JÉRÔME GUEDJ FACE À JULIEN ARNAUD SUR BFMTV|Pouvoir d'achat, Tour Eiffel, 2027...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Votre action à vous à cette affaire, est-ce qu'elle vous consterne autant que tous les commentateurs qu'on vient de voir ou pas ?
- 2:06RelanceRéponse directe
Vous lui répondez quoi ? Alors, avec cette déclaration, la France insoumise vient de franchir une ligne rouge qu'il n'avait pas formulée de manière aussi claire jusqu'à présent.
- 3:28OuverteRéponse directe
On connaît votre attachement et votre intérêt sur la question de la laïcité. C'est au cœur de mon engagement. Comment vous analysez ce début de campagne ?
- 4:53OuverteRéponse directe
Certains sacrifient l'un au profit de l'autre. La question du pouvoir d'achat, vous l'avez évoqué, elle est évidemment aussi majeure.
- 6:09OuverteRéponse directe
Le gouvernement n'y peut pas grand-chose, c'est la situation internationale ou bien au contraire on peut agir directement pour protéger le pouvoir d'achat des Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:28Fait
« la loi de 2004, c'est le prolongement de la loi de 1905 sur la laïcité en sanctuarisant l'école »
- 8:14Chiffre
« quand vous prenez avant le début du conflit au Moyen-Orient le carburant qui était autour de 1,70 € aujourd'hui autour de 2,20 € en moyenne »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Votre action à vous à cette affaire, est-ce qu'elle vous consterne autant que tous les commentateurs qu'on vient de voir ou pas ? Évidemment, le fait religieux ne peut jamais s'imposer au principe d'égalité entre les hommes et les femmes. Et donc, s'il y a une faute qui a été commise et je suis parfaitement solidaire et je comprends la réaction de ces femmes qui se sont senties salariées direct de la tour Effel ou sous-traitant intervenant sur les lieux, cette mise à l'écart, cette invisibilisation est absolument insupportable. Il faut donc comprendre ce qui s'est passé. Mais ça dit quelque chose. Ça dit quelque chose que dans la société, il y a une forme de d'acceptation, de résignation à ce que pour de bonnes ou de mauvaises raisons, la parole de religieux s'impose dans le
débat public. Et ça, faut faire extrêmement attention. Faut jamais oublier que pourquoi cette délégation de de dignitaire religieux lié à l'hindouisme était présent. parce que le jour même ou dimanche, il y avait l'inauguration dans en scène et marme d'un très grand temple de ce mouvement BAPS qui est parfaitement légitime à exister mais qui participe d'un discours comme un certain nombre de religions extrêmement rigoriste dans la place des femmes dans la société et dans cette dans notre société laïque, dans notre état laïque, c'est absolument inadmissible qu'on ait cédé et ne serait-ce qu'un pouce symbolique sur ce terrainl. Et donc la réaction, moi je peux que me féliciter, une réaction
unanime qui dit pas de ça chez nous. Mais alors, j'ajoute un élément. Dans ce cas-là, on respecte la totalité de la loi de 1905, de cet esprit de la loi de 1905. Et on fait pas dans le même temps euh vous voyez, j'essaie de mettre de la nuance dans les positions. On fait pas dans le même temps euh je regarde ça par rapport à la réaction de Marine Le Pen. On fait pas dans le même temps de la chasse à ceux qui expriment leur conviction dans l'espace dans l'espace public. volé d'interdire le voile islamique dans la rue. Voilà, c'estàdire qu'on peut euh avoir des positions. Moi, je considère que les religions si elle pouvait moins s'exprimer dans le débat public et être présente, ce serait une bonne chose. Mais par contre, je refuse toute interdiction, toute imion dans la
liberté de conscience des personnes. Voilà, donc c'est cette nuance là qui est compliquée en France. Respect total pour les croyants et pour leur liberté de conscience, mais en sens inverse pas d'ingérence de l'État dans les consciences des uns et des autres et sur la situation qu'on vient de voir là. Pas évidemment de soumission face à une un fait religieux sur la même thématique puisque vous parlez de Marine Le Pen pardon de les filles aussi et de et de la Baya puisque vous avez vu sur BFM Mathil Penot a dit qu'elle voulait revenir sur cette interdiction de la Baya à l'école en disant "Mais la Baya n'est pas un vêtement religieux. Vous lui répondez quoi ? Alors, avec cette déclaration, la France insoumise vient de franchir une ligne rouge qu'il n'avait pas formulée
