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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 30 septembre 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéBudget & impôts

L'invité d'Apolline Matin : Budget 2027, une nouvelle taxe anti-sucre, les industriels inquiets - 30/09

Au micro : Apolline Matin Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse partielle

    Glace, biscuits, bonbons, Merci veut taxer les produits très sucrés dès l'année prochaine et c'est dans le projet de budget.

  • 0:54RelanceRéponse partielle

    Tous les produits ne seraient pas concernés ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Ce que vous voulez dire, c'est que votre marge a été rognée par l'inflation ?

  • 2:05ComplaisanteRéponse partielle

    Emmanuel ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    L'argument santé publique est compliqué et difficile à opposer.

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Etan, dites-nous, vous vouliez réagir sur cette taxe sur les produits sucrés.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26InvitéFait
    « Totalement contre. Totalement contre parce que ce ne sont pas les produits très sucrés qui seront visés, ce sont les produits sucrés dès le premier gramme de sucre et tous les produits. »
  • 1:02InvitéFait
    « Oui mais dès le premier gramme de sucre, dès le premier gramme de sucre, les produits seront concernés. »
  • 1:42InvitéChiffre
    « Pour faire simple, dans les négo, les fameuses négociations commerciales, nous avions demandé l'année dernière 3,5 de hausse. On a obtenu 0,0 plus. »
  • 3:11InvitéFait
    « Mais ça n'a rien à voir avec un sujet comme celui d'aujourd'hui qui est un sujet budgétaire pour essayer de boucher un trou abyssal parce que le gouvernement ne sait pas faire d'économie. »
  • 5:12InvitéChiffre
    « C'est une taxe qui, a priori, devrait partir autour de 200 millions, mais nous savons très bien que si elle doit continuer, elle va se terminer un milliard comme les autres. »

Temps de parole

  • Invité50 %
  • Présentateur18 %
  • Présentateur 214 %
  • Auditeur10 %
  • ?7 %

≈ 17,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez RMC.

0:03
Locuteur

Il

0:04
Présentateur

est 7h43 sur RMC. Glace, biscuits, bonbons, Merci veut taxer les produits très sucrés dès l'année prochaine et c'est dans le projet de budget. Bonjour Jean-François Loiseau. Vous êtes le président de l'Agnat. L'Agnat, c'est l'association qui représente plus de 20 000 entreprises de l'agroalimentaire en France. Ce projet de taxe sur les produits sucrés dans le budget de 2027, vous êtes contre

0:25
Locuteur

?

0:26
Invité

Totalement contre. Totalement contre parce que ce ne sont pas les produits très sucrés qui seront visés, ce sont les produits sucrés dès le premier gramme de sucre et tous les produits, il n

0:34
Locuteur

'y a

0:34
Invité

pas que les bonbons, il y a tous les produits de la boulangerie. Le pain d'épices que vous allez chercher, le fameux pain d'épices de Dijon, le nougat de Montélimar, le miel français que l'on veut, tous ces produits-là seront taxés dès le premier gramme. Le gouvernement n'a pas d'autre idée finalement que d'aller chercher encore une fois dans le pouvoir d'achat du consommateur pour bout

0:54
Locuteur

de chez les fonds. Alors selon nos

0:54
Présentateur

informations, tous les produits ne seraient pas concernés.

0:58
Locuteur

Ça dirait

0:58
Présentateur

effectivement des plus sucrés, ce qui comporte plus de

1:02
Invité

23% de sucre. Oui mais dès le premier gramme de sucre, dès le premier gramme de sucre, les produits seront concernés. Et tous les produits de la boulangerie seront concernés. Dans les informations que nous avons, qui viennent, alors pas forcément que du gouvernement, parce que déjà c

1:15
Locuteur

'est

1:15
Invité

la cacophonie au sein du gouvernement, mais l'idée de fonds de créer une taxe supplémentaire alors que nous sommes complètement écrasés sur les charges, on n'a pas pu passer un euro de hausse depuis le 1er mars ce dernier. Alors qu'il y a eu la guerre en Iran et il n

1:29
Locuteur

'y a

1:29
Invité

pas eu un euro de passé.

1:30
Locuteur

Ce que vous

1:30
Présentateur

voulez dire, c'est que votre marge, on va y revenir, votre marge a été rognée par l'inflation qui a été en quelque sorte absorbée par les

1:40
Locuteur

entreprises de l'agroalimentaire

1:41
Invité

? Pour faire simple, dans les négo, les fameuses négociations commerciales, nous avions demandé l'année dernière

1:45
Locuteur

3

1:46
Invité

,5 de hausse. On a obtenu 0,0 plus. Alors que l'inflation avait été autour de 1%.

