Interview de Florian Philippot dans Questions d'info (LCP, 22/03/17, 20h30)
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Bienvenue à Question d'info. Macron-Le Pen, c'est donc l'affiche annoncée pour le deuxième tour à un mois de la présidentielle. Alors la candidate frontiste sort-elle renforcée ou abîmée du débat à la télévision de lundi soir ?
Et puis au-delà, est-elle en mesure de faire sauter son fameux plafond de verre ? Invité de Question d'info aujourd'hui, Florian Philippot, le numéro 2 du Front National, le député européen. Et à mes côtés, pour vous interroger, M.
Philippot, Françoise Fressoz du Monde, Frédéric Dumoulin de l'AFP et Julien Langlais de France Info. Alors bonjour Florian Philippot. Bonjour.
On va d'abord commencer avec ce qu'il convient quand même d'appeler l'affaire Bruno Leroux. Est-ce que d'abord c'est une affaire qui vous choque ? Et est-ce que le ministre de l'Intérieur a eu raison d'y démissionner ?
Je pense qu'il n'avait pas le choix. Et rien que pour son bilan en termes de sécurité, puisqu'il était ministre de l'Intérieur, je pense que c'est une bonne nouvelle pour les Français, puisqu'il n'avait pas davantage brillé que son prédécesseur, M. Cazeneuve, pour assurer la sécurité des Français.
Est-ce que vous considérez que le ministre actuel, Mathias Feckel, sera de toute façon un bon ministre de l'Intérieur ? J'en sais strictement rien. En tout cas, je remarque que la France n'a plus, d'après ce qu'on voit aujourd'hui en ligne sur le site du gouvernement, n'a plus de personne, de ministre en charge du commerce extérieur.
Voilà. Donc la France, qui vient de connaître son déficit commercial le plus élevé de son histoire en janvier, historiquement, n'a plus de ministre en charge du commerce extérieur. Vous allez me dire que c'est logique, puisqu'elle a transféré totalement la compétence à l'Union Européenne.
Au moins maintenant, les choses sont claires. Sur ce qu'il convient d'appeler, comme dit Julien, l'affaire Bruno Leroux, avec une déclaration de François Hollande, au conseil des ministres, François Spressoz. Oui, François Hollande, qui demande l'exemplarité pour tous ceux qui exercent les plus hautes fonctions.
Vous comprenez cet appel ? Ou qui briquent les plus hautes responsabilités. Oui, bien sûr.
Comment ne pas être d'accord avec cela ? Maintenant, je pense que...
Est-ce que M. Leroux avait le choix ? Non.
Est-ce qu'il faut faire certaines réformes ? Oui. Je pense que chacun a été très surpris d'apprendre qu'on pouvait être assistante parlementaire ou aspirante assistant parlementaire, je ne sais pas comment l'appeler, à 15 ans, en étant déjà mieux payé que certains Français à l'âge adulte qui travaillent.
Bon, enfin, je pense que tout ça, ça mériterait quand même un bon coup de nettoyage, parce que...
Un bon coup de nettoyage, justement. Le nettoyage a été fait en, excusez-moi, en moins de 24 heures. Non, non, mais je veux dire sur les règles de fond, voilà.
Au bout d'un moment, il faut quand même que ces histoires-là ne soient plus possibles. Et qu'on y mette fin, structurellement, je veux dire, dans les règlements ou dans les lois. L'affaire Leroux, elle a été réglée en moins de 24 heures, alors qu'on voit que M.
Fillon, lui, est sous le feu des projecteurs depuis 6 semaines, maintenant, et qu'il a donc décidé de rester jusqu'au bout. Marine Le Pen, elle, ne se rend pas aux convocations judiciaires, donc on peut penser qu'il y a deux poids deux mesures. Non, mais le gouvernement n'avait absolument pas le choix, il ne mélangeait pas toutes les affaires.
Attendez, même s'il n'avait pas été mis en examen, c'est...
Non, mais vous savez, quand vous êtes le ministre de l'Intérieur et que vous devez donner des instructions tous les jours au préfet, moi, je connais, je viens du ministère de l'Intérieur, si vous êtes empêtré dans ce genre de justification qui touche à une suspicion d'enrichissement personnel ou familial, on en est à la suspicion, personne pour l'instant ne l'accuse, ou ne le déclare coupable, en tout cas, eh bien, on n'a pas l'autorité suffisante, surtout pour un poste aussi régalien, il aurait été sous-secrétaire d'État, je ne sais quoi, bon, mais il est quand même un des principaux ministres du gouvernement, de fait...
Pour quelqu'un qui va être président de la République, c'est encore plus vrai. Mais moi, j'avais dit à M. Fillon, début février, j'avais dit pour...
J'ai dit, pas en le déclarant coupable, mais j'ai dit, pour le bien du débat de fond, il vaut mieux que vous soyez remplacé par quelqu'un d'autre. Et le PS qui demande...
Pour le bien du débat, et est-ce que je n'ai pas eu raison, parce qu'on a passé six semaines à parler de Pénélope, les costumes, et aujourd'hui, les nouvelles affaires Fillon, les 50 000 dollars, je ne sais quoi, et pendant ce temps-là, on a parlé, malheureusement, très peu, des solutions de chacun, sur le chômage, les petites retraites, le terrorisme islamique, l'insécurité, etc. Vous pouvez donner des leçons de vertu quand vous-même, votre candidate, refuse de se présenter devant la justice ? Est-ce que c'est crédit ?
D'abord, Madame, les affaires ne sont pas les mêmes. Bon, il n'y a aucune suspicion d'enrichissement personnel ou familial chez Marine Le Pen. Aucune.
On parle du statut administratif d'un contrat d'assistante. Est-ce qu'elle passait suffisamment de temps à Bruxelles, etc. C'est extrêmement intéressant, chacun se prononcera, mais on n'est pas du tout dans le même cas de figure.
Et d'ailleurs, des cas de figure équivalents, nous en avons trouvé beaucoup au Parlement européen. Il y a eu à peu près une trentaine d'assistants, tous partis confondus, pour une vingtaine de députés français au Parlement européen. Je ne les accuse pas, mais en tout cas, il faudra bien sûr que le parquet financier et l'OLAF se saisissent de la même manière qu'il l'a fait très rapidement à la demande de M.
Schultz, un adversaire politique concernant le Front National. Pour le reste, Marine Le Pen avait demandé elle-même l'ouverture d'une information judiciaire. C'était le 18 février 2016, par courrier, il y a plus d'un an.
Et ils n'ont pas répondu. Ils ont attendu la veille de l'élection présidentielle. Donc à partir de là, il n'y a pas d'urgence absolue, elle y répondra, mais après.
Elle y répondra après, ça veut dire qu'après la présidentielle, ça veut dire, entre parenthèses, si elle y répondra après, ça veut dire que d'ores et déjà, vous considérez qu'elle a perdu la présidentielle. Sauf bien sûr si elle est élue présidente de la République française. Vous dites, elle y répondra après, c'est donc si elle est élue, c'est donc dans 5 ans ?
Ou 10 ans, si elle est réélue ? 5 ans ou 12 ans, puisque nous allons mettre en place un septennat unique. Mais pas plus que 12 ans, puisque nous souhaitons un septennat unique, non renouvelable.
