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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 12 septembre 2026 32 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesRetraitesImmigration & asile

Retailleau : "Je ne suis pas centriste" - 12/09

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    Le mouvement des Gilets jaunes est-il en train de se reformer ?

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Que ferait-il pour faire face à l'exaspération des Français sur le pouvoir d'achat ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos mesures sur le pouvoir d'achat ?

  • 1:28RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il faut s'attendre à un retour des Gilets jaunes ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Que dites-vous aux Français qui veulent contester contre les prix de l'essence ?

  • 3:37RelanceRéponse directe

    Est-ce que tout est réuni pour une contestation susceptible de basculer dans la violence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:57Invité politiqueFait
    « Regardez le classement PISA, regardez cette chute de niveau, c'est incroyable. »
  • 2:16Invité politiqueChiffre
    « Sur les deux dernières années, c'est l'INSEE, un organe officiel qui nous l'a dit, il y a une chute du pouvoir d'achat, du niveau de vie ces deux dernières années. »
  • 6:34Invité politiqueChiffre
    « Vous vous rendez compte que le seul paiement des intérêts de la dette va nous coûter dans 2 ans 100 milliards d'euros. »
  • 8:11Invité politiqueChiffre
    « C'est la part qui frappe l'électricité que je veux voir disparaître. C'est quasiment 2 milliards d'euros qu'on restitue. »
  • 9:38Invité politiquePromesse
    « Je vais leur restituer en plus 2 mois de salaire de plus. »
  • 11:23Invité politiquePromesse
    « Je veux plafonner à 70% du SMIC les aides sociales que les uns ou les autres peuvent recevoir. »
  • 11:46Invité politiquePromesse
    « Moi je veux diminuer de deux mois la facture d'électricité, l'équivalent du paiement de deux mois d'une facture d'électricité des Français. »
  • 13:33Invité politiqueChiffre
    « Il y a quelques années, quand Emmanuel Macron arrive au pouvoir, on mettait sur le marché tous les ans 420 000, 430 000 logements. Aujourd'hui 270 000. »
  • 15:13Invité politiqueChiffre
    « La retraite, c'est un quart de la dépense publique. »
  • 18:26Invité politiqueFait
    « Le droit du sol permettait à l'enfant de devenir français. »

Temps de parole

  • Bruno Retailleau61 %
  • Présentateur23 %
  • ?9 %
  • Locuteur non identifié7 %

≈ 81,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir à tous. Dans BFM Grand Soir, nous allons parler de cette question avec nos invités politiques. Le mouvement des Gilets jaunes est-il en train de se reformer ? Le renseignement territorial observe sur les réseaux sociaux des appels de plus en plus nombreux à se rassembler. Du coup, toute la journée, les responsables politiques ont parlé de cela et des prix de l'essence, sauf Bruno Rotaillot. Il en parle le moins. Du coup, je lui ai posé la question. Que ferait-il, lui, pour faire face à l'exaspération des Français sur le pouvoir d'achat ? Que ferait-il pour faire baisser les prix de l'essence ?

Il a accepté de répondre à nos questions la veille de la rentrée de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont. Et il fait même passer un message à Jordan Bardella. On écoute son interview et on se retrouve évidemment juste après. Bonjour Bruno Rotaillot.

0:42
Bruno Retailleau

Bonjour.

0:42
Présentateur

Ça y est, votre rentrée est officiellement lancée. Un cadre du parti, de votre parti, dit même que vous allez augmenter la sono dans les jours qui viennent, je le cite.

0:53
Locuteur

En

0:53
Présentateur

parlant de sono, il y

0:54
Locuteur

a

0:54
Présentateur

un sujet sur lequel on vous entend encore trop peu. Et on va prendre le temps d'en parler. C'est le pouvoir d'achat. On va parler de vos mesures. Mais d'abord, évoquons le mécontentement des Français, même l'exaspération des Français liée à cette question du pouvoir d'achat. Selon les informations du service police-justice de BFMTV, le renseignement territorial qui observe en ce moment attentivement les réseaux sociaux note des appels à se rassembler de plus en plus nombreux et invite, je cite, à une vigilance particulière en raison de possibles troubles à leur République. Est-ce qu'il faut, selon vous, s'attendre à un retour d'une grande ampleur tel que l'on a connu avec les Gilets jaunes

1:36
Locuteur

? Je

1:37
Bruno Retailleau

n'en sais pas plus que vous, pas plus que personne. Ce que je sais,

1:40
Locuteur

c

1:41
Bruno Retailleau

'est qu'il y a une colère en France, que la France est à bout de souffle et que les Français sont à bout de nerfs.

1:48
Locuteur

Mais

1:48
Bruno Retailleau

comment ne le serait-il pas ? Plus rien ne fonctionne.

1:51
Locuteur

On

1:51
Bruno Retailleau

n'a jamais autant payé d'impôts.

1:53
Locuteur

On

1:53
Bruno Retailleau

n'a jamais autant dépensé d'argent public.

1:56
Locuteur

Et

1:56
Bruno Retailleau

plus rien ne fonctionne. Regardez le classement PISA, regardez cette chute de niveau, c'est incroyable.

2:01
Locuteur

C

2:02
Bruno Retailleau

'est l'avenir de nos enfants qu'on est en train

2:04
Locuteur

de

2:04
Bruno Retailleau

massacrer. Regardez l'hôpital, les urgences, heureusement, il

2:07
Locuteur

y a

2:07
Bruno Retailleau

le personnel soignant

2:08
Locuteur

qui

2:09
Bruno Retailleau

tient à bout de bras, justement, ce grand service public. Regardez la justice

2:13
Locuteur

et

2:14
Bruno Retailleau

le pouvoir d'achat qui est en train de s'écrouler, puisque sur les deux dernières années, c'est l'INSEE, un organe officiel qui nous l'a dit, il y a une chute

2:22
Locuteur

du

2:23
Bruno Retailleau

pouvoir d'achat, du niveau de vie ces deux dernières années. Mais

2:26
Locuteur

du coup, vous leur dites quoi, Bruno

2:27
Présentateur

Retailleau, à ces Français précisément, qui veulent contester contre ces prix de l'essence, qui attendent une réaction du gouvernement ? Vous leur dites, allez dans la rue, allez sur les ronds-points. Est-ce qu'on peut même imaginer Bruno Retailleau sur les ronds-points

2:39
Locuteur

? Ce

2:40
Bruno Retailleau

n

2:40
Locuteur

'est

2:40
Bruno Retailleau

pas le problème. Ce qu'on attend d'un homme ou d'une femme politique, ce n'est pas sa présence sur les ronds-points. C'est qu'ils aient du courage, dire la vérité d'abord. Et moi, ce que je veux dire aux Françaises et aux Français, c'est que je veux leur rendre leur dignité. Parce qu'au fond de cette colère, il y

2:56
Locuteur

a

2:56
Bruno Retailleau

un sentiment, un sentiment d'avoir été méprisé.

