L'invité d'Apolline Matin : Budget 2027, une nouvelle taxe anti-sucre, les industriels inquiets - 30/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse partielle
Glace, biscuits, bonbons, Merci veut taxer les produits très sucrés dès l'année prochaine et c'est dans le projet de budget.
- 0:54RelanceRéponse partielle
Tous les produits ne seraient pas concernés ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Ce que vous voulez dire, c'est que votre marge a été rognée par l'inflation ?
- 2:05ComplaisanteRéponse partielle
Emmanuel ?
- 2:10OuverteRéponse directe
L'argument santé publique est compliqué et difficile à opposer.
- 3:38OuverteRéponse directe
Etan, dites-nous, vous vouliez réagir sur cette taxe sur les produits sucrés.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26InvitéFait
« Totalement contre. Totalement contre parce que ce ne sont pas les produits très sucrés qui seront visés, ce sont les produits sucrés dès le premier gramme de sucre et tous les produits. »
- 1:02InvitéFait
« Oui mais dès le premier gramme de sucre, dès le premier gramme de sucre, les produits seront concernés. »
- 1:42InvitéChiffre
« Pour faire simple, dans les négo, les fameuses négociations commerciales, nous avions demandé l'année dernière 3,5 de hausse. On a obtenu 0,0 plus. »
- 3:11InvitéFait
« Mais ça n'a rien à voir avec un sujet comme celui d'aujourd'hui qui est un sujet budgétaire pour essayer de boucher un trou abyssal parce que le gouvernement ne sait pas faire d'économie. »
- 5:12InvitéChiffre
« C'est une taxe qui, a priori, devrait partir autour de 200 millions, mais nous savons très bien que si elle doit continuer, elle va se terminer un milliard comme les autres. »
Temps de parole
- Invité50 %
- Présentateur18 %
- Présentateur 214 %
- Auditeur10 %
- ?7 %
≈ 17,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez RMC.
Il
est 7h43 sur RMC. Glace, biscuits, bonbons, Merci veut taxer les produits très sucrés dès l'année prochaine et c'est dans le projet de budget. Bonjour Jean-François Loiseau. Vous êtes le président de l'Agnat. L'Agnat, c'est l'association qui représente plus de 20 000 entreprises de l'agroalimentaire en France. Ce projet de taxe sur les produits sucrés dans le budget de 2027, vous êtes contre
?
Totalement contre. Totalement contre parce que ce ne sont pas les produits très sucrés qui seront visés, ce sont les produits sucrés dès le premier gramme de sucre et tous les produits, il n
'y a
pas que les bonbons, il y a tous les produits de la boulangerie. Le pain d'épices que vous allez chercher, le fameux pain d'épices de Dijon, le nougat de Montélimar, le miel français que l'on veut, tous ces produits-là seront taxés dès le premier gramme. Le gouvernement n'a pas d'autre idée finalement que d'aller chercher encore une fois dans le pouvoir d'achat du consommateur pour bout
de chez les fonds. Alors selon nos
informations, tous les produits ne seraient pas concernés.
Ça dirait
effectivement des plus sucrés, ce qui comporte plus de
23% de sucre. Oui mais dès le premier gramme de sucre, dès le premier gramme de sucre, les produits seront concernés. Et tous les produits de la boulangerie seront concernés. Dans les informations que nous avons, qui viennent, alors pas forcément que du gouvernement, parce que déjà c
'est
la cacophonie au sein du gouvernement, mais l'idée de fonds de créer une taxe supplémentaire alors que nous sommes complètement écrasés sur les charges, on n'a pas pu passer un euro de hausse depuis le 1er mars ce dernier. Alors qu'il y a eu la guerre en Iran et il n
'y a
pas eu un euro de passé.
Ce que vous
voulez dire, c'est que votre marge, on va y revenir, votre marge a été rognée par l'inflation qui a été en quelque sorte absorbée par les
entreprises de l'agroalimentaire
? Pour faire simple, dans les négo, les fameuses négociations commerciales, nous avions demandé l'année dernière
3
,5 de hausse. On a obtenu 0,0 plus. Alors que l'inflation avait été autour de 1%.
La
guerre en Iran, les conséquences avec l'augmentation du prix du plastique, le doublement du prix du gaz, 50% de plus pour l'électricité, pas un euro de passage de hausse. Les entreprises en
ont besoin. Ça vous coûte plus cher de faire vos produits
mais vous ne les vendez pas plus cher. Emmanuel ?
Non, l'argument qui est compliqué et auquel il est difficile de s'opposer,
c
'est quand même l'argument santé publique. Au départ,
on
s'est vendu, ça marche. Non, mais pourquoi le faire la
veille du budget ? C
'est-à-dire,
on
a des études au niveau international qui me disent que oui, la taxe, elle est répercutée sur les prix. Le but du jeu, c'est de changer le comportement des consommateurs en les incitant à consommer des produits moins sucrés. Et surtout, ce qui est encore plus intéressant, c'est que ces taxes, elles ont eu aussi des effets sur les industriels qui ont été poussés à réduire la teneur en sucre dans leurs produits. Donc, vous pouvez vous adapter, en fait.
Mais
bien entendu. Mais à un moment donné, il y a des limites à tout. Depuis 10 ans, nous avons baissé les pourcentages de sucre, de sel et je dirais même de gras d'une manière générale. Moins 15 à moins 20% de sucre depuis 15 ans dans les produits entre guillemets de la boulangerie. Moins 15 à moins 20% de baisse du sel dans les produits de la boulangerie ou de la charcuterie. Donc, vous avez raison. Nous nous adaptons. Mais à la limite, ces sujets-là font partie de ce qu'on appelle un peu l'éducation à l'alimentation.