Ça fera partie d'ailleurs de la réforme de la Constitution. Pour revenir, est-ce que vous êtes d'accord avec le PS, qui lui, demande à nouveau aujourd'hui le retrait de M. Fillon ?
Vous le demandez aussi, vous ? Non, je ne vais pas demander là à une famille politique de retirer son candidat après le dépôt des signatures. Je l'avais demandé quand c'était encore possible d'être remplacé.
Je ne suis pas pour que je ne sais quel pourcentage de Français n'aient pas le droit à un candidat ou une candidature. Je suis démocrate, je suis républicain. Donc il est candidat, il est candidat.
Ce que je veux surtout, c'est qu'on ait, comme ça a été le cas l'autre soir sur TF1, c'était bien, c'était très intéressant. Ça a été d'ailleurs suivi par un immense nombre de Français, ce qui est un signe. Il faut qu'on ait un grand débat de fond pour ce dernier mois avant le premier tour de l'élection présidentielle.
Sans jamais parler des affaires. Ah si, sans jamais parler, vous êtes gentil, mais on en a parlé depuis 8 semaines. On n'en a pas parlé au débat.
Et d'ailleurs, on a parlé de la nomination des ministres, mais une des propositions que fait Marine Le Pen, ce sont des enquêtes plus approfondies sur les ministres avant leur nomination. Alors on va parler du programme et des propositions...
Non mais notamment sur les questions de conflits d'intérêts, qu'on évite de nommer des ministres qui sont passés, par exemple dans le secteur financier avant, et qui pourraient être tentés comme ministres de l'économie de défendre des dossiers financiers qu'ils ont eu à traiter dans une grande banque d'affaires. Ça pourrait éviter des conflits d'intérêts. On va en parler d'Emmanuel Macron, n'ayez pas peur.
Hollande qui demande l'exemplarité pour ceux qui briquent des plots. Donc ça peut être le cas aussi sur les laboratoires, pour les ministres de la Santé. Pour les plus hautes responsabilités, est-ce que Marine Le Pen est selon vous exemplaire ?
Marine Le Pen est totalement exemplaire. Écoutez, je pense qu'elle l'a démontré, elle est juste anti-système. Alors c'est vrai que quand vous êtes anti-système, des règles qui ne s'appliquent pas pour certains s'appliquent pour vous.
Voilà, je vais parler des statuts pour les assistants parlementaires. On a trouvé pléthore d'assistants parlementaires qui sont dans le même cas. En fait, vous avez une attitude à géométrie variable par rapport à la justice.
Il y en a qui, il faudrait écouter la justice, d'autres, il ne faut pas l'écouter. Non, ce n'est pas ça. Mais tout le monde répondra à la justice.
Ce n'est pas réjudicain comme attitude. Je suis certain qu'à la fin, tout ça se finira par des non-lieux. Mais je dis simplement, si vous estimez, parce que c'est ça qui nous a été reproché, que des assistants parlementaires ne peuvent pas être en même temps des militants dans leur parti politique, je trouve que la règle est stupide et absurde, et elle n'a jamais été posée avant, donc il faudrait dire les choses avant, avant de condamner, eh bien il faut le faire pour tout le monde.
Alors vous avez, tous les partis politiques ont des assistants parlementaires qui ont des responsabilités en même temps dans le parti, et c'est logique, et c'est souhaitable, et ça n'a rien de problématique ou d'illégal. Une précision. Mais c'est ça que vous reprochez à Marine Le Pen et à certains de nos assistants.
Une précision en ce qui concerne l'affaire Fillon. C'est Vladimir Poutine qui en a parlé ce mercredi, et le Kremlin publiait un communiqué disant « Le président Poutine n'a pas besoin d'intermédiaires pour rencontrer des hommes d'affaires ». Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Rien. C'est un communiqué du président Poutine, voilà. Mais pendant ce temps-là, je vois qu'on parle peu des petites retraites.
Mais on va en parler, mais on vous pose des questions. Oui, mais tant d'après vous répondez, rien, rien. Je n'ai pas à commenter un communiqué de ce point de vue-là de M.
Poutine. M. Philippot, un mot sur le clip de campagne de Marine Le Pen.
On a appris hier qu'il n'y avait pas eu d'autorisation demandée auprès du conservatoire du littoral pour tourner des images de la Bretagne. Il y a même un maire de la Côte qui s'est ému que ces images aussi aient été utilisées. Qu'est-ce que vous pouvez répondre à ça ?
Parce que c'est le droit à l'image des mouettes ou des grains de sable, c'est ça ? Non. Donc tous les Français qui ont fait des petits films de vacances vont aller demander...
Non, il y a une autorisation préalable à demander. Mais pour faire quoi ? Pour faire des films où vous avez, pendant des semaines de tournage, toute une équipe de techniciens, du gros matériel, et je comprends parfaitement.
Vous avez compris votre réponse. Mais là, Marine Le Pen qui va deux heures sur une plage et qui se fait prendre en photo ou filmer par une caméra, il faut arrêter le délire. Là, ça devient pour le coup de la bêtise systématique, du raisonnement pavlovien.
C'est Marine Le Pen, donc on lui cherche des poux. On poursuit. Je ne sais pas si vous allez nous dire qu'on lui cherche des poux à Marine Le Pen, mais il y a aussi dans l'activité le retour de Frédéric Chatillon.
Frédéric Dumoulin. Oui, en fait, lui-même a reconnu hier qu'il était salarié, qu'il était employé pendant la campagne de Mme Le Pen, actuellement. Vous en pensez quoi de M.
Chatillon ? Alors, déjà, il n'y a rien de nouveau. Il a toujours travaillé sur le print et le web.
On me posait les mêmes questions il y a cinq ans pour la campagne présidentielle de 2012. Donc pour moi, ce n'était même pas une information. Entre temps, il a été mis en examen.
Oui, enfin, d'accord, mais...
On a eu des confirmations de son idéologie, entre guillemets, antisémite. Non, mais monsieur, quand vous dites ça, il faut vous fonder sur des condamnations. Sinon, vous êtes dans la diffamation.
Il n'y a pas de condamnation, jamais, de M. Chatillon sur antisémitisme. On va se baser sur des faits.
Il y a des gens dans votre propre parti qui le trouvent sulfureux et qui ne veulent pas le croiser. Marion Maréchal Le Pen, en premier. Donc, est-ce que vous trouvez que vous, est-ce que c'est un ami ?
Est-ce que vous êtes favorable à la présence de M. Chatillon ? Moi, je vous dis, au bout d'un moment, c'est un prestataire de service.
Ce n'est pas un dirigeant, ce n'est pas un élu. Il n'est pas dans le conseil stratégique de campagne, etc. C'est quelqu'un qui fait des travails sur l'impression et le web.
Maintenant, vous savez, si vous voulez raisonner comme ça, alors qu'il n'y a aucune condamnation, rien, c'est facile. Moi, je vais vous dire, il y a des chaînes de télévision qui ont reçu un certain Mehdi Meklat pendant des années et des années, qui en ont fait leur une. – Oui, on en parle aussi. – Oui, oui, enfin, on en parle aussi.
Avec, dès là, là, pour le coup, des centaines de tweets antisémites, d'appels au meurtre, etc., etc. Et il a été reçu complaisamment, il faisait la une des inrocs il y a encore quelques semaines. – Vous savez qu'on en a parlé, y compris ici. – Mais j'imagine bien que vous en avez parlé. – On a parlé du sujet. – Et on nous expliquait que c'était quelqu'un de formidable et que c'était exemplaire. – Quant à la caricature antisémite de M.
