Jean-Luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:09OuverteRéponse directe
Je voudrais qu'on parle, M. Mélenchon, d'abord de votre proposition phare qui serait votre première mesure en cas de victoire, qui fait encore la une de l'humanité ce matin, porter le SMIC à 1 700 euros brut, c'est-à-dire environ 1 300 euros net, soit 200 euros d'augmentation.
- 0:26RelanceRéponse partielle
Avez-vous tenté de mesurer quelles conséquences une telle décision pourrait avoir sur l'emploi et la compétitivité des entreprises ?
- 1:41FerméeRéponse directe
Vous en convenez, Jean-Luc Mélenchon ?
- 3:49RelanceRéponse directe
Mais je croyais que vous supprimiez les exonérations de cotisation sociale, justement.
- 4:00RelanceRéponse directe
Parce que sinon, évidemment, augmentation importante du SMIC plus exonération des cotisations sociales, ça aboutit à une hausse considérable du coût du travail.
- 5:51OuverteÉludée
Convenez-vous, Jean-Luc Mélenchon, que les inégalités salariales en France, la pauvreté, tiennent moins au niveau du SMIC qu'à la durée du travail, au nombre de temps partiel dont je parlais tout à l'heure, au fait que les salariés dont nous parlons n'effectuent pas quand ils sont salariés, quand ils ont la chance d'avoir un travail, de travailler sur l'ensemble de l'année et que c'est le principal problème.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiquePromesse
« porter le SMIC à 1 700 euros brut, c'est-à-dire environ 1 300 euros net, soit 200 euros d'augmentation. »
- 0:42Invité politiqueFait
« la masse salariale reste dans l'économie à un niveau anémié, et donc l'économie ne respire pas. »
- 0:50Invité politiqueFait
« nous le payons très cher, nous le payons par un taux de chômage extravagant, par beaucoup de misère, beaucoup de souffrance. »
- 1:15Invité politiqueFait
« quand nous parlons de 1700 euros, on parle de gens qui ont un salaire complet, qui ont un mois complet de travail. »
- 1:25Invité politiqueChiffre
« 1094 euros aujourd'hui ne les a pas. »
- 2:40Invité politiqueFait
« on produit déjà, et on produit le double de ce qu'on produisait en 1981. »
- 3:31Invité politiqueFait
« l'effet enchérissement du travail est compensé par l'effet augmentation du carnet de commandes. »
- 3:47Invité politiquePromesse
« On peut imaginer d'avoir une caisse de péréquation. »
- 4:55Invité politiqueFait
« elles payent plus d'impôts qu'on en paye les grandes. »
- 5:12Invité politiquePromesse
« je propose d'escompte à taux zéro. »
- 8:37Invité politiquePromesse
« il y a une réponse, c'est l'interdiction des CDD et de tous les contrats de cette sorte. »
- 8:43Invité politiquePromesse
« Il n'y en aura pas plus de 5% dans les grandes entreprises, pas plus de 10. »
- 9:45Invité politiqueFait
« le pays est deux fois plus riche qu'il était en 1981. »
- 10:50Invité politiqueFait
« l'urgence aujourd'hui, ça ne serait pas plutôt de taper sur l'extrême droite, surtout au moment où moi, je fais tout ce que je peux pour essayer de la passer derrière nous ? »
- 11:01Invité politiquePromesse
« La Règle Verte et la planification écologique. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon83 %
- Présentateur17 %
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Jean-Luc Mélenchon est donc notre invité jusqu'à 9h. Je voudrais qu'on parle, M. Mélenchon, d'abord de votre proposition phare qui serait votre première mesure en cas de victoire, qui fait encore la une de l'humanité ce matin, porter le SMIC à 1 700 euros brut, c'est-à-dire environ 1 300 euros net, soit 200 euros d'augmentation. Avez-vous tenté de mesurer quelles conséquences une telle décision pourrait avoir sur l'emploi et la compétitivité des entreprises ?
Oui, bien sûr, c'est surtout l'inverse que je mesure, dont je mesure toutes les conséquences. C'est-à-dire que, comme le SMIC n'augmente pas, les salaires qui sont entre le SMIC et au-dessus n'augmentent pas, eux non plus, et donc la masse salariale reste dans l'économie à un niveau anémié, et donc l'économie ne respire pas. Et nous le payons très cher, nous le payons par un taux de chômage extravagant, par beaucoup de misère, beaucoup de souffrance. A l'inverse, si nous augmentions le SMIC, ce qui nécessite toutes sortes de réglages pour les petites entreprises. Oui, comment pourrait-elle faire ? Il y a plein de moyens de les aider à respirer.
