Face à l'extrême droite, ripostons !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le 12e épisode de Touche pas à mon peuple, le podcast de la France insoumise. Cette semaine, Manuel Bompard nous fait l'honneur d'un nouveau point politique avec comme grosse actualité de la semaine la condamnation et l'inéibilité de Marine Le Pen. Il reviendra également sur les mobilisations à venir et notamment celle du 1er mai.
C-ci, on ressent le besoin grandissant d'une 6e République. Et justement la semaine dernière, nous avons lancé notre grande campagne pour la 6e République et pour la paix. Dans cet épisode, c'est Pierre Cadalin, particulièrement impliqué sur le sujet qui nous en parle.
Le 31 mars dernier marqué la fin de la trêve hivernale. C'est donc l'occasion de parler du droit au logement avec François Picmal. Nous faisons un focus sur l'accessibilité avec Anaïs Belloisa Shéfi qui dépose une proposition de loi sur le sujet avec plusieurs de ses collègues.
Aussi à l'approche du 1er mai, il est temps de parler de droits des travailleuses. Avec Gabriel Catala, nous définirons ensemble ce que sont les métiers féminins. Il est temps de reconnaître la pénibilité particulière de ces métiers.
Et enfin, la carte blanche de l'insoumission.fr FR s'intéressera cette semaine au génocide toujours en cours à Gaza. Mais pour l'heure, on débute avec le point politique.
Manuel Bompard, c'est à toi. Et donc le grand sujet politique de la semaine, la grande actualité politique de la semaine, c'est évidemment le procès et le verdict dans le procès du Rassemblement national avec la condamnation qui a été prononcée de Marine Le Pen et d'un certain nombre d'autres dirigeants politiques du Rassemblement national qui ont été députés européens en même temps que Marine Le Pen ou de collaborateurs à l'époque du Rassemblement national au Parlement européen qui d'ailleurs un certain nombre d'entre eux sont devenus aujourd'hui députés et c'est une condamnation sur des motifs qui sont des motifs très lourds. On parle d'un préjudice qui est estimé à plus de 4 millions d'euros et on parle d'un système organisé dans lequel manifestement Marine Le Pen était en quelque sorte la pièce maîtresse et qui consistait à ce que les élections au Parlement européen ayant eu lieu, les élus eurodéputés du Rassemblement national mettaient en partage une partie de leur enveloppe qui normalement permet de financer des collaborateurs parlementaires qui sont censés assister ses élus dans leur activité politique et ben le Rassemblement national décidait de prendre une partie de ces enveloppes pour embaucher d'autres collaborateurs souvent des très proches d'ailleurs de Marine Le Pen ou de Jean-Marie Le Pen pour mener des activités qui n'avaient rien à voir avec l'activité politique de leur élu ou avec leur activité au Parlement européen.
Par exemple, on a découvert que le majord d'homme de Jean-Marie Le Pen avait été payé comme collaborateur au Parlement européen. Par exemple, on a découvert que un homme qui est aujourd'hui député, qui était collaborateur à l'époque, monsieur Julien Audou, avait envoyé 3 mois après son embauche un mail au député européen dont il était normalement le collaborateur pour lui demander de faire sa connaissance, de pouvoir enfin venir au Parlement européen pour le rencontrer. C'est-à-dire que ça faisait 3 mois qu'il avait été embauché, mais il n'avait jamais rencontré le Parlementaire européen pour lequel il travaillait normalement.
Et donc c'est des faits qui sont évidemment des faits d'une extrême gravité et qui frappe un parti le Rassemblement national qui pendant des années et des années voire des dizaines d'années et des dizaines d'années a donné beaucoup de leçons à tout le monde à essayer de se présenter comme étant le parti de la vertu en politique. Jean-Marie Le Pen avait un slogan à l'époque. son slogan c'était tête haute main propre et le Rassemblement national expliquait à longueur de plateau, à longueur d'antenne que lui il était pas comme les autres, queil allait en quelque sorte passer un grand coup de balai dans la vie politique française.
Marine Le Pen disait que il fallait considérer inéligible pour toute la vie des personnes qui ont été condamnées pour corruptionou pour détournement de fonds public et bizarrement elle semble avoir perdu la mémoire aujourd'hui et le rassemblement national à l'Assemblée nationale ses députés passent leur temps sur n'importe quel sujet à déposer des amendements pour critiquer la justice qui serait trop laxiste euh pour proposer des peines planchées des peines automatiques. C'est-à-dire que indépendamment de l'is juge, si vous avez commis tel délit, vous devez immédiatement avoir une peine qui soit une peine automatique. Le Rassemblement national passe son temps à vouloir durcir les peines, augmenter le niveau des sanctions judiciaires.
Mais bizarrement là aussi sur ce sujet, il considère qu'il est victime d'une cabale ou d'un complot et il continue à se déclarer innocent sans par ailleurs n'avoir jamais donné aucun argument qui permettrait de douter aujourd'hui de sa culpabilité, aucun argument qui permettrait de d'expliquer les éléments dont je vous ai parlé, en quoi ils étaient compatibles avec la loi aujourd'hui. Et vous savez quand on aspire à gouverner un pays comme la France en particulier, quand on aspire à pouvoir gouverner ce pays en matière de justice comme sur d'ailleurs un certain nombre d'autres sujets, il faut avoir des principes constants, des principes qui s'appliquent pour tout le monde de la même manière et qui s'appliquent pas pour soi autrement que pour les autres ou qui s'appliquent pas pour ceux dont on considère que ce sont nos amis différemment que pour les autres. Et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle nous les insoumis parce que nous avons des principes constants.