Le mieux manger.
Mais ça n'a rien à voir avec un sujet comme celui d'aujourd'hui qui est un sujet budgétaire pour essayer de boucher un trou abyssal parce que le gouvernement ne sait pas faire
d'économie. Ce que je veux dire, c'est
que la motivation du gouvernement et ça, Emmanuel, je pense que... On
ne peut pas
contester.
La motivation serait plutôt de toucher de l'argent que d'aider vraiment la santé des Français. Il n'y a qu'à
100
ans, Jean.
Etan est avec nous en direct qui nous appelle de Chaville dans les Hauts-de-Seine. Bonjour, Etan. Oui, bonjour.
Je dis que vous nous
appelez de Chaville mais comme vous êtes routier, vous êtes peut-être déjà ailleurs sur la route. Non, je ne
suis
pas encore parti.
Vous êtes encore à la maison.
Etan, dites-nous, vous vouliez réagir sur cette taxe sur les produits sucrés.
Oui,
moi, je trouve ça très, très injuste parce qu'actuellement, on sait qu'il y
a
une fracture sociale qui est énorme en France. Les plus riches et les plus pauvres,
l
'écart n'a jamais été aussi grand. On n'en parle pas, malheureusement, avec cette campagne présidentielle qui se présente. Moi, j'ai des chiffres de l'INSEE. 50% des Français les plus riches détiennent 95% de la richesse. Et l'autre moitié, 50%, ils n
'en
détiennent que 5. Et cet écart n'a jamais été aussi grand. Avec une telle mesure, je pense que le fossé va encore se creuser. Pourquoi
? Parce que
vous estimez que ça va toucher les plus modestes ? Tout à fait. Les gens qui consomment les produits sucrés, on le voit au supermarché, on le voit partout où on fait nos courses, c'est souvent des gens des classes populaires. Malheureusement, c'est comme ça. Donc, je pense que ça, ça va contribuer
à... Et l'argument santé, l
'argument santé, Ethan, vous ne l'entendez pas ? Vous trouvez que c'est
juste pour mettre une taxe de plus
? On peut s'y prendre autrement.
On
peut taxer les produits du luxe, par exemple, et répertorier l'argent en granger dans de la prévention. Je pense que ce serait plus utile. Parce que dans ces cas-là, si on prend tout le temps en plus faible, comment voulez-vous qu'on résume ce problème
? Parce qu'effectivement, ça aura
une répercussion immédiate sur le ticket de CAIR. Il
y a d'autres mesures.
On peut s'interroger, par exemple, sur certains produits taxés à 5,5% de TVA et qui, pour la santé, ne sont pas extraordinaires.
Mais bien sûr. Mais les sujets de santé, il faut les traiter sur le long terme. Ça passe par de la formation, de l'éducation, et vous l'avez dit, par un travail qui doit être fait par nos entreprises de baisse des taux. Mais le sujet, en l'occurrence, il va être très clair. C'est une taxe qui, a priori, devrait partir autour de 200 millions, mais nous savons très bien que si elle doit continuer, elle va se terminer un milliard comme les autres. d'achat, ce sont les consommateurs qui vont
payer. Ce sont notamment
les céréales.
Donc, c'est scandaleux. Moi, je
suis fou de rage parce qu'il y a 400 agences aujourd'hui, gouvernementales, pari-gouvernementales, qui totalisent 73 milliards de dons, les aides publiques aux développements. Qu'est-ce qu'on en fait ces agences
?
Rien du tout. Le gouvernement n'a pas le courage de faire le vrai travail de fond. Le vrai travail de fond,
c
'est qu'on doit faire des économies comme les entreprises font les économies quand elles doivent le
faire.
Une dernière question. L'inflation, l'un de... la grande distribution, le patron d'Intermarché, dit on va vers une inflation à deux chiffres.
Est
-ce que c'est aussi ce que vous constatez
?
Il y aura une inflation. Et les consommateurs paieront ça et là quelques centimes de plus parce que de toute façon, il y a des hausses normales. Mais
la sécheresse de cet été, vous devez bien voir ce qu'elle va vous coûter
déjà. Oui, alors la sécheresse de cet été, il faut en parler. Comment est-ce que l'on va faire pour s'approvisionner, par exemple en matière première céréalière ou en fourrage pour les animaux ? Il y aura certainement des importations. d'ailleurs c
'est
un sujet dont il faudra parler. On se cache derrière ce sujet-là parce qu'il y
a
une grosse sécheresse, il y
a
un manque de production à l'école. On va être obligé d'importer. Il faut l'accepter. Donc il y aura une augmentation des prix. Mais mettre une taxe pour expliquer que c'est pour la santé des consommateurs alors qu'on sait c'est pour essayer de mettre un peu d'argent dans un trou à fond perdu, c'est scandaleux pour les entreprises. Dans chacun des départements français, il
y
a des entreprises de l'agroalimentaire et des petites entreprises. Il n
'y a
pas que les grosses entreprises. Moi je suis président d'une boîte où il
y
a 98% de PME et de TPE. L'ANIA c'est ça.
Merci beaucoup d'avoir été à notre micro ce matin. Jean-François Loiseau,
président
de l'ANIA, l'association des entreprises de l'industrie agroalimentaire.