D'abord, on pourrait d'abord commencer par, pour que tout le monde comprenne bien, que l'on sache que les gens payés au SMIC aujourd'hui, d'abord quand nous parlons de 1700 euros, on parle de gens qui ont un salaire complet, qui ont un mois complet de travail. Or, le SMIC est un salaire horaire, il ne faut jamais l'oublier. Bon, donc tout le monde n'a pas le SMIC, 1094 euros aujourd'hui ne les a pas. Deuxième élément, c'est de la main-d'oeuvre essentiellement féminine. Donc nous parlons d'une population qui porte sur son dos toutes les misères de la terre. Il faut aussi s'en souvenir. Beaucoup de temps partiel, justement. Oui. Ce qui est la principale source de pauvreté.
Vous en convenez, Jean-Luc Mélenchon ?
Oui, oui, mais justement. Donc c'est la raison pour laquelle il faut que les salaires soient corrects. Enfin, troisième élément, là vous m'avez fait perdre presque le fil de mon raisonnement, donc je disais c'est féminin. Et troisième élément, ce n'est pas dans des secteurs exposés à la concurrence internationale. Parce que pour l'essentiel, il n'y a pas de SMIC-A dans les industries manufacturières, il n'y en a pas ailleurs que dans ce qui ne se délocalise pas. C'est-à-dire le service, le bâtiment, la restauration rapide, etc. Donc on ne parle pas, on n'est pas là en train de manier l'habituel refrain sur le thème où vous allez ruiner le pays, etc.
Donc on ne parle que des entreprises et de la répartition de la richesse. Je vous demande de m'accorder encore une seconde pour entendre parler d'économie en général avant d'entrer dans les cas particuliers. Donc ce dont il est question, c'est de réorganiser le partage de la richesse produite par le pays entre le capital et le travail. Une fois que la production a eu lieu, comme vous le savez, parce que souvent j'entends dire, il faut d'abord produire, puis on partagera après. Mais on produit déjà, et on produit le double de ce qu'on produisait en 1981. On change le curseur de place. Voilà. Et on répartit en salaire ce qui, hier, partait en profit.
Maintenant, je viens aux petites entreprises, puisque c'est le sujet que, sans cesse, on met sur la table. Ce n'est pas très difficile, car... Vous-même ? Oui, oui, mais bien sûr, parce que c'est normal qu'on s'en préoccupe. Bon, pourquoi les choses ne sont pas la catastrophe que l'on annonce partout ? D'abord parce qu'il faudra manier doucement le rallumage des feux salariaux. Doucement, mais fermement. De manière à ce que, lorsque se répandent des petits salaires, vous savez comme moi, qu'ils sont intégralement dépensés. Ils sont intégralement dépensés dans des activités immédiates qui touchent précisément les carnets de commandes des entreprises intéressées par ce type de dépenses. Voilà.
Alors, c'est la nourriture, c'est le bien-être dans la maison, etc. Donc, l'effet enchérissement du travail est compensé par l'effet augmentation du carnet de commandes. C'est le réglage entre les deux qui est délicat. Comment faire pour que les petites entreprises respirent ? D'abord, on pourrait mutualiser la dépense cotisation sociale. On pourrait avoir... On peut imaginer ça. On peut imaginer d'avoir une caisse de péréquation.
Mais je croyais que vous supprimiez
les exonérations de cotisation sociale, justement. Oui, c'est ce que je suis en train de vous dire, justement. C'est que précisément, si l'on supprime les exonérations, ce qui ne se fera pas d'un coup, je ne suis pas fou, par en 24 heures. D'accord.
Parce que sinon, évidemment, augmentation importante du SMIC plus exonération des cotisations sociales, ça aboutit à une hausse considérable du coût du travail. Bien sûr.
C'est pourquoi ce sont des réglages qu'il faut faire avec délicatesse. Mais ce qui est important, c'est de tracer le cap et de commencer à augmenter tout de suite ce que gagnent les gens. Enfin, je veux dire, pour un homme de gauche, vous savez, je ne dis que des choses très banales. Dans toutes les élections précédentes, toutes, sans exception, les programmes de gauche ont prévu des augmentations du salaire minimum. Ça a été le cas en 1981. Ça a été le cas en 1968. Ça a été le cas lorsque Lionel Jospin a gagné les élections législatives. On le fait toujours. C'est la première fois qu'on voit un candidat socialiste ne pas le proposer. C'est la première fois.
