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Podcast / conversationLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 1 juin 2026 14 minComplaisantPortrait personnelNumériqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Paul Midy, député "Ensemble pour la République" de l'Essonne | La politique et moi

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Bonjour Paul Midy.

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Aux dernières législatives, vous êtes un des seuls à avoir mis la photo d'Emmanuel Macron sur vos affiches. Ça veut dire quoi ?

  • 1:21OuverteRéponse directe

    Sur le papier, vous êtes un peu le portrait robot du candidat macroniste. Pourquoi ne pas avoir rejoint Emmanuel Macron dès 2017 ?

  • 2:22OuverteRéponse directe

    Ça n'a pas été un peu frustrant de voir cette aventure politique se lancer sans vous ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Donc vous êtes monté à bord du train En Marche en 2019. Comment vous avez obtenu le job de directeur général du mouvement ?

  • 4:04OuverteRéponse directe

    L'onction du suffrage universel est venue en 2022. Ça s'est joué à 19 voix. Comment vous expliquez cette victoire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59Locuteur 1Fait
    « Parce qu'en 2017, j'étais justement en Afrique pour développer Jumia. »
  • 2:06Locuteur 1Fait
    « Jumia, c'est l'équivalent du Amazon africain, c'est du e-commerce. »
  • 2:09Locuteur 1Chiffre
    « C'est une entreprise qui a valu jusqu'à 5 milliards d'euros, qui a embauché jusqu'à 5 000 personnes. »
  • 3:39Locuteur 1Chiffre
    « La République En Marche, c'était 120 salariés. »
  • 4:12Locuteur 2Chiffre
    « Ça s'est joué à 19 voix, c'est vraiment rien du tout. »
  • 4:20Locuteur 1Fait
    « J'appelle à tous les électeurs qui veulent éviter de donner de la force à M. Mélenchon et à l'extrême-gauche. Portez votre vote sur ma candidature au second tour. »
  • 4:56Locuteur 1Fait
    « Cédric Villani, en 2017, avait été élu sur le programme d'Emmanuel Macron, avec beaucoup de notoriété. »
  • 5:00Locuteur 1Fait
    « Médaille-Fils, c'est le premier pôle d'enseignement supérieur de recherche d'innovation en Europe. »
  • 8:17Locuteur 1Chiffre
    « Les adversaires, c'était le camp populiste RN et LFI, et que 87% des Français sont favorables à cette mesure. »
  • 9:07Locuteur 1Fait
    « Les réseaux sociaux sont le média d'information numéro un pour les Français jusqu'à 35 ans, et pour la moitié des Français, c'est un média d'information qu'ils utilisent quotidiennement. »
  • 9:32Locuteur 1Fait
    « Ils m'ont dit « Regardez le téléphone de ma fille, elle voit une vidéo sur trois sur TikTok, c'est une vidéo de Jordan Bardella ». »
  • 10:15Locuteur 1Fait
    « Moi, je viens d'une famille d'ingénieurs, avec notamment une figure dans ma famille, qui est celle de mon grand-oncle, qui était polytechnicien, un des dirigeants d'EDF. »
  • 10:43Locuteur 1Fait
    « Parce que dans ma famille, c'est bien d'être ingénieur, mais faire de la politique, ce n'est pas un vrai métier, et c'est sale. »
  • 10:57Locuteur 2Fait
    « Vous êtes engagé dès 2007 pour Nicolas Sarkozy à l'époque, et ensuite au sein du mouvement des jeunes pop. »
  • 12:21Locuteur 1Fait
    « À l'école polytechnique, on fait encore le service militaire, c'est la première année, donc moi, j'ai choisi de faire mon service militaire dans la gendarmerie. »

Temps de parole

  • Locuteur 170 %
  • Locuteur 230 %

5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 2

Il a été entrepreneur, patron de start-up et consultant chez McKinsey. Mon invité avait tout pour rejoindre Emmanuel Macron dès 2017, mais c'est finalement en 2022 qu'il est devenu député. Il se bat aujourd'hui à l'Assemblée pour mieux réguler Internet. Bonjour Paul Midy. Bonjour. Dans les portraits que les journalistes vous ont consacrés, il y a un truc qui revient souvent. Aux dernières législatives, vous êtes un des seuls à avoir mis la photo d'Emmanuel Macron sur vos affiches. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que s'il ne devait en rester qu'un, ce serait vous ?

