Discours du Maire de Chinon - Conférence de Stéphane Le Foll, ancien ministre de l'Agriculture
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueChiffre
« 38% des 2500 hectares de l'appellation sont en bio ou en biodynamique. »
- 1:00Invité politiqueChiffre
« La moyenne nationale, on a 33, donc on est plutôt au-dessus. »
Temps de parole
- Stéphane Le Foll92 %
- Invité8 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors, donner des messages très importants sur ce qu'a été et ce qu'a pu être le poids de l'industrie chimique dans l'agriculture. Je rappelle simplement que dans les 30 glorieuses, il a fallu qu'on épure les stocks de l'armement dont on ne savait pas quoi faire et que la déclinaison de l'arrivée massive des produits chimiques dans l'agriculture n'est que le recyclage des arbres qu'on avait produits en grande masse jusqu'à la guerre froide et dont on savait que faire. On avait des tonnes et des tonnes de produits chimiques qu'il a fallu recycler. Alors, évidemment, on est très éloigné de tout ça, mais on a tendance à oublier toute cette génèse et ce qui nous a amenés ici.
Alors, il y avait aussi la nécessité de mécaniser, d'optimiser, de rentabiliser qui nous a fait prendre cette suite en avant. Je crois qu'aujourd'hui, tout le monde est d'accord sur les mutations des modèles et qu'aujourd'hui, je m'interroge quand même, pour vous donner un ordre de grandeur, le syndicat des vins de Chinon faisait récemment son assemblée générale. Aujourd'hui, 38% des 2500 hectares de l'appellation sont en bio ou en biodynamique. C'est un très beau chiffre. La moyenne nationale, on a 33, donc on est plutôt au-dessus. Et il y a encore une dizaine de pourcents qui sont en conversion actuellement. Donc il y a un engagement qui est porté. 2021 est une année très particulière.
Ceux qui étaient en traitement conventionnel sont passés 3 fois, 4 fois. Ceux qui étaient en bio sont passés 14 fois mettre du cuivre dans les vines. On peut s'interroger sur le modèle bio dans ce contexte. Et un certain nombre d'entre eux sont en train de faire des analyses de sol sur ce qui va durer demain. Et donc c'est pour ça que je crois que vous évoquez la problématique de radicalité dans le discours. Je pense que ce n'est pas tout blanc d'un côté ou tout noir de l'autre. Et que vous évoquez que parfois, le glyphosate utilisé à bonne décision, là, pouvait apporter des réponses.
Et je crois qu'aujourd'hui, l'agriculture raisonnée, dans son approche au travail de ces sujets-là, doit nous apporter des leçons. Et que, par exemple, l'exercice 2020 était un millésime très simple. Ils sont passés 2 fois pour certains, 3 fois pour une autre. Et tout s'est bien amené jusqu'au vendange. Cette année, il y a plus, pendant quasiment 2 mois, en juin et en juillet, et toutes les semaines ont été dans les vines pour passer et pour traiter. Donc ça nous interroge sur les modèles. Et que, lorsque parfois on veut tirer des conclusions un peu hâtives, la nature nous rappelle à la réalité de ce qu'elle est. Et que les modèles ne sont pas aussi simples qu'il y aurait passé.
Cette année, le mildiou était présent un peu partout. L'oïdium fait son éruption. Et que tous ceux qui pensaient être préservés s'en sont rendus compte que la nature nous rappelait à la réalité. Et puis, pour dégner, vous donniez tout à l'heure l'exemple des néodicotidonines sur les métrales. On a vécu la même maladie dans la viticulture, sur la maladie du bois avec l'escal. On a décidé de façon autocratique de supprimer le traitement à l'arsenil de chez nous. Très bien, soi-disant, et d'abord au départ, c'est vrai, un usage parfois olé-olé de certains agriculteurs qui ne prenaient pas les précautions nécessaires et autres.
Je pense qu'on avait peut-être une solution intermédiaire, c'était de l'encadrer avec des entreprises certifiées parce que là, on a décidé de l'arrêter. Très bien, on a arrêté le traitement. Mais la notion des vignes dans nos vignobles, ça a très vite disparu puisque chaque année, on remplace entre 3 et 4 % des cèpes qui meurent de cette maladie. Donc, vous voyez ce que ça peut donner, 3-4 % vaut 30 ans. C'est-à-dire que le cèpe le plus vieux dans la vigne aura 30 ans. Donc, ça veut dire que ça nous interroge quand même sur la place, les modèles, les cultures.
Est-ce qu'on pensait être aujourd'hui avec des vignobles pour 60-70 ans et certains qui sont antéphiloxéra, donc plantés avant les années 1900 qui sont encore présents, vont évidemment nous interroger sur l'avenir, le modèle qui doit accompagner l'agriculture et pour le chinonais, la viticulture de demain. Donc, c'est pour ça que toutes ces questions, on est tous d'accord pour dire qu'il faut bouger, bouger vite. Mais je crois qu'il y a une vraie réflexion collective à voler sur les solutions adaptées. Et puis enfin, je voulais vous remercier pour le côté non décliniste de votre discours et le message d'espoir que vous portez. Oui, il est urgent d'eux, mais il y a encore des possibilités.
Et si la mobilisation est collective, si chacun se saisit des sujets, eh bien on a une capacité encore de changer les choses et d'avoir un bel avenir pour l'agriculture, pour notre pays et pour notre planète. Donc, je crois que c'est un vrai message que je voulais retenir. Et je vous remercie pour nous l'avoir passé cet après-midi. Merci à ceux-ci.
Vous partiez. Le patrimoine et l'histoire.
Donc, il y a un bel ouvrage qui a été réalisé par un photographe chinoiné qui s'appelle Chanel Keur, qui s'appelle Chinon l'Éternel. L'opus 2 va bientôt sortir. Ça, c'est l'opus 1, je vous permets de vous dédicacer, qui vous permettra de découvrir Chinon sous tous ses angles, avec des endroits insolites dans la ville et dans la vieille ville. Et puis, donc, l'histoire, le patrimoine, évidemment, la forteresse royale, la devinière, le personnage de François Rabelais, qui est présent au cœur de la cité médiévale. Et puis, Eric, évidemment, lui, se doit de vous apporter un deuxième volet important du patrimoine chinoiné.
Voilà, donc, il y a un magnum d'un beau domaine chinoiné qui vous permettra de pouvoir partager prochainement. Vous avez tout vu, je suis acheté en public, là. Non, mais je vais revenir. Non, mais merci à vous. Merci beaucoup.
Stéphane Le Foll