Alors, je termine ma démonstration. Donc, il faut régler ça avec délicatesse pour qu'il n'y ait pas de thrombose. Mais la direction doit être donnée et immédiatement se traduire par des effets concrets. Alors, par exemple, pour les petites entreprises, il faut leur rendre justice dans un certain nombre de choses. Vous voyez, par exemple, aujourd'hui, elles payent plus d'impôts qu'on en paye les grandes. Ça, ce n'est pas normal. Deuxièmement, les petites entreprises n'accèdent pas à l'escompte. Vous savez, l'escompte, quand vous payez, vous avez un papier à 60 ou à 90 jours. Les grandes entreprises, elles, encaissent immédiatement leur argent parce que la banque fait la vente.
Elle ne le fait pas pour les petites entreprises. Donc, par exemple, je propose d'escompte à taux zéro. Attendez, je termine. Et enfin, surtout, ce que je demande, c'est que les banques, que les banques cessent de serrer à la gorge comme elles le font les petites entreprises. Parce que les grands coupables du manque de fluidité dans notre pays aujourd'hui, c'est la banque qui serre à la gorge la petite entreprise sans pitié, ne prête rien. Et dès qu'elle peut racler un euro qui traîne sur la table, elle le prend et elle envoie au tapis des entreprises qui sont parfaitement viables si on leur avait donné un petit peu les moyens de respirer.
Et là, comme je vois que vous êtes pressé, je n'ai pas le temps de vous donner des exemples. Moi, j'en connais quelques-uns et je pourrais citer quelques banques. Mais vous en aurez sans doute
l'occasion. Non, je suis pressé simplement de vous poser quelques questions. Convenez-vous, Jean-Luc Mélenchon, que les inégalités salariales en France, la pauvreté, tiennent moins au niveau du SMIC qu'à la durée du travail, au nombre de temps partiel dont je parlais tout à l'heure, au fait que les salariés dont nous parlons n'effectuent pas quand ils sont salariés, quand ils ont la chance d'avoir un travail, de travailler sur l'ensemble de l'année et que c'est le principal problème. Ce qu'on appelle les travailleurs pauvres, ce sont des temps partiels, pas des SMICAR à temps plein.
Oui, mais alors, donc vous voulez dire que les... Qu'est-ce que vous voulez dire, Patrick Cohen ? En ordre de priorité. Ah non, non, mais non, non. La priorité, c'est tout en même temps parce que la vie comme elle est là, c'est pas la vie que... Donc tout en même temps. Et vous n'imaginez pas qu'une... La principale conséquence d'une... Non, non, non, mais... Si je peux me permettre de compléter par une question... Oui, vous venez d'en poser une, plus grande, il faudrait oublier la première. Non, M. Cohen ?
Elle peut l'aggraver. Oui, oui, c'est ce qu'on va voir. C'est ce que disent un grand nombre d'économistes
et pas les plus libéraux. Oui, oui, d'accord. Eh bien, il y en a d'autres qui disent le contraire et ils sont de mon côté, voilà. Alors, un partout, il faut réfléchir avec notre tête. Vous n'imaginez pas
qu'une hausse importante du SMIC
puisse faire perdre leur emploi
à des milliers de salariés ?
Oui, mais qui vous a dit ça, M. Cohen ? Des études assez sérieuses ? Non, non, non, dites lesquelles. Dites lesquelles. D'il y a 2-3 ans, à peu près ? Non, non, non, non, M. Cohen. Vous vous plantez, vous mettez le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Vous êtes en train de citer, sans avoir le courage de le faire, l'étude de l'INSEE que donne l'Institut de l'Entreprise. C'est bien ça dont vous parlez ? Pas du tout. De laquelle alors, s'il vous plaît ? De laquelle ? L'INSEE est indépendante de l'Institut de l'Entreprise. Non, l'Institut de l'Entreprise utilise une enquête de l'INSEE à propos de l'augmentation du SMIC. Vous êtes d'accord ? Et alors ? Mais M.
Patrick Cohen, donc on parle bien de cette enquête. Nous sommes d'accord tous les deux ? Oui, mais il y a d'autres... Oui, oui, non, non, ne changez pas d'avis, c'est bien celle-là. Oui, mais c'est pas la seule... Oui, c'est celle-là, très bien. De quand elle date ? Vous ne le savez pas, je vais vous le dire. J'ai pas le document sous les yeux. Ah bah ouais, mais il ne faut pas s'aventurer en face de moi sans avoir pris ses précautions. Je crois que c'est 2009 ou 2010. Non, c'est 2000. Non, non, non, il y a une écriture plus récente. Non, monsieur, elle date de 2000. Celle qui est citée par l'Institut de l'Entreprise et c'est la seule qu'on est, elle date de 2000.
Et figurez-vous qu'elle s'appuie... Peu importe les enquêtes et les documents, je vous demande
si vous pensez qu'il y a un risque qu'une hausse massive du SMIC puisse conduire à une augmentation du chômage.