Macron par l'équipe Fillon, vous vous souvenez, ça en est où ? Ça en est où ? Ils ne savent toujours pas qui ?
Ils sont tellement mal organisés qu'ils ne savent pas qui fait quoi dans leur campagne. – Il y a des sanctions qui sont en cours. – Je n'en sais rien, peut-être. – Si le directeur de la communication a été convoqué. – D'accord.
Donc on aura une information. – Non, mais est-ce que vous considérez… – Je parle du parti socialiste. – À titre personnel, est-ce que vous considérez que la présence de M.
Chatillon dans la campagne, ça ne porte pas une tâche sur l'entreprise de dédiabolisation de Marine Le Pen ? – Non, parce que c'est un professionnel et qu'il fait ça professionnellement. – C'est un professionnel qui a été mis en examen à cause des contrats qu'il avait avec le FN. – D'accord. – Mais pourquoi prendre ce risque ? – Moi, je n'accuse pas les gens quand il n'y a pas de condamnation. – D'accord. – Je le dis clairement, c'est tout. – Sinon, on est dans la vindicte personnelle. – On est d'accord avec vous, mais pourquoi prendre ce risque ? – Pourquoi prendre quel risque ?
Parce qu'il travaille professionnellement, qu'il travaille habituellement avec nous, et qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Déjà, on n'a pas de banque, qu'on n'ait plus de prestataire de service, c'est ça le but. – Ça veut dire que vous avez du mal à trouver un autre prestataire de service ?
Ça voudrait dire ça ? – C'est le but, en tout cas, qu'il y ait des pressions. C'est le but à lequel chacun, chacune d'entre vous, travaillez chaque jour pour qu'il y ait des pressions, des pressions, des pressions, des pressions, des banques, etc.
Bon, et vous voulez quoi ? Que le FN qui fait 30% des voix au Marine Le Pen ne soit pas candidate, ou ne puisse pas l'être ? Quel est le but de tout cela ? – Est-ce que M.
Chatillon est indispensable au bon fonctionnement du parti et du FN et de la campagne, en tout cas de Marine Le Pen ? Est-ce que c'est un homme clé-clé ? – Ça veut dire quoi, un homme clé ? – Un homme vraiment… – Est-ce que vous êtes un homme clé, vous, chez France Info ?
Non, on peut vous remplacer très facilement. – Eh bien, écoutez, M. Chatillon, c'est un professionnel dans son secteur, et c'est un professionnel dans son secteur.
Mais c'est quand même amusant, enfin, c'est amusant au bout d'un moment. Vous savez, il y a cinq ans, vous posiez les mêmes questions. – Et vous faites semblant de vous indigner, toujours à trois semaines des élections, en faisant semblant de redécouvrir des choses qui n'ont pas changé, il n'y a rien de nouveau, il n'y a pas d'informations, il n'y a pas de révélations, et vous faites semblant avec vos dépêches, etc., de redécouvrir des choses. – Mais M.
Chatillon, ces questions sont judicieuses dans le sens où, vous-même vous dites que vous avez fait un gros effort, Marine Le Pen dit qu'elle fait un gros effort de dédiabolisation, donc voilà, on trouve que ça va… – Moi, j'entendais ce matin sur France Info, M. Chatillon, bien connu pour son antisémitisme, c'est quoi ? C'est une diffamation. – Non, je ne suis pas sûr que ce soit une diffamation, et vous dites, on pose les mêmes questions depuis cinq ans, depuis cinq ans, qu'est-ce qui s'est passé ?
Il y a eu des procès, notamment un, où la justice a reconnu, a considéré que Frédéric Chatillon pouvait être qualifié de dénonazie. Depuis cinq ans, ça s'est passé comme ça. Voilà, on poursuit. – Oui, enfin, vous savez, la justice dit aussi qu'on peut traiter une femme politique de salope, je ne sais pas quoi, donc ne jugez pas toujours la justice parfaite. – La justice, la justice… – Vous vous souvenez de cette, je crois que c'est Mme Morano, je crois, et puis Marine Le Pen aussi a été victime de ce même genre de décision. – La justice a jugé… – On peut vous traiter tous les noms, il n'y a pas de problème, on peut vous traiter de fasciste. – Oui, la justice a jugé, on peut dire que Frédéric Chatillon est néonazie. – Vous vous amuserez à le tweeter. – Et néonazie.
La justice a dit, Frédéric Chatillon peut être qualifié de néonazie. – On avance, on avance. – Vous vous amuserez à le tweeter, 50 fois d'affilée, comme vous parlez. – On avance.
Retour sur le débat de lundi. Comment vous l'avez trouvé ce débat ? – Je l'ai trouvé très intéressant.
J'ai trouvé très intéressant, d'ailleurs il a été suivi par beaucoup de Français, ce qui est un signe, et je pense que ça a été révélateur pour beaucoup de Français. D'abord, il a été concret, en tout cas du point de vue de la part de quelques candidats, Marine Le Pen, elle, y a répondu concrètement. Je pense qu'on sort de là, on sait ce que dit et ce que veut, quelle vision développe Marine Le Pen.
Déjà, elle a été la seule, par exemple, à parler de la question de l'Union européenne. La seule, ce qui est extraordinaire. L'Union européenne qui interdit tout aujourd'hui.
Maîtrise de l'immigration, parce qu'on n'a pas de frontières. – Non, on n'a pas été la seule, il y a Fillon qui est rentré dedans sur la sortie de l'euro. – Patriotisme économique, pardon ? – Non, elle n'a pas été la seule à parler de l'Union, puisque François Fillon l'a attaqué bien en tête sur la sortie de l'euro. – Oui, rappelant des espèces de slogans non argumentés, expliquant que, donc M.
Fillon d'ailleurs, c'est un révélateur, lui, il veut garder l'euro, donc il veut en même temps supprimer 500 000 fonctionnaires, augmenter la TVA de deux points, supprimer la durée légale du temps de travail, on voit ce que ça coûte, le maintien dans l'euro, Fillon en est personnellement un espèce de révélateur et une espèce de preuve personnelle. De ce point de vue-là, c'est intéressant. Mais, par contre, moi j'ai vu, on entendait Marine Le Pen sur les mutuelles, très concrètes, on l'entendait sur l'école, on l'entendait sur le terrorisme islamiste, extrêmement concrète, la fermeture des mosquées radicales, tout ce qu'il faut faire.
Par contre, moi je suis désolé, c'était aussi un révélateur pour M. Macron, où on a quand même vu quelqu'un qui disait « oui mais non, mais non, mais oui », qui était d'accord avec tout le monde et pas d'accord avec tout le monde, qui n'avait aucune réponse concrète sur rien, ne donnait aucune vision sur rien, et était incapable de trancher manifestement, puisqu'il était d'accord et pas d'accord, parfois dans la même phrase. Et on s'est amusé d'ailleurs à aligner ces phrases, vous pouvez changer le sens des mots à l'intérieur des phrases, ça ne change pas la phrase.
