmes dans les manifestations depuis 2016. C'était un autre gouvernement, un autre président de la République, et on a commencé à voir phénomène de black bloc. Donc, rappelez-vous, M. Duhamel, vous devez vous en rappeler, une mobilisation en 2016, c'était contre la loi travail, où les black blocs s'avaient bardé, notamment à l'hôpital Necker, et le premier ministre de l'époque, Manuel Valls, avez-vous déjà voulu interdire

3:41
Locuteur

une

3:42
Invité politique

manifestation, mettant la responsabilité

3:45
Locuteur

des

3:46
Invité politique

problèmes sur les manifestants et non pas sur ce qui se passait à l'extérieur des manifestations ? Donc,

3:51
Locuteur

je

3:51
Invité politique

pense que depuis 2016, et les ministres qui se sont succédés, M. Nunez a été ministre délégué du premier ministre de l'intérieur de l'ère, Emmanuel Macron, qui s'appelait Christophe Castaner. Donc, lui aussi, ce n

4:06
Locuteur

'est

4:06
Invité politique

pas un bleu, si je puis dire. Eh bien, c'est comment on fait en sorte que la police

4:12
Locuteur

encadre les

4:15
Invité politique

manifestations et s'occupe de ce qui se passe à l'extérieur des manifestations. Et depuis, je vous le dis,

4:22
Locuteur

2016,

4:22
Invité politique

et j'ai eu l'occasion d'en discuter, on n'a pas réglé ce problème. Ils n'ont pas réglé ce problème. Parce que les manifestants viennent toujours avec des pancartes, avec des banderoles, avec des drapeaux, jamais avec autre chose que ce qu'on fait traditionnellement pour les manifestations.

4:39
Locuteur

Donc, il y a des

4:40
Invité politique

additifs

4:41
Locuteur

par rapport... Je

4:42
Invité politique

termine juste en disant que le problème, comme on l'évoque beaucoup depuis tout à l'heure, ce n

4:48
Locuteur

'est

4:48
Invité politique

pas le parcours des manifestations, c'est comment on a une politique de maintien de l'ordre

4:54
Locuteur

pour

4:55
Invité politique

encadrer les manifestations et pour qu'elles se passent bien.

4:57
Locuteur

C

4:57
Invité

'est le parcours, mais c'est aussi la composition de la manifestation.

5:01
Locuteur

Non, non.

5:01
Invité

Ben, attendez. Oui, oui. Je

5:03
Locuteur

vous

5:03
Invité politique

attends.

5:04
Invité

Attendez. Le problème, ce n'est pas la CGT qu'on met en cause dans ces cas-là. Parce que la CGT, elle est organisée... Pas vous. Ben, pas moi, en tout cas. D'autres

5:15
Locuteur

le font.

5:15
Invité

D'autres le font. Oui, mais il y a toujours...

5:20
Locuteur

En

5:20
Invité

tout cas, à mes yeux, le problème, ce n

5:21
Locuteur

'est

5:21
Invité

pas la CGT. Mais en revanche, il y a des ajouts d'organisation, ou quelquefois même pas d'organisation spontanée, qui viennent là avec d'autres intentions que celles de simplement défiler, exprimer des revendications et tenter, ce qui d'ailleurs est tout à fait légitime, un rapport de force avec un gouvernement en espérant obtenir quelque chose. Mais il y en a d'autres qui viennent pour casser, pour faire du bruit, pour montrer qu'ils sont capables d'affronter la police, pour jouer contre la police, etc. Et la difficulté, ce ne sont pas les premiers, ce sont les seconds.

6:01
Locuteur

–

6:01
Invité politique

Oui,

6:02
Locuteur

oui,

6:02
Invité politique

oui,

6:02
Locuteur

oui.

6:02
Invité politique

Mais vous dites, à juste titre, que ce n

6:06
Locuteur

'est

6:06
Invité politique

pas de la responsabilité, je mettrais des organisations syndicales en général, qui savent quand même organiser les manifestations, quel que soit le parcours. Par contre, il y a un problème de maintien de l'ordre.