Nous avons dit que en ce qui nous concerne, on considère qu'une peine comme une peine d'inéligibilité ne devrait normalement pouvoir s'appliquer qu'une fois que l'ensemble des recours ont expiré. Mais une fois qu'on a dit ça, est-ce que pour autant ça veut dire que la peine d'inéligibilité dont euh a écopé euh Marine Le Pen et qui pourrait être confirmé en appel, puisqu'il y aura un jugement d'appel d'ici 1 an, est-ce qu'on considère que cette peine d'inéligibilité est illégitime, qu'elle ne devrait pas voir le jour ? Évidemment non puisque si bien sûr en démocratie c'est d'abord au peuple de choisir ses représentants.
Si nous nous considérons qu'il devrait y avoir des possibilités de contrôle des élus par le peuple comme par exemple le pouvoir de révoquer un élu en cours de mandat, il y a des situations, il y a des circonstances dans lesquelles des délits ont été commis par des élus et il est normal que ces élus ne puissent pas se présenter parce que ces délits en quelque sorte viennent altérer le processus démocratique. Si vous avez recours à de la corruption dans le cadre d'une élection, c'est-à-dire que vous allez acheter des voies et donc vous allez pervertir la démocratie, vous allez en modifier les conditions, vous allez fausser le résultat de l'élection. Et donc légitimement, si vous avez été coupable de ce type de délit, vous ne pouvez pas vous représenter à une élection.
De la même manière, si vous avez détourné des fonds publics, c'est-à-dire que si vous avez utilisé des moyens qui normalement sont attribués à telle ou telle mission, mais qu'en vérité vous les avez utilisé pour promouvoir vos idées euh et pour financer des collaborateurs qui avaient pour rôle de travailler à l'émergence ou à renforcement de votre parti, bah évidemment dans ce cas-là, vous avez altéré, vous avez modifié le processus démocratique et donc il y a des circonstances dans lesquelles les juges ont le pouvoir de prononcer des peines d'inéligibilité. Évidemment, ce n'est pas contradictoire avec le fait de dire que par ailleurs dans le cadre de la 6e République, il devrait y avoir aussi des pouvoirs du un pouvoir de contrôle des citoyens du peuple sur ses élus qui soient renforcés. Et c'est le principe notamment de l'idée de la possibilité de révoquer un élu en cours de mandat.
Alors, face à cette situation, face à ce jugement, vous avez le Rassemblement national qui montre son vrai visage. C'est-à-dire qu'il continue à se déclarer innocent partout. Il en a le droit, il a le droit de se défendre.
Mais par contre, ce qu'il n'a pas droit, c'est de venir menacer un juge. C'est venir considérer queen quelque sorte nous serions dans la tyrannie des juges comme l'a dit un député du Rassemblement national, c'est de mettre en cause, c'est de pointer l'institution judiciaire dans son ensemble. Évidemment, la justice peut être faillible et c'est la raison pour laquelle d'ailleurs dans le système judiciaire français, il y a des voies de recours, il y a la possibilité d'aller en appel, il y a la possibilité d'aller en cassation quand c'est nécessaire.
Mais venir menacer ou menacer y compris physiquement une juge qui se retrouve aujourd'hui obligée de se protéger, venir dénoncer comme ça cette juge à l'Assemblée nationale devant la représentation nationale. Alors là évidemment on sort d'un une vision de la démocratie à laquelle on peut aspirer et en quelque sorte le Rassemblement national qui depuis des années des années essaie de se dédiaboliser, de présenter un visage qui serait un visage différent de ce qu'il est réellement. a fait tomber le masque, a fait tomber le rideau, a montré en fait quel est son vrai visage.
C'est un parti facieux, c'est un parti dangereux, c'est un parti qui menace la démocratie, qui menace les règles de base de l'état de droit comme le font d'ailleurs tous ses amis, tous ses partenaires dans tous les pays du monde. à chaque fois qu'ils arrivent au pouvoir, que ce soit Bolsonaro au Brésil, que ça soit Javier Miley en Argentine, que ce soit Donald Trump aux États-Unis ou par exemple Victor Orban en Hongrie, à chaque fois les principes de l'état de droit sont attaqués, sont remis en cause par ce parti dangereux. Et aujourd'hui, ce parti appelle à une manifestation qui va avoir lieu ce dimanche à Paris.
Et cette manifestation, c'est un moment qui est un moment assez inédit de l'histoire. Ça fait depuis très longtemps que le Rassemblement national, l'extrême droite, ne défile pas massivement dans les rues en France. Et donc cette initiative, cet appel à manifester ne peut pas rester sans réaction de notre part.
Dans l'histoire, quand l'extrême droite a commencé à se mobiliser, à s'emparer dans les rues, ça fait écho à des périodes assez sombres de l'histoire. C'est par exemple la manifestation des liqu fascistes de 1934. Et heureusement en 1934 cette manifestation, il y a eu une riposte populaire à la hauteur de cette manifestation.
Et aujourd'hui, notre devoir, notre responsabilité, c'est d'appeler à une riposte populaire à la hauteur du danger qui est devant nous. Et c'est la raison pour laquelle je vous appelle toutes et tous d'ors et déjà à noter dans votre agenda, dans votre calendrier la date du 1er mai prochain. Évidemment, le 1er mai, c'est d'abord une journée internationale pour les droits des travailleuses et des travailleurs.
Et le 1er mai, on manifestera bien sûr pour la paix, c'est une journée internationale, on manifestera bien sûr contre la guerre sociale que veut nous imposer ce gouvernement, en particulier en prenant prétexte de la situation internationale. Mais on manifestera aussi contre l'extrême droite et on manifestera aussi pour l'unité du peuple pour dire qu'on ne les laissera pas nous diviser. On manifestera pour défendre la démocratie et la République menacée par ces faxieux qui désormais veulent défiler dans nos rues.