Donc ce qu'il prouve, c'est ce qu'on appelle le pipotron d'ailleurs, vous savez, c'est un instrument qui circule sur Internet, vous prenez des bouts de phrase, ça fait des phrases. Vous l'accusez d'être flou, mais est-ce que ça suffit ? Et bien je pense que les gens sont sortis de là en se disant « mais Macron, qu'est-ce qu'on en retient ?
Rien ! » Et c'est cela qui est gênant. C'est ça qui est gênant parce que je pense que ça le rend même...
Il y a un côté inquiétant, très inquiétant chez M. Mabé. Mais en fait, est-ce que ce n'est pas le droit à la nuance que vous contestez ?
Il n'y a pas de nuance. Quand dans la même phrase vous dites « vous voulez plaire à tout le monde en même temps », parce que ça s'est vu en fait, c'est toujours ce qu'il fait, mais au bout d'un moment ça se voit quand vous passez trois heures de débat, quand sur chaque réponse, sur chaque sujet, dans chaque phrase vous voulez plaire à tout le monde en même temps, quitte à dire tout et l'inverse de tout, à mettre des mots très très flous à chaque fois dans tous les sens, et que vous n'avez pas de vision, et que vous refusez de trancher, c'est inquiétant. De ce point de vue-là, la candidature et M.
Macron est un personnage inquiétant, parce que les Français ne savent pas ce qu'il ferait, les Français voient qu'il ne veut pas trancher, qu'il n'a pas de vision pour la France, et je crois que ça a suscité une interrogation et peut-être une inquiétude chez certains Français qui jusqu'ici voyaient les couvertures de presse, les sourires un peu Colgate, mais ne voyaient pas très bien le personnage. Marine Le Pen, elle est rassurante, par contraste ? Marine Le Pen, oui, je crois qu'elle est rassurante.
Il conclut sur l'Europe et l'Europe ? Justement, je pense que c'est un sujet sur lequel elle a été capable de démontrer que, et il y aura d'autres débats pour le faire bien sûr, que si nous maintenons la situation actuelle, voire si on l'aggrave, comme prévu dans les programmes de M. Fillon et Macron, avec des gouvernements de la zone Europe, eh bien, l'épargne des Français est en danger, clairement, et c'est le cas depuis la directive de l'Union bancaire, où on peut aller piocher directement dans l'épargne des Français pour rembourser les banques.
Ils l'ont déjà fait à Chypre, et c'est lié au système de l'euro. Les retraites et les salaires sont en danger, parce que l'austérité à vie, on voit où ça mène, ça mène à la Grèce. Vouloir rester à tout prix dans l'euro, ça mène à la Grèce.
Ça mène à une idée, et ça ne règle rien économiquement. Ce qui fait que la Grèce a réouvert son débat sur la sortie de l'euro. C'est très impopulaire la sortie de l'euro, vous savez, c'est un petit problème quand même par rapport au programme de Marine Le Pen, vous savez bien que ça inquiète une énorme majorité de Français, et même dans votre électorat d'ailleurs, il y a aussi pas mal de...
Il y a une grande majorité de notre électorat qui est convaincue sur le sujet, mais...
Majorité, mais pas 100%. D'abord, heureusement, on n'est pas comme M. Macron entouré d'agences de com', parce que ce n'est que ça que sa candidature, à prendre les sondages les meilleurs et puis essayer de mettre des slogans.
On défend des convictions. Si aujourd'hui on dit qu'un pays n'a aucune liberté politique, aucune liberté économique et industrielle avec l'euro, en étant dépendant d'une banque centrale à Francfort, on le dit, on le démontre, et on le répète, ce sont nos convictions. Marine Le Pen, sans monnaie, sans frontières, sans maîtrise du budget, sans maîtrise de ses lois, ne peut pas conduire une politique de changement.
Et n'importe quel président qui serait élu alors qu'il ne dirait pas la vérité aux Français, c'est-à-dire qu'il ne récupérerait pas la souveraineté qui nous a été enlevée, serait forcément en échec et impopulaire au bout de 6 mois. Ça fait des années que les Français connaissent ça. On élit quelqu'un, plein d'espérance, au bout de 6 mois il déçoit, on veut passer à quelqu'un d'autre.
Il faut sortir de ce cycle. Et pour sortir de ce cycle, il faut retrouver la souveraineté. Je prends un exemple très concret.
L'Europe nous dit hier ou avant-hier, même la clause Molière, vous savez, parler français sur les chantiers, ce serait interdit au niveau du droit européen. Mais moi, dès qu'on a ouvert le débat sur la clause Molière, c'est la première chose que j'ai dit dans les médias. Arrêtez d'en parler, de toute façon, ce sera déclaré illégal par votre Union européenne.
Donc c'est illégal et c'est en plus insuffisant parce qu'il faudrait juste abroger la directive des tâches-toutes des travailleurs. Est-ce que pour faire cette politique, il faut absolument sortir de l'euro ? Pourquoi Marine Le Pen dit, finalement, je me plierai à votre décision, il y aura un référendum et c'est le peuple qui décidera ?
Est-ce qu'elle a une hésitation en dernière ligne droite ? Est-ce qu'elle peut se dire, la sortie de l'euro, ça peut être de l'inflation, ça peut être de la fuite des capitaux, ça peut être une attaque pour les petits épargnants ? Où vous en êtes sur ce sujet-là ?
Non, elle n'a vraiment pas d'hésitation, elle a toujours dit, le sujet est tellement important pour l'avenir collectif de la nation qu'elle fera un référendum sur notre appartenance à l'Union européenne après les négociations. Et là, les Français auront le choix et ils décideront. Et si elle perd ce référendum, elle s'en va ?
Si elle perd, elle s'en va. Parce qu'elle n'est pas comme les autres, à s'accrocher juste pour s'accrocher. Pour faire quoi ?
Du Hollande ? Du Sarkozy ? Donc elle aura été présente 6 mois peut-être ?
Déjà, c'est une perspective que moi, je n'envisage pas une seconde, parce que si les Français...
Qu'elle soit présidente ou qu'elle perde le référendum ? Non, qu'elle perde le référendum. L'autre est une perspective que j'envisage beaucoup plus facilement.
Si les Français ont fait confiance à Marine Le Pen à l'élection présidentielle, c'est qu'ils adhèrent à son projet. Et on n'a pas caché les choses, nous. On n'est pas comme Macron, à rester dans le flou, le vague, à ne pas trancher.
On dit les choses. Donc les Français sauront pourquoi ils votent en mai prochain. Et ce référendum, elle le gagnera parce que les Français, vous savez, ils veulent réduire l'immigration fortement.
Pour cela, on a besoin de notre souveraineté territoriale, de nos frontières nationales. Ils veulent faire du patriotisme économique, soutenir nos PME françaises, faire en sorte qu'elles puissent, par exemple, être prioritaires dans les marchés publics. Pour cela, on a besoin de se défaire des règles de l'Union européenne, parce que sinon, c'est intéressant.
Par exemple, il y a beaucoup d'autres exemples comme ça. Il y a quand même une grosse inquiétude. Il y a quand même une grosse inquiétude sur les six premiers mois où vous entendez un certain nombre d'économistes, de banquiers dire que l'arrivée de Marine Le Pen, c'est l'inflation assurée, c'est la hausse des taux d'intérêt, donc c'est le bazar.