6:18
Locuteur

C

6:18
Invité politique

'est-à

6:18
Locuteur

-dire

6:18
Invité politique

ceux qui donnent les consignes aux forces de l'ordre, vous savez, ils sont dans un petit bureau Place Beauvau, ils regardent des caméras. Moi, j'ai un peu d'expérience, vous aussi certainement, des manifestations. – Quelques-uns. – Et ces dernières années, j'étais devant. Parce que le carré de tête, on l'indique, c'est qu'on voit qu'entre ce qu'on vit dans les manifestations et ce qu'on peut voir devant des écrans Place Beauvau, ce n

6:45
Locuteur

'est

6:45
Invité politique

pas tout à fait la

6:46
Locuteur

même chose. – Ah non, mais

6:46
Présentateur

vous, ministre de l'Intérieur… –

6:48
Locuteur

Non, non, ça, je n'ai jamais envisagé… – Je mets une virgule.

6:50
Présentateur

–

6:51
Locuteur

Vous,

6:51
Présentateur

ministre de l'Intérieur, virgule, cas d'école, exemple, comment vous lutteriez contre les casseurs

6:56
Locuteur

? –

6:56
Invité politique

Non, non, mais je ne

6:56
Locuteur

suis

6:56
Invité politique

pas ministre de l'Intérieur.

6:57
Locuteur

– Vous avez une connaissance des cortèges que je n'ai pas, qu'Alain n'a sans doute pas.

7:00
Présentateur

Comment vous luttez contre des

7:02
Locuteur

miniers de

7:02
Invité politique

casseurs ?

7:02
Locuteur

–

7:02
Invité politique

Moi, je vous explique ce que j'ai vu pendant des années en étant devant. Il y a effectivement des personnes qui viennent habillées normalement et qui d'un seul coup,

7:14
Locuteur

il

7:15
Invité politique

y a des techniques, on soulève un drap et quand le drap se baisse, ils ne sont plus du tout habillés de la même façon. Si moi je les vois et si des dizaines de manifestants les voient,

7:29
Locuteur

pourquoi

7:29
Invité politique

ceux qui sont devant leurs écrans ou les relais qu'ils peuvent avoir ne les voient pas

7:33
Locuteur

?

7:33
Invité politique

Voilà, et comment on fait en sorte que ces personnes ne viennent pas perturber la manifestation ? Parce qu'après, une fois que les hostilités sont lancées, je peux vous dire que la police, elle a des ordres, les politions ont des ordres et ça tape dans tous les sens. Et

7:53
Locuteur

on voit aujourd'hui.

7:54
Invité

– On sait très bien que le problème, ce n

7:56
Locuteur

'est

7:56
Invité

pas vous. Le problème, ce ne sont pas les syndicats,

7:58
Locuteur

le problème, ce n'est pas la CDT.

8:02
Invité

La police a ses ordres, on peut toujours contester les ordres qui sont donnés et trouver qu'ils ne donnent pas la même bonne réponse au bon moment, au bon endroit. On a tout à fait le droit de critiquer. Mais il y a aussi ceux qui viennent avec d'autres intentions que des militants syndicalistes, qui ont envie de la bagarre, de pousser leur mot d'ordre quand ils en ont, quelquefois pour des raisons idéologiques, d'autres pour le plaisir de se bagarrer, de provoquer, et quand ils peuvent, de tâcher d'en profiter pour piller au passage, et que ce ne sont pas les mêmes populations.

8:35
Locuteur

–

8:35
Invité politique

Je viens de vous le dire. – Je

8:37
Locuteur

viens de

8:37
Invité politique

vous décrire des situations. Moi, je me rappelle d'une manifestation, toujours en 2016, parce que c'est là où il y a, je pense, eu la bascule, où ces personnes qui n'étaient pas venues là pour manifester se confrontaient directement aux manifestants, et pas à la police d'ailleurs. Moi, j'ai l'image d'une manifestation nationale qui se terminait dans Paris, où les cas, c'est une manifestation nationale, donc des gens étaient venus en car, j'ai des photos, où les cars ont été aspergés de…

9:07
Invité

– Ça s'est passé plus d'une fois, ça.

9:10
Invité politique

– Je vous

9:11
Locuteur

dirais,

9:11
Invité politique

le virage,

9:13
Locuteur

c'était en 2016. – Je ne suis pas… – De notre temps, si je puis

9:17
Invité politique

dire, en général, les problèmes se passaient en fin de cortège.

9:21
Locuteur

–

9:21
Présentateur

La fin, je suis d

9:21
Locuteur

'accord.