2:59
Locuteur

Et

2:59
Bruno Retailleau

c'est vrai que lorsque le travail ne paie plus,

3:01
Locuteur

c

3:02
Bruno Retailleau

'est une question de dignité. Lorsque l'assistanat est encouragé. En France,

3:06
Locuteur

il

3:06
Bruno Retailleau

faut donner beaucoup plus à ceux qui le méritent et moins à

3:09
Locuteur

ceux

3:09
Bruno Retailleau

qui profitent. Et c'est le cœur d'ailleurs de mon projet. C'est ce que je veux porter. De même que, regardez, le peuple français est méprisé parce qu

3:16
Locuteur

'on

3:17
Bruno Retailleau

ne l'entend plus. Sa voix ne pèse plus. Moi, je veux leur rendre la parole par le référendum. Je veux assumer une

3:23
Locuteur

rupture

3:23
Bruno Retailleau

fondamentale pour que le peuple, enfin, puisse avoir la parole, puisse décider par le référendum de grandes questions auxquelles il est attaché. Et ça, ce sera le cœur vraiment de mon

3:35
Locuteur

projet présidentiel.

3:36
Présentateur

De votre programme. Mais vous diriez finalement, et là, je m'adresse aussi à l'ancien ministre de l'Intérieur, que tous les ingrédients sont réunis aujourd'hui que l'exaspération des Français est telle qu'on pourrait même s'attendre à une contestation susceptible de basculer dans la violence. Parce que ce qu'observe aussi le renseignement territorial sur les réseaux sociaux, c'est qu'il y a des appels plus radicaux à, par exemple, bloquer les stations-service, à s'en prendre à l'Elysée. Est-ce qu'il faut le redouter ? Est-ce que tout est réuni pour cela aujourd'hui, selon vous ?

4:07
Bruno Retailleau

Ce que j'observe, en tout cas, avec un certain recul,

4:10
Locuteur

c

4:10
Bruno Retailleau

'est que ce qui a déclenché les gilets jaunes, ça n'est pas seulement le prix de l'essence ou du gazole. Mais souvenez-vous, lorsque le mouvement s'est déclenché,

4:19
Locuteur

l

4:19
Bruno Retailleau

'essence était beaucoup moins chère que ce qu'elle est aujourd'hui.

4:21
Présentateur

La situation est pire

4:22
Locuteur

aujourd'hui ? Le

4:22
Bruno Retailleau

gazole aussi. Et la situation est pire. Donc, moi, je n'encourage certainement pas la violence. Je pense qu'il faut que l'ordre public craigne simplement ce que je veux dire à nos compatriotes

4:33
Locuteur

qui

4:34
Bruno Retailleau

sont exaspérés. C'est un, je comprends leur colère.

4:37
Locuteur

Mais

4:37
Bruno Retailleau

le moment, justement,

4:38
Locuteur

de

4:39
Bruno Retailleau

la grande explication, elle vient.

4:40
Locuteur

Il

4:41
Bruno Retailleau

faut être un peu patient. C'est dans huit mois. Et là, il faudra renverser la table. Et moi, je veux proposer précisément un projet de rupture.

4:48
Présentateur

Vous entendez leur colère. Mais du coup, est-ce que vous leur dites manifester, si bon vous semble, ou patienter ? Prenez votre mal en patience. Mon projet arrive.

5:00
Locuteur

Non,

5:00
Bruno Retailleau

mais la manifestation, c'est un droit constitutionnellement garanti, à condition qu'elle se passe tranquillement. Et moi, ce que j'ai craint, j'ai été ministre de l'Intérieur. À chaque fois, je craignais des infiltrations de black blocs, de mouvements très radicaux, l'ultra-gauche, l'ultra-droite, etc. Mais moi, ce que je veux leur dire,

5:20
Locuteur

c

5:20
Bruno Retailleau

'est que moi, j'habite, je suis un rural. Chez moi, on a besoin de la voiture pour aller faire les courses, pour chercher les enfants à l'école, pour se déplacer. Sans voiture,

5:31
Locuteur

il

5:31
Bruno Retailleau

n

5:31
Locuteur

'y a

5:31
Bruno Retailleau

pas de liberté. Sans voiture, on ne peut pas aller travailler. Donc, je sais ce qu'éprouvent notamment les ruraux. Parce qu'on n'a pas à nos dispositions les moyens, par exemple, de transport en commun.

5:41
Locuteur

Donc,

5:42
Bruno Retailleau

je comprends parfaitement. Et encore une fois, au fond de la colère française, il y a une question du pouvoir d'achat.

5:50
Locuteur

Vous

5:50
Bruno Retailleau

savez, désormais, le niveau de vie des Français est inférieur au niveau de vie des Européens.

5:55
Locuteur

Donc,

5:56
Bruno Retailleau

il y a eu... C'est terrible. On a appauvri les Français.

5:58
Présentateur

Alors,

5:59
Locuteur

vos

5:59
Présentateur

mesures, justement, Brune Retailleau. Vos mesures. D'ailleurs, juste un mot sur la forme. J'ai écouté attentivement votre discours aujourd'hui. Vous avez très peu parlé de pouvoir d'achat. Vous n'avez quasiment pas parlé de l'essence. Pourquoi ? Est-ce qu'il n

6:11
Locuteur

'y a

6:11
Présentateur

pas

6:11
Locuteur

un décalage

6:11
Bruno Retailleau

? Non, parce que ce n'était pas un discours programmatique. J'en ai parlé il

6:15
Locuteur

y

6:15
Bruno Retailleau

a bien longtemps du pouvoir d'achat.

6:17
Locuteur

Je

6:17
Bruno Retailleau

n

6:17
Locuteur

'ai

6:17
Bruno Retailleau

pas besoin d'y revenir sans cesse, simplement.

6:19
Présentateur

Mais il se passe quelque chose en ce moment.

6:21
Bruno Retailleau

Bien sûr qu'il se passe quelque chose. Mais je veux dire qu'on n'y répondra pas par les vieilles formules. On n'y répondra pas non plus en faisant des chèques en bois. Ça,

6:30
Locuteur

c

6:30
Bruno Retailleau

'est terminé. Parce qu'on est en train d'être étranglé par la dette. Vous vous rendez compte que le seul paiement des intérêts de la dette va nous coûter dans 2 ans 100 milliards d'euros. Toute la recette

6:42
Locuteur

de

6:43
Bruno Retailleau

ce que ramène l'impôt sur le revenu sera dévorée seulement par le paiement des

6:47
Locuteur

intérêts de la dette. C'est le même premier poste

6:48
Présentateur

de dépense

6:49
Locuteur

de l'État.

6:49
Présentateur

Vous, vous avez une baguette magique. Aujourd'hui, vous faites quoi sur les prix de l'essence

6:53
Locuteur

?

6:54
Bruno Retailleau

Ce que je fais sur les prix de l'essence, c'est que je supprime

6:57
Locuteur

un

6:58
Bruno Retailleau

impôt qui n'a jamais été voté,

7:00
Locuteur

qui

7:00
Bruno Retailleau

s'appelle les CEE, les Certificats

7:02
Locuteur

d

7:03
Bruno Retailleau

'économie d'énergie. Et cet impôt-là, il taxe à milliards, par exemple, l'électricité. Or, on veut demain électrifier les usages. Et là, c'est incroyable. Le gouvernement dit qu'il faut électrifier les usages, acheter des voitures électriques. Et les achats de véhicules électriques ont bondi

7:20
Locuteur

le

7:21
Bruno Retailleau

mois dernier. Et en même temps, on taxe

7:24
Locuteur

l

7:24
Bruno Retailleau

'électricité.