Donc ça va être une date importante et chacune et chacun d'entre nous a une responsabilité pour faire connaître cette date, pour appeler à y participer, pour coller des affiches pour savoir que cette date existe, pour appeler autour de vous à y participer, à manifester, à distribuer des tractes pour mobiliser le peuple et apporter la plus belle réponse que l'on pourra apporter à la volonté du Rassemblement national aujourd'hui de défier la République. D'ici à cette date du 1er mai, il y aura sans doute d'autres événements, mais le cœur, l'enjeu, la réponse de masse, ça sera le 1er mai prochain. Et ce qui doit être, c'est ce qui doit être aujourd'hui notre grande priorité.
Mobilisez-vous, on se retrouve dans la rue. Bye bye. La 6e République, si on devait la résumer en un mot, c'est la défense de la démocratie.
Aujourd'hui, on le voit bien, la démocratie est en danger. D'abord parce que dans le pays, les élections n'ont pas été respectées les élections de juillet dernier. La gauche n'a pas été euh conviée à gouverner alors qu'elle était en tête des élections.
Et c'est un grave problème démocratique qui mine euh et qui d'une certaine manière pourrit l'ambiance démocratique dans le pays. Cette proposition de 6e République, on la porte avec Jean-Luc Mélenchon depuis longtemps. Déjà, c'était en 2012.
D'ailleurs, le slogan qui qui était porté, c'était "Prenons le pouvoir." Prenez le pouvoir. Et bien c'est bien ça l'enjeu, c'est que la souveraineté populaire soit respectée dans le pays, que les citoyens puissent intervenir avec le référendum d'initiative citoyenne pour alors proposer une loi, pour en abroger une autre, par exemple la réforme des retraites au hasard ou pour révoquer des élus qui sortiraient complètement du du chemin de leur mandat ou même de la légitimité démocratique normale.
En l'occurrence, Macron aujourd'hui aurait pu être révoqué dans le cadre de la 6e République que nous proposons. Et ce qui est important, c'est que la 6e République, telle que nous la pensons, elle doit être en quelque sorte pensée, écrite, rédigée par une intervention populaire constante au moment où l'Assemblée constituante qui serait élue et bien serait ouverte à la société avec des comités constituants qui auraient un droit de pétition qui pourrait donc contribuer à la construction de cette nouvelle constitution. En d'autres termes, c'est la solution à la fois pour défendre la démocratie et pour dépasser la crise politique que nous traversons.
La meilleure manière de répondre à l'autoritarisme et à l'extrême droite, c'est certainement pas de courir après, c'est au contraire de dire ben on y répond par plus de démocratie. Voilà le sens général de la campagne que nous lançons. En effet, la France insoumise vient de lancer une campagne sur la 6e République et pour la paix.
Nous lançons une grande campagne pour la 6e République et pour la paix parce que il y a un lien intime entre les deux. Lorsque nous marchons à la guerre, bien souvent et bien le débat démocratique est éteint. On on dit que toute contradiction serait interdite, qu'elle ne serait pas valable parce que tout le monde devrait d'une certaine façon marcher ou pas.
Nous ne sommes pas d'accord avec cela. Nous pensons y compris que les questions internationales sont des questions à débattre publiquement, à débattre démocratiquement. Donc la grande campagne pour la démocratie, la 6e réplique et pour la paix, elle s'inscrit dans ce contexteel qui est aussi un contexte de poussée énorme de l'extrême droite.
On voit bien que Donald Trump bien brutalise les scientifiques, brutalise les institutions multilatérales, brutalise l'ensemble des personnes qui se voient retirer des droits. Je pense à la menace sur le droit de l'avortement qui est de plus en plus concrète et effective en réalité aux États-Unis. Je pense aux droits des LGBT notamment les droits des trans, ils sont particulièrement attaqués et précisément nous notre campagne c'est dire stop non seulement stop à l'extrême droite, stop à cette dynamique de destruction des droits mais allons vers la conquête de nouveaux droits.
Parce que l'un des éléments centraux de la 16e République, tel que nous la proposs, c'est une nouvelle déclaration des droits précisément par exemple pour inscrire le changement d'état civil libre et gratuit dans la Constitution pour inscrire le droit à l'avortement en tant que tel dans la Constitution, même si on a inscrit déjà la liberté dans la constitution actuelle. Bref, ouvrir un horizon nouveau et positif. Plusieurs meetings et réunions publiques vont être organisés partout en France.
On écoute tout de suite Manuel Bompard lors du meeting de lancement de la campagne dimanche 30 mars à Montpellier. La 6e République, c'est pas juste une revendication démocratique. Évidemment, c'est une revendication démocratique.
Évidemment, c'est mettre un terme à l'autoritarisme. Évidemment, c'est donner davantage de pouvoir au peuple. Évidemment, c'est introduire dans la démocratie représentative quel telle qu'elle est aujourd'hui des formes d'intervention directes du peuple à travers le référendum d'initiative citoyenne ou la possibilité de révoquer des élus au cours de mandat.
Mais la 6e République, ce n'est pas qu'une revendication démocratique, c'est aussi une revendication sociale, c'est aussi une revendication écologique. C'est aussi une revendication [Applaudissements] émancipatrice. Oui.
Dans la 6e République que nous appelons de nos vœux, les salariés doivent avoir plus de poids et plus de pouvoir dans l'entreprise. Oui. Dans la 6e République que nous appelons de nos vœux, il doit y avoir dans la Constitution la règle verte, c'est-à-dire l'idée qu'on ne prend pas chaque année davantage à la planète que ce qu'elle est capable de [Applaudissements] régénérer.
Oui, dans la 6e République que nous appelons de nos vœux, il doit y avoir la reconnaissance constitutionnelle de droits fondamentaux. Et si à l'initiative du groupe insoumis, nous avons réussi à introduire dans la Constitution le droit à l'IVG. Demain, nous introduirons dans la Constitution d'autres libertés fondamentales.
Le droit à choisir à disposer librement de son corps, le droit à choisir sa fin de vie, le droit à choisir librement son genre des revendications qui sont aujourd'hui dans la société et des revendications. Vous voyez comme l'histoire parfois se fait des clins d'œil qui sont évidemment les questions, les sujets, les revendications que l'extrême droite et le fascisme combat toujours en premier parce que c'est toujours ces revendications, ses exigences, ses progrès que l'extrême droite essaie de mettre à terre. Voilà pourquoi il faut donner à ses protections des garanties constitutionnelles.