9:21
Présentateur

– Le

9:21
Invité politique

17 octobre, ça a commencé,

9:23
Présentateur

avant même la manifestation présidente

9:25
Locuteur

de la République. – J'y étais, j

9:27
Invité

'ai vu. – On sent très bien que, de toute façon, on est dans une période éruptive. On sent très bien d'abord qu'il y a un grand mécontentement, donc que ça crée un terrain, et que sur ce terrain, il y a des organisations radicales, des partis politiques, etc., qui essayent de jouer leur rôle,

9:46
Locuteur

en

9:46
Invité

particulier s'ils sont d'opposition, évidemment. Mais il y a aussi des ajouts et des apports avec d'autres intentions. Ce n

9:55
Locuteur

'est

9:55
Invité

pas la première fois de ma vie que je vois ça. – Et vous non plus.

9:58
Locuteur

–

9:58
Invité

Non, non, je vous l

10:00
Locuteur

'ai

10:00
Invité

dit. – Mais en plus, moi, je le vois souvent sous mes fenêtres. Et on voit très bien les différences entre les uns et les autres. Parce qu'il y a façon et façon de défiler. Et le début du défilé et la fin du défilé, ça se ressemble rarement.

10:15
Présentateur

– Alors justement, Alain Domel-Philippe Martel, je voudrais vous entendre tous les deux sur l'une des réponses proposées en ce moment par le gouvernement et par la majorité pour répondre à cette problématique des casseurs. C'est la loi casseur-payeur qui est en cours d'examen en ce moment même au Sénat, qui fait rire, non pas le Sénat, mais la loi Philippe Martinez.

10:31
Locuteur

–

10:31
Présentateur

Non,

10:31
Locuteur

ça ne me fait pas rire. –

10:32
Présentateur

Loi qui propose de sanctionner collectivement ceux qui participent à un attroupement pendant lequel des dégâts sont commis. C'est-à-dire si vous, Alain Domel, vous cassez l'écran plasma qui se trouve derrière vous, mais que moi, je

10:45
Locuteur

suis

10:45
Présentateur

resté à côté de vous et que malgré les deux sommations des forces de l

10:49
Locuteur

'ordre, je suis resté,

10:50
Présentateur

je serais condamné à payer l'écran que vous avez cassé à BFM.

10:53
Locuteur

–

10:53
Invité

Absolument. – Est-ce que vous trouvez que c'est juste ? Est-ce que vous trouvez que… – Je vais vous dire, c 'est une vienne lune.

11:01
Locuteur

Ce

11:01
Invité

n'est pas la première fois que j'entends ça, de dire les casseurs doivent être les payeurs. –

11:07
Locuteur

Et là,

11:07
Présentateur

c'est les amis des casseurs

11:08
Locuteur

sont les payeurs aussi. – Oui, mais

11:09
Invité

bien sûr, les amis, les parents, les conjoints et les petits copains. Bon, ça n'a jamais marché. Si ça fonctionnait, on le saurait. Donc, ce n

11:20
Locuteur

'est

11:20
Invité

pas ça, je ne suis pas en train de vous dire que le maintien de l'ordre, c'est facile. Et

11:25
Locuteur

dans

11:26
Invité

des périodes de ce genre, c'est compliqué.

11:29
Locuteur

Alors, c

11:29
Invité

'est en plus particulièrement compliqué, ce qui n'est pas le cas théoriquement demain, mais c'est particulièrement compliqué quand il s'agit d'étudiants et de lycéens, c'est-à-dire d'adolescents. Là, il faut vraiment faire particulièrement attention. Mais pour le reste, oui, c'est quelque chose qui revient régulièrement, sporadiquement. – Mais ce

11:49
Locuteur

que vous dites, c'est que ça

11:49
Présentateur

ne marche pas, ça ne dissuadera

11:51
Invité

personne.

11:52
Locuteur

– Non, je

11:52
Invité

crois que ça ne

11:53
Locuteur

marche

11:53
Invité

pas. Enfin, à l'expérience, ça ne marche pas. Et,

11:57
Locuteur

comme

11:57
Invité

toujours, il y a ce genre de manifestation avec une volonté,

12:01
Locuteur

un

12:03
Invité

peu d'affrontement réciproque. Selon le climat général du moment, ça se passe différemment.

12:10
Locuteur

Il

12:10
Invité

y a des moments qui sont des moments de grande tension où, pour le coup, les chocs peuvent déraper, être dangereux, mal se terminer. Et puis, il

12:18
Locuteur

y

12:18
Invité

a d'autres moments où je vous dis, ce n

12:19
Locuteur

'est

12:19
Invité

jamais une partie de plaisir, mais où les choses se passent, bon, paisiblement n'est pas le bon mot, mais sans accroc. Là, on est dans la première hypothèse et pas dans la deuxième, en tout cas, à mon avis.