7:25
Locuteur

C

7:25
Bruno Retailleau

'est complètement dingue. Donc, je veux rendre cet argent aux Français. Et je veux faire en sorte que

7:30
Locuteur

les

7:31
Bruno Retailleau

Français qui utilisent leur voiture pour aller travailler, eh bien, ils puissent déduire de leurs impôts, justement, une part beaucoup plus grande que de cette somme qu'ils dépensent.

7:40
Locuteur

Très

7:41
Bruno Retailleau

concrètement, ce que je veux, c'est déverrouiller

7:43
Locuteur

le

7:44
Bruno Retailleau

barème qui vous permet de déduire les frais kilométriques,

7:47
Locuteur

parce qu'il a

7:48
Bruno Retailleau

été gelé depuis trois ans. Ça, vous voyez, rien que ça, c'est l'équivalent de plusieurs pleins rendus aux Français qui travaillent, qui payent des impôts tous les ans.

7:57
Présentateur

Donc, ça, c'est un réajustement de ce barème et ça soulagerait les Français immédiatement

8:02
Locuteur

? Bien sûr. Ça

8:03
Bruno Retailleau

soulagera les Français. Ce qui soulagera les Français, c'est de faire disparaître cet impôt qui s'appelle les certificats d'économie d'énergie et qui frappe. C'est la part qui frappe l'électricité que je veux voir disparaître. C'est quasiment 2 milliards d'euros qu'on restitue, plus justement ce dégel, si j'ose dire, pour les kilomètres, pour pouvoir les déduire. Mais moi, le cœur de mon projet,

8:26
Locuteur

c

8:27
Bruno Retailleau

'est d'encourager le travail, pas l'assistanat. Mme Le Pen, pardon, elle veut encourager l'assistanat. Sur

8:32
Locuteur

l'assistanat, Mme Le Pen,

8:33
Présentateur

elle dit qu

8:34
Locuteur

'il

8:34
Présentateur

faut baisser la TVA. Jean-Luc Mélenchon dit qu'il faut bloquer les prix.

8:37
Locuteur

Non

8:38
Présentateur

? À ces deux mesures ?

8:39
Bruno Retailleau

C'est 15 milliards. On ne peut plus. Malheureusement, les gouvernements précédents, M. Macron, demanda qu'il va nous laisser 3 600 milliards de dettes.

8:48
Présentateur

Et votre mesure, elle coûte combien

8:49
Locuteur

? Le

8:50
Présentateur

réajustement du barème ?

8:51
Locuteur

Ça ne coûte pas d

8:52
Présentateur

'argent ?

8:52
Bruno Retailleau

Ma mesure coûte très très peu d'argent. Très très peu d'argent.

8:55
Présentateur

Combien ?

8:55
Bruno Retailleau

Puisque,

8:56
Locuteur

écoutez,

8:57
Bruno Retailleau

2 milliards sur les certificats d'énergie, ça ne coûte rien, ça ne revient pas à l'État, puisque

9:03
Locuteur

c

9:04
Bruno Retailleau

'est redistribué. Un exemple d'une mauvaise redistribution, EDF,

9:07
Locuteur

subventionne

9:09
Bruno Retailleau

l'achat

9:09
Locuteur

de

9:10
Bruno Retailleau

véhicules chinois, de BYD, grâce

9:14
Locuteur

justement

9:14
Bruno Retailleau

à ce certificat d'énergie.

9:16
Locuteur

Parce

9:16
Bruno Retailleau

que ce certificat d'énergie ne va pas à l'État,

9:18
Locuteur

il

9:19
Bruno Retailleau

va dans des grandes entreprises pour encourager des actions.

9:22
Locuteur

Mais

9:23
Bruno Retailleau

on marche sur la tête, vous me comprenez ?

9:24
Locuteur

En

9:25
Bruno Retailleau

revanche, ce que moi je veux,

9:26
Locuteur

ce

9:26
Bruno Retailleau

n

9:27
Locuteur

'est

9:27
Bruno Retailleau

pas seulement par l'essence qu'on va améliorer.

9:29
Présentateur

Sur le travail, sur le salaire,

9:31
Locuteur

par exemple. C'est le salaire, c'est le salaire. En sorte que les

9:33
Présentateur

Français gagnent mieux leur vie.

9:34
Locuteur

Je

9:35
Bruno Retailleau

vais leur restituer en plus 2 mois de salaire de plus. Il suffira 2 mois.

9:40
Locuteur

Je

9:40
Bruno Retailleau

m'y prends comment

9:41
Locuteur

? D

9:42
Bruno Retailleau

'abord, je ne mens pas aux Français. Et je leur dis,

9:44
Locuteur

si

9:45
Bruno Retailleau

on veut gagner plus, il faut travailler un petit peu plus. Si on accepte de travailler seulement 30 minutes de plus par jour.

9:52
Locuteur

30

9:52
Bruno Retailleau

minutes, ça n

9:53
Locuteur

'a

9:53
Bruno Retailleau

jamais fait mourir personne. 30 minutes de travail, on annulera les cotisations sociales pour l'entreprise, mais aussi pour le salarié.

10:02
Locuteur

Et à

10:03
Bruno Retailleau

partir d'un certain seuil,

10:05
Locuteur

ça

10:05
Bruno Retailleau

fait l'équivalent de quasiment 2 mois de plus. Par exemple, pour un salaire médian. Le salaire médian,

10:11
Locuteur

c

10:11
Bruno Retailleau

'est un peu plus de 2 000 euros. C'est l'équivalent de 3 500 euros net dans une année. Personne d'autre que moi ne fait cette proposition.

10:20
Présentateur

Oui, mais comment vous l'appliquez ? Typiquement, vous demanderez à un bureau de tabac de fermer une demi-heure plus tard, et à moi, Alice Darfeuil, de prendre

10:27
Locuteur

l'antenne

10:27
Présentateur

une demi-heure de plus ?

10:28
Locuteur

Dans une entreprise... Est-ce que c'est vraiment

10:30
Présentateur

applicable dans le monde dans lequel on vibre une reteille

10:32
Locuteur

? Mais

10:32
Bruno Retailleau

bien sûr. Mais évidemment, vous vous rendez compte qu'au moment où on se parle, il y

10:35
Locuteur

a

10:35
Bruno Retailleau

d'un côté le chômage qui est en train de galoper, mais il y a de l'autre côté des entreprises qui ne parviennent pas à recruter. Donc l'idée principale, elle est de faire en sorte qu'à partir d'un certain seuil,

10:47
Locuteur

j

10:47
Bruno Retailleau

'évalue à 36 heures par semaine,

10:50
Locuteur

à

10:50
Bruno Retailleau

partir de ce seuil-là, ce sera zéro cotisation sociale. Ça vaut pour l'entreprise qui récupère, et là on baisse le coût du travail, et ça c'est bon pour le chômage. Et

10:59
Locuteur

c

11:00
Bruno Retailleau

'est aussi zéro cotisation,

11:02
Locuteur

comme

11:02
Bruno Retailleau

zéro impôt, pour le salarié.

11:04
Locuteur

C

11:04
Bruno Retailleau

'est tout bénef, c'est pratiquement deux mois de plus.

11:07
Présentateur

Sur le décrochage économique de la France...

11:09
Locuteur

Attendez,

11:09
Bruno Retailleau

juste un

11:10
Locuteur

mot. Moi

11:11
Bruno Retailleau

je ne me contente pas de faire ça. Vous

11:14
Locuteur

faites aussi des économies.