Quel genre d'homme serais-je si je pensais qu'il y avait un risque et que je décide de le prendre ? Bien sûr que non, je ne le pense pas. Et j'essaye de faire...
Ah bah tant qu'on n'est pas au pouvoir, il n'y a pas de risque.
Mais monsieur, vous attendez que j'y sois, vous aurez l'occasion de le voir. Bon, vous m'avez posé une question sur le SMIC, je vous ai répondu. Vous avez avancé une deuxième idée qui était que, et je suis d'accord avec vous, les emplois à temps discontinu, le travail le dimanche, l'emploi à temps partiel sont insupportables. Très bien, donc dans mon programme, il y a une réponse, c'est l'interdiction des CDD et de tous les contrats de cette sorte. Il n'y en aura pas plus de 5% dans les grandes entreprises, pas plus de 10. Donc vous voyez, je réponds au problème. Vous allez me dire, alors monsieur Mélenchon, vous avez créé des millions de chômeurs.
Mais monsieur Cohen, la vérité, c'est que chaque matin qu'il se lève, il faut balayer, nettoyer, enseigner, nourrir, soigner, et que par conséquent, l'économie n'en a rien à fiche pour exister de ce que quelques petits profiteurs ont inventé pour exploiter les gens. Donc, quand on donne du travail avec un peu d'organisation et de durée dans la vie, prenons un exemple, vous aviez un contrat à durée déterminée, vous n'avez pas un CDI, monsieur Cohen.
Bon, vous avez un CDI, moi j'ai un CDI d'une certaine manière, peut-être pas que vous n'avez pas de CDI, mais quand vous êtes en dessous d'un certain niveau, non mais voilà, les amis, vous ne pouvez pas emprunter, vous ne pouvez pas acheter votre voiture, vous ne pouvez pas déposer de dossier pour votre logement, donc vous avez juste le droit de crever. Eh bien, c'est cette situation qu'il faut faire cesser, c'est-à-dire qu'il faut transformer les CDD en CDI. Le CDI doit, le contrat à durée indéterminée, doit redevenir la norme. Monsieur Cohen, expliquez-moi voir pourquoi on ne peut plus le faire aujourd'hui alors que le pays est deux fois plus riche qu'il était en 1981. Pourquoi ?
Parce que le rapport de force entre capital et travail, pardon de vous choquer, s'est dégradé. Voilà. Eh bien maintenant, nous allons le rétablir avec nos bulletins de vote. Vous ne me choquez pas et je vois que vous avez
des réponses à mes questions, Jean-Luc Mélenchon, mais la vie n'est pas aussi simple qu'un discours de Jean-Luc Mélenchon. Vous avez reconnu la citation, c'est Daniel Cohn-Mendit dans une interview au Monde hier après-midi. Oui. La vie est aussi simple
que vos discours,
Jean-Luc Mélenchon ?
Je ne sais pas qui a trouvé que mes discours sont simples, je suis très content de ça parce que j'explique des choses fort compliquées, donc je suis content qu'on trouve ça simple. Et quant à M. Cohn-Mendit, qu'est-ce que vous voulez ? Ils sont là, ils s'affolent. C'est un type qui est spécialisé à tirer dans le dos, il tire dans le dos d'Eva Jolie, il tire dans le mien, bon c'est une habitude chez lui. Il est lâche ? Non, mais je pense que chez lui c'est un truc, je ne sais pas comment vous dire, il a besoin de taper. Alors, je veux simplement lui dire ça, il a parfaitement le droit de ne pas être d'accord avec moi, c'est normal, c'est la démocratie, on a des points de vue différents.
Mais est-ce que pour quelqu'un de gauche, l'urgence aujourd'hui, ça ne serait pas plutôt de taper sur l'extrême droite, surtout au moment où moi, je fais tout ce que je peux pour essayer de la passer derrière nous ? Voilà, là il pourrait donner un petit coup de main utile, voilà, bon ben s'il ne veut pas, il ne veut pas. Moi je sais une chose, le front de gauche est dorénavant une composante de l'écologie politique en France, notamment par son programme La Règle Verte et la planification écologique. Nous avons une dette à l'égard des écologistes et du Parti Vert qui a le premier à mener ces thèmes sur la table.
Et maintenant, nous les portons nous de manière indépendante et eux ont fait l'erreur d'aller signer avec les socialistes un contrat qui, pour finir, a absolument anéanti leur campagne en dépit du talent et de l'acharnement qui met Eva Joly qui est quelqu'un de très courageux.
Jean-Luc Mélenchon, invité de France Inter jusqu'à 9h. On vous retrouve dans quelques minutes après la revue de presse avec les questions des auditeurs d'Inter 0145 24 7000.
Jean-Luc Mélenchon