12:32
Présentateur

– Philippe Martinez, peut-être d'abord sur la loi Casseur

12:34
Invité politique

-Payeur ?

12:34
Locuteur

–

12:34
Invité politique

Oui, parce que c'est stupide. En fait, c'est une loi qui veut dissuader de manifester, en gros. Parce que tous ceux qui seront dans la rue au moment où il y a des problèmes seront considérés comme complices de ceux qui ont fait les problèmes. – Après deux sommations,

12:50
Présentateur

c'est ce que dit la loi. Après deux sommations.

12:52
Locuteur

–

12:52
Invité politique

D'accord.

12:53
Locuteur

–

12:53
Invité politique

Je vous redis ce qu

12:54
Locuteur

'il

12:54
Invité politique

y

12:54
Locuteur

a

12:54
Invité politique

dans

12:54
Locuteur

la loi.

12:55
Invité politique

Quand vous êtes dans un cortège 100 mètres ou 200 mètres derrière, vous voyez, vous n'entendez pas forcément le gars casqué qui vous dit la fin de la manif. Bon, ceci dit, moi,

13:07
Locuteur

ce

13:07
Invité politique

que je

13:08
Locuteur

vous

13:09
Invité politique

fais confiance, vous voyez, ce que je vous disais au début, on parle depuis 10 minutes de quoi ? Des raisons de la mobilisation

13:17
Locuteur

ou

13:17
Invité politique

des problèmes dans les manifestations. On parle des problèmes dans les manifestations. Je vous assure que la meilleure façon de calmer le jeu, c'est de répondre aux revendications. Vous voyez la problématique qu'on a aujourd'hui. Et le responsable, là, il est tout désigné. C'est le président de la République.

13:33
Locuteur

–

13:33
Invité

À condition, bien entendu, que les revendications soient possibles à satisfaire.

13:37
Locuteur

–

13:37
Présentateur

Alors justement, il ne vous a pas échappé que les dernières statistiques de l'économie française ont été publiées pas plus tard que ce matin. Pas folichonne.

13:44
Locuteur

– Non, elles ne sont pas folichonne, elles sont

13:46
Présentateur

pitoyables. – Une croissance qui n

13:49
Locuteur

'est

13:49
Présentateur

même plus à l'arrêt, qui est en recul. Moins 0,1% pour le PIB de l'économie française au troisième trimestre. Les deux trimestres précédents étaient tout aussi mauvais, ce qui fait dire au ministre de l'Économie, Roland Lescure, que l'économie française est à l'arrêt. Alain Demel, le gouvernement a les mains vides, de toute façon. Quoi qu'il veuille faire, aujourd'hui, il ne pourrait pas. –

14:10
Locuteur

Le

14:10
Invité

gouvernement, il est dans une situation de faiblesse.

14:14
Locuteur

Bon, on

14:14
Invité

sait très bien d'abord qu'il est en fin de parcours, qu'il y aura un grand changement politique de toute façon l'année prochaine, que c'est un gouvernement,

14:23
Locuteur

je

14:24
Invité

ne dis pas d'expédition des affaires courantes, mais ça n'en est pas très loin,

14:28
Locuteur

et

14:28
Invité

que,

14:29
Locuteur

en

14:31
Invité

plus, c'est un gouvernement sans ressources financières. C'est un gouvernement fauché,

14:38
Locuteur

et

14:38
Invité

que, dans ces conditions, ça ne peut pas bien se passer.

14:43
Locuteur

–

14:44
Invité politique

Premièrement, le président de la République, ça va faire dix ans qu'il est là.

14:47
Locuteur

Et

14:48
Invité politique

donc, le cumul de sa façon de gouverner depuis ces dix dernières années fait en sorte qu'on en arrive là. Ça, c

14:55
Locuteur

'est

14:55
Invité politique

la première chose. Parce que, vous voyez…

14:57
Locuteur

–

14:58
Invité politique

Au bout de

14:58
Invité

dix ans, c'est toujours comme ça, même avec De Gaulle.

15:01
Locuteur

–

15:01
Invité politique

J'ai moins connu.

15:03
Locuteur

–

15:03
Invité politique

Ah ben, moi,

15:03
Invité

j

15:03
Locuteur

'ai

15:03
Invité

bien connu.