11:15
Bruno Retailleau

Non mais ce qui handicap les salariés, c'est le travail qui ne paie pas. Je finance d'ailleurs toutes ces mesures avec une mesure très simple. Je veux plafonner à 70% du SMIC

11:25
Locuteur

les

11:27
Bruno Retailleau

aides sociales que les uns ou les autres peuvent recevoir. Moi j'estime que le revenu du travail doit toujours être supérieur de 30% au revenu de l'assistanat. C'est pour moi fondamental. Ensuite,

11:37
Locuteur

ce

11:37
Bruno Retailleau

que je fais, c'est que les dépenses contraintes, je vais les diminuer.

11:41
Locuteur

Dans

11:41
Bruno Retailleau

les dépenses contraintes,

11:42
Locuteur

il

11:42
Bruno Retailleau

y a deux choses. L'énergie. On parlait à l'instant de l'essence. Eh bien moi je veux diminuer de deux mois la facture d'électricité, l'équivalent du paiement de deux mois d'une facture d'électricité des Français.

11:54
Locuteur

Ça

11:54
Présentateur

c'est très important parce que les prix

11:56
Locuteur

d'énergie ont

11:57
Présentateur

flambé. Et comment vous faites

11:58
Locuteur

? Je

11:59
Bruno Retailleau

le fais par exemple en faisant en sorte qu'on arrête

12:02
Locuteur

de

12:03
Bruno Retailleau

subventionner les énergies renouvelables. Pourquoi ?

12:06
Locuteur

Je

12:06
Bruno Retailleau

ne suis pas contre les énergies renouvelables. Mais on les subventionne alors que désormais ce sont des technologies qui sont parvenues à maturité. Et on produit trop d'électricité en France. Si bien qu'on en exporte et on exporte de l'électricité à un prix beaucoup beaucoup plus faible que ce que l'on produit. Ça sert à quoi de subventionner quand

12:25
Locuteur

on a trop... Fini les

12:26
Présentateur

subventions pour les énergies

12:27
Locuteur

renouvelables. C'est terminé.

12:28
Présentateur

Est-ce que c'est vraiment dans l'air du temps ça ?

12:29
Bruno Retailleau

Mais ce qui est dans l'air du temps c'est d'avoir une énergie abondante, décarbonée et bon marché. Grâce au nucléaire. Est-ce que vous savez qu'on est le pays au monde grâce au nucléaire

12:38
Locuteur

? Qui

12:39
Bruno Retailleau

avons l'électricité la plus décarbonée. 95% de notre électricité est décarbonée. Malheureusement une certaine idéologie a voulu fragiliser. D'ailleurs Emmanuel Macron,

12:51
Locuteur

son

12:51
Bruno Retailleau

gouvernement avec Euron Philippe avait fermé et fait son âme. Et bien moi je suis capable de restituer simplement

12:57
Locuteur

en

12:57
Bruno Retailleau

faisant en sorte qu'on remette les choses à l'endroit dans le bon sens. Deux mois sur la facture d'électricité et puis le logement. Posez-vous une question. Pourquoi est

13:06
Locuteur

-ce

13:06
Bruno Retailleau

qu'aujourd'hui les jeunes ne peuvent plus se loger ? Pourquoi est-ce que souvent ils doivent rester chez leurs parents

13:11
Locuteur

?

13:11
Bruno Retailleau

Pourquoi est-ce que les jeunes couples ne veulent plus faire d'enfants ? Tout simplement parce qu'ils manquent des mètres carrés. Ils n'ont plus les moyens. Pourquoi ils n'ont plus les moyens ? Parce qu'on tape sur le logement.

13:21
Locuteur

Vous

13:21
Bruno Retailleau

n'imaginez pas le nombre de normes entre le ZAN, le DPE, la loi Syrie. Le nombre de normes qui pèsent sur le logement. Et le logement, il y a quelques années, quand Emmanuel Macron arrive au pouvoir, on mettait sur le marché tous les ans

13:34
Locuteur

420

13:35
Bruno Retailleau

000, 430 000 logements. Aujourd'hui 270 000. On a créé une rareté. Et ce qui est rare est cher. Eh bien moi, par exemple, sur le DPE, on gardera le DPE comme un indicateur, une sorte de thermomètre,

13:48
Locuteur

pour

13:49
Bruno Retailleau

que quand vous achetez un appartement ou une maison, vous sachiez si c'est bien isolé ou pas. Mais on restituera sur le marché des centaines de milliers de logements

13:58
Locuteur

qui

13:59
Bruno Retailleau

ont été retirés.

14:00
Locuteur

Parce

14:00
Bruno Retailleau

qu'aujourd'hui, toutes ces normes, elles ont fait en sorte qu'on crée une pénurie. Et la pénurie de logements, c'est des loyers qui sont très chers, c'est des coûts d'acquisition qui sont très chers. Voilà. Donc, moins de factures en matière d

14:13
Locuteur

'énergie. Et là, c'est pour

14:13
Présentateur

le pouvoir d'achat.

14:14
Locuteur

Sur la baisse

14:15
Présentateur

des dépenses publiques, Bruno Retailleau, concrètement, vous, où vous allez chercher l'argent

14:20
Locuteur

? La

14:21
Présentateur

mesure la plus rapporteuse.

14:22
Locuteur

Je

14:22
Bruno Retailleau

vais d'abord chercher l'argent dans la dépense sociale. Voilà. C

14:28
Locuteur

'est,

14:29
Bruno Retailleau

primo, j'ai dit, le compte social unique, c'est cette idée de plafonner à 70%

14:34
Locuteur

la

14:35
Bruno Retailleau

totalité des aides sociales qu'un individu peut recevoir. Moi, j'estime que c'est profondément

14:40
Locuteur

injuste que

14:42
Bruno Retailleau

quelqu'un qui se lève tôt, qui part, qui gagne juste le SMIC, qui doit payer, par exemple, la crèche, une garderie pour son enfant, qui doit payer le plein d'essence, lui va gagner le SMIC et qu'à côté, il y a des gens

14:55
Locuteur

qui

14:55
Bruno Retailleau

vont gagner 2400 euros net avec deux enfants sans avoir besoin, justement, de les faire garder, sans avoir besoin de remplir le plein d'essence. Donc, on plafonne à 70%, notamment du SMIC, justement, la totalité de ces aides sociales.

15:09
Locuteur

Ce

15:10
Bruno Retailleau

que je fais, c'est que je fais une réforme des retraites. La retraite, c'est un quart de la dépense publique. Donc, toutes celles et ceux, Marine Le Pen et les autres, qui veulent même diminuer l'âge de la retraite, il ne

15:21
Locuteur

faut

15:21
Bruno Retailleau

pas être un savant mathématicien pour voir que ça conduit le pays dans le mur. Moi, quand je suis

15:27
Locuteur

né... Vous

15:27
Présentateur

êtes pour la retraite par capitalisation ?

15:29
Bruno Retailleau

Je suis pour sauver d'abord le régime par répartition.

15:32
Présentateur

Vous êtes d'accord qu

15:33
Locuteur

'il faut

15:33
Présentateur

travailler plus

15:33
Locuteur

?

15:34
Bruno Retailleau

Je suis bien sûr qu'il faut...