Voilà pourquoi la 6e République ne peut pas être qu'une question d'organisation des pouvoirs, mais elle doit donner un niveau de protection constitutionnelle aux droits et aux libertés fondamentales qui sont celles d'aujourd'hui. Nous avons lancé une grande pétition pour le passage à une 6e République. Vous pouvez toutes et tous aider à la faire connaître et à la faire signer.
Pierre Cadalin nous explique pour ce qui est de la pétition, nous avons lancé une Mathilde Panot et l'ensemble du groupe parlementaire. C'est une initiative partagée. Bien, elle se trouve sur le site des pétitions de l'Assemblée nationale.
C'est important de la partager, c'est important de la faire connaître. C'est une pétition pour la 6e République et la convocation d'une assemblée constituante qui correspond à une résolution qu'on a déposée en janvier à l'Assemblée nationale. Et cette pétition, si elle atteint 100000 signataires, va déclencher automatiquement un débat au sein de l'Assemblée nationale.
Débat au cours duquel l'ensemble des forces politiques, ben devront se positionner pour contre la constituante et la 6e République, ce qui sera déjà une indication particulièrement précieuse sur le rapport des uns et des autres à la démocratie. Alors, comment on fait pour la signer ? Et bien, il faut avoir ses identifiants France connect.
C'est effectivement une difficulté, c'est une contrainte. D'ailleurs, on n'est pas forcément pour ce processus là, mais c'est important de le faire parce que cette pétition n'est pas comme les autres. C'est pas une pétition comme les autres car c'est l'abouti sur quelque chose.
Lorsque vous signez cette pétition, en fait, vous pouvez changer la donne en créant un débat à l'Assemblée nationale. C'est important de le faire. C'est important, je le dis pour les sympathisants et les militants de la France insoumise de tenir des points de pétition.
Donc vous prenez une tablette, vous prenez un ordinateur, vous posez une petite table sur le marché, une petite table dans un quartier populaire pendant un après-midi. Et euh d'ailleurs, vous pouvez dans les deux cas euh faire à la fois signer cette pétition et inscrire des personnes sur les listes électorales parce que dans les deux cas, il y a besoin des mêmes identifiants. Alors, c'est un processus qui peut paraître complexe mais qui est important à mener.
Il faut s'y impliquer pleinement. Il faut s'organiser pour cela. euh éventuellement coupler d'ailleurs un point euh de pétition fixe par exemple pendant un après-midi dans un lieu de votre ville ou de votre commune, de votre village et euh du porte à porte pour indiquer également aux gens que ils peuvent venir munisir de leurs identifiants France Connect signer cette pétition à notre point de pétition.
C'est vraiment très important. J'invite tout le monde à s'y impliquer pleinement. Vous trouverez le lien de la pétition en description de cet épisode.
Partagez-le dès maintenant autour de vous. Je vous invite également à vous rendre sur le site pour laisser.fr où vous pourrez sélectionner les mesures qui vous semblent les plus prioritaires pour une 6e République.
On a arrêté de mener une politique du logement dans notre pays et ça a des conséquences y compris sur ces personnes qui peuvent pas sortir des logements sociaux. Euh aujourd'hui, c'est 3 millions de ménages qui sont en attente euh d'un logement social dans notre pays et c'est pas en expulsant euh les 15000 euh personnes qui sont concernées que ça va régler le problème. Le 31 mars marqué la fin de la trêve hivernale.
À partir de cette date, ce sont des milliers de personnes qui vivent dans la crainte d'être expulsé de leur logement. La semaine dernière, une nouvelle loi Casbarian supprimant encore davantage de droits pour le logement a été empêché. François Picmal revient sur ce texte.
Alors, qu'est-ce que c'était cette nouvelle loi Casvario ? Parce que on se souvient tous de la dernière et elle a eu des effets, on va en parler, mais celle-là, c'était une loi qu'il présentait avec monsieur Vogeta et euh qui s'appelait la fin du logement social à la vie. Donc, je pense qu'il a trouvé ce titre pour essayer de faire quelques plateaux télé et et faire un petit buzz comme il aime le faire.
Mais surtout, c'était une proposition de loi qui visait en fait à dire que les personnes qui ont un revenu un petit peu supérieur au seuil que ce qui est permis dans le logement public devait quitter leur logement. Alors, il faut savoir qu'il y a déjà des réglementations par rapport à ça. On paye un surloyer dans ces cas-là et que ça concerne vraiment très peu de locataires.
C'est 15000 locataires, ça veut dire 0,3 % des locataires du parc public. Donc c'était une loi qui ne servait à rien, qui a même du coup eu du son propre camp de la part de la ministre de la ville qu'ils ont vilipé avec monsieur Vogeta et qui ne faisait pas l'unanimité tantit si bien que notre motion de rejet avait de bonnes chances de passer et c'est pour ça qu'il a retiré sa loi. Les insoumis ont donc su mettre la pression sur le gouvernement.
C'est une bonne nouvelle pour les locataires du logement public et pour le secteur HLM. On s'est demandé ce qu'impliquait la fin de la trêve hivernale, c'est qu'il y a des dizaines de milliers de personnes et de familles qui sont désormais menacé d'expulsion locative. Or, il se trouve qu'il y a un fait nouveau bien sûr l'augmentation des prix, l'inflation, les salaires qui stagnent, mais aussi les effets de la loi Casbarian berger qui est passé il y a un an et demi et qui accélère les processus par lesquels on peut être expulsé de son logement.
