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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 20 septembre 2022 3 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsJustice

La gauche a une conception de l'état de droit à géométrie variable

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10François-Xavier BellamyFait
    « ceux qui voudraient sortir la Hongrie de l'Union européenne sont en réalité une partie, une partie de ce plan, ou les complices de cette stratégie. »
  • 0:30François-Xavier BellamyFait
    « Viktor Orban n'a pas du tout contesté les décisions récentes de la Commission européenne »
  • 1:00François-Xavier BellamyFait
    « une discussion qui a lieu entre la Hongrie et la Commission européenne pour valider un plan en 17 points »
  • 2:30François-Xavier BellamyChiffre
    « Monsieur Babic, Premier ministre tchèque, a détourné 13 millions d'euros de la Politique Agricole Commune pour sa propre entreprise familiale. »
  • 3:00François-Xavier BellamyFait
    « Monsieur Babis est toujours membre du groupe Renew auquel appartient Monsieur Macron »
  • 3:30François-Xavier BellamyFait
    « il y a un moment où il faut parler d'état de droit, il faut en parler en Hongrie, il faut en parler dans tous les pays européens. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On passe notre temps à nous dire que Vladimir Poutine cherche à diviser les Européens. Moi, je dis que ceux qui voudraient sortir la Hongrie de l'Union européenne sont en réalité une partie, une partie de ce plan, ou les complices de cette stratégie. Le but, au contraire, c'est de réussir à reconstruire l'unité de l'Union européenne, à rapprocher tous les Européens.

La Commission européenne, c'est d'ailleurs ce qu'elle veut faire, en réalité. Et vous observerez que Viktor Orban n'a pas du tout contesté les décisions récentes de la Commission européenne, parce qu'en réalité, c'est un moment, une étape de la discussion qui a lieu en ce moment, dont vos confrères se font l'écho hier et aujourd'hui, une discussion qui a lieu entre la Hongrie et la Commission européenne pour valider un plan en 17 points qui permettra que la Hongrie se dote des éléments nécessaires de contrôle anti-fraude, dont l'Union européenne a besoin pour pouvoir garantir la sécurité des investissements qui sont faits dans ce pays. Mais je me permets de signaler qu'on parle tout le temps de la Hongrie.

J'aimerais bien qu'on traite des questions d'état de droit dans tous les pays européens. Je le dis depuis le début. À Malte, une journaliste, une de vos consœurs, a été assassinée, Daphné Caruana Galizia, parce qu'elle enquêtait sur les soupçons de corruption tournant autour du Premier ministre et de son entourage dans le cadre des Panama Papers.

Le Premier ministre en question a été directement impliqué dans le fait que l'enquête qui couvrait sa mort a été freinée par tous les moyens possibles. Il est socialiste. Personne n'en parle.

Pourquoi Monsieur Muscat fait-il toujours partie du groupe socialiste ? Pourquoi Monsieur Gozzi, qui a travaillé pour Monsieur Muscat, est-il aujourd'hui député de la République En marche au Parlement européen ? Tout le monde semble indifférent à cette question.

Monsieur Babic, Premier ministre tchèque, a détourné 13 millions d'euros de la Politique Agricole Commune pour sa propre entreprise familiale. Et quand des parlementaires de ma famille politique ont mené une commission d'enquête parlementaire dans son pays, il les a menacés de mort lui-même. Ils ont dû être placés sous protection policière à Bruxelles.

Personne n'en parle. Monsieur Babis est toujours membre du groupe Renew auquel appartient Monsieur Macron qui fait des leçons de morale à tout le monde. Donc si vous voulez, il y a un moment où il faut parler d'état de droit, il faut en parler en Hongrie, il faut en parler dans tous les pays européens.

Il faut en parler en France aussi d'ailleurs. Le sujet de la Hongrie, c'est : est-ce que les marchés publics sont trop souvent captés par des proches du pouvoir ? Mais j'aimerais bien qu'on s'intéresse à la question de l'affaire McKinsey en France. - Donc votre réponse, c'est chacun a son vilain petit canard, arrêtez de dire du mal de Viktor Orban. - Je ne dis pas du tout ça.

Je dis : parlons des sujets partout, avec une vraie exigence de loyauté intellectuelle. Le jour où nos adversaires politiques feront preuve de la même exigence quand il s'agira de leurs propres amis et de leurs adversaires politiques, je les prendrai au sérieux.