0:42
Locuteur 1

Écoutez, c'était d'abord par cohérence et par clarté auprès de mes électeurs. Moi, j'avais mis Emmanuel Macron sur mes affiches à l'élection. On le voit là, effectivement. Voilà, de 2022. Et parfois, il faut être très simple. Vous savez, en plus, le nom de notre parti a changé plusieurs fois. En marche, La République en marche, Renaissance. Après, c'est le nom de notre groupe, c'est l'Ensemble pour la République. Ça peut générer un peu de confusion pour les électeurs. Donc parfois, il faut être très simple. Et le visage d'Emmanuel Macron, ça parle à tout le monde ? Oui, il ne faut pas faire semblant. Et donc, la bonne nouvelle, c'est que j'ai quand même été réélu, et mieux réélu qu'élu.

Qu'en 2022, où ça a été très serré, on va en parler.

1:21
Locuteur 2

Sur le papier, vous êtes un peu le portrait robot du candidat macroniste, parce que vous avez créé votre propre entreprise en sortant de Polytechnique. Vous avez travaillé pour le cabinet McKinsey, dont on a beaucoup parlé sur le premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Vous avez dirigé plusieurs startups, on les voit s'afficher. Jumia, c'est une licorne, elle n'est pas très connue en France, mais c'est-à-dire qu'elle est valorisée à plus d'un milliard. Et c'est une licorne africaine. Et puis Frishti, également. Donc, vous aviez tout pour vous engager dès 2017, sauf que non. Vous n'êtes pas engagé dès 2017. Pourquoi ?

1:55
Locuteur 1

Parce qu'en 2017, j'étais justement en Afrique pour développer Jumia. Donc, Jumia, c'est l'équivalent du Amazon africain, c'est du e-commerce. Moi, j'avais des équipes dans une vingtaine de pays en Afrique. C'est une entreprise qui a valu jusqu'à 5 milliards d'euros, qui a embauché jusqu'à 5 000 personnes. Donc, on a créé des milliers d'emplois. Et c'est ça, moi, mon ADN. J'ai d'abord un ADN d'entrepreneur. Mais donc, en 2017, j'étais en train de créer des emplois.

2:22
Locuteur 2

Ça n'a pas été un peu frustrant de voir cette aventure qui vous correspondait, j'imagine ? Cette aventure politique se lancer sans vous ?

2:29
Locuteur 1

Alors, franchement, je vous assure que je n'étais pas du tout frustré en 2017, parce que je m'éclatais dans mon rôle d'entrepreneur, avec une entreprise qui marchait vraiment très bien, et où on crée beaucoup d'emplois. Moi, c'est ça qui était très important. C'est-à-dire, c'est aussi ça, à la base de mon engagement politique, c'est d'avoir de l'impact autour de moi, quand on arrive à créer des emplois, à augmenter les salaires, et à donner des perspectives très concrètes à des milliers de personnes. C'est très satisfaisant.

2:57
Locuteur 2

C'est la même satisfaction que quand on fait voter une loi à laquelle on tient.

3:01
Locuteur 1

Oui, c'est assez différent. Parce que voter une loi à laquelle on tient, c'est très satisfaisant, mais c'est le début uniquement. Voter une loi, c'est juste un truc qui est écrit au journal officiel. Ça ne change pas encore la vie des gens.

3:13
Locuteur 2

Donc vous êtes monté à bord du train En Marche, c'est le cas de le dire. C'était en 2019.

3:18
Locuteur 1

C'est pas mal, c'est l'âme-là, j'ai fait.

3:20
Locuteur 2

Sauf que vous n'êtes pas passé par la case-élection. Vous êtes directement devenu directeur général du mouvement La République En Marche. C'est plutôt rare comme trajectoire. Comment vous avez obtenu le job ?

3:32
Locuteur 1

En fait, ce que je savais faire, moi, à l'époque, c'était de diriger des organisations. Et vous savez, un parti politique, c'est une PME. À l'époque, La République En Marche, c'était 120 salariés. Et puis, évidemment, vous aviez des centaines de milliers d'adhérents et des cadres locaux. Donc c'est une grosse machine à faire, à gérer. Et donc, j'ai appelé, en fait, Stanislas Guérini, quand il a été élu à la tête de La République En Marche. Et je lui ai dit que j'étais disponible. J'avais très envie de rejoindre l'aventure. Et voilà, c'est comme ça que ça s'est fait.