Cette loi, elle a été présentée comme une loi antiquatter, mais nous on l'a tout de suite appelé la loi antilocataire. Je me souviens avec William Martinet notamment et on a eu raison puisqu'il y a l'année dernière 24000 expulsions par la force qui ont eu lieu pour donner un ordre d'idée. Il y a 10 ans, c'était 12000.
Donc il y a vraiment eu un bon qui s'est passé. Expulsion par la force, ça veut dire qu' un équipage de police vient au domicile des gens et les met dehors parce qu'ils n'ont pas quitté leur logement avant. Et il faut bien se rendre compte que c'est 24000 mais c'est beaucoup plus en terme de personnes qui ont dû quitter leur logement avant une intervention de la force publique et ce qui fait qu'il y en a davantage du coup qui se retrouvent sans hébergement, sans logement et donc ça sature à la fois le parc HLM mais aussi le système d'hébergement d'urgence.
La France insoumise est bien sûr force de proposition quant au droit au logement. Casbarian et la Macronie mettent les gens dehors et en même temps ils construisent très peu de logements publics. Il y en a eu 83000 de construit l'année passée.
Pour donner un ordre d'idée, il y a 10 ans, on construisait près de 200000. Et en fait, nous ce qu'on dit c'est qu'il faudrait à minima construire 200000 logements publics par an. C'est pas que nous qui le disons, hein, c'est les associations qui sont engagées sur le sujet.
Parce que si on continue sur la trajectoire actuelle, il nous faudrait 33 ans pour répondre à la demande actuelle. Il y a aujourd'hui 5 millions de personnes dans le pays qui attendent un logement public parce que les prix du marché privé sont trop chers parce que il y a il y a pas assez de construction de logement public. Donc c'est une problématique.
Et pour essayer de désengorger aussi cette demande et bien ce qu'il faut faire c'est généraliser l'encadrement des loyers. Et là on arrive à la fin de l'expérimentation qui était permise cette année. Donc on va être proactif pour faire en sorte qu'elle soit non seulement renouvelée mais plus que ça généralisé à tout le territoire.
Donc je résume trois propositions. Euh 1, on construit 200000 logements publics par an. 2, on encadre les loyers sur tout le territoire et 3, on met en place la garantie universelle des loyers qui est gagnante gagnante pour les propriétaire bailleurs comme pour les locataires.
Faisons maintenant un focus sur l'accessibilité au logement avec Anaïse Béoise Sachéfi qui signe notamment une tribune avec Alma Dufour dans le journal L'humanité et en lien avec plusieurs associations. Les personnes en situation d'handicap dans notre pays, elles vivent une source de discrimination qui est qui est majeure. L' handicap, c'est toujours une question d'exclusion dans notre pays et malgré toutes les politiques, toutes les grandes lois sur le handicap, forcé de constater que depuis 20 ans et de la loi de 2005, ça n'a pas bougé et il n'y a pas beaucoup d'évolution.
Les personnes en situation d'handicap, elles sont confrontées à des difficultés d'accès au logement. Ça concerne 56 % d'entre elles. 56 % contre 28 % dans la population générale.
En plus de ça, il y a euh dans la situation d'handicap la discrimination, la précarité aussi. Euh les personnes handicapées, elles touchent en moyenne 300 € de moins euh que le que le reste de la population si on on prend le revenu médian. Elles ont la hache, mais la hache qui est pas du tout au niveau du SMIC.
C'est par exemple une proposition que nous on porte pour améliorer les conditions de vie des personnes handicapées. Mais pour revenir au logement, c'est des logements inaccessibles, des logements où ils ne peuvent pas sortir de chez eux et ça concerne 1 million de personnes dans notre pays qui ne peuvent pas sortir de chez elles parce que c'est pas accessible. Anaïse Belloisa shérifi dépose une proposition de loi visant à instaurer une accessibilité réelle des logements aux personnes en situation de handicap.
Nous, pourquoi on a proposé cette loi ? C'est pour revenir aussi sur l'article 64 de la loi qui baisse le seuil à 20 % de logement accessible sur les nouvelles constructions. Malheureusement, cet article 64, il vient régresser les droits que avait octroyé la loi de 2005 sur les personnes handicapées en donnant pour objectif le 100 % d'accessibilité sur l'ensemble des des constructions euh nouvelles.
Et donc aujourd'hui abaisser le seuil à 20 % ça a fait ralentir en tout cas les constructions et les logements accessibles. Et donc ça pour conséquence que une personne handicapée, elle passe 27 mois à chercher un logement accessible dans le parc social par exemple, donc plus de 2 ans. Donc pendant ce temps-là, elle vit dans des conditions inhumaines, souvent dans une seule pièce, n'ayant pas accès au sanitaires, ne pouvant pas se laver seul.
Et nous, on considère que avoir un logement accessible, c'est le premier pas vers l'autonomie. Et nous ce qu'on veut, parce que nous souhaitons une société inclusive, c'est que les personnes en situation d'handicap, elles soient autonomes par leur logement, par ensuite l'accès à l'emploi, par l'accès à à l'instruction. Et aujourd'hui, le problème, c'est qu'on qu'on a freiné tout ça avec la loi et l'an.
Donc nous, notre article 1 euh de la proposition de loi qu'on dépose avec Alma Dufour et Sébastien Pétavi, c'est de revenir euh sur l'accessibilité intégrale des logements. Ensuite, il y a la question euh de des parties communes sur le neuf et l'existant. Sur notre article 2, nous ce qu'on propose c'est de rendre accessible les parties communes puisqu'on considère que les personnes en situation d'handicap comme tout le monde, il faut qu'ils aient une vie sociale.
Il faut qu'ils puissent aller visiter leur famille, leurs amis et tout simplement sortir de leur logement, ce qui rond l'isolement et donc ce qui va vers l'inclusion et donc vers l'autonomie. Et puis euh il y a une chose sur lequelle on a voulu agir parce que c'est souvent une question qu'on qu'on oublie, c'est mettre des seuils d'accessibilité des logements à l'échelle de la commune d'ici 2030. Et ça dans le parc social, mais aussi dans le parc étudiant puisqu'on sait que par exemple un des freins à l'accès à l'enseignement supérieur pour les jeunes personnes en situation d'handicap sur les étudiants, c'est trouver un logement accessible. aujourd'hui forcé de constater que le Cruise par exemple n'a pas un parc suffisant pour accueillir les élèves en situation de handicap.