15:35
Locuteur

On

15:36
Bruno Retailleau

manque en France, justement, de travail. Et c'est pour ça qu'on s'appauvrit. Je n

15:41
Locuteur

'ai

15:41
Bruno Retailleau

vu

15:41
Locuteur

nulle

15:42
Bruno Retailleau

part dans l'histoire, nulle part au monde, un pays

15:44
Locuteur

s

15:45
Bruno Retailleau

'est enrichi en travaillant toujours moins. La gauche nous a vendu un boniment. J'ai parlé tout à l'heure des bonimenteurs. La gauche nous a dit, travaillez moins

15:53
Locuteur

et

15:54
Bruno Retailleau

vous vivrez mieux. Et on s'appauvrit aujourd'hui...

15:56
Présentateur

Mais la droite ne se mouille pas sur l'âge de départ. Edouard Philippe

16:01
Locuteur

ne

16:01
Présentateur

veut pas dire,

16:02
Locuteur

ne veut pas donner le

16:03
Présentateur

chiffre. Vous, est-ce que vous seriez capable de dire aux Français qui nous regardent ? Eh bien oui. Comme nos voisins espagnols, comme nos voisins italiens, il va falloir se préparer à travailler jusqu'à 66 ans, voire 67 ans. Vous pourriez le dire ?

16:16
Bruno Retailleau

Je dis aux Français, d'abord aux jeunes Français, aujourd'hui vous aurez une retraite de misère. C'est pour vous qu'on fera une retraite par capitalisation, puisque cette retraite par capitalisation, elle montera en puissance qu'au bout de 20 ans. Donc c'est tout de suite qu'il faut l'installer pour la nouvelle génération. Ça c'est absolument capital, parce que cette fracture intergénationnelle, je ne le veux pas. Je ne veux pas de ce combat entre les générations. Et ce que je dis

16:40
Locuteur

aux

16:42
Bruno Retailleau

Français,

16:43
Locuteur

c

16:43
Bruno Retailleau

'est que bien sûr, il faudra accepter

16:45
Locuteur

d

16:45
Bruno Retailleau

'augmenter l'âge de départ. J'y reviendrai, je présenterai.

16:49
Locuteur

66,

16:50
Présentateur

67 ans

16:50
Locuteur

? Non,

16:51
Bruno Retailleau

ce ne sera ni 66 ni 67 ans. Mais ce que je dis, c'est que, et ce sera fondamental, dans la loi c'est déjà inscrit depuis une réforme de François Fillon qui date de 2002-2003. J'inscrirai dans la loi, pour qu

17:04
Locuteur

'on

17:04
Bruno Retailleau

ne doive pas y revenir tous les ans, tous les 5 ans, un lien entre l'espérance de vie

17:09
Locuteur

et

17:10
Bruno Retailleau

la durée de travail. C'est normal que plus l'espérance de vie augmente, et bien il faut à ce moment-là repousser la durée de travail. En revanche, ce sera une mesure juste. Je pense que, et j'en connais, quand vous avez des travailleurs

17:24
Locuteur

qui

17:24
Bruno Retailleau

sont esquintés, qui sont fatigués, la pénibilité ça existe. Et donc je proposerai, dans cette réforme, qui sera une réforme

17:30
Locuteur

globale,

17:31
Bruno Retailleau

et qui va donc augmenter effectivement l'âge de départ, qui va avoir cette nouvelle équation, ce lien qui est un lien de bon sens. Voilà. Plus il

17:40
Locuteur

y

17:40
Bruno Retailleau

a d'espérance de vie, plus on accepte de travailler un peu plus tard, et avec, pour les jeunes générations, une capitalisation.

17:46
Présentateur

En parlant de justice, sur l'immigration, vous assumez une ligne de fermeté, c'est très clair, avec

17:51
Locuteur

notamment... Comme les Français.

17:52
Présentateur

Un durcissement des

17:53
Locuteur

conditions

17:54
Présentateur

d'accès à la nationalité française. Il

17:57
Locuteur

y

17:57
Présentateur

a cette phrase que vous avez prononcée, qui m'a interpellée. Vous avez dit, on ne peut pas devenir français par hasard

18:03
Locuteur

en

18:04
Présentateur

catimini. Ça veut dire quoi

18:05
Locuteur

? Mais

18:06
Bruno Retailleau

vous savez, c'est ce qui passait à Mayotte. Mayotte, ça a été une submersion.

18:09
Présentateur

Oui.

18:10
Bruno Retailleau

Est-ce que vous êtes allée déjà à Mayotte ?

18:12
Présentateur

Non.

18:12
Bruno Retailleau

Non.

18:12
Locuteur

C

18:13
Bruno Retailleau

'était la maternité

18:14
Locuteur

qui

18:15
Bruno Retailleau

était la maternité la plus... Comment dirais-je ? Celle où il y avait le plus de femmes qui venaient pour faire naître des enfants. Pourquoi ? Parce que c'était souvent

18:23
Locuteur

des

18:23
Bruno Retailleau

immigrés clandestins

18:25
Locuteur

qui

18:25
Bruno Retailleau

venaient faire naître l'enfant, et le droit du sol permettait à l'enfant de devenir français. Ça, ça n'est pas possible.

18:31
Locuteur

Je pense que, quand on est français... Mais vous voulez supprimer

18:33
Présentateur

le droit du sol

18:33
Locuteur

pour le

18:34
Présentateur

Retailleau sur l'ensemble

18:35
Locuteur

du territoire. Il y avait une

18:36
Présentateur

particularité à Mayotte. Là, vous dites, en gros, par exemple, vous et moi, nous sommes nés par hasard en France, et nous sommes bienvenus à être français,

18:47
Locuteur

mais

18:47
Présentateur

pas d'autres.

18:48
Locuteur

C

18:48
Présentateur

'est ça

18:48
Locuteur

? Ce

18:49
Bruno Retailleau

que je veux dire, c'est que

18:50
Locuteur

je

18:51
Bruno Retailleau

permettrai,

18:52
Locuteur

y

18:52
Bruno Retailleau

compris à ceux qui sont nés de parents étrangers, je leur permettrai de devenir français,

18:57
Locuteur

à

18:58
Bruno Retailleau

la condition d'aimer la France. Ils seront naturalisés. Ils pourront entrer de plein pied

19:02
Locuteur

dans

19:03
Bruno Retailleau

notre communauté nationale. Mais je ne veux pas voir des enfants, parce que le hasard

19:07
Locuteur

les

19:08
Bruno Retailleau

a fait naître, leurs parents sont étrangers,

19:10
Locuteur

et

19:10
Bruno Retailleau

le hasard les fait naître en France. Je veux un acte d'adhésion. Je veux que désormais, parce que

19:15
Locuteur

l'attimilation... Mais vous rendez compte

19:16
Présentateur

du message, moralement, ce que ça a dit, Bruno Retailleau ? Ça veut dire que, pour certains, le hasard fait bien les choses, et pas pour d'autres

19:23
Locuteur

? Mais

19:24
Bruno Retailleau

quand on est né de parents français, on est français. C'est le droit français depuis toujours. Le droit du sol, vous savez pourquoi il a été implanté en France

19:33
Locuteur

? Parce

19:33
Bruno Retailleau

qu'on avait besoin de combattants, de chair à canon. C'est ce qui a fait que la France a adopté le droit du sol, notamment, il

19:43
Locuteur

y

19:43
Bruno Retailleau

a plus d'un siècle. Oui, j'accepte parfaitement de dire aujourd'hui que l'immigration n'est plus une chance. Parce qu

19:49
Locuteur

'elle

19:50
Bruno Retailleau

est trop nombreuse, et surtout, que malheureusement, des nouveaux venus ne veulent plus épouser nos valeurs, nos mœurs. Et là, il y

19:57
Locuteur

a

19:57
Bruno Retailleau

un danger. Il y

19:58
Locuteur

a

19:58
Bruno Retailleau

un danger de fracture. Vous

19:59
Locuteur

assumez qu'il n'y avait

19:59
Présentateur

aucune maladresse dans ce message

20:01
Locuteur

? Mais

20:01
Bruno Retailleau

le message est réfléchi. Il est parfaitement réfléchi. Pardon si je vous choque, ou

20:09
Locuteur

si je choque la bienfoisse. Non, non, je m'interrogeais

20:11
Présentateur

sur le raisonnement.