4:04
Locuteur 2

Alors, l'onction du suffrage universel, elle est venue en 2022, au terme d'une campagne très serrée face à un ancien macroniste, le mathématicien Cédric Villani. Ça s'est joué à 19 voix, c'est vraiment rien du tout. On va revoir trois petits extraits de reportages qui étaient consacrés à votre campagne.

4:20
Locuteur 1

J'appelle à tous les électeurs qui veulent éviter de donner de la force à M. Mélenchon et à l'extrême-gauche. Portez votre vote sur ma candidature au second tour. Moi, Paul Midi, je suis le candidat d'Emmanuel Macron. Cédric Villani, aujourd'hui, c'est le candidat de Jean-Luc Mélenchon. Moi, je suis le candidat d'Emmanuel Macron. Cédric Villani, c'est le candidat de M. Mélenchon.

4:42
Locuteur 2

C'est un peu comme avec les affiches. Quand vous, en politique, il faut faire simple, quand il y a une punchline...

4:46
Locuteur 1

Non, mais bien sûr, il faut faire très simple. Parce que l'enjeu numéro un, puisque Cédric Villani, en 2017, avait été élu sur le programme d'Emmanuel Macron, avec beaucoup de notoriété. C'est quelqu'un qui est très respecté sur le plateau de Saclay, qui est ma circonscription. Médaille-Fils. Médaille-Fils, c'est le premier pôle d'enseignement supérieur de recherche d'innovation en Europe. Et il fallait bien expliquer que Cédric Villani, maintenant, était le candidat de Jean-Luc Mélenchon. Parce que vous savez, c'était la NUPES.

5:15
Locuteur 2

Il était le candidat des écologistes.

5:16
Locuteur 1

Oui, mais le slogan, c'était Mélenchon Premier ministre. Il faut se souvenir à l'époque, en 2022. Donc, c'était la NUPES. Et donc, il fallait bien expliquer, c'est la première chose que je devais faire, que Cédric Villani, c'était le candidat de Jean-Luc Mélenchon pour qu'il soit Premier ministre. Et moi, j'étais le candidat du Président de la République. Voilà. Donc, j'ai répété ça un certain nombre de fois pendant cette campagne.

5:37
Locuteur 2

Et ça a fini par payer, parce que vous étiez largement devancé au premier tour et vous l'avez emporté avec 19 voix d'avance au second tour. 19 voix, ça correspond à quoi dans une campagne ? Une matinée de porte-à-porte ?

5:49
Locuteur 1

Oui, un petit peu plus que ça. Mais moi, j'avais tout donné, franchement. Donc, j'avais vraiment fait une énorme campagne de terrain. J'avais beaucoup, beaucoup, beaucoup de porte-à-porte. Je pense que ça, mes concitoyens l'avaient vu. Et ça m'a permis de créer une connexion, une relation avec eux. Je me souviens, parce que même le dernier jour de campagne, c'était le jour de canicule. Et donc, j'étais en costume dégoulinant. Et j'ai vu que des gens dans ma circonscription se sont dit vraiment, lui, c'est un warrior. Mais voilà, c'est ça, c'est une campagne au bout.

Alors, pour la petite anecdote, ce qui était amusant, c'est qu'après, j'ai reçu beaucoup d'emails de mes concitoyens dans la circonscription en disant, je fais partie des 19 personnes qui n'ont pas mis d'élu. J'ai besoin de tel sujet, aidez-moi sur ça. Et j'en ai reçu beaucoup plus que 19 semaines. C'était très sympa.

6:37
Locuteur 2

Donc, à peine élu, vous êtes spécialisé, c'est assez logique, dans tout ce qui touche aux startups, à leur financement notamment. Et puis, plus globalement, à Internet et notamment à la régulation d'Internet. Vous avez été rapporteur de la loi pour sécuriser et réguler l'espace numérique. Et à cette occasion, vous avez fait une proposition qui a fait beaucoup réagir. Vous avez dit, il faut mettre fin à l'anonymat sur Internet. Internet, c'est devenu le Far West. Il faut mettre en place le pseudonyma. C'est quoi le pseudonyma ?