de manière aussi claire euh jusqu'à présent puisque à travers l'interdiction euh en tous les cas la remise en cause de l'interdiction de la Baya, en réalité, ils sont en train de remettre en cause la loi de 2004 qui euh portait interdiction de port de signe religieux ostensibles à l'école puisque il consiste à dire la baya n'est pas un signe religieux. Ça veut donc dire qu'on peut discuter de tout et donc y compris ceux des signes qui aujourd'hui sont interdits euh à l'école. Euh c'est vrai des grosses croix, c'est vrai de la kipa, c'est vrai euh du euh du foulard. Remettre en question l'application de la loi de 2004, c'est remettre en question la loi de 2004. Et je vois là une dérive inédite parce que jusqu'à présent, la France insoumise n'avait jamais exprimé
une remise en question incidente ou explicite de la loi de 2004. Or, la loi de 2004, c'est le prolongement de la loi de 1905 sur la laïcité en sanctuarisant l'école en disant qu'à cet endroit-là, il y a une exception au principe qui fait que chacun peut exprimer sa conviction religieuse parce qu'on forme des jeunes et qu'on construit leur libre arbitre et que c'est un endroit où chacun vient euh justement à égalité et sans influence religieuse. On connaît votre attachement et votre intérêt sur la question de la laïcité. C'est au cœur de mon engagement. Comment vous analysez ce début de campagne ? Est-ce que vous dites que ces sujets le voile la semaine dernière là-bas cette semaine, c'est l'occasion d'imposer la laïcité dans la dans la campagne ou est-ce que au contraire vous
regrettez ce que certains analysent comme une campagne qui part déjà trop à droite ? Alors, il y a incontestablement une dimension de diversion. C'est-à-dire que pendant que et le rassembement national, c'est assez clair, il s'est mis à parler de cette proposition d'interdiction du voile dans l'espace public après une semaine désastreuse pour lui avec des quaqus sur les questions internationales sur l'Ukraine, sur la question du déplacement de Jordan Bardella en Grande-Bretagne et cette espèce de d'accord surréaliste sur les divisions sur les questions sur les questions économiques. Donc il y a une dimension probablement de diversion en disant on revient sur nos fondamentaux. Mais pour autant moi je pense que cette question et c'est le sens de ma candidature dans la primaire de la
gauche, c'est qu'il faut avoir des positions claires sur les deux sujets, la question sociale et la question républicaine. On peut parler pouvoir d'achat, défense des services publics, mais on doit aussi être intransigent sur ces questions de laïcité. Moi, je propose la création d'un ministère de la laïcité. Je propose qu'on inscrive dans la Constitution l'article 1 et l'article 2 de euh la loi de 1905 pour justement ériger comme principe fondateur de notre République, c'est déjà le cas, et garantir sa pleine application d'une loi qui est une loi de protection protège celui qui croit comme celui qui ne croit pas pour éviter toute pression. Donc je veux marcher sur ces deux piliers, question sociale et question républicaine. Certains sacrifient l'un au profit de
l'autre. La question du pouvoir d'achat, vous l'avez évoqué, elle est évidemment aussi majeure. C'est la question numéro 1 d'ailleurs pour pour les Français et ça ne risque pas de s'arranger quand on voit notamment dans les stations service le prix du carburant qui continue de flamber. Vous le constatez de la Gorse en direct malheureusement. Oui Junior. Regardez ces tarifs. Ils ont de quoi faire tourner la tête des automobilistes puisqu'on a franchi la barre symbolique des 2,50 € le litre. On est pour le gazol à 2,57 € pour l'essence à 2,33 €. Alors, si on compare ces tarifs qui sont affichés aujourd'hui à ceux de l'année dernière, jour pour jour, on a une augmentation qui est très nette puisque l'an passé, on était à 1,77 € pour le gazol, 1,80 € pour l'essence sur un
plan, ça fait une différence tout de même 30 à 40 % et ça les automobilistes le sentent bien. Ils adaptent leur comportement, certains font une chasse au prix, d'autres décident de fractionner le paiement de leur plein cible tout simplement. On sait plus, on sait plus jusqu'où ça va monter en fait. C'est c'est un vrai casino. Euh sauf que c'est pas nous qui gagnons. On perd, on perd et euh et 2,5 € le litre là. Moi c'est simple he je mets 2 3 L. Quand je vois les quand je vois des tarifs comme ça, je mets seulement 2 3 L et après je vais voir s'il y en a une autre moins chère ailleurs. C'est assez compliqué financièrement. Pour ceux qui font des grands trajets, moi j'ai 20 km aller, donc ça reste