20:11
Locuteur

Mais

20:11
Bruno Retailleau

je veux réduire l'immigration.

20:13
Locuteur

Je

20:14
Bruno Retailleau

veux réduire l'immigration légale, l'immigration illégale. Et

20:17
Locuteur

vous voulez la supprimation

20:19
Présentateur

du droit du sol sur l'ensemble du territoire

20:21
Locuteur

? Absolument. On a commencé.

20:23
Bruno Retailleau

Bien sûr, c'est applicable. Comme d'autres pays le font.

20:26
Locuteur

Parce qu'Ameriot, pour le coup, il a

20:27
Présentateur

été considérablement durci, mais pas

20:29
Locuteur

supprimé.

20:30
Bruno Retailleau

Non, il a été un peu durci. Il faut désormais, pour des gens qui sont clandestins, illégaux, il faut désormais, pour que l'enfant puisse devenir français, on réclame une année pour que les parents ne soient pas clandestins, mais qu'ils aient un titre légal, qu'ils soient venus légalement. C'est rien du tout. Simplement, on n'est plus aujourd'hui,

20:49
Locuteur

dans

20:50
Bruno Retailleau

les temps qui viennent, pour des demi-solutions.

20:53
Locuteur

La

20:54
Bruno Retailleau

Russie, ça ne marche plus. Et ce que je vais proposer pour l'élection présidentielle, c'est une rupture. Il faut renverser la table. On renversera la table. Et je le dis aux Français, eux qui trouvent qu'il y a trop d'immigration en France, c'est eux demain

21:06
Locuteur

qui

21:07
Bruno Retailleau

vont choisir. Ce n'est pas la cour de justice de je ne sais où, c'est les Français. Le peuple français, je soumettrai. Aujourd'hui, c'est interdit. Le référendum est aujourd'hui interdit sur cette question migratoire. Il est aussi interdit sur la justice pénale. Demain, je modifierai la Constitution pour que ce soit les Français eux-mêmes qui votent et qui déterminent la politique migratoire et

21:31
Locuteur

souhaitent. C

21:31
Présentateur

'est l'une

21:31
Locuteur

de

21:32
Présentateur

vos propositions phares.

21:33
Locuteur

Et

21:33
Présentateur

en matière d'immigration, finalement, il y

21:35
Locuteur

a

21:36
Présentateur

très peu de différences entre vous et le Rassemblement national. Demain, Marine Le Pen va faire sa rentrée à Hénin-Beaumont.

21:42
Locuteur

On

21:42
Présentateur

rentrait un peu chahutée au Rassemblement national. On rapporte régulièrement des tensions entre elle et Jordane Bardella depuis qu'elle a décidé

21:49
Locuteur

d'être

21:50
Présentateur

candidate à la présidentielle.

21:51
Locuteur

Je

21:51
Présentateur

vous vois lever les yeux au ciel. Ça se voit pour vous ? C'est une évidence

21:54
Locuteur

?

21:55
Bruno Retailleau

Le Rassemblement national nous a offert une rentrée époustouflante.

22:00
Locuteur

C

22:00
Bruno Retailleau

'était un feu d'artifice

22:01
Locuteur

entre

22:02
Bruno Retailleau

le cafouillage sur l'Ukraine, le cafouillage sur les retraites, le cafouillage aussi sur beaucoup d'autres sujets. Regardez l'acte de soumission de Jordane Bardella à Londres.

22:14
Locuteur

J

22:14
Bruno Retailleau

'ai dit tout à l'heure devant les jeunes LR réunis que je n'en revenais pas parce que c'était jadis le parti qui se réclamait de Jeanne d'Arc et qui se vend aux Anglais. C'est quand même pas banal.

22:23
Locuteur

J'ai même parlé de regroupement familial. Vous

22:25
Présentateur

lui diriez de quitter le Rassemblement national ?

22:27
Bruno Retailleau

Je lui dis de prendre garde parce qu'il y a une tendance. Le RN est un parti très particulier. C'est un peu une boutique familiale. Le regroupement familial, ça commence avec la nièce qui arrive

22:40
Locuteur

dans

22:41
Bruno Retailleau

le premier cercle du pouvoir.

22:43
Présentateur

Vous faites référence au retour de Marion Maréchal.

22:46
Bruno Retailleau

Oui, mais ce que je veux dire, c'est que plus profondément,

22:50
Présentateur

c

22:50
Locuteur

'est que le Rassemblement national est un mouvement...

22:51
Présentateur

Pour

22:51
Locuteur

le coup, vous n'avez pas

22:52
Présentateur

votre langue dans votre poche quand

22:53
Locuteur

il s'agit

22:54
Présentateur

du Rassemblement national. Vous dites quoi ? Que Marion Maréchal va prendre la place de Jordan Bardella

22:58
Locuteur

?

22:58
Bruno Retailleau

Non, je vais vous dire, je m'en fiche.

23:00
Locuteur

Je

23:00
Bruno Retailleau

vais vous dire, je m'en fiche à tel point

23:01
Locuteur

que

23:02
Bruno Retailleau

ce qui m'importe moi pour les Français,

23:04
Locuteur

c

23:04
Bruno Retailleau

'est de leur dire que faites attention

23:07
Locuteur

quand

23:07
Bruno Retailleau

vous allez accorder votre confiance. Voilà des gens

23:10
Locuteur

qui

23:12
Bruno Retailleau

vous promettent plus de pouvoir d'achat.

23:14
Locuteur

Et

23:14
Bruno Retailleau

pourtant, Marine Le Pen, elle est pour l'assistanat.

23:16
Locuteur

Elle

23:17
Bruno Retailleau

a voté contre la réforme de l'assurance chômage. Quant au Sénat, nous avions voulu les 15 heures de contrepartie au RSA parce qu'une aide sociale, ça n'est pas un dû. Elle a voté contre. Elle est pour l'assistanat. On ne peut pas avoir un pays qui reste dans l'assistanat, qui est en train de ruiner la France, et une candidate qui dit qu'à la fois elle veut faire des économies et rendre du pouvoir d'achat. Non, le pouvoir d'achat, c'est valoriser le travail. Et aujourd'hui,

23:43
Locuteur

pourquoi

23:43
Bruno Retailleau

il y

23:43
Locuteur

a... Mais qu'est-ce que vous

23:43
Bruno Retailleau

dites

23:43
Présentateur

aux électeurs du RN qui sont précisément un peu déboussolés en ce moment de voir ces deux lignes au sein du parti sur des sujets importants

23:51
Locuteur

? Vous leur dites

23:52
Présentateur

quoi ?