Donc ça c'est ce qu'on on a voulu mettre dans notre loi. C'est par ailleurs une proposition qui touche à un moment donné chacune et chacun d'entre nous puisqu'elle concerne la perte d'autonomie et ainsi les personnes âgées. C'est une loi qui est d'intérêt général puisque ça touche à des droits fondamentaux de pouvoir avoir un logement digne, accessible et vivre dans de bonnes conditions.
Bien sûr, ça touche au-delà des personnes handicapées. Ça touche par exemple des personnes qui sont en perte d'autonomie. par exemple nos aînés et on on le voit bien dans les enjeux démographiques de notre pays, il y a un enjeu à ce que euh les logements soient accessibles parce que ça parce que les personnes en perte d'autonomie, elles ont le droit de rester chez elles, elles ont le droit de de de rester chez elles et d'être autonome jusqu'à ce que ça ne le soit plus.
Finalement, l'inaccessibilité des logements touche un public plus large qu'auparavant. Aujourd'hui, on est quand même confronté à un état qui ne respecte pas ses obligations, ses prérogative en terme de droit au logement et ça touche évidemment beaucoup de personnes, mais on a vu l'évolution ces sep dernières années du public touché par le manque d'investissement dans les logements et dans la politique du logement. Avant, c'était beaucoup des personnes isolées, surtout des hommes.
Et là, au fur et à mesure du temps, on observe, et c'est pas nous qui disons, c'est aussi les associations, euh que ce sont des familles euh souvent avec des enfants en bas âge, des familles monoparentales aussi, des femmes isolées. Euh et en fait, on voit bien qu'il y a un problème de de logement dans notre pays puisque on a une évolution des populations qui sont touchées par la crise du logement. Moi, j'aimerais dire que l'État doit remplir ses prérogatives et le que le droit au logement, c'est un droit inconditionnel, qu'il y a dans notre pays la continuité du droit au logement et que un toit c'est un droit. et aujourd'hui forcé de constater que à la fois l'État mais certaines collectivités territoriales par leurs compétences par exemple sur l'aide sociale à l'enfance euh ne protège pas les enfants qui sont victimes de sans-abrisme et aujourd'hui ça concerne 2043 enfants qui dorment à la rue chaque nuit parce qu'ils n'ont pas recours et qui n'ont pas de place au 115.
Donc ça veut dire qu'en fait il y en a beaucoup plus puisqueil y en a qui sont pris en charge par le SAMU social. Et ça c'est un phénomène qui est qui est enfin qui est indigne en fait de la 7e puissance mondiale en fait de de laisser des enfants dormir dehors. C'est un événement qui est traumatisant.
C'est une atteinte grave au droits des enfants et à la convention internationale des droits des enfants qui prévoit qui dispose dans ces article que le droit au logement, le droit à l'éducation, le droit à une vidine pour un enfant sont des prérogatives majeures. Je veux dire que en fait le logement c'est le point de tout, c'est le point de départ de tout dans une vie. Et donc si vous avez pas de logement, vous avez des difficultés après à avoir une vie stable.
Et c'est ça que ce gouvernement comprend pas. Et donc quand il remet des personnes à la rue par le concours de de des forces de l'ordre, en fait il crée une rupture dans la vie de ses familles et de ses enfants volontairement. Le droit au logement est bien une question de dignité pour toutes et tous.
C'est pour ça qu'il faut souligner que nous avons proposé grâce au travail de Sandrine Nosb, ma collègue parlementaire une proposition de loi justement pour introduire le droit au logement dans la Constitution. C'est une revendication qu'on porte depuis longtemps dans le mouvement insoumis et on espère que elle pourra aboutir. En tout cas, moi je ferai tout pour l'apporter.
Après, vous savez, on a qu'un nombre restreint de lois dans une niche parlementaire, mais par exemple, ce serait une belle idée de proposition de loi. Quel type de travailleuse sont les femmes ? Et c'est Gabriel Catala qui nous répond. 57 % des travailleurs pauvres sont des femmes puisque on le sait, elles sont plus fréquemment à temps partiel et surtout elles occupent un certain type de métier et plus de la moitié des du métier enfin des métiers féminins se concentrent sur une dizaine de familles professionnelles et c'est ce qu'on va appeler des métiers féminisés.
C'est des métiers qui sont occupés à plus de 65 % par des femmes. Ces métiers-là, c'est par exemple les enseignantes à 70 % des femmes, les vendeurs 70 %, 90 % des agents d'entretien, 73 % des caissières, 89 % des coiffeuses et des esthéticiennes, 95 % des aides à domicile et 74 % des professionnels de l'action sociale, l'orientation. On a aussi bien sûr tout ce qui relève des métiers qui qui s'occupent de de l'enfance.
Par exemple, les assistants maternels, 97 % sont des femmes ou encore la santé à 90 % les infirmières sont des femmes et il en va de même pour les anes soignantes qui sont aussi à 90 % des femmes. Mais alors, on peut se demander pourquoi ces métiers sont-ils plus pénibles que d'autres et surtout pourquoi ne sont-ils pas considérés comme tels ? parce que les femmes sont dites à avoir des critères inés pour occuper ce genre de métier et donc elle ne nécessiteraiit pas de formation adéquate et spécifique pour pouvoir les occuper parce que ça viendrait de facteurs qu'elles auraient euh qui seraient naturel finalement euh et qui seraient euh liés euh à leur sexe ou à leur genre.
