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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 23 mai 2019 11 minComplaisantFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Bernard Monot député européen ex Rassemblement National sortant soutient Dupont-Aignan

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Quelle est votre vision et quel est pour vous l'enjeu de cette élection européenne ?

  • 3:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur votre solution programmatique face à la crise sociale ?

  • 6:45OuverteRéponse directe

    Vous évoquez un risque de crash financier. Pouvez-vous préciser ?

  • 9:10OuverteRéponse directe

    Pour vous, l'union des droites est-elle un rêve, une utopie ou quelque chose de tangible ?

  • 10:16FerméeRéponse directe

    Pour qui allez-vous voter dimanche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51Invité politiqueFait
    « La vision politique, c'est qu'il faut que les patriotes, tous réunis, donc bien entendu, DLF, Rassemblement National, les Républicains et l'ensemble de la droite, s'unissent pour former une énorme poche de patriotes qui veulent rendre son indépendance à la France dans une Europe qui sera transformée au sein de ce que moi j'appelle l'Europe des patries. »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « Le concept reste le même, c'est être indépendant dans un ensemble de 28 nations et non pas être dans une Europe fédérale comme elle nous est imposée depuis 25 ans et dont on voit les résultats catastrophiques. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « L'autre aspect, c'est l'enjeu institutionnel. C'est-à-dire qu'il faut bien que les Français comprennent que le Parlement européen est totalement inutile, que, quelque part, un député européen, dans une Europe fédérale, ne sert à rien, même dans la majorité, car c'est la Commission européenne qui a l'ensemble des pouvoirs. »
  • 4:40Invité politiqueFait
    « Là, on était à la phase du déclassement social. Bientôt, avec les mesures de l'Europe fédérale qui vont s'accentuer, c'est-à-dire la rigueur budgétaire, voire l'austérité, un peu comme en Grèce, on va arriver à un saccage social. »
  • 8:34Invité politiquePromesse
    « Au prochain krach financier, les Français seront expropriés de leur argent. Je suis solennel quand je dis ça. »

Temps de parole

  • Bernard Monot71 %
  • Présentateur26 %
  • ?3 %

≈ 9,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à toutes et bonjour à tous. Bienvenue dans une émission sans filtre particulière, spéciale et exceptionnelle, puisque c'est le dernier sans filtre avant l'échéance majeure du 26 mai prochain. Et nous avons la chance de recevoir Bernard Monod. Bonjour. Bonjour. Vous êtes député européen sortant. Absolument. Et nous allons pouvoir échanger durant quelques minutes aujourd'hui sur votre vision des élections européennes, sur votre projet pour l'Europe, votre vision de l'Europe. Et enfin, savoir quelle est votre vision de l'union des droites et qu

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Locuteur

'est

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Présentateur

-ce que vous nous conseillez comme lutte un vote pour dimanche prochain, si vous voulez. Alors, première question que je souhaitais vous poser. L'enjeu des élections européennes est absolument fondamental cette année. Vous avez été député européen depuis de nombreuses années maintenant. Quelle est votre vision et quel est pour vous l'enjeu de cette élection européenne

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Locuteur

? Alors,

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Présentateur

il

0:48
Locuteur

y a

0:48
Présentateur

une vision

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Bernard Monot

politique et une vision institutionnelle. La vision politique, c'est qu'il faut que les patriotes, tous réunis, donc bien entendu, DLF, Rassemblement National, les Républicains et l'ensemble de la droite, s'unissent pour former une énorme poche de patriotes qui veulent rendre son indépendance à la France dans une Europe qui sera transformée au sein de ce que moi j'appelle l'Europe des patries, mais d'autres rappellent l'Europe des nations. Le concept reste le même, c'est être indépendant dans un ensemble de 28 nations et non pas être dans une Europe fédérale comme elle nous est imposée depuis 25 ans et dont on voit les résultats catastrophiques. Chaque citoyen et chaque Européen peut s

1:31
Locuteur

'en

1:31
Bernard Monot

rendre compte. Donc ça, c'est l'enjeu politique.