7:02
Locuteur 1

Alors, en fait, c'est juste faire comme dans la vie réelle. C'est-à-dire que quand vous êtes dans la rue, vous n'avez pas votre nom sur votre veste, bien sûr. Par contre, si vous êtes arrêté par la police parce que vous faites quelque chose qui est illégal, vous êtes obligé de décliner votre identité. Et si vous ne déclinez pas votre identité, la police peut vous emmener en garde à vue.

7:22
Locuteur 2

C'est-à-dire que dès qu'on s'inscrit sur un réseau social, on peut rester anonyme. Exactement. Mais le réseau, lui, il connaît votre nom.

7:27
Locuteur 1

Alors, oui, exactement. Il faut que l'identité soit vérifiée, qu'elle ne soit pas accessible forcément au réseau social lui-même, mais que sur demande de la police et de la justice, si vous avez fait quelque chose d'illégal, comme par exemple harceler une jeune fille qui va se suicider après, à la suite de votre harcèlement sur les réseaux sociaux... C'est pas mon cas. Non, mais pas vous, mais comme ça se passe malheureusement quasiment tous les 15 jours en moyenne sur les réseaux sociaux, si vous avez fait ça, la justice et la police doivent pouvoir accéder à votre identité pour savoir qui possède le compte, quelle est la personne physique qui possède le compte, et donc pouvoir intervenir.

8:02
Locuteur 2

Mais vos adversaires ont beaucoup critiqué cet outil que vous vouliez mettre en place en disant mis entre de mauvaises mains, entre les mains d'un gouvernement mal intentionné, ça devient un outil de surveillance redoutable de la population.

8:15
Locuteur 1

Oui, alors je précise que d'abord les adversaires, c'était le camp populiste RN et LFI, et que 87% des Français sont favorables à cette mesure. Non à l'anonymat, oui au pseudonymat.

8:26
Locuteur 2

Plus récemment, vous avez déposé un autre texte sur Internet, si on peut dire, sur les réseaux sociaux plus particulièrement, pour défendre ce que vous appelez le pluralisme algorithmique. Alors derrière cette formule un peu compliquée, l'idée est simple.

8:38
Locuteur 1

Alors ce n'est pas moi qui utilise cette formule-là. Alors c'était dans la presse, mais... Oui, mais alors vous savez, parfois, c'était pas entre guillemets, je pense. Non, pour bien expliquer, c'est comme vous le savez, à la télévision et à la radio, ça fait 40 ans que sont les médias d'information en France, et depuis 40 ans, on a mis en place des règles de pluralisme à la télévision et à la radio. Pourquoi ? Pour pas que la majorité soit écrasante dans les médias, et pour que des petits partis puissent avoir voix au chapitre et s'exprimer.

9:04
Locuteur 2

Et donc votre idée, c'est d'appliquer ça aussi aux réseaux sociaux ?

9:07
Locuteur 1

Maintenant, les réseaux sociaux sont le média d'information numéro un pour les Français jusqu'à 35 ans, et pour la moitié des Français, c'est un média d'information qu'ils utilisent quotidiennement. C'est un espace liberté, mais c'est aussi devenu un espace de bordel, de chaos et de far-west. Il faut quand même être clair. Je vais vous donner une anecdote très concrète, parce que cette idée, je l'ai eue pendant la campagne de la dissolution. Ce sont des parents qui m'ont alerté, qui m'ont montré le téléphone de leurs enfants, ils m'ont dit « Regardez le téléphone de ma fille, elle voit une vidéo sur trois sur TikTok, c'est une vidéo de Jordan Bardella ».

Elle n'est pas abonnée à son compte, elle ne vote pas à l'Assemblée Nationale. Une vidéo sur trois, c'est une vidéo de Jordan Bardella. Est-ce qu'on veut laisser l'algorithme chinois de TikTok définir les vidéos des hommes politiques qu'ils vont envoyer à nos enfants, ou est-ce qu'on veut que des règles de pluralisme s'appliquent comme à la télévision ? Moi, j'ai ma réponse.

9:59
Locuteur 2

On va revenir un peu en arrière pour évoquer votre parcours et votre rapport à la politique. Dans une interview, vous avez déclaré « On m'a poussé à travailler dans le privé, à avoir une carrière, mais l'envie d'un jour prendre des responsabilités et de faire de la politique me trottait dans la tête ». Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que cette carrière de start-upper dans le privé, ce n'était pas forcément votre choix ?