15:04
Invité politique

– D'accord, chacun a son expérience, M. Duhamel. Ceci dit, vous voyez, à force de considérer que ceux qui revendiquent, ceux qui se mobilisent ont tort, et que lui seul a raison, on l'a vu pour les gilets jaunes, on l'a vu au

15:21
Locuteur

moment

15:21
Invité politique

de la réforme des retraites, où, je le rappelle, quand tous les syndicats disent « ça ne va pas », c'est suffisamment rare en France pour qu'il y

15:30
Locuteur

ait

15:30
Invité politique

un petit truc qui connecte dans la tête, pour dire « oula, on va peut-être regarder le 5 novembre », c'est-à-dire la journée de grève et de mobilisation de l'ensemble des organisations syndicales, on est dans cette… Et en face, on a quelqu'un qui dit «

15:43
Locuteur

j

15:43
Invité politique

'ai raison, je vais vous expliquer, et si vous ne comprenez pas ce que vous explique, je vais vous le réexpliquer en ne rien changeant ». Par contre, plus précisément sur la situation de la France, oui, il y

15:54
Locuteur

a

15:54
Invité politique

un problème.

15:55
Locuteur

Mais

15:55
Invité politique

il n

15:55
Locuteur

'y a

15:55
Invité politique

pas un problème pour tout le monde. Il y a des entreprises qui font des bénéfices colossaux. On parle beaucoup de Total, mais ce n

16:02
Locuteur

'est

16:02
Invité politique

pas les seuls. Donc la question qui est posée, c'est quels choix politiques on fait,

16:07
Locuteur

et

16:07
Invité politique

pas en attendant l'homme providentiel ou la femme providentielle dans six mois, quels choix politiques on fait pour faire rentrer plus d'argent, peut-être certaines dépenses,

16:22
Locuteur

en

16:22
Invité politique

faire un peu moins. On parle beaucoup des aides aux entreprises, voilà un sujet qui mériterait qu'on

16:29
Locuteur

s'y

16:29
Invité

attache plus longuement.

16:30
Locuteur

–

16:30
Invité

Non, vous êtes en train de dire qu'à la fois,

16:33
Locuteur

on

16:33
Invité

ne demande pas assez aux entreprises et qu'on donne trop aux entreprises.

16:38
Invité politique

– Non,

16:39
Locuteur

non, ce n'est pas ce que j'ai dit. – C'est-à-dire

16:40
Invité

que…

16:40
Locuteur

– Ben

16:40
Invité

si, ben si… –

16:42
Invité politique

Alors j'ai du mal m'exprimer, parce que normalement vous comprenez bien.

16:45
Locuteur

–

16:45
Invité

Vous vous exprimez très bien, mais vous dites, les entreprises

16:49
Locuteur

ont

16:51
Invité

des avantages, on les aide, il y a des aides financières aux entreprises.

16:55
Locuteur

–

16:55
Invité

Oui, sans contrepartie. – Oui, mais je ne

16:58
Locuteur

dis

16:58
Invité

pas le contraire, mais je dis, c'est ce que vous avez dit.

17:00
Locuteur

–

17:00
Invité

Oui. – D'une part,

17:02
Locuteur

et

17:02
Invité

d'autre part, qu'il y a des entreprises qui font des profits importants, etc., etc.

17:08
Locuteur

– Les grandes entreprises. –

17:09
Invité

Ce qui n'est pas forcément mal en soi, de faire des profits, ça dépend en échange de quoi, en échange de quoi et au bénéfice de qui. –

17:18
Invité politique

Exactement, exactement. –

17:20
Locuteur

Les

17:20
Invité politique

bénéfices, c'est une bonne nouvelle pour une entreprise. – Une entreprise qui gagne de l'argent, évidemment que c'est une bonne nouvelle. Ça veut dire que les salariés ont bien travaillé. – Donc, les

17:28
Présentateur

7 milliards, puisque vous y avez fait référence tout à l'heure, mettons les pieds dans le

17:31
Locuteur

tas de Total et de M. Brionnet, 7 milliards

17:33
Présentateur

et demi, ou dans le flac d'essence, 7 milliards et demi de bénéfices au troisième trimestre pour Total, la première réaction de Philippe Partinez, c'est de dire, youpi, c'est bon pour un géant français, pour l'économie

17:44
Locuteur

française, pour l'office. – J'aime bien quand vous parlez à ma place. – C'est une question, j'ai mis le point d'interrogation à la main. – D'accord, parce que