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Locuteur

C'est votre rêve, ça, parce que les Républicains, qui

1:37
Bernard Monot

peuvent

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Présentateur

prendre réalité, puisque...

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Locuteur

Ils sont

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Présentateur

plutôt du

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Locuteur

côté des fédéralistes, quand

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Présentateur

même. Au sein

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Locuteur

du PPE,

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Présentateur

ils sont plutôt

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Locuteur

chez

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Bernard Monot

les fédéralistes. Oui, ça,

1:45
Locuteur

c

1:45
Bernard Monot

'est une réalité. Depuis longtemps, d'ailleurs. Mais bon, moi, je ne désespère pas sur la lucidité des Français à voter intelligemment. L'autre aspect, c'est l'enjeu institutionnel. C'est-à-dire qu'il faut bien que les Français comprennent que le Parlement européen est totalement inutile, que, quelque part, un député européen, dans une Europe fédérale, ne sert à rien, même dans la majorité, car c'est la Commission européenne qui a l'ensemble des pouvoirs, à la fois le monopole législatif et le monopole exécutif. Voilà. Donc le Parlement européen, aujourd'hui, est une espèce de caution démocratique par rapport à la Commission européenne, qui, elle, décide de tout.

Donc le plus puissant, je dirais, aujourd'hui de l'Union européenne, c'est Jean-Claude Juncker. Et puis, pour la partie économique, c'est Mario Draghi, le président de l'Avance centrale européenne. Voilà un petit peu les données du problème général. Mais bien entendu, il ne faut pas désespérer. Et justement, si les patriotes qui veulent que les choses changent vraiment arrivent majoritaires au Parlement européen, donc le 26 mai, à ce moment-là, on pourra transformer l'Europe de l'intérieur et pouvoir mettre en place un nouveau modèle que moi, j'ai baptisé dans un livre qui vient de paraître l'Alliance européenne des nations,

3:04
Locuteur

qui

3:04
Bernard Monot

est apparemment bien, puisque le Rassemblement national a opté justement pour ce modèle général, pour ce projet. Ils ont même repris mon titre. Bon. Donc ça veut dire que, quelque part, ils ont dû considérer que c'était la meilleure solution.

3:19
Locuteur

Oui.

3:20
Présentateur

Alors bon, ils ont repris votre titre. Mais finalement, on a l'impression quand même que, techniquement, leur programme n

3:25
Locuteur

'est

3:25
Présentateur

pas forcément d'adéquation avec ce que vous défendez aujourd'hui dans votre livre, l'Eurovision pour les peuples, de l'Europe fédérale à l'Europe des patries, aux éditions Muller. Moi, j

3:37
Locuteur

'ai

3:37
Présentateur

une question à vous poser en tant que gilet jaune, en tant qu'évidemment porte-parole de Debout la France, mais aussi en tant que gilet jaune...

3:42
Locuteur

Vous

3:42
Présentateur

êtes bien placé pour le savoir. Voilà. La crise sociale qui a marqué depuis plus de six mois notre pays, ce déclassement social qui a été exprimé par des centaines de milliers de personnes dans la rue, de façon pacifique, le 17 novembre, ce chômage de masse qui, finalement, asphyxie notre pays, fragilise notre économie. Vous tentez d'y apporter une solution, et sous forme programmatique, dans cet ouvrage. Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus

4:09
Locuteur

? Oui.

4:10
Bernard Monot

Écoutez, d'abord, bravo d'être un gilet jaune en vue, on va dire. C'est courageux, parce qu'il faut aller sur les ronds-points. Il faut faire partir de ce mouvement et ce soulèvement social, qui est tout à fait légitime pour moi. Je pense que c'est les prémices d'un mouvement beaucoup plus important dans le temps, car rien ne va changer, hélas, tant qu'il y a cette majorité de fédéralistes en France, mais aussi à l'Union européenne. Et ce que je dirais, moi, si vous voulez, c'est que là, on était à la phase du déclassement social.

