Questions d'actualité au gouvernement du 13 mai 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse partielle
Qu'avez-vous fait de concret ces derniers mois et suite à la remise du rapport sur la désinformation en santé ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Quelle mesure allez-vous prendre pour protéger nos scientifiques de ce harcèlement ?
- 4:20OuverteRéponse partielle
Pourquoi protégez-vous les super profits des géants de l'énergie ?
- 5:04FerméeRéponse partielle
Est-ce que c'est Total énergie qui fait la politique fiscale de la France ?
- 7:44OuverteRéponse partielle
Quelle instruction transmettez-vous au corps préfectoral pour que la République ne récolte pas dans ses propres communes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« Les antivax sont à la manœuvre. Oui, il y a des antivax alors qu'il n'y a pas de vaccin sur les antavirus. »
- 4:20Chiffre
« Des surraajustements de prix, des marges sur le raffinage multiplié par 4, des opérations spéculatives sur les marchés de plus d'un milliard d'euros pour Total énergie. »
- 5:46Monsieur le ministreFait
« C'est monsieur l'escur qui vous répond et c'est pas monsieur Pouyanet. »
- 7:06Monsieur le ministreFait
« Je souhaite qu'on puisse enquêter sur la concurrence et sur les marges des raffineurs en France et en Europe. »
- 7:44Monsieur le ministreFait
« L'impôt, il est territorial, monsieur Jadeau, ne vous en déplaise. »
- 9:11Fait
« Cette démolition méthodique à l'échelon local brique par brique de ce que nous avons patiemment construit depuis des siècles nous oblige au sursaut. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Madame la Médric, chers collègues, les cas d'antivirus d'antavirus pardon inquiètent notre population. C'est évidemment la mémoire de la pandémie de Covid qui est là. Et si une leçon a sans doute été retenue, c'est la nécessité de se mobiliser rapidement car je dois le dire sans détour, les décisions qui ont été prises ces derniers jours sont les bonnes. Mais dans la durée, il y a des facteurs qui vont peser. Le premier, c'est que la désinformation en santé a refleuri instantanément. Les antivax sont à la manœuvre. Oui, il y a des antivax alors qu'il n'y a pas de vaccin sur les antavirus. Les antivax ont été vraiment bercé près du mur. Et les complotistes, les complotistes qui ne veulent pas que notre population ait
accé au savoir. Alors, madame la ministre, qu'avez-vous fait de concret ces derniers mois et suite à la remise du rapport des professeurs Molimar, Costagliola et maisonneuve sur la désinformation en santé. Le second point, ce sont les scientifiques. Hier, vous avez fait appel et vous avez eu raison aux scientifiques pour fonder vos décisions. Ces scientifiques, ils sont harcelés. Ils sont harcelés sur les réseaux sociaux, vous le savez. Ils sont harcelés devant les tribunaux où les procédures se multiplient et l'ordre des médecins est apathique. Et les parquets et les tribunaux sont largement indifférents quant à l'université. à Marseille, elle est parfois complice.
Alors, madame la ministre, quelle mesure allez-vous prendre pour protéger nos scientifiques de ce harcèlement ? Monsieur le sénateur Jumier, mesdames et messieurs, euh pour la mobilisation, vous l'avez dit, elle a été rapide. Tout de suite, on a mis en place avec santé publique France, avec le centre de crise du ministère, avec des experts qui nous accompagnent, des experts scientifiques qui nous accompagnent depuis le début. Et en terme de transparence, vous l'avez dit, nous avons voulu faire cette conférence de presse parce que ces scientifiques qui ont rencontré le premier ministre la veille, il était normal que les mêmes informations soient apportées aux français. Ça c'est pour répondre sur le sujet de la transparence et nous l'avons dit, nous avons communiqué depuis le début avec le
premier ministre et à chaque nouvelle sur ces données que nous avons nous communiquons de façon claire. La deuxième chose, vous faites allusion effectivement à tout ce mouvement et qui est important depuis le début de de cet épisode des antivax complotistes nous av et qu'ils n'ont pas attendu ce virus. Pour s'agiter, les scientifiques dont vous parlez sont euh sur les réseaux sociaux notamment harcelés et euh et depuis longtemps maintenant. Nous avons mis en place euh nous avons annoncé une stratégie pour lutter contre les fausses informations avec le dispositif d'infosigilance sur lequel nous travaillons pour que nous puissions construire une sorte de stack force et