23:52
Bruno Retailleau

Je leur dis que c'est la neuvième fois

23:55
Locuteur

qu

23:55
Bruno Retailleau

'un bulletin de vote à la présidentielle portera le nom de Le Pen.

23:59
Présentateur

Pour

23:59
Locuteur

la

23:59
Bruno Retailleau

neuvième fois, ce sont les mêmes promesses. Et ce sera le même échec.

24:02
Présentateur

Mais elle est en

24:03
Locuteur

tête dans tous les sondages. Elle est en tête aujourd

24:05
Bruno Retailleau

'hui. Elle est en tête aujourd'hui. On est à huit mois. Mais simplement, il faut faire confiance à des gens sérieux.

24:11
Locuteur

Pas

24:11
Bruno Retailleau

à des amateurs. Moi, je ne dis pas, par exemple, qu'il faut baisser l'âge de la retraite pour que les retraités vivent mieux. Pour que demain, nos jeunes aient une vraie retraite. Ça, c'est du mensonge. C'est de la démagogie. Je ne dis pas non plus qu

24:25
Locuteur

'en

24:26
Bruno Retailleau

réalité, il faut favoriser l'assistanat. Parce que si on favorise l'assistanat, il n

24:30
Locuteur

'y

24:30
Bruno Retailleau

aura pas de gens pour travailler. Et du coup, il fera faire venir des immigrés d

24:33
Locuteur

'ailleurs. Alors justement,

24:34
Présentateur

là-dessus, Jordan Bardella, lui, il est libéral. Il est beaucoup plus libéral. Il assume un

24:39
Locuteur

discours

24:39
Présentateur

de droite entrepreneuriale.

24:41
Bruno Retailleau

Il le dit.

24:42
Présentateur

Il est pour l'union des droites.

24:43
Locuteur

Il

24:44
Présentateur

a été reçu plusieurs fois par Nicolas Sarkozy, qui aurait même dit qu'il lui fait penser au RPR à l'époque de Chirac. Est-ce qu'il n'est pas en train de devenir au fur et à mesure un candidat crédible de droite, Jordan Bardella ?

24:57
Locuteur

Il

24:58
Bruno Retailleau

faut oublier Jordan Bardella.

24:59
Locuteur

C

25:00
Bruno Retailleau

'est Marine Le Pen qui sera candidate. La patronne, c'est Marine Le Pen. Voilà. Et il est en train de la prendre

25:05
Locuteur

à

25:06
Bruno Retailleau

ses dépens. Il

25:07
Locuteur

a fait un rêve. Il a commencé la politique. Il a fait un rêve.

25:09
Présentateur

Vous lui dites, Jordan, prends garde, prends ton envol.

25:14
Locuteur

Rien

25:14
Bruno Retailleau

à faire. Mais rien à faire. Vous n'imaginez pas. Ce que moi, je veux... On est en train de parler,

25:20
Locuteur

en

25:21
Bruno Retailleau

individualisant, en personnalisant, avec telle ou telle personnalité, les questions politiques.

25:26
Locuteur

Mais

25:26
Présentateur

parce

25:26
Locuteur

qu'il y a des électeurs derrière ce parti aussi. Et vous

25:29
Présentateur

allez peut-être avoir

25:30
Locuteur

besoin d'eux pour

25:31
Présentateur

élargir votre sort.

25:32
Locuteur

Et les Français

25:32
Bruno Retailleau

voient que la France est en train de tomber. Voilà. Ce que moi, je veux dire aux Français, c'est que je mets sur la table une rupture comme aucun autre ne l'a fait. La preuve de cette rupture, c'est que je vais modifier la Constitution

25:44
Locuteur

pour

25:44
Bruno Retailleau

leur rendre la parole. Je vais la modifier pour pouvoir contredire. Ils pourront contredire les jurisprudences folles parfois du Conseil constitutionnel. Voilà. Ça, c'est une rupture. Et cette réforme-là, elle est la condition de toutes les autres. Je veux, moi, être en réalité le candidat du bon sens et de la rupture. Je veux que

26:02
Locuteur

le travail

26:02
Bruno Retailleau

paye.

26:03
Locuteur

Deux dernières

26:03
Présentateur

questions là-dessus.

26:03
Locuteur

Sur vos

26:04
Présentateur

engagements, Bruno Retailleau. Quelles promesses ? Parce que c'est important de savoir si votre parole est fiable, si elle compte. Vous avez été deux ans Place Beauvau, ministre de l'Intérieur. Un

26:12
Locuteur

an.

26:12
Présentateur

Avez-vous

26:12
Locuteur

fait

26:12
Présentateur

des promesses ? Un an et plus qu'un an. Un an et 20

26:16
Locuteur

mois. Quelques

26:16
Bruno Retailleau

jours.

26:17
Présentateur

Oui. Un an et 20 jours, j'ai

26:19
Locuteur

regardé.

26:20
Bruno Retailleau

J'en suis parti parce que j'étais en profond désaccord avec Emmanuel Macron

26:23
Locuteur

et avec le gouvernement. Alors ça, vous ne cessez de le

26:24
Présentateur

dire. Mais du coup, moi, je me demandais comment ça s'est passé quand il était Place Beauvau ? Il y avait des

26:28
Locuteur

engolades tous les trois

26:29
Présentateur

jours avec le président ?

26:30
Bruno Retailleau

C'était fréquent. Oui, vraiment ? L'Algérie, l'immigration, il y

26:35
Locuteur

a

26:35
Bruno Retailleau

eu beaucoup, la Corse, bien sûr.

26:37
Présentateur

Non, mais sincèrement, maintenant, vous pouvez le dire, il y a eu des coups de sang ?

26:40
Bruno Retailleau

Non, il n

26:40
Locuteur

'y

26:40
Bruno Retailleau

a jamais de coup de sang. Non, non, il n

26:41
Locuteur

'y a

26:41
Bruno Retailleau

pas eu de coup de sang. Mais j'avais une ligne et je n'en ai jamais quitté. Vous avez posé

26:46
Locuteur

une question... Vous avez fait des

26:46
Présentateur

promesses à l'époque qui ont été tenues aujourd'hui.

26:48
Bruno Retailleau

Attendez, vous m'avez posé une question. Vous avez dit qu'est-ce qui peut

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Locuteur

montrer

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Bruno Retailleau

aux Français

26:53
Locuteur

que

26:53
Bruno Retailleau

ce que vous dites aujourd'hui,

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Locuteur

vos

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Bruno Retailleau

promesses aujourd'hui, vous tiendrez demain.

26:57
Locuteur

Ce

26:57
Bruno Retailleau

que je dis, moi, à ces Français, c'est qu

26:59
Locuteur

'ils

26:59
Bruno Retailleau

peuvent remonter à 10 ans, à 20 ans, à 30 ans. Certains de vos confrères l'ont fait cette semaine

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Locuteur

pour

27:05
Bruno Retailleau

voir mes déclarations sur l'immigration, sur le travail, sur autre chose.