Et c'est la fuite des capitaux. Comment est-ce que vous gérez, comment vous rassurez l'opinion sur cette période de six mois entre l'élection de Marine Le Pen et le référendum ? Déjà, ce ne sera pas le bazar parce qu'il y aura enfin un chef de l'État et un État.
Mais ça ne suffit pas, on va quand même dans un certain nombre de domaines siffler la fin de la récréation et arrêter l'insécurité, le laisser-faire économique général où on laisse les grands groupes faire pression, la grande distribution sur les petits éleveurs, les petits producteurs. Ce sont quelques exemples où la grande distribution sur les DME...
Est-ce que ça passe par le limogéage de fonctionnaires ? Non. Ça a été plus ou moins évoqué.
Non, non, non, mais vous savez...
Ou de juges, ou de policiers...
Il n'y a aucun limogéage. Nous sommes parfaitement respectueux des institutions de la République. D'ailleurs, davantage que certains hauts fonctionnaires politisés qui se permettent d'intervenir dans la campagne électorale et qui ne respectent pas, qui n'honorent pas d'ailleurs plus que cela.
Parce que moi, j'en viens, je sais ce que c'est que l'honneur d'être fonctionnaire qui n'honorent pas leurs fonctions. Parce que le fonctionnaire, il n'est pas là d'ailleurs pour servir un régime. Il est là pour servir la France et la République, premièrement.
Et se plier évidemment au choix démocratique qui est fait par les Français. Et c'est tout leur honneur. Comment vous sécurisez cette période où il peut y avoir de très fortes turbulences économiques ?
Alors voilà, ce que vous dites là, vous savez, c'est la même chose. Ça devait être le bazar après le Brexit. Ça devait être le bazar après le vote le 23 juin 2016.
Mais on n'y est pas dans le Brexit, c'est pas encore...
Non, non, mais religieux, ce qui était écrit à l'époque, peut-être même dans le monde, ça devait être le bazar après le vote. Après le vote. Parce que le vote allait déclencher des anticipations, etc.
Et ça, c'est ce qui a été théorisé, ça s'appelle le pros et peur. Alors, il faut quand même expliquer au bout d'un moment aux gens, c'est-à-dire que vous avez des institutions qui sont en fait complètement politisées, ce type Institut Montaigne, IFRAP, ou des think tanks qui sont en fait tous liés à des grandes boîtes, ou qui sont liés à des candidats, là, Macron, Fillon essentiellement, et qui vous font des prévisions apocalyptiques pour effrayer les gens, pour que surtout, ils ne changent rien. Parce que ces grandes boîtes-là ont intérêt à ce que rien ne change en France.
Est-ce qu'elles se gaffent toujours en permanence, un maximum ? Et est-ce qu'elles aient des petits valets au pouvoir qui puissent servir leurs intérêts ? Et a fortiori des valets soumis à leurs maîtres de l'Union européenne.
Voilà la réalité. Ça, c'est le pros et peur. Et puis quand ça leur échappe et que le peuple ne vote pas dans leur direction et que ça se produit vraiment, type Brexit, on se rend compte que c'était du pipeau.
Et les mêmes institutions, comme elles l'ont fait en septembre dernier, reviennent devant le peuple en disant, on s'est trompé, on était trop pessimiste. Je vous donne un exemple. La Banque d'Angleterre avait dit, si les Anglais votent le Brexit, le Royaume-Uni finira l'année 2016 en récession.
Le Royaume-Uni a fini l'année 2016 avec deux fois plus de croissance que la France. Quand on vous entend, on a vraiment l'impression que votre cible, c'est Macron, Macron, Macron. Ah non, mais grand patron, Fillon, il n'est pas mal non plus.
Vous espérez...
AXA, Marc Ladré de la Charrière...
Vous préférez être au deuxième tour face à...
Enfin, vous préférez que votre candidate soit au deuxième tour face à M. Fillon ? Non, mais je n'ai pas de préférence particulière.
Je pense que ce sont vraiment des programmes très, très similaires, sur le fond. Vous pensez que M. Fillon peut encore être au deuxième tour ?
Mais oui, bien sûr. Non, non, bien sûr. Vous savez, l'élection, un mois avant, ce serait très présomptueux de dire que les jeux sont faits.
Personne, pour l'instant, n'est au second tour. C'est aux Français de le décider. Il reste un mois de campagne avant le premier tour et un vote absolument décisif.
Mais ce sera, de toute façon, que ce soit Macron ou Fillon, un débat intéressant, parce que vous aurez deux visions du monde très, très différentes. Le mondialisme, vraiment décomplexé. C'est vrai que peut-être que Macron l'assume davantage, parce que lui, il dit même qu'il n'y a pas de culture française.
Il dit même que les arts français ne les a jamais vus. Je ne fais que le citer. Il a du mal, manifestement, que même avec la langue française, on voit des anglicismes qui apparaissent un peu partout dans sa campagne.
Ça, c'est...
Je ne parle même pas de son programme de casse sociale. C'est un programme très laxiste en matière d'immigration. Ça veut dire que Emmanuel Macron, c'est le parti de l'étranger, pour vous ?
C'est ça que ça veut dire ? Non, ce ne sont pas des termes que j'emploie. C'est le parti de ce qui existe, de la politique qui est menée depuis des dizaines d'années.
Mais peut-être plus assumée, plus aggravée encore. Et d'ailleurs, c'est tellement vrai que c'est la politique menée depuis des dizaines d'années que regardez qui l'entoure. On nous avait promis, il y a quelques semaines, le renouveau, une autre manière de faire de la politique, en marche, etc.
On voit Robert Hu, tous les ministres hollandais qui, peu à peu, sont en train de le rejoindre. Les Français vont se retrouver avec la même majorité que celle qu'on a depuis 5 ans. M.
Bayrou, M. Attali, M. Berger, il y en a plein.
Enfin, il arrive quand même à rassembler, alors qu'on a l'impression que du côté de Marine Le Pen couvre grand les bras, c'est plus difficile quand même. Ça, vous ne ressentez pas ? Je ne vous le dis franchement, on n'a pas envie de rassembler avec Robert Hu et les ministres de François Hollande.
Vous avez lancé des appels, Marine Le Pen l'a dit. Nicolas Dupont-Aignan, vous aimeriez bien. Mais il est candidat.
Surtout qu'il progresse dans les sondages. Mais il est candidat, il a parfaitement le droit, il est candidat à l'élection présidentielle. Maintenant, je lui dis, il est patriote.
Il est patriote et il est gaulliste comme moi. Et donc, il aura toute sa place dans le dispositif. Mais bien entendu, il aurait toute sa place dans le dispositif, parce que nos adversaires savent se réunir au second tour.
Vous ne voyez pas, là, les Fillon, Macron, Mélenchon, Hamon, tous, là, ça fera alliance au second tour. On le sait déjà. Même si c'était Hamon ou Mélenchon au second tour, mais Fillon et Macron seraient derrière lui.
Ça, on le sait. Nous aussi, il faut qu'on soit unis. Et Dupont-Aignan, vous comptez sur lui au second tour ?
Pour le second tour ? Oui, bien sûr. Vous avez des gages de lui ou pas ?
Non, on n'a pas de gages de lui. Il a fait sa campagne. Mais bien sûr, moi, je pense qu'il fera le bon choix, comme le feront tous les patriotes, qui soient d'ailleurs connus comme M.