17:48
Invité politique

je ne vois pas la

17:49
Locuteur

ponctuation quand vous parlez. –

17:50
Présentateur

C'est une bonne nouvelle

17:51
Locuteur

pour Philippe Partinez

17:51
Invité politique

? C'est le fruit d'abord du travail des salariés. Après, c'est cet argent,

18:00
Locuteur

à

18:01
Invité politique

qui il va servir et à quoi il va servir ? Est-ce qu

18:05
Locuteur

'il

18:05
Invité politique

va servir aux actionnaires

18:06
Locuteur

? Les

18:06
Invité politique

actionnaires de Total sont ravis. Ou est-ce qu'il va servir aux salaires ? On va en parler, aux investissements, à l'amélioration des conditions de travail, et à tout le monde, c'est-à-dire que les entreprises payent des impôts

18:22
Locuteur

à

18:22
Invité politique

la hauteur

18:23
Locuteur

de

18:24
Invité politique

leurs résultats. – Alain Dommel.

18:26
Invité

– Alors, d'abord, je pense que c'est normal qu'ils paient des impôts importants, a fortiori quand il y

18:31
Locuteur

a

18:31
Invité

des profits importants. Cela dit, les profits en question, ce qui est intéressant, c'est de savoir comment ils sont utilisés. C'est-à-dire, est-ce qu'ils sont utilisés en investissement, ce qui peut être une très bonne chose à commencer pour les salariés ? Est-ce que les salariés en bénéficient ? Sauf erreur de ma part, je crois qu'il y

18:48
Locuteur

a

18:48
Invité

eu en tout cas un geste, c'est total en faveur des salariés, alors j'imagine que…

18:53
Locuteur

– À la hauteur des actionnaires. – Oui, oui,

18:54
Invité

non,

18:54
Locuteur

non,

18:54
Invité

mais je ne dis pas le contraire.

18:55
Locuteur

– Ah d'accord, non, mais c'est

18:55
Invité

bien de le dire.

18:56
Locuteur

– C

18:56
Invité

'est honnête de le dire, parce que ça ne se passe pas toujours comme ça.

19:00
Locuteur

– C'est quand même

19:00
Invité

les actionnaires qui sont le mieux servis. – Oui, mais ça ne se passe quand même pas comme ça dans toutes les entreprises quand elles se portent bien. Bon, là, au moins, il y

19:09
Locuteur

a

19:09
Invité

eu un geste. Bon, et pour le reste, ce qui est évidemment le plus important, c'est de savoir si les bénéfices en question sont réinvestis intelligemment pour le bénéfice de… –

19:20
Invité politique

Et si l'entreprise paye les impôts…

19:23
Locuteur

–

19:23
Invité politique

Qu'elle doit payer. – Qu'elle doit payer proportionnellement. Or, vous le savez très bien, parce que vous avez un peu d'expérience, avec ce qu'on appelle non pas l'évasion fiscale, mais l'optimisation fiscale.

19:35
Locuteur

Les

19:35
Invité politique

entreprises se débrouillent par le biais de filiales et des histoires de comptes pour

19:40
Invité

diminuer… – En ayant par exemple leur siège en Irlande ou en Hollande.

19:45
Locuteur

–

19:45
Invité

En

19:45
Locuteur

Hollande ou

19:46
Invité

en

19:47
Invité politique

Suisse

19:47
Locuteur

ou ailleurs. – Oui, mais

19:48
Invité

spécialement dans ces

19:49
Locuteur

deux-là… – Mais pas uniquement,

19:50
Invité politique

si vous ne permettez pas uniquement le siège de l'entreprise, par le biais de création de holdings où l

19:57
Locuteur

'argent circule et qui

19:58
Invité politique

permet de ne pas déclarer aux impôts ce qu'elle devrait normalement payer. – Ça,

20:04
Locuteur

ça

20:04
Invité politique

mériterait qu'on… – Il y a des discussions sans arrêt là-dessus.

20:09
Locuteur

–

20:09
Invité politique

Sans arrêt, mais il faudrait arrêter et puis agir.

20:12
Invité

– Arrêter ou agir, c'est difficile par exemple d'interdire à une entreprise d'avoir telle ou telle organisation financière en Irlande ou en Hollande.

20:21
Invité politique

– On pourrait prendre des mesures pour leur dire non, il faut… –

20:26
Invité

À condition que tout le monde le prenne, c'est-à-dire que les autres pays européens en fassent autant au même moment.