encore possible mais je je ferai pas un plein là-bas constamment. Bon, face à ces prix qui grimpent, qui ne cessent d'augmenter, on l'a constaté ce matin, les automobilistes se ruent aussi sur les stations services qui affichent des prix plafonnés. Le problème, c'est qu'elles sont victimes de leur succès ce matin. Certains certaines étaient en rupture de socle de carburant. Et oui, c'est vrai qu'on constate là quand on cherche une station service, on voit celle qu'on les prix les moins élevés. Il y a personne tout simplement parce qu'il y a plus de il y a plus d'essence et les pompes sont fermées. Peut-être un petit mot justement sur ça parce que ça s'explique. Vous savez quand le prix du carburant augmente et bien les automobilistes ont tendance à faire le plein quasiment tous les jours
de peur que ça augmente encore plus. Quand le prix du carburant baisse et bien on est beaucoup plus lent sur sa parce que ça va baisser encore un peu plus. Donc effectivement cette pénurie qui est constatée dans certaines stations services, c'est un problème d'approvisionnement. Mais encore une fois, il faut pas inquiéter nos téléspectateurs. Ce n'est pas au niveau national, il de pénurie. Mais effectivement, bien sûr, on s'est amusé d'ailleurs à faire un petit calcul. Euh quand vous prenez avant le début du conflit au Moyen-Orient le carburant qui était autour de 1,70 € aujourd'hui autour de 2,20 € en moyenne et bien effectivement si euh vous prenez une citadine de 50 L, ça fait euh une augmentation de 50 € par mois à condition de faire deux pleins
par mois, ce qui correspond à 600 € de plus sur une année. Donc c'est un budget tout à fait conséquent et ça apparaît d'ailleurs dans le préoccupation des Français. Ça devient aujourd'hui une des préoccupations principales après bien sûr le pouvoir d'achat. Jérôme Gadge, le gouvernement n'y peut pas grand-chose, c'est la situation internationale ou bien au contraire on peut agir directement pour protéger le pouvoir d'achat des Franç. On doit toujours pouvoir agir et on peut pas théoriser l'impuissance. Il y a une crise internationale mais le rôle d'un gouvernement c'est de protéger les siens et notamment toutes celles et ceux qui ont besoin de la voiture. Bien sûr on peut défendre la transition écologique, la réduction de l'usage de la voiture, mais il y a des endroits où c'est pas
possible. Quand vous êtes banliezard, vous avez des systèmes de transport qui fonctionnent pas, vous avez besoin de votre voiture, ne serait-ce que pour rejoindre une gare. Quand vous êtes en milieu rural, vous avez besoin de la voiture pour travailler, pour aller visiter une personne âgée, pour faire vos courses et cetera. Donc pas de punition collective en disant on n pas de solution. Et donc là, il y a il y a un choix de société qui doit être fait. Vous savez, dans un lit d'essence, vous le savez parfaitement, presque les deux tiers de c'est des taxes. Et donc, il y a une responsabilité du gouvernement. Il y a deux leviers, la TVA, on peut baisser la TVA de 20 % à 55 en considérant que l'essence devient dans ces moments-là un bien de première nécessité. Problème, ça coûte 10
milliards d'euros et donc faut qu'on fasse le choix collectif de dire où est-ce qu'on trouve ces 10 milliards d'euros. Deuxième possibilité, je termine le raisonnement, il y a une taxe qui est la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques fix qui elle est fixe et qu'on pourrait rendre flottante comme ça a été le fait dans le passé. Je me rappelle de Nel Jospin à l'époque, ça s'appelait la TIPP, la taxe intérieure sur les produits pétroliers. Là vous visez là vous visez tous les automobilistes. Vous ne faites plus les aim. Si je peux juste terminer le raisonnement, vous avez raison. Là on vise tous les automobilistes et ça permet d'être efficace immédiatement. Après, il y a l'autre solution, celle du gouvernement qui est de dire "On fait des aides
ciblées, des chèqus carburants, pardon de le dire, mais c'est un peu usine à gaz sur la manière dont les personnes ont pu l'utiliser et puis sur le fait que c'est ciblé auprès de certaines professions, celles qui ont le plus besoin et encore il y en a certaines chez des aides soignantes, des infirmières à domicile qui n'ont pas eu." Et puis il y a le troisème levier qui est de plafonner les marques. Non, mais c'est des sujets complexes et moi je suis pour qu'on utilise en fait quoi ? les tr les différents leviers, la fiscalité, les marges des distributeurs et des aides des aides ciblées, mais qu'on montre qu'on se préoccupe de ça. Vous savez quoi ? La désespérance des gens, elle est sur ce sentiment de fatalité et que la puissance publique n'a pas de réponse. Moi, je propose
cette palette de mesure pour baisser immédiatement de 20 à 30 centimes le prix du liste. Sujet numéro 1 dans la campagne présidentielle, on n' pas fini d'en parler.
Jérôme Guedj