Bientôt, avec les mesures de l'Europe fédérale qui vont s'accentuer, c'est-à-dire la rigueur budgétaire, voire l'austérité, un peu comme en Grèce, on va arriver à un saccage social. Et l'étape ultime, si vous voulez, ce sera l'éclatement, probablement, des insurrections sociales, parce que les gens ne pourront plus tenir, y compris la classe moyenne, qui aujourd'hui se rend compte de ce déclassement pour eux-mêmes et pour leurs enfants.

5:03
Locuteur

C'est surtout la classe moyenne qui est sortie dans la rue, le 17 novembre.

5:05
Bernard Monot

Absolument, oui,

5:06
Locuteur

c

5:06
Bernard Monot

'est

5:06
Locuteur

ça le phénomène. Les artisans, les retraités... Moi, j'ai

5:09
Bernard Monot

rencontré un dentiste sur un rond-point dans mon euro-région, enfin, dans la région centre. Donc, c'est un véritable phénomène, et je crois que le gouvernement n'a pas pris la mesure de l'ampleur du phénomène et des ramifications. Donc, tout part, en fait, de cette fracture sociale, mais qui n'est pas nouvelle. C'est l'aboutissement, aujourd'hui, le mouvement des Gilets jaunes.

L'antériorité, c'est ce que je dis dans mon livre, elle vient d'il y a 30 ans, voire même plus loin, où il y a une espèce d'appauvrissement généralisé, parce que les charges et la fiscalité sont beaucoup trop importantes, et aujourd'hui, ça s'accélère du fait d'une hémorragie fiscale qui est faite par les multinationales... Alors, on parle toujours des GAFAM, mais il n

5:48
Locuteur

'y a

5:48
Bernard Monot

pas que les GAFAM,

5:49
Locuteur

ça. Google, Amazon,

5:50
Bernard Monot

Facebook, Apple, etc. Mais il y a toutes les autres multinationales dans le secteur bancaire, dans le secteur financier, dans le secteur agricole, industriel, etc. Il y a 20 000 lobbyistes à Bruxelles, c'est ça qu'il faut comprendre, et qui ont, je dirais, vampirisé les richesses de la France. Et ça, ça ne date pas d'aujourd'hui, ça date d'il y a 10 ans, 15 ans, 20 ans, depuis l'ouverture à la mondialisation et au mondialisme tel que le pratique aujourd'hui l'Union européenne. Donc nous, nous sommes contre ça.

Je propose une alternative, c'est-à-dire d'avoir un pays qui soit indépendant dans une Europe des patries, qui coopère entre elles, et puis aussi qui soit lucide sur la pression et la guerre que nous mènent les grandes puissances économiques, que sont les États-Unis, que sont la Chine, que sont le Japon, etc., où nous sommes totalement désarmés face à cette pression

6:43
Locuteur

mondialiste.

6:45
Présentateur

Alors, sans être apocalyptique, vous évoquez aussi une perspective assez dangereuse, que si l'Union européenne ne change pas en sa forme et en sa philosophie, on risque de passer à un crash financier

6:58
Locuteur

dans les

6:59
Présentateur

années qui viennent.