Dupont-Aignan, ou moins connus, des gens qui viennent de la gauche, qui viennent de la droite, qui veulent défendre la souveraineté, l'identité nationale, le modèle social, et qui aiment la France profondément, tout simplement. Jean Lassalle ? Je ne peux pas faire mon marché dans les candidats.
C'est intéressant de savoir votre majorité. Non, non, mais on n'est pas là pour faire...
Pour l'instant, Jean Lassalle, c'est un peu normal, je l'ai peu entendu, je ne peux pas me prononcer. Je sais qu'il défend des choses intéressantes sur la ruralité, je pense qu'il le fait avec conviction et avec sincérité, et c'est vrai que ça tombe bien. Nous aussi, depuis des années et des années, nous défendons les services publics dans la ruralité, nous disons que la ruralité a été abandonnée, et nous sommes au chevet des agriculteurs et des éleveurs français, qui sont vraiment, eux, les dindons de cette mondialisation, malgré eux, de cette mondialisation sauvage, et que personne, dont personne, d'ailleurs, je remarque, excusez-moi, je finis juste la phrase, personne ne parle dans cette élection, à part Marine Le Pen, précisément de la situation des agriculteurs.
Personne. Et c'était peut-être le grand oublié du débat. On va parler de ce que vous appelez la ruralité, les départements et les régions.
Mais Nicolas Dupont-Aignan ferait un bon Premier ministre ? On ne sait pas, d'abord, à moi, de le dire, ce sera la présidente de la République française. Mais vous avez une idée, vous la conseillez beaucoup.
Je ne vois pas pourquoi il n'aurait pas les qualités pour l'être, mais ce n'est pas une discussion que Marine Le Pen a à ma connaissance. Je crois que c'est une question piège de Frédéric Dumoulin, parce qu'on avait dit à un moment que vous pourriez être le Premier ministre de Marine Le Pen, et puis, a priori, ce n'est pas forcément ce qui est prévu. Alors, on poursuit, Françoise Fresseau.
Alors, justement, à propos de la ruralité, dans l'actualité, l'Association des maires de France auditionne aujourd'hui les candidats. Dans le projet de Marine Le Pen, il y a la suppression des conseils régionaux. Est-ce que vous pouvez nous expliquer la logique de la mesure, et comment vous y prenez pour supprimer les conseils régionaux ?
Alors, comment on s'y prend ? Là, pour le coup, ce n'est pas très compliqué. Il faut changer l'arsenal législatif français.
Les conseils régionaux, ils datent du début des années 80, avec les premières élections en 86. Il ne s'agit pas de supprimer les régions. Toujours une Bretagne, une Alsace, une Picardie, etc., bien sûr.
Ça, c'est l'histoire et c'est la géographie. Mais supprimer le conseil régional avec ses élus rémunérés, avec ses conseils économiques et sociaux régionaux rémunérés. Dans des élus fonds d'Assemblée nationale ?
Vous voyez, c'est la deuxième preuve qu'on n'est pas démagogique. Oui, on va effectivement renoncer à des élus. Vous avez des élus, vous n'avez pas réussi à remporter des régions.
Non, parce qu'ils se sont retirés. Il faut supprimer cette strata. Et en plus, cette strata, si vous voulez, en plus, la fusion avec les grosses régions est encore plus éloignée.
Donc, c'est beaucoup de coûts. Ça permettra de baisser les impôts locaux. C'est beaucoup de complexité.
Il faut supprimer en même temps les intercommunalités. Alors, les communes pourront travailler entre elles, comme elles savent le faire avec des syndicats, par exemple, sur certains sujets précis. Mais il faut préserver absolument les communes.
Moi, je regrette que 1 000 communes aient déjà disparu à cause des fusions un peu forcées. Les régions, c'était quand même tout le développement économique. Oui, mais je sais que beaucoup de nos concurrents ne croient pas aux communes.
Or, c'est la proximité. Or, le maire, chacun le connaît. Et d'ailleurs, il faudrait revaloriser le maire des petites et des moyennes communes.
Il faut les revaloriser parce que c'est un métier qui est à plein temps. Revaloriser, c'est-à-dire un statut élu avec un salaire ? Oui, et revaloriser d'ailleurs leurs indemnités parce qu'il y a des maires ruraux qui gagnent quelques centaines d'euros par mois, alors qu'ils sont 24 heures sur 24.
Le maire, il pouvait le solliciter sur tout. Vous savez ce qu'on veut dire ? Avec Marine Le Pen, avec Florian Philippot, on retourne à la France d'antan.
C'est un peu la France autrefois idéalisée. Communes, départements, états. Oui, mais quand ça me fait...
On n'a rien sur la décentralisation, en fait. En partie. La formation, le développement économique des régions, c'est ça qui incarnent les régions.
Qu'est-ce que vous en faites de ça ? Voilà, justement. Alors les compétences ne disparaissent pas.
Les compétences de proximité, par exemple les lycées, c'est une compétence de proximité des régions, vont vers les collectivités de proximité, en l'occurrence les départements, parce qu'il y a une cohérence. Ils ont déjà les collèges, ils auront les lycées aussi. Qui sont exempts ?
Attendez, il y a des financements qui vont aussi derrière, et y compris le personnel. On pourra jouer ensuite sur les départs à la retraite, mais d'abord les personnels des régions et des intercommunalités seront d'abord transférés soit vers la collectivité qui reprend la compétence, soit vers l'État, quand c'est l'État qui reprend la compétence. Il y a aussi les compétences que va reprendre l'État.
Par exemple, les transports régionaux, l'aménagement du territoire au sens large. Il faut un grand ministère de l'aménagement du territoire. Ça a été un des grands oubliés des dernières décennies, l'aménagement du territoire, pour équilibrer la ruralité, les banlieues.
C'est comme fiché en l'air toute la décentralisation, en gros. Mais ce n'est pas un bon en arrière. Est-ce que vous trouvez que ça a été positif, ce qui a été fait, du point de vue du coût des finances publiques ?
Ça a explosé, explosé, y compris le nombre de fonctionnaires territoriaux. Les impôts locaux ont explosé. Est-ce que ça a rendu la démocratie plus performante ?
Non. Plus personne ne s'y retrouve. Vous votez pour des collectivités, vous ne connaissez même pas leurs compétences, et on ne peut pas en vouloir aux gens, c'est extrêmement compliqué.
Les agents eux-mêmes, parfois, sont perdus, je vous l'assure. Moi, je suis conseiller régional, je le sais. Et ce n'est pas leur faute non plus, c'est très compliqué.
Et puis, ce n'est pas efficient. Quand vous avez six strates de la commune à l'Union européenne qui peuvent s'occuper potentiellement de tout, au bout d'un moment, on se marche les uns sur les autres, on se marche sur les pieds, ou alors on dépense pour montrer aux autres qu'on est meilleur. Donc c'est la course à la dépense.
Et en combien de temps vous pouvez penser pouvoir faire ça ? Il faut le faire la première année du quinquennat. La première année du quinquennat, la dissolution des conseils régionaux.
Et les intercommunalités, et grandes réformes sur l'Union européenne, voire des parts si les Français...
Vous allez perdre tous vos élus, vous allez perdre vos élus européens, vous allez perdre vos élus régionales...
Oui, vous voyez. Non, non, mais...