1:51
Locuteur

La

1:51
Invité

guerre en Iran, les conséquences avec l'augmentation du prix du plastique, le doublement du prix du gaz, 50% de plus pour l'électricité, pas un euro de passage de hausse. Les entreprises en

2:02
Locuteur

ont besoin. Ça vous coûte plus cher de faire vos produits

2:04
Présentateur

mais vous ne les vendez pas plus cher. Emmanuel ?

2:06
Auditeur

Non, l'argument qui est compliqué et auquel il est difficile de s'opposer,

2:10
Locuteur

c

2:10
Auditeur

'est quand même l'argument santé publique. Au départ,

2:12
Locuteur

on

2:12
Auditeur

s'est vendu, ça marche. Non, mais pourquoi le faire la

2:15
Locuteur

veille du budget ? C

2:15
Auditeur

'est-à-dire,

2:17
Locuteur

on

2:17
Auditeur

a des études au niveau international qui me disent que oui, la taxe, elle est répercutée sur les prix. Le but du jeu, c'est de changer le comportement des consommateurs en les incitant à consommer des produits moins sucrés. Et surtout, ce qui est encore plus intéressant, c'est que ces taxes, elles ont eu aussi des effets sur les industriels qui ont été poussés à réduire la teneur en sucre dans leurs produits. Donc, vous pouvez vous adapter, en fait.

2:38
Locuteur

Mais

2:38
Invité

bien entendu. Mais à un moment donné, il y a des limites à tout. Depuis 10 ans, nous avons baissé les pourcentages de sucre, de sel et je dirais même de gras d'une manière générale. Moins 15 à moins 20% de sucre depuis 15 ans dans les produits entre guillemets de la boulangerie. Moins 15 à moins 20% de baisse du sel dans les produits de la boulangerie ou de la charcuterie. Donc, vous avez raison. Nous nous adaptons. Mais à la limite, ces sujets-là font partie de ce qu'on appelle un peu l'éducation à l'alimentation.

3:05
Locuteur

Le mieux manger.

3:07
Invité

Mais ça n'a rien à voir avec un sujet comme celui d'aujourd'hui qui est un sujet budgétaire pour essayer de boucher un trou abyssal parce que le gouvernement ne sait pas faire

3:14
Locuteur

d'économie. Ce que je veux dire, c'est

3:15
Présentateur

que la motivation du gouvernement et ça, Emmanuel, je pense que... On

3:19
Locuteur

ne peut pas

3:20
Auditeur

contester.

3:20
Locuteur

La motivation serait plutôt de toucher de l'argent que d'aider vraiment la santé des Français. Il n'y a qu'à

3:25
Présentateur

100

3:26
Locuteur

ans, Jean.

3:26
Présentateur

Etan est avec nous en direct qui nous appelle de Chaville dans les Hauts-de-Seine. Bonjour, Etan. Oui, bonjour.

3:31
Locuteur

Je dis que vous nous

3:31
Présentateur

appelez de Chaville mais comme vous êtes routier, vous êtes peut-être déjà ailleurs sur la route. Non, je ne

3:36
Locuteur

suis

3:36
Présentateur

pas encore parti.

3:36
Locuteur

Vous êtes encore à la maison.

3:38
Présentateur

Etan, dites-nous, vous vouliez réagir sur cette taxe sur les produits sucrés.

3:42
Locuteur

Oui,

3:42
Présentateur

moi, je trouve ça très, très injuste parce qu'actuellement, on sait qu'il y

3:45
Locuteur

a

3:45
Présentateur

une fracture sociale qui est énorme en France. Les plus riches et les plus pauvres,

3:49
Locuteur

l

3:50
Présentateur

'écart n'a jamais été aussi grand. On n'en parle pas, malheureusement, avec cette campagne présidentielle qui se présente. Moi, j'ai des chiffres de l'INSEE. 50% des Français les plus riches détiennent 95% de la richesse. Et l'autre moitié, 50%, ils n

4:03
Locuteur

'en

4:03
Présentateur

détiennent que 5. Et cet écart n'a jamais été aussi grand. Avec une telle mesure, je pense que le fossé va encore se creuser. Pourquoi

4:10
Locuteur

? Parce que

4:11
Présentateur

vous estimez que ça va toucher les plus modestes ? Tout à fait. Les gens qui consomment les produits sucrés, on le voit au supermarché, on le voit partout où on fait nos courses, c'est souvent des gens des classes populaires. Malheureusement, c'est comme ça. Donc, je pense que ça, ça va contribuer

4:26
Locuteur

à... Et l'argument santé, l

4:28
Présentateur

'argument santé, Ethan, vous ne l'entendez pas ? Vous trouvez que c'est

4:30
Locuteur

juste pour mettre une taxe de plus

4:31
Présentateur

? On peut s'y prendre autrement.