Euh ça mène à quoi ? Ça mène à une sousévaluation des facteurs de risque professionnel. Ça mène à une sous-rémunération parce que qui dit sous-valorisation qui dit le fait de dévaloriser ses métiers dit le fait de ne pas les rémunérer correctement.
Et comme dans le même temps, le code du travail a été fondé sur des critères ouvriéristes puisque le l'évolution du code du travail en France, déjà tous les les parlementaires ont longtemps été uniquement des hommes euh et la la France a changé de de de visage lorsqu'elle s'est désindustrialisé. Mais les critères qui existent encore dans le dans le code du travail sont des critères masculins amènent à ce qu'il n'y ait pas de reconnaissance de la pénibilité spécifique de ces métiersl. Par exemple, dans le code du travail et dans les décrets qui sont associés, on va considérer qu'un ouvrier euh qui porte des charges lourdes, c'est un facteur de pénibilité.
Par contre, une AD à domicile qui va soulever toute la journée des personnes handicapées ou des personnes âgées, ce n'est pas considéré comme porter une charge. De la même manière que dans l'industrie, on va considérer pour les les ouvriers qui travailleraient dans des dans des usines que le bruit est un facteur de pénibilité. Mais pour les les assistantes maternelles qui travaillent dans des crèches et qui supportent du bruit toute la journée, pour les professeurs des écoles qui supportent le brois d'une classe ou le bruit d'une cours de récréation où les décibelles sont pratiquement au même niveau, le bruit n'est pas considéré.
On va considérer par exemple aussi dans l'industrie les l'exposition aux produits chimiques mais dans le nettoyage alors que jusque dans les années 80 et toujours encore aujourd'hui dans certains lieux les produits qu'utilisent les agents d'entretien sont cancérigènes et très dangereux et le mélange de tous les produits les rend autant plus cancérigène. L'exposition à ces produits chimiques et le fait qu'elle les inhale, qu'elle les respire n'est pas considéré comme un facteur de pénibilité. Et c'est là qu'il y a une réelle difficulté euh parce que c'est la même chose pour les accidents du travail ou les maladies professionnelles quand euh vous êtes aide à domicile.
Forcément, non seulement vous portez des charges lourdes toute la journée, vous êtes en face de personnes qui souffrent et donc ça induit une pénibilité émotionnelle mais qui serait les femmes seraient naturellement prédisposées à la supporter. Donc on on la on la déconsidère. Et vous êtes également forcément plus euh exposé aux accidents de la route parce que contrat précaire avec des heures haché euh horaire du matin, horaire tard le soir et des trajets entre les différentes personnes notamment dans les milieux ruraux euh ce qui induit un certain nombre un nombre d'accidents.
Ça ça amène à une situation où en fait les accidents du travail qui concernent les femmes ont bien plus augmenté entre 2001 et 2019 alors que ceux des hommes ont baissé les accidents du travail concern les hommes ont baissé de 25 27 % alors que à la différence de à la différence les femmes les femmes ont augmenté et je voudrais donner un chiffre aussi assez assez important les métiers du nettoyage donc ils sont très exposés au risque physique. On oublie également le 71 % des salariés du nettoyage sont confrontés à un travail répétitif, 61 % au risque chimique et 52 % aux postures pénibles, donc se mettent sur les genoux pour nettoyer des sanitaires et cetera. Et donc 9 salariés sur 10 sont exposés à au moins un risque physique dans le nettoyage.
Qui dit nettoyage dit horaire décalé, temps partiel et incapacité à partir à la retraite tôt. Et c'est pour ça qu'évidemment la retraite à 60 ans, la retraite anticipée est une mesure sont des mesures féministes indispensables et la régulation du temps partiel ou que don les employeurs en abusent et ils en abusent. Pourquoi ?
Parce que pour recourir au temps partiel, il bénéficient d'exonération de cotisation. Euh c'est c'est un ensemble de choses sur lesquelles euh il faut lutter. Lors de notre niche parlementaire, le 28 novembre dernier, nous avions proposé une loi reconnaissant la pénibilité des métiers dit féminins.
Il y avait un article qui permettait que ça aurait reconnu la pénibilité émotionnelle. Donc parce que quand on est en phase de public, en souffrance, soit des personnes âgées en fin de vie, des personnes malades, des personnes handicapées, ça induit une charge mentale et une charge émotionnelle plus forte et ce n'est pas reconnu. Et le fait de le reconnaître permettait oblige l'employeur en fait à prendre un certain nombre de mesures pour prévenir ces risques, le fait de les inscrire comme des risques professionnel et ça permettrait évidemment de bénéficier la retraite anticipée puisque quand on a plus on est exposé à des facteurs de risque, plus on peut partir tôt à la retraite.
Donc c'était une c'était une proposition loi aussi qui permettait de compléter notre proposition loi d'abrogation de la retraite à 64 ans. Ensuite, on rétablissait des critères qu'Emmanuel Macron avait a supprimé en 2017 en les étendant à la situation des métiers féminés. Donc ce texte, il rétablit les critères qui ont été supprimés par Emmanuel Macron en 2017.
Donc le port de charge lourde, les vibrations mécaniques, les postures pénibles et l'exposition au risque chimique en les étendant aux femmes. C'est-à-dire en disant mais que les risques chimiques c'est pas juste industriel, c'est aussi l'esthéticienne, la coiffeuse ou l'agent d'entretien qui sont exposés à des produits cancérigènes. Donc c'est un texte qui a été adopté en commission.
Euh le Rassemblement national qui fait mine de défendre les classes populaires, c'est abstenu. Euh les macronistes ont voté ont voté contre et tout le NFP avait soutenu le texte. Mais malheureusement en séance, c'était en novembre dernier.
La notre proposition loi d'abrogation la retraite à 64 ans a été obstruée. Donc il a été impossible de discuter de mon texte. Et donc la prochaine étape, c'est bien sûr la mobilisation.