Bah, mais voilà. D'accord. Voilà, un parti, une candidate qui travaille pour l'intérêt général, vous voyez.
Alors peut-être que vous perdriez peut-être les élus régionaux européens. Il y a le problème aussi de la majorité après la présidentielle. Une question peut-être de Julien.
Oui, vous avez investi, je crois, à partir d'aujourd'hui, déjà 530 candidats pour les législatives. D'abord, ça veut dire qu'il reste de la place pour qui ? Ah ben, il reste...
Alors, nous, on a fait deux étapes. Les préinvestitures et les investitures confirmées. Il reste de la place parce que tout n'est pas encore investi.
D'accord. Mais 530 candidats sont bien investis, là, maintenant. Je ne serais pas capable de vous donner un chiffre précis, très honnêtement, parce que j'aurais dû le regarder avant de venir chez vous, mais ça doit être ça, puisque c'est écrit dans la presse ce matin.
Vous-même, vous serez candidat ou pas ? Oui, moi, je suis préinvesti, je crois que je suis confirmé. Marine Le Pen ?
Dans la 6e circonscription de Moselle, à Fort-Bac. Marine Le Pen sera candidat ou ? Marine Le Pen sera présidente de la République.
Donc, on ne peut pas être président de la République et en même temps député, et on ne compte pas revenir sur cette interdiction de cumul. Et quelle majorité ? D'ailleurs, c'est cohérent avec ce qu'on disait tout à l'heure, nous souhaitons d'ailleurs une assemblée à 300 députés, et élus sur une liste nationale à la proportionnelle...
Non, ça ne peut pas être dès le mois de juin. Non, c'est vrai. L'Assemblée sera élue sous l'ancien modèle.
C'est pour 2022, ça ? Ce sera pour, a priori, 2022, oui, c'est ça. Parce que vous savez ce que propose Benoît Hamon.
Il dit proportionnel au niveau régional, éventuellement, et dissolution de l'Assemblée pendant le quinquennat, élection législative avant 2022. Non, mais ça, ça peut être un choix du président ou de la présidente de la République. Maintenant, il faut conserver aussi une certaine stabilité.
Donc je ne sais pas s'il faut faire des dissolutions comme ça en permanence. Mais oui, il y a eu une liste nationale, pour que les députés se souviennent bien qu'ils sont des élus de la nation, qu'ils doivent voter les lois de la nation, qui seront redevenus souveraines par rapport à l'Union européenne. 300 députés et non pas 577, ça suffit largement.
Comme 200 sénateurs et non pas 348, ça suffit largement. Les sénateurs, eux, représentant les territoires. Et donc je pense que c'est équilibré.
Et puis on va recourir au référendum beaucoup plus souvent. Pour modifier, par exemple, la Constitution, il faudra obligatoirement un référendum. On va supprimer la procédure du Congrès, on l'enlèvera de la Constitution.
C'est ce qu'on proposera. Le Congrès a trahi sur le traité de Lisbonne. Bon, là, il a démontré qu'il ne méritait plus cette possibilité de modifier la Constitution.
Il faut que ce soit le peuple. Et d'ailleurs, la procédure normale, si vous relisez notre Constitution, c'est normalement le référendum. Et il est prévu dans la Constitution que le Congrès, ce soit l'exception.
On en a fait l'inverse. Une seule possibilité, donc, de modifier la Constitution, le peuple. Le peuple, le référendum.
Le Congrès. Et on créera le référendum d'initiative populaire. Vous rassemblez 500 000 signatures, et bien vous déclenchez vous-même un référendum.
Donc le peuple qui va voter pour la présidentielle ou législative avec une question de Françoise. Dans les sondages, on voit que Marine Le Pen est systématiquement battue au deuxième tour. Est-ce que pour vous, 2017, l'enjeu, c'est la présidentielle ou c'est plutôt les législatives ?
Ah non, les deux. Les deux. C'est-à-dire la présidentielle est absolument...
Et là, la victoire est parfaitement possible. Bon, qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Moi, ce qui me fait dire ça, c'est que...
Alors déjà, moi, j'ai une petite expérience. Je ne crois pas au sondage de second tour avant que le premier tour soit arrivé. Et vous croyez au sondage de premier tour ou pas ?
Oui, enfin, je ne fétisise pas le chiffre, mais je regarde les dynamiques. Parce que là, selon les sondages, Marine Le Pen est entre 24-5 et 27%. Oui, c'est ça.
Bon, après, est-ce que c'est plus...
Et Emmanuel Macron, un peu plus, un peu moins ? Oui, mais enfin, il faut regarder les dynamiques globalement. Ça, oui, après, le chiffre, ça, je ne sais pas du tout ce qu'il vaut.
Et je ne mettrai pas ma main à couper que les chiffres sont les bons. Et certains disent, d'ailleurs, dans tous partis politiques confondus, Marine Le Pen, elle est peut-être sous-évaluée, sous-estimée. Peut-être.
En tout cas, sur le terrain, nous, on ressent...
Je ne suis pas capable de vous dire sur le terrain, si on est plutôt à 31 ou 27, c'est difficile à ce niveau-là. Mais en tout cas, on est très haut, c'est certain. Et donc, avec...
Pardon. Et on voit aussi une volonté d'aller voter. Voilà.
Je crois qu'il y a beaucoup de Français qui, peut-être, d'ailleurs, s'abstenaient et qui ont compris que le vote, c'était plus qu'utile. C'est un mot un peu dévoyé, ça, le vote utile. Le vote, c'est une arme de pouvoir.
De pouvoir. On peut, avec le vote. Le Brexit l'a démontré.
Ceux qui ne croyaient plus au vote, peut-être qu'ils ont vu le Brexit, ils disaient, ah, ben si, en fait, on peut changer les choses encore en votant, même quand l'ensemble des médias, etc., vous disent l'inverse. Voilà.
Même quand l'ensemble des médias soutiennent un autre candidat. Bon. Et vous savez qui.
Mais je pense que ça, ça va se traduire dans les urnes. Et donc, on peut gagner. Et on va gagner aussi parce que les Français se diront, mais attendez, on ne va pas continuer avec les mêmes, quoi.
On ne va pas reprendre un ancien ministre de Hollande ou un ancien premier ministre de Sarkozy. On connaît les résultats de cette politique. Ça ne mène à rien de bon.
Les médias, vous aimez bien, quand même. Vous avez fait un débat sur TF1. C'est d'ailleurs une première, quand même, pour le Front National et pour sa candidate d'être invité dans un grand débat avec les cinq principaux candidats. plus de 10 millions de téléspectateurs.
Est-ce que pour vous, vous avez l'impression d'avoir gagné en respectabilité ? Est-ce que ce n'est pas une victoire, peut-être aussi pour vous d'ailleurs, qui êtes l'un des stratèges politiques de ce parti, d'avoir permis à Marine Le Pen d'avoir cette place ? Est-ce que vous trouvez qu'elle a été acceptée dans le fameux système que vous dénoncez ?
Il ne manquerait plus que ça, quand même. Vous imaginez TF1 organiser un débat sans Marine Le Pen ? Déjà, moi, j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas les 11 candidats.
Et nous l'avons dit avant le débat, et nous l'avons dit au début du débat. Et oui, on l'aura effectivement les deux prochaines fois, ce qui est une très bonne chose. Maintenant, chacun est à égalité.