27:09
Locuteur

Ce

27:09
Bruno Retailleau

que je disais

27:10
Locuteur

il

27:11
Bruno Retailleau

y a 20 ans ou il y a 30 ans, je le dis toujours.

27:13
Locuteur

Je

27:13
Bruno Retailleau

n'ai jamais changé avant,

27:15
Locuteur

je

27:15
Bruno Retailleau

ne changerai pas après.

27:16
Locuteur

Je

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Bruno Retailleau

suis sincère. On peut être pour ou contre

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Locuteur

mes

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Bruno Retailleau

options politiques, mes convictions,

27:22
Locuteur

mais

27:22
Bruno Retailleau

j'ai une constante, j'ai une cohérence. Et le problème

27:25
Locuteur

avec

27:26
Bruno Retailleau

Emmanuel Macron, c'est le « en même temps ». Le « en même temps » a mis la France par terre et moi, je veux la relever, mais je la relèverai, pas tout seul, avec les Français. C'est pour ça que je vais leur redonner le pouvoir de choisir pour que l'État qui est totalement impuissant aujourd'hui, on a un État, mais tellement impuissant qui se venge sur les Français, par la bureaucratie, en étant tracassier au jour le jour, sur les mers, je ne cesse pas d'en rencontrer, sur les agricultures, sur les chefs d'entreprise, ce n'est plus possible.

27:52
Présentateur

Dernière question, oui ou non, s'il vous plaît, Bruno Retailleau, Édouard Philippe a réitéré son appel aujourd'hui en disant « il faut qu

27:58
Locuteur

'on

27:58
Présentateur

se retrouve à la Toussaint pour évoquer l'union, les conditions d'un rassemblement entre la droite et le centre », en disant « attention, il n

28:06
Locuteur

'est

28:06
Présentateur

pas question de dire l'un se désiste ou l'autre, mais il s'agit de discuter et d'évoquer la suite ». C'est comme ça, ce sont les mots qu'il emploie aujourd'hui. C'est oui, c'est non.

28:15
Bruno Retailleau

Une fois pour toutes, je ne suis pas centriste. Je n'appartiens pas au bloc central.

28:21
Locuteur

Gabriel

28:21
Bruno Retailleau

Attal appartient au bloc central. Édouard Philippe aussi.

28:25
Locuteur

Ce

28:25
Bruno Retailleau

sont deux anciens

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Locuteur

premiers

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Bruno Retailleau

ministres d'Emmanuel Macron

28:27
Locuteur

qui

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Bruno Retailleau

discutent

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Locuteur

entre

28:29
Bruno Retailleau

eux.

28:29
Locuteur

Ça

28:30
Bruno Retailleau

ne me concerne pas.

28:31
Locuteur

C

28:31
Présentateur

'est non, donc

28:32
Locuteur

?

28:32
Bruno Retailleau

C'est donc non.

28:33
Présentateur

Merci Bruno Retailleau. Merci pour cet entretien.

28:37
Locuteur

Merci

28:37
Bruno Retailleau

à vous.

28:39
Locuteur

Voilà

28:39
Présentateur

donc pour cet entretien réalisé évidemment avec toutes les équipes de BFM TV sur le terrain, là où faisait sa rentrée. Donc Bruno Retailleau, nous sommes allés à lui. Thierry Arnaud, bonsoir. Bonsoir Alice. On va en parler dans un instant avec un premier invité politique, un représentant du Rassemblement National, Thomas Méninger, que Bruno Retailleau cible à plusieurs reprises. Mais d'abord, un mot avec vous global sur cet entretien. Est-ce que vous en retenez ?

29:04
Locuteur

On

29:04
Locuteur non identifié

en retient l'affirmation d'une ligne politique claire à droite. On reste sur sa fin. En tout cas, c'est mon cas. En revanche, sur les solutions concrètes que propose Bruno Retailleau. Lorsque vous l'interrogez, lorsque vous le poussez un peu dans son retranchement sur les retraites, sur l'âge de la retraite, il pousse la balle un peu plus loin en disant je présenterai mon plan mais ce n

29:25
Locuteur

'est

29:25
Locuteur non identifié

pas tout de suite. Lorsque vous lui posez la question de savoir pourquoi il ne s'exprime pas davantage ces dernières heures et ces derniers jours sur le pouvoir d'achat, sur le prix de l'essence. Il dit, j'en ai parlé depuis longtemps mais aujourd'hui, ce n'est pas vraiment mon sujet. Alors après, il déroule un certain nombre de propositions qu'il vous fait.

29:42
Locuteur

Mais

29:42
Locuteur non identifié

ce qui me surprend un peu dans ses choix et dans le choix de se donner encore davantage de temps avant de faire des propositions précises et détaillées, c'est qu'il y

29:52
Locuteur

a

29:52
Locuteur non identifié

urgence de mon point de vue pour la candidature de Bruno Retaille. Aujourd'hui, il est à 6 à 8% dans les sondages. Au moment où on se parle, il n'a aucune chance d'être qualifié pour le deuxième pour le deuxième

30:04
Locuteur

et

30:04
Locuteur non identifié

on ne

30:06
Locuteur

voit

30:06
Locuteur non identifié

même pas très bien comment il maintient sa candidature jusqu'au bout. Donc s'il veut élargir l'espace qu'il occupe, et on voit bien que c'est compliqué parce qu'il est à la fois, si j'ose dire, un peu à gauche du Front National et un peu à droite d'Édouard Philippe et il essaye de pousser des deux côtés. Pour l'instant, manifestement, encore une fois, si on en croit les sondages sans véritablement réussir à élargir cet espace. Comment peut-il élargir cet espace sinon

30:31
Locuteur

qu

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Locuteur non identifié

'en faisant des propositions très précises, très détaillées et en s'engageant concrètement ? Et enfin, dernière remarque,

30:40
Locuteur

sur

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Locuteur non identifié

la dernière question, précisément pour toutes ces raisons-là, quand il dit « ce n

30:44
Locuteur

'est

30:44
Locuteur non identifié

pas mon sujet de participer à cette réunion avec Édouard Philippe, à l'appel Édouard Philippe

30:49
Locuteur

», moi,

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Locuteur non identifié

je pense que c'est complètement son sujet parce qu'encore une fois, il faut que ces gens-là arrivent à se mettre d'accord et on comprend bien qu'à un moment donné, soit il va jusqu'au bout de la logique consistant à dire « j'accepte le risque

31:04
Locuteur

d

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Locuteur non identifié

'un deuxième tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon » ou bien, si je considère que pour le pays, il faut l'écarter, à ce moment-là, il est dans l'obligation d'aller discuter avec Gabriel Attal et Édouard Philippe.

31:16
Locuteur

Sur

31:16
Présentateur

le Rassemblement National et on fera réagir Thomas Ménager, qu'est-ce que vous retenez de plus fort

31:20
Locuteur

?

31:21
Locuteur non identifié

Deux actes

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Locuteur

?

31:21
Locuteur non identifié

Deux choses. Sur ce qu'est le parti aujourd'hui, c'est une entreprise familiale qui porte le nom de Le Pen, c'est la raison pour laquelle Jordan Bardella se retrouve dans cette situation inconfortable aujourd'hui. Sur le fond, beaucoup de critiques qu'il résume en un mot, amateur.

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Locuteur

Sous

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Locuteur non identifié

-titrage

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Locuteur

ST' 501