20:31
Invité politique

– On l'a fait, on commence à essayer de le faire pour les GAFA par exemple. –

20:36
Locuteur

Un petit

20:36
Invité politique

peu. – Un petit peu, pas assez. –

20:38
Locuteur

Un petit

20:38
Invité

peu et c'est un mouvement européen quand même,

20:42
Locuteur

une réaction européenne, pas

20:43
Invité politique

une réaction franco-française. – Ce que je veux vous dire, c'est que c'est bien des décisions politiques qui font que,

20:49
Locuteur

et donc vous voyez,

20:50
Invité politique

qu'on peut trouver de l'argent.

20:52
Locuteur

–

20:52
Présentateur

Vous parlez de l'Europe, Alain Dehamel, je voudrais vous parler de la Banque Centrale Européenne ou de celle qui la préside aujourd'hui encore, Christine Lagarde, qui a annoncé un peu à la surprise générale hier qu'elle allait rendre son tablier patronne de la BCE en février prochain. –

21:05
Locuteur

On avance,

21:07
Présentateur

six mois d'avance. – Six,

21:08
Locuteur

sept

21:08
Présentateur

mois d'avance sur ce qui était prévu et février 2027, il n'aurait échappé à personne en tout cas sur ce plateau, que c'est deux mois avant l'élection présidentielle. Christine Lagarde ajoute à tout cela que si elle part plus tôt que prévu, c'est pour reprendre sa liberté de parole politique, je ne

21:22
Locuteur

vais

21:22
Présentateur

pas vous dire, et si c'était elle, avec un point d'interrogation, Alain Dehamel, mais puisque le bloc central est en pleine hésitation entre Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et j'en oublie d'autres, est-ce qu'elle peut être la solution entre Jean-Luc

21:36
Locuteur

Mélenchon

21:36
Présentateur

et Marine Le Pen

21:37
Locuteur

?

21:38
Invité

– Alors moi je n'y crois pas beaucoup, même je n'y crois pas du tout, parce que je pense que se présenter à la présidence en étant la plus grande banquière française, je ne

21:50
Locuteur

suis

21:50
Invité

pas sûr que ce serait le plus mobilisateur pour les électeurs, même les électeurs de droite.

21:56
Locuteur

– Les Français n'éliront pas

21:57
Présentateur

une banquière

21:57
Locuteur

? – Le

21:59
Invité

fait d'être une banquière et d'être le symbole de la banquière, qui en plus est connu quand même pour son statut, qui est quand même très particulier, parce que c'est quand même la première, la femme française qui de ce point de vue a le plus de poids d'influence, quand on dit d'influence, ce n

22:18
Locuteur

'est

22:18
Invité

pas simplement d'influence française, c'est d'influence à l'échelle européenne. Bon, en même temps c'est quelqu'un, si elle a envie, ce qui est très possible, de retrouver, elle peut avoir l'objectif aussi d'autres fonctions, mais si elle a envie, comme je le crois en tout cas, de retrouver sa libre parole en n'étant plus simplement la porte-parole de ses fonctions, mais porte-parole d'elle-même, Christine Lagarde c'est quelqu'un qui a des choses intéressantes à dire dans cette période où sur le plan économique on a besoin de bons conseils et de quelques solutions. Est-ce qu'elles seront bonnes ? Je n'en sais rien, il faut l'entendre. Mais en tout cas, c'est une voix intéressante.

– Philippe Partine. – Une voix VOIX.

23:02
Locuteur

–

23:02
Présentateur

Oui.

23:02
Invité

–

23:03
Locuteur

Je n'ai pas dit VOIE.

23:04
Présentateur

– Christine Lagarde à l'Élysée, vous faites quoi ? – C

23:07
Invité politique

'est un débat qui ne m'intéresse pas,

23:08
Locuteur

quoi. Enfin,

23:09
Invité politique

je veux dire, on a l'impression, enfin déjà on la connaît,

23:13
Locuteur

il

23:13
Invité politique

me semble qu'elle a été ministre déjà.

23:14
Locuteur

– De l'économie, quelques années,

23:15
Invité politique

oui.