4:32
Locuteur

On

4:32
Présentateur

peut taxer les produits du luxe, par exemple, et répertorier l'argent en granger dans de la prévention. Je pense que ce serait plus utile. Parce que dans ces cas-là, si on prend tout le temps en plus faible, comment voulez-vous qu'on résume ce problème

4:47
Locuteur

? Parce qu'effectivement, ça aura

4:48
Présentateur

une répercussion immédiate sur le ticket de CAIR. Il

4:50
Locuteur

y a d'autres mesures.

4:51
Auditeur

On peut s'interroger, par exemple, sur certains produits taxés à 5,5% de TVA et qui, pour la santé, ne sont pas extraordinaires.

4:59
Invité

Mais bien sûr. Mais les sujets de santé, il faut les traiter sur le long terme. Ça passe par de la formation, de l'éducation, et vous l'avez dit, par un travail qui doit être fait par nos entreprises de baisse des taux. Mais le sujet, en l'occurrence, il va être très clair. C'est une taxe qui, a priori, devrait partir autour de 200 millions, mais nous savons très bien que si elle doit continuer, elle va se terminer un milliard comme les autres. d'achat, ce sont les consommateurs qui vont

5:22
Locuteur

payer. Ce sont notamment

5:22
Présentateur

les céréales.

5:23
Locuteur

Donc, c'est scandaleux. Moi, je

5:24
Invité

suis fou de rage parce qu'il y a 400 agences aujourd'hui, gouvernementales, pari-gouvernementales, qui totalisent 73 milliards de dons, les aides publiques aux développements. Qu'est-ce qu'on en fait ces agences

5:35
Locuteur

?

5:36
Invité

Rien du tout. Le gouvernement n'a pas le courage de faire le vrai travail de fond. Le vrai travail de fond,

5:42
Locuteur

c

5:42
Invité

'est qu'on doit faire des économies comme les entreprises font les économies quand elles doivent le

5:46
Locuteur

faire.

5:46
Présentateur

Une dernière question. L'inflation, l'un de... la grande distribution, le patron d'Intermarché, dit on va vers une inflation à deux chiffres.

5:55
Locuteur

Est

5:55
Présentateur

-ce que c'est aussi ce que vous constatez

5:56
Locuteur

?

5:57
Invité

Il y aura une inflation. Et les consommateurs paieront ça et là quelques centimes de plus parce que de toute façon, il y a des hausses normales. Mais

6:04
Auditeur

la sécheresse de cet été, vous devez bien voir ce qu'elle va vous coûter

6:07
Invité

déjà. Oui, alors la sécheresse de cet été, il faut en parler. Comment est-ce que l'on va faire pour s'approvisionner, par exemple en matière première céréalière ou en fourrage pour les animaux ? Il y aura certainement des importations. d'ailleurs c

6:17
Locuteur

'est

6:17
Invité

un sujet dont il faudra parler. On se cache derrière ce sujet-là parce qu'il y

6:20
Locuteur

a

6:20
Invité

une grosse sécheresse, il y

6:21
Locuteur

a

6:21
Invité

un manque de production à l'école. On va être obligé d'importer. Il faut l'accepter. Donc il y aura une augmentation des prix. Mais mettre une taxe pour expliquer que c'est pour la santé des consommateurs alors qu'on sait c'est pour essayer de mettre un peu d'argent dans un trou à fond perdu, c'est scandaleux pour les entreprises. Dans chacun des départements français, il

6:39
Locuteur

y

6:39
Invité

a des entreprises de l'agroalimentaire et des petites entreprises. Il n

6:42
Locuteur

'y a

6:42
Invité

pas que les grosses entreprises. Moi je suis président d'une boîte où il

6:44
Locuteur

y

6:44
Invité

a 98% de PME et de TPE. L'ANIA c'est ça.

6:48
Présentateur

Merci beaucoup d'avoir été à notre micro ce matin. Jean-François Loiseau,

6:51
Invité

président

6:52
Présentateur

de l'ANIA, l'association des entreprises de l'industrie agroalimentaire.