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Philippot : « Je ne suis pas favorable à l’union des droites » mais « à l’union des patriotes »

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Le Front National, aujourd'hui, en tout cas les derniers mois où j'y étais, d'ailleurs on m'a mis pour cela dehors et je suis parti pour cela, n'est plus audible sur rien parce qu'il ne sait plus ce qu'il pense sur rien. Notamment sur la souveraineté nationale, sur l'Union Européenne, ils sont complètement perdus et il renvoie à chaque fois à un « on verra ». Bon bah écoutez, moi je crois qu'on ne peut pas dire « on verra » aux Français.

C'est ça votre espace politique ? C'est de prendre la place du Front National et d'essayer de vous faire une petite place entre ce qui va rester du Front National et les Républicains ? Ah non, pas du tout.

Moi je ne raisonne pas du tout comme cela. Moi je m'adresse dans un grand rassemblement des Français qui viennent de la droite ou de la gauche, dans un projet très républicain et qui soit très clair, très tourné vers l'avenir. Et moi je ne veux pas du tout remplacer quiconque.

Je pense qu'aujourd'hui le patriotisme français, qui suppose une France libre, indépendante, une France qui soit belle, qui soit grande, qui respecte aussi son modèle social, ce patriotisme peut être moderne et rassembleur. Il peut être professionnel, crédible. C'est exactement ce que nous construisons.

Parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas de véritable opposition face au rouleau compresseur Macron. Il n'y en a pas. Mais avec qui, je l'ai envie de propos ?

Allez-y. Non, je dis qu'on a beaucoup de déprimés. Enfin Mélenchon est déprimé.

Le Front National est devenu inaudible et incohérent. Or je pense que nous avons, nous les patriotes, l'ambition d'être le pivot central de cette opposition et en même temps de cette alternative à la politique mondialiste, européiste, ultra-libérale de Macron. Est-ce que vous n'êtes pas trop sur cette ligne ?

Nicolas Dupont-Aignan a lancé une plateforme, Les Amoureux de la France, qui est destinée à faire l'union des droites. Est-ce qu'il n'est pas en train de marcher sur vos plates-bandes ? Je ne suis pas favorable à l'union des droites.

Je suis favorable au rassemblement des patriotes. Et je pense qu'il y a des patriotes aussi à gauche et qu'il y a des patriotes à droite, à gauche. Et vous avez vu d'ailleurs, c'est un sondage qu'il a démontré hier, mais on le sent tous simplement en discutant avec les gens, il y a de plus en plus de Français qui se déclarent ni à gauche, ni au centre, ni à droite.

Il y en a même beaucoup plus maintenant qui sont sur ce positionnement que se déclarant à gauche ou se déclarant à droite. Et évidemment parce que ce clivage il est fini. Macron ne s'est pas fait élire à gauche ou à droite.

Il s'est fait élire sur l'idée que la France était quand même terminée. Terminée. Donc Nicolas Dupont-Aignan...

Il faut la remplacer partout par l'Europe sur la défense, sur l'économie, sur l'immigration. Nicolas Dupont-Aignan, ce n'est pas un allié potentiel ? Nicolas Dupont-Aignan, il faut discuter avec lui, bien sûr.

Vous discutez avec lui ? On a des points de convergence et de divergence. Oui, on a déjà...

Bien sûr qu'on a discuté, mais c'est important de discuter. Mais aussi avec tous ceux qui se disent encore gaullistes, qui peuvent être républicains. Tous ceux qui sont patriotes et qui sont peut-être encore dans des mouvements de gauche ou qui sont récemment déçus par la France insoumise.

Il faut discuter avec tous ces Français. C'est comme cela qu'on aura une majorité. Il faut être sérieux.

Il faut un projet sérieux et crédible. Parce que sinon, Macron gagnera à tous les coups si on est comme ça dans l'incantation ou pas dans le sérieux comme le son.

Philippot : « Je ne suis pas favorable à l’union des droites » mais « à l’union des patriotes » — Florian Philippot · Pourquijevote