Il n'y a pas de petits et de grands candidats. Il y a des candidats au sens de la Constitution française. Sur les législatives, vos ambitions, c'est quoi pour les législatives ?
Une majorité. Une majorité. Absolument.
Tu ne seras pas forcément que le front. On ouvrira...
Expliquez-nous exactement les contours de votre majorité. Mais ça veut dire que Marine Le Pen, président de la République française, s'adresse à tous ceux qui veulent, qui s'engagent sur un projet qui est le sien ou qui est très proche, avec sincérité, qui sont patriotes, qui viennent, peu importe de la gauche ou de la droite, peu importe...
Citez-nous quelques noms parce qu'on ne voit pas très bien ce que vous voulez. Mais non, mais je ne veux pas...
Je vous dis...
Alors, on va poser la question vraiment. Est-ce qu'il peut y avoir...
Je vais te donner un exemple concret. Oui, oui. Oui, il y a trois semaines, par exemple, un maire et conseiller départemental de Seine-et-Marne, M.
Baquet, qui est maire et conseiller départemental depuis pas mal de temps, qui était chez les Républicains il y a trois semaines. Il a rejoint le rassemblement Bleu Marine. Il a parrainé Marine Le Pen.
Et voilà. Et je pense que...
Mais est-ce que plus globalement...
Ce n'est pas Robert Rue, ce n'est pas une star. Mais c'est un excellent élu de terrain. Et en plus, il dirigeait le SDIS, c'est-à-dire les pompiers dans son département.
Est-ce qu'on connaît bien le terrain ? Plus globalement, est-ce qu'il peut y avoir un rapprochement ? C'est ça, la logique.
Entre la droite et l'extrême droite ? Non, l'extrême droite, je ne sais pas. Elle n'est pas présente, je crois, dans cette élection.
Oui. Et elle est allée à 0,8% des voix d'après le ministère de l'Internet. Vous savez, quand on parle d'extrême droite, on pense au Front National.
Ah oui, vous, vous pensez au Front National. Mais ce n'est pas très respectueux des millions d'électeurs français qui n'aiment pas être traités d'extrémistes. Et ils ont bien raison.
Moi, je défend l'eurohonneur. Donc, vous pensez qu'il peut y avoir un rapprochement, Front National, Parti Les Républicains ? Vous tablez dessus ?
Ah non, un rapprochement, Les Républicains, ça n'aurait aucun sens. Après l'élection ? Ils sont européistes.
Avec Laurent Wauquiez, par exemple. Attendez, ils ont un bilan d'immigration massive. Je vous souviens, sous Fillon, on a fait 1 million d'entrées légales en 5 ans.
On a laissé l'islamisme se développer. On a laissé Schengen continuer. Ils veulent continuer, d'ailleurs, avec Schengen, encore aujourd'hui.
On n'a rien à voir. Sur l'Europe, ils sont fédéralistes. Ils veulent la France complètement sous tutelle dans tous les domaines.
Et ils sont ultra-libéraux. Les Républicains qui voudraient vous rejoindre, vous leur dites oui ou non ? Mais il y a des Républicains qui ne se sentent plus bien, plus chez eux, chez les Républicains.
Parce qu'ils sont gaullistes, par exemple. Et il y a des négociations déjà avec vous. Des gens qui viennent aussi, d'ailleurs, du centre ou de la gauche, qui ne se sentent plus bien.
Comment voulez-vous vous sentir bien dans des partis qui défendent l'inverse de vos convictions ? Parce qu'on voit au quotidien, ils vont chez Macron. Non, mais là, vous parlez, vous, des vieilles gloires.
C'est le plateau des années 80, vous voyez. Moi, j'ai comparé ça un peu à la tournée star des années 80, à la campagne de Macron. Sauf que j'ai précisé que je préférais Jeanne Masse à Robert U.
Et je préfère Desireless à François Bayrou. On arrive pratiquement à la fin des émissions. Peut-être une ou deux questions, vous, concernant Florent Philippot.
Vous entendez ce qu'on entend, nous, au Front National. Si Marine Le Pen n'est pas élue, ce sera la fête à Philippot. Est-ce que vous craignez d'être banni de ce mouvement, si jamais c'est la défaite ?
Ma fête, je crois que c'est le début mai. Vous voyez ? Mais ce sera ma vraie fête, la Saint-Florien.
Gilbert Collin. Elle est masquée un peu par la Saint-Sylvain, je crois. On ne le voit pas dans le calendrier.
Mais parlons sérieusement. Gilbert Collin dit même qu'il faudrait vous virer du Front National, vous le savez. Neuil a démenti.
Ça n'avait tellement pas de sens qu'il disait qu'il se présentait, selon ce livre, au comité central du Front, alors qu'il n'est pas adhérent du Front. Donc on voit bien qu'il s'est totalement inventé. Ce qu'on sent, c'est que vous jouez quand même très gros dans cette campagne, puisque vous avez imprimé la ligne, et que là, pour le moment, elle est perdante au deuxième tour.
Donc est-ce qu'il peut y avoir un éclatement du Front National en cas de défaite ? Vous savez, Marine Le Pen, c'est une grande personne, vous la connaissez, à qui on n'impose rien. Donc elle sait ce qu'elle fait.
Moi, je me retrouve totalement dans sa stratégie depuis le premier jour et dans ses convictions. Et on ne peut pas dire que ce ne soit pas couronné de succès. Ça fait quand même trois élections successives qu'on est premier parti de France.
Donc il y a pire quand même comme politique. Maintenant, moi, vous savez, j'entendais déjà, j'ai retrouvé des articles qui datent de janvier 2013. J'étais à peine arrivé, où on me disait déjà, Jean-Philippe, on a pour quelques semaines.
Moi, je laisse passer tout ça. Au début, je regardais maintenant. Allez.
Et vous dites, ça y est, c'est gagné ? Non. Marie Le Pen, vous êtes présidente, vous serez peut-être...
Non, je dis aux Français, allez-y, ne pouvez pas voler cette élection, ne remettez pas les mêmes, même quand ils se présentent sous un visage un peu différent. Vous aurez d'ailleurs les mêmes majorités que celles que vous avez depuis 30 ans. Ne faites pas cela.
Allez vers un projet, allez sur marine2017.fr, nos 144 engagements, et vous verrez que vous vous y retrouverez très certainement. Dernière question, 30 secondes.
Un dernier mot, M. Philippeau, partagez-vous l'émotion du monde politique après la mort d'Henri Emanuelli ? Oui, je ne le connaissais pas personnellement, mais j'ai le souvenir qu'il avait fait campagne pour le nom en 2005.
Efficacement, et moi je le connaissais comme téléspectateur, à vrai dire, un partisan moi aussi du nom à l'époque, et je l'avais trouvé efficace, et c'est ce que je voudrais en retenir. Merci, c'est la fin de questions d'info, Florian Philippeau. Alors avant de conclure, je voudrais annoncer l'apparition d'un livre qui vous est consacré, Florian Philippeau, son titre, Philippeau Ier, le nouveau visage du Front National, c'est un ouvrage d'Astri Devilaine et de Marie là-bas, et c'est publié chez Plon.
Merci d'avoir répondu à notre invitation, Florian Philippeau, merci à vous de nous être fidèles, et à la semaine prochaine. Merci.
Florian Philippot