23:15
Locuteur

–

23:15
Invité politique

Bon, donc on la connaît. Et tous ces débats

23:20
Locuteur

très

23:21
Invité politique

politiciens qui consistent à dire qui pourrait être l'homme ou la femme providentiel pour… Je pense que je ne

23:28
Locuteur

suis

23:28
Invité politique

pas le seul à ne pas être intéressé. Quelle réponse immédiate on donne à ceux qui défilent aujourd'hui ? Les jeunes, voilà, c'est l'avenir. Comment ça se fait qu'on ne s'occupe pas d'eux ? Ceux qui travaillent, qui n'ont que leur travail pour essayer de vivre, parfois survivre ? Voilà, c'est ça. Le reste, c

23:48
Locuteur

'est

23:49
Invité politique

des débats politiciens, à mon avis. Mais je ne suis pas autant spécialiste qu'Alain Duhamel sur la politique de la France depuis quelques décennies.

23:56
Locuteur

–

23:57
Invité

Oui, quelques siècles.

23:59
Locuteur

–

23:59
Invité

Mais en ce qui concerne Christine Lagarde, en tout cas, c'est une voix intéressante parce que d'abord, elle a une expérience internationale pratiquement incomparable pour un Français ou une Française et que si elle a envie d'exprimer quelque chose en ce moment et de créer des débats, y compris avec vous d'ailleurs,

24:18
Locuteur

je trouve. – Si elle a des choses à dire, évidemment, on a le droit de les dire. – Non, non, elle

24:22
Invité

en a forcément.

24:23
Locuteur

–

24:23
Invité

Oui, oui. – Oui, parce que quand on a l'expérience qu'elle a, on a des choses

24:26
Locuteur

à dire. – Oui, oui, d'autres ont des

24:27
Invité politique

expériences. –

24:28
Locuteur

Non, mais je ne suis

24:28
Invité

pas…

24:28
Locuteur

– Ceux qui sont dans la rue, ils ont aussi une expérience, vous voyez. – Mais non, mais je ne suis

24:32
Invité

pas du tout en train de vous dire

24:34
Locuteur

qu

24:34
Invité

'elle est la seule à avoir quelque chose à dire. Mais je vous dis, je pense qu'elle a quelque chose d

24:40
Invité politique

'original. – Elle a sûrement des choses à dire, d'original, je ne suis pas sûr, mais ça, c'est mon point de vue. Mais ceux qui sont dans la rue aujourd'hui, ils ont aussi une expérience. Et c'est concret, leur expérience. C

24:51
Locuteur

'est

24:51
Invité politique

comment je boucle mes fins de mois. Comment j'ai un avenir avec les études et mes études qui se font dans des conditions déplorables. Ça, c'est une expérience. Et ce qui manque aujourd'hui, depuis quelques temps, c'est ne pas s'appuyer sur ces expériences du quotidien. Alors certains vont dire, ça ne vole pas haut. Mais c'est la réalité. Et là aussi, vous savez, il me semble qu'on a un ancien banquier à l'Elysée.

25:19
Locuteur

–

25:19
Invité politique

Oui, je ne

25:22
Locuteur

suis

25:22
Invité politique

pas

25:22
Locuteur

sûr. – On peut faire son bilan et voir

25:25
Invité politique

si l'expérience d'un banquier est vraiment intéressante.

25:29
Locuteur

– Je ne

25:29
Invité

suis pas sûr que ce soit la clé de la situation.

25:34
Locuteur

– Il faut choisir

25:34
Invité politique

les banquiers alors.

25:35
Locuteur

– Non, non, il faut

25:37
Invité

choisir les moments. Et par exemple, puisque là, on sait qu'on a des échéances à court terme susceptibles d'entraîner des changements, et bien c'est à cette occasion-là, on a six mois pour ça, où il faut proposer des solutions et qu

25:50
Locuteur

'elles soient

25:52
Invité

exposées.

25:53
Locuteur

– Moi, je n'ai aucune ambition, mais je vous ai proposé quelques solutions. – C'est

25:57
Invité

qu'on puisse comparer,

25:59
Locuteur

comparer

26:00
Invité

et

26:00
Locuteur

évoluer,

26:02
Invité politique

pas ça, évaluer. – Moi, je n'ai aucune ambition et

26:06
Locuteur

j'ai des propositions. – Oui, bien sûr que j'ai des

26:08
Invité politique

idées, heureusement, j'ai un avis.

26:11
Locuteur

– C'est

26:13
Invité

d'ailleurs pour ça que vous

26:13
Invité politique

êtes là.

26:14
Locuteur

–

26:14
Invité politique

Exactement.

26:14
Locuteur

– Je ne

26:14
Invité politique

sais

26:15
Locuteur

pas. – Merci beaucoup,

26:16
Présentateur

Philippe Martinet.

26:17
Locuteur

– Merci. – Merci à

26:17
Invité

vous Alain Dommel.