efficace d'experts scientifiques qui dès qu'ils apercevront euh une fausse information seront coordonnées et permettront d'agir très vite et de façon coordonnée pour être massif et arrêter cette fausse information. Nous sommes évidemment en soutien des soignants et des experts scientifiques euh qui sont euh harcelés. Euh vous savez que à chaque fois des déclarations sont faites notamment par Faros et nous continuons avec l'ordre aussi euh des professionnels à lutter contre cela pour répondre sur la transparence et sur les informations qui sont données. Donc il y a les informations aux Français, il y a les informations aux professionnels de santé pour lequel j'ai eu ce matin une réunion avec l'ensemble des ordres des
professionnels de santé, des syndicats de professionnels de santé pour avoir un échange et des informations. Et il y a aussi des informations des élus qui vont se faire notamment par les Madame la ministre, merci pour votre réponse. Vous pouvez compter sur nous, je l'ai dit quand vos décisions sont adaptées, mais le lien scientifique politique population est essentiel pour qu'une société aborde dans la durée un phénomène épidémique quel qu'il soit. Et donc, je vous appelle à intensifier vos actions à la matière car les scientifiques sont un peu désespérés d'être l'été seul face au harcèlement judiciaire. Euh, monsieur le ministre, 2,20 € par litre. 2,20 € par litre. Voilà. 2 mois
que les super profits des géants de l'énergie défient toute forme de morale publique, des super profit qui ne sont pas imaginaires, qui sont caractérisés, des surraajustements de prix, des marges sur le raffinage multiplié par 4, des opérations spéculatives sur les marchés de plus d'un milliard d'euros pour Total énergie. Et comme parlementaire, je demande au gouvernement pourquoi protégez-vous ce type de comportement prédateur alors qu'il faudrait en protéger les Français ? Pourquoi le gouvernement de la France ne s'est pas associé à l'Allemagne, à l'Autriche, à l'Espagne, au Portugal, à l'Italie qui ont demandé en Europe la taxation des super profits ? Pourquoi vous en êtes-vous tenu à cette formule ? On ne
s'interdit rien qui veut dire en réalité qu'on s'interdit tout. Monsieur le ministre, les solutions de crise, les les mesures anticrise, elles existent mais on compte en million et les super profits, on les compte en milliards. Et dans ce gouffre, il y a ce que nous pourrions faire pour les infirmiers qui aujourd'hui disent que dans leur tournée, il privilégient les patients qui sont au plus près d'eux. Pour les Français qui se dirigent dans les concessions pour changer de voiture, pour avoir une voiture électrique mais qui n'en ont pas les moyens. Alors ma question, elle est assez simple. Est-ce que c'est Total énergie qui fait la politique fiscale de la France ou est-ce que c'est le gouvernement ? Est-ce que c'est monsieur l'escur qui est notre ministre ou est-ce que c'est monsieur
Pouyanet ? Monsieur le sénateur Wiil, en tout cas c'est monsieur l'escur qui vous répond et c'est pas monsieur Pouyanet. Et moi sur ce sujet qui est un sujet sérieux, je ne souhaite en aucun cas ni verser dans le total bashing généralisé. J'ai même entendu sur d'autres bancs certains responsables politiques direent qu'il fallait retirer la Légion d'honneur à monsieur Pouyan. Franchement, j'en ai été surpris. et d'autres qui pensent que la seule manière de régler le problème, c'est de bloquer les prix à la pompe. Nous avons aujourd'hui ce qu'on appelle une majore intégré en France et c'est une bonne nouvelle. Ça nous permet aujourd'hui de disposer de gazoile, de pétrole, de kérosène en quantité correcte avec une grande entreprise nationale qui produit du pétrole en
dehors de France, Nigéria, Norvège et autres qui l'importe, qui le raffine et qui le distribue. Ça c'est la bonne nouvelle. Et le fait d'avoir cette major intégrée aujourd'hui nous assure des volumes et a permis en plus à cette entreprise qui vous l'avez dit gagne beaucoup d'argent sur la production de plafonner le prix à la pompe pour un certain nombre de nos concitoyens. Ça c'est aussi une bonne nouvelle. Est-ce que pour autant Est-ce que pour autant cette compagnie fait aujourd'hui des profits indus exagérés ? L question se pose visiblement certains d'entre vous y ont déjà répondu et nous souhaitons pouvoir y répondre. J'ai personnellement interrogé, vous m'interrogez sur une relation avec l'Europe, la Commission européenne sur les pratiques concurrentielles des raffineurs. Vous
savez qu'aujourd'hui, il y a une bonne partie de l'essence qui est distribuée en France, qui n'est pas raffinée en France, qui est raffiné en Belgique, au Pays-Bas et ailleurs. Je souhaite qu'on puisse enquêter sur la concurrence et sur les marges des raffineurs en France et en Europe parce que c'est la seule manière aujourd'hui de s'assurer effectivement que si des profets indus sont faits, ils puissent être taxés. Et nous souhaitons et le premier ministre l'a dit ne nous interdire aucun débat dans le cadre évidemment des procédures budgétaires. Mais je veux pas non plus raconter n'importe quoi au français. Je n'irai pas taxer les profits faits par Total au Nigéria de la même manière que je n'irai pas taxer les profits faits par BP dans la mer du Nord. L'impôt, il