Pour le droit des travailleuses, la date est toute trouvée. Rendez-vous le 1er mai partout en France. Et c'est maintenant au tour de l'insoumission.fr de nous présenter sa carte blanche hebdomadaire.
Nadim, c'est à toi. Génocide à Gaza. Un meeting et un lobby pro Netaniao.
Au moins 322 enfants tués depuis la mi-mars et complicité de la France. À Gaza, des enfants sont tués par les balles des soldats de Netaniaou. Encore, depuis la reprise des bombardements le 18 mars 2025, au moins 322 enfants ont été tués, sans parler des 609 enfants blessés, soit une moyenne de 100 enfants tués ou mutilés entre le 18 mars et le 31 du même mois.
Ce 2 avril, des corps de palestiniens, la plupart des enfants, ont été retrouvés après une frappe de Sahal. sur une clinique dans un bâtiment de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, la fameuse Unara. Revenons un peu plus tôt dans le temps avant la trêve décidée au début de l'année 2025.
Selon un bilan qui avait été établi en août 2024, UNICEF estimait qu'en moyenne toutes les 10 minutes, un enfant était soit tué soit blessé à Gaza toutes les 10 minutes en moyenne et bon sang que fait la France ? reconnaissance de l'état de Palestine. Suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et l'Israël un embargo sur les armes livrées à Nataniaou et à son armée.
Des propositions reportées depuis plus d'un an et demi par les insoumis que Macron et son gouvernement refusent en bloc en bloc. Visiblement dans la plus grande des sérénités, le ministre des affaires étrangères Jean- Noël Barreot a reçu son homologue israélien à Paris jeudi 3 avril. Je cite pour des entretiens portants sur les crises multiples qui secouent le Moyen-Orient.
Que Nataniao soit rassuré, tant que les Macronistes seront au pouvoir, la France ne dépera aucun effort pour empêcher concrètement les massacres de population menées par Neto. D'ailleurs, la France a-t-elle réagi au retrait de la Hongrie de la Cour pénale internationale ? le moins du monde.
En effet, au premier jour de la visite du Premier ministre israélien en Hongrie cette semaine où il a été accueilli avec les honneurs militaires, le premier ministre hongrois Victor Orban a annoncé le retrait de son pays de la CPI. position saluée par Gideéon Sahar qui est qui soulligne la position morale forte de l'cteur Orban, entre guillemets accusant la CPI, je cite, d'avoir perdu son autorité morale après avoir piétiné les principes fondamentaux du droit international dans son empressement apporté atteintre au droit d'Israël à l'autodéfense. Fin de citation.
Ceideon Sar et le munistre des affaires étrangères israélien. Oui oui oui oui, c'est ça. C'est le même reçu par Jean-Noel Barreau le même jour.
Évidemment la France de Macron se refuse à toute réaction mais souvenez-vous interrogé sur France info en novembre 2024 le ministre des affaires étrangères donc Jean-Noel Barreau le même avait évoqué je cite des questions d'immunité lorsqu'il est interrogé sur une possible arrestation de Nethanahu sur le sol français. suite à la décision de la CPI. Voilà, la boucle est bouclée.
Au-delà d'un gouvernement inoffensif pour lui, que Nataniaou soit doublement rassuré puisque sa propagande est assurée en France notamment par le RL, invité en grande pompe en Israël, une première vraiment historique hein pour son pour ce parti fondé par d'ancien Vafenesses, rappelons-le. Et en France, un autre lobby assure la propagande de Netaniao s'appelle Elnet. E L Net, retenez bien ce nom, ce sigle.
Entre 2017 et 2024, ce lobby a financé au moins 91 séjours, tout frais payés pour des parlementaires français. et par le biais de son satellite agir ensemble, elle nait à organiser un meeting intitulé pour la République, la France contre l'islamisme. C'était donc le 26 mars dernier du gouvernement.
Vals et Retaillot étaient présents. Le ministre de l'intérieur a profité de cette tribune pour proférer ses diates islamophobe habituel en affirmant notamment à le voile. Et des propos hallucinants ont été tenus pendant ce meeting.
Éc Danon, ancien ambassadeur de France en Israël a déclaré, je cite, il n'y a pas mais il y a pas de génocide mais il y a une nécessité absolue pour les islamistes et les proalestiniens de dire qu'il y a génocide parce qu'ils en ont besoin. Il ont besoin pour parachever une identité palestinienne mimétique de celle des Juifs. L'identité palestinienne jusqu'à la création d'Israël, c'est une adversité à ceux qui arrivent.
Mais il leur manquait quelque chose pour être à égalité avec les juifs. Il leur manquait un génocide. Comme je disais que Nataniaou soit rassuré.
Une autre voix de la France existe. Une vraie voix de la France existe et doit se faire entendre une véritable voix de la paix. Un rendez-vous est donné pour bientôt le 1er mai.
Lf appellent à manifester au côté des organisations syndicales contre la guerre sociale et pour la paix partout dans le monde. Que ce rendez-vous, souhaitons-le, soit le plus massif possible. Et c'est déjà la fin de ce 12e épisode de votre podcast préféré.
Touche pas à mon peuple. Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore fait, n'hésitez pas à vous y abonner pour ne rater aucun épisode. Vous pouvez nous écouter sur Spotify, YouTube, 10er, podcast Addict ou encore Amazon Musique.
Je vous invite aussi à partager cet épisode auprès de vos proches et de nous faire vos retours. On vous lit avec attention et on vous remercie pour tous vos commentaires positifs. N'hésitez pas à proposer des sujets qui vous tiennent à cœur.
On les nota tous car on essaie de toujours faire mieux. Je vous souhaite une très belle semaine, une semaine de lutte, de bataille victorieuse, une semaine de lutte antifasciste. Pour cela, on se prépare toutes et tous pour une mobilisation de masse et de classe le 1er mai prochain.
Et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode. J'ai déjà hâte de vous retrouver. [Musique] Ah o.
Manuel Bompard