6:59
Bernard Monot

— Oui. En 2008, j'avais déjà annoncé, quelques mois avant que ça se produise, le 15 septembre 2008, donc je l'avais annoncé, je crois, en juin, le choc et l'écrasement du système bancaire mondial. C'est exactement ce qui s'est passé. Le Malmodeus a fait faillite le 15 septembre. Et puis vous avez vu les conséquences qui se sont passées. Là, j'estime que maintenant, on est à nouveau dans des conditions, dix ans après, d'un choc, d'un bombardement, un Pearl Harbor financier sur l'Occident, beaucoup moins sur les BRICS, Brésil, Russie, Inde, Chine,

7:36
Locuteur

qui ont pris

7:36
Bernard Monot

leur disposition et qui a un autre modèle de développement. Nous, on est dans l'ultralibéralisme et dans le mondialisme, qui nous met à la merci du prochain choc systémique, qui va frapper probablement le point faible étant le système bancaire de la zone euro, où nous verrons certainement des banques, des grandes banques de la zone euro qui feront faillite. Pour en citer qu'une ou deux, vous avez Dutch Bank et Commerce Bank,

8:01
Locuteur

de

8:01
Bernard Monot

la première économie de la zone euro, qui sont extrêmement manassées de défauts de faillite financière. Et la conséquence, et là, elle est politique, c'est que l'Union européenne, depuis 2014-2015, est réellement effective depuis 2016, a mis au point un arsenal légal pour capter, spolier, confisquer l'argent des Français lors d'un prochain krach financier. C'est en place. Les Français l'ignorent totalement. Je crois que je suis l'un des rares hommes politiques à en parler. Mais je tire le signal d'alarme. Au prochain krach financier, les Français seront expropriés de leur argent. Je suis solennel quand je dis ça.

Et ne croyez pas un mot du mensonge institutionnel avec la protection des 100 000 euros.

8:47
Locuteur

La loi Sapin, c

8:49
Bernard Monot

'est autre chose.

8:51
Locuteur

Ça

8:51
Bernard Monot

concerne l'assurance-vie. C'est le bonus français, on va dire, sur les contrats d'assurance-vie capitalisation, qui sont menacés de la même manière que les comptes bancaires des Français et l'épargne de manière générale des Français. Donc je dis aux Français, attention, votre argent est en grand danger lors du prochain krach financier.

9:07
Locuteur

Alors

9:07
Présentateur

du coup, Bernard, allons à l'essentiel aussi. Nous sommes à quelques jours seulement du scrutin du 26 mai. Pour vous, l'union des droites et l'union des souverainistes, c'est quelque chose qui nous tient à cœur tous les deux. Pour vous,

9:20
Locuteur

c

9:20
Présentateur

'est à ce stade de cette campagne, l'union des droites, c'est un rêve,

9:24
Locuteur

c

9:24
Présentateur

'est une utopie ou c'est quelque chose qui est tangible avec Debout la France ?

9:28
Locuteur

J

9:29
Bernard Monot

'espérais, moi, que cette union des droites se ferait avec un comportement intelligent, je dirais, depuis le mois de septembre, où il y avait des appels d'union faits par Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France vers les Républicains et vers le Rassemblement national. Et là, ça ne s'est pas fait. Espérons maintenant que si les patriotes, je dirais, républicains ou nationaux arrivent en tête, et je l'espère, 50% plus 1, eh bien nous serions en tête et majoritaires au Parlement européen. Et à ce moment-là, peut-être qu'on pourrait former un grand groupe européen politique qui fasse barrage, je dirais, aux fédéralistes dont on voit les

10:12
Présentateur

résultats depuis 25 ans. Ils sont à l'unité. Question joker, dernière question. Pour qui allez-vous voter dimanche, Bernard ? Ah, moi, je suis membre de Debout la France et je voterai, bien entendu, Debout la France. Eh bien voilà. Sachez que je ferai pareil. J'espère que vous serez nombreux et nombreux à faire la même chose le 26 mai. Appelez à voter. L'abstention n'est que signée un chèque en blanc Emmanuel Macron. Donc j'invite tous les patriotes, les souverainistes, les conservateurs, les gaullistes à se rassembler derrière cette grande disunion de Debout la France. Pour que la France reste éternelle. Absolument.

10:44
Locuteur

Sous

10:44
Présentateur

-titrage Société Radio-Canada