est territorial, monsieur Jadeau, ne vous en déplaise. Nous regarderons les profits faits en France. Nous souhaitons débattre avec les parlementaire de l'opportunité ou non de les taxer. Mais en attendant, n'oublions pas aujourd'hui que nous avons une major qui nous permet d'avoir de l'essence. C'est quand même plutôt un plus. Monsieur le ministre, depuis mars, les maires du Rassemblement national multiplient des décisions qui prisent isolement semblent relevé de la liberté d'action mais qui mise bout à bout dessine un système idéologique sapend notre héritage républicain. Allié 20, ville où il y a 50 ans, 42 mineurs sont morts lors de leur travail. La cérémonie du 1er mai est supprimée au motif que les syndicats seraient
d'extrême gauche comme si célébrer les conquêtes sociales n'était pas une une nécessité absolue. Àzon, la commémoration de l'abolition de l'esclavage instituée par la présidence est annulé pour faire des économies même si les mêmes élus cependant ont augmenté leurs indemnités. Arcar Casson, les associations et la presse locale se voi supprimer leur subvention pour divergence politique. Les exemples sont multiples et sur les frontons de ces mairies, les drapeaux européens tombent. Nos mairies ne doivent pas être des officines de propagande. Elles sont le premier espace de la mémoire collective où le vivre ensemble existe, où les valeurs de la République sont inscrites.
Liberté, égalité, fraternité. Cette démolition méthodique à l'échelon local brique par brique de ce que nous avons patiemment construit depuis des siècles nous oblige au sursaut. Monsieur le ministre, quand l'État se tait, il cautionne. Alors, je vous pose simplement la question : quelle instruction transmettez-vous au corps préfectoral pour que la République ne récolle pas dans ses propres communes ? Monsieur le sénateur, évidemment, les événements que vous citez ne nous ont pas échappé, hein, qu'il s'agisse de ce qui s'est passé pour le leer mai, de ce qui s'est passé à Vierzon, hein, donc où le le maire a refusé d'organiser les commémorations en l'honneur de l'abolition de l'esclavage, dont il faut rappeler que c'est un crime, que ça a été reconnu comme tel. Euh ce sont pour
la plupart, malheureusement ce ne sont pas des obligations. Nous appliquons la la loi, rien que la loi. Les préfets y veillent, ils y veille. Il y a un certain nombre d'usages et puis il y a des obligations. L'obligation par exemple de pavoiser, ça on y veille bien évidemment mais pour le reste ce sont des usages, des traditions. Les préfets font les remarques, font les remarques. Croyez-moi, nous y veillons et tous ces faits remontent au ministère de l'intérieur. Évidemment, évidemment, et vous avez raison de le souligner, ces procédés, ces façons de faire dans tous les cas que vous avez cités en diselons en diselon sur peut-être l'adhésion au principe même de la République de ses élus. Voilà. C'est ce que je peux vous dire. Étant d'ailleurs originaire du
département du cher, connaissant bien Virzon, je peux vous dire que j'ai vécu cela un peu comme une blessure à titre personnel. J'ai vécu un peu cela comme une comme une blessure. Qu'un maire pour des raisons financières puisse ne pas organiser une cérémonie en l'honneur pour pour commémorer l'abolition de l'esclavage. Je pense que c'est un c'est un problème. C'est un problème. Malheureusement, les préfets ne sont là que pour appliquer la loi. La loi, elle prévoit des contraintes et il y a des usages républicains qui se doivent d'être respectés. C'est la tradition républicaine et je crois que ce qui s'est passé dans les communes que vous citez dont notamment Avirzon en dit long en dit long sur l'adhésion au principe républicain d'un certain nombre de d'élus en tout cas d'élus appartenant à
ces formations politiques. Vous noterez que le d'ailleurs le maire de Vierson se revendique comme étant apolitique en tout cas il a manifestement un engagement qu'il a ce jour-là ce jour-là très éloigné du respect des principes et des valeurs de la République. Monsieur le ministre, pendant que vous réaffirmez votre attachement aux valeurs de la République à Carpentra à Cané en Rousillon, c'est maréchal nous voilà qui raisonne lors du 8 mai. Par erreur, nous dit-on. Mais décidément, le hasard fait doublement les choses et pendant ce temps, les drapeaux européens tombent. Chaque drapeau européen décroché est un signal de bienvenue à Vladimir Poutine et un soutien offert à Donald Trump dans son entreprise de démantellement de l'Europe.
Bernard Jomier