10:15
Locuteur 1

Moi, je viens d'une famille d'ingénieurs, avec notamment une figure dans ma famille, qui est celle de mon grand-oncle, qui était polytechnicien, un des dirigeants d'EDF, qui a participé à la construction de centrales nucléaires et de notre parc nucléaire français. J'ai été baigné dans cette ambiance-là, et dans une ambiance où personne ne faisait de la politique, et c'était plutôt mal vu, et c'était toujours assez mal vu.

10:39
Locuteur 2

Mais ça veut dire quoi que c'était mal vu dans votre famille de s'intéresser à la politique ?

10:43
Locuteur 1

Parce que dans ma famille, c'est bien d'être ingénieur, mais faire de la politique, ce n'est pas un vrai métier, et c'est sale. Voilà. Il faut être simple, c'est plutôt comme ça que c'est vu.

10:55
Locuteur 2

Parce que la politique, vous y êtes intéressé assez jeune.

10:57
Locuteur 1

Bien sûr.

10:57
Locuteur 2

Vous êtes engagé dès 2007 pour Nicolas Sarkozy à l'époque, et ensuite au sein du mouvement des jeunes pop, qui était le mouvement des jeunes populaires de l'UMP. Ça a été formateur pour vous, ce moment-là ?

11:08
Locuteur 1

Oui, très formateur. Non, non, c'était... D'abord, c'était un moment où il se passait beaucoup de choses, où Nicolas Sarkozy a été élu. Non, c'était une belle aventure humaine.

11:20
Locuteur 2

Vous avez même rencontré de futurs macronistes à l'époque, et j'ai retrouvé une photo de vous dans un groupe des jeunes pop, où il y a Aurore Berger. Bien sûr. On la voit là.

11:29
Locuteur 1

Oui, alors d'accord, c'est la magie de Facebook. Aurore Berger, Alexandre Brugère, qui est maintenant préfet des Hauts-de-Seine, excellent préfet, et je vois plusieurs élus. Oui, oui, on était au Bureau national des jeunes populaires, bien sûr.

11:43
Locuteur 2

On va conclure l'émission avec notre petit quiz de la politique et moi, donc c'est un moyen de mieux découvrir les députés sous un angle un peu différent. Voter Jean-Pierre Chevènement en 2002, c'était ?

11:52
Locuteur 1

C'était déjà une forme de dépassement politique. Ah, c'était ça qui vous a... Oui, bien sûr. C'était le député du dépassement. Moi, je pense qu'il y a une majorité de Français qui ne veulent pas choisir entre une économie qui est capable de fournir des bons salaires, de la fermeté sur le régalien, et c'était ce que représentait aussi Jean-Pierre Chevènement à l'époque, faire la transition écologique et continuer à avoir du progrès social.

12:16
Locuteur 2

En tant qu'ancien gendarme,

12:17
Locuteur 1

vous avez été gendarme dans le cadre de vos études polytechniques ? Exactement. Puisqu'à l'école polytechnique, on fait encore le service militaire, c'est la première année, donc moi, j'ai choisi de faire mon service militaire dans la gendarmerie. Vous avez porté le képi ? J'ai porté le képi, bien sûr. J'ai porté une arme aussi. J'ai appris à tirer, j'ai fait du maintien de l'ordre, j'ai fait des enquêtes. C'est une institution qui est exceptionnelle, avec des gens qui sont très engagés. On a besoin d'eux, et donc moi, je les remercie pour leur engagement. Quand on est gendarme, c'est 24h sur 24, à 7 jours sur 7. Comme quand on est député. Il n'y a pas d'horreur.

Un peu comme quand on est député, mais bon, il y a plus de chances qu'on vous appelle la nuit quand on est gendarme que quand vous êtes député. Enfin, les bonbons et moi. Les bonbons et moi, c'est un gros problème.

12:57
Locuteur 2

Vous vouliez être marchand de bonbons quand vous étiez enfant ?

12:59
Locuteur 1

Marchand de bonbons quand j'étais petit, pour d'abord tous les manger. C'était quand même ça, l'objectif numéro un. Moi, je ne résiste pas. Mes collègues savent que dans l'hémicycle, dès qu'on va m'en proposer, je vais en manger. J'adore. J'essaie de me restreindre pour quand même garder la ligne. Attention à ne pas manger trop de sucre, mais je suis incapable de m'arrêter si on met un paquet de bonbons en face de moi. Merci beaucoup, Paul Midi, d'être venu dans La Politique et moi. Merci. Sous-titrage ST' 501